Disparition de Matar Diagne : Les résultats de l’autopsie révèlent les causes de sa mort

Le mystère entourant la mort tragique de Matar Diagne, étudiant à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, semble enfin levé. Retrouvé sans vie dans sa chambre au village A de l’université mardi dernier, l’étudiant de 22 ans avait suscité une vive inquiétude et de nombreuses interrogations au sein de la communauté universitaire. Cependant, après une enquête minutieuse, la thèse de l’assassinat a rapidement été écartée par les enquêteurs.

Les résultats de l’autopsie, transmis à la brigade de recherches de Saint-Louis, ont révélé que Matar Diagne est décédé par pendaison. Selon un rapport médical consulté par nos soins, une fracture de l’os du cou a été observée, et la cause du décès a été déterminée comme étant une asphyxie mécanique, confirmant ainsi la thèse du suicide.

Lamine Kane, l’un des oncles du défunt, a réagi aux résultats de l’autopsie après leur publication. Contacté par téléphone par PressAfrik, Lamine Kane n’a ni confirmé ni infirmé les informations concernant la cause du décès. Il a précisé que les résultats de l’autopsie avaient été remis à son père, et qu’il avait été informé que ce dernier devait le contacter pour l’en informer. « Il m’avait dit qu’il allait m’appeler pour m’informer, mais jusqu’à présent, je n’ai pas encore reçu son appel », a-t-il indiqué, soulignant que l’appel avait eu lieu tard dans la soirée, à 22 h 30.

Quant à la réception du corps, Lamine Kane a confirmé que celui-ci était arrivé à Keur Massar, où l’inhumation est prévue pour le lendemain. Le deuil se déroulera à Pikine Ganaw Rail, lieu de résidence de la famille.

Une source proche de la famille a également révélé que Matar Diagne avait posté une lettre d’adieu avant son décès. Selon cette source, la lettre est bien de la main de l’étudiant, et il semblerait que personne n’ait eu accès à son compte Facebook après la publication de ce message.

Malgré les résultats de l’autopsie, des questions demeurent sur les raisons qui ont poussé Matar Diagne à en arriver à ce geste tragique. Ses proches, ses camarades de classe, et l’ensemble de la communauté universitaire de l’UGB restent dans l’incertitude quant aux motifs de son acte, alors qu’ils continuent de rendre hommage à cet étudiant prometteur.

Papa Malick Ndour appelle à la défense des institutions du Sénégal contre « les manipulations politiques »

Alors que le rapport de la Cour des Comptes continue de provoquer des remous dans la sphère politique, l’ancien ministre Papa Malick Ndour est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une tentative de déstabilisation des institutions sénégalaises. Selon lui, les attaques répétées contre le rapport ne visent pas uniquement à critiquer son contenu, mais plutôt à saper l’intégrité et la stabilité des structures républicaines.

Lors d’un point de presse, Papa Malick Ndour a évoqué une « vassalisation » des institutions publiques, affirmant que certaines manœuvres politiques étaient orchestrées dans le but d’affaiblir les fondements de la démocratie sénégalaise. Il estime que derrière ces attaques, se cache une stratégie de manipulation de l’opinion publique menée par Ousmane Sonko et ses alliés. Pour l’ancien ministre, cette démarche vise à créer une défiance généralisée envers les institutions étatiques afin de renforcer une position politique basée sur la contestation permanente.

« Ce qui se passe actuellement n’est rien d’autre qu’une tentative de destruction méthodique de nos institutions. On cherche à détourner l’opinion publique avec des accusations sans fondement dans le seul but de servir des intérêts personnels et politiques. Cela est extrêmement dangereux pour l’unité nationale », a-t-il déclaré.

Papa Malick Ndour s’inquiète particulièrement des conséquences de cette campagne de dénigrement sur le fonctionnement de l’État et sur les fonctionnaires républicains qui, selon lui, sont injustement pris pour cibles. Il rappelle que l’administration sénégalaise est composée de serviteurs de l’État compétents et dévoués, qui ne devraient pas être instrumentalisés dans des querelles politiques. « Nos fonctionnaires sont les piliers de notre administration. Ils œuvrent chaque jour pour le bien-être du pays sans aucune appartenance politique. Les attaquer, c’est fragiliser notre État », a-t-il ajouté.

Face à cette situation, il appelle à un sursaut national et exhorte les Sénégalais à ne pas tomber dans le piège de la division. Il insiste sur l’importance de défendre les institutions républicaines contre toute tentative de manipulation politique, afin de préserver la stabilité et la transparence du pays.

« Le Sénégal a toujours été une nation respectée pour sa solidité institutionnelle. Nous devons nous mobiliser pour éviter que ce climat de suspicion ne détruise notre réputation et ne mette en péril nos acquis démocratiques. Le peuple doit rester vigilant et ne pas se laisser emporter par des discours populistes qui ne visent qu’à semer la confusion », a-t-il conclu.

Me Aïssata Tall Sall critique le rapport de la Cour des Comptes : « C’est un document qui souffre dans le fond, la forme et la finalité »

La publication du rapport d’audit de la Cour des Comptes sur la gestion de l’État entre 2019 et mars 2024 continue de susciter des réactions vives au sein de la classe politique. Après les critiques formulées par l’Alliance pour la République (APR) contre la publication du rapport dans le cadre de l’initiative « Jub, Jubal, Jubbanti », c’est au tour de Me Aïssata Tall Sall de monter au créneau. La présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal et membre influente de l’APR a tenu, ce jeudi, un point de presse au cours duquel elle a remis en question la crédibilité du document et dénoncé ce qu’elle considère comme un travail biaisé.

Selon l’ancienne ministre de la Justice sous Macky Sall, le rapport de la Cour des Comptes « souffre dans le fond, la forme et la finalité ». D’entrée de jeu, elle a pointé du doigt des « incongruités et incohérences », qui, selon elle, jettent un discrédit sur la démarche adoptée par l’institution de contrôle des finances publiques.

Sur la forme, Me Aïssata Tall Sall déplore l’absence de prise en compte des observations des anciens ministres des Finances ayant exercé durant la période couverte par l’audit. Selon elle, il aurait été plus juste d’inclure les éléments de réponse de ces ministres avant de publier le document. « Il aurait fallu interroger ceux qui ont eu à gérer ces ressources publiques et leur permettre d’apporter des clarifications. Ce travail n’a pas été fait par la Cour des Comptes », a-t-elle regretté.

L’ancienne ministre va plus loin en s’interrogeant sur l’authenticité même du document, soulignant l’absence de signatures officielles. « On peine à savoir qui a revendiqué la paternité de ce document », a-t-elle dénoncé, insinuant ainsi un possible manque de transparence dans le processus d’élaboration du rapport. Pour elle, un document d’une telle importance aurait dû être signé par les magistrats en charge de l’audit afin d’éviter toute contestation sur son origine et sa validité.

Sur le fond, Me Aïssata Tall Sall estime que la Cour des Comptes ne fait que se répéter et que ce rapport n’apporte rien de nouveau. Elle rappelle que des audits similaires ont déjà été réalisés sous l’ancien régime et que la Cour ne fait que réutiliser des données anciennes pour justifier des conclusions déjà établies d’avance. « Ce rapport semble vouloir imposer de nouveaux chiffres pour ternir l’image des responsables de l’ancien régime », a-t-elle accusé, affirmant que cette démarche s’inscrit dans une volonté de nuire politiquement aux anciens dignitaires du pouvoir.

La sortie de Me Aïssata Tall Sall vient ainsi renforcer la ligne défensive de l’APR face aux accusations de mauvaise gestion portées contre le régime de Macky Sall. Alors que le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye promet des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés de malversations financières, l’ancienne ministre de la Justice considère que ces accusations relèvent davantage d’un agenda politique que d’une réelle volonté d’assainissement des finances publiques.

Les débats autour de ce rapport risquent donc de se prolonger, entre un gouvernement déterminé à faire toute la lumière sur la gestion passée et une opposition qui dénonce une chasse aux sorcières. Pendant ce temps, l’opinion publique reste divisée entre ceux qui réclament des sanctions exemplaires et ceux qui voient dans cette affaire une instrumentalisation politique des institutions judiciaires et financières du pays.

Rapport de la Cour des Comptes : l’APR accuse le nouveau régime de « comportement irresponsable »

La publication du rapport d’audit de la Cour des Comptes sur la gestion de l’État entre 2019 et mars 2024 continue de faire couler beaucoup d’encre. Ce document, qui met en lumière des irrégularités dans la gestion des finances publiques sous l’ancien régime, a été rendu public par le gouvernement actuel dans le cadre de son initiative de transparence baptisée « Jub, Jubal, Jubbanti ». Face aux conclusions accablantes du rapport, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a annoncé l’ouverture de poursuites pénales contre des responsables présumés de détournements de fonds et d’autres infractions économiques.

En réaction, l’Alliance pour la République (APR), parti de l’ancien président Macky Sall, a tenu une conférence de presse ce jeudi 13 février pour contester les accusations et dénoncer une instrumentalisation politique du rapport. D’après les cadres du parti, le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye agit de manière irresponsable en rendant publics des chiffres qui, selon eux, seraient exagérés ou mal interprétés. Ils estiment que cette posture pourrait nuire gravement à la réputation du Sénégal et compromettre sa capacité à obtenir des financements à l’international. « Le comportement irresponsable du nouveau régime va coûter très cher au Sénégal, en réputation et en coût d’emprunt », a déclaré un responsable du parti. En wolof, il a ajouté : « Ku meunul bahul lu yakku yowa ! » (Celui qui n’a pas su gérer ne doit pas détruire ce qui existe).

L’un des points majeurs de discorde entre l’APR et le gouvernement actuel concerne la dette publique. L’APR a tenu à rappeler que la dette publique sénégalaise repose sur deux composantes distinctes. La première est la dette intérieure, qui englobe les emprunts contractés auprès des banques locales et les émissions de bons du Trésor sur les marchés financiers régionaux. La seconde est la dette extérieure, qui comprend les prêts obtenus auprès d’organismes bilatéraux et multilatéraux, ainsi que les fonds levés sur les marchés financiers internationaux. Selon les cadres du parti, il est erroné d’inclure dans la dette publique certaines facilités financières accordées par les banques locales pour l’exécution de projets et programmes spécifiques. Ils accusent le gouvernement actuel d’avoir gonflé les chiffres en y intégrant des avances et découverts bancaires, ce qui, selon eux, ne correspond pas à la définition traditionnelle de la dette publique.

Un autre point de friction concerne la vente de biens immobiliers de l’État. Selon le rapport de la Cour des Comptes, plusieurs immeubles appartenant à l’État ont été cédés dans des conditions jugées opaques. En réponse, l’APR affirme que ces transactions ont été réalisées dans le cadre légal et que les immeubles ont été vendus à la SOGEPA, une société publique dont l’État détient l’intégralité du capital. Le parti rappelle que la loi n°2022-36 du 22 novembre 2022 autorise expressément le transfert de ces biens à la SOGEPA, soit par cession, soit à titre gratuit ou onéreux. L’APR estime que la Cour des Comptes n’a d’ailleurs émis aucun grief majeur sur ces ventes et accuse le gouvernement de manipuler l’information à des fins politiques.

Sur la question de l’encours de la dette de l’administration centrale, l’APR affirme que le rapport de la Cour des Comptes ne remet pas en cause les chiffres contenus dans les lois de règlement adoptées sous le régime de Macky Sall. Selon eux, la Cour aurait même corrigé certaines erreurs du ministère des Finances, qui aurait omis d’intégrer un montant de 81,29 milliards de francs CFA. Pour les partisans de l’ancien président, cela prouve que les chiffres avancés par le gouvernement actuel sont biaisés et ne reflètent pas la réalité des finances publiques.

La question des disponibilités bancaires de l’État est également un sujet de contestation. Le rapport mentionne que les fonds disponibles en banque s’élèvent à 173,6 milliards de francs CFA, mais l’APR conteste ce chiffre, affirmant que les données du Trésor et des institutions bancaires situent plutôt ces disponibilités à 263,9 milliards. Cette divergence de chiffres alimente la méfiance de l’ancien régime, qui soupçonne le gouvernement actuel de vouloir noircir artificiellement le tableau financier pour justifier certaines décisions politiques.

Les engagements financiers de l’État vis-à-vis du secteur bancaire constituent un autre point de discorde. Selon la Cour des Comptes, à la fin de l’année 2023, les engagements financiers de l’État s’élevaient à 2 219,79 milliards de francs CFA. Or, le rapport officiel du gouvernement actuel évoque un chiffre bien inférieur, estimé à 619,8 milliards. L’APR interpelle l’exécutif sur cette différence de près de 1 600 milliards de francs CFA et exige des explications claires sur l’origine des données utilisées par le ministère des Finances.

Derrière ces querelles techniques et financières se cache une véritable bataille politique entre l’ancien et le nouveau régime. L’APR se défend vigoureusement contre ce qu’il considère comme une tentative de criminalisation de la gestion de Macky Sall et de ses collaborateurs. Le parti accuse le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye d’orchestrer une campagne de diabolisation pour détourner l’attention des difficultés actuelles du pays.

De son côté, le gouvernement maintient sa ligne dure en promettant des poursuites judiciaires contre les responsables présumés de malversations. Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a assuré que des enquêtes approfondies seront menées et que toutes les personnes impliquées, qu’elles soient anciennes ou actuelles figures de l’État, devront rendre des comptes. L’exécutif affirme que son objectif est d’assainir la gestion publique et de rétablir la confiance des citoyens dans les institutions du pays.

L’affaire ne fait que commencer et pourrait avoir des conséquences politiques majeures dans les mois à venir. Si les enquêtes judiciaires confirment les accusations portées par la Cour des Comptes, d’anciens ministres et hauts responsables risquent des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à des peines de prison. L’APR, quant à elle, promet de ne pas se laisser faire et annonce déjà qu’elle mènera une bataille politique et médiatique pour défendre son bilan et rétablir sa vérité.

Dans ce contexte explosif, l’opinion publique suit avec attention l’évolution du dossier. Pour les citoyens, l’enjeu dépasse le simple règlement de comptes entre deux régimes : il s’agit avant tout de savoir si les promesses de transparence et de bonne gouvernance faites par le président Bassirou Diomaye Faye seront tenues, et si la justice sera véritablement impartiale dans le traitement de cette affaire aux multiples ramifications.

FMI et Banque mondiale : La crise de confiance qui bouleverse les finances publiques du Sénégal

Six mois après avoir dévoilé la situation réelle des finances publiques, le gouvernement sénégalais se retrouve face à une crise de confiance avec les institutions financières internationales. Lors d’une conférence de presse, Ahmadou Al Aminou Lo, ministre Secrétaire Général du gouvernement, est revenu sur les répercussions de cette politique de transparence, notamment sur les relations avec le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale.

Dès son arrivée au pouvoir, l’actuel gouvernement avait promis de faire la lumière sur la gestion des finances publiques. En juillet dernier, les autorités avaient dénoncé une falsification des chiffres économiques sous l’ancien régime, révélant un déficit budgétaire bien plus important que celui officiellement annoncé. Ces déclarations ont eu un effet immédiat : la méfiance des partenaires financiers s’est installée, entraînant un gel des financements extérieurs.

« Quand nous avions annoncé que les chiffres sur les finances publiques étaient faux, tous les organismes qui nous prêtaient de l’argent, c’est-à-dire le FMI et la Banque mondiale, avaient retenu leur main », a expliqué Ahmadou Al Aminou Lo. En clair, la révélation de ces irrégularités a poussé les bailleurs à suspendre certains décaissements, rendant plus difficile la gestion budgétaire de l’État.

L’économie sénégalaise repose en grande partie sur les financements des institutions internationales. Le FMI et la Banque mondiale jouent un rôle clé dans l’équilibre budgétaire en fournissant des prêts et en soutenant des projets de développement. Le gel de ces financements complique donc sérieusement la mise en œuvre des réformes économiques prévues par l’État.

Face à cette situation, le gouvernement est confronté à un dilemme : continuer sur la voie de la transparence au risque de fragiliser davantage la confiance des bailleurs ou bien adopter une approche plus diplomatique pour rassurer les investisseurs internationaux.

Cette crise de confiance a des impacts concrets sur l’économie sénégalaise. Le gel des financements extérieurs réduit la capacité du gouvernement à honorer certaines dépenses publiques, notamment les investissements dans les infrastructures et les services sociaux. En outre, la suspension de ces appuis budgétaires accroît la pression sur les finances publiques, obligeant l’État à explorer d’autres sources de financement.

Les entreprises nationales, en particulier celles qui dépendent des contrats publics, ressentent déjà les effets de cette situation. Certains projets de grande envergure, financés en partie par des fonds internationaux, connaissent des retards, ce qui freine la croissance économique et l’emploi.

Pour sortir de cette impasse, le gouvernement devra rapidement mettre en place une stratégie visant à restaurer la confiance des institutions financières internationales. Plusieurs pistes sont envisagées :

  1. Renforcer la transparence et la bonne gouvernance : La publication régulière des rapports financiers et des audits indépendants pourrait rassurer les bailleurs sur la gestion des ressources publiques.
  2. Négocier avec le FMI et la Banque mondiale : Une approche diplomatique avec ces institutions est nécessaire pour clarifier la nouvelle politique économique et obtenir des engagements concrets en faveur de la reprise des financements.
  3. Diversifier les sources de financement : Le Sénégal pourrait explorer d’autres options, notamment en renforçant ses relations économiques avec des partenaires non traditionnels tels que la Chine, la Turquie ou les pays du Golfe.
  4. Mobiliser les ressources internes : Une réforme fiscale efficace pourrait permettre d’accroître les recettes de l’État et réduire la dépendance aux financements extérieurs.

Le pari du gouvernement sur la transparence est certes courageux, mais il implique des ajustements stratégiques pour éviter une crise prolongée. Le Sénégal se trouve à un tournant crucial où il doit conjuguer vérité et pragmatisme pour garantir une stabilité économique durable.

Sénégal : Vers un redressement budgétaire et une nouvelle politique d’endettement

Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a annoncé une série de réformes budgétaires et financières destinées à assainir les finances publiques du Sénégal. Lors de la conférence de presse du gouvernement tenue à la Primature, il a détaillé l’ampleur du déficit budgétaire et de l’endettement accumulé ces dernières années, tout en exposant la stratégie adoptée pour rétablir la situation.

Selon l’audit de la Cour des comptes, la dette publique a atteint 99,7 % du PIB à la fin de l’année 2023, un chiffre bien au-delà des seuils de soutenabilité fixés par l’UEMOA. De plus, l’audit a révélé que de nombreuses dépenses ont été engagées hors des circuits budgétaires normaux et sans l’autorisation du Parlement, un dysfonctionnement qui a aggravé la situation financière du pays.

« Ce n’est pas parce que des ressources sont disponibles auprès des partenaires qu’il faut les mobiliser, surtout pour des projets non productifs », a déclaré le ministre Abdourahmane Sarr, dénonçant ainsi les choix budgétaires du régime précédent.

Face à cette situation préoccupante, le gouvernement s’est fixé un objectif clair : ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB et réduire la dette publique à 70 % du PIB d’ici 2029-2035.

« La nouvelle politique d’endettement que nous avons élaborée devrait contribuer à réduire considérablement l’exposition du portefeuille de dette en devises et à améliorer la viabilité de cette dernière », a précisé le ministre de l’Économie.

Concrètement, cette stratégie vise à réduire la dépendance aux financements extérieurs en priorisant les ressources internes et en ciblant des investissements productifs susceptibles de générer des revenus pour l’État.

Malgré ces défis budgétaires, le gouvernement reste optimiste quant aux perspectives économiques du Sénégal. Le ministre Abdourahmane Sarr a affirmé que la croissance économique devrait atteindre en moyenne 6,5 % au cours des prochaines années, grâce notamment à l’exploitation du pétrole et du gaz.

Cependant, il a insisté sur la nécessité de mobiliser les ressources internes et d’adopter une gestion rigoureuse des finances publiques pour assurer un développement durable et souverain.

« L’avenir dépendra de ce que nous ferons en tant que Sénégalais : mobiliser nos ressources internes pour un développement souverain, juste et prospère », a-t-il conclu, soulignant l’engagement du Sénégal dans une nouvelle ère de transparence et de rigueur financière.

Ces annonces marquent un tournant majeur dans la gestion économique du Sénégal. En mettant en place une politique budgétaire plus stricte, le gouvernement espère restaurer la confiance des partenaires financiers et des investisseurs tout en assurant une croissance économique inclusive et durable. Reste à voir comment ces réformes seront mises en œuvre et si elles permettront réellement de redresser les finances publiques du pays.

Poursuites contre Macky Sall pour haute trahison : Ousmane Diagne laisse la porte ouverte

Le rapport explosif de la Cour des comptes continue de susciter de vives réactions au Sénégal. Lors de la conférence de presse du gouvernement tenue ce mercredi, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a été interpellé sur une éventuelle poursuite pour haute trahison visant l’ancien président Macky Sall.

Si cette question divise l’opinion publique, le ministre a préféré rester prudent, affirmant que rien n’était exclu à ce stade.

« Sur la période 2019-2023, parmi les infractions répertoriées, ne figurent pas celles concernant la haute trahison. Mais rien n’est exclu, car ce sont des enquêtes qui sont menées et qui peuvent aboutir à tout… », a déclaré Ousmane Diagne.

Depuis la publication du rapport de la Cour des comptes, plusieurs voix s’élèvent pour demander que toute la lumière soit faite sur la gestion financière sous Macky Sall. Des acteurs politiques et des membres de la société civile estiment que certaines irrégularités relevées pourraient être qualifiées de manquements graves aux devoirs du président de la République, pouvant ainsi justifier une procédure pour haute trahison.

Toutefois, pour l’instant, aucune charge officielle n’a été retenue contre l’ancien chef de l’État. Le ministre de la Justice a insisté sur le fait que les enquêtes en cours pourraient révéler de nouveaux éléments, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.

Selon l’article 101 de la Constitution du Sénégal, un président en exercice ne peut être poursuivi que pour haute trahison devant la Haute Cour de Justice. Cette infraction est définie comme une violation grave de la Constitution ou un acte compromettant gravement les intérêts supérieurs de la Nation.

Si des éléments de preuve étaient réunis contre Macky Sall, le Parlement pourrait être amené à saisir la Haute Cour de Justice, une procédure rare dans l’histoire politique sénégalaise.

Les prochains jours s’annoncent décisifs dans cette affaire. Les conclusions des enquêtes en cours, annoncées par le ministre de la Justice, pourraient permettre de préciser si des infractions directement imputables à Macky Sall sont identifiées.

Rapport de la Cour des comptes : Ousmane Diagne annonce des enquêtes et des poursuites judiciaires

Le gouvernement sénégalais prend très au sérieux les révélations du rapport de la Cour des comptes. Ce mercredi, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a tenu un point de presse pour détailler les mesures qui seront prises après la publication de ce document accablant sur la gestion des finances publiques entre 2019 et mars 2024.

Devant la presse, le Garde des Sceaux a reconnu la gravité des faits mis en lumière par le rapport, affirmant que des enquêtes seront lancées pour identifier les responsables et les traduire en justice.

« L’exploitation du rapport de la Cour des comptes révèle des faits graves. Cette juridiction, que nous considérons comme crédible, a fait un travail minutieux, et nous devons maintenant tirer toutes les conséquences judiciaires de ses conclusions. »

Le ministre a insisté sur le respect de la procédure légale, rappelant les principes fondamentaux tels que la présomption d’innocence, les droits de la défense et le principe du contradictoire.

« La mise en œuvre diligente de toutes les mesures judiciaires nécessaires sera effectuée afin d’élucider ces faits, d’identifier les responsables et de les traduire devant les juridictions compétentes. »

Dans ce cadre, des enquêtes approfondies seront ouvertes, et tous ceux impliqués dans des irrégularités financières seront poursuivis, y compris les coauteurs et complices présumés.

Ousmane Diagne a précisé que les dossiers pourraient être orientés vers la Haute Cour de justice, juridiction compétente pour juger les personnalités publiques ayant exercé de hautes fonctions, ainsi que vers le Pool judiciaire financier (PJF), chargé des crimes économiques et financiers.

« Tous ceux qui sont impliqués dans ces affaires seront identifiés et, si nécessaire, déférés devant les juridictions compétentes. »

Le ministre a conclu en affirmant que le peuple sénégalais sera informé en toute transparence de l’évolution des enquêtes. Cette annonce s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics.

Diéthié Fall dénonce les abus du régime précédent et soutient la transparence du nouveau pouvoir

La publication du dernier rapport de la Cour des Comptes continue de susciter de vives réactions au Sénégal. Diéthié Fall, président du Parti Républicain pour le Progrès (PRP), a exprimé son indignation face à la gestion des finances publiques sous l’ancien régime. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux et relayé par Sud Quotidien, il a dénoncé l’utilisation abusive des ressources nationales tout en réaffirmant son soutien aux nouvelles autorités engagées dans une gouvernance plus transparente.

Diéthié Fall n’a pas mâché ses mots en réagissant aux conclusions du rapport. Il a rappelé que, pendant que les opposants au régime précédent étaient « attaqués, violentés, calomniés, gazés et emprisonnés », ceux qui détenaient le pouvoir « pillaient en même temps nos maigres ressources ». Une critique cinglante qui vient renforcer les accusations déjà portées par le Premier ministre Ousmane Sonko, dont les alertes répétées sur la gestion des deniers publics trouvent désormais un écho dans les chiffres révélés par la Cour des Comptes.

Pour le leader du PRP, ces détournements sont d’autant plus révoltants que le Sénégal figure encore parmi les 25 pays les plus pauvres du monde. Une réalité qui, selon lui, rend ces abus inacceptables et exige des mesures fortes pour établir la responsabilité des auteurs de ces « crimes financiers ».

Diéthié Fall a également salué les actions entreprises par le nouveau pouvoir pour faire toute la lumière sur ces affaires et traduire les coupables en justice. Il soutient pleinement les initiatives du Président de la République et de son gouvernement, qui se sont engagés à restaurer la transparence et l’éthique dans la gestion des fonds publics.

Dans son message, il a appelé les citoyens à rester patients et unis derrière les nouvelles autorités, estimant que cette phase de transition est essentielle pour bâtir un « Sénégal souverain, juste et prospère ».

Les déclarations du président du PRP s’inscrivent dans un climat politique marqué par une volonté de rupture avec les pratiques du passé. La publication du rapport de la Cour des Comptes risque d’accélérer les poursuites judiciaires contre certains responsables de l’ancien régime, alors que la pression populaire en faveur de la reddition des comptes ne cesse de croître.

Diéthié Fall, en prenant fermement position, confirme l’alignement de son parti avec la ligne politique du gouvernement en place. Une posture qui renforce le camp du pouvoir dans son engagement pour une gestion plus vertueuse des ressources publiques.

Sénégal : Cheikh Diba tire la sonnette d’alarme sur la situation financière du pays

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a livré un constat préoccupant sur l’état des finances publiques sénégalaises. Lors d’un point de presse, il a insisté sur l’urgence de réformer la gestion budgétaire pour éviter un effondrement financier.

Cheikh Diba a rappelé que le rapport présenté par la Cour des comptes constitue une “photographie fidèle” de la situation financière du pays entre 2019 et 2023. « Il confirme et valide les constats établis par l’Inspection générale des finances et met en lumière les insuffisances qu’il est désormais impératif de corriger avec rigueur et détermination », a-t-il déclaré.

