Touba : la Police de Ndamatou démantèle un réseau structuré de faussaires de documents de véhicules

Un important réseau spécialisé dans la falsification de documents administratifs liés aux véhicules a été démantelé par le Commissariat d’arrondissement de Ndamatou, à Touba. L’opération, menée avec minutie par les éléments de la police locale, a conduit à l’interpellation de six individus poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en documents administratifs.

Les faits remontent à la nuit du 23 au 24 février 2026. Aux environs de 03 heures du matin, une patrouille nocturne effectuant une ronde de sécurisation sur la corniche « Serigne Modou » a intercepté une moto de type Jakarta circulant sans éclairage et dépourvue de plaque d’immatriculation. Ce détail a immédiatement éveillé les soupçons des agents.

Lors du contrôle, le conducteur a présenté un Certificat de Mise en Consommation (CMC). Cependant, l’examen visuel du document a rapidement révélé des anomalies. Les policiers ont constaté des irrégularités dans la présentation et les mentions administratives, laissant présumer qu’il s’agissait d’un document non conforme.

Face à la fermeté des agents et à la perspective d’une immobilisation définitive de la moto, les suspects ont tenté une manœuvre audacieuse pour régulariser frauduleusement la situation. Selon les premiers éléments de l’enquête, un complice s’est introduit clandestinement dans l’enceinte du commissariat afin de photographier le numéro de châssis de la moto immobilisée. L’objectif était clair : obtenir les informations exactes du véhicule pour produire un faux document parfaitement concordant.

Le numéro de châssis ainsi obtenu a été transmis via l’application WhatsApp à un mécanicien, qui l’a relayé à son tour à un vendeur. Ce dernier a ensuite contacté un confectionneur spécialisé dans la fabrication de faux documents administratifs. En quelques heures, un nouveau certificat frauduleux correspondant précisément aux références de la moto devait être établi afin de tromper la vigilance des forces de l’ordre.

Mais la stratégie du réseau n’a pas résisté à l’expertise technique des policiers de Ndamatou. Une analyse approfondie du document présenté a permis de confirmer la contrefaçon. Les incohérences relevées, combinées à l’exploitation des données numériques, ont permis aux enquêteurs de remonter progressivement toute la chaîne criminelle.

Les investigations ont ainsi conduit à l’identification et à l’arrestation successive des différents maillons du réseau, du conducteur de la moto au faussaire principal chargé de la fabrication des documents. Les six mis en cause sont désormais à la disposition de la justice et devraient répondre des chefs d’accusation d’association de malfaiteurs, faux et usage de faux en documents administratifs.

Cette opération met en lumière l’existence de circuits organisés de falsification de documents de véhicules dans la cité religieuse. Elle illustre également la montée en puissance des techniques d’enquête numérique, devenues déterminantes dans le démantèlement des réseaux criminels structurés.

Touba : la Police de Ndamatou démantèle un réseau de faussaires spécialisé dans les documents de véhicules

Le Commissariat d’arrondissement de Ndamatou, à Touba, an mis un terme aux agissements d’un réseau de faussaires particulièrement structuré, spécialisé dans la confection de faux documents administratifs liés aux véhicules. L’opération a conduit à l’interpellation de six (06) individus pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en documents administratifs.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 23 au 24 février 2026, aux environs de 03h00. Lors d’une patrouille nocturne sur la corniche « Serigne Modou », les éléments de la police ont intercepté une moto de type Jakarta circulant sans éclairage ni plaque d’immatriculation.

Invité à présenter les pièces du véhicule, le conducteur a exhibé un Certificat de Mise en Consommation (CMC) jugé non conforme par les agents. Face aux vérifications approfondies engagées par les policiers, les suspects ont tenté une manœuvre audacieuse pour régulariser frauduleusement la situation.

Selon les premiers éléments de l’enquête, un complice s’est introduit clandestinement dans les locaux du commissariat afin de photographier le numéro de châssis de la moto immobilisée. L’information a ensuite été transmise via l’application WhatsApp à un mécanicien, puis à un vendeur, avant d’atterrir entre les mains d’un confectionneur chargé de produire un faux certificat correspondant aux caractéristiques exactes de l’engin.

Cependant, la vigilance des policiers et l’analyse technique des documents ont permis de déceler la supercherie. L’exploitation des données numériques recueillies a conduit les enquêteurs à remonter toute la chaîne criminelle, du conducteur interpellé jusqu’au faussaire principal.

Touba : un ambitieux projet de drainage des eaux pluviales de 65 milliards FCFA lancé par l’État

Le ministre de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a annoncé ce week-end le démarrage imminent d’un vaste programme de drainage des eaux pluviales dans la ville sainte de Touba, une initiative majeure destinée à apporter une réponse durable aux inondations récurrentes qui affectent la cité religieuse à chaque hivernage. D’un coût global estimé à 65 milliards de francs CFA, le projet s’étalera sur une période de trois à quatre ans, avec une première phase évaluée à 15 milliards FCFA.

Selon les explications du ministre, le dispositif technique retenu repose sur un système de canalisation des eaux de pluie à travers plusieurs quartiers stratégiques de Touba, notamment Guédé, Daoriu Khoudoss, Darou Miname, Keur Niang et Nguélémou. Les eaux collectées seront acheminées vers un bassin de rétention à construire à Nguiranène, avant d’être évacuées par voie gravitaire vers la vallée du Sine. Ce schéma permettra également de drainer des zones périphériques telles que Féto, Kawsara et d’autres localités voisines, souvent exposées à des stagnations prolongées d’eau pendant la saison des pluies.

L’exécution des travaux a été confiée à l’entreprise Henan Chine, une société déjà bien connue dans la zone pour avoir réalisé des ouvrages du réseau local. Afin de garantir la qualité des travaux et le respect strict des normes techniques, un bureau de contrôle permanent sera installé à Touba. Cheikh Tidiane Dièye a par ailleurs pris l’engagement d’effectuer des visites régulières sur le terrain, en coordination avec un corps de contrôle dédié, pour veiller au respect des délais, à la maîtrise des coûts et à la conformité des réalisations.

Au-delà du drainage des eaux pluviales, le ministre a également annoncé qu’un autre chantier structurant verra le jour à partir de 2026. Il s’agit des travaux de drainage de l’eau du Lac de Guiers, destinés à renforcer l’approvisionnement en eau potable. Ce projet complémentaire s’inscrit dans une vision globale d’amélioration durable de l’assainissement et de l’accès à l’eau, tant pour Touba que pour d’autres zones du pays.

La rencontre au cours de laquelle ces annonces ont été faites a réuni plusieurs personnalités religieuses, politiques et administratives de premier plan, dont Serigne Kosso Mbacké, fils aîné du Khalife général des Mourides, le maire de Mbacké ainsi que des leaders politiques. Dans un contexte marqué par de fortes attentes des populations, le ministre a réaffirmé sa détermination à suivre personnellement l’évolution des travaux, convaincu que ce projet constituera un tournant décisif pour la protection de Touba contre les inondations et pour l’amélioration durable du cadre de vie des habitants.

Touba : une femme condamnée à six mois de prison ferme pour avoir brûlé son mari par jalousie

Une scène de jalousie d’une rare violence a bouleversé la cité religieuse de Touba. F. Faye, une jeune épouse, a été condamnée à six mois de prison ferme pour avoir infligé de graves brûlures à son mari, M. Dione, chauffeur de profession. Les faits, rapportés par le quotidien L’AS, se sont déroulés après une dispute conjugale née du projet de polygamie du mari.

Tout est parti du moment où F. Faye a appris que son époux envisageait d’épouser une seconde femme. Une nouvelle qu’elle a très mal vécue. Rongée par la colère et la jalousie, la jeune femme a d’abord violemment reproché à son mari sa décision, donnant lieu à une altercation houleuse au sein du couple. Mais le pire était encore à venir.

Profitant du sommeil de son époux, F. Faye aurait, selon le récit de l’audience, fait bouillir une casserole d’eau avant de la lui verser sur le corps. L’homme s’est immédiatement réveillé en hurlant de douleur, avant d’être transporté d’urgence à l’hôpital. Le diagnostic a révélé des brûlures au troisième degré, entraînant une incapacité totale de travail de 22 jours.

Interpellée peu après les faits, la jeune femme a été inculpée de coups et blessures volontaires. Devant la barre, elle n’a pas cherché à nier. F. Faye a reconnu les faits et tenté d’expliquer son geste par un accès de colère incontrôlable. « J’ai agi sous l’influence de Satan », a-t-elle déclaré, exprimant ses profonds regrets et demandant pardon à son mari. Malgré cet acte, les deux époux vivent toujours ensemble.

Le tribunal, après avoir entendu les deux parties, a jugé la prévenue coupable et l’a condamnée à six mois de prison ferme. Le mari, qui s’était constitué partie civile, réclamait 2,5 millions de francs CFA en guise de réparation. Le tribunal lui a finalement accordé 700 000 francs CFA à titre de dommages et intérêts.

Touba et Kidira noyées sous les eaux après des pluies torrentielles

Le Sénégal fait de nouveau face à la brutalité des intempéries. Dans la nuit de lundi à mardi, des pluies diluviennes se sont abattues sur plusieurs localités, plongeant Touba et Kidira dans une situation de détresse et de chaos. À Touba, près de 95,1 millimètres d’eau ont été enregistrés en seulement vingt-quatre heures, un volume suffisant pour anéantir les efforts déjà déployés afin d’évacuer les précédentes inondations.

La ville sainte est ainsi redevenue un immense champ d’eau stagnante. Les quartiers qui avaient vu leur niveau d’eau baisser ces derniers jours ont été engloutis à nouveau. La station de pompage de 72 000 mm, censée contenir une bonne partie des précipitations, a été totalement dépassée par les événements. Devant la mairie, les eaux ont bloqué la circulation, contraignant les populations à improviser des solutions de fortune. Dans certains secteurs, seuls les charretiers assurent encore le transport. Les voitures, garées et inutilisables, ont cédé la place aux charrettes qui permettent de traverser les zones inondées. Des familles entières s’efforcent de sauver le minimum de matériel, transportant meubles et vivres loin des eaux montantes, malgré l’appui ponctuel des autorités locales.

La scène à Kidira, à l’est du pays, est encore plus dramatique. Le fleuve Falémé a connu une montée exceptionnelle de ses eaux à la suite des fortes précipitations et du lâcher du barrage de Manantali. Le pont reliant la commune aux villages riverains a totalement disparu sous les flots. Les habitants, coupés du reste du territoire, n’ont trouvé d’autre alternative que la pirogue. Les malades, les femmes enceintes, les enfants et les denrées alimentaires traversent désormais une vaste nappe d’eau de plusieurs kilomètres avant d’atteindre la terre ferme. Ce recours aux pirogues, souvent précaires, illustre la vulnérabilité de la zone, où la submersion a transformé les routes en lacs.

Ces inondations révèlent avec plus d’acuité encore le problème structurel de l’enclavement dans la région du Boundou. Les populations font face à des difficultés considérables pour évacuer les malades, pour acheminer les marchandises et pour maintenir un rythme normal dans leurs activités économiques. Les pertes agricoles sont redoutées, car plusieurs champs sont déjà menacés par la stagnation des eaux.

Dans ce contexte, les habitants lancent un appel urgent aux autorités nationales. À Touba, comme à Kidira, les populations attendent des mesures fortes et des interventions rapides pour limiter les dégâts humains et matériels. Mais au-delà de l’urgence, ces intempéries récurrentes relancent le débat sur l’efficacité des politiques d’assainissement et de gestion hydraulique dans un pays où chaque saison des pluies se transforme en désastre humanitaire et économique.

Touba – Inondations : l’État déploie un plan d’urgence de 13 milliards FCFA

Face à la grogne des populations de Touba qui avaient dénoncé une supposée « démission » de l’État dans la gestion des inondations, le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure. Une réunion d’urgence présidée à Dakar par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a permis de définir un plan d’action multisectoriel pour répondre aux défis d’assainissement et d’hygiène publique dans la ville sainte.

Doté d’une enveloppe de 13 milliards FCFA, ce plan d’urgence mobilise l’ensemble des parties prenantes : collectivités locales, autorités religieuses, ainsi que des structures nationales telles que l’Onas, la Sones, l’Omvs, l’Omvg, la Sde et l’Adm.

Un dispositif opérationnel sera déployé dans les prochains jours :

100 camions de vidange pour désengorger les zones critiques, 1 000 agents mobilisés pour les opérations de terrain, 100 000 kits d’hygiène distribués aux familles, 1 000 stations de lavage des mains installées dans les lieux publics, 1 000 tonnes de savon et d’eau de javel mises à disposition, des campagnes de sensibilisation intensifiées dans les quartiers et lieux de culte.

Selon le communiqué officiel, ce plan ne se limite pas aux aspects techniques : il « incarne une volonté politique forte, une mobilisation citoyenne et une synergie institutionnelle pour garantir un environnement sain à Touba ». Le gouvernement appelle ainsi à une responsabilité collective pour transformer cette initiative en un tournant décisif dans la gestion sanitaire de la ville.

Parallèlement, l’Association Touba Ca Kanam poursuit ses actions de terrain, notamment le pompage des eaux pluviales, le recasement des sinistrés et ses programmes de solidarité en faveur des populations les plus vulnérables.

Touba inaugure la GIGA FANII FACTORY : une étape décisive pour le textile africain

Ville sainte et pôle économique en plein essor, Touba vient de franchir un cap important dans l’industrie textile. Le groupe FANII, dirigé par Monsieur Seyni Diaw, a lancé son projet le plus ambitieux à ce jour : la GIGA FANII FACTORY.

Cette nouvelle structure, équipée d’une centaine de machines de pointe, va bien au-delà d’un simple atelier de couture. Elle symbolise l’innovation, l’excellence et la modernisation du secteur textile en Afrique. Pensée comme un futur centre de référence pour la mode, la GIGA FANII FACTORY ambitionne de stimuler l’économie locale et d’offrir de nombreuses opportunités professionnelles aux jeunes de la région.

À travers ce projet, Seyni Diaw et son équipe posent une étape décisive dans la dynamique industrielle et entrepreneuriale de Touba, mais aussi du continent. L’inauguration de cette usine prestigieuse reflète une vision audacieuse ainsi qu’une détermination sans faille pour redéfinir l’avenir de la mode africaine.

La GIGA FANII FACTORY marque le début d’une aventure porteuse d’espoir pour l’entrepreneuriat et l’industrie textile en Afrique. Avec cette initiative, Seyni Diaw s’affirme comme un acteur majeur de l’innovation et du développement économique, offrant à Touba un rayonnement qui dépasse largement ses frontières.

Inondations à Touba : Serigne Modou Bousso Dieng fustige l’inaction de l’État

La ville sainte de Touba est une nouvelle fois frappée par des inondations qui plongent les habitants dans la détresse. Face à la gravité de la situation et à l’absence de réponses concrètes des autorités, la colère monte. Serigne Modou Bousso Dieng, coordinateur de la Confédération internationale des familles religieuses, a lancé un véritable cri de cœur pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« abandon » de la population par l’État.

« Aucune solution, aucune mesure sérieuse n’est prise depuis un an et demi. Et les inondations continuent d’augmenter davantage. Les gens vivent un calvaire et pleurent », a-t-il déclaré avec amertume, dénonçant l’indifférence des dirigeants face à la souffrance des habitants.

L’autorité religieuse a insisté sur la gravité de la situation, soulignant que même les abords de la grande mosquée de Touba se trouvent aujourd’hui envahis par les eaux. Plus grave encore, selon lui, aucune autorité politique de premier plan ne s’est déplacée sur les lieux pour constater de visu l’ampleur du désastre. « Ni ministre, ni Premier ministre n’a foulé le sol de Touba pour aider la population », a-t-il regretté.

Il a par ailleurs fustigé le discours du Premier ministre qu’il juge « populiste », sans impact réel sur l’amélioration des conditions de vie dans la cité religieuse. « On n’a pas besoin de discours. On a besoin d’action rapide, immédiate et urgente. On est fatigué. Il est temps », a martelé Serigne Modou Bousso Dieng, qui appelle le gouvernement à passer enfin des paroles aux actes.

Pour les habitants de Touba, chaque nouvelle saison pluvieuse rouvre les mêmes blessures et réactive les mêmes angoisses. Les appels des autorités religieuses rappellent avec force l’urgence d’une solution durable à ce problème récurrent, qui continue de mettre à mal le quotidien de milliers de familles.

Touba : le Grand Magal 2025 marqué par un message fort du Chef de l’État

Touba a vibré, ce mercredi, au rythme du Grand Magal 2025, rendez-vous spirituel majeur du mouridisme. Comme le veut la tradition, le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a représenté le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre à la cérémonie officielle, transmettant un message empreint de foi et d’engagement.

Dans son allocution, le ministre a d’abord insisté sur la dimension spirituelle de l’événement :

« Ce moment est fort de foi. Ce jour est un moment pour rendre grâce à Dieu, car c’est Lui qui promet d’augmenter ses bienfaits à celui qui rend grâce. »

Jean Baptiste Tine a également salué la portée universelle des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, faits de discipline, de probité morale et de dévouement au travail. À travers son émissaire, le Président a réaffirmé son ambition pour Touba et la religion, tout en reconnaissant les défis persistants, notamment les inondations et les pénuries d’eau. « Les ministres de tutelle sont à pied d’œuvre pour faire le nécessaire », a-t-il assuré.

Le ministre a, par ailleurs, sollicité les prières des fidèles pour la réussite des réformes engagées par le gouvernement, notamment le programme Jubanti Koom. Il a appelé les Sénégalais à préserver la paix et à faire du travail un véritable sacerdoce, à l’image de l’œuvre et de la vision de Serigne Touba.

Jean Baptiste Tine était entouré de plusieurs membres du gouvernement, dont Moussa Balla Fofana, Mabouba Diagne, Alioune Ndione, Fatou Diouf et Khady Diène Gaye. Ensemble, ils ont réaffirmé l’engagement de l’État à améliorer la gestion des inondations, à renforcer l’accès à l’eau potable et à moderniser les infrastructures de la ville sainte.

En clôturant son discours, le ministre a invité les chauffeurs à la prudence et présenté les condoléances de la Nation aux familles endeuillées par les accidents survenus durant le Magal. Il a enfin formulé des vœux de paix et de prospérité pour tous, à l’aube d’un hivernage qu’il espère fécond pour le pays.

Touba – Magal 2025 : Un pèlerinage record sous le signe de la foi, du travail et de l’unité nationale

Touba, capitale spirituelle du mouridisme, a vibré ce Magal 2025 au rythme d’une ferveur religieuse exceptionnelle et d’une mobilisation sans précédent. Plusieurs dizaines de délégations étrangères et l’essentiel du gouvernement sénégalais, conduit par le ministre de l’Intérieur Jean Baptiste Tine, ont pris part à la cérémonie officielle.

Comme le veut la tradition, Cheikh Bass Abdou Khadre a transmis le message du Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, saluant la forte participation des fidèles et des autorités. « Serigne Mountakha m’a chargé de vous transmettre toute sa reconnaissance pour votre présence à ce Magal. Ses salutations les plus sincères vont aux foyers religieux et à la délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Intérieur. Le Khalife exprime son satisfecit au Chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et le remercie pour l’intérêt particulier qu’il voue à la cité de Touba », a-t-il déclaré.

Le Khalife a également adressé ses salutations aux partis politiques de tous bords, symbole de l’unité nationale autour de ce grand événement religieux.

Cheikh Bass Abdou Khadre est revenu sur le retard enregistré dans le démarrage de la cérémonie officielle, dû à une forte pluie survenue à l’aube : « Les rues ont été englouties par les eaux pluviales, ce qui a retardé notre venue. Nous présentons nos excuses aux autorités religieuses invitées par le Khalife. » Une remarque qui, en filigrane, a mis en lumière les défis persistants liés aux infrastructures et à la gestion des inondations à Touba.

Dans son message, Serigne Mountakha a exhorté les disciples à adorer Dieu avec sincérité, à se conformer à ses prescriptions et à faire du travail un sacerdoce, à l’image des compagnons de Cheikh Ahmadou Bamba. « Leur pratique religieuse soutenue n’a jamais entamé leur ferveur au travail », a rappelé le porte-parole du Khalife.

Il a également mis en garde contre les influences extérieures : « Un Mouride doit rester solide dans ses convictions et éviter d’être emporté par n’importe quel vent. »

Le Magal 2025 a franchi un cap historique avec 6,5 millions de pèlerins, contre 5,8 millions en 2023, confirmant son rang parmi les plus grands rassemblements religieux au monde. Cheikh Bass Abdou Khadre a rappelé l’exemple de résilience de Serigne Touba : « De retour d’exil, il a choisi d’accorder le pardon à tous, malgré les affres endurées. Il n’a jamais cherché refuge ailleurs qu’auprès de Dieu. Ses écrits ont le pouvoir de rendre l’être humain meilleur. »

Le discours s’est achevé par un appel à soutenir les projets initiés par Serigne Mountakha, notamment la rénovation de la Grande Mosquée de Touba, dont les coûts pourraient atteindre 100 milliards de francs CFA, et le renforcement de l’autonomie économique des Mourides, en réduisant toute dépendance extérieure. « L’appui de l’autre peut toujours entraver l’autonomie que chaque Mouride doit conserver intacte », a martelé le chef religieux.

Des prières ont enfin été formulées pour les victimes d’accidents, dans un esprit de solidarité et de compassion.

Magal de Touba : 140 victimes d’accidents en 48 heures, l’Association des victimes appelle à la prudence

Le Grand Magal de Touba 2025 est assombri par une série dramatique d’accidents de la route. En seulement 48 heures, les sapeurs-pompiers ont recensé 140 victimes, dont 5 décès, sur les axes menant vers la ville sainte.

Face à ce bilan, l’Association des victimes d’accidents au Sénégal exprime son désarroi. Son président, Mamadou Niang, qualifie la situation de « déplorable et inquiétante » et appelle les conducteurs à redoubler de vigilance.

« Nous demandons aux chauffeurs de ralentir, de respecter le code de la route et d’éviter l’usage du téléphone au volant. La route tue », insiste-t-il, rappelant que la fatigue au volant est un facteur majeur d’accidents. Il exhorte également les transporteurs à prendre conscience de leur responsabilité vis-à-vis des passagers, notamment les pères de famille qu’ils véhiculent.

Mamadou Niang interpelle par ailleurs les autorités sur la nécessité de renforcer les contrôles routiers. L’association, témoin quotidien des conséquences humaines et matérielles des drames de la route, souhaite des mesures plus strictes pour éviter que le Magal — moment de ferveur religieuse — ne continue d’être marqué par de telles tragédies.

Touba en fête : la 131e édition du Grand Magal rassemble des millions de pèlerins

Ce mercredi 13 août 2025, la ville sainte de Touba est en effervescence. Comme chaque année, la communauté mouride commémore avec ferveur le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie, survenu en 1895. Cet événement, connu sous le nom de Grand Magal, en est à sa 131e édition et attire, selon les estimations, plusieurs millions de fidèles venus du Sénégal, de la sous-région et de la diaspora.

Le Magal de Touba est bien plus qu’une simple célébration religieuse : il est un acte de reconnaissance et de fidélité envers l’œuvre spirituelle de Cheikh Ahmadou Bamba. Le terme Magal, en wolof, signifie « rendre hommage, magnifier ». Cette journée marque la gratitude envers Dieu pour les épreuves surmontées par le fondateur du mouridisme, envoyé en exil au Gabon par l’administration coloniale française.

Célébré pour la première fois à Touba en 1928, un an après la disparition de Cheikh Ahmadou Bamba, le Magal s’est imposé comme le plus grand rassemblement religieux du Sénégal, réunissant chaque année des foules toujours plus nombreuses.

Si le Magal est avant tout un moment de ferveur spirituelle, ponctué de récitations du Coran, de khassaïdes (poèmes religieux) et de prières collectives, il est aussi une formidable vitrine culturelle et sociale. Les familles ouvrent leurs portes pour accueillir les visiteurs, offrant repas et hospitalité en signe de solidarité et de partage, valeurs chères au mouridisme.

Les marchés improvisés, les concerts religieux et les expositions artisanales témoignent également du dynamisme économique généré par l’événement. En quelques jours, Touba devient un centre névralgique où circulent d’importantes ressources financières, stimulées par l’afflux massif de pèlerins.

Derrière la réussite du Magal se cache une logistique impressionnante : sécurité renforcée, dispositif sanitaire, gestion du transport et de l’hébergement. Les autorités religieuses et étatiques travaillent main dans la main pour encadrer les flux, prévenir les incidents et assurer le bon déroulement du pèlerinage.

Pour les mourides, participer au Magal est bien plus qu’une tradition : c’est un acte de foi, une manière d’affirmer son appartenance à la communauté et de renouveler son engagement sur la voie tracée par Cheikh Ahmadou Bamba.

Gestion des inondations à Touba : l’ONAS déploie 40 camions pour accélérer le pompage des eaux

Touba, durement touchée par des inondations persistantes, bénéficie d’un renfort important dans la lutte contre les eaux stagnantes. Le 12 août 2025, l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), sous la direction de Séni Diène, a mis en service 40 camions flambant neufs dans le cadre du Projet d’acquisition et de renouvellement de camions de vidange (PARC).

Financé à hauteur de 2 milliards FCFA, ce projet pilote bénéficie du soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates, de la DER/FJ et de la BNDE. Les nouveaux véhicules viennent compléter les efforts déjà engagés par l’ONAS, la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DGPI) et l’initiative locale Touba Ca Kanam pour assécher les zones les plus touchées.

Selon Séni Diène, certaines habitations situées dans des zones basses restent inaccessibles aux canaux de drainage classiques. Le renfort en camions vise donc à pallier cette limite, en assurant un pompage ciblé des eaux stagnantes.

Sur le terrain, l’action s’intensifie particulièrement dans les quartiers de Keur Niang et Nguélémou, où les ouvrages stratégiques fonctionnent à plein régime. À Nguélémou, un bassin de 72 000 m³ est équipé de quatre pompes, dont deux d’une capacité de 1 260 m³/heure et deux autres de 900 m³/heure. À Keur Niang, une nouvelle pompe de 1 000 m³/heure vient renforcer un bassin de 2 000 m³, accélérant l’évacuation et permettant déjà la réouverture de l’entrée principale de la cité religieuse sur ses deux voies.

Par ailleurs, une nouvelle station de pompage installée face à la grande mosquée redirige désormais les eaux vers Keur Niang, augmentant significativement la capacité globale d’évacuation. Grâce à ces efforts conjoints, plusieurs habitants peuvent progressivement regagner leurs maisons, tandis que certaines routes, jusque-là impraticables, sont à nouveau accessibles.

MAGAL 2025 : 526 interpellations, la Police spéciale de Touba dévoile son bilan

À la veille du Grand Magal de Touba, célébré ce mercredi 13 août 2025, la Police nationale a dressé le bilan de ses opérations sécuritaires dans la ville sainte. Lors d’un point de presse tenu ce mardi 12 août, le commissaire principal Diègane Sène, à la tête de la Police spéciale de Touba, a annoncé que 526 individus ont été interpellés pour diverses infractions.

Selon le responsable, ces arrestations concernent des faits variés allant des atteintes aux biens et aux personnes, aux troubles à l’ordre public, en passant par des délits liés à la drogue ou au vol. Le commissaire Sène a insisté sur la détermination des forces de l’ordre à maintenir la quiétude dans la cité mouride, surtout en cette période marquée par l’arrivée massive de pèlerins venus du Sénégal et de la diaspora.

Pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, un dispositif « XXL » a été déployé, mobilisant des centaines d’agents, des patrouilles motorisées et pédestres, ainsi que des unités spécialisées. « Nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour que le Magal se déroule dans la paix et la sécurité », a affirmé le commissaire principal.

Chaque année, le Grand Magal de Touba attire plusieurs millions de fidèles en commémoration du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Les autorités policières et administratives y mettent en place un dispositif spécial pour anticiper tout risque sécuritaire et fluidifier la circulation dans la ville.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°536 – 12 AU 17/08/2025

🔴 CONVERGENCE DE MILLIONS DE PÈLERINS À TOUBA : LE GRAND MAGAL VIBRE AUX QUATRE COINS DU GLOBE
🔴 GESTION DES INONDATIONS À TOUBA / « UN AUDIT S’IMPOSE » : NAY LEER RELANCE L’« ONAS-GATE »

🔴 AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DÉBUTE SA QUÊTE DU SIXIÈME TITRE FACE À L’OUGANDA
🔴 CHAN 2024 / SÉNÉGAL VS CONGO : LES « LIONS » EN MISSION QUALIFICATION

Touba : La mairie enregistre 130 000 naissances depuis le début de l’année, alerte Abdou Lahat Ka

Lors de son intervention dans l’émission RFM Matin du lundi 11 août 2025, Serigne Abdou Lahat Ka, maire de Touba, a révélé que l’état civil de la mairie a enregistré pas moins de 130 000 naissances depuis le début de l’année. Toutefois, il précise que ce chiffre ne représente qu’une partie de la réalité, estimant que près de 50 % des naissances ne sont pas officiellement déclarées auprès des services municipaux.

Ce constat témoigne de la dynamique démographique très forte de la ville sainte, qui connaît une croissance rapide de sa population. Serigne Abdou Lahat Ka prévient que dans les 20 prochaines années, cette augmentation sera encore plus marquée, surtout avec l’afflux continu de nouveaux habitants venus s’installer à Touba.

Face à ce défi démographique, le maire exprime son inquiétude quant au déficit d’infrastructures essentielles, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’assainissement et des équipements urbains. Il indique cependant que le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, est conscient de ces enjeux et s’implique dans la réflexion sur les solutions à apporter. Par ailleurs, le maire appelle les autorités politiques à engager rapidement un plan ambitieux et adapté afin d’accompagner cette croissance, pour garantir un développement harmonieux et durable de Touba.

Grand Magal 2025 : Un dispositif de secours exceptionnel déployé à Touba

À l’occasion de la 131ᵉ édition du Grand Magal de Touba, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a mis en place un dispositif de sécurité et de secours d’une ampleur inédite, couvrant la période du 7 au 15 août. Ce déploiement vise à garantir la sécurité des millions de pèlerins attendus dans la cité religieuse et ses environs, tout en assurant une gestion optimale des risques et des situations d’urgence.

Ce dispositif repose sur la mobilisation de 554 sapeurs-pompiers et de 93 véhicules, comprenant 17 engins d’incendie, 24 ambulances, 9 véhicules de secours routier et 14 camions-citernes de grande capacité, ainsi que d’autres engins spécialisés. Le commandant Yatma Dièye, chef de la division information et relations publiques de la Brigade, a précisé que ces moyens visent à répondre efficacement aux besoins de prévention, d’intervention rapide et de prise en charge des victimes, notamment lors des situations critiques.

Parmi les innovations opérationnelles mises en avant, figure l’unité de secours d’urgence médicale, chargée d’assurer la para-médicalisation des interventions et de prendre en charge, dès la phase préhospitalière, les victimes présentant des blessures graves. De plus, des motos d’intervention rapide ont été déployées dans les zones difficiles d’accès ou fortement congestionnées, afin de réduire le temps d’arrivée sur les lieux d’accident et d’améliorer la réactivité des secours.

Ce dispositif exceptionnel n’est pas limité aux seules opérations liées au Magal. Un détachement est sur place depuis le 3 août à Touba et Kaolack, en appui aux opérations de gestion des inondations provoquées par les fortes pluies du 2 août. Cette anticipation traduit la volonté des autorités de sécuriser non seulement le rassemblement religieux, mais aussi de répondre aux aléas climatiques susceptibles de perturber son bon déroulement.

Par cette organisation rigoureuse et la synergie des moyens humains et matériels, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers entend assurer une couverture sécuritaire optimale, dans un contexte où l’afflux massif de pèlerins, conjugué aux risques climatiques et routiers, exige vigilance et efficacité de chaque instant.

Visite d’amitié à Touba : Nazir Seck renforce les liens historiques entre disciples de Baye Niass et Mourides

Lors du Magal 2025, une délégation officielle conduite par Cheikh Mouhamadou Nazir Moukhtar Seck, accompagnée de Mame Baye Seck, a été reçue par le Khalife général des Mourides, Cheikh Mouhamadou Mountakha Mbacké. Cette rencontre symbolise la perpétuation d’un héritage de cordialité entre les disciples de Baye Niass de Kaolack et la famille de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké.

Nazir Seck incarne cet esprit de fraternité, œuvrant sans relâche à consolider les ponts tissés depuis des décennies. Son écoute attentive des orientations du Khalife, reconnu pour sa sagesse et son rôle de guide avisé, témoigne d’une relation fondée sur le respect mutuel et la recherche de l’unité. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des enseignements de ses aïeux, pour qui le dialogue interconfrérique est un levier essentiel de cohésion communautaire.

La présence de Mame Baye Seck aux côtés de Nazir Seck illustre leur engagement commun à préserver cet héritage spirituel. Le Khalife a salué cette initiative, rappelant l’importance de telles rencontres pour l’harmonie religieuse au Sénégal.

Au cœur du Magal, cette visite réaffirme que la tradition de respect entre ces deux courants demeure un pilier de la paix sociale, transcendante des générations et orientée vers la construction d’un avenir commun.

Touba – Magal 2025 : L’APR exprime compassion et solidarité auprès du Khalife général des Mourides

Fidèle à une tradition bien ancrée, l’Alliance Pour la République (APR) a effectué, ce dimanche, son déplacement annuel à Touba à la veille du Grand Magal 2025. Mandatée par le président Macky Sall, la délégation était conduite par Amadou Mame Diop, ancien président de l’Assemblée nationale, qui a été reçue en audience par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

Lors de cette rencontre, Amadou Mame Diop a transmis le message de compassion et de solidarité du parti au guide spirituel et à l’ensemble de la communauté mouride. Abordé sur la situation politique nationale, il a préféré observer la réserve :

« Ce n’est ni le moment ni le lieu pour parler d’autre chose que du Magal », a-t-il affirmé avec fermeté.

Toutefois, le responsable politique n’a pas éludé la question des inondations qui touchent certains quartiers de Touba et perturbent les déplacements des pèlerins. « Nous manifestons toute notre solidarité agissante à l’endroit des populations de Touba et de tous les pèlerins », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement de l’APR à soutenir les efforts de résilience.

La délégation comptait plusieurs figures politiques de premier plan : Sidiki Kaba, ancien ministre des Forces armées ; Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse ; Mbaye Ndiaye, ancien ministre de l’Intérieur ; Mor Ngom, ancien ministre-conseiller ; Abdou Lahad Seck Sadaga, ancien député et responsable politique à Touba, entre autres.

Magal 2025 : Cheikh Bassirou Mbacké dénonce le faible investissement de l’État à Touba malgré son poids spirituel

La cérémonie d’évaluation finale du Grand Magal de Touba, qui s’est tenue ce samedi, a réuni le ministère de l’Intérieur et le Comité d’Organisation autour d’un bilan de l’édition 2025. L’occasion a été marquée par une intervention de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, qui a rappelé la portée historique et spirituelle de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Il a évoqué les épreuves, complots et persécutions auxquels le saint homme a été confronté, avant que son parcours ne se conclue par un acte de pardon universel, symbole de grandeur et d’élévation spirituelle.

Saluant la présence et l’engagement du ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, Serigne Bassirou Mbacké a souligné que l’État avait respecté ses engagements pris dans le cadre de la préparation de l’événement. Il a toutefois tenu à revenir sur l’héritage de Serigne Touba, rappelant que son combat allait au-delà de la religion, puisqu’il visait à libérer l’homme noir, à restaurer sa dignité et à le décomplexer face aux injustices de l’époque.

À ce titre, il a vivement réagi contre les propos de certains qui qualifient les populations de Mbacké et de Touba d’analphabètes. Pour lui, une telle perception trahit une méconnaissance profonde de la réalité, puisque les daaras, piliers de l’éducation coranique, transmettent un savoir riche et structuré, contribuant à la formation intellectuelle et morale des habitants.

Sur le plan des infrastructures et du développement, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a exprimé un certain regret quant au niveau d’investissement de l’État à Touba. Selon lui, en dehors du projet autoroutier, les financements publics n’ont pas atteint les 100 milliards de francs CFA, une somme qu’il juge dérisoire face aux besoins de la ville et à sa contribution à l’histoire nationale. Il a comparé cette enveloppe à celle destinée à Dakar, où plus de 2 000 milliards de francs CFA sont investis, dénonçant une disparité qu’il estime injuste.

En conclusion, il a appelé à un rééquilibrage des priorités d’investissement, estimant que Touba mérite une attention proportionnelle à son importance spirituelle, historique et socio-économique pour le Sénégal et, plus largement, pour la communauté noire.

Touba : Les boutiquiers s’alarment de la flambée des prix avant le Magal

À l’approche du grand Magal de Touba, les boutiquiers et détaillants de la ville expriment leur inquiétude face à l’augmentation rapide du prix de plusieurs denrées de première nécessité. Mor Niang, président de l’Association des boutiquiers détaillants de Touba, a lancé un appel pressant aux autorités pour un contrôle strict des prix sur les marchés.

Selon lui, la situation devient de plus en plus intenable. Le sac d’oignons, qui se vendait encore récemment à 6 500 F CFA, atteint désormais 10 000 F CFA. Celui de pommes de terre est passé de 9 500 F CFA, soit une hausse notable en un court laps de temps. Ces augmentations pèsent lourdement sur les détaillants qui, face à la liberté totale des grossistes de fixer leurs tarifs, se retrouvent contraints de s’aligner au risque de vendre à perte.

Mor Niang regrette que, malgré l’annonce du ministre du Commerce sur la mobilisation de 100 volontaires chargés de contrôler les prix, les hausses continuent sans véritable encadrement. Il déplore également que la visite ministérielle récente dans les marchés ait eu lieu sans la participation de son association, pourtant, selon lui, un maillon essentiel de la chaîne commerciale locale.

Pour le président des boutiquiers détaillants, seule une surveillance rigoureuse et continue permettra de freiner cette flambée, faute de quoi les consommateurs et les détaillants seront les principaux perdants à l’approche de cet événement religieux majeur.

Touba à cinq jours du Magal : des progrès notables dans l’approvisionnement en eau, mais des poches de pénurie persistent

À quelques jours du Grand Magal de Touba, prévu pour le 18 Safar, l’approvisionnement en eau demeure un enjeu majeur dans la cité religieuse qui s’apprête à accueillir plusieurs millions de fidèles. Si des avancées significatives ont été enregistrées dans certaines zones, d’autres quartiers continuent de souffrir d’un accès difficile à l’eau potable.

De bonnes nouvelles émergent pour les habitants de Khayra 1, Khayra 2, et Darou Miname. Ces localités bénéficient désormais d’un approvisionnement en eau plus stable grâce à la remise en marche du forage F-KÉBÉ. Équipé d’une nouvelle pompe d’une capacité de 250 m³ par heure, ce forage permet un meilleur service, offrant aux populations un soulagement bienvenu à l’approche du Magal.

Les deux forages de Bagdad, mis à l’arrêt ces derniers temps en raison de pannes électriques, ont également été remis en service. Leur réactivation vient renforcer la couverture hydraulique dans cette zone stratégique. De son côté, le forage de Darou Marnane fonctionne de nouveau à pleine capacité, avec un câble d’alimentation et une armoire électrique entièrement rénovés. Il délivre aujourd’hui un débit de 198 m³ par heure.

Cependant, tout n’est pas encore rentré dans l’ordre. Certains quartiers demeurent dans une situation critique. C’est le cas de Jannatul Mahwa, notamment autour de « Pencum Serigne Habibou », où l’eau n’arrive qu’à très faible débit et uniquement en pleine nuit. Touba Béto reste particulièrement affectée, les habitants y dénoncent un manque chronique d’eau devenu quasi structurel.

À Touba Ndiarème, il suffit de s’éloigner de 200 mètres du forage local pour constater une pénurie persistante. Darou Karim, surtout dans sa partie sud, ne reçoit l’eau qu’en pleine nuit, compliquant fortement la gestion des besoins domestiques.

Enfin, l’espoir renaît à Madyana 4, où l’eau est enfin de retour. Un soulagement palpable pour les résidents qui peuvent à nouveau vivre dans des conditions proches de la normalité.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°533 – 08/08/2025

🔴 PÉTITION À LA CEDEAO ACCUSANT DAKAR D’EXCLURE BANJUL DE L’EXPLOITATION DU PÉTROLE : SANGOMAR FAIT-IL DES JALOUX ?
🔴 VISITE À TOUBA : DIOMAYE CONQUERT LE CŒUR DU KHALIFE

🔴 EN ROUTE POUR L’AFROBASKET : LA MINISTRE DES SPORTS MOTIVE LES « LIONS »
🔴 PROCESSUS DE VALIDATION : LA FÉDÉRATION DE LUTTE FAIT LE TRI

À l’approche du Grand Magal, le Président Diomaye Faye en visite chez le Khalife général des Mourides : entre tradition et engagement républicain

À moins d’une semaine de la célébration du Grand Magal de Touba, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce jeudi 7 août une visite officielle au domicile du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Une démarche empreinte de solennité et de respect, perpétuant une tradition bien ancrée chez les chefs d’État sénégalais.

Accompagné de la Première Dame, Absa Faye, et d’une forte délégation ministérielle, le Président s’est entretenu avec le guide spirituel, réaffirmant la volonté de son gouvernement d’œuvrer pleinement à la réussite de cet événement religieux d’envergure.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a tenu à remercier le Khalife pour son accueil chaleureux avant de rappeler les directives fermes données à son équipe gouvernementale. « Ces derniers jours, en Conseil des ministres, j’ai réitéré mes instructions aux ministres et directeurs généraux pour qu’aucun effort ne soit ménagé. Le Premier ministre a été responsabilisé afin que rien ne soit laissé au hasard », a-t-il déclaré.

Par cette visite, le chef de l’État a également tenu à montrer que le Magal ne relève pas uniquement de la sphère spirituelle, mais constitue aussi un défi logistique, sanitaire et sécuritaire majeur pour l’État.

Le Président Faye a réaffirmé la place centrale de l’être humain dans son projet de société, soulignant l’importance accordée à la religion comme socle de la cohésion nationale. « L’écoute que nous accordons aux familles religieuses est une forme de sacerdoce. Nous sommes friands des conseils que vous nous prodiguez pour le bien du pays », a-t-il déclaré, marquant son attachement au dialogue interinstitutionnel et à la guidance spirituelle.

Évoquant les chantiers majeurs en cours à Touba, le chef de l’État a rassuré sur l’implication de l’État dans la réalisation des projets chers au Khalife, notamment l’Université de Touba et la rénovation de la Grande Mosquée. « Nous savons que vous êtes en mesure de mener à bien ces projets, mais l’État ne peut rester les bras croisés », a-t-il affirmé, confirmant qu’une délégation du Khalife a été reçue à ce sujet, et que le Premier ministre a été instruit pour un suivi de proximité.

Parmi les membres du gouvernement ayant accompagné le président figuraient notamment Jean Baptiste Tine, ministre de l’Intérieur, Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget, Moussa Balla Fofana, ministre de l’Urbanisme, ainsi qu’Alioune Dione, ministre de la Microfinance. Leur présence témoigne de l’importance accordée par les autorités à la réussite logistique, financière et sociale du Magal.

Touba – Grand Magal : Thierno Alassane Sall salue le discours de Cheikh Bass Abdou Khadre et prône l’intégrité en politique

En visite à Touba à l’approche du Grand Magal, Thierno Alassane Sall, président du parti La République des Valeurs, a tenu à rendre hommage au porte-parole du Khalife général des Mourides, Cheikh Bass Abdou Khadre Mbacké, pour son discours jugé salutaire sur les dérives du monde politique sénégalais.

Face à la presse, l’ancien ministre n’a pas caché son adhésion aux propos du dignitaire mouride, qui a récemment fustigé l’inconstance des acteurs politiques et leur tendance à renier leurs engagements une fois portés au pouvoir.

« Je salue le courage et la lucidité de Cheikh Bass. Son discours sur les politiciens qui changent de langage selon leur position est d’une grande pertinence », a déclaré Thierno Alassane Sall.