Selon les données dévoilées, le déficit budgétaire moyen annuel a atteint 11,1 % au cours des cinq dernières années, tandis que l’endettement public s’élevait à 99,67 % du PIB en décembre 2023. Des chiffres qui illustrent, selon le ministre, la gravité des déséquilibres financiers accumulés ces dernières années.

Face à cette situation critique, Cheikh Diba a affirmé que le gouvernement n’a d’autre choix que d’agir rapidement. « Nous nous engageons dès aujourd’hui à mettre en œuvre des réformes structurelles ambitieuses pour garantir la soutenabilité budgétaire et la prospérité de notre nation », a-t-il assuré.

Le ministre a également salué le travail effectué par la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances, soulignant l’importance de cet exercice pour assurer la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources publiques.

Au-delà du constat, Cheikh Diba considère cette crise comme une opportunité pour repenser le modèle de gestion publique. « Ce moment est l’opportunité de bâtir un nouveau modèle de gestion publique », a-t-il déclaré, appelant à une approche plus rigoureuse et méthodique dans la gestion des finances de l’État.

Ousseynou Ly sur la gestion passée : « Le pays a été plongé dans le chaos par des hommes d’État autoproclamés »

Le ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence, Ousseynou Ly, a récemment réagi au rapport accablant de la Cour des comptes concernant l’état des finances publiques du Sénégal. Il a critiqué les anciens dirigeants, qui, malgré leurs diplômes et leur expérience en tant qu’« hommes d’État », ont plongé le pays dans le chaos financier.

Malgré cette situation financière désastreuse, M. Ly a salué la capacité des nouvelles autorités à maintenir le fonctionnement de l’État. Il a notamment souligné le paiement régulier des salaires, l’approvisionnement des secteurs essentiels et la gestion efficace des urgences nationales.

À son entrée en fonction, le Président Bassirou Diomaye Faye a mandaté le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement pour entreprendre des actions prioritaires. Parmi celles-ci figurent la réduction des prix des denrées de première nécessité, la préparation de la campagne agricole, le règlement des dettes des opérateurs économiques et la gestion des inondations.

Ousseynou Ly a également souligné que la reconstruction d’un pays nécessite du savoir-faire et des vertus, contrairement à sa destruction, qui ne demande ni science ni compétence. Il a insisté sur le fait que ce sont aujourd’hui ces jeunes, autrefois qualifiés d’« inexpérimentés », qui redressent le pays et redonnent espoir aux citoyens.

Sénégal : Le gouvernement réagit au rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques

Le gouvernement sénégalais a tenu une conférence de presse pour répondre aux conclusions du Rapport de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques de 2019 à 2023. Lors de cette rencontre, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a insisté sur la nécessité d’agir rapidement pour corriger les déséquilibres mis en évidence par le document.

Selon la Cour des comptes, la gestion des finances publiques sur la période examinée révèle un déséquilibre financier notable, nécessitant des ajustements urgents. « Ce rapport est une photographie fidèle de la situation économique du pays. Il met en lumière des ajustements qu’il est impératif de mettre en œuvre », a déclaré le ministre.

Parmi les principaux points soulevés, le rapport met en avant une augmentation significative de la dette publique, un déficit budgétaire persistant et une gestion des dépenses nécessitant des améliorations. Ces constats font écho aux préoccupations soulevées ces derniers mois par plusieurs experts économiques et institutions financières internationales.

Face à ces constats, Cheikh Diba a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant que le gouvernement a pris toute la mesure de la situation et s’engage à apporter des corrections. « Il y a un réel déséquilibre financier qui nous impose d’agir vite, avec efficacité et méthode », a-t-il insisté.

Le ministre des Finances a également mis en avant les efforts déjà entrepris pour rétablir l’équilibre budgétaire. Parmi les mesures annoncées figurent :

• Un renforcement du contrôle des dépenses publiques pour limiter le gaspillage et améliorer l’efficacité des investissements.

• Une meilleure mobilisation des recettes fiscales afin d’accroître les ressources de l’État sans alourdir la pression fiscale sur les citoyens.

• Une révision de la gestion de la dette publique pour garantir sa soutenabilité à long terme.

Vers un débat national sur la gestion des finances publiques ?

Les conclusions du rapport de la Cour des comptes risquent d’alimenter le débat sur la gouvernance économique du pays, notamment à l’approche de décisions budgétaires cruciales. Certains analystes estiment que ces constats pourraient inciter à une réforme en profondeur de la politique budgétaire afin de garantir une plus grande transparence et une meilleure gestion des ressources publiques.

Affaire Farba Ngom : Son avocat précise qu’il n’est pas encore inculpé

L’ancien député et maire d’Agnam, Mouhamadou Ngom dit Farba, a été convoqué ce jeudi par le magistrat instructeur du Pool judiciaire financier (PJF). À l’issue de cette convocation, son avocat, Me Baboucar Cissé, a tenu à apporter des précisions sur la situation juridique de son client.

Selon Me Cissé, Farba Ngom n’est pas, pour le moment, en position d’inculpation. « Le juge nous a reçus, mais il ne nous a pas posé de questions, car nous ne sommes pas encore dans la phase d’inculpation. Nous sommes plutôt dans la phase de discussion », a-t-il déclaré. L’avocat a également révélé avoir sollicité un délai supplémentaire afin de mieux préparer la défense de son client. Une demande acceptée par le juge, qui a fixé la prochaine comparution au 27 février 2025.

L’affaire repose principalement sur un rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières), transmis directement au juge d’instruction par le procureur. Ce document, ainsi que le réquisitoire du ministère public, ont été mis à la disposition de la défense.

Me Cissé a précisé que cette procédure diffère d’une enquête classique : « Le juge a estimé que, compte tenu du fait qu’il n’y avait pas d’enquête préliminaire et que c’est un rapport de la CENTIF qui a été directement transmis, il était normal de laisser du temps à la personne visée pour s’expliquer et éventuellement répondre aux éléments contenus dans le rapport ».

Si aucune charge formelle n’a été retenue contre Farba Ngom pour l’instant, son avocat ne rejette pas l’éventualité d’une inculpation à l’issue de la prochaine audience. « À partir du 27 février, il se pourrait qu’il soit inculpé. Mais l’inculpation ne veut pas dire culpabilité. Elle ouvre droit à des contestations », a-t-il souligné.

Affaire Farba Ngom : Violents affrontements devant le Pool Judiciaire Financier, cinq arrestations

L’audition de Farba Ngom, maire des Agnams, dans une affaire de blanchiment d’argent, a été marquée ce jeudi par de violentes échauffourées devant le Pool Judiciaire Financier. Cinq de ses partisans ont été arrêtés par la police après des affrontements au cours desquels des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser la foule.

Alors que Farba Ngom se rendait à son audition, plusieurs de ses soutiens s’étaient rassemblés devant le Pool Judiciaire Financier pour lui témoigner leur appui. La situation a rapidement dégénéré, entraînant des heurts entre manifestants et forces de l’ordre.

Face à l’escalade de la violence, les forces de police ont procédé à l’interpellation de cinq individus, qui ont été conduits au commissariat du Point E pour être entendus. Parmi eux figure un homme présenté comme l’oncle de l’ex-député, blessé lors des affrontements et pris en charge médicalement.

L’enquête sur des soupçons de blanchiment d’argent visant Farba Ngom suscite une forte attention, aussi bien parmi ses partisans que dans les médias. Cette tension s’est traduite par un dispositif sécuritaire renforcé autour du Pool Judiciaire Financier.

Farba Ngom auditionné au PJF : tensions et affrontements entre forces de l’ordre et ses partisans

Ce jeudi 13 février, le député Farba Ngom s’est présenté au Pôle Judiciaire Financier (PJF), situé en face du couloir de la mort de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), pour une audition. Dès les premières heures de la matinée, ses partisans s’étaient mobilisés aux abords du tribunal en signe de soutien.

Cependant, cette présence massive a rapidement entraîné des tensions. Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser la foule à l’aide de gaz lacrymogènes. Des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de sécurité, conduisant à l’arrestation d’un partisan du député.

Dans la confusion, un oncle de Farba Ngom, également présent sur les lieux, a été blessé au menton. Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été faite sur les motifs exacts de l’audition du parlementaire, mais cette convocation s’inscrit dans un contexte où plusieurs figures politiques font face à des enquêtes judiciaires.

Drame à l’UGB : Un étudiant retrouvé pendu laisse un message d’adieu émouvant

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) est en deuil après la découverte, lundi dernier, du corps sans vie de Pape Matar Diagne, un étudiant inscrit à l’UFR des Sciences juridiques et politiques. Le jeune homme aurait mis fin à ses jours dans sa chambre universitaire, laissant derrière lui deux lettres d’adieu poignantes.

Selon les informations rapportées par Source A, Matar Diagne a adressé un premier message à ses parents, leur demandant pardon pour son geste tragique. Mais un second message, plus personnel, était destiné à une certaine Mame Diarra, une amie proche à qui il témoigne une profonde affection.

Dans ce texte reproduit par le journal, il exprime ses regrets et demande à Mame Diarra de ne pas pleurer :

« Balma ak (je te demande pardon). Ne pleure pas. Sois forte. J’ai eu la chance de t’avoir comme amie. Tu es une personne d’une gentillesse immense. J’ai laissé un message sur mon profil Facebook. NB : c’est un message programmé. »

Puis, il ajoute des mots lourds de sens, témoignant d’un lien fort avec son amie :

« Même étant mort, je serai toujours ton Matar et tu resteras toujours ma Diarra. Tu es moi, je suis toi. Prie pour moi. Boulma meusseu faté di nianal (ne cesse de prier pour moi). »

Un détail marquant de cette lettre d’adieu réside dans sa dernière requête. Pape Matar Diagne a demandé à Mame Diarra de rembourser un sachet d’eau qu’il avait pris à crédit à la boutique de l’Amicale des étudiants, mais qu’il n’avait pas eu le temps de régler.

Ce drame secoue la communauté universitaire de l’UGB, déjà marquée par de nombreuses difficultés liées aux conditions de vie des étudiants. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette tragédie.

Sénégal : Le rapport accablant de la Cour des comptes déclenche une tempête politique

Le dernier rapport de la Cour des comptes, couvrant la période de 2019 au 31 mars 2024, révèle une gestion financière chaotique marquée par des détournements massifs, des transactions suspectes et des violations flagrantes des règles budgétaires. Ces révélations ont déclenché une vague d’indignation et de réactions politiques, notamment du côté du parti Pastef, qui entend mener une offensive médiatique pour dénoncer ce qu’il considère comme un scandale d’État.

Face à l’ampleur des faits révélés par le rapport, El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale et secrétaire national à la communication du Pastef, a lancé un appel sans équivoque aux militants et sympathisants de son parti. Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), il invite les Sénégalais à s’emparer du rapport et à le diffuser massivement sur toutes les plateformes médiatiques.

« Ousmane Sonko du waxantu (Sonko ne parle pas à la légère). À tous les Patriotes ! Vous avez de la matière. Que personne ne vous distraie. Prenez le rapport de la Cour des comptes ligne par ligne, chiffre après chiffre. Faites des lives, des challenges TikTok, des audios WhatsApp, des émissions… Na Sénégalais ak Aduna bi yépp xam li xew (Que les Sénégalais et le monde entier sachent ce qu’il y a dans le rapport de la Cour des comptes). »

Ce mot d’ordre marque une nouvelle étape dans la stratégie de communication du parti, qui mise sur la viralité des réseaux sociaux pour exposer au grand jour ce qu’il considère comme une « prédation des ressources publiques ».

Les conclusions de la Cour des comptes, bien que détaillées, n’ont pas encore fait l’objet d’une réaction officielle claire de la part du gouvernement. Toutefois, le Pastef entend bien en faire un levier pour accentuer la pression sur les autorités et exiger des comptes.

Avec cette campagne de sensibilisation massive, le parti espère transformer ces révélations en un débat national et international, contraignant ainsi l’exécutif à réagir. L’enjeu est de taille, car au-delà des accusations, ces informations pourraient avoir des répercussions politiques et judiciaires majeures.

Le Sénégal entre ainsi dans une phase intense de confrontation médiatique, où chaque élément du rapport risque d’être scruté, commenté et exploité politiquement. Le Pastef, à travers son appel à la mobilisation, cherche à s’imposer comme le principal porte-voix des dénonciations, obligeant ainsi le gouvernement à répondre aux accusations.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°395 – 13/02/2025

🔴 « ANOMALIES » DANS LA GESTION SELON L’AUDIT DU RAPPORT SUR LA SITUATION DES FINANCES PUBLIQUES DE 2019 au 31 MARS 2024 : LES RAPPORTS PRÉCÉDENTS À LA POUBELLE
🔴 MARCHÉ DES OBLIGATIONS : CHUTE DES EUROBONDS DU SÉNÉGAL

🔴 GROSSE FRAYEUR DANS LA « TANIÈRE » : BLESSURES DE NICOLAS JACKSON ET D’ILIMAN NDIAYE
🔴 FRANC PRÉVIENT AMA BALDÉ : « L’ARÈNE NATIONALE DE PIKINE EST NOTRE TITRE FONCIER »

L’APR face au rapport de la Cour des comptes : un point de presse pour clarifier les choses ce jeudi

L’Alliance Pour la République (APR) a décidé de sortir de son silence suite à la publication du rapport définitif de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques, couvrant la période allant de 2019 au 31 mars 2024. Ce rapport, qui met en lumière plusieurs irrégularités dans la gestion des finances publiques sous le précédent gouvernement, a provoqué de vives réactions, notamment au sein du parti au pouvoir.

Pour répondre aux accusations et clarifier sa position, l’APR a annoncé la tenue d’un point de presse ce jeudi 13 février 2025 à 18 heures, au siège du parti à Mermoz. Ce rendez-vous vise à apporter des éclaircissements sur les conclusions du rapport et à défendre la gestion du gouvernement dirigé par l’ancien président.

Le rapport de la Cour des comptes a mis en évidence des anomalies dans la gestion de la dette publique et des déficits, ainsi que des problèmes de communication des données financières, un sujet sensible qui a secoué le pays ces derniers jours. Dans ce contexte, l’APR entend fournir des explications détaillées, répondre aux préoccupations soulevées et, selon des sources proches du parti, contester certaines conclusions du rapport qu’elle juge inexactes ou exagérées.

Les responsables de l’APR devraient également évoquer les mesures mises en place pour rectifier les problèmes soulignés dans le rapport et rassurer l’opinion publique ainsi que les investisseurs internationaux quant à la viabilité de la politique économique du pays. Ce point de presse s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu, où le gouvernement actuel cherche à consolider la confiance des Sénégalais et des partenaires étrangers après les révélations sur la gestion des finances publiques.

Sénégal : Les révélations de Bougane Gueye Dany sur la gestion des finances publiques enfin confirmées par la Cour des comptes

Le rapport récemment publié par la Cour des comptes sur la gestion de la dette publique au Sénégal n’a fait que confirmer des accusations portées depuis plusieurs mois par l’opposant Bougane Gueye Dany. En effet, l’homme politique avait dénoncé des irrégularités concernant des crédits contractés sans l’accord de la Direction du Crédit, ainsi que des comptes ouverts illégalement, sans l’autorisation du ministère des Finances. Ces dénonciations, qui avaient été largement ignorées à l’époque, trouvent aujourd’hui un écho officiel, alors que la Cour des comptes et l’Inspection générale des Finances (IGF) semblent enfin reconnaître la gravité de la situation.

Bougane Gueye Dany, dans ses nombreuses interventions publiques, avait déjà attiré l’attention sur la manipulation des fonds publics par certains fonctionnaires. Selon lui, ces pratiques de gestion opaque permettaient à des individus d’agir en dehors du contrôle des agents comptables de l’État, exposant ainsi les finances publiques à de graves dérives. Pourtant, malgré ces alertes, ces irrégularités avaient été minimisées par les autorités, et il aura fallu attendre la publication du rapport de la Cour des comptes pour que ces faits prennent une ampleur plus large.

Le rapport de la Cour des comptes révèle que le précédent gouvernement avait non seulement omis de communiquer des données fiables concernant la dette et le déficit publics, mais que certaines opérations financières, notamment des crédits, avaient été contractées sans l’accord nécessaire de la Direction du Crédit. Pire encore, des comptes avaient été ouverts sans l’approbation préalable du ministère des Finances, ce qui constitue une grave violation des procédures budgétaires et financières en vigueur.

Ces révélations viennent également mettre en lumière le manque de transparence dans la gestion des finances publiques, un problème qui avait été soulevé à plusieurs reprises par l’opposition, mais qui n’avait pas trouvé de réponses satisfaisantes jusqu’à récemment. Ce retard dans la prise en compte des dénonciations de Bougane Gueye Dany et d’autres figures politiques montre un manque de rigueur dans les mécanismes de contrôle interne des finances de l’État, alors que la gestion des fonds publics devrait être soumise à une transparence totale.

Le ministère des Finances a annoncé la tenue prochaine d’une réunion avec les investisseurs internationaux pour clarifier la situation et discuter des mesures de centralisation de la gestion de la dette publique. Cependant, il est impératif que cette réunion soit l’occasion de revenir sur ces irrégularités passées et de prendre des mesures concrètes pour éviter toute répétition de telles pratiques à l’avenir.

Il est aussi essentiel que les responsabilités soient clairement établies et que les responsables de ces dérives financières soient identifiés et sanctionnés. La mise en place de réformes plus strictes en matière de contrôle des finances publiques devient aujourd’hui indispensable, tant pour rassurer les citoyens que les partenaires internationaux du Sénégal, qui réclament plus de transparence et de rigueur dans la gestion des fonds publics.

Sénégal : Le ministère des Finances annonce une réunion avec les investisseurs après la publication du rapport de la Cour des comptes

Le ministère des Finances du Sénégal a annoncé mercredi, dans une note adressée aux investisseurs, son intention de centraliser la gestion de la dette publique du pays. Cette décision fait suite à la publication d’un rapport de la Cour des comptes qui a révélé des irrégularités dans la gestion de la dette et du déficit publics sous l’ancien gouvernement. Le rapport a notamment souligné des lacunes dans la communication des données financières, qui auraient nui à la transparence et à la bonne gestion des finances publiques.

Dans ce contexte, le ministère des Finances prévoit d’organiser une réunion avec les investisseurs internationaux pour clarifier la situation et expliquer les mesures prises pour redresser la gestion de la dette. Cette réunion, qui se tiendra dans les prochaines semaines, vise à rassurer les partenaires financiers du Sénégal sur la solidité des réformes et sur l’engagement du gouvernement actuel à assurer une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques.

L’un des principaux objectifs de cette centralisation est de mieux suivre l’évolution de la dette et d’optimiser les mécanismes de financement, dans un contexte économique marqué par une pression croissante sur les ressources publiques. Le ministère des Finances a également insisté sur la nécessité de renforcer la communication avec les investisseurs pour garantir une meilleure compréhension des enjeux économiques et financiers du pays.

Ce tournant intervient alors que le Sénégal, sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, cherche à renforcer ses relations avec les partenaires internationaux et à consolider la stabilité économique, tout en faisant face à des défis de financement, notamment pour soutenir des projets d’infrastructure ambitieux.

Le rapport de la Cour des comptes a aussi mis en lumière plusieurs points d’amélioration dans le processus budgétaire, notamment une gestion moins optimale des ressources publiques et des insuffisances dans la planification financière à long terme. Ces observations devraient conduire à une révision des politiques de gestion budgétaire du pays, avec des réformes visant à améliorer la transparence et l’efficacité des dépenses publiques.

La réunion avec les investisseurs, prévue prochainement, constitue une étape clé dans le processus de redressement de la gestion des finances publiques du Sénégal. Elle représente aussi une opportunité pour le gouvernement de présenter son plan de réforme et de rassurer les acteurs économiques et financiers sur la viabilité des politiques mises en place.

Hamidou Anne critique la gouvernance de Diomaye Faye : entre désillusion et incertitudes

Lors d’une interview fleuve sur 7TV, Hamidou Anne, essayiste et ancien conseiller au ministère des Affaires étrangères, a livré une analyse sans concession de la situation politique, économique et diplomatique du Sénégal sous l’ère de Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, le pays traverse une période de grande incertitude, marquée par des décisions qu’il juge inadaptées et une gouvernance qu’il qualifie d' »agitation stérile ».

Hamidou Anne n’a pas mâché ses mots en décrivant le gouvernement en place comme une équipe de « stagiaires sans maîtres de stage ». D’après lui, l’actuelle administration peine à définir une ligne directrice permettant d’amorcer un réel développement du pays. « Ces gens en face ne redresseront rien. Ils sont simplement dans l’agitation », a-t-il affirmé face à la journaliste Maïmouna Ndour Faye. Pour lui, le travail de fond et la discrétion sont les véritables moteurs du progrès, et non les débats stériles qui dominent actuellement l’espace public.

Revenant sur l’un des dossiers brûlants du moment, la reddition des comptes, l’essayiste a particulièrement pointé du doigt le traitement du cas de Farba Ngom. Il s’interroge sur la légitimité de la levée de son immunité parlementaire, qu’il considère comme précipitée et contraire aux principes démocratiques. Toutefois, il admet que l’exigence de transparence et de justice reste essentielle pour asseoir l’État de droit, à condition qu’elle soit appliquée de manière équitable.

Interrogé sur la possibilité d’une poursuite judiciaire contre l’ancien président Macky Sall, Hamidou Anne s’est montré catégorique : « Le régime actuel ne va pas le traduire en justice. Ce ne sont que des paroles en l’air ». Selon lui, tant que des figures comme Juan Branco ne seront pas inquiétées par la justice internationale, toute volonté affichée de poursuite contre Macky Sall restera illusoire.

Hamidou Anne a également réaffirmé son opposition à la loi d’amnistie, estimant qu’il aurait fallu rendre justice avant de l’adopter. « Je me suis dit que ceux qui ont cassé, brûlé, vandalisé, devaient être corrigés à la hauteur de leurs actes », a-t-il déclaré. Il critique ainsi la logique d’impunité qui, selon lui, affaiblit l’autorité de l’État. Malgré son désaccord initial, il reconnaît le pragmatisme de Me Aïssata Tall Sall, qui s’est pliée à cette décision par souci de stabilité.

Sur le plan international, Hamidou Anne déplore un « effacement progressif du Sénégal sur la scène africaine et mondiale » depuis l’arrivée au pouvoir de Diomaye Faye. S’il concède que la ministre des Affaires étrangères, Yassine Fall, est injustement critiquée, il estime néanmoins que son action reste timide.

« Le Sénégal a toujours été une puissance diplomatique », rappelle-t-il, citant des épisodes marquants comme l’envoi de troupes en République démocratique du Congo en 1965 ou encore le rôle du pays dans les grandes négociations africaines sous Abdoulaye Wade. « Aujourd’hui, nous constatons que le Sénégal renonce progressivement à cette ambition d’universalisme. »

Au terme de son intervention, Hamidou Anne a dressé un constat sombre sur la situation actuelle, insistant sur le manque de vision du gouvernement et les difficultés croissantes auxquelles font face les Sénégalais. « Nous ne pouvons pas nous permettre de gouverner sur des promesses creuses. Il faut une feuille de route claire et des actions concrètes », conclut-il.

Chute des Eurobonds du Sénégal après la publication du rapport de la Cour des comptes

Les obligations souveraines en dollars du Sénégal ont connu une forte baisse ce mercredi, marquant un coup dur pour la confiance des investisseurs sur les marchés financiers. Cette chute survient après la publication d’un rapport très attendu de la Cour des comptes, qui a mis en lumière une situation financière plus préoccupante que prévu.

Selon Reuters, l’Eurobond du Sénégal avec une échéance en 2033 a été particulièrement affecté, enregistrant une baisse de plus de 2 centimes pour s’échanger à 79,95 cents pour un dollar.

D’après Bloomberg, cette tendance baissière a également touché l’obligation à échéance 2048, qui a chuté de 2,1 cents, atteignant 67,59 cents pour un dollar à 15h, heure de Londres. Il s’agit de la plus forte baisse intraday observée depuis près de cinq mois, positionnant ainsi le Sénégal parmi les marchés émergents les plus touchés de la journée.

La baisse des obligations sénégalaises intervient après la publication du rapport de la Cour des comptes sur la période 2019 – 31 mars 2024. Ce document met en évidence une dette publique plus élevée que celle annoncée précédemment, soulevant des interrogations sur la viabilité budgétaire du pays.

L’analyse de la Cour des comptes met en avant des dépassements budgétaires, des irrégularités dans l’exécution des dépenses publiques et une opacité dans la gestion de certaines ressources. Ce constat alarmant a immédiatement eu des répercussions sur la perception du risque souverain du Sénégal, ce qui explique la réaction des marchés financiers.

Cette chute des Eurobonds traduit une perte de confiance des investisseurs, qui cherchent désormais des clarifications et des assurances de la part du gouvernement sénégalais. Un porte-parole du Fonds monétaire international (FMI) a d’ailleurs déclaré que l’institution allait analyser ce rapport en détail et engager des discussions avec les autorités sénégalaises pour évaluer les mesures à prendre.

Le FMI scrute les conclusions de la Cour des comptes du Sénégal : vers un renforcement de la gouvernance financière ?

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé ce mercredi qu’il allait examiner de près le rapport récemment publié par la Cour des comptes du Sénégal, document qui met en évidence plusieurs irrégularités dans la gestion des finances publiques. Cette annonce intervient dans un contexte où le Sénégal est engagé dans un programme économique avec l’institution financière, notamment dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité de résilience et de durabilité (FRD).

Le rapport de la Cour des comptes, publié en début d’année, a soulevé des préoccupations majeures sur l’utilisation de certains fonds publics. Parmi les points mis en avant, on retrouve des irrégularités dans la gestion des dépenses publiques, un manque de transparence dans l’octroi de marchés, ainsi que des dysfonctionnements dans l’exécution budgétaire.

L’un des volets les plus scrutés concerne l’utilisation des ressources allouées aux secteurs clés comme la santé, l’éducation et les infrastructures. Selon les conclusions des magistrats de la Cour des comptes, certains décaissements ont été réalisés sans justificatifs clairs, ce qui alimente les interrogations sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de redevabilité au sein de l’administration sénégalaise.

Face à ces révélations, le FMI a rapidement réagi en affirmant qu’il analyserait en détail le contenu du rapport et engagerait des discussions avec les autorités sénégalaises pour évaluer les mesures à prendre. Dans un courriel adressé à l’agence Reuters, un porte-parole de l’institution a déclaré :

« Le FMI reste déterminé à soutenir les autorités pour aller de l’avant ».

Toutefois, aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur les actions concrètes que l’institution pourrait recommander ou exiger du gouvernement sénégalais.

Cette annonce du FMI est particulièrement significative, car elle intervient à un moment où le Sénégal est sous surveillance économique en raison de sa dette publique et de ses engagements envers les bailleurs internationaux. Le pays a bénéficié de plusieurs facilités de financement du FMI ces dernières années, et la bonne gouvernance des finances publiques est un critère clé pour maintenir cette confiance.

Si le FMI estime que les irrégularités relevées par la Cour des comptes sont suffisamment préoccupantes, il pourrait conditionner certains de ses futurs financements à des réformes structurelles visant à renforcer la transparence budgétaire et la lutte contre la mauvaise gestion des ressources publiques.