Dans un registre plus personnel, le leader politique a partagé un souvenir de ses échanges avec Cheikh Bass Abdou Khadre lorsqu’il occupait des fonctions ministérielles :

« Lorsque j’étais ministre, je me suis entretenu à deux reprises, en plein ramadan, avec Cheikh Bass sur des dossiers essentiels. Je me rappelle lui avoir suggéré d’écrire ses mémoires, car ne pas le faire serait exposer le Sénégal à une perte immense. C’est un homme qui peut beaucoup nous apporter en matière de sciences politiques et de gestion des ressources humaines. »

Marquant son discours d’une touche de spiritualité, Thierno Alassane Sall a sollicité des prières pour la paix au Sénégal et pour une relance économique durable. Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement de son parti à promouvoir une gouvernance éthique et transparente.

« Nul n’a le droit d’utiliser l’argent du peuple à des fins personnelles », a-t-il martelé, insistant sur l’importance de la redevabilité et de la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Touba – Noyade tragique au bassin de Nguélemou : une deuxième victime en moins de deux semaines

Touba est une nouvelle fois secouée par un drame. Ce mercredi, aux environs de 18 heures, un jeune homme d’environ 25 ans a perdu la vie par noyade dans le bassin de rétention des eaux pluviales de Nguélemou, récemment inauguré. La victime, identifiée sous le nom de B. Diop, souffrait, selon ses proches, de troubles mentaux.

Le bassin, situé à Nguélemou, a été inauguré samedi dernier par le Premier ministre Ousmane Sonko dans le cadre d’un vaste programme d’assainissement de la ville sainte. Conçu pour renforcer la résilience urbaine face aux inondations, l’ouvrage atteint déjà sa capacité maximale en ce début d’hivernage, rendant la zone particulièrement dangereuse pour les riverains.

L’opération d’extraction du corps s’est révélée particulièrement difficile. Les sapeurs-pompiers de Touba, présents sur les lieux, ne disposaient pas du matériel adéquat pour intervenir efficacement dans les eaux profondes et troubles du bassin. Face à la complexité de la situation, un renfort de plongeurs professionnels a été requis depuis Tivaouane afin de mener à bien la récupération du corps.

Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé. Il s’agit en effet de la deuxième noyade recensée dans le même bassin en moins de deux semaines, ce qui suscite une vive inquiétude au sein de la population locale. De nombreux habitants s’interrogent sur l’absence de dispositifs de sécurité autour de l’ouvrage, comme des grillages, des panneaux de signalisation ou encore des surveillants.

À quelques semaines du Grand Magal de Touba, événement religieux qui attire chaque année des millions de fidèles, cette tragédie remet sur la table l’urgence de sécuriser les infrastructures publiques. Le bassin de Nguélemou, qui devrait contribuer à améliorer les conditions sanitaires pendant le pèlerinage, devient aujourd’hui un point noir, exposant les habitants à des risques mortels.

Des voix s’élèvent désormais pour demander des mesures immédiates : sécurisation du site, signalisation adéquate, sensibilisation des populations, et surtout une meilleure supervision de ces projets d’assainissement, pour éviter que des infrastructures censées protéger la population ne se transforment en pièges mortels.

L’ouverture d’une enquête a été annoncée par les autorités pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes du drame. En attendant, la tristesse et la colère se mêlent à l’incompréhension dans le quartier de Nguélemou.

Senelec clarifie sa position après les accusations de l’ONAS sur les stations de pompage à Touba

La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a tenu à réagir aux déclarations de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), qui lui imputait la responsabilité des dysfonctionnements survenus dans certaines stations de pompage à Touba à la suite des fortes pluies du week-end dernier. Dans un communiqué publié ce mardi, Senelec a rejeté toute responsabilité, apportant des précisions techniques sur le processus de raccordement électrique desdites stations.

Concernant la station de pompage de Keur Niang, Senelec indique que, conformément aux procédures encadrant les travaux réalisés par des prestataires tiers, l’ONAS, via son prestataire, était tenue de transmettre une demande de réception des installations électriques. Cette demande devait être accompagnée des plans de récolement, des procès-verbaux d’essais du transformateur, du câble d’alimentation moyenne tension (HTA), ainsi que des équipements de comptage. Or, selon Senelec, aucune demande de réception n’a été reçue, et les travaux n’avaient pas été achevés par le prestataire de l’ONAS.

Senelec évoque également l’utilisation d’un groupe électrogène affrété par l’ONAS pour l’inauguration de la station. Ce groupe, censé assurer la continuité de l’alimentation électrique de la station jusqu’à son raccordement final au réseau national, n’a pas été maintenu en fonctionnement. Face à l’urgence provoquée par les inondations, Senelec affirme que son chef de service à Touba a sollicité en urgence le raccordement de la station, ce qui a entraîné la mobilisation de ses équipes dès le lundi 4 août au matin pour finaliser les travaux et réceptionner les ouvrages. La mise en service de la station de Keur Niang a ainsi été effective à partir du 5 août 2025.

S’agissant de la station de Nguelemou, Senelec informe qu’une demande de réception avait bien été transmise le mardi 29 juillet. En réponse, une mission technique a été dépêchée sur place dès le jeudi 31 juillet pour procéder aux vérifications nécessaires. Les procès-verbaux de réception ont été établis et remis aux parties concernées le vendredi 1er août, et le raccordement électrique a été réalisé le mardi 5 août 2025, « d’un commun accord avec le prestataire », précise le communiqué.

Dans sa communication, Senelec tient à rappeler que la responsabilité des travaux liés à l’alimentation électrique des stations de pompage incombe entièrement à l’ONAS, qui les réalise via ses prestataires. L’intervention de la société nationale d’électricité se limite à un appui technique, jusqu’à la mise en service des installations.

Touba : des inondations dévastatrices plongent la ville dans la détresse

La ville sainte de Touba a été lourdement frappée par des pluies torrentielles dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 août, provoquant des inondations d’une rare intensité. Plusieurs quartiers ont été complètement submergés, forçant de nombreuses familles à fuir leurs habitations et à passer la nuit à ciel ouvert, souvent sans abri ni assistance immédiate.

Les précipitations, particulièrement violentes, ont causé l’effondrement de murs, la destruction partielle d’habitations et l’inaccessibilité de nombreuses routes. Le sinistre a paralysé une grande partie des activités économiques locales, avec des commerces envahis par les eaux, des marchés inondés et des axes de circulation totalement impraticables. De nombreux habitants, surpris par la montée soudaine des eaux, ont dû abandonner leurs biens et chercher refuge ailleurs.

Face à cette situation d’urgence, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu sur place en pleine nuit pour constater les dégâts de visu. Accompagné de techniciens de son département, il a immédiatement ordonné le déploiement d’équipes d’intervention d’urgence chargées d’évaluer l’ampleur des sinistres, de venir en aide aux populations touchées et de mettre en place des solutions temporaires pour éviter l’aggravation de la crise.

Des mesures immédiates ont été annoncées, notamment l’installation d’abris provisoires pour les personnes déplacées, la distribution d’aide d’urgence (vivres, matelas, médicaments) et la mobilisation de pompes pour évacuer les eaux stagnantes. Le ministre a aussi alerté sur les risques sanitaires liés à ces inondations, notamment les maladies hydriques et les infections liées aux eaux souillées.

Cet épisode dramatique relance la question de la vulnérabilité chronique de Touba face aux intempéries, malgré les efforts d’assainissement engagés ces dernières années. La ville, en pleine croissance démographique, manque cruellement d’infrastructures de drainage adaptées, ce qui accentue l’impact des fortes pluies.

Touba – Ousmane Sonko réaffirme l’engagement de l’État pour l’accès à l’eau potable et le développement local

En visite dans la cité religieuse de Touba, le Premier ministre Ousmane Sonko a renouvelé l’engagement ferme du gouvernement à résoudre durablement la problématique de l’accès à l’eau potable dans la ville sainte. Devant les autorités religieuses et les populations locales, il a confirmé la réalisation prochaine d’un projet structurant : le drainage de l’eau depuis le Lac de Guiers jusqu’à Touba.

« L’engagement qui a été pris de drainer l’eau du Lac de Guiers à Touba sera tenu avant 2028 », a assuré le chef du gouvernement. Il a précisé avoir discuté de cette priorité stratégique avec le Président de la République, ce qui témoigne, selon lui, d’une volonté politique claire de mener ce chantier à terme. Ce projet d’envergure vise à répondre à un besoin crucial des populations : un accès régulier et sécurisé à l’eau potable, notamment en période de forte affluence religieuse.

Présent à Touba dans le cadre de son ziar auprès du Khalife général des Mourides et pour participer au Magal de Mbacké Bary, Ousmane Sonko a également profité de sa visite pour honorer d’autres engagements. À l’invitation des ministres de l’Assainissement et de l’Éducation nationale, il a visité plusieurs chantiers d’infrastructures en cours. Ces visites, selon le Premier ministre, s’inscrivent dans une logique de suivi rapproché des projets publics et de promotion du développement local.

Cette visite du Premier ministre intervient à un moment clé, à l’approche du Grand Magal de Touba, événement religieux majeur drainant des millions de fidèles. Le gouvernement semble ainsi vouloir joindre les actes à la parole en mettant l’accent sur des investissements concrets, en matière d’eau, d’assainissement et d’infrastructures éducatives, pour améliorer les conditions de vie dans la ville sainte.

Khalifa Ababacar Sall à Touba : Une visite de courtoisie empreinte de spiritualité et d’unité nationale

À l’approche du Grand Magal de Touba, Khalifa Ababacar Sall, président du mouvement Taxawu Sénégal, a effectué ce vendredi une visite de courtoisie dans la cité religieuse. Reçu par Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadr, porte-parole du Khalife général des Mourides, l’ancien député-maire de Dakar a saisi cette occasion pour réaffirmer son attachement aux valeurs religieuses et républicaines du Sénégal.

La rencontre s’est tenue dans une atmosphère empreinte de respect, de spiritualité et de dialogue. Khalifa Ababacar Sall a salué l’inscription du Grand Magal au patrimoine immatériel du Sénégal, y voyant « une victoire et un honneur pour la Oumah islamique tout entière ». Selon lui, cette reconnaissance symbolise l’importance culturelle, religieuse et historique de l’événement dans la mémoire collective nationale.

L’homme politique a tenu à adresser ses vives félicitations et ses remerciements au porte-parole de Serigne Mountakha Mbacké, qu’il a qualifié d’« artisan déterminant » dans ce processus de valorisation du patrimoine religieux sénégalais. Il a également souligné le rôle central de la confrérie mouride dans la cohésion sociale, la résilience communautaire et la promotion des valeurs de paix.

En réponse, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadr a réservé un accueil chaleureux à son hôte et délivré un témoignage élogieux à l’endroit de Khalifa Ababacar Sall et de sa délégation. Le marabout a salué la constance de leur engagement en faveur du dialogue, du respect des croyances et de la préservation de l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba.

Touba : Ousmane Sonko en visite surprise, 24 heures après la présentation de son plan de redressement économique

À peine 24 heures après avoir dévoilé le Plan de Redressement Économique et Social « Jubbanti Koom », le Premier ministre Ousmane Sonko a créé la surprise en se rendant ce samedi matin à Touba. Une visite non annoncée, qui témoigne de la volonté du chef du gouvernement de lier action politique et proximité territoriale, à l’approche du Grand Magal.

Accompagné du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Cheikh Tidiane Dièye, Ousmane Sonko a entamé sa tournée par une inspection de plusieurs sites stratégiques en préparation du Magal, événement religieux majeur prévu dans les prochaines semaines. Sur le terrain, le Premier ministre a tenu à constater de visu l’état d’avancement des travaux d’installations urgentes, notamment en matière d’hygiène, d’assainissement et d’infrastructures temporaires.

La visite s’est ensuite poursuivie à l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim, institution islamique d’enseignement supérieur située à proximité de la ville sainte. Sur place, Ousmane Sonko a pris part à la « Journée scientifique », un événement coorganisé par le Comité d’organisation du Grand Magal de Touba et le Complexe Cheikh Ahmadoul Khadim pour l’Éducation et la Formation.

Ce rendez-vous académique met à l’honneur les avancées scientifiques et pédagogiques autour de la pensée mouride, ainsi que les défis liés à la formation des jeunes générations dans un monde en pleine mutation.

Touba : Le ministre Yankhoba Diémé rassure sur l’état d’avancement des travaux en prélude au Grand Magal

En prélude au Grand Magal de Touba, le ministre des Infrastructures et des Transports, Yankhoba Diémé, a effectué ce dimanche une visite de terrain dans la cité religieuse pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de voirie et des installations ferroviaires. Cette visite s’inscrit dans le cadre des préparatifs de cet événement religieux majeur, qui attire chaque année des millions de fidèles.

Accompagné d’une forte délégation technique, le ministre a inspecté les chantiers en cours entre Touba et Mbacké. Il a indiqué que les travaux routiers sont réalisés à 90 %, assurant que les engagements pris par l’Ageroute seront bel et bien tenus dans les délais impartis. Cette avancée significative témoigne, selon lui, de la volonté des autorités de garantir un Magal sécurisé et fluide sur le plan logistique.

Par ailleurs, Yankhoba Diémé a annoncé que la société nationale Dakar Dem Dikk participera au transport des pèlerins durant le Magal, renforçant ainsi le dispositif de mobilité mis en place pour l’occasion. Il a également précisé que le service ferroviaire entre Touba, Mbacké et Ngabou, déjà en activité, continuera de fonctionner après l’événement. Ce prolongement vise notamment à faciliter le transport scolaire et à réduire les accidents liés au déplacement des élèves.

Souhaitant inscrire ses actions dans une dynamique de développement durable, le ministre a souligné l’importance de moderniser Touba pour en faire un pôle d’attractivité économique et de mobilité urbaine. Il a affirmé sa volonté de collaborer étroitement avec les autorités religieuses pour répondre aux besoins spécifiques de la ville sainte.

Enfin, au terme de sa visite, Yankhoba Diémé a été reçu par le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, et son porte-parole, à qui il a présenté les dispositifs en place et le niveau d’exécution des travaux. Le ministre a réitéré l’engagement de l’État à accompagner la communauté mouride dans l’organisation du Magal dans les meilleures conditions.

Touba : La famille de Bob Marley reçue par le Khalife général des mourides

Touba, 26 juillet 2025 – Un événement d’une portée symbolique forte s’est déroulé ce samedi dans la cité religieuse de Touba. Le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a reçu une délégation de la famille de la légende du reggae, Bob Marley, marquant une rencontre inédite entre spiritualité musulmane et mémoire panafricaine.

Cette visite exceptionnelle intervient dans le sillage de l’événement « The Return », tenu cette semaine à Dakar avec le soutien de l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT). Porté par un élan de mémoire, de retour aux sources africaines et de dialogue interculturel, l’événement a servi de tremplin à cette escale hautement symbolique à Touba.

Présent à la tête de la délégation familiale, Rohan Marley, l’un des fils de Bob Marley, a révélé que son père avait longtemps caressé le rêve de visiter Touba, haut lieu du mouridisme et carrefour spirituel majeur de l’Afrique de l’Ouest. Malheureusement, ce souhait ne s’était jamais concrétisé de son vivant. Quarante-quatre ans après la disparition de l’icône jamaïcaine, ce vœu a été partiellement exaucé par la visite de ses descendants.

La délégation a été reçue en audience par Serigne Mountakha Mbacké, patriarche de la confrérie mouride. Dans une atmosphère empreinte de solennité et de fraternité, le Khalife a offert un accueil chaleureux à ses hôtes, exprimant son attachement à la paix, au dialogue des cultures et à la transmission des valeurs spirituelles. Des échanges symboliques ont eu lieu, ponctués de prières et de bénédictions, scellant un moment fort entre deux héritages : celui de Cheikh Ahmadou Bamba et celui de Bob Marley, tous deux chantres de résistance spirituelle et d’émancipation des peuples.

La présence de la famille Marley à Touba constitue bien plus qu’un simple geste diplomatique ou touristique. Elle incarne une passerelle entre le monde afro-diasporique et les racines profondes du continent africain. Ce moment fort réaffirme la place du Sénégal comme terre d’accueil, de réconciliation mémorielle et de spiritualité vivante.

Alors que le monde commémore les grandes figures de l’histoire africaine et afro-descendante, cette visite s’inscrit comme un acte de mémoire vivante et de dialogue interculturel, appelant à l’unité, à la paix et à la reconnaissance mutuelle des héritages.

REPORT DU DISCOURS DU KHALIFE GÉNÉRAL DES MOURIDES : UN AJUSTEMENT DANS LES PRÉPARATIFS DU GRAND MAGAL DE TOUBA

Touba, Sénégal – Alors que la ville sainte de Touba se prépare fiévreusement à accueillir des millions de fidèles pour le Grand Magal, événement phare du calendrier religieux sénégalais, le discours tant attendu du Khalife Général des Mourides a été officiellement reporté. Une décision qui intervient dans un contexte d’intenses préparatifs pour cette commémoration du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride.

Chaque année, le discours du Khalife Général constitue un moment central dans la dynamique préparatoire du Magal. Il ne s’agit pas d’une simple allocution, mais d’un appel spirituel qui oriente les cœurs et les esprits des disciples. À travers ses paroles, le Khalife rappelle les fondements de la foi, les vertus de la fraternité mouride, ainsi que les comportements exemplaires à adopter lors de ce grand rassemblement religieux.

Ce discours dépasse le cadre strictement mouride. Il s’adresse également à l’ensemble de la communauté musulmane, dans un esprit d’universalité, en insistant sur les valeurs de respect, de discipline, de solidarité et de piété.

Même si aucune déclaration officielle n’a encore précisé les motifs exacts de ce report, des sources proches de l’organisation évoquent des ajustements logistiques. En effet, le Grand Magal mobilise chaque année des ressources humaines, matérielles et spirituelles colossales. Retarder le discours du Khalife permettrait d’optimiser la coordination entre les différentes parties prenantes – autorités religieuses, services de sécurité, équipes sanitaires et comités d’accueil.

L’objectif est clair : garantir une portée maximale au message du Khalife et s’assurer que toutes les conditions sont réunies pour une diffusion fluide et une réception attentive par les millions de disciples, tant au Sénégal qu’à l’étranger.

Malgré ce report, les préparatifs battent leur plein dans la cité fondée par Cheikh Ahmadou Bamba. Sur le terrain, les efforts sont visibles : entretien des mosquées, amélioration des infrastructures d’hébergement, assainissement des voies d’accès, renforcement des dispositifs de sécurité, etc.

Les autorités religieuses collaborent étroitement avec les services de l’État pour faciliter le déplacement et le séjour des pèlerins. À cela s’ajoute une mobilisation communautaire sans précédent, où chaque fidèle contribue à sa manière à la réussite de l’événement.

Le Grand Magal de Touba, au-delà de son ancrage sénégalais, s’impose aujourd’hui comme l’un des plus grands rassemblements religieux d’Afrique de l’Ouest. Il attire chaque année des pèlerins venus de la sous-région, d’Europe, d’Amérique et même d’Asie, tous désireux de s’imprégner de l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba.

Ce moment de communion spirituelle et de recueillement rappelle les valeurs de sacrifice, de patience et de résistance pacifique incarnées par le fondateur du mouridisme. Le discours du Khalife, lorsqu’il sera finalement prononcé, viendra donc couronner ces efforts et insuffler l’élan spirituel nécessaire pour célébrer le Magal dans la paix et la dévotion.

Touba : Un réseau de malfaiteurs démantelé par la police après une violente agression

À Touba, la police du commissariat central de Ndamatou a réussi à démanteler un dangereux réseau criminel impliqué dans des actes de vols avec violence. Cette opération décisive, menée dans la nuit du 22 juillet 2025, a été rendue publique ce jeudi par la Police nationale via sa page Facebook officielle.

Tout a commencé avec le dépôt de plainte d’un agent superviseur de l’opérateur téléphonique YAS, domicilié à Touba. Selon sa déclaration, le 22 juin dernier, alors qu’il rentrait chez lui après le travail, il a été violemment agressé par deux individus circulant à moto. Ces derniers, armés d’une machette, l’ont blessé avant de lui dérober sa sacoche. Le butin était conséquent : des cartes SIM de l’opérateur YAS, sa carte d’identité nationale, sa carte bancaire de la banque UBA, ainsi que quatre téléphones portables, dont un iPhone 13 Pro Max, un Redmi Note, un iPhone 11 Pro et un téléphone Tecno. Les malfaiteurs ont également emporté une somme d’argent liquide estimée à 150 000 francs CFA.

L’enquête ouverte par les services de police a progressé de manière significative le 20 juillet, lorsque les forces de l’ordre ont localisé l’un des suspects principaux au niveau du rond-point de Mbacké. Les agents sont immédiatement intervenus pour procéder à son arrestation. Placé en garde à vue, le suspect a avoué sa participation aux faits et révélé l’existence d’un groupe bien organisé spécialisé dans les agressions nocturnes, souvent accompagnées de violences physiques.

Grâce aux informations obtenues lors de cet interrogatoire, trois autres membres présumés du réseau ont été arrêtés. Tous sont désormais poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis de nuit avec usage de violence et de moyens de locomotion, rébellion, violences contre agents des forces de l’ordre et coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 21 jours pour la victime.

Les autorités ont précisé que l’enquête se poursuivait activement. D’autres individus pourraient être identifiés et arrêtés dans les jours à venir, alors que les policiers continuent de remonter les ramifications de ce groupe criminel. Ce démantèlement marque une avancée importante dans la lutte contre l’insécurité à Touba, où les populations, confrontées à une hausse des agressions nocturnes, espèrent désormais un retour au calme durable.

Lancement des opérations de pulvérisation en prélude au Grand Magal 2025

À l’approche du Grand Magal de Touba, édition 2025, la Brigade nationale du service d’hygiène a entamé une vaste opération de pulvérisation pour garantir un environnement sain et hygiénique aux millions de pèlerins attendus. Sous la supervision du capitaine El Hadji Niass, chef de la brigade régionale du service d’hygiène, une équipe de 100 agents a été mobilisée pour couvrir les zones ciblées de la ville sainte.

Selon le capitaine Niass, une importante quantité de produits a été mise à la disposition des agents pour mener à bien cette mission de salubrité publique. Ces produits, bien que puissants et efficaces contre les vecteurs de maladies, sont également toxiques. C’est pourquoi le chef de la brigade a tenu à alerter les populations : « Nous invitons les habitants à prendre toutes les précautions nécessaires lors des opérations, notamment en évitant les zones en cours de pulvérisation. »

L’opération se déroule en étroite collaboration avec le comité d’organisation du Grand Magal, qui joue un rôle clé dans l’identification des sites prioritaires, notamment les lieux d’hébergement, les axes de grande affluence, les marchés, les lieux de restauration, les mosquées et les points d’eau.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du dispositif de prévention sanitaire mis en place par les autorités en amont du Magal. Elle vise notamment à réduire les risques liés aux maladies transmissibles par les insectes (paludisme, dengue, etc.), à prévenir les épidémies et à protéger la santé publique dans un contexte de forte concentration humaine.

Chaque année, le Grand Magal attire des millions de fidèles venus du Sénégal et de la diaspora, rendant indispensables ces efforts d’assainissement pour garantir le bon déroulement de l’événement religieux.

Touba : le CNFPLF déploie sa nouvelle stratégie au plus près des collectivités territoriales

La ville de Touba a été le théâtre, ce mardi, d’un échange inédit entre le Centre national de la fonction publique locale et de la formation (CNFPLF) et les autorités municipales. Cette rencontre s’inscrit dans le programme intitulé Dialogue avec les collectivités territoriales, une initiative phare qui marque la volonté du CNFPLF de réinventer ses relations avec les exécutifs locaux.

Face à la presse, le directeur général du Centre, Alioune Kébé, a détaillé les contours de cette démarche qu’il présente comme « une nouvelle stratégie de déploiement national ». Selon lui, l’objectif est clair : rapprocher durablement le CNFPLF des communes et départements du Sénégal à travers des rencontres directes, au plus près des réalités du terrain.

Cette stratégie repose sur trois ambitions majeures : présenter et expliquer les missions du Centre, partager les évolutions qui marquent aujourd’hui la fonction publique locale, et surtout mettre en avant l’offre de formation destinée aux agents et aux élus locaux. Alioune Kébé a précisé que cette dynamique s’aligne parfaitement avec le référentiel national « Sénégal 2050 », dans lequel le Président de la République exhorte l’administration à promouvoir une gouvernance de proximité, à favoriser l’équité sociale et à construire un capital humain qualifié, apte à accompagner les collectivités dans la prise en charge des attentes des populations.

« C’est dans cet esprit que nous avons décidé d’aller à la rencontre des territoires, afin d’échanger directement avec leurs exécutifs. Ce dialogue nous permet à la fois de présenter nos actions et d’identifier les besoins spécifiques exprimés par chaque collectivité, en fonction des compétences transférées par l’État », a expliqué Alioune Kébé.

Le directeur général a également rappelé que la feuille de route du CNFPLF s’articule autour de plusieurs priorités structurantes. Il s’agit notamment d’accompagner les collectivités dans la gestion de leurs ressources humaines, qu’il s’agisse de la définition des statuts, de la gestion des carrières ou du suivi de la masse salariale. Le Centre propose en parallèle une expertise juridique et réglementaire pour consolider les cadres d’emploi et de gouvernance, ainsi que des formations sur mesure, conçues pour répondre aux réalités et aux défis propres à chaque territoire.

« Nous ne cherchons pas à imposer un modèle uniforme. Chaque intervention est construite à partir des priorités exprimées par les collectivités elles-mêmes », a insisté Alioune Kébé, soulignant l’importance d’une approche co-construite, pragmatique et inclusive.

La mairie de Touba, par la voix de Serigne Fallou Ndiaye, a salué l’initiative. L’édile a exprimé tout l’engagement de la commune à s’approprier et à exploiter pleinement les innovations proposées par le CNFPLF, dans une logique de renforcement des capacités et d’amélioration des services publics locaux.

Cette étape de Touba marque le lancement effectif d’une série de déplacements qui mèneront le Centre à la rencontre de nombreuses autres collectivités à travers le territoire national, confirmant la volonté de bâtir une fonction publique locale plus performante, au service des citoyens.

Touba : le préfet de Mbacké ordonne la démolition d’un immeuble vétuste et appelle à une responsabilité collective face au risque d’effondrement

Le préfet du département de Mbacké, Khadim Hann, a procédé ce samedi 28 juin 2025 au lancement officiel des opérations de démolition d’un bâtiment en ruine situé au cœur du marché Ocass, à Touba. Ce site particulièrement fréquenté abritait le bâtiment El Hadji Mbacké Kébé, un immeuble de deux étages dont l’état de délabrement avancé faisait peser un danger permanent sur ses occupants et les usagers du marché.

Lors de la cérémonie marquant le début des travaux, le préfet a expliqué les raisons qui ont motivé cette décision. Selon lui, la situation ne pouvait plus durer, tant la menace d’un effondrement était imminente. « Je viens de lancer l’opération de démolition d’un bâtiment R+2 qui était en état de délabrement très avancé. Ce bâtiment, dénommé bâtiment El Hadji Mbacké Kébé, était occupé par des commerçants que nous avions sommés il y a de cela quatre jours de libérer les lieux, car il était risqué de laisser ces occupants continuer leur activité et de voir le bâtiment s’effondrer sur eux », a déclaré Khadim Hann devant la presse.

Cette opération s’inscrit dans un contexte marqué par des drames récents qui ont endeuillé la commune de Touba-Mosquée. En effet, deux effondrements d’immeubles y ont provoqué la mort de quatorze personnes, rappelant la gravité des risques auxquels sont exposés les habitants et les commerçants installés dans des bâtiments vieillissants. Pour les autorités administratives, ces drames doivent constituer un point de bascule.

Le préfet a insisté sur la nécessité d’une action collective et résolue pour prévenir de nouvelles tragédies. Il a expliqué que l’État s’est engagé dans une campagne de recensement de tous les bâtiments menaçant ruine, avant de passer, en concertation avec leurs propriétaires, à leur démolition. Dans le cas de l’immeuble détruit ce samedi, Khadim Hann a précisé que l’administration n’a fait qu’accompagner le propriétaire, qui avait pris l’initiative et la responsabilité de procéder lui-même à la démolition.

« C’est un acte citoyen et patriotique. J’invite tous les propriétaires de bâtiments vétustes à s’inspirer de cet exemple et à s’engager à démolir les constructions dangereuses. Nous sommes prêts à les accompagner dans cette dynamique », a-t-il salué, soulignant le civisme du propriétaire concerné.

Le préfet a enfin lancé un appel à l’ensemble de la population de Touba-Mosquée et des autres communes du département. Il a invité les habitants à faire preuve de vigilance, à signaler tout bâtiment susceptible de présenter un danger et à collaborer activement avec les services compétents. « Nous pouvons les accompagner dans cette lancée. C’est l’appel que je lance à l’endroit de toutes les personnes qui habitent la commune de Touba-Mosquée », a-t-il conclu, rappelant que la prévention des effondrements est l’affaire de tous.

Tragédie à Touba : trois décès suite à l’effondrement d’un immeuble de quatre étages

Un événement tragique a eu lieu tôt ce mercredi matin dans le quartier de Darou Miname à Touba, où un immeuble en cours de construction s’est effondré vers 4 heures. Selon les détails fournis par le gouverneur de la région de Diourbel, Ibrahima Fall, il s’agissait d’un bâtiment de quatre étages, et non de trois comme suggéré initialement après le drame.

Les équipes de secours des sapeurs-pompiers ont œuvré pour dégager les débris et ont achevé les opérations de recherche au cours de la journée. Le bilan humain est lourd : trois personnes ont perdu la vie et deux autres blessées ont été transportées à l’hôpital Matlaboul Fawzaini pour recevoir des soins.

Le gouverneur Fall, présent sur les lieux, a précisé que l’immeuble effondré n’était pas encore occupé, mais sa chute a gravement endommagé une maison voisine, causant les pertes humaines enregistrées. Il a mis en avant l’urgence de renforcer la surveillance des chantiers, déclarant : « Il est impératif d’interrompre toutes les constructions n’ayant pas respecté la procédure normale. Il faut en discuter avec le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, pour envisager des inspections dans la ville et s’assurer du respect des normes. »

De son côté, le maire de Touba, Abdou Lahad Ka, a livré un bilan inquiétant. Selon lui, il s’agit du cinquième effondrement d’un bâtiment en construction à Touba en moins de deux ans. Une série préoccupante qui soulève des questions sur la qualité des bâtiments, mais aussi sur l’application des règles d’urbanisme dans une ville en pleine croissance.

L’élu local a critiqué la multiplication des constructions en hauteur, de type R+3 à R+5, souvent réalisées sans supervision technique adéquate. Il appelle à des mesures urgentes et déterminées pour faire respecter les normes de construction, particulièrement dans une cité religieuse qui attire chaque année des millions de visiteurs.

Drame à Touba : L’effondrement d’un immeuble fait trois morts et plusieurs blessés à Darou Miname

Un grave accident s’est produit ce mercredi à l’aube dans la cité religieuse de Touba. Un immeuble en construction de type R+3 s’est partiellement effondré dans le quartier de Darou Miname 28, causant la mort de trois personnes et faisant plusieurs blessés, selon les premières informations recueillies sur place.

Le drame est survenu aux environs de 4 heures du matin. Selon des témoins, la structure s’est effondrée brutalement, sans aucun signe avant-coureur. Le bâtiment, encore en chantier, s’est écroulé en partie sur une maison voisine habitée, où logeait une famille de cinq personnes. Les cris de détresse ont alerté les riverains qui, dans un élan de solidarité, ont tenté de dégager les victimes avant l’arrivée des secours.

Les premières constatations font état de trois décès survenus sur le coup. Deux autres victimes, grièvement blessées, ont été évacuées en urgence vers l’hôpital Matlaboul Fawzeyni. Parmi les occupants de la maison sinistrée figurent une femme âgée et deux enfants de 8 et 10 ans. Leur état de santé reste pour le moment inconnu.

Les opérations de secours, toujours en cours, sont menées par la brigade des sapeurs-pompiers de Touba, appuyée par des volontaires de la Croix-Rouge sénégalaise. Les secouristes affrontent d’importantes difficultés en raison de la densité des décombres et du danger que représente le terrain. Le rez-de-chaussée de l’immeuble effondré abritait en effet une quincaillerie, compliquant les fouilles à cause de la présence de matériaux lourds et de substances potentiellement inflammables.

L’origine de l’effondrement n’a pas encore été déterminée. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les causes de ce drame. Des experts en génie civil sont attendus sur les lieux pour évaluer la structure du bâtiment et identifier d’éventuelles négligences ou malfaçons.

Ce tragique incident relance une fois de plus la question du contrôle des chantiers et du respect des normes de construction dans les zones urbaines en pleine expansion comme Touba. Les autorités locales appellent à la vigilance et promettent de situer les responsabilités dans les plus brefs délais.

À suivre…

Touba – Médicaments illicites : cinq grands dépositaires traduits en justice par le Syndicat des pharmaciens

Le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal (SPPS) a enclenché une action judiciaire contre cinq importants dépositaires soupçonnés de gérer des dépôts pharmaceutiques illégaux à Touba. Cette décision a été rendue publique lors d’un point de presse organisé jeudi par l’organisation syndicale, en pleine croisade contre l’exercice illicite de la pharmacie dans cette ville connue pour être un épicentre du commerce informel de médicaments.

Selon le président du SPPS, Dr Serigne Ahmadou Bamba Ndour, cette initiative survient après plusieurs tentatives infructueuses de sensibilisation des acteurs concernés. « Nous avons entrepris toutes les démarches nécessaires pour sensibiliser les populations et alerter sur les risques. Malheureusement, face à la persistance du phénomène, nous avons été contraints de traduire ces faussaires devant la justice », a-t-il affirmé.

À Touba, le phénomène des dépôts pharmaceutiques clandestins prend une ampleur inquiétante. Des structures non agréées y écoulent des médicaments en dehors du circuit réglementaire, posant un sérieux problème de santé publique. Le SPPS dénonce ainsi une situation devenue incontrôlable, où les règles sont bafouées au mépris de la vie des citoyens.

Dr Ndour a tenu à rappeler que tout médicament circulant en dehors du schéma d’approvisionnement défini par les autorités sanitaires, notamment l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), est automatiquement considéré comme un faux médicament. Il appelle à l’application stricte des textes régissant l’exercice de la pharmacie, et sollicite un appui ferme des institutions concernées – Ordre des pharmaciens, ARP, ministère de la Santé – pour démanteler ces circuits parallèles.

Le SPPS ne cache plus sa colère face à ce qu’il qualifie de « pratiques criminelles ». Ses membres, largement mobilisés, annoncent leur volonté de livrer une bataille sans compromis contre la circulation de médicaments non contrôlés. Ils estiment qu’il en va non seulement de la survie de la profession pharmaceutique, mais surtout de la santé et de la sécurité des populations, souvent exposées à des traitements inappropriés ou dangereux.

À Touba, où le commerce informel bénéficie parfois d’une certaine tolérance, cette action judiciaire pourrait marquer un tournant décisif dans la régulation du marché pharmaceutique. Le dossier est désormais entre les mains de la justice, qui devra se prononcer sur la légalité des pratiques reprochées aux cinq dépositaires poursuivis.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°482 – 10/06/2025

🔴 CÉLÉBRATION DE LA TABASKI LE MÊME JOUR À TOUBA, MÉDINA BAYE, TIVAOUANE, YOFF DIAMALAYE, GRANDE MOSQUÉE DE DAKAR, ETC : UNISSON DE LA FOI DANS LES VILLES SAINTES
🔴 137E PÈLERINAGE MARIAL DE POPENGUINE : LA MAURITANIE, INVITÉE D’HONNEUR

🔴 MATCH AMICAL : LE SÉNÉGAL À L’ASSAUT DE L’ANGLETERRE

Tabaski 2025 à Touba : le Khalife général des Mourides salue l’élan collectif autour de la rénovation de la Grande Mosquée

À l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Kébir (Tabaski) ce samedi 7 juin 2025, le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a exprimé sa profonde gratitude envers les fidèles ayant répondu à son appel pour la rénovation de la Grande Mosquée de Touba.

La prière a été dirigée par Serigne Fallou Abdou Khadre Mbacké, en présence du Khalife, de son porte-parole Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, ainsi que de nombreux dignitaires mourides. Le moment a été empreint de spiritualité, de ferveur religieuse et d’unité autour d’un projet à haute portée symbolique.

Dans son message, Serigne Mountakha Mbacké a salué l’engouement populaire suscité par son initiative, qu’il considère comme un signe encourageant de mobilisation communautaire. « Lorsque j’ai émis l’idée de rénover et d’embellir la mosquée, j’ai tout de suite remarqué un grand engouement autour de la réalisation de ce projet. Vous me réconfortez dans l’idée que c’est un programme réalisable. »

Le Khalife a prié pour que Dieu accorde à tous les contributeurs la force et les moyens de mener à bien cette œuvre collective, inscrite dans la continuité de l’héritage spirituel du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba.

Dans son sermon, l’imam a rappelé l’essence spirituelle de la Tabaski, insistant sur la nécessité pour les fidèles de respecter les enseignements religieux et de vivre cette célébration comme une expression de soumission, de sacrifice et de fraternité.

Ainsi, la Tabaski 2025 à Touba aura été marquée non seulement par la prière rituelle, mais aussi par un appel vibrant à l’unité autour d’un projet de foi et de mémoire.

Drame de l’immeuble effondré à Touba : le propriétaire Mbaye Sarr verse 36,5 millions aux victimes

À Touba, la tragédie de l’effondrement d’un immeuble ayant coûté la vie à onze personnes continue de susciter émotion et solidarité. Face à la gravité de l’événement, Mbaye Sarr, propriétaire du bâtiment effondré, a décidé de verser une importante somme d’argent aux victimes et à leurs familles.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, Mbaye Sarr a débloqué 36,5 millions de francs CFA destinés à soutenir financièrement les familles endeuillées ainsi que les blessés. Ce geste intervient dans un contexte de vive douleur, alors que la cité religieuse pleure la perte de plusieurs de ses fils et filles dans cet accident tragique.

Le montant octroyé par M. Sarr vient s’ajouter à d’autres contributions recueillies auprès de ses proches collaborateurs et de notables mourides, hommes d’affaires pour la plupart, portant l’enveloppe globale à environ 46,5 millions de francs CFA. La répartition a été précisée : chaque blessé recevra une aide d’un million de francs CFA, tandis que chaque famille ayant perdu un proche bénéficiera de trois millions de francs CFA.

Ce geste humanitaire, salué par certains, n’efface toutefois pas les interrogations persistantes sur les conditions de construction et les responsabilités dans l’effondrement du bâtiment. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les causes réelles de l’incident, et déterminer si des manquements techniques ou administratifs sont à l’origine de cette catastrophe.

En attendant les conclusions de l’enquête, la communauté de Touba reste mobilisée pour accompagner les familles touchées. Dans une ville où la solidarité religieuse et communautaire reste très forte, ce soutien financier se veut un premier pas vers la reconstruction morale des victimes, même si le vide laissé par les disparus ne saurait être comblé par l’argent.

SOLIDARITÉ DE TABASKI À TOUBA : Touba Ca Kanam offre dignité à plus 7500 familles

Comme chaque année avant les grandes fêtes religieuses, l’organisation Touba Ca Kanam a déployé sa traditionnelle opération de solidarité en prévision de la Tabaski 2025 à Touba. Placée sous l’égide de Serigne Mourtalla Mbacké Abdou Fatah, la commission sociale a une nouvelle fois répondu présent pour les familles les plus vulnérables.

Cette action d’envergure a permis de venir en aide à plus de 7500 familles. Chacune a reçu un soutien matériel concret sous forme de paquets d’habits variés, de chaussures (1136 paires distribuées) et de lots de tissus (près de 2000). Ces dons visent à permettre aux bénéficiaires de se vêtir dignement pour la célébration.

Mais l’aide ne s’est pas arrêtée là. Touba Ca Kanam a également consenti un soutien financier majeur de plus de trente millions de francs CFA (30 000 000 FCFA). Cette enveloppe, spécifiquement destinée aux pères de famille, a pour objectif de les aider à acquérir le mouton du sacrifice (Udhiya), pilier de la fête de l’Aïd.

Par cette double action – matérielle et financière – Touba Ca Kanam incarne pleinement sa vocation sociale et spirituelle, veillant à ce que chaque fidèle puisse vivre la Tabaski dans le respect et la dignité. Prenant la parole , Serigne Habibou Ibn Serigne Fallou a déploré l’absence des jeunes dans l’effort participatif estimant qu les femmes et les perses âgées sont les seuls qui répondent à l’appel de Touba Ca Kanam.

Effondrement d’un immeuble à Touba : une jambe humaine retrouvée dans les décombres relance les interrogations

Le drame survenu à Touba suite à l’effondrement d’un immeuble en construction connaît un développement aussi tragique qu’inquiétant. Ce samedi 31 mai, une jambe humaine a été retrouvée dans les décombres du site sinistré, plusieurs jours après l’annonce officielle du bilan qui faisait état de onze morts et sept blessés. Cette découverte macabre a été faite de manière fortuite par des enfants qui fouillaient les gravats, relançant aussitôt les spéculations autour du bilan réel de la catastrophe.

Alertés par les cris des enfants, les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus, épaulés par les forces de l’ordre, pour extraire le membre. Toutefois, aucune autre partie de corps n’a été découverte lors de nouvelles fouilles menées immédiatement après cette trouvaille. Le doute s’installe désormais sur la rigueur des premières opérations de recherche.

Deux hypothèses sont désormais sur la table. Soit cette jambe appartient à l’une des onze victimes déjà recensées, auquel cas il faudrait se poser des questions sur l’intégrité des corps extraits et sur la manière dont ils ont été identifiés. Soit elle provient d’une douzième victime, toujours ensevelie sous les débris, ce qui signifierait que les recherches initiales n’étaient pas aussi exhaustives qu’annoncé.

Pour rappel, la démolition du bâtiment avait été décidée et exécutée dans la foulée de la visite du ministre de l’Intérieur, le Général Jean-Baptiste Tine, qui avait ordonné cette mesure au nom de la sécurité publique. L’intervention avait été saluée pour sa rapidité, mais cette nouvelle découverte met en cause la profondeur et la fiabilité des opérations de dégagement menées avant la destruction totale du site.

Les familles endeuillées, déjà éprouvées par la tragédie, se retrouvent face à une angoisse renouvelée. Des voix commencent à s’élever pour exiger une reprise des recherches, voire une enquête complémentaire indépendante afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes du drame et sur la gestion des secours.

À Touba, l’émotion est vive. Les populations, choquées, s’interrogent sur les responsabilités, sur les normes de sécurité du chantier, mais aussi sur la rigueur des procédures de sauvetage. Ce nouvel épisode macabre pourrait bien faire basculer l’affaire vers un terrain judiciaire, si les doutes sur la présence éventuelle d’une victime oubliée se confirmaient.

Drame à Touba : Le ministre de l’Intérieur sur les lieux de l’immeuble effondré

En visite ce mercredi à Touba, le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, s’est rendu sur le site de l’immeuble effondré qui a coûté la vie à onze personnes. Un drame qui a plongé toute la nation dans l’émoi et suscité une vive émotion au sein de la population.

Sur place, le ministre a tenu à évaluer personnellement la situation et à adresser un message fort aux familles endeuillées. Il a également rencontré le Khalife général des mourides, à qui il a transmis les condoléances du Chef de l’État et de l’ensemble du gouvernement.

Lors de sa déclaration, Jean Baptiste Tine a assuré que les blessés sont bien pris en charge, tout en précisant que quatre d’entre eux restent encore hospitalisés. Il a insisté sur l’importance de faire toute la lumière sur les causes de cette tragédie. « Une enquête est en cours. Nous verrons exactement ce qui s’est passé », a-t-il déclaré avec fermeté.

Dans une volonté de prévenir de futurs drames, le ministre a annoncé une mesure forte : sur instruction du Président de la République, un inventaire national des bâtiments menaçant ruine sera lancé. « Le Président a déjà donné des instructions en ce sens », a-t-il affirmé, soulignant l’urgence de renforcer les contrôles sur les constructions à risque.

Drame de Touba : P. Fall, maître d’œuvre déjà incarcéré, sera entendu dans la nouvelle affaire ayant fait 11 morts

La tragédie de Touba, survenue il y a quelques jours et ayant coûté la vie à 11 personnes tout en faisant 7 blessés, continue de révéler ses ramifications. L’affaire prend désormais une tournure judiciaire majeure.

Déjà incarcéré à la prison de Rebeuss dans le cadre de l’effondrement de l’immeuble de Ngor, le maître d’œuvre P. Fall sera extrait dans les prochains jours pour être entendu par les enquêteurs dans cette nouvelle affaire dramatique. Selon L’Observateur dans son édition de ce mardi 27 mai, son nom apparaît de nouveau au cœur d’un système de sous-traitance jugé défaillant et aux conséquences meurtrières.