Jusqu’à présent, le gouvernement sénégalais n’a pas encore réagi officiellement à l’annonce du FMI. Cependant, plusieurs acteurs politiques et économiques du pays ont déjà commencé à appeler à des réformes profondes pour restaurer la confiance dans la gestion des finances publiques.

L’un des enjeux majeurs sera de voir si le gouvernement mettra en place des mesures concrètes pour corriger les failles identifiées par la Cour des comptes ou si cette affaire risque d’être reléguée au second plan. Dans tous les cas, l’attention du FMI sur ce dossier montre que les instances internationales prennent très au sérieux les conclusions de la Cour des comptes, ce qui pourrait accentuer la pression sur les autorités pour des réformes urgentes.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 12 FEVRIER 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 12 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Président de la République a adressé ses condoléances les plus attristées au Khalif général et à la Communauté mouride, suite au rappel à Dieu, le samedi 08 février 2025, de Serigne Bassirou Mbacké Anta NIANG, Khalif de Darou Mouhty. Il a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions avec les organisateurs en vue du bon déroulement du Magal de Darou Mouhty qui sera célébré le vendredi 14 février 2025.

Le Chef de l’Etat a largement évoqué le rapport d’audit de la Cour des Comptes relatif à la situation des finances publiques de la période de 2019 au 31 mars 2024 que le Premier Président de l’institution supérieure de contrôle des finances publiques lui a transmis. Ce rapport, basé sur des principes de transparence, offre une vue claire et exhaustive de la situation des finances publiques sur cette période et met en lumière plusieurs manquements graves qui nécessitent des actions immédiates. Tout d’abord, des rattachements irréguliers de recettes ont été identifiés. Certaines recettes ont été comptabilisées sur des exercices antérieurs, ce qui a faussé la réalité du déficit budgétaire pour certaines années. Cette situation a contribué à sous estimer les déficits budgétaires, créant ainsi un déséquilibre dans la présentation des comptes publics. Le déficit budgétaire, déjà préoccupant, a atteint des niveaux critiques au cours des dernières années. Il est passé de 9,85% en 2019 à 9,17% en 2020, 11,47% en 2021, 12,65% en 2022, et 12,30% en 2023. Cette progression rapide du déficit met en évidence la nécessité de réformes structurelles urgentes pour contenir et réduire ce déséquilibre financier historique. Ensuite, il a relevé que des dépenses importantes, notamment celles financées sur ressources extérieures, n’ont pas été correctement retracées dans les documents comptables et budgétaires. Ce manque de traçabilité crée des écarts importants dans le suivi budgétaire et nuit à la transparence des opérations financières de l’État. Le rapport souligne également des utilisations irrégulières des comptes spéciaux du Trésor. Des transferts budgétaires vers des services de l’État ont été réalisés sans justification claire, ce qui pose de sérieux problèmes de traçabilité des fonds publics. De plus, il a été constaté que certaines dépenses importantes ont été effectuées en dehors des procédures budgétaires établies, aggravant ainsi le manque de transparence. Par ailleurs, le rapport note des discordances dans la gestion de l’endettement public. Il a été révélé que des emprunts ont été contractés en excès, entraînant un sur-financement partiellement utilisé pour des dépenses sans couverture budgétaire. Cela expose les finances publiques à des risques considérables et alourdit le fardeau de la dette nationale. Ainsi, le taux 1 d’endettement public a connu une croissance tout aussi alarmante sur la même période. En 2019, l’endettement atteignait déjà 65,59% du PIB, mais il est monté à 75,50% en 2020, 83,58% en 2021, 86,62% en 2022 pour se hisser à 99,67% en 2023.

Le Président de la République a indiqué que cette trajectoire d’endettement doit être rapidement inversée pour préserver la soutenabilité des finances publiques et éviter de compromettre les équilibres économiques de long terme. Enfin, un autre point préoccupant est l’absence de rapport exhaustif sur les dépenses fiscales pour les années 2022 et 2023. Ce manquement notable contrevient aux directives de l’UEMOA qui exigent une évaluation régulière des exonérations fiscales accordées par l’État, rendant ainsi difficile une gestion efficace des finances publiques dans ce domaine.

Le Chef de l’Etat a assuré que face à ces constats alarmants, des mesures conservatoires et correctives doivent être prises sans délai. Tout d’abord, il est impératif de mettre fin aux rattachements irréguliers de recettes et d’assurer que toutes les recettes et dépenses soient comptabilisées de manière transparente et régulière. Le Premier Ministre et le Ministre des Finances et du Budget devront prendre les dispositions nécessaires pour garantir que les pratiques budgétaires respectent strictement les règles en vigueur. Ensuite, un audit approfondi sera réalisé pour réconcilier les écarts observés dans la gestion des dépenses financées par des ressources extérieures.

Le Président de la République a également souligné la nécessité de réformer la gestion des comptes spéciaux du Trésor afin de garantir que les transferts budgétaires soient effectués de manière conforme et transparente. En outre, il est essentiel de revoir la politique d’endettement de l’État afin d’éviter toute dette contractée en excès et de mieux gérer le sur financement. Un suivi rigoureux des emprunts devra être mis en place pour s’assurer que les fonds sont utilisés conformément aux besoins budgétaires réels.

Enfin, il est impératif de produire et publier les rapports sur les dépenses fiscales dans les délais légaux. Ces rapports doivent permettre une gestion transparente et rigoureuse des exonérations fiscales conformément aux directives de l’UEMOA. Ces réformes visent à renforcer la confiance dans la gestion des finances publiques et à garantir une meilleure transparence au profit de la nation.

Il a demandé au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, de veiller à la mise en œuvre de ces réformes indispensables pour asseoir une gestion exemplaire des finances publiques et assurer la stabilité économique du pays.

Face à la recrudescence des accidents de la route, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre de veiller, avec les Ministres en charge des Transports terrestres, Forces armées, Intérieur et Sécurité publique, à l’application rigoureuse des décisions prises notamment la Circulaire primatoriale de recadrage et d’orientation en vue de prévenir les accidents de la route et d’assurer une meilleure circulation routière pour les usagers, les transporteurs et les Forces de Défense et de Sécurité.

Le Président de la République a rappelé l’urgence de renforcer la formation des chauffeurs, d’assurer une réglementation rigoureuse de la circulation des cyclomoteurs, de faire respecter les horaires de circulation des véhicules de transport et de réorganiser le fonctionnement des gares routières, d’accélérer le renouvellement des parcs automobiles de 2 transport et de gros porteurs mais aussi d’évaluer les actions et l’ancrage institutionnel de l’Agence nationale de Sécurité routière (ANASER). Il a demandé au Premier Ministre de placer la sécurité routière au premier rang du Plan d’action du Gouvernement. Dans le même élan, le Chef de l’Etat a instruit le Premier Ministre et le Ministre chargé des Infrastructures et des Transports terrestres de finaliser, avant fin mars 2025, l’évaluation rapide des projets routiers en vue du lancement prochain du nouveau « Programme national de développement des réseaux routier et autoroutier ». Il a appelé à l’équité dans le déploiement des programmes et projets routiers et autoroutiers et au développement maitrisé de la Société publique « Autoroutes du Sénégal », entité déléguée par l’Etat pour capitaliser et valoriser le patrimoine autoroutier national. Par ailleurs, le Président de la République a signalé l’urgence, pour l’Etat, de redéfinir le modèle économique de construction, d’exploitation et d’entretien des routes et autoroutes du Sénégal en actualisant la réglementation portant classement des infrastructures routières nationales et secondaires incluant les ouvrages de franchissement et en réexaminant les modalités de financement des infrastructures routières et de leur entretien. A cet égard, il a demandé au Ministre des Infrastructures et des transports terrestres de proposer une nouvelle politique d’entretien routier, intégrant la réhabilitation d’ouvrages de franchissement qui se sont particulièrement dégradés durant l’hivernage.

A ce sujet, il a demandé au Premier Ministre de veiller au renforcement des moyens logistiques d’intervention du génie militaire qui vient toujours en appoint pour assurer avec les structures spécialisées de l’Etat la continuité de la circulation routière et le désenclavement de certaines zones du pays. Le Chef de l’Etat a aussi souligné la nécessité d’une revue systématique des interventions du PUDC, du PROMOVILLES, du PUMA, du FERA, de l’AGETIP, de l’ADM et des différentes collectivités territoriales en termes de réalisation de pistes rurales et de la voirie urbaine. Il a indiqué au Gouvernement que le moment est venu de consolider l’ensemble des programmes routiers, autoroutiers, de pistes de désenclavement et de voirie urbaine en vue d’une cohérence d’ensemble et d’une mise en œuvre pragmatique de la politique de l’Etat en matière de réalisation d’infrastructures routières et autoroutières, selon un chronogramme, des axes, linéaires et financements maitrisés.

Le secteur de l’Elevage et des productions animales demeure un des piliers de l’économie nationale.

Le Président de la République salue l’engagement remarquable des éleveurs et autres acteurs du secteur qui doivent être davantage soutenus pour mieux valoriser la contribution de l’Elevage et des productions animales dans la nouvelle politique de souveraineté alimentaire. Il a rappelé au Gouvernement l’urgence de veiller à l’application effective et intégrale des dispositions du Code pastoral en vue d’asseoir une meilleure évolution du secteur de l’élevage dans l’écosystème du secteur primaire et dans la richesse nationale. Il a souligné l’impératif d’accentuer, sur le terrain, les dispositifs préventifs et coercitifs de lutte contre le vol de bétail. Il s’agit aussi et surtout d’assurer un meilleur aménagement des parcours de bétail, de développer la production industrielle d’aliments de bétail, les cultures fourragères et les parcs de vaccination des ruminants ainsi que l’édification des forages pastoraux afin de limiter les conflits récurrents avec les éleveurs notés dans plusieurs localités du pays et au niveau des zones transfrontalières.

Le Chef de l’Etat a souligné également, la nécessité d’intensifier les programmes d’amélioration des races bovines et de promotion à terme de l’autosuffisance du Sénégal en moutons, dans la perspective de la Tabaski, au regard des efforts significatifs déployés par l’Etat depuis l’année dernière. Il a, en outre, demandé au Gouvernement de renforcer le sous-secteur de l’aviculture par des dispositifs de financement adaptés aux entrepreneurs locaux. Le Gouvernement veillera à la modernisation des abattoirs et de leurs dispositifs d’exploitation, dans le cadre d’un programme spécial qui sera mis en œuvre à l’échelle nationale.

Pour clore ce chapitre, le Président de la République a invité le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et le Secrétaire d’Etat chargé des coopératives et des organisations paysannes à prendre toutes les dispositions avec l’ensemble des éleveurs, acteurs et opérateurs de l’élevage et des productions animales, en vue du bon déroulement de la Journée nationale de l’Elevage qu’il présidera, le samedi 22 février 2024, à Kaolack.

Evoquant son agenda diplomatique, le Chef de l’Etat a informé le Conseil de sa participation, à partir du jeudi 13 février 2025, au Sommet de l’Union africaine à Addis Abeba. Dans sa communication, le Premier Ministre a informé le Conseil de l’impératif de la rationalisation des agences d’exécution. En effet, la philosophie ayant guidé leur mise en place à travers la loi d’orientation en date du 04 mai 2009, a été dévoyée au fil des ans pour aboutir à une pléthore d’agences.

Le Premier Ministre a informé qu’il a réactivé la Commission d’Evaluation des Agences d’Exécution (CEAE), dans le but de lui soumettre, dans les meilleurs délais, des propositions de rationalisation des agences d’exécution, conformément à l’engagement de réduction du train de vie de l’Etat. Le Premier Ministre a ensuite évoqué l’agenda des réunions et conseils interministériels, au nombre de douze (12) qu’il compte présider au cours du premier semestre 2025.

Les sujets évoqués porteront notamment sur Air Sénégal, AIBD, l’éducation nationale, le pèlerinage à La Mecque édition 2025, l’économie sociale et solidaire, l’agriculture, le tourisme, le logement social, les programmes civiques et citoyens, les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ainsi que la lutte contre le trafic de bois et la déforestation. Cet agenda sera ajusté en fonctions des besoins d’organisation d’autres réunions.

Par ailleurs, le Premier Ministre a rappelé aux membres du Gouvernement l’importance à accorder à l’exécution satisfaisante du calendrier législatif qui sera marqué par une activité intense en 2025 dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda de transformation systémique Sénégal 2050. Il a exhorté les Ministres à veiller scrupuleusement sur la qualité des avant projets de textes préparés par leurs services juridiques et sur le strict respect du circuit de validation hiérarchique interne.

Enfin, le Premier Ministre a demandé aux Ministres en charge des Infrastructures portuaires, de l’Energie, de l’Intérieur et de l’Environnement de prendre toutes les dispositions utiles pour la finalisation diligente des travaux du Port minéralier et vraquier de Bargny.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines a fait une communication sur le Projet Compact électricité du Sénégal avec le MCC suite à la décision prise par le Gouvernement américain le 03 février 2025 et sur l’Etat de la phase 1 du Programme d’urgence d’électrification rurale (PUELEC) ;
Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait le point sur l’impact de la nouvelle politique étrangère américaine sur l’économie sénégalaise et son financement ;  Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait la situation des prix du marché du riz, de l’huile et des denrées de première nécessité ;
Le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a fait une communication sur le suivi des infrastructures de proximité prévues dans le cadre de l’organisation des JOJ Dakar 2026 ; Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait le point sur la campagne de commercialisation agricole 2025.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,

Le Conseil a examiné et adopté :  Le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau d’Intelligence et de Prospective économique (BIPE).
Le Ministre de la Formation Professionnelle,

Porte-Parole du Gouvernement

Amadou Moustapha Njekk SARRE

Suicide et santé mentale : Ansoumana DIONE dresse un tableau sombre pour le Sénégal.

Le suicide devient de plus en plus récurrent au Sénégal. Le cas de l’étudiant Matar DIAGNE, de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, doit interpeller notre société sur la situation souvent alarmante que vivent certains citoyens. En clair, l’état de santé mentale des populations devra être considéré comme une priorité aussi bien par les pouvoirs publics que pour les organisations œuvrant dans ce sens. Malheureusement, pour le cas spécifique du Sénégal, il n’ y a aucune disposition prise, jusqu’ici, pour apporter des réponses aux innommables préoccupations des citoyens concernés. En fait, le Sénégal ne dispose pas de politique de santé mentale et cette triste réalité est très regrettable.

Dans nos structures sanitaires, ici, à Dakar, la Capitale et partout à travers le pays, il y a une absence de services de psychiatrie. Ce qui rend totalement impossible l’accès aux traitements et aux médicaments, pour les sujets souffrant de troubles mentaux. Plus grave, le Sénégal ne dispose pas assez de personnels soignants spécialisés tels que : psychiatres, psychologues, entre autres. Et, au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, la Division de la Santé Mentale est totalement prise en otage par le Ministère de l’Enseignement supérieur, avec le Service de psychiatrie du Centre hospitalier national universitaire de Fann. Mais, les autorités sanitaires ne veulent pas en parler jusqu’ici.

Pour prévenir les cas de suicides, il est nécessaire pour un pays d’avoir des cadres d’écoute et d’orientation, en vue d’apporter des solutions aux problèmes de société. Certes, le Sénégal n’en dispose pas. Heureusement, notre Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) et son Centre Ansoumana DIONE de Kaolack ont permis à beaucoup de citoyens de trouver des réponses adéquates à certains problèmes de société. Attention, problèmes et solutions vont de pair. Et, il suffit tout juste de cerner le premier pour que le second puisse apparaître très facilement. C’est pourquoi, nous invitons les nouvelles autorités à collaborer dans ce sens.

Le 12 février 2025,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM)

Vente des immeubles de l’État à la SOGEPA : révélations de l’audit des finances publiques

Le rapport d’audit sur la situation des finances publiques du Sénégal, couvrant la période de 2019 au 31 mars 2024, a mis en lumière plusieurs opérations financières majeures impliquant l’État. Publié ce mercredi 12 février, ce document révèle notamment la cession de plusieurs immeubles publics à la Société nationale de Gestion et d’Exploitation du Patrimoine bâti de l’État (SOGEPA).

D’après le rapport, l’État sénégalais a procédé à la vente de plusieurs de ses immeubles bâtis à la SOGEPA par le biais du décret n°2022-163 du 3 février 2022. Cette transaction avait pour objectif de faciliter le développement d’un emprunt obligataire Sukuk d’un montant de 330 milliards de FCFA, levé le 21 avril 2022.

Créée par la loi n°2021-36 du 22 novembre 2021, la SOGEPA a pour mission de gérer et d’exploiter le patrimoine immobilier de l’État. Dans le cadre de cette mission, la société a mobilisé ces fonds à travers un mécanisme de financement islamique (Sukuk), garantissant aux investisseurs des rendements conformes aux principes de la finance islamique.

Si cette vente a permis à l’État de mobiliser des fonds importants, le rapport d’audit pose toutefois certaines questions sur la gestion des actifs publics et l’opportunité d’une telle transaction. Certains analystes estiment que la cession de biens immobiliers de l’État aurait pu être mieux encadrée afin d’assurer une transparence totale et une meilleure optimisation des ressources publiques.

Cette révélation relance également le débat sur l’endettement et la gestion du patrimoine public, dans un contexte où l’État cherche à diversifier ses sources de financement tout en maîtrisant son déficit budgétaire.

Avec cette opération, la SOGEPA se retrouve désormais propriétaire de plusieurs immeubles stratégiques, ce qui pourrait redéfinir l’exploitation et la gestion du patrimoine bâti de l’État dans les années à venir. Reste à savoir si cette restructuration aboutira à une meilleure valorisation des biens publics ou si elle entraînera des répercussions sur l’occupation et l’utilisation des bâtiments administratifs.

Les conclusions de ce rapport pourraient conduire à un débat plus large sur la gestion des finances publiques et la nécessité d’un encadrement plus strict des transactions impliquant des actifs stratégiques de l’État.

Touba en deuil : Serigne Amdy Modou Mbenda Fall, Khalife général des Baay Fall, s’est éteint à l’âge de 95 ans

La communauté mouride est en deuil. Serigne Amdy Modou Mbenda Fall, Khalife général des Baay Fall, a rendu l’âme ce mardi à l’âge de 95 ans. Son décès plonge la confrérie mouride, et particulièrement la communauté Baye Fall, dans une profonde tristesse.

Né il y a 95 ans, Serigne Amdy Modou Mbenda Fall a consacré sa vie au service de la voie tracée par Cheikh Ibrahima Fall, disciple émérite de Cheikh Ahmadou Bamba. Reconnu pour son humilité et son engagement dans la transmission des valeurs du mouridisme, il était une figure emblématique du Baye Fall, mouvement caractérisé par son dévouement total à la cause spirituelle et sociale.

Il a accédé au khilafat le 1ᵉʳ septembre 2021, succédant à Serigne Cheikh Dieumb Fall. Avant cela, il résidait à Diourbel, où il était déjà un guide influent pour de nombreux disciples. Après son accession au khilafat, il s’était établi dans sa résidence à Touba, haut lieu de la confrérie mouride.

Durant son mandat en tant que Khalife général, Serigne Amdy Modou Mbenda Fall a œuvré pour le renforcement de l’unité et la consolidation des enseignements du mouridisme. Il a perpétué les traditions du Baye Fall, mettant en avant les valeurs de travail, de dévotion et de solidarité. Son influence dépassait les cercles religieux, touchant aussi bien les jeunes disciples que les anciens fidèles de la communauté.

L’annonce de son décès a suscité une vague d’émotion au sein de la communauté mouride et au-delà. Fidèles, disciples et dignitaires religieux rendent hommage à un homme de foi, un serviteur infatigable de la cause mouride et un guide spirituel dont l’héritage restera gravé dans les cœurs.

La ville sainte de Touba s’apprête à lui rendre un dernier hommage, dans le respect des traditions et des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.

Paix à son âme. Que son œuvre continue d’inspirer les générations futures.

Sénégal : La Cour des comptes confirme la manipulation des finances publiques sous Macky Sall

Un rapport explosif de la Cour des comptes, publié récemment, révèle des irrégularités massives dans la gestion des finances publiques du Sénégal entre 2019 et mars 2024. Ces conclusions confirment les accusations portées en septembre 2024 par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui dénonçait une manipulation des chiffres sous l’administration de Macky Sall.

Une dette publique largement sous-estimée

L’un des points les plus marquants du rapport concerne la dette publique. Alors que le gouvernement de Macky Sall annonçait un taux d’endettement de 65,9 % du PIB, Ousmane Sonko affirmait qu’il atteignait en réalité 76,3 %. La Cour des comptes valide cette estimation et met en lumière plusieurs anomalies :

• Surfinancement inexpliqué : des emprunts excédentaires ont été contractés sans justification claire, certains ayant financé des dépenses hors budget.

• Prêts et dettes dissimulés : une partie de la dette publique n’a jamais été retracée dans les comptes de l’État, notamment via des crédits directs et des substitutions de débiteurs.

• Encours de la dette sous-évalué : les chiffres officiels minimisaient l’ampleur de l’endettement réel.

Un exemple frappant concerne un emprunt obligataire Sukuk SOGEPA de 2022, dont 114,4 milliards de F CFA n’ont jamais été reversés au Trésor public, soulevant de sérieuses interrogations sur la gestion des fonds empruntés.

Des déficits budgétaires maquillés

Le rapport met en évidence une manipulation des chiffres budgétaires destinée à masquer l’état réel des finances publiques. Parmi les pratiques relevées :

• Rattachement artificiel de recettes : certaines recettes ont été attribuées à des exercices antérieurs afin de réduire artificiellement le déficit apparent.

• Déficits budgétaires sous-déclarés :

• En 2022, le gouvernement affichait un déficit de 6,10 % du PIB, alors qu’il atteignait en réalité 6,56 %.

• En 2023, l’écart se reproduit : 4,9 % officiellement, contre 5,17 % en réalité.

Des milliards transférés sans contrôle

Entre 2019 et 2023, 2 562,17 milliards de F CFA ont été transférés vers des Services Non Personnalisés de l’État (SNPE), des comptes échappant aux circuits budgétaires classiques, compliquant ainsi la traçabilité des fonds.

Deux comptes de dépôt en particulier sont mis en cause :

1. Le compte CAP/Gouvernement

• 1 343,57 milliards de F CFA y ont été décaissés en quatre ans.

• Parmi les dépenses signalées, 6,48 milliards de F CFA auraient servi à payer un loyer et 4 milliards de F CFA ont été versés à Air Sénégal sans justification claire.

2. Le Programme de Défense des Intérêts Économiques et Sécuritaires du Sénégal (PDIES)

• Depuis 2017, ce programme a absorbé 303,03 milliards de F CFA sans obligation de justification.

• Plusieurs engagements financiers semblent avoir été pris en dehors des règles budgétaires établies.

Dépenses extrabudgétaires et exonérations fiscales opaques

Le rapport révèle également des pratiques inquiétantes dans la gestion des finances publiques :

• Dépenses extrabudgétaires : financées directement via des comptes bancaires commerciaux, sans passer par le circuit budgétaire officiel, faussant ainsi les chiffres du déficit réel.

• Exonérations fiscales opaques :

• En 2021, l’État a accordé 952,7 milliards de F CFA d’exonérations fiscales.

• Aucune donnée n’a été fournie pour 2022 et 2023, en violation des obligations de transparence de l’UEMOA.

Un scandale financier aux lourdes conséquences

Les conclusions de la Cour des comptes confirment l’ampleur des irrégularités dénoncées par Ousmane Sonko. La gestion des finances publiques sous Macky Sall apparaît comme marquée par une opacité inquiétante et des pratiques comptables douteuses.

Ces révélations risquent d’avoir des répercussions majeures :

• Tensions avec les partenaires financiers : La manipulation des chiffres pourrait affecter la crédibilité du Sénégal auprès des institutions financières internationales.

• Réformes économiques nécessaires : Le gouvernement actuel devra redoubler d’efforts pour restaurer la transparence et la stabilité budgétaire.

• Conséquences politiques : Ce scandale pourrait impacter l’image de Macky Sall et de son parti, alors que la gestion de son administration est aujourd’hui sévèrement critiquée.

Avec ces nouvelles révélations, le débat sur la gouvernance économique du Sénégal prend une nouvelle dimension. L’heure est désormais aux responsabilités et aux réformes pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

Escroquerie foncière : Farba Ngom poursuivi en justice par les héritiers d’Alassane Ndoye

Le député Mouhamadou Ngom, alias Farba Ngom, se retrouve une nouvelle fois face à la justice. Il est poursuivi par les héritiers d’Alassane Ndoye pour escroquerie foncière, complicité et usage de faux en écriture publique authentique, ainsi que pour escroquerie à jugement. L’affaire porte sur les titres fonciers 10940/DG et 4393/DG, qui seraient au centre d’un litige impliquant des transactions suspectes.

Selon la citation à comparaître devant le tribunal correctionnel de Dakar, les héritiers accusent Farba Ngom d’avoir acquis un titre foncier de manière frauduleuse. Ils lui reprochent également d’avoir fait détruire leur mur de clôture sans aucune décision de justice préalable.

Outre Farba Ngom, deux anciens responsables de la Conservation de la Propriété Foncière de Ngor Almadies, Ousmane Kassé et Ndiaga Lo (à la retraite), sont également mis en cause pour faux en écriture publique authentique et complicité d’escroquerie foncière.

Les héritiers d’Alassane Ndoye exigent du tribunal la condamnation solidaire des prévenus et réclament le paiement de 300 millions de F CFA à titre de dommages et intérêts.

L’affaire a été appelée ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Dakar, mais l’audience a finalement été reportée au 26 mars 2025. Les avocats de Farba Ngom ont demandé ce renvoi, affirmant que leur client devait se préparer pour une autre comparution prévue ce jeudi devant le Pool judiciaire financier.

Cette nouvelle procédure judiciaire s’ajoute aux nombreux démêlés de Farba Ngom avec la justice, notamment dans des affaires liées à la gestion des ressources publiques et foncières.

Affaire Lat Diop : L’ancien Directeur Général de la Lonase demande une liberté provisoire

L’ancien Directeur Général de la Loterie Nationale Sénégalaise (Lonase) et ex-ministre des Sports, Lat Diop, actuellement en détention provisoire, a officiellement introduit une demande de liberté provisoire auprès du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. Inculpé pour détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et extorsion de fonds, il conteste fermement les accusations portées contre lui.

L’affaire remonte au 19 septembre 2024, lorsque Mouhamed Dieng, Directeur Général de la société Services Online International SA, exploitant de la marque 1XBET, a porté plainte contre Lat Diop. Il l’accuse d’avoir commis des malversations financières au sein de la Lonase, société nationale qu’il dirigeait entre 2020 et 2023.

Suite à cette plainte, le Procureur de la République financier a saisi la Division des Investigations Criminelles (DIC), qui a mené une enquête approfondie. À l’issue de cette enquête, Lat Diop a été déféré le 26 septembre 2024 devant le parquet financier, avant d’être placé sous mandat de dépôt le 28 septembre 2024.

Devant le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier, Lat Diop a rejeté toutes les accusations portées contre lui. Selon les termes de son inculpation, il est soupçonné d’avoir :

• Détourné un montant de 8,2 milliards de F CFA entre 2020 et 2023, au préjudice de la Lonase.

• Blanchi des capitaux en dissimulant ou transférant des fonds d’origine illicite.

• Extorqué des fonds, en abusant de son autorité à la tête de la Lonase.