L’immeuble effondré à Touba, dont la construction s’est déroulée sous une chaîne complexe de sous-traitance, soulève de sérieuses interrogations sur les responsabilités engagées. Face à l’ampleur du dossier, les autorités policières ont décidé d’accélérer les investigations. Le commissariat spécial de Touba, appuyé par celui de Ndamatou, a été mobilisé pour auditionner les différentes parties impliquées dans la réalisation du bâtiment.

Les premières auditions ont déjà permis de mettre en lumière de graves négligences, tant sur le plan technique que réglementaire. Des soupçons planent sur des manquements aux normes de sécurité, le non-respect des procédures administratives et le rôle flou de certains sous-traitants intervenus dans le chantier.

Cette affaire relance le débat sur la régulation du secteur du bâtiment au Sénégal, la surveillance des chantiers, et surtout la responsabilité des maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre dans les nombreux drames liés à des constructions illégales ou mal encadrées.

Les familles des victimes, encore sous le choc, réclament justice et appellent à des sanctions exemplaires pour que “plus jamais” une telle tragédie ne se reproduise.

Effondrement d’un immeuble à Touba : Le bilan s’alourdit à 11 morts et 7 blessés

Touba est en deuil après le drame survenu dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 mai. Un immeuble de trois étages en construction s’est effondré, causant de lourdes pertes humaines. Selon les informations obtenues par Seneweb auprès d’une source sécuritaire, le bilan provisoire fait désormais état de onze (11) morts et sept (7) blessés.

Aux alentours de 02h50 du matin, les sapeurs-pompiers ont extrait un nouveau corps sans vie des décombres, portant le nombre de victimes décédées à onze. Les secours, mobilisés depuis les premières heures de la catastrophe, continuent les opérations de recherche et de sauvetage sur le site du sinistre.

Les blessés, au nombre de sept, ont été évacués vers les structures sanitaires les plus proches pour y recevoir les soins nécessaires. Leur état varie entre blessures légères et cas plus graves.

Pour l’heure, les causes exactes de l’effondrement n’ont pas encore été déterminées, mais une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités. Ce drame remet une fois de plus sur la table la question du respect des normes de construction et de sécurité sur les chantiers.

Les autorités locales appellent à la vigilance et expriment leur solidarité avec les familles endeuillées.

Effondrement dramatique à Touba : plusieurs ouvriers coincés sous les décombres d’un immeuble en construction

Un grave accident s’est produit ce dimanche à Touba, plus précisément au niveau du garage Darou sur la route de Guédé, où un immeuble en construction s’est brutalement effondré. La catastrophe a surpris plusieurs ouvriers présents sur le chantier au moment des faits. Ces derniers sont actuellement coincés sous les décombres, suscitant l’inquiétude générale dans la cité religieuse.

Les premières alertes ont été données par des riverains témoins de l’effondrement, qui ont rapidement averti les secours. En moins d’une heure, les sapeurs-pompiers, accompagnés d’équipes médicales et de forces de sécurité, sont arrivés sur les lieux pour entamer les opérations de sauvetage. Des pelleteuses et d’autres engins lourds ont également été mobilisés afin de dégager les amas de béton et de ferraille qui entravent l’accès aux victimes.

Cependant, les opérations sont particulièrement délicates. L’instabilité des structures restantes rend les interventions dangereuses, les secouristes avançant avec la plus grande prudence afin d’éviter de nouveaux éboulements. « Chaque geste compte, il faut faire vite mais surtout bien », a confié l’un des pompiers sur place.

En parallèle, les autorités locales, alertées dès les premières heures, ont lancé un appel à la solidarité. Les populations ont été priées de faciliter l’accès des secours et de ne pas encombrer les environs du sinistre afin de permettre une intervention rapide et efficace.

Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué, mais selon certaines sources non confirmées, il pourrait y avoir plusieurs blessés graves, voire des victimes. Des investigations seront ouvertes pour déterminer les causes exactes de l’effondrement. Des questions commencent déjà à émerger sur la régularité des travaux, la qualité des matériaux utilisés et les conditions de sécurité sur le chantier.

Cet effondrement vient raviver les préoccupations sur la sécurité des constructions dans les grandes agglomérations du pays, où la pression foncière et la spéculation immobilière poussent parfois à des pratiques risquées. En attendant les résultats des enquêtes, toute la communauté de Touba retient son souffle, espérant que les maçons pris au piège puissent être retrouvés vivants.

Touba – Hôpital Ndamatou : Une structure au bord de l’asphyxie, les travailleurs dénoncent une gestion chaotique

L’hôpital Ndamatou de Touba, l’un des principaux centres de santé de la ville sainte, traverse une crise profonde qui inquiète autant les agents de santé que les populations. Entre absence criante de moyens logistiques, retards de salaires, pannes d’équipements médicaux et promesses non tenues par l’État, la situation frôle l’asphyxie.

Réunis pour une conférence de presse tenue dans l’enceinte de l’établissement, les travailleurs ont dressé un tableau alarmant du quotidien de l’hôpital. L’un des faits les plus graves pointés du doigt est l’absence totale d’ambulance pour les évacuations sanitaires. « Lorsqu’un patient a besoin de soins urgents ailleurs, nous devons appeler les structures de santé voisines pour espérer obtenir une ambulance. Parfois, il faut attendre toute une journée », a confié un syndicaliste dépité.

À ce problème s’ajoute l’indisponibilité d’un scanner, pourtant essentiel pour des diagnostics rapides et fiables. L’appareil est en panne depuis plusieurs mois, et aucune solution durable n’a encore été apportée. Cette défaillance technique retarde les soins et met en péril la vie des patients nécessitant une prise en charge rapide.

La situation est d’autant plus préoccupante que l’hôpital Ndamatou est confronté à une surcharge constante, notamment lors d’événements religieux majeurs comme le Grand Magal de Touba. Le personnel réclame que la structure soit reclassée en hôpital de niveau 2, afin de mieux répondre aux besoins croissants de la population. Actuellement sous-dimensionné, l’établissement n’a ni la capacité d’accueil suffisante ni les ressources nécessaires pour faire face à une telle affluence.

Sur le plan des ressources humaines, la grogne est également forte. Les travailleurs dénoncent des retards chroniques dans le paiement des salaires, des accords non respectés par l’administration, et une absence totale de perspectives d’évolution professionnelle. « Les avancements de carrière, censés être automatiques tous les deux ans, sont bloqués depuis longtemps. On travaille dans l’incertitude et le mépris », confie un agent de santé visiblement abattu.

Pour espérer sortir de cette crise, les travailleurs estiment qu’une enveloppe budgétaire d’au moins 120 millions de FCFA est nécessaire. Pourtant, lors du dernier Magal, le ministère de la Santé avait annoncé une allocation de 800 millions de FCFA au profit du dispositif sanitaire local. Une déclaration qui suscite aujourd’hui l’incompréhension et la colère des agents de santé de Ndamatou. « Nous n’avons vu aucun centime de cet argent. Où est-il passé ? Que les autorités nous disent la vérité », s’interrogent les syndicalistes.

Travaux d’assainissement à Touba : l’ONAS rassure sur le respect des délais avant l’hivernage

En visite de terrain ce mardi, le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Seny Diène, a exprimé sa satisfaction quant à l’état d’avancement des travaux d’assainissement engagés dans la ville sainte de Touba. L’objectif reste clair : achever les infrastructures essentielles avant l’arrivée des premières pluies de l’hivernage.

« La première impression est un sentiment de satisfaction au regard du niveau d’avancement et du respect de l’échéance fixée, qui est le début de l’hivernage », a déclaré M. Diène au micro de l’APS, lors de sa tournée sur les différents chantiers.

Parmi les sites visités, celui du point bas en face de la mairie de Touba Mosquée est presque finalisé. Les travaux sont achevés à quelques détails près, notamment la remise en état du site après les interventions. À Keur Niang, l’élargissement du bassin de rétention suit également un bon rythme. Ce chantier vise à accroître la capacité de stockage et à améliorer l’évacuation des eaux pluviales dans cette zone vulnérable.

Autre point stratégique : Nguélémou. Ici, l’ONAS supervise la construction d’un bassin de drainage destiné à recueillir les eaux de pluie en provenance des quartiers environnants. Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre les inondations à Touba.

Enfin, Seny Diène a tenu à rassurer les populations sur la préparation technique en affirmant que toutes les mesures ont été prises pour que les stations de pompage soient « pleinement fonctionnelles durant l’hivernage ».

Distribution d’eau à Touba : l’OFOR rassure après les perturbations observées

Depuis quelques jours, plusieurs quartiers de la ville sainte de Touba sont confrontés à des perturbations dans la distribution d’eau. L’information a été rapportée ce lundi 5 mai 2025 par Radio Sénégal Internationale (RSI), provoquant une vague d’inquiétude chez de nombreux habitants.

Face à la situation, l’Office des forages ruraux (OFOR) a tenu à apporter des précisions et à rassurer les populations. Selon l’agence, les perturbations constatées ne relèvent pas d’une pénurie d’eau, mais sont dues à des travaux de remise en service sur certains forages actuellement à l’arrêt. « Il faut préciser qu’il n’y a pas de pénurie d’eau. La situation est que sur 42 forages, deux sont à l’arrêt. Nous avons noté des baisses de débit au niveau de certains forages, ce qui engendre des perturbations dans certaines zones », a expliqué Bamba Sarr, représentant local de l’OFOR à Touba.

L’arrêt temporaire de deux forages, combiné à une baisse du débit sur plusieurs autres installations, est à l’origine des difficultés observées dans l’alimentation de certains secteurs de la ville. Ces perturbations sont qualifiées de temporaires par l’OFOR, qui assure que les opérations de maintenance sont en cours pour rétablir un service normal dans les meilleurs délais.

La structure promet un retour progressif à la normale au fur et à mesure que les forages concernés seront remis en service. Elle invite en attendant les populations à faire preuve de patience et de responsabilité dans leur consommation d’eau.

Cette situation remet en lumière les enjeux liés à l’accès à l’eau dans une ville en forte croissance démographique, notamment en période de forte chaleur, et souligne la nécessité d’un renforcement durable des infrastructures hydrauliques dans les grandes agglomérations religieuses comme Touba.

Trafic de drogue : 58 kg de chanvre stoppés net entre Casamance et Touba

Une nouvelle saisie de drogue vient renforcer la série de coups de filet lancés ces dernières semaines contre les trafiquants opérant à travers le pays. Cette fois, c’est la Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) de Kaolack qui a réussi un gros coup, en interceptant 58 kilogrammes de chanvre indien transportés depuis la Casamance vers la ville sainte de Touba.

Selon le communiqué publié ce mercredi par la Police nationale, l’opération a été menée par les éléments de l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS). Agissant sur la base de renseignements précis, les agents ont mis la main sur la cargaison au terme d’une filature méthodique entre plusieurs localités du centre-sud du pays.

Les 58 kg de chanvre étaient soigneusement dissimulés à bord d’un véhicule de transport banalisé. L’intervention a permis également l’interpellation de quatre individus, qui se trouvent actuellement en garde à vue. D’après les premiers éléments de l’enquête, ces derniers seraient des courriers agissant pour le compte d’un réseau plus large, encore en activité.

Les autorités ont ouvert une enquête visant à identifier l’ensemble des ramifications de ce réseau, notamment les commanditaires présumés et les destinataires finaux de la marchandise à Touba. L’objectif est de démanteler la chaîne complète, de la zone de production ou de stockage jusqu’aux points de distribution.

Cette opération intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises – Police comme Gendarmerie – renforcent la lutte contre les narcotrafiquants, à travers une série d’actions coordonnées sur le territoire national. Rien qu’en l’espace de quelques jours, plus de 390 kg de drogues ont déjà été saisis dans plusieurs régions du pays, dont 80 kg de cocaïne à Dakar, 300 kg de chanvre à Fimela et 11 kg à Sokone, comme l’a récemment rappelé la Gendarmerie.

La saisie de Kaolack met à nouveau en lumière l’axe Casamance-centre comme l’un des corridors sensibles du trafic de drogue. La zone, souvent utilisée pour son maillage routier peu contrôlé, est aujourd’hui dans le viseur des services de sécurité. La destination finale de la marchandise – Touba – interpelle aussi, dans un contexte où la ville attire un flux constant de personnes, facilitant parfois la dissimulation de certaines activités illégales.

Touba : Mbackiyou Faye offre plus de 2 milliards de FCFA à Serigne Mountakha pour la Grande Mosquée

Dans un geste de haute portée spirituelle et symbolique, Mbackiyou Faye, « dieuwrigne » général de Dakar et représentant du khalife général des Mourides dans la capitale, a remis une importante contribution financière destinée aux travaux de la Grande Mosquée de Touba. Ce lundi 7 avril 2025, devant une foule de fidèles réunis dans la ville sainte, il a offert une somme de deux milliards treize millions de francs CFA (2 013 000 000 FCFA) à Serigne Mountakha Mbacké, actuel khalife général des Mourides.

Ce geste s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la réhabilitation de la mosquée, un projet initié par le khalife lui-même pour préserver et moderniser ce haut lieu du mouridisme, emblème de la foi et de la grandeur de Serigne Touba.

« Ces 8 valises contiennent 2 milliards 13 millions de FCFA. C’est une donation de ma part. Et ce n’est que le début du commencement. C’est juste un geste symbolique. Ce n’est rien comparé à la dimension de Serigne Touba », a déclaré Mbackiyou Faye, très ému, en remettant l’enveloppe symbolique à Serigne Mountakha. Ce dernier, fidèle à son humilité, a accepté le don dans le calme et la sérénité qui le caractérisent, sous les acclamations de ses disciples.

Ce geste traduit une fois de plus la solidité des liens entre les fidèles de la confrérie mouride, ainsi que leur attachement indéfectible à la ville sainte de Touba et à son projet de développement. Il illustre également le rôle de premier plan que joue Mbackiyou Faye dans la mobilisation de la communauté mouride de Dakar au service des causes religieuses, particulièrement celles portées par le khalife général.

Le projet de réhabilitation de la Grande Mosquée de Touba, dont le chantier devrait débuter sous peu, vise à redonner tout son éclat à ce joyau architectural et spirituel, tout en assurant son entretien à long terme. Avec ce premier appui financier de taille, les travaux s’annoncent déjà sous les meilleurs auspices.

Touba, ville de foi et de dévotion, continue ainsi d’écrire son histoire à travers les actes de générosité de ses fidèles, dans une dynamique de solidarité et d’amour profond pour l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba.

Touba : Arrestation d’un individu en possession de 6 kg de chanvre indien à Khaïra

Les forces de l’ordre ont procédé, ce mardi vers midi, à l’interpellation d’un individu en possession de six kilogrammes de chanvre indien au poste de contrôle de Khaïra, à Touba. Cette arrestation a été confirmée par les services de la police sénégalaise, qui ont détaillé les circonstances de cette saisie.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme, identifié sous les initiales M. T, se présentait comme un maçon de passage à Touba. Il était à bord d’un mini-car en provenance de Ndoffane et venait de descendre au niveau du poste de contrôle de Khaïra. Après avoir quitté son véhicule, il s’est dirigé vers le rond-point à la recherche d’un moyen de transport pour Ndindy.

Cependant, son comportement agité et nerveux a attiré l’attention des agents en faction au poste de contrôle. Ceux-ci ont alors décidé de l’interpeller pour un contrôle de routine. À peine approché par les forces de l’ordre, M. T a brusquement abandonné sa valise et tenté de prendre la fuite.

Après une brève course-poursuite, il a été rattrapé par les agents et immédiatement conduit au poste de contrôle. L’inspection de la valise qu’il avait laissée sur place a révélé la présence de six blocs de chanvre indien, soigneusement emballés, pesant un total de six kilogrammes.

Le suspect a été placé en garde à vue et sera poursuivi pour trafic intérieur de drogue. Les autorités ont ouvert une enquête afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler le réseau auquel il pourrait appartenir.

FDR à Touba : dénonciation des arrestations et appel du Khalife à l’unité

Une délégation du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) s’est rendue à Touba ce samedi pour exprimer ses inquiétudes face aux récentes arrestations de figures de l’opposition sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko. Accueillie par Serigne Abdou Lahad Mbacké Gaindé Fatma, la délégation comptait plusieurs personnalités politiques, dont Omar Sarr, Mansour Faye, Amadou Mame Diop et Modou Diagne Fada.

S’exprimant au nom du FDR, Modou Diagne Fada a dénoncé ce qu’il qualifie de « volonté manifeste d’anéantir l’opposition » à travers des « menaces, intimidations et arrestations arbitraires ». Il a rappelé que depuis l’accession au pouvoir de la nouvelle équipe dirigeante, plusieurs figures de l’ancien régime ont été interpellées, une situation qui alimente, selon lui, un climat d’insécurité politique.

« Depuis un an, nous avons observé, mais nous constatons avec regret que les nouvelles autorités ont décidé de nous anéantir. Nous sommes venus vous dire que, pour rien au monde, nous ne souhaitons que ce pays perde sa paix et sa sérénité. »

Face à ces préoccupations, le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a tenu à apaiser les tensions en insistant sur la nécessité d’unir les cœurs et de préserver la paix.

« La vie est ainsi. C’est Dieu qui a décidé du changement. Dieu merci, ce changement s’est déroulé dans la tranquillité. Généralement, c’est le chaos qui précède. J’ai entendu vos propos. Pour ma part, mon rôle, en dehors de l’adoration que je dois à Dieu, est d’appeler à la concorde des cœurs. »

Tout en reconnaissant la légitimité des inquiétudes soulevées, le Patriarche a exhorté aussi bien l’opposition que le pouvoir à emprunter « la voie constructive », rappelant que les querelles politiques ne devraient jamais mettre en péril la stabilité du pays.

« Jelële fitna yi, du wañi dara… Fitna bariwoul njriñ » (Réveiller les dissensions ne servira à rien… La discorde n’a jamais rien apporté de bon).

Cette visite du FDR à Touba intervient dans un climat politique marqué par des crispations entre l’opposition et le gouvernement. L’appel du Khalife, figure morale incontournable au Sénégal, pourrait contribuer à détendre l’atmosphère et encourager un dialogue plus apaisé entre les différentes parties.

Visite de courtoisie à Touba : Serigne Mountakha Mbacké adresse un vibrant témoignage au président Bassirou Diomaye Faye

Ce samedi matin, la ville sainte de Touba a accueilli le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, venu présenter ses condoléances suite au rappel à Dieu de plusieurs dignitaires religieux survenu en ce début d’année 2025. Une visite empreinte de recueillement, mais aussi de fortes charges symboliques et spirituelles.

Au cours de cette visite, le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a tenu à adresser un témoignage poignant à l’endroit du Chef de l’État. Dans un discours sobre mais chargé de spiritualité, le guide religieux a exprimé son estime pour le président Diomaye Faye, mettant en avant les valeurs de foi et de proximité avec Dieu.

« Tous ceux dont je suis sûr de leur foi et de leur croyance en Dieu, je les porte dans le fond du cœur. Je ne pouvais ne pas vous dire, j’en prends Dieu comme témoin. Je n’ai qu’une seule destinée, c’est aimer Dieu. J’aime dès lors, tous ceux qui me sont semblables », a déclaré Serigne Mountakha Mbacké, sous les regards attentifs des fidèles et des officiels présents.

Ce témoignage, fort et symbolique, a été perçu comme une marque de bénédiction à l’égard du président Diomaye Faye, dans un contexte où les relations entre le pouvoir politique et les autorités religieuses restent essentielles au Sénégal.

La visite du président à Touba s’est déroulée dans la sobriété et le respect des traditions mourides, illustrant une volonté d’ancrage dans les valeurs spirituelles qui façonnent le tissu social sénégalais.

3177 FAMILLES SOUTENUES : Touba Ca Kanam dégage 80 millions

Comme à son habitude, l’association Touba Ca Kanam a encore , cette année, soutenu un grand nombre de familles démunies à Touba. Une enveloppe de 80 millions a été dégagée pour les besoins du mois de ramadan.

L’association Touba Ca Kanam a , de nouveau, investi dans le social par le biais de sa commission sociale dirigée par Serigne Mourtadha Mbacké Abdou Fatah. Si en 2024, la structure avait dégagé une somme de 78 millions, cette année, elle a consenti un effort financier de près de 80 millions de francs pour soutenir exactement 3177 familles. La cérémonie solennelle de remise des dons s’est déroulée à Darou Khoudoss sous la présence de plusieurs dignitaires religieux dont Serigne Habibou Mbacké. Dans sa déclaration face à la presse , le président de la commission sociale précisera que l’aide libérée ce mardi ne prend pas en compte les dons affectés à « Daaray Kaamil »,au daara de Serigne Souhaïbou, aux mosquées de Diourbel et Touba, aux orphelinats etc… « Depuis des années, Touba Ca Kanam s’engage à soulager les souffrances des familles en difficulté, particulièrement durant les périodes sacrées comme le Ramadan. Cette année encore, nous distribuons des denrées alimentaires de première nécessité : riz, sucre, et autres produits essentiels, afin d’alléger le fardeau de celles et ceux qui peinent à subvenir à leurs besoins . Ces dons ne sont pas simplement matériels ; ils incarnent l’esprit de solidarité et la volonté collective de bâtir une communauté unie et résiliente. Cette action n’aurait pu voir le jour sans l’appui précieux de nos partenaires, des bonnes volontés, des talibés mourides et de nos dignitaires religieux . Pour cette année, plus de 3000 familles ont été soutenues et chacune d’elle a reçu à 01 sac de 50kg de riz, 5kg de Sucre et 3000 F pour les frais de transport. Au total 158, 85 Tonnes de Riz ont été distribuées à exactement 3177 Familles, soit un don financièrement évalué à 57 980 250 Fcfa . Mis à part le riz , il y’a eu 16 tonnes de sucre pour un montant de 9 040 000 FCFA. La somme de 10 millions sera dégagée pour assurer les frais de transport » dira Serigne Mourtadha Abdou Fatah. Le chef religieux précisera que la somme dépensée est d’environ 80 millions de frs.

Touba en deuil : Serigne Moustapha Saliou Mbacké rappelé à Dieu

La communauté mouride pleure la disparition de Serigne Moustapha Saliou Mbacké, survenue ce dimanche 16 février 2025. Fils du cinquième Khalife général des mourides, Serigne Saliou Mbacké, il était une figure emblématique de la confrérie, respectée pour son engagement religieux et son influence spirituelle.

Serigne Moustapha Saliou Mbacké était reconnu pour son attachement indéfectible aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba et pour son rôle actif dans le développement de Touba. Discret mais influent, il œuvrait dans l’ombre pour perpétuer l’héritage de son illustre père, notamment à travers des actions en faveur de l’éducation et du développement communautaire.

Sa disparition laisse un vide immense au sein de la communauté mouride, où il était perçu comme un modèle de piété et de sagesse. Fidèle aux valeurs du mouridisme, il incarnait une autorité spirituelle écoutée et respectée bien au-delà de Touba.

Dès l’annonce de son décès, de nombreuses personnalités religieuses, politiques et de la société civile ont exprimé leur tristesse et rendu hommage à son engagement. Les fidèles affluent vers Touba pour lui rendre un dernier hommage et prier pour le repos de son âme.

Touba en deuil : Serigne Amdy Modou Mbenda Fall, Khalife général des Baay Fall, s’est éteint à l’âge de 95 ans

La communauté mouride est en deuil. Serigne Amdy Modou Mbenda Fall, Khalife général des Baay Fall, a rendu l’âme ce mardi à l’âge de 95 ans. Son décès plonge la confrérie mouride, et particulièrement la communauté Baye Fall, dans une profonde tristesse.

Né il y a 95 ans, Serigne Amdy Modou Mbenda Fall a consacré sa vie au service de la voie tracée par Cheikh Ibrahima Fall, disciple émérite de Cheikh Ahmadou Bamba. Reconnu pour son humilité et son engagement dans la transmission des valeurs du mouridisme, il était une figure emblématique du Baye Fall, mouvement caractérisé par son dévouement total à la cause spirituelle et sociale.

Il a accédé au khilafat le 1ᵉʳ septembre 2021, succédant à Serigne Cheikh Dieumb Fall. Avant cela, il résidait à Diourbel, où il était déjà un guide influent pour de nombreux disciples. Après son accession au khilafat, il s’était établi dans sa résidence à Touba, haut lieu de la confrérie mouride.

Durant son mandat en tant que Khalife général, Serigne Amdy Modou Mbenda Fall a œuvré pour le renforcement de l’unité et la consolidation des enseignements du mouridisme. Il a perpétué les traditions du Baye Fall, mettant en avant les valeurs de travail, de dévotion et de solidarité. Son influence dépassait les cercles religieux, touchant aussi bien les jeunes disciples que les anciens fidèles de la communauté.

L’annonce de son décès a suscité une vague d’émotion au sein de la communauté mouride et au-delà. Fidèles, disciples et dignitaires religieux rendent hommage à un homme de foi, un serviteur infatigable de la cause mouride et un guide spirituel dont l’héritage restera gravé dans les cœurs.

La ville sainte de Touba s’apprête à lui rendre un dernier hommage, dans le respect des traditions et des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.

Paix à son âme. Que son œuvre continue d’inspirer les générations futures.

Braquage spectaculaire à Touba : 12 malfaiteurs encagoulés s’emparent des coffres-forts d’une épicerie

Un braquage d’une rare violence s’est produit hier soir à Ndindy, un quartier de Touba, où une bande de douze malfaiteurs encagoulés a pris d’assaut une épicerie bien connue sous le nom de « Épicerie Serigne Abdou Fatah ». Les assaillants, lourdement armés, ont réussi à neutraliser les gardiens avant de s’emparer des coffres-forts et de disparaître dans la nature.

D’après les premiers témoignages, les malfaiteurs ont opéré avec une organisation quasi-militaire. Arrivés à bord d’un véhicule 4×4 volé, ils ont d’abord forcé l’entrée de l’établissement avant d’immobiliser les gardiens en les ligotant. L’un d’eux a été violemment frappé à la tête avec une crosse de fusil, ce qui l’a contraint à céder.

Une fois à l’intérieur, les braqueurs ont exigé les clés des coffres-forts et ont vidé les caisses de l’épicerie. Selon le gérant, qui peine encore à se remettre de l’attaque, le butin s’élèverait entre 8 et 10 millions de francs CFA. « Ils savaient exactement où chercher et ont évité soigneusement les caméras de surveillance », a-t-il confié, encore sous le choc.

Avant de prendre la fuite, les malfaiteurs ont effectué un tir en l’air, vraisemblablement pour décourager toute tentative d’intervention des riverains ou des forces de l’ordre. Ils ont ensuite abandonné leur véhicule à quelques kilomètres du lieu du crime, rendant leur identification plus complexe pour les enquêteurs.

Cet incident relance le débat sur l’insécurité grandissante dans la ville sainte de Touba. Les habitants des quartiers environnants, notamment Usine Glace, Ndindy et Keur Serigne Niane Diop, dénoncent un climat d’insécurité de plus en plus pesant.

Les autorités locales et la police judiciaire ont ouvert une enquête pour tenter de retrouver les auteurs de ce braquage audacieux. Les premières pistes indiquent une possible complicité interne, les assaillants ayant démontré une connaissance précise des lieux et des habitudes des employés.

ABSENCE DE SOUTIEN DE L’ÉTAT À LA 145e ÉDITION DE L’APPEL DE SEYDINA LIMAMOU LAYE : Cheikh Omar Diagne était-il le réel coupable du refus d’herbegement des hôtes de Touba ?

La question de l’absence de soutien financier notable de l’État aux événements religieux majeurs du Sénégal continue de susciter l’indignation, notamment après la dernière en date : l’absence d’appui financier à la communauté Layenne.

Lors du dernier Grand Magal, la présidence de la République, via Cheikh Omar Diagne, directeur des Moyens généraux d’alors, a décliné la demande formulée par Touba concernant la prise en charge de l’hébergement de ses hôtes. Ce refus a d’ailleurs dissuadé la ville sainte de Tivaouane de faire une demande similaire pour le Gamou 2024, de peur de subir le même sort.
Aujourd’hui, alors que Cheikh Omar Diagne n’est plus aux commandes, la communauté Layenne, qui a organisé l’Appel de Seydina Limamou Laye, se retrouve également sans soutien financier de l’État. D’où la question suivante : Cheikh Omar Diagne était-il réellement le responsable du refus d’aide à Touba ?
À l’époque, bien que la décision de Cheikh Omar Diagne ait soulevé de vives critiques, il a été maintenu à son poste jusqu’à son limogeage, survenu après ses propos controversés qualifiant les tirailleurs de « traîtres ».
Aujourd’hui, après son départ, c’est la famille Layenne qui se trouve dans la même situation d’abandon de la part de l’État.
Pendant cette 145e édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye, Mamadou Lamine Laye, porte-parole de la famille, a exprimé sa déception quant au manque de soutien financier de l’État. Malgré l’absence de soutien institutionnel, la communauté Layenne a démontré une grande autonomie, réussissant à organiser l’événement grâce à ses propres moyens. Mamadou Lamine Laye a rappelé que la communauté Layenne, fidèle à ses valeurs, avait toujours organisé l’Appel avec abnégation et sans compter sur des financements extérieurs. « Nous savons tous que notre communauté a toujours fait preuve d’abnégation dans l’organisation de l’Appel. Malgré l’absence de soutien de l’État, nous avons réussi à réaliser l’organisation », a-t-il déclaré.

Magal de Kazu Rajab : Sens et portée de la commémoration

La communauté mouride du Sénégal a célèbré ce lundi 27 janvier le magal de Kazu Rajab commémorant la naissance du deuxième khalife de Serigne Touba, Serigne Fallou Mbacké. Communément appelé Magalou Serigne Fallou, le Kazu Rajab est un événement très connu, où se pressent des centaines de milliers de talibés fervents chaque année dans la ville sainte de Touba. Le saint homme, Mohamed Fadel Mbacké vit le jour le 27 du 7ème mois lunaire de Rajab, appelé « ndeyi koor » dans le calendrier wolof. On dit aussi dans la religion musulmane que cette date que correspond à l’anniversaire du voyage nocturne du Sceau des Prophètes Mouhamed (Psl), en compagnie de l’Ange Gabriel d’où il ramena le rituel des cinq prières, si fondamental en Islam.

Le khalifat de Serigne Fallou a traversé plusieurs générations à cause de son ouverture. Il était un homme monde, un homme ouvert au monde connu de partout et de tous. Nombreux de ses descendants portent des noms d’illustres érudits de l’Islam. La sainteté de El Hadj Fallou Mbacké était incontestable. Puis qu’il était aussi un homme d’une grande magnanimité envers tous les créatures de DIEU. C’est lui qui a parachevé la construction et l’extension de la grande mosquée de Touba et procédé à son inauguration le vendredi 07 juin 1963 en présence de son ami, le premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor qu’il a accompagné.
La tradition de la célébration du Kazu Rajab, remonte aux années 60, précisément à l’an 1963. Cette année-là, son anniversaire venu, Serigne Fallou a quitté Touba quelques temps avant le coucher du soleil pour se rendre à Darou Salam, son lieu de naissance en 1888, pour y passer la nuit en prières. Il en fut ainsi pendant des années avant qu’une réelle rupture dans le cérémonial de la célébration ne soit marquée.
A cette occasion, Serigne Fallou fut accompagné d’une délégation de dignitaires religieux entre autres, Serigne Modou Khary Niang, Serigne Modou Faty Khary et quelques membres de sa propre famille comme Serigne Modou Bousso Dieng et Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké.

Sens et portée

Un jour, s’adressant à Serigne Modou Mamoune Niang, Serigne Fallou aborda son sujet par ces termes : « Je sais que ce jour vous tient beaucoup à cœur. Je vais donc vous expliquer ce qu’est sa signification profonde et, par conséquent, les motivations qui m’ont conduit à le prendre en considération, afin que vous puissiez maîtriser les modalités de sa célébration. Dans sa grande miséricorde, DIEU m’a accordé une grâce infinie. Il a fait coïncider ma naissance avec la date d’anniversaire de ces événements miraculeux. Il a plu à notre Seigneur que je sois né un vendredi, 27ème jour du mois lunaire de Rajab, de l’an 1306 de l’Hégire (1886).
Ce jour est donc pour moi un prétexte de lui rendre grâce et d’exprimer ma reconnaissance à l’endroit de Cheikhoul Khadim. Depuis, j’ai pris l’habitude, à cette date, de me rendre à Darou Salam, où je suis né, afin de m’y consacrer, toute la nuit durant, à la lecture du Coran et des Panégyriques du Prophète (PSL), en guise de témoignage de grâces au Cheikh. Pourquoi dès ma sortie de ma retraite je viens ici, chez Serigne Affia ? C’est pour réaffirmer et raffermir les liens de fraternité qui me lient à cette maison où vécut ma mère Sokhna Awa Bousso ».

Après cette mise au point, Serigne Modou Mamoune Niang, au nom de toute la famille, prit l’engagement de perpétuer cette célébration, tant qu’il restera en vie. Serigne Fallou fut rappelé à DIEU cette même année. Mais pendant les deux années qui suivirent, fidèle à sa parole, Serigne Modou Mamoune Niang s’est employé à donner à la célébration du Kazu Rajab l’éclat qui lui convient. Serigne Fallou Mbacké a été rappelé à Dieu le 6 août 1968 à Touba à l’âge de 80 ans.

A. Saleh

Touba en effervescence pour le Magal Kazu Rajab

Touba, capitale spirituelle du mouridisme, connaît ce lundi 27 janvier une affluence exceptionnelle à l’occasion du Magal Kazu Rajab. Des milliers de fidèles, venus des quatre coins du Sénégal et d’ailleurs, se rassemblent dans cette ville sainte pour célébrer cet événement religieux d’envergure.

Dès les premières heures de la journée, le mausolée de Serigne Fallou Mbacké, deuxième khalife général des mourides et fils de Cheikh Ahmadou Bamba, a été pris d’assaut par des disciples en quête de bénédictions et de prières. Le site est devenu le point de convergence des fidèles qui, dans un profond esprit de dévotion, rendent hommage à cette figure emblématique du mouridisme.

Institutionnalisé il y a près de quarante ans, le Magal Kazu Rajab commémore l’anniversaire de la naissance de Serigne Fallou Mbacké. Cet événement a progressivement pris une dimension internationale, dépassant les frontières sénégalaises. Les communautés mourides de la diaspora, notamment en Europe, aux États-Unis et en Afrique, participent également à cette célébration, soit en effectuant le déplacement à Touba, soit en organisant des manifestations locales.

Cette journée est marquée par des prières, des conférences religieuses et des chants religieux retraçant la vie et les enseignements de Serigne Fallou. Les fidèles profitent également de cette occasion pour renforcer leur foi, partager des repas communautaires et réaffirmer leur attachement aux valeurs prônées par le mouridisme : la foi, le travail, et la solidarité.

En vue de cet événement majeur, les autorités religieuses et administratives de Touba ont redoublé d’efforts pour accueillir dignement les nombreux pèlerins. Les infrastructures d’accueil, les dispositifs de sécurité, ainsi que les services de santé ont été renforcés pour assurer le bon déroulement de cette journée.

Les autorités locales ont également mis l’accent sur la sensibilisation des populations à l’importance du maintien de la propreté dans la ville sainte, en collaboration avec les structures de gestion des déchets.

Le Magal Kazu Rajab illustre une fois de plus l’attachement des disciples mourides à leur héritage spirituel et culturel. Ce rendez-vous annuel constitue un moment fort de communion, où les fidèles, toutes générations confondues, viennent réaffirmer leur engagement envers les enseignements des guides mourides.

Bilan financier de Touba Ca Kanam : Plus de 12 milliards collectés en 8 ans

Après huit années d’existence, l’association Touba Ca Kanam a dévoilé son bilan financier lors de son assemblée générale annuelle. Selon les chiffres présentés par Serigne Abdou Lahad Mbacké Ibn Serigne Djily, président de la commission des finances, l’association a collecté plus de 12,6 milliards de francs CFA depuis sa création.

Pour l’année 2024, l’association a enregistré des contributions totalisant 1,967 milliard de francs CFA, atteignant 85 % des objectifs fixés pour les projets prévus cette année. Touba, la ville fondatrice du mouvement, a joué un rôle central en contribuant à hauteur de 886 millions de francs CFA, soit la plus importante participation.

Les fonds proviennent également des autres régions du Sénégal et des Sénégalais vivant à l’étranger. L’implication de collecteurs et collectrices dynamiques a été saluée pour leur efficacité dans la mobilisation des ressources.

Des réalisations notables

Grâce aux sommes collectées, plusieurs projets ont été menés à bien, notamment :

  • L’installation de 20 000 lampadaires dans la ville de Touba, avec une commande supplémentaire de 5 000 unités en cours.
  • La réalisation de divers travaux structurants pour améliorer les conditions de vie des habitants.

Les dépenses liées à ces initiatives sont détaillées dans un rapport financier publié par l’association.

Une gestion rigoureuse

Touba Ca Kanam a dépensé 12,160 milliards de francs CFA sur un total de 12,643 milliards collectés depuis 2016, laissant un solde de 482 millions dans les caisses. Cette rigueur dans la gestion des fonds a été soulignée par les responsables, qui assurent que les dépenses sont strictement ordonnées en fonction des priorités identifiées pour le développement de Touba.

Ce bilan confirme l’engagement des habitants de Touba et des Sénégalais dans leur ensemble à soutenir des projets communautaires ambitieux. L’association a également souligné l’importance de maintenir cette dynamique pour poursuivre les réalisations dans les années à venir.

Touba en deuil : Serigne Dame Atta Mbacké tire sa révérence

La communauté mouride traverse un moment de grande tristesse avec le rappel à Dieu de Serigne Dame Atta Mbacké, ce vendredi. Haut dignitaire de Touba, il était le khalife de Serigne Ibrahima Mbacké, fils de Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul, le fondateur du mouridisme.

Serigne Dame Atta Mbacké a consacré sa vie à perpétuer l’héritage spirituel et les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, tout en jouant un rôle central dans la gestion des affaires religieuses et communautaires de la ville sainte. Sa sagesse, son humilité et son engagement profond envers les principes de l’islam en ont fait une figure respectée et admirée.

Le décès de Serigne Dame Atta Mbacké constitue une perte immense pour la communauté mouride et, plus largement, pour toute la nation sénégalaise. En ces moments de deuil, des fidèles de toutes les régions du pays, ainsi que des représentants de la diaspora, se rassemblent pour exprimer leur solidarité et leur compassion envers sa famille et la communauté mouride.

Dans un contexte marqué par une forte unité spirituelle, des prières et des hommages sont organisés dans les mosquées, les daaras et les foyers religieux à travers le pays. Les témoignages affluent pour saluer l’impact de ce guide religieux hors pair, dont l’influence transcendait les frontières confessionnelles.

Seneweb, à travers cet hommage, s’incline devant la mémoire de cet érudit de l’islam et présente ses sincères condoléances à la communauté mouride, à la famille éplorée et à tous ceux qui ont été inspirés par son œuvre.

Que le Tout-Puissant l’accueille dans Son Paradis éternel.

Alimentation en eau douce de Touba : Le ministre Cheikh Tidiane Dièye confie le projet à la SONES

Le projet visant à résoudre les problèmes d’alimentation en eau douce de la cité religieuse de Touba a officiellement été confié à la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES). La signature du mandat conférant cette mission à la SONES a été effectuée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, ce lundi 30 décembre 2024. La cérémonie s’est déroulée à la Sphère ministérielle Habib Thiam, située à Diamniadio, en présence de plusieurs autorités et personnalités, notamment des représentants du Khalife général des Mourides, du maire de Touba, ainsi que des directeurs généraux de la SONES et de l’OFOR.

Le projet consiste en la construction d’une usine de traitement d’eau potable capable de produire une eau de qualité et en quantité suffisante pour répondre aux besoins croissants de la population de Touba. Il inclut également l’installation d’un réseau moderne de distribution pour garantir une gestion optimale des ressources en eau. La SONES est désormais responsable de la conduite des études de faisabilité, de la structuration technique et financière du projet, ainsi que du suivi des travaux. L’entreprise en charge de la réalisation des infrastructures sera sélectionnée après un processus rigoureux de recrutement supervisé par la SONES.

Ce projet répond à une demande exprimée par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, visant à résoudre de manière durable les problèmes d’approvisionnement en eau potable à Touba. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a rapidement approuvé cette initiative, tandis que le Premier ministre, Ousmane Sonko, a insisté sur l’importance d’accélérer le processus. La signature de ce mandat constitue une avancée majeure dans la concrétisation de cet engagement.

Dr Cheikh Tidiane Dièye a déclaré que cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’agenda national de transformation intitulé « Vision Sénégal 2050 ». Cette vision privilégie des solutions structurelles et durables pour faire face aux défis auxquels le pays est confronté. Le ministre a souligné que l’objectif est de garantir un accès à l’eau potable à Touba, non seulement pour répondre aux besoins actuels, mais également pour anticiper les besoins des 25 prochaines années.

Jusqu’à présent, la ville de Touba était alimentée par une quarantaine de forages reliés à un réseau vieillissant, qui engendre de nombreux problèmes de production et de distribution d’eau. Le projet récemment mandaté vise à moderniser l’ensemble de ce système, tout en assurant une gouvernance efficace du service de l’eau. Les prochaines étapes incluent la finalisation des études, la structuration de l’offre financière, et le démarrage des travaux dans les meilleurs délais.

Le ministre a insisté sur l’importance de respecter les standards modernes en matière de gestion de l’eau, afin que Touba bénéficie d’infrastructures équivalentes à celles des grandes villes du pays. Il a également affirmé que toutes les procédures nécessaires seraient mises en œuvre pour garantir une exécution rapide et de qualité, en tenant compte des besoins prioritaires de la population.

Grave Accident sur la Route de l’Héliport à Touba : 14 Blessés

Un véhicule de transport en commun renversé près de la nouvelle gare routière

Touba, le 15 décembre 2024 – Un accident majeur s’est produit ce samedi vers 18h30 sur la route de l’héliport, à proximité de la nouvelle gare routière de Touba. Un « Ndiaga-Ndiaye », véhicule de transport en commun réputé, a perdu le contrôle après avoir violemment heurté le rebord du trottoir, se renversant en plusieurs endroits.

Le bilan est lourd, avec 14 personnes blessées, dont deux grièvement touchées. Les secours sont rapidement intervenus sur les lieux et, selon le capitaine Modou Tine, les victimes ont été immédiatement évacuées vers les structures médicales de la cité religieuse pour recevoir les soins nécessaires. « Nous avons agi avec célérité pour assurer la prise en charge des blessés et éviter que leur état ne se détériore davantage, » a déclaré le capitaine Tine.

Les causes exactes de l’accident restent à déterminer. Les premières constatations suggèrent une possible perte de contrôle du véhicule, mais une enquête approfondie est en cours pour élucider les circonstances exactes. Cet incident souligne une fois de plus l’importance de la prudence et du respect des règles de circulation sur les routes, notamment dans les zones à forte affluence comme celle de la nouvelle gare routière.

Les autorités locales appellent les conducteurs à redoubler de vigilance, surtout aux heures de pointe, et promettent de renforcer les mesures de sécurité routière pour prévenir de tels drames à l’avenir. Les familles des victimes ont été informées, et des dispositions sont prises pour les accompagner dans cette période difficile.

L’accident a suscité une vive émotion dans la communauté de Touba, rappelant la fragilité de la vie et la nécessité d’une conduite responsable pour assurer la sécurité de tous sur les routes.

Ousmane Sonko à Touba : un message fort après l’accident tragique de Mbacké et les violences à Saint-Louis

En déplacement à Touba ce lundi, Ousmane Sonko a d’abord tenu à présenter ses condoléances à la famille de Modou Tall ainsi qu’aux militants de son parti, blessés dans l’accident survenu récemment à Mbacké. Ce geste de solidarité marque un retour chargé d’émotions pour le leader de Pastef, qui a ensuite pris la parole au rond-point de l’École Normale pour revenir sur des propos tenus la veille, en lien avec l’attaque contre ses sympathisants à Saint-Louis.

Lors de son discours, Ousmane Sonko a clarifié sa position face aux événements survenus à Saint-Louis. La veille, des sympathisants de Pastef ont été pris pour cible, ce qui a entraîné des réactions vives de la part du leader politique. Face aux critiques sur la teneur de ses propos, Sonko a tenu à fournir des explications, insistant sur le fait qu’il ne faisait que défendre les militants injustement attaqués.