Ses avocats, Maîtres El Hadji Moustapha Diouf, Baboucar Cissé, Djiby Diallo, Abdou Dialy Kane, Cheikh Ahmadou Ndiaye, Mohamed Seydou Diagne, Papa Sène, Alioune Badara Fall et Souleymane Soumaré, ont déposé une demande de mise en liberté provisoire, arguant que leur client présente toutes les garanties de représentation et n’est pas en mesure d’entraver l’enquête.

La décision du Collège des juges d’instruction est désormais attendue. Toutefois, le Parquet financier pourrait s’opposer à cette demande, au motif que Lat Diop pourrait influencer des témoins ou compromettre les investigations en cours.

En attendant, cette affaire continue d’alimenter le débat public, d’autant plus qu’elle touche à une entreprise d’État et met en lumière la gestion des fonds publics au Sénégal.

Rapport de la Cour des Comptes : Anomalies et Discordances dans la Gestion de la Trésorerie et de l’Endettement du Sénégal (2019-2023)

La Cour des Comptes a rendu public son rapport définitif sur la situation des finances publiques du Sénégal pour la période 2019-2023. Ce document met en lumière plusieurs dysfonctionnements liés à la gestion de la trésorerie et de l’endettement, notamment des discordances dans les données financières et des irrégularités dans la gestion des emprunts.

Selon les données du gouvernement, le besoin de financement du Sénégal est passé de 1 227,68 milliards de F CFA en 2019 à 2 642,70 milliards de F CFA en 2023. Pour couvrir ce besoin, l’État a eu recours à des emprunts, ce qui a parfois entraîné un surfinancement, sauf en 2022. En 2023, ce surplus de financement s’élève à 604,12 milliards de F CFA.

Le rapport relève plusieurs dysfonctionnements dans la gestion des finances publiques, parmi lesquels :

• Discordances dans les données sur l’amortissement, l’encours de la dette publique et les disponibilités bancaires.

• Anomalies dans les surfinancements, avec des emprunts excédant les besoins réels.

• Manquements dans la gestion des dépôts à terme (DAT) et absence de transparence sur ces opérations.

• Impact négatif sur la trésorerie de l’État, avec des déficits budgétaires plus élevés que ceux affichés dans les documents officiels.

• Un reliquat de l’emprunt obligataire Sukuk SOGEPA de 2022 non versé au Trésor public.

• Une dette garantie non exhaustive, avec des engagements financiers non pris en compte dans les rapports officiels.

• Une dette bancaire importante contractée hors du circuit budgétaire, ce qui complique son suivi et sa gestion.

• Un encours de la dette supérieur aux montants déclarés dans les documents de reddition, suggérant des écarts dans la comptabilité publique.

Les ressources du Trésor public et l’endettement en forte augmentation

Les disponibilités du Trésor public sont passées de 122,2 milliards de F CFA en 2019 à 173,6 milliards de F CFA en 2023, avec un pic de 298,8 milliards de F CFA en 2021, principalement dû aux appuis reçus pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

La dette de l’État vis-à-vis du secteur bancaire a, quant à elle, connu une augmentation significative, passant de 781,30 milliards de F CFA en 2019 à 2 219,79 milliards de F CFA en 2023.

Les établissements de crédit installés au Sénégal estiment que la dette totale de l’État et de ses démembrements s’élève à 3 816,69 milliards de F CFA au 31 mars 2024, dont 3 091,40 milliards de F CFA sont dus par l’État central, soit 81 % de l’encours total.

Le rapport révèle que la majorité des crédits directs sont contractés par l’État central (2 044,0 milliards de F CFA, soit 74,52 %). De plus, 98,65 % des titres émis sont détenus par le Trésor public, représentant 1 047,65 milliards de F CFA.

Enfin, le document mentionne également des certificats nominatifs d’obligations émis au profit de quatre établissements bancaires, avec un encours total de 190,05 milliards de F CFA.

Rapport de la Cour des Comptes : Les dépenses publiques du Sénégal ont atteint 21 007,13 milliards de F CFA entre 2019 et 2023

La Cour des Comptes a publié son rapport définitif sur la situation des finances publiques du Sénégal pour la période de 2019 à 2023. Selon ce document, les dépenses effectives du gouvernement s’élèvent à 21 007,13 milliards de F CFA, enregistrant une progression moyenne de 9,3 % sur ces cinq années.

Le rapport précise que la masse salariale prise en compte concerne uniquement les charges de personnel de la fonction publique payées par la Direction de la Solde. Ne sont pas inclus les contractuels des secteurs de l’Éducation, de la Formation professionnelle, de la Santé, de l’Agriculture, de l’Environnement, ainsi que certaines indemnités versées aux agents. Ces dernières sont comptabilisées dans les dépenses de matériels, de biens et services, ou encore dans les projets d’investissement de l’État.

D’après les chiffres du rapport, la masse salariale a augmenté de 74,97 %, passant de 744,96 milliards de F CFA en 2019 à 1 303,50 milliards de F CFA en 2023. Les transferts, quant à eux, ont représenté en moyenne 77 % des dépenses exécutées dans le cadre du système de support du budget programme (SYSBUDGEP).

Toutefois, le rapport souligne que les chiffres publiés ne prennent pas en compte les dépenses du premier trimestre de 2024. L’analyse des dépenses du budget général met en évidence une concordance entre les montants figurant dans le rapport sur la situation des finances publiques et ceux validés par les Lois de Réglementation/Projets de Lois de Réglementation (LR/PLR).

Sur l’ensemble de la période étudiée, un total de 8 429,83 milliards de F CFA a été transféré, réparti entre les transferts courants (4 897,05 milliards de F CFA) et les transferts en capital (3 532,78 milliards de F CFA). La Cour des Comptes relève également des transferts significatifs au profit des services non personnalisés de l’État (SNPE) ainsi que des dépenses financées par des ressources extérieures non retracées dans les LR/PLR.

Finances publiques du Sénégal : la Cour des Comptes dévoile ses conclusions

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Hamidou Anne critique sévèrement le gouvernement : “Ils sont incompétents”

Invité de l’émission L’invité de MNF sur la 7TV, l’essayiste et analyste politique Hamidou Anne n’a pas mâché ses mots à l’égard des nouveaux dirigeants du Sénégal. Sans détour, il a dénoncé ce qu’il qualifie d’« incompétence » de l’actuelle équipe gouvernementale, l’accusant de privilégier l’agitation médiatique au détriment du travail de fond nécessaire au redressement du pays.

Lors de son intervention, Hamidou Anne a exprimé son scepticisme quant à la capacité des dirigeants en place à apporter des changements significatifs. « Ils font de l’agitation, ils ne redressent rien et ils ne redresseront rien. Ils sont incompétents », a-t-il affirmé avec fermeté. Pour lui, le travail gouvernemental devrait se faire dans la discrétion et la rigueur, loin des effets d’annonce.

« Un pays, ça se construit dans le silence et le travail […]. Il y a une sacralité du silence et de la solitude quand on travaille », a-t-il ajouté, déplorant le manque de sérieux et de profondeur dans la gestion actuelle des affaires publiques.

Allant plus loin dans sa critique, l’essayiste a également mis en cause l’impréparation et le manque de maturité des nouveaux gouvernants. « Ils sont techniquement incompétents, politiquement impréparés, socialement immatures », a-t-il conclu, dressant ainsi un bilan accablant des premiers mois du régime en place.

Violents affrontements à l’université Iba Der Thiam : un étudiant perd un œil

Les affrontements violents entre étudiants et forces de l’ordre à l’Université Iba Der Thiam de Thiès ont pris une tournure tragique.

Mady Ndiaye, président de l’amicale des étudiants ressortissants de Pikine, a perdu son œil gauche lors des violences survenues.

Les étudiants manifestaient contre leurs conditions d’apprentissage et l’absence de réponses aux engagements du gouvernement, quand l’incident a eu lieu. L’amicale des étudiants et d’autres organisations appellent désormais à la justice et à la réparation des préjudices subis.

Kaolack : Affrontements entre étudiants de l’USSEIN et forces de l’ordre

Des affrontements violents ont éclaté ce matin à Kaolack, entre les étudiants de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (USSEIN) et les forces de l’ordre.

Les étudiants ont bloqué la route nationale, y mettant le feu à des pneus, ce qui a entraîné une paralysie totale de la circulation. En réponse, les forces de sécurité ont tenté de disperser les manifestants à l’aide de grenades lacrymogènes.

Cette protestation survient dans un contexte de mécontentement grandissant des étudiants, qui dénoncent leurs conditions d’apprentissage et exigent que les engagements pris par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) soient respectés.

La situation demeure tendue et des informations supplémentaires seront communiquées dans les prochaines heures.

Thiès – Manifestation à l’Université Iba Der Thiam : Un étudiant perd un œil

La tension est montée d’un cran ce mardi à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, où des affrontements ont éclaté entre les étudiants et les forces de l’ordre. Lors de ces échauffourées, Mamadou Mady Ndiaye, un étudiant, a été grièvement blessé et a perdu un œil, selon plusieurs témoins sur place.

En réaction, la Conférence des étudiants de l’université a exigé justice et dénoncé l’usage excessif de la force par les forces de sécurité. « Nous ne pouvons pas accepter que la répression devienne la réponse systématique aux revendications étudiantes. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsables répondent de leurs actes », a déclaré un porte-parole des étudiants.

Les étudiants manifestaient pour dénoncer leurs mauvaises conditions d’étude, notamment le manque d’infrastructures, les retards dans le paiement des bourses et l’insuffisance des équipements pédagogiques. Cette mobilisation s’inscrit dans un climat général de mécontentement dans plusieurs universités sénégalaises.

Face à cette escalade, des voix s’élèvent pour réclamer une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et prévenir de nouveaux drames.

Grève de 48 heures : le SAES exige l’application immédiate du protocole d’accord

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a annoncé une grève de 48 heures les jeudi 13 et vendredi 14 février 2025, en réaction à l’inaction du gouvernement face à leurs revendications.

Dans un communiqué publié après l’expiration de son préavis de grève du 13 janvier 2025, le SAES dénonce :

• Le non-paiement des pensions de retraite aux ayants droit des enseignants-chercheurs décédés depuis près de cinq ans, en violation du Code des pensions civiles et militaires.

• Le non-respect du protocole d’accord signé entre le SAES et le gouvernement le 6 janvier 2023.

• L’inaction du ministère de tutelle, malgré les efforts des enseignants-chercheurs pour maintenir un système d’enseignement supérieur fonctionnel.

Durant ces 48 heures de grève, le SAES appelle ses militants à :

• Suspendre toutes les activités pédagogiques, y compris les cours, soutenances et délibérations.

• Boycotter toute participation aux activités administratives et réunions.

• Arrêter les formations payantes.

Le syndicat tient l’État pour responsable des perturbations qui pourraient affecter les années académiques 2023-2024 et 2024-2025, en raison du non-respect des engagements pris.

Enfin, le SAES appelle à une mobilisation générale pour exiger l’application immédiate du protocole d’accord et la restauration des droits et de la dignité des familles des enseignants-chercheurs décédés.

Tensions à l’USSEIN : affrontements entre étudiants et forces de l’ordre

L’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) a été le théâtre de nouveaux affrontements ce mercredi matin entre les étudiants et les forces de l’ordre.

Les étudiants, en colère, dénoncent les mauvaises conditions d’apprentissage et réclament des engagements concrets de la part des autorités académiques et gouvernementales. Selon plusieurs témoins, la tension est montée lorsque les manifestants ont tenté de bloquer l’entrée principale du campus, entraînant une intervention musclée des forces de sécurité.

Des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser la foule, provoquant un mouvement de panique parmi les étudiants. En réponse, certains manifestants ont riposté en érigeant des barricades et en lançant des projectiles.

Les étudiants de l’USSEIN dénoncent depuis plusieurs mois le manque d’infrastructures adéquates, des retards dans le paiement des bourses et des défaillances dans le système pédagogique. Malgré plusieurs appels au dialogue, ils estiment que les réponses des autorités restent insuffisantes.

Affaire Doro Gaye : Les avocats du colonel Cheikh Sarr saisissent la Chambre d’accusation

La bataille judiciaire se poursuit dans l’affaire opposant Zakiroulahi Sow à Doro Gaye et Cheikh Sarr. Après la requête en annulation de la révocation du contrôle judiciaire déposée par les avocats de Doro Gaye, c’est désormais au tour de la défense du colonel Cheikh Sarr de saisir la Chambre d’accusation.

Inculpé et placé sous mandat de dépôt mi-novembre, le colonel Cheikh Sarr, ancien patron de la Section de recherches (SR), entend contester la régularité de la procédure engagée contre lui. Selon Les Échos, ses avocats dénoncent des vices de forme commis par le juge d’instruction.

« Il y a des préalables que le magistrat instructeur aurait dû poser et qui n’ont pas été respectés », ont-ils fait valoir, affirmant ainsi que la procédure est entachée de nullité de forme.

Cette nouvelle action en justice constitue la deuxième requête déposée dans cette affaire. Avant les avocats du colonel Cheikh Sarr, ceux de Doro Gaye avaient déjà introduit un recours, contestant notamment la révocation du contrôle judiciaire de leur client.

« Le juge d’instruction a révoqué le contrôle judiciaire avant même que notre client ne quitte le pays, alors qu’aucune des conditions du contrôle judiciaire n’a été violée », avaient plaidé les avocats de Doro Gaye.

Kaolack – Éducation : L’UDEN dénonce le non-paiement des indemnités de surveillance du Bac 2024

Le Secrétaire Général départemental de l’Union Démocratique des Enseignants du Sénégal (UDEN), Abdoulaye Dia, a effectué ce mardi une tournée dans les établissements scolaires du département de Kaolack. À l’issue de cette visite, il a exprimé son indignation face au non-paiement des indemnités de surveillance du baccalauréat 2024, dénonçant une situation inacceptable et préjudiciable pour les enseignants concernés.

« Il est inacceptable que des surveillants, ayant assuré un rôle essentiel lors des examens, n’aient toujours pas été rémunérés pour leur travail. Cette situation porte un préjudice direct à des professionnels qui méritent d’être traités avec respect. Nous exigeons que ces indemnités soient versées dans les plus brefs délais et que des mesures soient prises pour éviter que de tels retards ne se reproduisent à l’avenir. Nous continuerons à porter ce combat au niveau national », a déclaré Abdoulaye Dia.

Le Secrétaire Général de l’UDEN a également dénoncé les retards récurrents des allocations familiales, un problème qui, selon lui, affecte directement la vie des allocataires.

« La situation des allocations familiales est tout aussi alarmante. Nous sommes particulièrement préoccupés par les retards récurrents de paiement de la part de la Caisse de Sécurité Sociale. Il est intolérable que ces allocations ne soient pas versées régulièrement et en temps voulu. L’UDEN demande une régularisation immédiate de cette situation et appelle à une réforme en profondeur », a-t-il ajouté.

Un autre point soulevé concerne les omissions dans le paiement des indemnités des enseignants de classes spéciales, qui prennent en charge deux classes, mais sont souvent oubliés lors des versements.

« Ces enseignants jouent un rôle crucial dans notre système éducatif, et pourtant, ils ne reçoivent pas leurs indemnités comme prévu. Il est impératif de rectifier cette injustice et de garantir que ces professionnels soient payés intégralement et dans les délais », a rappelé Abdoulaye Dia.

Face à ces multiples irrégularités, l’UDEN appelle le gouvernement et les administrations concernées à respecter leurs engagements envers les travailleurs de l’éducation.

« En tant que Secrétaire Général de l’UDEN, je me fais le porte-parole de toutes celles et ceux qui sont confrontés à ces injustices. Nous demandons que ces paiements soient régularisés sans délai et que des mécanismes soient mis en place pour éviter de nouvelles erreurs. Il est essentiel que le gouvernement assure une transparence totale et respecte strictement les délais de paiement. Nous continuerons à défendre fermement ces droits et à lutter pour un système éducatif plus juste », a-t-il conclu.

Kaolack : Les travaux de reconstruction de la grande mosquée achevés à 80 %

Les travaux de reconstruction de la grande mosquée de Kaolack sont achevés à 80 %, selon l’association Jam’iyyatu Ikhwâny Çafa, en charge du projet. Le coût total de l’ouvrage est estimé à 1 milliard 380 millions de francs CFA.

Mardi dernier, lors d’une visite du chantier, Baba Ndiaye, président de l’association Jam’iyyatu Ikhwâny Çafa, a fait le point sur l’état d’avancement des travaux.

« Vous avez pu constater que les dalles ont déjà été réalisées, et ce, sur un seul niveau. Les mausolées, qui culminent actuellement à 20 mètres, devraient atteindre 40 mètres. Quant aux minarets situés à l’avant, ils s’élèveront à 35 mètres. Une fois les dalles et les fondations achevées, l’essentiel du travail sera fait. Pour ceux qui connaissent la construction, ils savent que 60 % des efforts portent sur les fondations et les dalles. Le reste relève des finitions. C’est pourquoi nous pouvons affirmer aujourd’hui que le chantier est achevé à 80 % », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Baba Ndiaye a également annoncé que l’inauguration de cette mosquée moderne, dotée de toutes les commodités nécessaires, est prévue dans les mois à venir.

« Si les travaux se poursuivent comme prévu, et si Dieu le veut, d’ici la Tabaski ou juste après, les habitants de Kaolack inaugureront ce bâtiment, qui deviendra un joyau au service de l’ensemble de la communauté musulmane », a-t-il assuré.

Cette déclaration a été faite en présence du Khalife de Léona Kanène et de l’imam de la grande mosquée, Serigne Babacar Sy Kane.

Ce projet d’envergure représente une fierté pour la ville de Kaolack et un symbole fort pour la communauté musulmane de la région.

Ziguinchor : Le ministre des Transports annonce la construction d’un pont sur le fleuve Casamance reliant Tobor

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a effectué une visite de travail de deux jours (11 et 12 février 2025) dans la région de Ziguinchor. À cette occasion, il s’est rendu sur l’axe Sénoba-Mpack pour évaluer l’avancement des travaux routiers, avant de présider, ce mardi 12 février 2025, un Comité régional de développement (CRD) consacré aux projets et programmes d’infrastructures de transport en Casamance.

Le ministre a assuré que les travaux de la route reliant Sénoba, Ziguinchor et Mpack seront achevés et officiellement ouverts à la circulation avant la fin de l’année 2025.

“Il est prévu de livrer ces travaux au cours de cette année. Nous maintenons l’objectif de mettre cet ouvrage à la disposition des populations avant la fin de l’année 2025”, a-t-il déclaré lors de sa visite du chantier, en présence du gouverneur de Ziguinchor, Mor Talla Tine.

Le ministre a également précisé que la route est déjà accessible à la circulation, mais que des travaux connexes sont en cours, notamment la construction de murs de clôture pour des écoles et des postes de santé situés à proximité.

“Les entreprises chargées des travaux font des efforts. Elles poursuivent leurs activités malgré quelques arriérés de paiement de la part de l’État”, a-t-il reconnu.

Dans le cadre du développement du pôle Sud, le gouvernement prévoit d’intensifier le réseau routier en Casamance, avec la construction et la réhabilitation de plusieurs axes d’ici 2026.

“Nous allons procéder à la pose de la première pierre du deuxième pont de Ziguinchor au courant de cette année”, a annoncé le ministre lors du CRD.

Ce futur pont, qui reliera Tobor à Ziguinchor, devrait permettre d’améliorer la mobilité dans la région et d’accélérer le développement économique en facilitant les échanges commerciaux.

Le ministre a rappelé que la densité routière dans la région de Ziguinchor reste faible, avec seulement cinq kilomètres de routes pour 100 kilomètres carrés. Ce déficit infrastructurel crée un déséquilibre persistant dans l’aménagement du territoire.

“Ces projets structurants vont renforcer la connectivité entre les pôles économiques et améliorer l’accessibilité des localités les plus enclavées. Le désenclavement joue un rôle fondamental dans le développement”, a-t-il souligné.

Le gouverneur Mor Talla Tine a salué la tenue de ce CRD axé sur la mobilité et le développement des infrastructures.

“Tout ne peut pas être fait immédiatement, mais il est essentiel de rappeler que Ziguinchor possède un fort potentiel en matière de transport, avec des voies maritime, aérienne et terrestre”, a-t-il déclaré.

Les présentations faites lors du CRD ont mis en évidence la vétusté de plusieurs axes routiers de la région, malgré des travaux en cours sur certains d’entre eux, comme :

• La RN4 (route nationale numéro 4), en réhabilitation ;

• La boucle des Kalounayes et celle de Blouf, récemment refaites ;

• L’axe Ziguinchor-Cap Skirring (RN6), qui nécessite des travaux de rénovation ;

• Les axes Diouloulou-Kafountine-Séléty (RN5), Oussouye-Mlomp-Élinkine et Kandialou-Karthiack-Bignona-Sindian-Djibidione, qui restent très dégradés.

Avec 1 092 kilomètres de routes, la région de Ziguinchor dispose encore d’une infrastructure jugée insuffisante par de nombreux élus locaux. Ces derniers ont profité de la rencontre pour interpeller les autorités sur l’urgence d’améliorer le réseau routier.

En réponse, Mamadou Ndao, directeur général de l’Agéroute (Agence des travaux et de gestion des routes), a assuré que des actions concrètes seront mises en œuvre.

“La construction et la réhabilitation des routes se feront dans le but d’améliorer la connectivité entre les centres urbains et les localités rurales”, a-t-il affirmé.

Situé à 8 km de Ziguinchor, Tobor est un village de la commune de Niamone, dans le département de Ziguinchor. Sa position stratégique en fait un site idéal pour le nouveau pont sur le fleuve Casamance, qui contribuera à désenclaver la région et à faciliter le transport des biens et des personnes.

Avec ces projets d’infrastructures, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer l’intégration de la Casamance au reste du pays. Reste à voir si les délais seront respectés et si les financements seront mobilisés à temps pour garantir la réussite de ces chantiers.

Alexis SAGNA

Décès de la mère de Mamadou Lamine Diallo : Le Mouvement Tekki en deuil

Dakar est en deuil après le décès, ce mardi 11 février 2025, d’Adjiaratou Mariama Dia, mère de Mamadou Lamine Diallo, président du Mouvement Tekki. Une disparition qui plonge sa famille, ses proches et les membres de son parti politique dans une grande tristesse.

La levée du corps est prévue ce mercredi 12 février à 11 heures, à la mosquée du Point E, avant l’inhumation au cimetière musulman de Bakhiya à Yoff. Les condoléances seront reçues au domicile de la défunte, situé à la Zone B, villa 23/A.

Mamadou Lamine Diallo, économiste et homme politique reconnu pour son engagement en faveur de la bonne gouvernance et du développement économique du Sénégal, pourra compter sur le soutien de ses proches et de ses sympathisants en ces moments difficiles.

Le secrétariat permanent du Mouvement Tekki ainsi que de nombreuses personnalités politiques et membres de la société civile lui ont déjà adressé leurs condoléances.

Thiès : Un étudiant perd un œil lors d’affrontements, la Conférence des amicales d’étudiants dénonce une répression brutale

Thiès, Sénégal – La tension monte à l’université Iba Der Thiam de Thiès après qu’un étudiant a perdu un œil lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. Face à cet événement tragique, la Conférence des amicales d’étudiants a vivement réagi, dénonçant un acte de « brutalité inqualifiable » et une atteinte grave aux droits fondamentaux.

Selon le communiqué de la Conférence des amicales, les violences ont éclaté dans un contexte de contestation estudiantine. Les affrontements entre étudiants et forces de l’ordre ont pris une tournure dramatique lorsque l’un des manifestants a été grièvement blessé, perdant un œil.

« Cet acte barbare constitue une violation flagrante des droits fondamentaux et un affront aux principes les plus élémentaires de l’État de droit », souligne la déclaration des représentants étudiants. Ceux-ci condamnent fermement la répression des mouvements universitaires et refusent que l’université devienne un lieu de répression au détriment du dialogue et de la concertation.

Face à la gravité de la situation, la Conférence des amicales interpelle les autorités académiques et politiques sur l’avenir de l’université et la protection des étudiants. Elle exige des mesures concrètes pour garantir un climat de sécurité et de respect des droits sur le campus.

Par ailleurs, les représentants des étudiants réclament justice pour leur camarade blessé. Ils demandent l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de sanctionner les coupables.

En plus des revendications judiciaires, la Conférence des amicales exhorte les autorités à prendre en charge médicalement et socialement l’étudiant touché. Une demande qui souligne la nécessité d’un accompagnement adéquat pour atténuer les conséquences de ce drame.

Alors que la communauté universitaire reste sous le choc, cet incident relance le débat sur la gestion des tensions dans les établissements d’enseignement supérieur. La Conférence des amicales prévient qu’elle restera mobilisée pour défendre les droits des étudiants et éviter que de telles violences ne se reproduisent à l’avenir.

Ama Baldé : La Ferveur d’un Guerrier Indomptable

Dans l’arène sénégalaise, peu de lutteurs incarnent autant d’intensité et de passion qu’Ama Baldé. Véritable phénomène, il n’est pas simplement un combattant, mais une force brute, une énergie inarrêtable qui soulève l’enthousiasme des foules et fait trembler ses adversaires. Son nom résonne comme un cri de guerre, un avertissement à quiconque ose se dresser sur son chemin.

Dès qu’il pénètre dans l’arène, Ama Baldé impose sa présence. Son regard, perçant et déterminé, témoigne d’une volonté de fer. Chaque mouvement est calculé, chaque geste dégage une puissance explosive. Ce n’est pas qu’un combat qu’il livre, mais une véritable démonstration de force et de détermination. Sa posture, son attitude et son engagement total traduisent une soif de victoire qui ne connaît aucune limite.

Si la lutte sénégalaise est un sport où la force physique joue un rôle clé, Ama Baldé sait mieux que quiconque que la victoire se forge avant tout dans l’esprit. Son mental d’acier le distingue. Il ne doute jamais, ne recule devant rien. Pour lui, chaque combat est une bataille à remporter, un défi à relever avec fierté et honneur. Cette résilience, il l’a cultivée dès son plus jeune âge, dans l’ombre d’un héritage familial où la lutte est bien plus qu’un simple sport, mais une tradition, un mode de vie.

Les supporters d’Ama Baldé ne se contentent pas de l’admirer, ils vivent ses combats avec lui, ressentent son énergie, vibrent à chacun de ses pas. Dans les gradins, la tension est électrique lorsqu’il s’apprête à entrer dans l’arène. Son charisme naturel, sa rage de vaincre et son style de combat spectaculaire font de lui un favori du public, un lutteur dont la simple présence suffit à enflammer une arène entière.

Ama Baldé n’est pas qu’un lutteur, il est une force de la nature. Lorsqu’il se prépare pour un combat, il ne laisse aucune place au doute. Il sait que son corps et son esprit doivent être en parfaite harmonie pour triompher. Ses adversaires le savent : affronter Ama, c’est se mesurer à une fureur prête à tout dévaster, une puissance brute qui ne faiblit jamais.

À travers sa carrière, Ama Baldé continue de prouver qu’il est bien plus qu’un simple combattant : il est une légende en devenir, un guerrier dont la ferveur ne cesse de grandir. Son nom restera gravé dans l’histoire de la lutte sénégalaise comme celui d’un homme qui a toujours refusé de reculer, préférant avancer, encore et toujours, vers la victoire.

Affaire Doro Gaye : le colonel Cheikh Sarr contre-attaque sur le terrain judiciaire

L’affaire Doro Gaye continue de secouer le paysage judiciaire sénégalais. Après son inculpation et son placement sous mandat de dépôt à la suite de sa convocation mi-novembre, le colonel Cheikh Sarr, ancien patron de la Section de recherches (SR), refuse de se laisser faire. Il a saisi la Chambre d’accusation pour contester la régularité de la procédure engagée contre lui.

Selon les informations relayées par Les Échos, la défense du colonel Cheikh Sarr dénonce des irrégularités dans la procédure d’instruction. Ses avocats pointent du doigt des « vices de forme » qu’aurait commis le juge d’instruction, notamment le non-respect de certaines étapes judiciaires obligatoires.

« Il y a des préalables que le magistrat instructeur devait poser et qui n’ont pas été faits », insistent-ils. S’appuyant sur ces arguments, les avocats du colonel plaident pour une « nullité de forme » et espèrent obtenir l’annulation des charges qui pèsent contre lui.

Cette offensive judiciaire marque la deuxième requête introduite pour contester la procédure. Un premier recours avait déjà été déposé pour des motifs similaires, selon Les Échos.

L’affaire Doro Gaye est loin d’être linéaire. Avant l’initiative de Cheikh Sarr, la défense de Doro Gaye lui-même avait déjà contesté la procédure lancée contre lui par l’homme d’affaires Zakiroulahi Sow.

Les avocats de Doro Gaye reprochaient au juge d’avoir révoqué son contrôle judiciaire avant même qu’il ne quitte le pays, alors qu’aucune violation des conditions du contrôle judiciaire n’avait été constatée. Ce recours, dont le verdict est toujours attendu, s’ajoute donc à la contre-offensive judiciaire du colonel Cheikh Sarr.

Avec cette nouvelle saisine de la Chambre d’accusation, le dossier Doro Gaye s’enlise dans une complexité croissante. La justice sénégalaise devra statuer sur ces multiples recours, ce qui pourrait prolonger l’affaire bien au-delà des prévisions initiales.

Décès de Jimmy Mbaye : Le Super Étoile perd un pilier

Le monde de la musique sénégalaise est en deuil. Mamadou “Jimmy” Mbaye, légendaire guitariste du Super Étoile, s’est éteint ce mardi soir à Dakar. La nouvelle a été confirmée par la page Facebook de Youssou Ndour, leader du groupe et compagnon de scène de longue date du défunt.

Jimmy Mbaye était bien plus qu’un simple musicien : il était une icône du mbalax, un maestro de la guitare dont les solos envoûtants ont marqué des générations de mélomanes. Membre fondateur du Super Étoile, il a joué un rôle clé dans l’évolution du son du groupe, contribuant à son rayonnement à l’international aux côtés de Youssou Ndour.

Sa disparition laisse un vide énorme au sein du Super Étoile et au-delà. Il était reconnu pour sa technique exceptionnelle, son jeu de guitare reconnaissable entre mille et son influence sur les jeunes musiciens sénégalais.

Les hommages affluent déjà sur les réseaux sociaux, où artistes, fans et personnalités rendent hommage à ce géant de la musique.

Plus de détails sur les circonstances de son décès et les funérailles seront communiqués ultérieurement.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°394 – 12/02/2025

🔴 AFFAIRE DES 8 MILLIARDS F CFA / « LE MINISTÈRE DES FINANCES FAIT L’OBJET DE CONVOITISES » : QUI VEUT LIQUIDER CHEIKH DIBA ?
🔴 VIOLENTS AFFRONTEMENTS ENTRE ÉTUDIANTS ET FDS, SUICIDE PRÉSUMÉ D’UN ÉTUDIANT DE L’UGB : GANGRÈNE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

🔴 LARGE VICTOIRE CONTRE BREST EN LIGUE DES CHAMPIONS : PSG ARRACHE SA QUALIF’ POUR LES HUITIÈMES
🔴 LUTTE / RÉGULARISATION DU COMBAT BOY NIANG VS REUG REUG : LE CHOC PRÉVU EN JUIN

Tensions à l’université Iba Der Thiam : Les étudiants réclament la finalisation des chantiers en cours

Les étudiants de l’université Iba Der Thiam de Thiès ont exprimé leur frustration ce mardi 11 février 2025, après une série de violents affrontements avec les forces de l’ordre. En colère contre les conditions précaires d’études et de vie sur le campus, les étudiants ont exigé la finalisation des chantiers en cours qui, selon eux, n’ont que trop tardé.

Depuis la création des pavillons universitaires il y a plus de six ans, seuls deux pavillons sont opérationnels : le pavillon A, destiné aux garçons, et le pavillon B, réservé aux filles. Ces infrastructures ne sont pas suffisantes pour répondre aux besoins des milliers d’étudiants qui fréquentent l’université chaque année. « Les conditions de vie sont devenues invivables. Une chambre abrite plus de 12 étudiants, certains doivent même partager un lit. Les restaurants et les sanitaires sont débordés », a dénoncé le porte-parole de l’Amicale des étudiants.

Les étudiants ont souligné que le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf, leur avait promis du temps pour achever les chantiers, mais aucun progrès n’a été constaté. « Il y a plusieurs mois, nous avons organisé des points de presse pour alerter les autorités, mais nous n’avons eu aucune réponse », ont-ils ajouté, frustrés par le manque de réactivité des responsables.

Face à cette situation de blocage, les étudiants ont décidé de manifester pour faire entendre leur voix. Ils insistent sur le fait qu’ils ne réclament que le minimum pour pouvoir poursuivre leurs études dans des conditions décentes. « Nous avons négocié, tenté toutes les voies possibles, mais rien n’a changé. Nous réclamons juste un cadre de vie et d’étude acceptable », ont-ils martelé.

Les tensions sont montées d’un cran lorsque les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants. Les étudiants ont dénoncé la violence de cette intervention, affirmant qu’ils protestaient pacifiquement pour une cause légitime. « L’université est un lieu de savoir, pas un champ de bataille. L’intervention des forces de l’ordre sur le campus est inacceptable », ont fustigé les manifestants. Plusieurs étudiants ont été blessés lors des affrontements et ont dû être évacués vers l’infirmerie de l’université.

Malgré la répression, les étudiants restent déterminés dans leur lutte. Ils ont affirmé qu’ils continueront à exiger la reprise des travaux pour garantir des conditions d’étude dignes de ce nom. « Nous allons porter cette question devant les autorités compétentes, mais notre lutte ne fait que commencer », ont-ils averti.

Vague de licenciements à l’AIBD : le syndicat des travailleurs des aéroports monte au créneau

Le Syndicat des travailleurs des aéroports du Sénégal (SPAS) a exprimé sa vive inquiétude face à la menace de licenciement de plusieurs employés de l’Aéroport International Blaise-Diagne (AIBD), une situation qu’il juge injustifiée et mal gérée. Selon le secrétaire général du SPAS, Djibril Sakho, les travailleurs ont appris par la presse que 500 postes pourraient être supprimés, une annonce qui a fait naître un sentiment d’indignation parmi les employés.

Le syndicat dénonce notamment le fait que l’AIBD souffre déjà d’un déficit de personnel dans plusieurs secteurs clés. Selon M. Sakho, il n’y a pas assez de travailleurs pour justifier des licenciements. Il explique qu’il existe de nombreux secteurs sous-dotés en personnel, citant des domaines essentiels comme l’électricité, la climatisation, la mécanique, les pompiers d’aérodrome et les agents de facturation. Le syndicat estime que cette situation ne justifie en aucun cas une vague de licenciements.

Au lieu de procéder à des suppressions de postes, le SPAS appelle à un plan de formation et à une réorganisation des ressources humaines au sein de l’AIBD. Le syndicat insiste sur le fait que de nombreux travailleurs possèdent des qualifications supérieures à celles requises pour les tâches qu’ils accomplissent actuellement. Par exemple, certains agents de sécurité détiennent des diplômes bien plus élevés que leurs fonctions actuelles. Le SPAS propose donc de réaffecter ces compétences en interne pour améliorer l’efficacité de l’Aéroport, plutôt que de les licencier.

La situation devient d’autant plus préoccupante dans un contexte où plusieurs secteurs au Sénégal, comme le port autonome, les mines et la santé, ont déjà été confrontés à des restrictions budgétaires et des réorganisations. Le SPAS craint que cette vague de licenciements ne crée un précédent dangereux et appelle à une gestion plus responsable des ressources humaines.

Face à la montée des tensions et de l’inquiétude parmi les travailleurs, le syndicat prévoit de porter cette question devant les plus hautes autorités du pays, notamment le Directeur général de l’AIBD, le Premier ministre et le Président de la République, afin de trouver une solution satisfaisante pour éviter une crise sociale dans le secteur. Le SPAS a réaffirmé son engagement à défendre les droits des travailleurs, et son objectif est d’obtenir une solution équitable qui préservera l’emploi et l’équilibre au sein de l’aéroport.

Libye : découverte macabre de 28 corps de migrants dans une fosse commune à Koufra

Les horreurs du trafic d’êtres humains en Libye refont surface avec la découverte, dimanche 9 février, d’une fosse commune contenant 28 corps de migrants originaires d’Afrique subsaharienne dans la région de Koufra, au sud-est du pays. Cette macabre trouvaille a été annoncée par le bureau du procureur général libyen, qui a également révélé l’arrestation de trois individus, dont deux étrangers, soupçonnés d’être impliqués dans ce réseau criminel.

C’est une opération des Forces de sécurité qui a conduit à la découverte de ces corps, enterrés non loin d’un centre de détention illégal tenu par un réseau de trafiquants. Selon les premières investigations, ce groupe criminel torturait et soumettait les migrants à des traitements inhumains et dégradants. Lors du raid, 76 migrants subsahariens ont été retrouvés séquestrés dans des conditions insoutenables.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux témoignent des sévices infligés à ces migrants : plusieurs d’entre eux portent des cicatrices profondes sur le visage et le corps. Ces actes de torture sont une pratique courante dans ces centres clandestins, comme l’a expliqué Jalel Harchaoui, chercheur spécialisé sur la Libye.

D’après Jalel Harchaoui, ces tortures servent à faire pression sur les familles des migrants, restées dans leur pays d’origine. Les trafiquants leur imposent de verser de l’argent en échange de la libération de leurs proches. Lorsque les familles refusent ou tardent à envoyer la somme exigée, les migrants sont soumis à des violences extrêmes.

« On oblige les migrants à contacter leurs familles et on exige de l’argent. Si la famille n’obtempère pas, ils sont torturés. Mais si on les torture sans jamais aller plus loin, cette méthode perd de sa crédibilité. Alors, pour maintenir un climat de peur et d’intimidation, certains sont exécutés. »

En plus de ces actes de barbarie, une autre hypothèse pourrait expliquer la mort de ces migrants : un manque de coordination ou une négligence des geôliers due aux tensions internes au sein des forces de l’Est libyen. Le camp de Khalifa Haftar, qui contrôle cette région, est divisé entre différentes brigades rivales, et certains conflits internes peuvent mener à l’oubli de prisonniers laissés à l’abandon.

« Ces centres de détention sont parfois sous le contrôle de groupes en compétition avec les principales brigades de Haftar. Des affrontements éclatent, et dans le chaos, il arrive que des entrepôts de migrants soient laissés à l’abandon, menant à leur mort par famine ou par asphyxie. »

Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé. Fin janvier, le bureau du procureur général de Tripoli avait déjà ordonné l’arrestation de deux membres d’un gang criminel accusés de torture sur plus de 263 migrants africains en situation irrégulière.

La Libye reste l’un des principaux hubs du trafic d’êtres humains, où des milliers de migrants tentent chaque année de rejoindre l’Europe en passant par la Méditerranée. Mais avant de pouvoir embarquer sur ces dangereuses embarcations de fortune, beaucoup sont capturés, emprisonnés, torturés et rançonnés par des réseaux criminels qui prospèrent dans ce climat d’anarchie.

Affaire des 8 milliards : Abdou Mbow exige des explications et interpelle le gouvernement

L’Assemblée nationale a été le théâtre d’une vive interpellation ce mardi 11 février, alors que le député Abdou Mbow, membre du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a exigé des explications du gouvernement sur un supposé scandale financier impliquant un ministre de la République et un homme d’affaires.

L’affaire a été révélée par le journaliste et chroniqueur Pape Sané lors d’une émission diffusée sur Walf TV. Selon lui, une somme colossale de 8 milliards de francs CFA serait au centre de transactions douteuses entre un haut responsable gouvernemental et un opérateur économique. Ces allégations ont rapidement pris une ampleur nationale, alimentant les débats sur la gouvernance et la transparence sous le nouveau régime.

Face au ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, présent à l’Assemblée pour défendre des projets de loi sur la réglementation bancaire et la microfinance, Abdou Mbow a exprimé sa profonde indignation. « Il est inadmissible qu’un tel scandale puisse être banalisé comme l’ont été d’autres affaires il y a quelques mois sous le nouveau régime. Nous avons promis au peuple sénégalais un État de droit, une gouvernance vertueuse, et nous ne pouvons pas laisser planer le doute sur une question aussi grave », a-t-il martelé devant l’hémicycle.

L’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY) a ensuite mis en garde contre l’impact que de telles accusations pourraient avoir sur la confiance des citoyens envers les institutions publiques. « Le Sénégal ne peut plus se permettre de tolérer l’opacité dans la gestion des deniers publics. Chaque ministre, chaque dirigeant doit rendre compte. Il est du devoir du gouvernement de tirer cette affaire au clair. La crédibilité de nos institutions en dépend. »

Interpellé sur cette question brûlante, le ministre des Finances, Cheikh Diba, a adopté une posture prudente, évitant d’entrer dans les détails de l’affaire. « Le ministère des Finances fait l’objet de nombreuses convoitises. Le débat est là. Nous n’allons pas entrer dans des considérations spécifiques, car l’affaire est entre les mains de la justice. Mais je peux vous assurer que nous partageons ces valeurs de transparence et de Jubël-Jubënti (droiture et intégrité). Nous n’accepterons pas que le Président ou le Premier ministre ait plus de valeurs que nous. Que chacun prie pour son prochain… », a-t-il déclaré devant les députés.

Maguette Sène critique le système bancaire sénégalais et prône les tontines comme alternative

L’Assemblée nationale a été le cadre d’un débat animé ce mardi 11 février, lors de l’examen du projet de loi sur la réglementation bancaire. Le député-maire de Malicounda, Maguette Sène, a vivement dénoncé la domination des banques étrangères dans le secteur financier sénégalais, plaidant pour une plus grande valorisation des systèmes d’épargne traditionnels comme les tontines ou « natt ».

Selon Maguette Sène, le secteur bancaire sénégalais est sous l’emprise des capitaux étrangers, un phénomène qui, selon lui, freine le développement économique du pays. Il a affirmé que ces institutions bancaires réalisent des profits considérables tout en imposant des conditions d’accès au crédit qui ne favorisent pas les Sénégalais les plus modestes. Il a souligné que cette situation constitue une forme d’étranglement économique pour les citoyens et les petites entreprises locales.

Le parlementaire a mis en avant les tontines, un système de financement informel principalement utilisé par les femmes, comme une alternative crédible au système bancaire traditionnel. Il a expliqué que ces structures permettent aux petits commerçants et aux entrepreneurs d’accéder à des fonds de manière plus souple et adaptée à leurs réalités économiques. Il a notamment illustré son propos avec l’exemple des vendeuses de poissons et de légumes, qui utilisent ces méthodes pour financer leurs activités sans les contraintes des banques classiques.

Maguette Sène a également rappelé que la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) s’est inspirée de ces systèmes traditionnels pour faciliter l’accès au financement des entrepreneurs. Selon lui, les résultats obtenus par cette institution prouvent que ces modèles financiers locaux peuvent être un moteur de développement économique.

Thierno Alassane Sall fustige la politique budgétaire : « Nous sommes dans une hypertension budgétaire »

L’Assemblée nationale a été le théâtre d’un échange houleux ce matin lors de l’examen du projet de loi n°01/2025 sur la réglementation bancaire et du projet de loi n°02/2025 portant sur la microfinance. Le député Thierno Alassane Sall (TAS) a vivement critiqué les priorités budgétaires du gouvernement, s’adressant directement au ministre des Finances, Cheikh Diba. Il a dénoncé une situation économique préoccupante et un endettement excessif qui mettrait le pays en difficulté.

Dans son intervention, Thierno Alassane Sall a qualifié la situation financière du Sénégal d’« hypertension budgétaire ». Selon lui, le pays atteint un niveau record d’endettement, avec 3 885 milliards de francs CFA consacrés au service de la dette en 2025, un montant sans précédent dans l’histoire du Sénégal. Il estime que cet endettement met en péril la souveraineté économique du pays et limite considérablement les marges de manœuvre du gouvernement pour investir dans des secteurs essentiels comme l’éducation, la santé et les infrastructures.

Le député a également critiqué le choix du gouvernement de mettre en avant la réglementation de la microfinance dans un contexte aussi alarmant. Il juge paradoxal de débattre de ce sujet alors que les finances publiques sont en crise. À ses yeux, la priorité devrait être la stabilisation économique et la réduction du déficit budgétaire plutôt que la promotion d’un système de microfinance qui ne pourra pas compenser les failles structurelles du secteur financier sénégalais.

En insistant sur la nécessité d’un contrôle strict des dépenses publiques, Thierno Alassane Sall a souligné que la mauvaise gestion financière et les gaspillages risquent d’aggraver encore davantage la situation budgétaire du pays. Il appelle à une réforme en profondeur des finances publiques afin d’éviter que le Sénégal ne tombe dans une spirale d’endettement incontrôlé.

Face à ces critiques, le ministre des Finances, Cheikh Diba, a défendu son action en affirmant que les finances publiques étaient sous contrôle et que des mesures étaient en place pour garantir la stabilité économique du pays. Il a toutefois reconnu la nécessité de poursuivre les réformes afin de limiter l’impact de la dette sur l’économie nationale.

Indice de Perception de la Corruption 2024 : le Sénégal progresse mais reste sous vigilance

Transparency International a publié son classement annuel de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC), et le Sénégal enregistre une légère amélioration. Avec une note de 45 sur 100, le pays gagne deux points par rapport à 2023, ce qui lui permet de se hisser à la 69e place mondiale. Un classement qu’il partage avec Sao Tomé-et-Principe, la Côte d’Ivoire et le Bénin, qui affichent le même score.

L’amélioration du score du Sénégal reflète les efforts déployés en matière de transparence et de lutte contre la corruption. Cependant, ce score reste en dessous de la moyenne mondiale, qui est de 43. Plus des deux tiers des 180 pays évalués obtiennent un score inférieur à 50, ce qui démontre que la corruption demeure un problème structurel à l’échelle mondiale.

Au Sénégal, cette légère progression pourrait s’expliquer par des initiatives renforcées en matière de bonne gouvernance, d’audits publics et de lutte contre les détournements de fonds. Toutefois, les attentes de la population restent élevées, notamment en ce qui concerne la reddition des comptes et l’indépendance des institutions de contrôle.

À l’échelle continentale, peu de pays africains dépassent la barre des 50 points. Le classement révèle que les États les mieux notés sont généralement ceux qui disposent de mécanismes solides de transparence et d’une justice indépendante.

En revanche, plusieurs pays africains restent parmi les plus mal classés, avec des institutions fragiles et un manque de volonté politique pour endiguer la corruption.

Si la progression du Sénégal dans cet indice est un signal positif, la lutte contre la corruption reste un défi majeur. La mise en place de réformes institutionnelles, le renforcement des organes de contrôle et une justice indépendante seront déterminants pour améliorer davantage la position du pays dans les prochaines années.

Affaire des 8 milliards : Cheikh Diba brise le silence et défend son intégrité

Le débat autour du supposé scandale financier impliquant 8 milliards de francs CFA continue de faire grand bruit au Sénégal. Après les révélations du journaliste-chroniqueur Pape Sané sur Walf TV, l’affaire a pris une ampleur nationale, s’invitant jusque dans les plus hautes sphères de l’État. Face à cette polémique, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a enfin réagi lors du vote du projet de loi sur la réglementation bancaire à l’Assemblée nationale.

Tout est parti d’accusations portées lors d’une émission sur Walf TV, mettant en cause un ministre de la République et un homme d’affaires dans une supposée affaire de détournement de fonds. Depuis, la question agite l’opinion publique, alimentant les débats sur la transparence et la gouvernance économique au Sénégal.

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, Cheikh Diba a tenu à mettre les choses au clair sans pour autant entrer dans les détails de l’affaire, actuellement entre les mains de la justice. « Le ministère des Finances fait l’objet de nombreuses convoitises. Le débat est là. Nous n’allons pas entrer dans des considérations spécifiques, car l’affaire est entre les mains de la justice. Mais je peux vous assurer que nous partageons ces valeurs de transparence et de Jubël-Jubënti », a-t-il affirmé.

S’adressant aux députés et, par extension, à l’opinion publique, Cheikh Diba a insisté sur son attachement aux principes d’éthique et de transparence. « Nous n’accepterons pas que le Président ou le Premier ministre ait plus de valeurs que nous. Que chacun prie pour son prochain… », a-t-il lancé, en guise de réponse aux critiques et aux soupçons qui pèsent sur lui.

Pour l’heure, aucune preuve formelle n’a été avancée sur l’existence réelle de ce scandale financier, et les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué sur l’évolution du dossier. Toutefois, cette affaire remet une fois de plus sur la table les questions de gestion des deniers publics et de responsabilité des hauts fonctionnaires.

Alors que l’opinion publique reste divisée sur cette affaire, une chose est sûre : la transparence et la bonne gouvernance seront au cœur des débats politiques des prochaines semaines.

Affaire à suivre…

Kaolack – Éducation : L’UDEN départemental dénonce le non-paiement des indemnités de surveillance du baccalauréat

Le Secrétaire Général départemental de l’UDEN, Abdoulaye Dia, était en tournée dans les écoles du département de Kaolack ce mardi. Après avoir dressé un état des lieux dans les établissements visités, lui et sa délégation ont dénoncé avec la plus grande fermeté le non-paiement des indemnités de surveillance du baccalauréat 2024.

“Il est inacceptable que des surveillants, ayant assuré un rôle essentiel lors des examens, n’aient toujours pas été rémunérés pour leur travail. Cette situation porte un préjudice direct à des professionnels qui méritent d’être traités avec respect. Nous exigeons que ces indemnités soient versées dans les plus brefs délais et que des mesures soient prises pour éviter que de tels retards ne se reproduisent à l’avenir. Nous continuerons à porter ce combat au niveau national”, a exigé M. Dia.

La situation des allocations familiales est tout aussi alarmante. “Nous sommes particulièrement préoccupés par les retards récurrents de paiement de la part de la Caisse de Sécurité Sociale. Ces retards affectent directement la vie des allocataires. Il est intolérable que ces allocations ne soient pas versées de manière régulière et en temps voulu. L’UDEN demande une régularisation immédiate de cette situation et appelle à une réforme en profondeur”, a-t-il ajouté.

Les omissions dans le paiement des indemnités des classes spéciales constituent également un problème majeur. “Ces enseignants, qui prennent en charge deux classes, sont souvent oubliés lors du versement de leurs indemnités, malgré l’importance de leur travail. Il est impératif de rectifier cette injustice et de garantir que ces professionnels reçoivent leurs paiements intégralement et dans les délais prévus”, a rappelé Abdoulaye Dia.

“En tant que Secrétaire Général de l’UDEN, je me fais le porte-parole de toutes celles et ceux qui sont confrontés à ces injustices. Nous demandons que ces paiements soient régularisés sans délai et que des mécanismes soient mis en place pour éviter de nouvelles erreurs. Il est essentiel que le gouvernement et les administrations respectent leurs engagements envers les travailleurs. L’UDEN exige une réforme du système de paiement garantissant une transparence totale et le respect strict des délais. Nous continuerons à défendre fermement ces droits et à lutter pour un système éducatif plus juste”, a-t-il conclu.

Cheikh Diba : un plaidoyer pour l’éthique et la responsabilité dans la gestion publique

Ce mardi 11 février 2025, en séance plénière à l’Assemblée nationale, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a livré un discours empreint de gravité et de conviction, mettant en avant son sens de l’éthique et de la responsabilité dans la gestion des affaires publiques.

S’exprimant lors de l’examen des projets de loi relatifs à la réglementation bancaire et à la microfinance, Cheikh Diba a insisté sur la nécessité pour chaque responsable public d’incarner des valeurs d’intégrité et de dignité. « Je n’accepterais pas que le Président de la République ait plus de valeurs que moi. Il peut avoir toutes les valeurs du monde, mais je n’accepterais pas qu’il en ait plus que moi. Il en est de même pour le Premier ministre. Pour moi, c’est cela la dignité », a-t-il affirmé avec force devant les parlementaires.

Par ces propos, le ministre réaffirme sa conception de l’engagement politique et de la gestion des ressources publiques : un domaine où l’éthique doit primer sur toute autre considération. Il invite ainsi les responsables de l’État à une introspection sur leurs responsabilités et leur devoir envers les citoyens.

Au-delà de la question des valeurs, Cheikh Diba a exhorté chacun à se concentrer sur l’essentiel, rappelant que les objectifs fixés ne sont pas négociables. « Nous n’avons même pas le droit de ne pas atteindre les objectifs qui sont les nôtres. Je n’écoute pas ceux qui disent du négatif. L’essentiel pour moi, c’est d’avoir le sentiment du devoir accompli à ma mort », a-t-il déclaré avec une solennité particulière.

Dans un contexte économique où la gestion des finances publiques est scrutée de près, son discours sonne comme un engagement personnel et une mise en garde contre toute forme de laxisme ou de déviation des principes de bonne gouvernance.

Ce plaidoyer du ministre Cheikh Diba intervient alors que les débats sur la réglementation bancaire et la microfinance revêtent une importance cruciale pour l’économie nationale. Ses déclarations témoignent de sa volonté de défendre une gouvernance rigoureuse, basée sur la transparence et la responsabilité.

Saint-Louis : Un étudiant retrouvé mort à l’UGB, une enquête ouverte

L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis est en deuil après la découverte, dans la nuit du 10 février 2025, du corps sans vie de Matar Diagne, étudiant en Master de Droit Public. Le jeune homme a été retrouvé dans sa chambre au campus 1, plongeant la communauté universitaire dans la stupeur et l’émotion.

Dès l’alerte donnée, les autorités judiciaires et la Brigade de Recherches de la Gendarmerie nationale se sont rendues sur place pour effectuer les premières constatations. Un communiqué du Parquet de Saint-Louis a confirmé l’ouverture d’une enquête afin d’éclaircir les circonstances exactes du décès. Une autopsie a été ordonnée pour déterminer les causes de la mort de l’étudiant.

La nouvelle du décès de Matar Diagne a profondément bouleversé ses camarades et l’ensemble du personnel de l’UGB. En réaction, la coordination des étudiants de l’université a décrété une “journée noire”, accompagnée d’une suspension de toutes les activités pédagogiques pendant 24 heures, en hommage au défunt.

Face à l’émotion suscitée par ce drame, les autorités universitaires et les représentants des étudiants ont appelé au calme et au respect de la mémoire de Matar Diagne, en attendant les résultats de l’enquête.

L’Université Gaston Berger, régulièrement secouée par des tensions liées aux conditions de vie et d’étude, fait aujourd’hui face à une nouvelle épreuve. Les étudiants espèrent des réponses rapides pour comprendre les circonstances du décès de leur camarade.