« Je ne fais que dénoncer les violences et les injustices que subissent nos militants. Nous ne pouvons pas rester silencieux face à ces attaques répétées », a affirmé Ousmane Sonko devant une foule attentive. Selon lui, ces incidents font partie d’un schéma plus large de répression politique visant à intimider les membres de son parti à l’approche des élections.

Ousmane Sonko a également profité de cette tribune pour interpeller la justice sénégalaise sur les récentes arrestations qui ont eu lieu à Saint-Louis et à Thiès. Il a dénoncé ce qu’il considère comme des arrestations « arbitraires », visant à museler l’opposition et à créer un climat de peur parmi les partisans de Pastef.

« Où est la justice quand ce sont nos militants qui sont attaqués ? Pourquoi ne voit-on que des arrestations du côté de l’opposition ? », s’est-il interrogé, visiblement indigné. Le leader de Pastef a appelé à la libération immédiate des personnes arrêtées, tout en exhortant les autorités à enquêter de manière équitable sur les violences, quel qu’en soit l’auteur.

Cette prise de parole intervient dans un contexte politique tendu au Sénégal, marqué par des affrontements fréquents entre partisans de l’opposition et forces de l’ordre. À quelques mois des élections, les tensions ne cessent de monter, et les incidents comme ceux de Mbacké et Saint-Louis viennent exacerber les divisions.

Ousmane Sonko, qui mène une campagne active malgré les nombreuses embûches, continue de dénoncer ce qu’il qualifie de « stratégie de provocation » menée par ses adversaires. Il appelle ses militants à rester mobilisés et à ne pas céder à la peur.

Pour beaucoup, cette intervention à Touba marque un tournant dans la campagne électorale de Sonko, qui entend maintenir la pression sur ses opposants tout en se posant en défenseur des droits de ses partisans.

À Touba, le discours de Sonko a été bien reçu par ses partisans, venus en nombre pour l’écouter. La foule, scandant des slogans de soutien, a applaudi ses propos et réitéré son engagement à poursuivre le combat aux côtés de leur leader.

La suite de la campagne s’annonce décisive pour Ousmane Sonko et son parti, alors que les regards se tournent désormais vers les prochains déplacements et discours de celui qui incarne l’un des principaux visages de l’opposition sénégalaise.

En attendant, la tension reste palpable dans le pays, avec une société civile inquiète face aux signes de polarisation politique. Les semaines à venir pourraient s’avérer déterminantes pour l’issue des prochaines échéances électorales et pour l’avenir de la stabilité politique au Sénégal.

Tragédie à Mbacké : Un jeune maçon retrouvé mort calciné dans un véhicule incendié

La ville de Mbacké a été secouée ce dimanche 3 novembre par un drame tragique survenu aux premières heures de la matinée. Un homme de 27 ans, connu sous le nom de M. Lô, a été retrouvé mort, calciné dans un véhicule incendié non loin du magasin Auchan.

Le drame s’est produit aux alentours de 4 heures du matin, lorsque les habitants du quartier ont alerté les autorités locales après avoir remarqué un véhicule en flammes. Le commissariat urbain de Mbacké a immédiatement réagi, dépêchant le commissaire Alioune Fall et son équipe sur les lieux. À leur arrivée, ils ont constaté qu’une Mercedes 190 était en proie aux flammes. Face à l’ampleur de l’incendie, le commissaire Fall a sollicité l’intervention rapide des sapeurs-pompiers de Touba pour maîtriser le feu.

Malgré les efforts des pompiers, qui ont combattu l’incendie pendant une demi-heure, le véhicule a été totalement ravagé par les flammes, réduisant son occupant en cendres. Après l’extinction du feu, une enquête de voisinage a permis aux autorités d’identifier la victime. Il s’agit de M. Lô, un maçon de la région, connu des services de police pour une récente interpellation lors d’une opération de sécurisation.

D’après les premiers éléments de l’enquête, M. Lô avait pour habitude de passer la nuit dans des véhicules et d’y allumer des produits anti-moustiques. Cette pratique serait à l’origine de l’incendie mortel. Des témoins ont rapporté que l’utilisation de ces produits en espace clos pourrait avoir déclenché l’accident tragique.

La mort de M. Lô a plongé la communauté de Mbacké dans la consternation, soulevant des questions sur les risques associés à l’usage des produits inflammables dans les véhicules fermés. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de cet incident.

4 ème jour de campagne/ A Touba : la population dit Oui à la liste Bunt bi, dirigée par Dr El Hadji Ibrahima Mbow

La liste Bunt-Bi, dirigée par Dr El Hadji Ibrahima Mbow, tête de liste nationale de BUNT-BI, accompagnée de Mme Dia Awa Cheikh Mbengue, ainsi que de Serigne Bara Mbacké, petit-fils de Sérigne Modou Bousso Dieng et tête de liste départementale de Mbacké, s’est rendue à Touba et Mbacké avec une forte délégation.

La caravane a débuté par une halte chez Serigne Abo Mbacké, où les membres de la délégation ont sollicité des prières auprès de ce saint homme. Par la suite, ils se sont rendus au domicile de Sérigne Mourtada Sérigne Fallou Mbacké, qui a formulé des prières en faveur de la victoire de la liste citoyenne Bunt-Bi et pour une campagne sereine.

La journée s’est conclue par une rencontre avec la population de Mbacké. Lors de cet échange, Serigne Bara Mbacké et Mme Dia Awa Cheikh Mbengue ont abordé les préoccupations locales, notamment la problématique de l’émigration clandestine.

Le professeur El Hadji Ibrahima Mbow a exprimé sa gratitude envers tous les militants et responsables pour leur mobilisation exceptionnelle, assurant que cette campagne se déroulera dans un esprit de paix et de fraternité.

En définitif, Les prières et le soutien manifestés tout au long de cette journée témoignent de l’engagement fort des habitants envers la liste Bunt-Bi, dans l’espoir d’une victoire citoyenne éclatante le 17 novembre 2024.

Mobilisation autour de Bougane Guéye Dany : Ses soutiens en visite à Touba pour solliciter des prières

À quelques jours du procès de Bougane Guéye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp et patron du Groupe D-média, une délégation de ses soutiens s’est rendue à Touba pour mobiliser des prières. Ce geste témoigne d’une détermination inébranlable de ses partisans qui, dans un élan de solidarité, espèrent une issue favorable au procès imminent de leur leader.

La délégation, composée de membres de la coalition « Samm Sa Kaddu », a été accueillie par des personnalités religieuses de premier plan. Abdoulaye Mbaye Pékh, l’un des porte-parole de cette coalition, a pris la parole devant le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Il a brièvement relaté les circonstances de l’arrestation de Bougane Guéye Dany et a imploré des prières pour sa libération. Selon lui, cette intervention divine serait un soutien précieux pour celui qui s’est fait un nom dans les médias et la scène politique sénégalaise.

En plus de cette rencontre, la délégation a été reçue par le khalife de Darou Khoudoss, Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké. Une nouvelle fois, Mbaye Pékh a sollicité des prières pour Bougane Guéye, insistant sur l’importance de cette bénédiction dans la quête de justice. Ce pèlerinage religieux à Touba, lieu sacré et influent du mouridisme, symbolise la dimension spirituelle de la mobilisation.

La visite à Touba s’inscrit dans une stratégie de mobilisation morale et spirituelle autour du leader de Gueum Sa Bopp. Ses soutiens espèrent que la ferveur religieuse, couplée aux prières des dignitaires mourides, contribuera à renforcer la défense de Bougane Guéye Dany.

Le procès de Bougane Guéye Dany suscite un vif intérêt au Sénégal, où il demeure une figure controversée mais influente dans les débats politiques et médiatiques.

Drame à Mbacké : Un camion fou fauche deux personnes en pleine ville

Un tragique accident s’est produit ce mardi soir aux alentours de 18 h 30 dans la ville de Mbacké, près des locaux de Walfadjri. Un camion hors de contrôle a percuté un mototaxi Jakarta, tuant sur le coup ses deux occupants, le conducteur et une jeune fille.

Le conducteur de la moto est décédé immédiatement après l’impact, tandis que la jeune fille, grièvement blessée, a succombé à ses blessures peu de temps après avoir lutté pour sa vie. Les sapeurs-pompiers, dépêchés sur les lieux, ont pris en charge les deux corps pour les évacuer.

Selon les témoins sur place, le conducteur du camion aurait tenté de fuir après l’accident. Cependant, grâce à la rapidité des témoins et l’intervention des autres conducteurs de Jakarta, la tentative d’évasion a été stoppée.

Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer, et une enquête sera probablement ouverte pour faire la lumière sur cet incident tragique qui endeuille la ville de Mbacké.

Bougane Guèye Dani Soutient les Sinistrés de Touba avec un Don de 5 Millions

Ce samedi, Bougane Guèye Dani, leader de Gém Sa Bopp et des Jambars, s’est rendu à Touba pour apporter son soutien aux populations frappées par les inondations. Ces intempéries ont causé des pertes en vies humaines, détruit des habitations et isolé plusieurs zones à travers des routes coupées.

Refusant toute politisation de son acte, Bougane Guèye Dani a choisi de se rapprocher de Touba Ca Kanam (TCK), une association locale reconnue pour son engagement de longue date en faveur du développement de la ville sainte. L’entrepreneur et homme politique a remis une somme de 5 millions de francs CFA au président de la commission sociale de TCK, un geste symbolique pour venir en aide aux sinistrés.

Dans un souci de discrétion, Guèye Dani a choisi de ne pas prendre la parole, laissant son action parler d’elle-même. Son initiative a été grandement saluée par les autorités religieuses de Touba, notamment Serigne Abdou Fatah Guèye, vice-président de TCK, qui a exprimé la reconnaissance de la communauté au nom de Serigne Habibou Mbacké.

Le don a été versé dans les caisses de Diounatoun Liman Nazamaho, une structure nouvellement créée par Serigne Mountakha, Khalife général des Mourides, et spécialement dédiée à l’organisation des secours en période de crise.

Cet acte généreux témoigne de la volonté de Bougane Guèye Dani de soutenir les efforts de reconstruction et de solidarité à Touba, tout en mettant en avant la nécessité d’unir les forces pour venir en aide aux plus démunis en temps de catastrophe.

Touba : L’État déploie six commissions pour une gestion rapide des inondations

Face aux récentes inondations à Touba, l’État sénégalais a réagi promptement en mettant en place six commissions chargées de coordonner la gestion de la crise et d’apporter un soutien aux populations touchées. Cette décision a été prise lors d’une réunion du Comité de gestion des inondations à la sous-préfecture de Ndame, présidée par Abdoulaye Kharma, sous-préfet de la localité. La rencontre a vu la participation du maire Abdou Lahat Ka, du directeur de la Prévention et de la Gestion des inondations, Madické Cissé, ainsi que d’autres responsables locaux.

Les six commissions de gestion de crise

Les six commissions déployées se concentrent sur différents aspects cruciaux pour gérer efficacement la situation :

  1. Recensement des sinistrés
  2. Santé et Action sociale
  3. Sécurité
  4. Finances
  5. Hydraulique
  6. Logistique

Ces groupes de travail ont pour mission de coordonner les efforts visant à évacuer les eaux stagnantes des habitations et à limiter les conséquences des inondations sur les populations locales. Les premiers recensements des sinistrés sont déjà en cours, avec la participation active de l’armée, de la gendarmerie et des volontaires sur le terrain.

Madické Cissé, directeur de la Prévention et de la Gestion des inondations, a indiqué que la situation s’est améliorée, bien que certaines zones restent encore fortement inondées. Des forces de sécurité, telles que l’armée, la gendarmerie et la police, sont mobilisées pour assurer l’acheminement du matériel nécessaire, y compris des pompes à haute capacité et des électropompes fournies par des associations bénévoles. En outre, un total de 320 motopompes sera déployé pour accélérer l’évacuation de l’eau, en commençant par les environs de la Grande Mosquée, un lieu particulièrement sensible.

Selon les autorités, les pluies tombées à Touba ont atteint 149 mm cette année, un niveau inédit depuis 30 ans. Madické Cissé a souligné que les infrastructures de drainage actuelles ne sont pas conçues pour gérer des précipitations aussi importantes, dépassant les capacités maximales de 100 mm pour lesquelles elles sont prévues. Cette situation exceptionnelle a conduit à une mobilisation sans précédent des ressources nationales.

Bien avant ces inondations, le gouvernement avait anticipé de tels risques en créant un fonds de réponse pour faire face aux catastrophes naturelles. Toutefois, la phase de déploiement de ces ressources nécessite d’abord une évaluation précise du nombre de ménages affectés par les inondations.

L’État sénégalais, en collaboration avec les autorités locales et les volontaires, s’efforce de mettre en place des solutions rapides et durables pour soulager les populations impactées. Le maire Abdou Lahat Ka et les autres acteurs locaux ont réaffirmé leur engagement à continuer de soutenir les efforts pour une gestion efficace de la crise.

Touba, ville religieuse de premier plan, doit faire face à cette crise avec une réponse collective, dans l’espoir de minimiser les impacts et de prévenir de nouvelles inondations dans le futur.

Naissance de « Diounatoun Liman Azamaho » : une nouvelle structure pour soutenir les sinistrés des inondations à Touba

Sous la directive du Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, une nouvelle structure a vu le jour afin de venir en aide aux sinistrés des inondations dans la ville sainte de Touba. Baptisée « Diounatoun Liman Azamaho », cette organisation regroupe trois entités majeures de la communauté mouride : l’association Touba Ca Kanam, le mouvement Hizbut-Tarqiyyah et la mairie de Touba.

Le rôle de « Diounatoun Liman Azamaho » est clair : assurer la gestion et la distribution des fonds collectés exclusivement pour soutenir les victimes des récentes inondations. Dès son lancement, l’initiative a été marquée par une première contribution importante de 260 millions de francs CFA injectés dès le premier jour. Des contributions supplémentaires continuent d’affluer, témoignant de la solidarité et de l’engagement de la communauté mouride face à cette situation d’urgence.

Lors d’une déclaration officielle, Serigne Youssou Diop, chargé de la coordination des actions de la nouvelle structure, a précisé que des comptes bancaires ont été ouverts pour permettre aux bienfaiteurs de déposer leurs dons, appelés communément « barkelu ». Ces comptes offrent une transparence totale quant à la gestion des fonds, assurant ainsi une distribution équitable et efficace des aides.

La création de « Diounatoun Liman Azamaho » illustre une nouvelle fois l’importance du Khalife Général des Mourides dans la gestion des crises au sein de la communauté, ainsi que la mobilisation rapide et efficace des forces vives de Touba pour répondre aux besoins de la population. Par cette initiative, Serigne Mountakha Mbacké souhaite non seulement apporter un soutien matériel aux sinistrés, mais également réaffirmer les valeurs de solidarité et d’entraide qui sont au cœur de la doctrine mouride.

Dans les jours à venir, les efforts se poursuivront pour collecter davantage de fonds et coordonner les actions de secours, tandis que la population de Touba et la communauté mouride dans son ensemble continuent de répondre massivement à cet appel à la solidarité.

Serigne Mountakha Mbacké mobilise 200 millions de francs CFA pour soutenir les sinistrés des inondations de Touba

Dans un geste de solidarité remarquable, le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a alloué une somme de 200 millions de francs CFA pour venir en aide aux victimes des récentes inondations qui ont frappé la ville sainte de Touba. L’annonce a été faite par son porte-parole, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadr, qui a exprimé la profonde compassion du Khalife envers les sinistrés.

Ce soutien financier constitue une réponse immédiate aux besoins urgents des populations touchées. Cependant, au-delà de cette enveloppe généreuse, Serigne Mountakha Mbacké a pris une initiative encore plus ambitieuse : la construction gratuite de maisons pour les sinistrés. Ce projet vise à offrir des solutions durables aux familles qui ont perdu leurs habitations à cause des fortes précipitations.

Dans son message, le Khalife a également invité toutes les bonnes volontés à se joindre à cet effort collectif de solidarité. Il a encouragé les disciples et toutes les personnes de bonne foi à renforcer l’entraide et la solidarité, valeurs fondamentales de la communauté mouride, afin de soulager les souffrances des victimes.

Ces inondations, qui ont causé d’importants dégâts matériels à Touba, ont profondément affecté la population, en particulier dans les quartiers les plus vulnérables. En réponse, la communauté religieuse, sous la direction du Khalife, se mobilise pour apporter une aide immédiate et significative, illustrant ainsi l’esprit de fraternité et de responsabilité partagée qui caractérise la ville sainte.

Avec cet engagement, Serigne Mountakha Mbacké démontre, une fois de plus, son dévouement à la cause sociale et son rôle de leader spirituel et moral au service des populations. Cette initiative contribuera non seulement à alléger les souffrances immédiates des sinistrés, mais aussi à restaurer leur dignité et leur sécurité.

Touba : Un troisième décès enregistré suite aux inondations

Les inondations continuent de faire des victimes à Touba, plongeant la ville dans un climat de tristesse et de désolation. Ce mercredi, un troisième décès a été confirmé à Keur Niang, portant à trois le nombre de morts liés aux intempéries.

La victime, S. Tall, a tragiquement perdu la vie par électrocution alors qu’il tentait de pomper les eaux pluviales qui envahissent la ville depuis plusieurs jours. Selon le témoignage recueilli par Seneweb, Maka Thiam, un témoin de la scène, a déclaré que la victime manipulait l’appareil de pompage au moment où elle a reçu une décharge électrique fatale. « Il était en train de manipuler l’appareil. Malheureusement, il a reçu une décharge électrique », a confié M. Thiam, visiblement bouleversé par l’incident.

Le corps sans vie de S. Tall a été immédiatement transporté à la morgue de la localité pour les procédures nécessaires. Cette perte vient s’ajouter à celles déjà déplorées à Touba, où les fortes pluies ont causé des inondations dévastatrices, perturbant la vie des habitants.

Les autorités locales, ainsi que les services de secours, restent mobilisés pour tenter de soulager les sinistrés et éviter de nouveaux drames. Toutefois, cette nouvelle tragédie rappelle l’urgence de renforcer les dispositifs de sécurité et les infrastructures face aux inondations récurrentes dans la région.

Les habitants, quant à eux, restent dans l’attente de solutions pérennes pour faire face aux aléas climatiques, qui semblent devenir de plus en plus fréquents et destructeurs dans la zone.

Inondations à Touba : Le Khalife Général des Mourides appelle à la résilience, l’État promet des solutions structurelles

Touba, la ville sainte des Mourides, traverse une période de grandes difficultés à cause des inondations qui ont submergé plusieurs quartiers, causant deux pertes en vies humaines et détruisant des centaines de maisons. Face à cette situation, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a effectué une visite de terrain et rencontré les autorités religieuses pour évaluer l’ampleur du désastre.

Lors de cette visite, il s’est entretenu avec Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre, sur indication de Serigne Mountakha Mbacké, Khalife Général des Mourides. Le chef religieux a tenu à transmettre un message d’espoir et de résilience aux populations touchées. « Serigne Mountakha comprend combien les sinistrés souffrent. Et il ne restera pas les bras croisés sans leur venir en aide », a affirmé Cheikh Bassirou Mbacké, rappelant que le Khalife a déjà distribué près de 200 bœufs aux familles religieuses du pays à l’occasion du Gamou, signe de son engagement constant envers les siens.

Cheikh Bassirou Mbacké a également exprimé son inquiétude face à l’ampleur des dégâts, soulignant que même ses proches n’ont pas été épargnés par les inondations. « Mes deux frères ont dû quitter leurs maisons, une situation inédite pour nous », a-t-il déploré. Il a rappelé que cette menace avait été évoquée dès 2010, lorsque l’ancien président Abdoulaye Wade avait mis en garde contre la remontée de la nappe phréatique. Cependant, il a exhorté l’État à agir rapidement pour éviter une répétition de cette catastrophe dans le futur.

En réponse, le ministre Cheikh Tidiane Dièye a reconnu la gravité de la situation, particulièrement marquée par la perte de deux vies humaines. « J’ai présenté mes condoléances aux familles endeuillées », a-t-il déclaré, tout en annonçant des mesures d’urgence. Il a promis de maintenir le matériel de pompage envoyé depuis Dakar dans les zones sinistrées, avant d’ajouter que des solutions structurelles étaient en préparation.

Le ministre a ainsi souligné que les solutions transitoires seraient bientôt remplacées par un plan directeur ambitieux, visant à résoudre durablement les problèmes d’inondation. « Il est temps de mettre en œuvre des mesures concrètes pour protéger les populations et prévenir de futurs sinistres », a-t-il conclu, répondant ainsi à l’appel pressant des autorités religieuses et des habitants de Touba.

La situation à Touba met en lumière la nécessité d’une action concertée entre l’État et les autorités religieuses pour protéger les populations vulnérables face à ces catastrophes naturelles.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°274 – du 18/09/2024

🔴 ÉMIGRATION CLANDESTINE AU SÉNÉGAL : 4 198 MIGRANTS INTERCEPTÉS EN 2024
🔴 TOUBA : DEUX INDIVIDUS PÉRISSENT DANS LES INONDATIONS

🔴 ALTERCATION VIOLENTE DANS UN BAR : LE LUTTEUR ADA FASS ARRÊTÉ
🔴 AL-NASSR : SADIO MANÉ REND HOMMAGE À LUÍS CASTRO APRÈS SON DÉPART

Deux morts dans les inondations : Cheikh Tidiane Dièye attendu à Touba

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr. Cheikh Tidiane Dièye, est attendu à Touba dans les prochaines heures pour évaluer les dégâts causés par les récentes inondations. Accompagné du Directeur Général de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), le ministre se rendra dans la capitale du mouridisme afin de s’enquérir de la situation, selon une source autorisée relayée par Ledakarois.sn.

Pour rappel, les fortes précipitations qui se sont abattues sur la ville ont causé la mort de deux personnes. Ces inondations ont provoqué des dégâts matériels considérables, accentuant la vulnérabilité des infrastructures de la cité religieuse face aux aléas climatiques.

Touba : Le Ministre de l’Hydraulique en visite d’urgence suite aux inondations

Touba, la capitale du mouridisme, s’apprête à accueillir dans les prochaines heures une visite importante du Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Diéye. Selon des informations obtenues par Seneweb de sources autorisées, le ministre sera accompagné du Directeur Général de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) pour évaluer l’ampleur des dégâts causés par les inondations qui frappent actuellement la ville sainte.