Saint-Louis : Un étudiant retrouvé mort à l’UGB, une enquête ouverte

L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis est en deuil après la découverte, dans la nuit du 10 février 2025, du corps sans vie de Matar Diagne, étudiant en Master de Droit Public. Le jeune homme a été retrouvé dans sa chambre au campus 1, plongeant la communauté universitaire dans la stupeur et l’émotion.

Une enquête en cours

Dès l’alerte donnée, les autorités judiciaires et la Brigade de Recherches de la Gendarmerie nationale se sont rendues sur place pour effectuer les premières constatations. Un communiqué du Parquet de Saint-Louis a confirmé l’ouverture d’une enquête afin d’éclaircir les circonstances exactes du décès. Une autopsie a été ordonnée pour déterminer les causes de la mort de l’étudiant.

Une communauté sous le choc

La nouvelle du décès de Matar Diagne a profondément bouleversé ses camarades et l’ensemble du personnel de l’UGB. En réaction, la coordination des étudiants de l’université a décrété une “journée noire”, accompagnée d’une suspension de toutes les activités pédagogiques pendant 24 heures, en hommage au défunt.

Un appel à la sérénité en attendant les conclusions

Face à l’émotion suscitée par ce drame, les autorités universitaires et les représentants des étudiants ont appelé au calme et au respect de la mémoire de Matar Diagne, en attendant les résultats de l’enquête.

L’Université Gaston Berger, régulièrement secouée par des tensions liées aux conditions de vie et d’étude, fait aujourd’hui face à une nouvelle épreuve. Les étudiants espèrent des réponses rapides pour comprendre les circonstances du décès de leur camarade.

Assemblée nationale : le Premier ministre Ousmane Sonko bientôt face aux députés

Dans une déclaration faite ce mardi à l’issue d’une séance plénière, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a annoncé que le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement se soumettraient prochainement à l’exercice des questions au gouvernement. Cette tradition parlementaire permet aux députés d’interroger l’exécutif sur ses actions et sa politique.

Cette session de questions-réponses constitue un moment clé dans le fonctionnement des institutions. Elle offre aux députés l’occasion d’exercer leur mission de contrôle de l’action gouvernementale, tout en permettant aux citoyens de mieux comprendre les orientations du gouvernement. Ousmane Sonko, chef du gouvernement depuis avril 2024, devra ainsi répondre aux préoccupations des parlementaires sur les différents chantiers en cours.

En parallèle, El Malick Ndiaye a annoncé le lancement d’un audit du personnel parlementaire et d’un bilan des compétences, entamé il y a deux semaines. Cette initiative vise à optimiser le fonctionnement de l’Assemblée nationale et à garantir une gestion plus efficace des ressources humaines.

Le président de l’Assemblée a souligné que ces réformes s’inscrivent dans une volonté de modernisation et de transparence, afin de renforcer l’efficacité des services parlementaires et d’améliorer la gouvernance de l’institution.

El Malick Ndiaye a précisé que le bureau de l’Assemblée nationale et la conférence des présidents se réuniront très prochainement pour définir les modalités et le calendrier de cette session de questions au gouvernement.

Il a tenu à rassurer les députés et l’opinion publique quant à la volonté de l’Assemblée de remplir pleinement son rôle, en mettant l’accent sur la responsabilité et l’engagement institutionnel.

La lettre d’adieu poignante de Matar Diagne, étudiant en droit à l’UGB

Matar Diagne, étudiant en maîtrise de droit à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a tragiquement mis fin à ses jours, refusant de vivre dans le déshonneur. Dans une lettre émouvante adressée à la postérité, il expose les raisons profondes qui l’ont conduit à cet acte désespéré. Groupe Le Dakarois vous révèle l’intégralité de cette lettre posthume.

voici sa lettre avant de passer à l’acte

Je ne serai plus vivant quand vous lirez ce texte. J’ai décidé de mourir dans la dignité plutôt que de vivre dans le déshonneur.
En 2020, j’ai obtenu mon baccalauréat en étant premier du centre, mais quelques mois plus tôt, une grave maladie m’a atteint et elle persiste jusqu’à maintenant. J’ai toujours été une personne réservée dont l’intégration était quelque peu pénible. Pendant cette période, j’avais commencé à m’intégrer socialement, mais à cause de la maladie, j’ai recommencé à m’isoler. Malgré tout, j’ai décidé d’aller à l’université et de poursuivre mes études, et là, je vis entre l’UFR et ma chambre. Mais certaines personnes ne voient pas cela d’un bon œil. « Ki dafa bonn, dou dem thi nitt yi. Beugoul nitt yi. » disent-ils. Cela m’a davantage isolé. Pourtant, il aurait été facile pour eux de comprendre que c’est ma situation qui me pousse à m’isoler. Certaines personnes sont très intelligentes, mais elles peuvent se révéler être des cons quand il s’agit de comprendre la situation de leurs semblables.
L’isolement, additionné à la souffrance de la maladie, a eu des conséquences néfastes sur moi. Je ressens une tristesse intense. Il y a une tempête dans mon cœur. La fois oú j’ai eu à me confesser, mes confessions ont été exposées en public. La conséquence en est que je me méfie, je n’ose même pas en parler avec des amis. Face à cette situation, je me muets dans mon silence, comme je sais si bien le faire depuis que je fus enfant. Et ce qui est triste, c’est qu’il y a des personnes qui s’adonnent aux moqueries avec joie, sans mesurer les conséquences de leurs actes.
Peut-être que ma mort ouvrira les yeux à certains étudiants et certaines familles. N’isolez personne, n’ignorez personne, ne vous moquez de personne et ne fuyez personne. Rapprochez-vous des gens qui s’isolent, parlez leur et essayez de les comprendre, sans les juger. Boulene bayi ken mouy wét ak ay problemame. Boulène khébale kéne problémame. Cet acte, je l’ai fait en quelque sorte en guise de sacrifice pour que géne bayi xell les autres qui ont des soucis. Ne jugez jamais avant de connaître toute l’histoire.
Par ailleurs, ce qui m’a le plus déchiré, ce sont les conjectures sur ma maladie, les calomnies et les accusations non fondées. Je ne vais pas les énoncer ici, car je pense que je suis plus grand que cela. C’est une situation qui m’a profondément détruit. Je ne vais citer personne, car je ne veux que personne soit pris pour cible.
Finalement, je me sens oppressé. Cette pression s’est entrelacée à celle de ma maladie, et elles me sont insupportables et m’affligent le cœur. La maladie seule aurait été très douce pour moi, mais les mauvaises choses qui circulent sur moi, et que je nie jusqu’à la dernière énergie, me sont létifère. Ces bobards ont fait de moi une autre personne. Quand des gens qui ne vous connaissent pas vous haïssent, alors sachez que ce sont certainement vos détracteurs qui sont passés par là pour vous salir. J’espère que ceux qui ont fait cela auront la conscience tranquille. Le plus triste, c’est que ce seront ces mêmes personnes qui seront les premières à faire de bons témoignages sur moi.
La douleur physique, ce n’est rien. Mais celle du cœur est infernale. Goor momoul yénn yi. Je suis une personne très digne, et j’ai un très grand sens de l’honneur. Il m’est préférable de mourir dans l’honneur que de vivre dans le déshonneur.
Je demande pardon à mon père et à ma mère. Je vous aime tous les deux. Je vous aime de tout mon cœur, de toute mon âme. Ne m’oubliez jamais dans vos prières.
Papa khamnani dinala bétt ndakh je t’ai toujours montré mon côté guerrier, je ne t’ai jamais montré mes faiblesses. Je t’aime beaucoup, et ne m’en veux pas pour ça. Balma ak.
Si j’ai tenu jusqu’ici, c’est pour ma mère. Sama yaye rek la khamoul nouma kay def. Depuis 2011, elle est paralysée par un AVC. Mais à quoi lui servirais-je étant ainsi malade, délabré et rompu ? Je refuse d’être une charge supplémentaire. Yaye khamnani dina tass sa yakar, wayé dénke nala Yallah. Dénke nala Yallah.
Je demande pardon à ma grand-mère. Elle a toujours cru en moi, et je suis désolé d’avoir brisé sa confiance et ses espérances. Elle a toujours voulu que je devienne « Président de la République ». Toutes ses prières pour moi allaient dans ce sens, et c’est elle qui a financé mes études jusqu’à la terminale. J’ai toujours étudié avec hargne pour réaliser son souhait, car c’était aussi ce que je voulais devenir. Mame balma.
Je demande pardon à mes amis dont je vais abréger les noms : PMN, ABF, NMD et MDD. Neubeu nalène samay problèmes ba dém. Balelène ma ak. Vous avez toujours été là pour moi. Votre gentillesse m’a profondément marqué. Vous êtes de bonnes personnes et de bons amis. Ne pleurez pas ma mort. Nianal lénema.
Je demande pardon à mes frères et sœurs. Je sais que vous m’aimez beaucoup, mais sachez que je vous aime autant. Grandissez en âge et en sagesse, et profitez de la vie, et respectez les parents. Ma sœur, mon amie, BB Khady, je te confie ma mère.
Je demande pardon à toute la communauté estudiantine, aux sénégalais et aux gens de ma religion.
J’ai terminé mon roman intitulé « LA FUITE DES INDÉSIRABLES », il parle de l’émigration clandestine. Je l’ai envoyé à la maison d’édition Harmattan-Sénégal avec mon adresse mail papmatar8@gmail.com. Aidez-moi à le publier, c’est sans doute la seule trace que je laisserai sur terre. Je souhaite que les retombées de ce livre, même si c’est un seul exemplaire vendu, soient dédiées à la prise en charge de l’AVC de ma mère.
J’ai écrit ce texte pour anticiper les propos de ceux qui tenteront de salir ma mémoire. Je ne suis pas une personne parfaite, et je commets des erreurs comme tout le monde. Mais toute ma vie durant, j’ai fait de telle sorte à ne pas nuire mes semblables, et s’il arrive que je le fasse, certainement, je le jure, ce n’est pas intentionnel. Je me suis toujours gardé de dire du mal des autres. J’ai fait de telle sorte à respecter les préceptes de ma religion, et à réserver une bonne partie de ma vie à l’adoration d’Allah. Toutefois, les personnes comme moi, je le pense bien, qui sont incapables de faire du mal aux autres, qui aiment le juste et qui sont véridiques, n’ont pas leur place dans ce monde, car ce sont toujours ces mêmes personnes qui, aux yeux des autres, sont les monstres.
Je veux mourir en paix, sans haine. Donc, je pardonne à tout le monde, ceux qui m’ont blessé, consciemment ou inconsciemment. Et je demande pardon à toutes les personnes que j’ai eu à causer du tort.
La meilleure manière de m’aider maintenant, c’est de prier pour moi. Ne faites pas de deuil, juste priez pour moi. J’aimerais être enterré à Médinatoul Dieylani, s’il y a des cimetières là-bas. Si ce n’est pas le cas, alors je laisse mon père choisir le lieu de mon enterrement. Creusez, pour moi, une tombe profonde. Qu’Allah me pardonne !
Ne jugez pas mon acte. Laissez Allah en disposer, car Allah est miséricordieux !

Université Gaston Berger : émoi après le décès tragique de l’étudiant Matar Diagne

Saint-Louis, 11 février 2025 – L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis est en deuil après la découverte du corps sans vie de Matar Diagne, étudiant en Master de Droit Public. Le drame s’est produit dans la nuit du 10 février 2025, au campus 1 de l’université.

Selon un communiqué du Parquet de Saint-Louis, les autorités judiciaires et la Brigade de Recherches de la Gendarmerie nationale se sont rendues sur les lieux dès l’annonce du décès. Les premières constatations ont été effectuées, et une enquête a été immédiatement ouverte pour élucider les circonstances exactes de cette tragédie. Une autopsie a également été ordonnée afin de déterminer les causes du décès.

La nouvelle de la disparition de Matar Diagne a provoqué une onde de choc au sein de la communauté universitaire. Étudiants, enseignants et personnel administratif expriment leur tristesse et leur incompréhension face à cette perte brutale.

En réaction à ce drame, la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a décrété une “journée noire” et a appelé à 24 heures de suspension de toutes les activités pédagogiques en hommage au défunt. De nombreux étudiants se sont réunis pour témoigner leur solidarité et exprimer leur douleur.

Face à cette situation, les autorités universitaires et locales appellent au calme et à la patience en attendant les conclusions de l’enquête. “Nous comprenons l’émotion légitime des étudiants, mais nous devons laisser la justice faire son travail pour faire toute la lumière sur cette affaire”, a déclaré un responsable de l’université.

Le décès de Matar Diagne soulève de nombreuses interrogations et ravive les préoccupations concernant les conditions de vie et de sécurité dans les campus universitaires. La communauté de l’UGB reste dans l’attente des résultats de l’enquête pour comprendre ce qui s’est réellement passé et honorer dignement la mémoire du disparu.

Thiès – Affrontements à l’UIDT : Plusieurs étudiants évacués à l’infirmerie

La tension était vive ce mardi à l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT), où de violents affrontements ont opposé des étudiants aux forces de l’ordre. Plusieurs étudiants, dont des filles, ont été évacués vers l’infirmerie du campus après avoir été blessés ou incommodés par les gaz lacrymogènes.

À l’origine de la colère des étudiants, un problème récurrent dans les universités publiques sénégalaises : le manque d’infrastructures. Les étudiants réclament la mise à disposition immédiate du nouveau pavillon de 1 000 lits, dont la livraison était annoncée depuis plusieurs mois mais qui reste inoccupé.

Face à cette situation, ils avaient déposé une demande d’autorisation pour organiser une marche pacifique afin de faire entendre leur voix. Mais les autorités administratives ont rejeté cette demande, ce qui a renforcé la frustration et mené à une mobilisation spontanée sur le campus.

La manifestation a rapidement pris une tournure violente, les étudiants érigeant des barricades et lançant des projectiles, tandis que les forces de l’ordre répondaient par des tirs de grenades lacrymogènes. Pendant plusieurs heures, le campus a été le théâtre d’affrontements intenses, perturbant les activités académiques et administratives.

« Nous avons été gazés alors que nous demandions juste un droit légitime : un logement digne pour étudier dans de bonnes conditions », déclare un étudiant en licence, encore sous le choc.

Selon les premiers bilans, plusieurs étudiants ont dû être évacués vers l’infirmerie du campus après avoir inhalé du gaz lacrymogène ou subi des blessures légères. Des dégâts matériels ont également été constatés : vitres brisées, mobilier endommagé et salles de classe saccagées.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités universitaires ou administratives. Toutefois, des sources internes indiquent que des discussions sont en cours pour tenter de trouver une issue à cette crise.

Les étudiants, de leur côté, restent déterminés à poursuivre leur lutte jusqu’à l’ouverture effective du pavillon. « Nous ne lâcherons pas tant que nos conditions de vie ne s’amélioreront pas », martèle un leader estudiantin.

Cette nouvelle crise à l’UIDT relance le débat sur les conditions de vie dans les universités publiques du Sénégal, où le manque d’infrastructures et les retards dans les projets restent des problèmes majeurs.

Affaire Farba Ngom : le député-maire des Agnam visé par un mandat de comparution pour blanchiment présumé de 125 milliards

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, s’est rendu dans les locaux de la Division des investigations criminelles (DIC), où il a reçu un mandat de comparution émis par le Pool judiciaire financier (PJF). Cette convocation intervient dans le cadre d’une enquête sur un présumé blanchiment de capitaux portant sur une somme provisoirement estimée à 125 milliards de francs CFA.

Selon le journal Source A, qui a révélé l’information ce mardi 11 février, cette procédure judiciaire contraint le responsable de l’Alliance pour la République (APR) à répondre à la convocation des enquêteurs. « Contrairement à une simple convocation, le mandat de comparution a un caractère plus contraignant. Si l’inculpé ne se présente pas, le juge peut décerner un mandat d’amener », précise le journal.

Ainsi, Farba Ngom n’a d’autre choix que de se présenter devant les enquêteurs pour s’expliquer sur l’origine des fonds en question et répondre aux accusations de blanchiment qui pèsent sur lui.

L’affaire, qui secoue actuellement la sphère politique et économique du Sénégal, suscite de nombreuses interrogations. D’autant plus que le montant en jeu est particulièrement élevé. Le PJF, spécialisé dans la lutte contre la criminalité financière, semble disposer d’éléments solides pour convoquer l’homme politique.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par Farba Ngom ou ses avocats. Toutefois, ce dossier risque d’avoir des répercussions non seulement sur sa carrière politique, mais aussi sur l’image de l’APR, dont il est l’un des proches du président sortant Macky Sall.

L’Assemblée Nationale adopte à l’unanimité les projets de loi sur la réglementation bancaire et de la microfinance

L’Assemblée Nationale du Sénégal a tenu une séance plénière ce mardi 11 février 2025, consacrée à l’examen des projets de loi portant sur la réglementation bancaire et de la microfinance. Après un passage en Commission, le Ministre des Finances et du Budget, M. Cheikh Diba, a pris la parole pour défendre ces projets de loi devant les députés.

Les deux projets, la Loi n°01-2025 sur la réglementation bancaire et la Loi n°02-2025 sur la réglementation de la microfinance, ont été adoptés à l’unanimité par les députés présents. En effet, la Loi n°01-2025 a recueilli 143 voix pour sur 143 votants, et la Loi n°02-2025 a également été votée sans opposition.

Ces réformes législatives visent des objectifs clairs pour le secteur financier national. La Loi sur la réglementation bancaire cherche à renforcer le cadre législatif du secteur, en vue de rendre les services bancaires plus accessibles et sécurisés pour les usagers. Elle s’inscrit dans une démarche visant à améliorer la confiance des citoyens dans le système bancaire et à encourager l’inclusion financière.

Quant à la Loi sur la microfinance, elle a pour objectif de consolider la résilience des institutions de microfinance, en encadrant de manière plus stricte les taux d’intérêt et en facilitant l’accès aux financements pour les populations vulnérables. Ce projet vise ainsi à protéger les clients des abus tout en assurant un développement durable des institutions de microfinance.

L’adoption de ces deux projets de loi marque une étape importante dans la modernisation et la régulation du secteur financier sénégalais, en réponse aux besoins croissants de transparence et de protection des usagers. Les autorités espèrent que ces réformes contribueront à stimuler l’accès au crédit, notamment pour les petites entreprises et les citoyens à faibles revenus, tout en garantissant un cadre juridique plus sûr et plus fiable pour les opérateurs du secteur.

Affaire Mor Mané Diop et Ndoumbé Diop : un mariage tourne à l’affrontement judiciaire

L’ambiance festive d’un mariage s’est transformée en scène de tension à la cité Rochette de Thiaroye, entraînant l’arrestation de Mor Mané Diop, époux de la chanteuse Daba Sèye, et de Ndoumbé Diop, mère de la mariée. L’affaire sera jugée ce jeudi 13 février devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye.

Tout commence dans la nuit du samedi au dimanche dernier, lors du mariage de D. Sart, 24 ans. Pour rendre l’événement mémorable, la mère de la mariée, Ndoumbé Diop, avait engagé la célèbre chanteuse Daba Sèye pour une prestation nocturne de quatre heures. Dès 22 heures, l’artiste, accompagnée de son mari et de son orchestre, entame son show devant un public conquis.

Mais aux alentours de 2 heures du matin, la chanteuse met fin au spectacle, demandant à son équipe de ranger les instruments. Une décision qui ne passe pas auprès de Ndoumbé Diop, qui insiste pour que l’artiste continue sa prestation, avançant que sa fille doit encore porter deux autres tenues traditionnelles.

Face au refus de Daba Sèye, la situation dégénère. Selon l’accusation, Ndoumbé Diop aurait saisi une chaise et fracassé le pare-brise du véhicule du couple. La tension monte d’un cran lorsque la foule, ameutée, commence à lancer des projectiles en direction de la voiture.

C’est alors que Mor Mané Diop, se sentant menacé, sort un pistolet d’alarme de calibre 9 mm et le brandit pour disperser les assaillants et quitter les lieux en sécurité. Alertés, les éléments de la police de Diamaguène-Sicap Mbao interviennent rapidement et procèdent à l’arrestation des deux protagonistes.

Après leur garde à vue, Mor Mané Diop et Ndoumbé Diop ont été libérés mais devront répondre de leurs actes devant la justice. Mor Mané Diop est poursuivi pour détention illégale d’arme à feu, tandis que Ndoumbé Diop est accusée d’actes de vandalisme et de troubles à l’ordre public.

Indice de Perception de la Corruption 2024 : Le Sénégal progresse légèrement mais reste dans la zone rouge

Le Sénégal enregistre une légère amélioration dans l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2024, atteignant un score de 45/100, contre 43/100 en 2023. Malgré cette progression, le pays demeure dans la zone rouge, selon les critères de Transparency International.

Selon Birahim Seck, coordonnateur du Forum Civil, cette avancée est le fruit de plusieurs réformes institutionnelles majeures. Il cite notamment :

• La création d’un Parquet national financier, destiné à renforcer la lutte contre les crimes économiques.

• La modification des lois encadrant l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), afin d’accroître son indépendance et son efficacité.

• Le renforcement du cadre légal sur la déclaration de patrimoine, imposant plus de transparence aux responsables publics.

• L’adoption de nouvelles mesures contre le blanchiment de capitaux, en conformité avec les standards internationaux.

En outre, la publication des rapports de la Cour des Comptes et de l’OFNAC, ainsi que le fonctionnement effectif du Pool Judiciaire Financier, ont également contribué à cette amélioration, selon M. Seck.

Malgré ces avancées, le Forum Civil exprime des préoccupations sur certains points, notamment l’absence de publication des rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE). Cette institution, pourtant essentielle dans le dispositif de contrôle et de transparence, n’a pas encore rendu publics ses travaux récents, malgré plusieurs rappels adressés au président Bassirou Diomaye Faye.

Pour les acteurs de la société civile, la lutte contre la corruption doit s’intensifier à travers une application rigoureuse des sanctions, une justice plus indépendante et une transparence accrue dans la gestion des ressources publiques.

Avec un score de 45/100, le Sénégal reste loin de l’objectif d’une gouvernance intègre et transparente. Toutefois, cette progression montre que les réformes engagées commencent à porter leurs fruits. Pour poursuivre sur cette lancée, les experts recommandent un suivi strict des politiques anticorruption, une meilleure protection des lanceurs d’alerte et une accélération des procédures judiciaires contre les détournements de fonds publics.

Affaire Pape Sané : Le journaliste auditionné avant d’être libéré sous condition

Le journaliste et chroniqueur Pape Sané a été convoqué ce lundi à la Division des Investigations Criminelles (DIC) avant d’être entendu par la Brigade des Affaires Générales (BAG) du Palais de justice de Dakar. Sa convocation fait suite à des révélations faites sur Walf TV concernant un scandale financier impliquant un homme d’affaires et un ministre de la République.

Accompagné de ses avocats Me Moussa Sarr, Me Youssouf Camara, Me Cheikh Niass et Me Amadou Diallo, Pape Sané a répondu aux questions des enquêteurs pendant plusieurs heures. « Nous avons donné notre version du dossier dont il s’agit. Toutes les preuves ont été apportées », a déclaré le journaliste à sa sortie du Palais de justice.

Au cours de son audition, il lui a été demandé de révéler l’origine des documents en sa possession. Toutefois, fidèle au principe de protection des sources journalistiques, il a refusé de divulguer leur provenance.

À l’issue de l’interrogatoire, aucune charge n’a été retenue contre Pape Sané. « Ils n’ont rien à me reprocher et m’ont signifié que je pouvais rentrer chez moi, tout en restant à la disposition de la justice », a-t-il affirmé.

Série noire sur les routes du Sénégal : un policier mortellement percuté à Cambérène

Le Sénégal est frappé par une vague d’accidents de la route meurtriers, avec plusieurs tragédies enregistrées entre le 2 et le 10 février 2025. Hier, un drame s’est produit à Cambérène, sur le site d’embarquement et de débarquement des Bus Rapid Transit (BRT), où un agent de police a perdu la vie après avoir été violemment percuté par un véhicule de type L200.

Selon le journal Les Échos, la victime, un policier appartenant à la 47ᵉ promotion, circulait à moto lorsqu’il a été mortellement heurté. Alertées, les forces de l’ordre ont rapidement sécurisé la zone et procédé aux constatations d’usage. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Ce nouveau drame s’ajoute à une série noire d’accidents qui endeuillent le pays. Récemment, un grave accident sur l’autoroute Ila Touba, entre Bambey et Réfane, a coûté la vie à 11 personnes, dont 9 femmes. Un minicar transportant des fidèles revenant d’un événement religieux à Touba a percuté un taxi-bagages en panne, causant également 9 blessés graves.

Quelques jours plus tôt, à Richard Toll, un violent choc entre un camion et un véhicule de transport en commun de type « 7 places » a fait 5 morts, aggravant encore le bilan de cette hécatombe routière.

Le directeur général des autoroutes du Sénégal, Dr Ibrahima Sall, tire la sonnette d’alarme : environ 700 personnes perdent la vie chaque année sur les routes sénégalaises. Il précise que 60 % de ces accidents sont dus à des erreurs humaines, notamment l’excès de vitesse et le non-respect des distances de sécurité. Les problèmes mécaniques, tels que l’éclatement des pneus et la vétusté des véhicules, sont responsables de 30 % des accidents.

Face à cette recrudescence d’accidents mortels, les autorités sont appelées à renforcer les mesures de prévention routière. Des contrôles plus stricts, une meilleure formation des conducteurs et la modernisation du parc automobile pourraient contribuer à limiter les drames sur les routes.

L’armée sénégalaise s’engage dans la résorption des abris provisoires

Le ministre des Forces armées, le général Birame Diop, a annoncé lundi un partenariat entre l’armée sénégalaise et le ministère de l’Éducation nationale pour accélérer la résorption des abris provisoires dans les écoles. Cette déclaration a été faite lors de la cérémonie officielle de lancement de la 24ᵉ édition de la Semaine nationale de l’éducation de base, tenue à l’École de formation des instituteurs (EFI) de Rufisque, en présence de son homologue Moustapha Guirassy.

Selon le ministre, les capacités techniques et logistiques de l’armée seront mises à contribution pour améliorer les infrastructures scolaires à travers le pays. « Les Forces armées, pour leurs capacités et attributs spécifiques, peuvent être mises à profit dans les nombreuses initiatives du ministère de l’Éducation nationale pour relever le défi crucial de l’éducation pour tous et partout dans notre pays dans les meilleures conditions », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé qu’à une époque, le génie militaire effectuait des tournées durant les vacances scolaires pour réhabiliter des écoles, un modèle qui pourrait être réactivé. Convaincu du rôle que peut jouer l’armée, le général Birame Diop estime que cette collaboration permettra de former des citoyens responsables et engagés dès le plus jeune âge.

Le problème des abris provisoires est un défi majeur du système éducatif sénégalais, notamment dans les zones rurales où de nombreux élèves étudient encore dans des conditions précaires. L’intervention de l’armée, avec son expertise en construction et en logistique, pourrait accélérer le processus de remplacement de ces structures par des bâtiments durables et mieux équipés.

De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a salué cette initiative, soulignant l’importance d’une approche multisectorielle pour améliorer l’accès et la qualité de l’éducation au Sénégal.

Affaire Farba Ngom : L’épineuse enquête sur un blanchiment présumé de 125 milliards de FCFA

L’affaire qui secoue actuellement le paysage politico-économique sénégalais prend une nouvelle tournure. Après son audition ce lundi à la Division des investigations criminelles (DIC), le député-maire des Agnams, Farba Ngom, est attendu jeudi prochain à midi devant le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF). Cette convocation fait suite aux révélations du rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui évoque un blanchiment présumé de capitaux estimé provisoirement à plus de 125 milliards de francs CFA.

Selon L’Observateur, Farba Ngom ne sera pas le seul à être entendu. L’homme d’affaires Seydou Sarr, alias Tahirou Sarr, figure également parmi les personnes convoquées dans le cadre de cette enquête. Ce dernier, qui aurait reçu sa convocation depuis vendredi dernier, devra répondre en même temps que le responsable de l’Alliance pour la République (APR).

L’enquête ne s’arrête pas là. Plusieurs autres grandes figures du monde des affaires et de l’administration sont dans le viseur du Parquet financier. Parmi eux, des patrons de Sociétés civiles immobilières (SCI), soupçonnés d’avoir servi de relais financiers dans ce vaste réseau présumé de blanchiment d’argent. Des responsables des Domaines et du Trésor public sont également concernés, ce qui laisse présager une affaire d’une ampleur considérable.

Farba Ngom, connu pour être un proche du président Macky Sall, se retrouve ainsi dans une situation délicate. Son implication présumée dans cette affaire risque de fragiliser encore plus l’APR, déjà confrontée à des tensions internes depuis la fin de la dernière élection présidentielle.

Pour l’instant, les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin de démêler l’écheveau de ce scandale financier. Les auditions prévues cette semaine pourraient apporter de nouveaux éléments et, éventuellement, ouvrir la voie à de potentielles inculpations.

Réforme des chantiers navals de Dakar : vers la fin de l’ère Lisenave

Le secteur stratégique de la réparation navale au Sénégal s’apprête à connaître un tournant décisif. L’État, à travers la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn), a lancé un appel public à candidature international pour un partenariat public-privé de 20 ans portant sur le financement, l’exploitation et la maintenance des chantiers navals de Dakar. Cette décision marque la fin annoncée du contrôle exercé depuis 1999 par la société portugaise Lisenave à travers Dakarnave.

Depuis plusieurs décennies, Lisenave bénéficie d’un contrat qualifié de “léonin” par de nombreux observateurs, y compris les corps de contrôle de l’État. En effet, les termes de l’accord ont longtemps suscité des critiques, notamment en raison de la faible part des revenus reversés au Sénégal. À titre d’exemple, pour l’exercice 2024, Dakarnave a généré un chiffre d’affaires de 20 milliards de FCFA, tandis que la Sirn, représentant l’État, n’a perçu que 1 % de ce montant, soit 200 millions de FCFA.

Face à cette situation jugée inacceptable, l’actuel président Bassirou Diomaye Faye a décidé de reprendre le processus de sélection d’un nouvel exploitant. Une première tentative avait été faite, mais le chef de l’État a exigé l’annulation de la procédure afin d’assurer une transparence totale.

L’appel public à candidature, publié dans le quotidien national Le Soleil, ouvre ainsi la voie à une refonte complète du modèle de gestion des chantiers navals de Dakar. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 25 mars prochain pour soumettre leurs dossiers de préqualification à la Sirn.

Cette réforme vise plusieurs objectifs :

• Augmenter la part des revenus de l’État en garantissant une meilleure répartition des bénéfices tirés de l’exploitation des infrastructures.

• Améliorer la compétitivité du secteur en attirant un investisseur capable d’apporter des innovations technologiques et des normes de gestion modernes.

• Créer plus d’emplois locaux et favoriser le transfert de compétences aux travailleurs sénégalais.

En attendant la désignation d’un nouvel opérateur, Lisenave, dont le contrat a expiré en juin 2024, pourrait voir son bail temporairement prolongé. Toutefois, cette prolongation, nécessaire pour éviter un arrêt brutal des activités, pose une question cruciale : à quel coût pour l’économie nationale ?

La fin du monopole de Lisenave est perçue comme une opportunité pour le Sénégal de reprendre le contrôle d’un secteur stratégique. La décision du gouvernement d’ouvrir une nouvelle compétition internationale vise à garantir une gestion plus équitable et profitable à l’économie nationale.

Alors que le processus suit son cours, la vigilance reste de mise pour s’assurer que cette réforme aboutisse à un partenariat bénéfique et durable, mettant fin à des décennies de déséquilibre économique dans l’exploitation des chantiers navals de Dakar.

Indice de Perception de la Corruption 2024 : Le Sénégal progresse de deux places

Le Sénégal a gagné deux places dans le classement de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2024 publié par Transparency International, se positionnant à la 69ᵉ place avec une note de 45 sur 100. Ce score le place au même rang que le Bénin, Sao Tomé-et-Principe et la Côte d’Ivoire, marquant ainsi une légère amélioration par rapport à 2023.

Bien que le Sénégal progresse légèrement dans le classement, la corruption reste un défi majeur. Un score de 45 sur 100 indique encore une perception élevée de la corruption dans le secteur public. Toutefois, cette amélioration peut être attribuée à plusieurs facteurs, notamment des efforts accrus en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption.

L’IPC 2024 met en évidence la stagnation de la lutte contre la corruption à l’échelle mondiale. Sur les 180 pays classés, la moyenne mondiale reste bloquée à 43 sur 100, ce qui témoigne d’une difficulté persistante à réduire la corruption. De plus, plus des deux tiers des pays ont un score inférieur à 50, soulignant l’ampleur du problème.

Au Sénégal, plusieurs mesures ont été mises en place ces dernières années pour renforcer la transparence et améliorer la gouvernance, notamment :

• Le renforcement des institutions de lutte contre la corruption, telles que l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) et la Cour des Comptes.

• Une meilleure surveillance des finances publiques grâce aux audits et aux publications des rapports sur la gestion des fonds publics.

• Des initiatives pour limiter la corruption dans les marchés publics, avec des réformes visant à accroître la transparence dans l’attribution des contrats.

Malgré ces avancées, plusieurs défis demeurent :

• L’impunité de certains hauts responsables accusés de corruption.

• Le manque d’indépendance de la justice, souvent critiqué par la société civile.

• La corruption au niveau administratif, qui affecte directement les citoyens dans leurs interactions avec les services publics.

Le Sénégal progresse dans le classement de Transparency International, mais les efforts doivent se poursuivre pour garantir une gouvernance plus transparente et efficace. L’amélioration de la lutte contre la corruption nécessite une volonté politique forte, une application rigoureuse des lois et une participation active de la société civile. Le chemin reste encore long, mais chaque avancée est un pas vers plus d’intégrité et de confiance dans les institutions.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°393 – 11/02/2025

🔴 CONVOCATION DE FARBA NGOM PAR LE POOL JUDICIAIRE FINANCIER : OPACITÉ TOTALE SUR LE DOSSIER
🔴 COMMANDE D’UN AUDIT DE L’IGE SUR LA GESTION DE LAT DIOP À LA LONASE : L’AFFAIRE MOHAMED DIENG, PAS ASSEZ ACCABLANTE ?

🔴 14e JOURNÉE LIGUE 1 : AS PIKINE ET HLM DAKAR COUPENT LA POIRE EN DEUX
🔴 DÉCÈS D’UN EX-INTERNATIONAL SÉNÉGALAIS : MAMADOU SYLLA PERD SON DERNIER MATCH

SAINT-LOUIS / TRAGÉDIE À L’UGB : Un étudiant retrouvé mort dans des circonstances troubles

La communauté universitaire de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis est sous le choc après la découverte, tard dans la soirée du lundi au mardi, du corps sans vie d’un étudiant dans sa chambre. Les circonstances de ce drame restent pour l’heure troubles, bien que certains évoquent la thèse du suicide.
Les autorités universitaires et les forces de l’ordre se sont immédiatement rendues sur les lieux afin de procéder aux premiers constats.
Une enquête a été ouverte pour déterminer avec précision les causes de ce drame.
Cet événement tragique a plongé l’ensemble de la communauté universitaire dans une profonde consternation. À travers les réseaux sociaux, les étudiants, ont exprimé leur tristesse et leur incompréhension face à cette situation, espérant que la lumière soit rapidement faite.

Le Dakarois

L’inaction des autorités, un vide juridique, des inégalités : les travailleurs offshore du pétrole et du gaz dénoncent et annoncent un grand rassemblement vendredi prochain

C’est avec une grande colère que le Syndicat National des Gens de Mer Offshore Pétrole et Gaz a tenu une conférence de presse ce lundi 10 février 2025, à la Maison du CNTS, dénonçant la précarité persistante des travailleurs du secteur. Face à l’inaction des autorités, les revendications s’accumulent, mettant en lumière un vide juridique et des inégalités criantes. Le représentant de la centrale syndicale de la CNTS, Modou Guiro, a tiré la sonnette d’alarme en annonçant un grand rassemblement de l’ensemble des syndicats affiliés, prévu ce vendredi.

La loi sur le contenu local, censée garantir une priorité aux travailleurs sénégalais dans le secteur pétrolier et gazier offshore, reste lettre morte. Malgré l’entrée en production des projets pétroliers et gaziers, de nombreux travailleurs sénégalais se heurtent à un accès limité aux emplois sur les plateformes, une situation qui profite davantage aux travailleurs étrangers.

Un autre point de discorde majeur est l’absence de signature, par le ministère du Travail, d’une convention collective destinée à encadrer les relations entre les travailleurs et leurs employeurs. Ce blocage prive les employés d’un cadre garantissant des conditions salariales justes ainsi qu’une protection sociale et sécuritaire adaptée à la dangerosité de leur métier.

Aujourd’hui encore, de nombreux marins offshore sont recrutés sans contrat dûment signé par l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM), l’organisme chargé de réguler les relations de travail dans la marine marchande. Cette irrégularité fragilise leur statut professionnel et les expose à des abus.

Le Syndicat National des Gens de Mer Offshore Pétrole et Gaz attend depuis deux ans la délivrance de son récépissé par le ministère de l’Intérieur. Cette non-reconnaissance administrative empêche l’organisation de défendre efficacement les droits des travailleurs.

Par ailleurs, la formation des marins sénégalais n’est toujours pas reconnue par les employeurs, réduisant leurs perspectives d’embauche et de progression de carrière. Cette situation freine l’insertion professionnelle des travailleurs locaux et les relègue à des postes subalternes.

Selon l’adjoint au secrétaire général du syndicat, les écarts de rémunération entre les travailleurs sénégalais et leurs homologues étrangers restent préoccupants. Des disparités notables existent également entre les plateformes, notamment entre Sangomar et Saint-Louis. Cette inégalité alimente un sentiment d’injustice et d’abandon parmi les marins.

Face à cette situation, le syndicat exhorte le ministère de la Marine marchande à prendre ses responsabilités afin de garantir aux travailleurs un environnement sécurisé et conforme aux réglementations nationales et internationales. Il réclame :

• L’application effective de la loi sur le contenu local

• La signature de la convention collective

• La reconnaissance des formations des marins sénégalais

Un “projet de remplacement politique” dénoncé

Selon le représentant de la centrale syndicale, les licenciements abusifs de certains travailleurs par les nouvelles autorités ne sont rien d’autre que des décisions à des fins politiciennes. Il affirme que ces travailleurs seront remplacés par des personnes affiliées au pouvoir en place, dénonçant ce qu’il qualifie de “projet de remplacement politique”.

Alors que le Sénégal entre dans l’ère pétrolière et gazière, l’absence d’un cadre juridique clair et l’inertie des autorités risquent de compromettre les bénéfices attendus pour les travailleurs locaux. Ces derniers restent en première ligne d’une industrie prometteuse, mais encore marquée par de profondes inégalités.

“Nous ferons face à ces autorités. C’est pourquoi nous allons tenir un grand rassemblement qui regroupera tous les syndicats affiliés à la centrale du CNTS. Les marins doivent être au premier rang de ce combat…”, a conclu le représentant syndical.

Affaire des 125 milliards : Tahirou Sarr convoqué à la DIC ce jeudi

L’homme d’affaires Seydou Sarr, plus connu sous le nom de Tahirou Sarr, est convoqué à la Division des Investigations Criminelles (DIC) ce jeudi 13 février 2025 pour une audition dans le cadre de l’enquête ouverte par le Parquet Judiciaire Financier.

Selon nos informations, Tahirou Sarr a reçu sa convocation dès vendredi dernier, ce qui laisse penser que l’instruction judiciaire progresse rapidement dans cette affaire impliquant des flux financiers suspects. L’enquête s’appuie sur un rapport explosif de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui fait état de mouvements financiers douteux d’un montant cumulé de plus de 125 milliards de francs CFA.
Le nom de Tahirou Sarr apparaît dans ce dossier sensible, aux côtés d’autres personnalités influentes, dont le député Farba Ngom, qui doit également comparaître ce jeudi devant le Collège des juges d’instruction du Parquet Financier. L’enquête vise à établir l’origine exacte de ces fonds et à déterminer si des faits de blanchiment d’argent, de corruption ou d’abus de biens sociaux peuvent être retenus contre les mis en cause.
Le rapport de la CENTIF met en lumière des opérations financières jugées anormales, avec des transferts de fonds ayant transité par plusieurs comptes bancaires au Sénégal et à l’étranger. Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si ces fonds proviennent de marchés publics, de contrats frauduleux ou d’activités suspectes dans des secteurs stratégiques.
Cette convocation de Tahirou Sarr à la DIC s’inscrit donc dans un processus d’investigation visant à faire la lumière sur ces mouvements financiers et à identifier d’éventuelles responsabilités.
Les auditions prévues ce jeudi 13 février marqueront un tournant dans cette affaire, qui suscite un grand intérêt au sein de l’opinion publique. Alors que les partisans de Farba Ngom annoncent une mobilisation massive à Matam, il est à prévoir que l’audition de Tahirou Sarr à la DIC ne passera pas inaperçue.

Affaire Pape Sané : Le journaliste maintient ses propos et défend ses sources devant les enquêteurs

Convoqué ce lundi par la Division des Investigations Criminelles (DIC), puis conduit à la Brigade des Affaires Générales (BAG) du Palais de justice de Dakar, le journaliste-chroniqueur Pape Sané a été interrogé pendant plusieurs heures sur ses récentes déclarations lors d’une émission sur Walf TV. Il avait évoqué un scandale financier présumé impliquant plusieurs milliards de francs CFA et mettant en cause un homme d’affaires ainsi qu’un ministre de la République.

Accompagné de ses avocats, Me Moussa Sarr, Me Youssouf Camara, Me Cheikh Niass et Me Amadou Diallo, Pape Sané a assuré qu’il avait maintenu l’intégralité de ses propos devant les enquêteurs et qu’il avait apporté toutes les preuves pour étayer ses révélations.

Lors de son audition, le journaliste a été invité à détailler les faits qu’il a avancés lors de son intervention médiatique. Il a affirmé avoir fourni des éléments concrets et expliqué en profondeur l’affaire pour laquelle il a été convoqué.

« Nous avons donné notre version du dossier et présenté toutes les preuves en notre possession. L’audition a duré plusieurs heures et, à la fin, on nous a demandé d’attendre que la hiérarchie soit informée », a-t-il déclaré à la presse à sa sortie du Palais de justice de Dakar.

Les enquêteurs ont également demandé à Pape Sané de révéler l’origine des documents qu’il détient sur cette affaire. Toutefois, fidèle à l’éthique journalistique et à la protection des sources, il a refusé de divulguer ses informateurs.

À l’issue de l’interrogatoire, Pape Sané a assuré que les enquêteurs ne lui avaient rien reproché et qu’aucune charge n’a été retenue contre lui.

« Ils m’ont signifié que je pouvais retourner chez moi, mais que je reste à la disposition de la justice », a-t-il précisé.

Cette convocation intervient dans un climat de tension entre certains journalistes et les autorités, alors que plusieurs enquêtes sensibles sur des affaires politico-financières secouent l’actualité nationale.

L’audition de Pape Sané relance le débat sur la protection des journalistes et leur capacité à enquêter sur des sujets sensibles sans subir de pressions judiciaires. Son cas sera suivi de près par les organisations de défense des libertés de la presse, alors que le Sénégal a récemment fait face à plusieurs tensions entre médias et pouvoir.

Gestion de la Lonase : L’IGE ouvre une enquête sur Lat Diop

L’Inspection Générale d’État (IGE) a lancé une mission d’audit sur la gestion de Lat Diop à la Loterie Nationale Sénégalaise (Lonase). Cette décision intervient cinq mois après l’inculpation de l’ancien ministre des Sports, actuellement en détention pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’extorsion et de blanchiment de capitaux.

Selon les informations relayées par Ledakarois.sn, une équipe d’auditeurs de l’IGE, composée des vérificateurs P. A. Touré, B. Diakhaté et d’experts en comptabilité, a été déployée pour examiner en profondeur les finances et la gouvernance de la Lonase sous l’ère Lat Diop. Les auditions ont débuté mardi dernier, marquant une étape cruciale dans cette enquête qui pourrait révéler d’éventuelles irrégularités dans la gestion de la société nationale des jeux de hasard.

Lat Diop a été écroué en septembre 2024, après avoir été cité dans une affaire de corruption impliquant Mouhamed Dieng, administrateur de la plateforme Xbet Sénégal. Ce dernier accuse l’ancien patron de la Lonase d’avoir exigé et reçu des pots-de-vin en échange de l’attribution de contrats lucratifs dans le secteur des jeux d’argent. Selon Dieng, le montant total des sommes versées à Lat Diop s’élèverait à 8 milliards de francs CFA.

Toutefois, Lat Diop a toujours nié en bloc ces accusations, affirmant qu’il s’agit d’un règlement de comptes orchestré par des intérêts privés et politiques. Depuis l’ouverture de l’enquête préliminaire à la Division des Investigations Criminelles (DIC), il a maintenu son innocence, mais cela ne l’a pas empêché d’être placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier.

L’intervention de l’IGE dans cette affaire ajoute une nouvelle dimension à l’enquête. Contrairement à la procédure judiciaire en cours, qui repose sur les témoignages et les éléments fournis par les plaignants, l’Inspection Générale d’État a pour mission de passer au crible la gestion financière et administrative de la Lonase sur la période où Lat Diop était aux commandes.

Si des anomalies ou des détournements avérés sont détectés, cela pourrait renforcer l’accusation contre Lat Diop et compliquer davantage sa défense. À l’inverse, si l’audit ne révèle aucune faute grave, cela pourrait remettre en question la validité des accusations portées contre lui.

Avec cette double pression judiciaire et administrative, Lat Diop joue une partie décisive qui pourrait influencer son avenir politique et judiciaire. Pendant que ses avocats tentent d’obtenir une mise en liberté provisoire, l’IGE poursuit son examen minutieux des comptes et contrats de la Lonase.

Affaire des 1.000 milliards : l’activiste Ardo Gningue porte plainte contre X après l’appel de Badara Gadiaga

L’affaire des 1.000 milliards continue de faire des vagues sur la scène politico-judiciaire sénégalaise. Après l’appel du chroniqueur Badara Gadiaga, incitant les citoyens à saisir la justice pour faire la lumière sur cette affaire, l’activiste Ardo Gningue a officiellement déposé une plainte contre X auprès du procureur de la République près le Parquet Financier.

Dans sa plainte, Ardo Gningue évoque des soupçons de « détournement de deniers publics » et d’« enregistrement illicite », en lien avec la déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko qui avait affirmé, le 27 octobre 2024, avoir découvert un compte contenant plus de 1.000 milliards de FCFA. Pour l’activiste, cette annonce publique, faite en dehors d’un cadre officiel et sans validation des autorités financières compétentes, soulève de nombreuses interrogations sur l’origine et l’affectation de ces fonds.

Selon Ardo Gningue, la transparence sur cette affaire est une exigence démocratique, et seul un cadre judiciaire peut permettre d’apporter des éclaircissements sur ce dossier qui suscite de vifs débats au sein de l’opinion publique. « Ces faits sont d’une extrême gravité. Si les accusations sont avérées, elles relèveraient d’un détournement de deniers publics à une échelle jamais vue dans l’histoire du pays », a-t-il déclaré en marge du dépôt de sa plainte.

Ce dépôt marque le début d’une nouvelle phase dans cette affaire, qui pourrait connaître des rebondissements judiciaires dans les jours à venir. La balle est désormais dans le camp du Parquet Financier, qui devra décider de l’ouverture ou non d’une enquête pour élucider la provenance et la gestion de ces 1.000 milliards évoqués par le Premier ministre.

Après l'appel du chroniqueur Badara Gadiaga à saisir la justice sur l'affaire des 1.000 milliards : l'activiste Ardo Gningue répond et dépose une plainte contre X


Après l'appel du chroniqueur Badara Gadiaga à saisir la justice sur l'affaire des 1.000 milliards : l'activiste Ardo Gningue répond et dépose une plainte contre X

Affaire des 1.000 milliards : l’activiste Ardo Gningue dépose une plainte contre X

En réponse à l’appel du chroniqueur Badara Gadiaga, qui a encouragé les Sénégalais à saisir le parquet financier concernant l’affaire des 1.000 milliards de FCFA, l’activiste Ardo Gningue a déposé ce lundi une plainte contre X auprès du procureur de la République près le Parquet Financier. Il accuse des individus non identifiés de détournement de deniers publics et d’enregistrement illicite en lien avec cette affaire.

Selon M. Gningue, le Premier ministre Ousmane Sonko a déclaré publiquement, le 27 octobre 2024, avoir découvert un compte contenant plus de 1.000 milliards de FCFA. Cette affirmation, faite sans communication officielle des autorités financières compétentes, soulève des interrogations légitimes quant à l’origine et à l’affectation de ces fonds.

L’activiste considère ces faits comme extrêmement graves et estime qu’ils pourraient constituer, s’ils sont avérés, des actes de détournement de deniers publics et d’enregistrement illicite. Il appelle donc le procureur à ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Sénégal : Explosion des frais d’hospitalisation des fonctionnaires en 2024, un record de 29,9 milliards de FCFA

Les frais d’hospitalisation des agents de la fonction publique sénégalaise ont atteint un niveau inédit en 2024, culminant à 29,9 milliards de FCFA, selon les chiffres de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE), révélés par L’Observateur. Ce montant dépasse de près du double le précédent record de 15,3 milliards de FCFA établi en 2020, une année marquée par la crise sanitaire de la COVID-19.

Deux éléments principaux pourraient expliquer cette envolée des coûts, selon Arona Oumar Kane, ingénieur logiciel chez Bangath Systems.

D’une part, un montant de 4,5 milliards de FCFA a été enregistré en janvier 2024, probablement en régularisation des mois de novembre et décembre 2023, durant lesquels aucune dépense d’hospitalisation n’avait été comptabilisée. Toutefois, cette régularisation ne suffirait pas à expliquer une telle explosion des dépenses.

D’autre part, une progression anormale des dépenses mensuelles a été observée tout au long de l’année 2024, particulièrement après l’élection présidentielle de mars. Alors que les frais d’hospitalisation mensuels des fonctionnaires étaient en moyenne d’un milliard de FCFA les années précédentes, ils ont connu une hausse soutenue à partir d’avril 2024.

• Avril : 1,10 milliard de FCFA

• Novembre : 2,50 milliards de FCFA

• Décembre : 9,5 milliards de FCFA

Une telle inflation des coûts, sans raison sanitaire évidente, interroge sur la gestion des finances publiques et d’éventuels mouvements budgétaires suspects en période électorale.

Les fonctionnaires sénégalais, actifs et retraités, bénéficient d’une prise en charge partielle de leurs frais médicaux (hors médicaments). Pour les hospitalisations, l’État règle 100% de la facture, puis effectue une retenue sur salaire de 20% pour récupérer la part due par l’agent.

Ce mécanisme, censé assurer une protection sociale efficace, pourrait-il être sujet à des abus ? La hausse soudaine et disproportionnée des dépenses hospitalières pose question, surtout dans un contexte où l’État fait face à un déficit budgétaire de plus de 2 200 milliards de FCFA.

Les chiffres de la DPEE, qui couvrent 18 années de données depuis 2006, montrent que cette augmentation est sans précédent. Alors que les finances publiques sont sous tension, il devient impératif que le gouvernement apporte des explications détaillées sur l’utilisation de ces 30 milliards de FCFA pour les soins médicaux d’environ 1% de la population.

• Quelles sont les causes réelles de cette explosion des frais d’hospitalisation ?

• Y a-t-il eu des dérives ou détournements dans la gestion des dépenses de santé des fonctionnaires ?

• Le système de couverture hospitalière doit-il être réformé pour plus de transparence et de contrôle ?

Dans un contexte économique marqué par de fortes incertitudes et des marges de manœuvre budgétaires limitées, les citoyens sont en droit d’exiger des comptes sur la gestion de l’argent public. L’ampleur de ces dépenses hospitalières impose une clarification urgente de la part des autorités.

Affaire des 125 milliards : Farba Ngom convoqué devant le juge d’instruction du PJF

L’affaire des 125 milliards continue de faire des vagues. Ce Lundi , le député-maire d’Agnam, Farba Ngom, a répondu à une convocation de la Division des Investigations Criminelles (DIC). Selon ses avocats, il s’agissait uniquement de lui remettre une convocation devant le pool judiciaire financier (PJF), où il devra se présenter le jeudi 13 février à 10 heures.

À sa sortie de la DIC, Farba Ngom a choisi de ne pas s’exprimer directement, laissant ses avocats communiquer avec la presse. Ces derniers ont indiqué qu’ils ne connaissaient pas encore précisément les faits reprochés à leur client. Cette déclaration laisse planer une certaine opacité sur les raisons exactes de cette convocation.

L’affaire des 125 milliards, dont les contours restent flous, suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Farba Ngom, proche de l’ancien président Macky Sall et figure influente de la mouvance présidentielle, pourrait voir son audition apporter de nouveaux éléments à cette enquête qui prend de l’ampleur.

Le jeudi 13 février sera une date clé dans ce dossier. Farba Ngom devra se présenter devant le juge d’instruction du PJF, une étape qui pourrait marquer un tournant dans l’affaire. Reste à savoir si des chefs d’accusation précis seront retenus contre lui ou s’il s’agit d’une simple audition d’enquête.

Bassirou Diomaye Faye plaide pour une Afrique souveraine et prospère lors de la 42e session du Comité d’Orientation de l’AUDA-NEPAD

Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a marqué les esprits lors de la 42e session du Comité d’Orientation de l’Agence de Développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD), en réaffirmant l’engagement de son pays pour une Afrique souveraine et prospère.

Dans un discours inspirant, le chef de l’État sénégalais a mis l’accent sur l’autosuffisance du continent africain, insistant sur le rôle clé que doit jouer la jeunesse africaine pour bâtir un avenir plus autonome et résilient.

Conscient des mutations rapides du monde actuel, notamment avec la montée en puissance de la digitalisation et de l’intelligence artificielle, Bassirou Diomaye Faye a appelé à une réforme en profondeur de l’offre de formation en Afrique.

« L’avenir de l’Afrique repose sur une jeunesse bien formée, capable de répondre aux défis contemporains et de contribuer activement au développement économique et social du continent », a-t-il affirmé.

Il a ainsi exhorté les dirigeants africains à aligner les systèmes éducatifs avec les exigences des nouvelles technologies afin d’assurer une meilleure employabilité des jeunes et leur intégration dans un marché du travail en constante évolution.

Le président sénégalais a également insisté sur la nécessité pour l’Afrique de miser sur ses propres ressources et capacités pour assurer son développement. Il a plaidé pour des politiques publiques ambitieuses qui favorisent l’indépendance économique, l’innovation et la transformation locale des matières premières.

« L’Afrique doit compter d’abord sur elle-même pour son développement ! », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation des États africains autour de stratégies visant à réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires étrangers et à renforcer la coopération intra-africaine.

L’intervention de Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans une vision panafricaine axée sur la souveraineté économique et technologique. Il rejoint ainsi les aspirations de nombreux dirigeants africains qui militent pour une Afrique plus autonome et résiliente face aux défis mondiaux.

Accident mortel entre Ross Béthio et Richard Toll : quatre morts et deux blessés graves

Un terrible accident de la route s’est produit ce lundi entre Ross Béthio et Richard Toll, au niveau de Colona, impliquant un camion en provenance de Richard Toll et un véhicule de transport de sept places. L’impact, d’une extrême violence, a réduit le véhicule à un amas de ferraille, rendant les opérations de secours particulièrement délicates.

Selon les premières informations, quatre personnes ont perdu la vie sur place, tandis que deux passagers sont grièvement blessés. Les sapeurs-pompiers, aidés par des riverains, ont été mobilisés pour extraire les victimes encore coincées dans l’épave. Les blessés ont été évacués en urgence vers l’hôpital le plus proche pour une prise en charge médicale.

Si les circonstances exactes du drame restent à préciser, les premiers éléments indiquent qu’il s’agirait d’une collision frontale. L’axe Ross Béthio–Richard Toll est connu pour son trafic dense et les risques élevés d’accidents, notamment en raison de la vitesse et des dépassements dangereux.

Cet accident tragique relance le débat sur la sécurité routière au Sénégal, où les collisions impliquant des véhicules de transport en commun sont fréquentes. Les autorités rappellent régulièrement l’importance du respect des limitations de vitesse et des règles de prudence, mais les drames continuent de se multiplier.

Affaire Mor Mané Diop : une soirée de mariage vire au chaos à Thiaroye

Ce qui devait être une célébration joyeuse s’est transformé en une scène de tension et de panique à Thiaroye, dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 février 2025. Mor Mané Diop, époux de la célèbre chanteuse Daba Sèye, a été placé en garde à vue après avoir exhibé une arme à feu lors d’un incident survenu en marge d’un mariage.

Tout commence à la cité Rochette de Thiaroye, en face du camp militaire, où un mariage est célébré en grande pompe. L’invitée vedette de la soirée n’est autre que Daba Sèye, dont la présence attire une foule d’invités et de curieux. Dès son arrivée, elle est accueillie chaleureusement, et sa prestation enflamme rapidement l’assemblée.

Mais au bout de quelques chansons, la chanteuse décide de mettre fin à son spectacle, une décision qui ne passe pas auprès des invités et de l’organisatrice de la cérémonie, Deguène Sarr, 24 ans. La frustration grandit, les esprits s’échauffent, et des jeunes encerclent le véhicule de l’artiste et de son époux, manifestant bruyamment leur mécontentement.

Face à la pression et craignant pour leur sécurité, Mor Mané Diop décide de dégainer une arme à feu pour tenir la foule à distance. Selon des témoins, il s’agirait d’un pistolet d’alarme dissuasif de calibre 9 mm. L’apparition de l’arme provoque un moment de panique et de confusion, mais parvient à éloigner les jeunes qui encerclaient le véhicule.

Alertée, la police de Diamaguène intervient rapidement sur place. Daba Sèye et son époux sont conduits au commissariat pour audition. Mor Mané Diop tente de justifier son acte en expliquant que l’arme n’était pas chargée et qu’il souhaitait simplement protéger son épouse et lui-même d’un éventuel débordement. Il présente également une facture d’achat de l’arme, acquise dans une armurerie du marché Sandaga.

Cependant, comme le rappelle la police, la détention d’une facture d’achat ne constitue pas une autorisation légale pour porter une arme à feu. Mor Mané Diop, ne disposant pas de permis, est alors placé en garde à vue pour détention d’arme à feu sans autorisation.

L’incident a provoqué une vive polémique en banlieue dakarienne et fait grand bruit tout au long du week-end. Une enquête a été ouverte par la police de Diamaguène afin d’élucider tous les contours de cette affaire.

Affaire Farba Ngom : Une semaine décisive pour le maire des Agnam

La justice sénégalaise s’apprête à franchir une nouvelle étape dans l’affaire impliquant Farba Ngom, maire des Agnam et ancien député. Selon le journal Libération, il est convoqué ce lundi par le pool judiciaire financier en vue d’une audition prévue jeudi. Cette procédure intervient après la levée de son immunité parlementaire et l’ouverture d’une information judiciaire pour plusieurs chefs d’accusation lourds.

L’affaire trouve son origine dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui a mis en lumière des transactions suspectes d’un montant avoisinant les 125 milliards de francs CFA. Ces flux financiers, jugés douteux, ont conduit la justice à diligenter une enquête approfondie sur les activités financières de Farba Ngom et d’autres personnalités impliquées dans ce dossier.

L’ancien député de l’APR (Alliance pour la République) fait face à une série d’accusations, notamment :

• Association de malfaiteurs,

• Blanchiment de capitaux,

• Escroquerie sur des fonds publics,

• Corruption,

• Trafic d’influence,

• Abus de biens sociaux.

Ces chefs d’accusation témoignent de la gravité des faits reprochés. En plus de Farba Ngom, d’autres personnes sont également visées par cette enquête, notamment l’homme d’affaires Tahirou Sarr et plusieurs individus non encore identifiés.

Le dossier a été transmis au président du Collège des juges d’instruction, qui devra désormais statuer sur les suites judiciaires à donner. L’audition prévue jeudi sera déterminante pour Farba Ngom, dont la défense devra apporter des explications sur ces transactions financières controversées.

Cette affaire, qui suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique, pourrait avoir des répercussions politiques importantes. Proche du président Macky Sall, Farba Ngom a longtemps été considéré comme un homme influent du régime. Son implication dans cette procédure judiciaire met en lumière la volonté des autorités de renforcer la lutte contre la corruption et les crimes financiers.

Sénégal : Les rapports de l’IGE dévoilent des dossiers sensibles sur la gestion de l’État

Les premiers rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE) sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye commencent à être transmis à la présidence. Selon des informations révélées par Libération ce lundi, plusieurs dossiers mettant en cause la gestion de certaines structures publiques sont sur la table du chef de l’État. Et contrairement aux craintes d’un possible enterrement des enquêtes, ces rapports devraient faire l’objet d’un suivi rigoureux.

Parmi les dossiers explosifs figurant dans les rapports de l’IGE, l’un concerne les exonérations fiscales accordées ces dernières années. Le président Faye a ordonné une mission spécifique pour faire la lumière sur ces allégements fiscaux, qui pourraient avoir causé un manque à gagner important pour l’État.

L’enquête vise à établir si certaines exonérations ont été accordées dans des conditions opaques, favorisant potentiellement des intérêts privés au détriment des finances publiques. Ce dossier, qui implique potentiellement plusieurs administrations et entreprises, pourrait provoquer une onde de choc dans la sphère politico-économique du pays.

En plus de l’affaire des exonérations fiscales, une enquête approfondie est en cours sur la gestion des ressources humaines à la Direction générale des impôts et des domaines (DGID). Cette mission pourrait révéler des pratiques irrégulières en matière de recrutement, d’avancements ou d’octroi d’avantages indus à certains agents.

D’autres structures publiques pourraient également être concernées par des enquêtes similaires, l’IGE ayant reçu pour mandat d’auditer plusieurs institutions clés du pays.

Le président Diomaye Faye, qui a fait de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance un pilier de son programme, semble déterminé à aller jusqu’au bout de ces investigations. L’ouverture de ces dossiers sensibles pourrait marquer un tournant dans la gestion de l’État sénégalais, avec une volonté affirmée de rompre avec certaines pratiques du passé.

Cependant, la publication des résultats de ces enquêtes et les éventuelles sanctions qui en découleront seront le véritable test de la volonté politique du nouveau régime. La gestion de ces dossiers explosifs pourrait aussi provoquer des tensions avec certains acteurs économiques et politiques influents.

LUTTE CONTRE LE TERRORISME DANS LE SAHEL : La coopération inter-États comme issue, selon Mouth Bane

Face à l’ampleur de la menace terroriste au Sahel, le journaliste et essayiste sénégalais, Mamadou Mouth Bane, plaide pour une coopération inter-États renforcée, seule issue viable selon lui afin de restaurer la stabilité dans la région. À l’occasion de la présentation de son quatrième ouvrage, « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! », il a réuni à Dakar un panel d’experts issus du monde politique, diplomatique et militaire.

Le journaliste et analyste Mamadou Mouth Bane a présenté le vendredi dernier, à Dakar, son quatrième ouvrage, « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! », publié aux éditions Carré Culturel. Lors de cette cérémonie, où étaient présents plusieurs experts, il a plaidé en faveur d’une coopération inter-États renforcée, qu’il considère comme le rempart le plus efficace contre le terrorisme dans la région sahélienne.
Selon lui, seule une collaboration accrue entre les États permettra de lutter efficacement contre l’insécurité. Ainsi, il insiste sur la nécessité de rendre la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) plus proactive dans la gestion sécuritaire et suggère une alliance stratégique entre l’organisation et l’Alliance des États du Sahel (AES), créée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger en septembre 2023, et dont ces pays ont officialisé leur retrait de la CEDEAO le 29 janvier dernier.
« L’avenir du Sahel et de l’Afrique en général dépend de notre capacité à contourner nos divergences pour nous unir. Nous devons conjuguer nos efforts pour instaurer la paix et marcher ensemble vers la prospérité », a plaidé Mouth Bane.
Ismaïla Madior Fall, ancien ministre et préfacier du livre, a mis en garde contre l’insécurité comme principale menace pour le développement des pays africains. « Sans sécurité, il n’y a ni démocratie, ni développement », a-t-il précisé.
De son côté, Amadou Tidiane Wone, ministre conseiller à la Présidence de la République, a rappelé l’importance que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, accorde à la stabilité du Sahel. Le représentant du chef de l’État pour cette occasion a insisté sur l’urgence de la situation, estimant que la crise sahélienne, loin d’être une fatalité, pouvait être résolue grâce à une mutualisation des efforts régionaux.
Babacar Socrate Diallo, président du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS), quant à lui, a salué le parcours de Mamadou Mouth Bane et rappelé que son mémoire de master avait été distingué avec la mention très honorable.
Le colonel Babacar Diouf, qui a présenté le livre, a mis l’accent sur la nécessité de résoudre d’abord les contradictions internes des États avant de penser à une coopération régionale efficace.
Boucounta Diallo, avocat, a de son côté, alerté sur l’instabilité politique qui constitue, selon lui, un terreau fertile pour la crise sécuritaire dans la région, évoquant notamment les débats autour des mandats présidentiels en Côte d’Ivoire et en Gambie.
Robert Bourgi, avocat franco-sénégalais, était aussi présent. Il a dénoncé les erreurs stratégiques commises par les puissances occidentales, notamment l’intervention en Libye en 2011 par le chef de l’État français d’alors, Nicolas Sarkozy. Il a mis en garde contre les dangers croissants pour les États africains et appelé à une refonte des organisations régionales comme la CEDEAO et l’AES.
L’ambassadeur marocain à Dakar, Hassan Naciri, également invité, a mis en avant la stratégie du Maroc dans la lutte contre l’extrémisme, reposant sur une approche intégrant des dimensions économiques, religieuses et sociales.
D’ailleurs, l’ouvrage de Mamadou Mouth Bane souligne les initiatives économiques marocaines, telles que les projets d’irrigation et d’accès à l’eau potable, qui contribuent à lutter contre la radicalisation.
Il estime que le modèle marocain, qui combine réformes politiques, économiques et religieuses, constitue une source d’inspiration pour les pays du Sahel. « La doctrine marocaine dans la lutte contre l’insécurité est exemplaire. Le Roi du Maroc a mis en place des réformes au plan juridique et économique pour neutraliser les groupes criminels. La stratégie marocaine consiste à faire de l’islam une religion d’État modérée, ce qui limite la propagation de l’extrémisme », a-t-il souligné.
En parallèle, l’auteur insiste sur l’importance d’approches alternatives aux seules interventions militaires. D’après lui, la première étape pour éradiquer la menace terroriste est de mettre en place des politiques de développement sectoriel, d’encourager les jeunes à tourner le dos aux groupes criminels et de résoudre la crise de l’emploi qui les touche particulièrement.
Pour terminer, Mamadou Mouth Bane a mis aussi en garde les pays de l’AES contre les risques liés à l’ingérence des puissances étrangères. Il appelle ces États à élaborer leurs propres stratégies sécuritaires, fondées sur leurs réalités locales, plutôt que de se laisser influencer par des agendas externes.

La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°392 – 10/02/2025

🔴 PROPOSITION DE MOUTH BANE POUR LUTTER CONTRE LE TERRORISME DANS LE SAHEL : LA COOPÉRATION INTER-ÉTATS : UNE ISSUE
🔴 NOUVELLE OFFENSIVE DE L’OPPOSITION CONTRE « PASTEF » : LE FDR, FER DE LANCE !

🔴 DÉFAITES DE GORÉE ET DU JARAAF : AJEL ET SONACOS CRÉENT LA SURPRISE

Le FDR exige l’ouverture de concertations politiques sur le processus électoral

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) intensifie sa pression sur le gouvernement en réclamant l’ouverture immédiate de concertations politiques. Cette demande vise à évaluer les élections présidentielle et législatives récentes, ainsi qu’à procéder à une revue en profondeur du Code électoral.

Dans un communiqué publié ce lundi, le FDR insiste sur la nécessité d’un dialogue inclusif pour garantir un cadre électoral équitable et transparent. Il exige notamment une révision concertée de la législation sur les partis politiques, en veillant à ce que celle-ci respecte le pluralisme et les garanties offertes par la Constitution.

Le FDR estime que les récentes élections ont révélé des failles majeures dans le dispositif électoral sénégalais, et demande une refonte du Code électoral afin d’assurer plus de transparence et d’équité dans les scrutins à venir.

Pour Khalifa Sall, un des principaux leaders du mouvement, « il est impératif d’ouvrir des discussions sincères et constructives pour éviter que les mêmes erreurs ne se répètent lors des prochaines échéances électorales ».

Le FDR insiste aussi sur la nécessité de réexaminer les critères d’attribution des récépissés aux partis politiques, pointant du doigt une gestion arbitraire qui limiterait l’expression démocratique.

Lancé ce dimanche, le FDR regroupe plusieurs figures majeures de l’opposition, parmi lesquelles Khalifa Sall, Abdou Mbow (APR), Modou Diagne Fada, Oumar Sarr et Anta Babacar Ngom. Cette coalition ambitionne de devenir un contre-pouvoir structuré, capable d’influencer les grandes décisions politiques du pays.

Avec cet appel à des concertations politiques, le FDR veut forcer le gouvernement à s’engager dans un dialogue national. Reste à savoir si cette initiative sera suivie d’effets ou si le pouvoir en place maintiendra sa posture face aux revendications de l’opposition.

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) : une nouvelle coalition pour contrer le régime de Pastef

Une nouvelle coalition politique a été officiellement lancée ce dimanche au Sénégal. Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) regroupe plusieurs figures de l’opposition, notamment Khalifa Sall, Anta Babacar Ngom, Oumar Sarr et Modou Diagne Fada. Cette alliance vise à défendre les principes démocratiques du pays face à ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire du régime Pastef.

Les initiateurs du FDR dénoncent une rupture brutale dans le processus démocratique sénégalais depuis l’accession de Pastef au pouvoir. Ils estiment que la gouvernance actuelle remet en cause les règles du jeu politique qui ont toujours été bâties sur le consensus. Ils reprochent au gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko une gestion marquée par des actes de représailles politiques et une volonté de restreindre les libertés publiques.

Selon eux, plusieurs signaux indiquent une régression démocratique. Ils pointent du doigt l’arrestation et la poursuite judiciaire de plusieurs opposants et journalistes, la destitution du maire de Dakar dans des conditions qu’ils jugent arbitraires, ainsi que la levée de l’immunité parlementaire d’un député sans véritable fondement juridique. Ils dénoncent également l’interdiction systématique des manifestations pacifiques, affirmant que le Sénégal traverse une situation inédite dans son histoire politique récente.

Les fondateurs du FDR estiment que cette situation a engendré une désillusion grandissante parmi les Sénégalais, qui avaient espéré un changement démocratique après l’élection de Bassirou Diomaye Faye. Selon eux, le pouvoir actuel a trahi les aspirations populaires et s’est enfermé dans une logique de règlement de comptes, alimentant un climat de tension politique et sociale.

Face à cette situation, le FDR entend jouer un rôle central dans l’opposition en organisant une mobilisation nationale contre ce qu’il qualifie de dérives autoritaires. La coalition prévoit de mener des actions fortes pour sensibiliser l’opinion publique et faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir des réformes démocratiques. Elle compte engager un dialogue avec d’autres forces politiques et la société civile pour élargir sa base et peser dans le débat politique.

La principale exigence du FDR est la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques ainsi que l’arrêt des poursuites contre les opposants et les journalistes. La coalition réclame également le respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution, notamment la liberté d’expression et le droit de manifestation pacifique.

Avec la création du FDR, le paysage politique sénégalais pourrait connaître une recomposition majeure. Cette nouvelle plateforme pourrait fédérer une large opposition contre le gouvernement et devenir une force incontournable dans les prochains débats politiques. La question demeure toutefois de savoir si elle parviendra à rallier suffisamment de soutiens pour s’imposer comme une alternative crédible face au régime en place.

Sénégal – Mauritanie : Deuxième édition de l’Opération MUSTAKARA pour sécuriser les eaux transfrontalières

Les 7 et 8 février 2025, les marines sénégalaise et mauritanienne ont mené la deuxième édition de l’opération conjointe MUSTAKARA, visant à renforcer la coopération sécuritaire dans les eaux maritimes partagées. Cette initiative, pilotée par les deux forces navales, s’inscrit dans une dynamique de collaboration accrue face aux défis sécuritaires dans la région.

Selon la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), cette deuxième édition de l’opération MUSTAKARA a permis de consolider l’interopérabilité entre les marines des deux pays. Les manœuvres ont inclus des patrouilles conjointes, des exercices tactiques en mer et des simulations de lutte contre les menaces maritimes, notamment la pêche illégale, la piraterie et le trafic illicite.

Les exercices ont offert aux équipages sénégalais et mauritaniens une opportunité unique de partager leurs compétences et d’améliorer leur coordination dans des situations opérationnelles variées. L’objectif principal de ces manœuvres était de tester et d’optimiser les capacités d’intervention des deux marines face aux défis sécuritaires croissants dans la région.

En renforçant leur coopération militaire, le Sénégal et la Mauritanie démontrent leur engagement commun à assurer la sécurité et la souveraineté de leurs eaux territoriales. L’opération MUSTAKARA s’inscrit ainsi dans une volonté plus large de collaboration régionale en matière de défense et de sécurité maritime.

Arrestation de l’influenceur Mame Thierno Fall alias “The King” : soupçons de charlatanisme et de blanchiment de capitaux

L’influenceur Mame Thierno Fall, plus connu sous le pseudonyme “The King”, a été placé en garde à vue par la Section de Recherches (SR) de Colobane. Son arrestation fait suite à la diffusion d’une vidéo devenue virale, dans laquelle il exhibait un sac contenant, selon ses dires, 500 millions de francs CFA en espèces.

Dans cette séquence largement partagée sur les réseaux sociaux, “The King” affichait ostensiblement une somme colossale en billets de banque, suscitant de nombreuses interrogations et réactions indignées. Face à l’ampleur du tollé provoqué par cette mise en scène, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête, confiant le dossier aux enquêteurs de la Section de Recherches.

Lors de la perquisition menée par les forces de l’ordre, seules une trentaine de millions de francs CFA ont été retrouvées, bien loin des 500 millions annoncés dans la vidéo. Une vérification de l’authenticité des billets saisis est en cours afin de déterminer s’il s’agit d’argent réel ou de faux billets utilisés à des fins de mise en scène.

Le profil de Mame Thierno Fall, qui se présente également comme un charlatan offrant divers services mystiques, a renforcé les soupçons des autorités. Les enquêteurs cherchent à établir l’origine des fonds et à déterminer si des infractions liées au blanchiment d’argent ou à des pratiques frauduleuses peuvent être retenues contre lui.

Affaire Pape Sané : Le chroniqueur de Walf TV convoqué par la DIC après ses révélations sur un scandale financier

Le chroniqueur de Walf TV, Pape Sané, est convoqué ce lundi par la Division des investigations criminelles (DIC) suite à une déclaration controversée impliquant un ministre de la République dans un scandale financier de plusieurs milliards de francs CFA. Le procureur de la République s’est auto-saisi de l’affaire et a ordonné l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur ces allégations.

Cette convocation intervient après une vive polémique suscitée par les propos de Pape Sané, qui a affirmé détenir des informations compromettantes sur un membre du gouvernement. Le procureur a réagi en demandant à la DIC de mener des investigations approfondies pour vérifier la véracité de ces accusations.

Ce n’est pas la première fois que Pape Sané se retrouve au cœur d’une controverse judiciaire. En novembre 2023, il avait été placé en garde à vue par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane pour “diffusion de fausses nouvelles”, suite à une publication sur sa page Facebook rendant hommage à l’ancien Haut Commandant de la Gendarmerie nationale, le Général Jean Baptiste Tine. Après plusieurs jours de détention, il avait été inculpé et placé sous contrôle judiciaire par le Doyen des juges. 

La Coordination des Associations de Presse (CAP) avait alors exprimé sa préoccupation face à la recrudescence des arrestations de journalistes, appelant les autorités à respecter la liberté d’expression et à privilégier le dialogue en cas de litige avec les professionnels des médias. 

La nouvelle convocation de Pape Sané par la DIC relance le débat sur la liberté de la presse au Sénégal et sur les limites de l’expression journalistique, notamment lorsqu’il s’agit d’accusations graves impliquant des personnalités publiques. Les résultats de l’enquête en cours détermineront les suites judiciaires de cette affaire.

Tragique accident sur la route de Dakar : Un motard perd la vie près de Km50

Un grave accident de la route s’est produit ce samedi aux environs de 20 heures, près du point kilométrique 50 (Km50) sur la route menant à Dakar. Un motard, résident de Ngaye-Mécké et habitué aux trajets quotidiens vers la capitale, a violemment percuté un véhicule. Le choc, d’une rare intensité, lui a été fatal, causant son décès sur le coup.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’accident s’est produit dans des conditions encore indéterminées. Certains évoquent un possible excès de vitesse, tandis que d’autres suggèrent une visibilité réduite ou un mauvais état de la chaussée. L’impact a été si violent que la moto du défunt a été projetée à plusieurs mètres, laissant peu de chances de survie à son conducteur.

Aussitôt alertés, les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre se sont rendus sur les lieux pour sécuriser la zone et constater les faits. Malheureusement, malgré la rapidité de l’intervention, le motard avait déjà succombé à ses blessures. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital le plus proche, en attendant l’identification officielle par ses proches.

Ce drame relance une fois de plus la question de la sécurité routière, notamment pour les usagers de deux-roues, particulièrement vulnérables sur les axes à forte circulation. Les autorités rappellent l’importance du respect du code de la route, du port du casque et de la vigilance, surtout la nuit.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et établir d’éventuelles responsabilités. En attendant, c’est toute une communauté qui est endeuillée par cette tragédie.

Barka Ba, une expertise stratégique au service de l’Assemblée nationale du Sénégal

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a récemment nommé le journaliste et chercheur renommé Barka Ba comme conseiller spécial chargé de l’intégration africaine. Ce choix stratégique s’inscrit dans une volonté de renforcer la diplomatie parlementaire et d’apporter une expertise pointue sur les enjeux sécuritaires et géopolitiques régionaux.

Barka Ba s’est imposé au fil des années comme une figure incontournable du journalisme et de l’analyse politique en Afrique. Après des études en sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, il a rapidement gravi les échelons dans le monde des médias. Ancien Directeur de la publication du quotidien L’Observateur, il a marqué son passage par une augmentation significative du tirage du journal, avant d’être nommé Directeur de l’Information de la TFM. Sous sa direction, la chaîne de télévision a connu une montée en puissance notable, notamment grâce à ses interviews exclusives avec des chefs d’État comme Adama Barrow (Gambie), Umaro Sissoco Embalo (Guinée-Bissau) et Alpha Condé (Guinée).

Parallèlement à son engagement médiatique, Barka Ba a mené une carrière universitaire impressionnante. Chercheur spécialiste des conflits en Afrique de l’Ouest, il a publié plusieurs études de référence, notamment en collaboration avec le chercheur français Vincent Foucher. Son travail sur « Une réponse forte : l’État sénégalais et la crise gambienne de 2016-2017 » lui a valu une reconnaissance institutionnelle, notamment auprès du général Joseph Mamadou Diop, alors chef d’État-major de l’armée de l’air sénégalaise.

Depuis sa démission de la TFM en 2021, Barka Ba s’est tourné vers la consultance, collaborant avec des institutions majeures comme l’Institut de Recherche Stratégique d’Abidjan, l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme de Jacqueville et l’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye de Bamako. Son expérience lui a permis de conseiller plusieurs gouvernements africains sur des questions sécuritaires et de gouvernance.

En le nommant conseiller spécial, Malick Ndiaye mise sur une expertise locale reconnue à l’international pour renforcer l’intégration africaine et mieux appréhender les défis géopolitiques contemporains. Cette nomination illustre une volonté de valoriser les compétences sénégalaises et d’adopter une approche pragmatique face aux enjeux sécuritaires et diplomatiques du continent.

Décès de Cheikh Mohamed Abdoulah Thiam, dit Masseck Thiam : Une grande perte pour la communauté

La communauté sénégalaise est en deuil après l’annonce du décès de Cheikh Mohamed Abdoulah Thiam, plus connu sous le nom de Masseck Thiam, ce dimanche à Dakar. Président de la Fondation Keur Rassoul, il était une figure respectée pour son engagement spirituel, social et humanitaire.

Fils de El Hadji Medoune Thiam, premier pharmacien à s’être installé dans le quartier de Castors, Masseck Thiam a perpétué une tradition de service et de dévouement à sa communauté. À travers la Fondation Keur Rassoul, il a œuvré sans relâche pour la solidarité, l’entraide et la promotion des valeurs islamiques, touchant de nombreuses vies par ses actions caritatives.

Son engagement dépassait les frontières de la spiritualité. Il était également une voix influente dans les initiatives sociales, apportant un soutien précieux aux plus démunis et contribuant à l’éducation, la santé et la cohésion sociale. Son leadership et sa générosité étaient unanimement salués par ses proches et par tous ceux qui ont bénéficié de son aide.

L’annonce de son décès a suscité une vive émotion au sein de la communauté religieuse et sociale du Sénégal. De nombreux témoignages affluent pour saluer la mémoire d’un homme d’exception, dont l’héritage perdurera à travers les nombreuses actions qu’il a entreprises.

Groupe le dakarois adresse ses sincères condoléances à la famille Thiam, ainsi qu’à tous ses proches, amis et disciples. Que son âme repose en paix et que son œuvre continue d’inspirer les générations futures.

Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un.

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