Cette visite fait suite aux fortes précipitations qui ont durement touché Touba ces derniers jours, entraînant des pertes en vies humaines. Deux personnes ont en effet perdu la vie dans la cité religieuse à cause des intempéries, exacerbant ainsi la situation déjà critique due à l’accumulation des eaux pluviales dans plusieurs quartiers de la ville.

Les autorités entendent prendre des mesures d’urgence pour venir en aide aux populations affectées. Le ministre Diéye et son équipe évalueront les infrastructures d’assainissement et la gestion des eaux pluviales, tout en prenant en compte les besoins en renforcement des dispositifs existants. Cette visite d’évaluation pourrait également mener à la mise en place de nouveaux programmes d’urgence pour atténuer les effets des inondations dans la région.

Les populations de Touba, qui ont été durement éprouvées par ces inondations récurrentes, espèrent des solutions durables et une meilleure gestion des eaux afin de prévenir des catastrophes similaires à l’avenir.

Les inondations restent un défi majeur dans plusieurs régions du Sénégal, et particulièrement à Touba, une ville à forte densité de population où la gestion des eaux est souvent rendue difficile par l’absence d’infrastructures adéquates. Les dernières pluies ont mis en lumière les lacunes du système d’assainissement de la ville, provoquant des perturbations dans la circulation et des dégâts matériels importants.

Le gouvernement est de plus en plus sous pression pour accélérer la mise en œuvre de projets d’assainissement durable, notamment dans les zones à risque comme Touba. Cette visite du Ministre de l’Hydraulique est donc perçue comme une étape cruciale pour l’évaluation des mesures à prendre pour soulager les populations et éviter que de telles catastrophes ne se reproduisent.

En attendant, les habitants de la ville sainte demeurent vigilants, en espérant des actions rapides et concrètes de la part des autorités compétentes.

Inondations à Touba : Une situation critique aggravée par des pluies diluviennes

Le week-end dernier, la ville religieuse de Touba a été frappée par des pluies torrentielles qui ont entraîné d’importantes inondations, causant des dégâts matériels considérables et un lourd bilan humain. Un corps sans vie a été retrouvé dans les eaux, plongeant la communauté dans la consternation.

Parmi les zones les plus touchées, Darou Marnane a vu plusieurs habitations, dont celles de la famille de Serigne Mourtadha Mbacké, envahies par les eaux. Les résidents ont été contraints de quitter les lieux face à la montée des flots.

De l’autre côté de la route, une clinique est également prise au piège des inondations. Les patients, confinés dans leurs lits, sont dans l’impossibilité de se déplacer, aggravant leur situation déjà précaire.

Entre Gare Bou Mak et Keur Niang, à « Jaakay Muumëh », une maison s’est effondrée sous la pression des eaux. Un groupe d’enfants a failli être emporté par les vagues, mais a heureusement été sauvé de justesse. Malheureusement, un homme coincé sous les décombres a été retrouvé sans vie. Il s’agit d’un locataire guinéen, d’origine Peul du Fouta, âgé d’une quarantaine d’années.

Les pluies, débutées aux environs de 1h30 du matin, se sont poursuivies, bien que leur intensité ait faibli. Cependant, la situation reste désastreuse en raison des dysfonctionnements au niveau des canaux d’évacuation. Ces derniers sont obstrués par des déchets laissés dans les rues après le Magal, ce qui complique davantage l’évacuation des eaux pluviales.

Face à cette catastrophe, les habitants appellent à la mise en œuvre immédiate du plan ORSEC (Organisation des Secours en cas de Catastrophe) pour venir en aide aux sinistrés et rétablir les infrastructures vitales. La ville de Touba, déjà vulnérable aux inondations en raison de ses infrastructures défaillantes, se retrouve une fois de plus confrontée à une crise qui nécessite une intervention rapide et coordonnée des autorités.

Les populations locales espèrent que cette catastrophe servira d’électrochoc pour améliorer la gestion des eaux pluviales et renforcer les dispositifs de prévention, afin d’éviter que de telles situations ne se répètent à l’avenir.

Catastrophe à Touba : Les Inondations Continuent de Ravager la Ville

Touba, l’une des villes les plus importantes du Sénégal, est actuellement plongée dans une situation dramatique en raison des pluies incessantes qui provoquent d’importants dégâts. Des centaines de familles se retrouvent sans abri, ayant été contraintes de fuir leurs maisons en pleine nuit pour échapper aux inondations. Parmi les quartiers les plus touchés, on compte Janatu, Ndamatou, Sam, Nguiranène, Guédé, et Keur Niang.

À Keur Niang, la situation a pris une tournure encore plus tragique. Près du célèbre bassin de rétention des eaux pluviales, une partie d’une maison s’est effondrée, causant une scène de panique dans le quartier. Les dégâts sont considérables : le salon et deux chambres adjacentes de la concession se sont écroulés, mettant en péril la vie des occupants.

Malheureusement, l’alerte a été donnée trop tard. Plusieurs résidents, dont des enfants, étaient encore à l’intérieur lorsque le drame s’est produit. Grâce à la mobilisation rapide des voisins, les occupants ont pu être évacués de justesse. Cependant, un locataire serait encore coincé sous les débris, et les sapeurs-pompiers sont arrivés sur les lieux pour tenter de le secourir.

Le quartier Janatu, situé près du « Jakaay Serigne Saliou », est également dans une situation critique. Les fortes pluies ont submergé les habitations, contraignant des dizaines de familles à abandonner leurs maisons. Beaucoup ont vu leurs provisions et leurs biens emportés par les eaux, laissant ces foyers dans une grande détresse.

Face à cette catastrophe, les habitants appellent à une réaction rapide des autorités pour atténuer les souffrances et prévenir de nouveaux drames. L’association locale « Touba Ca Kanam » a lancé son initiative « opération Wallu », une campagne de solidarité visant à apporter un soutien d’urgence aux sinistrés. Des vivres, des vêtements et d’autres biens de première nécessité sont distribués aux familles qui en ont besoin.

Cependant, l’ampleur de la crise nécessite une intervention rapide et à plus grande échelle pour éviter que la situation ne s’aggrave davantage. Les inondations à Touba sont devenues un problème récurrent, et cette dernière catastrophe met en lumière la nécessité d’une action urgente pour renforcer les infrastructures de drainage et mieux protéger la ville.

Alors que Touba continue de faire face à cette crise, la solidarité locale est plus que jamais nécessaire. Mais au-delà des actions citoyennes, une mobilisation rapide des autorités s’impose pour apporter des solutions durables aux habitants frappés par ces intempéries. Les prochains jours seront cruciaux pour évaluer l’ampleur des dégâts et les mesures à prendre afin de prévenir de futures catastrophes similaires.

Ousmane Sonko Présente Ses Condoléances à la Famille Mbacké à Touba

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a effectué une visite ce vendredi à Touba pour présenter ses condoléances à la famille de Serigne Saliou Mbacké suite au décès de Sokhna Walo Mbacké. La rencontre s’est tenue en présence de Serigne Djily Mbacké.

Au cours de sa visite, Sonko a exprimé la compassion du Président de la République, qui l’a contacté par téléphone la veille pour lui transmettre ses condoléances. Le leader politique a rappelé un moment précieux avec la défunte, se souvenant d’une conversation téléphonique au cours de laquelle Serigne Abdou Mbacké de Darou Moukhty lui avait passé Sokhna Walo Mbacké. Il a partagé que, lors de cet échange, Sokhna Walo Mbacké avait formulé des prières pour lui et lui avait exprimé son affection. Sonko a souligné que ces prières avaient été exaucées, témoignant ainsi de l’impact profond de ses paroles et de son soutien.

Triste Découverte : Le Corps de Ndiouga Sow retrouvé à la morgue de l’hôpital de Touba

Le drame qui a secoué la communauté de Touba et bien au-delà a trouvé une issue tragique. Disparu depuis le 20 août 2024, Ndiouga Sow, un jeune garçon dont la recherche désespérée avait mobilisé la communauté et les réseaux sociaux, a finalement été retrouvé. Malheureusement, ce n’est pas la nouvelle que ses proches espéraient recevoir. Son corps sans vie a été découvert à la morgue de l’hôpital de Touba, où il avait été déposé après un accident de la route.

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que Ndiouga aurait été victime d’un accident de la circulation, percuté par un véhicule. Le conducteur, qui aurait dû porter assistance, a choisi de fuir la scène, laissant derrière lui l’enfant grièvement blessé. Ce sont les sapeurs-pompiers qui ont pris en charge le corps, mais sans aucun moyen d’identifier la victime sur place, ils n’ont pas pu prévenir immédiatement la famille.

L’ironie tragique de cette situation réside dans le fait que la mère de Ndiouga travaille au sein de l’hôpital où son fils a été déposé, ignorant que l’enfant qu’elle cherchait désespérément se trouvait là, si proche, mais hors de portée.

La nouvelle de la découverte du corps de Ndiouga a été un choc pour toute la communauté, qui espérait un dénouement heureux après tant de jours d’angoisse. Ce drame soulève de nombreuses questions sur les circonstances de l’accident et la fuite du conducteur responsable. L’enquête se poursuit pour éclaircir les détails de cette tragédie et, espérons-le, pour rendre justice à ce jeune garçon et à sa famille.

En attendant, c’est tout un village qui pleure la perte d’un enfant parti bien trop tôt, dans des conditions aussi cruelles qu’injustes.

Décès de Sokhna Waalo Mbacké : Une figure spirituelle s’éteint à Touba

Touba est en deuil suite au décès de Sokhna Waalo Mbacké, la fille aînée du cinquième khalife de la ville sainte. Connue pour sa grande piété et son profond attachement aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du Mouridisme, et de son père, Serigne Saliou Mbacké, Sokhna Waalo Mbacké a marqué de son empreinte la communauté mouride.

Sokhna Waalo Mbacké, dont la vie était un modèle de dévotion et de foi, était admirée pour son engagement spirituel et son rôle de guide au sein de sa famille et de la communauté. Elle incarnait les valeurs et les principes inculqués par son père et par Cheikh Ahmadou Bamba, dont elle portait fièrement l’héritage. Sa vie entière a été dédiée à la pratique religieuse, au service des autres et à la transmission des enseignements mourides.

Récemment, elle s’était distinguée par un geste de grande générosité envers Serigne Mountakha Mbacké, l’actuel khalife général des mourides. En effet, elle avait remis à ce dernier une somme de 16 millions de francs en guise d’aadiya, un don traditionnel, pour contribuer à la construction de l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim. Ce geste, qui témoigne de son attachement profond à la cause mouride, restera gravé dans les mémoires.

Sa disparition laisse un vide immense au sein de la communauté mouride et au-delà. Elle était une figure respectée et aimée, non seulement pour sa noblesse de cœur, mais aussi pour son engagement constant à suivre et à promouvoir les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.

En ces moments de recueillement, la communauté mouride, ainsi que tous ceux qui l’ont connue, rendent hommage à une femme d’une foi inébranlable, une mère, une guide spirituelle qui a consacré sa vie à Dieu et à la cause de l’islam. Son héritage spirituel continuera d’inspirer les générations futures.

Puisse Dieu l’accueillir dans Son paradis éternel et accorder patience et réconfort à sa famille et à toute la communauté.

Drame à Touba : Un Agent de Maintenance de la Senelec Meurt Électrocuté lors d’une Intervention

Un incident tragique a frappé le quartier « Sam Serigne Bara Khourédia » à Touba, où un agent de maintenance de la Senelec a perdu la vie dans des conditions particulièrement atroces. L’accident, survenu hier peu avant le coucher du soleil, a choqué les habitants de la zone.

Le technicien, originaire de Kaolack, effectuait une intervention sur un poteau électrique lorsque l’accident fatal s’est produit. Découvert mort, suspendu à un fil électrique, le corps sans vie du prestataire a dû être détaché par les sapeurs-pompiers avec l’aide d’experts en électricité. Les circonstances exactes de l’électrocution demeurent floues, mais il semblerait qu’un contact direct avec une ligne à haute tension soit à l’origine du drame.

Les témoins de la scène ont décrit des moments bouleversants : le technicien, immobilisé en haut du poteau, est resté suspendu, sans mouvement, après l’électrocution. Cet événement tragique souligne les risques auxquels sont exposés les agents de maintenance électrique lors de leurs interventions.

Les autorités locales et la Senelec n’ont pas encore divulgué l’identité de la victime, et une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de cet accident mortel. Le quartier « Sam Serigne Bara Khourédia » reste sous le choc après ce drame qui rappelle la dangerosité du métier de technicien en électricité, surtout lorsqu’il s’agit de manipuler des installations à haute tension.

Ce triste événement relance le débat sur les conditions de travail des agents de maintenance, en particulier sur les mesures de sécurité mises en place pour prévenir de tels accidents. En attendant les conclusions de l’enquête, la communauté se recueille en mémoire de cet agent qui a tragiquement perdu la vie dans l’exercice de ses fonctions.

Affaire King Fahd Palace : Bougane Guéye Dany critique la gestion de la présidence lors du Magal de Touba

Dans une récente publication sur le réseau social X, Bougane Guéye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bopp, a exprimé son mécontentement vis-à-vis de la présidence de la République. Il reproche au Président Diomaye Faye et à son Premier ministre d’avoir refusé l’hébergement des invités du Magal à l’hôtel King Fahd Palace, une décision qu’il qualifie de partiale et injuste.

Le post de Bougane Guéye Dany fait référence à la visite récente de Jean-Luc Mélenchon, homme politique français et leader de La France Insoumise, en soulignant que ce dernier aurait bénéficié d’un traitement de faveur lors de son séjour au Sénégal. Selon Bougane, ce que le gouvernement a accordé à Mélenchon, il l’aurait refusé à la communauté mouride lors du Magal, une grande célébration religieuse annuelle à Touba. « Le Grand Théâtre de Sonko et Diomaye à Touba. Lorsque le duo se rendait à Touba, ils savaient déjà que la présidence avait refusé d’accueillir les invités du khalife. Ce que vous refusez à Touba, vous l’avez pourtant accordé à Mélenchon, défenseur du mariage gay », a-t-il écrit.

Cependant, cette critique a été rapidement démentie par Serigne Bass Abdou Khadr, porte-parole du Khalife général des Mourides. Dans une déclaration, ce dernier a affirmé qu’aucune demande n’a été faite par la communauté mouride au gouvernement pour héberger les invités du Magal au King Fahd Palace. Ce démenti jette un éclairage différent sur les accusations portées par Bougane Guéye Dany.

L’affaire soulève des questions sur la gestion des relations entre l’État et les communautés religieuses au Sénégal, en particulier dans un contexte où les célébrations religieuses jouent un rôle central dans la vie du pays. Les déclarations de Bougane Guéye Dany risquent de raviver les débats sur l’équité et la transparence dans le traitement des différentes communautés et des invités internationaux.

Bilan de la sécurisation du grand magal de Touba : 428 Individus interpellés par la police nationale

À l’issue de la mission de sécurisation menée durant le Grand Magal de Touba, la Police nationale a dressé un bilan complet de ses interventions. En tout, 428 personnes ont été interpellées pour diverses infractions, parmi lesquelles 111 ont été présentées au parquet. Les infractions les plus courantes incluent le vol et le vol aggravé, pour lesquels 32 personnes ont été déférées. Les forces de l’ordre ont également arrêté un individu pour meurtre, un autre pour tentative de viol, ainsi qu’une personne pour coups et blessures volontaires, détention, et trafic de chanvre indien.

Parmi les autres infractions enregistrées, 37 personnes ont été appréhendées pour détention et usage de chanvre indien, tandis que six individus ont été arrêtés pour offre et cession de ce produit illicite. L’opération a également permis de mettre la main sur deux personnes impliquées dans des cas d’abus de confiance et d’association de malfaiteurs, détention et mise en circulation de faux billets de banque.

Les saisies réalisées par la police comprennent 3,450 kilogrammes de chanvre indien, 282 cornets de la même substance, 19 pilules d’ecstasy, un sachet de skunk, une pierre et un joint de haschich. Parmi les individus interpellés, certains ont également été trouvés en possession d’armes blanches ou d’armes à feu artisanales.

Ces résultats mettent en lumière l’efficacité des forces de l’ordre dans le maintien de la sécurité publique durant cet événement majeur. Toutefois, ils révèlent également la persistance de divers trafics et infractions graves dans la région, malgré les mesures de sécurisation renforcées.

Magal de Touba 2024 : le transport ferroviaire plébiscité par les pèlerins

À l’occasion du Magal de Touba 2024, le transport ferroviaire s’est imposé comme une option privilégiée pour de nombreux fidèles. Chaque jour, trois rames de train, chacune d’une capacité de 240 places, ont été mises à disposition des voyageurs partant de Diamniadio et Thiès, offrant une alternative sécurisée et confortable aux routes encombrées.

À la gare de Thiès, l’excitation est palpable. Les pèlerins, impatients de rejoindre la ville sainte de Touba, se pressent pour embarquer. Cette année, le train a su attirer un grand nombre de fidèles, séduits par le confort et la convivialité qu’il propose.

Bineta Niang, une fidèle habituée du Magal, explique : « L’année dernière, j’ai voyagé en train pour Touba et cette année, je fais de même. Je préfère le train à la voiture pour sa sécurité et son confort. » Pour Ndéné Hann, l’expérience du voyage en train est avant tout familiale. « Nous sommes des mourides fervents, et nous aimons voyager en famille pour aller à Touba. Le train nous permet de le faire dans de bonnes conditions et dans une ambiance agréable », partage-t-il.

Le chef de gare de Touba, Abdoulaye Sène, a annoncé que 4 728 passagers avaient été transportés en seulement 48 heures, un chiffre qui témoigne de l’affluence record sur la ligne ferroviaire Diamniadio-Thiès-Diourbel. Face à cette forte demande, des trains supplémentaires ont été ajoutés, portant le nombre de trajets à 20 aller-retours en une journée.

Ce renforcement du dispositif vise à désengorger les routes habituellement saturées pendant le Magal, tout en offrant aux pèlerins une alternative fiable et confortable. Le succès de cette initiative montre l’efficacité de la coordination entre les différentes parties prenantes, et l’engagement des autorités à faciliter le déplacement des fidèles vers Touba.

Le train, alliant tradition et modernité, s’impose de nouveau comme le moyen de transport privilégié des pèlerins en route vers la ville sainte, un voyage empreint de spiritualité et de convivialité.

Touba accueille une quarantaine de personnalités internationales pour la 130e édition du Grand Magal

La ville sainte de Touba s’apprête à accueillir une quarantaine de personnalités internationales ce samedi, dans le cadre de la cérémonie officielle de la 130e édition du Grand Magal. Cet événement majeur de la communauté mouride verra la participation de représentants de seize pays, reflétant l’importance mondiale croissante de cette célébration religieuse.

Cheikh Abdoul Ahad Mbacké Gaïndé Fatma, président de la commission culture et communication du Grand Magal, a annoncé la présence de ces invités de marque dans un entretien avec l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). Parmi eux figurent des imams, des guides de communautés religieuses, des sommités scientifiques, d’anciens ministres, des hommes d’affaires, ainsi que des occidentaux convertis à l’islam par le biais du mouridisme.

La cérémonie officielle, qui se déroulera à partir de 10 heures à la résidence Cheikhoul Khadim, située en face de la grande mosquée de Touba, sera marquée par la présence d’une délégation gouvernementale sénégalaise. Ce rassemblement témoigne de l’importance du Grand Magal, non seulement comme un événement spirituel, mais aussi comme un symbole de l’unité et de la fraternité entre les différentes communautés du monde entier.

Le Grand Magal de Touba, commémorant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, attire chaque année des millions de pèlerins, venus célébrer cet héritage spirituel et renouveler leur engagement envers les valeurs prônées par le Cheikh. Cette 130e édition promet d’être un moment fort de recueillement et de partage pour tous les participants, qu’ils soient Sénégalais ou venus d’horizons divers.

En rassemblant des figures influentes de divers secteurs et de différentes nationalités, le Grand Magal continue de s’affirmer comme une plateforme de dialogue interculturel et interreligieux, renforçant ainsi son rayonnement au-delà des frontières sénégalaises.

Serigne Aliou Diouf Lambaye : Un héritier spirituel du Mouridisme

Serigne Aliou Diouf Lambaye est une figure éminente du Mouridisme, l’une des confréries islamiques les plus influentes au Sénégal. Né en 1849 à Ndiengue, dans la région de Diourbel, il a consacré sa vie à la propagation de la foi islamique et aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du Mouridisme. Ce qui suit est un aperçu détaillé de sa vie, de son parcours spirituel et de son influence durable.

Serigne Aliou Diouf Lambaye est né sous le nom d’Aly Diouf, dans une famille profondément religieuse. Son père, Birima Ndione Diouf, et sa mère, Coumba Nar Ndiaye, étaient des personnes pieuses, mais leur vie fut marquée par une série de tragédies familiales : plusieurs de leurs enfants sont morts en bas âge. Désespérée, sa mère se tourna vers un savant hal pulaar du nom de Aly, qui lui conseilla de nommer son prochain fils Aly, promettant que cela le protégerait de la mort prématurée. Ainsi, Aly Diouf survécut, mais son destin le conduirait à devenir Serigne Aliou Diouf, un guide spirituel influent.
Dès son plus jeune âge, Aliou Diouf montra une soif insatiable d’apprendre et un intérêt profond pour la spiritualité. Son chemin croisa celui de Serigne Mandiaye, un disciple de Serigne Mor Mané Mbaye, un autre éminent érudit de l’époque. Poussé par sa curiosité et son désir d’acquérir des connaissances, il décida de rejoindre Serigne Mandiaye. Cependant, il se heurta à l’opposition des parents de ce dernier, qui craignaient que leur fils ne soit influencé par Aliou Diouf. Ne se laissant pas décourager, Aliou Diouf rejoignit finalement Serigne Mor Mané Mbaye, où il reçut une formation rigoureuse en théologie islamique et en spiritualité.
C’est au cours de cette période qu’il entendit parler de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du Mouridisme. En 1906, à l’âge de 36 ans, il décida de rejoindre ce grand guide spirituel. Leur première rencontre fut marquante. Lorsqu’Aliou Diouf se présenta sous ce nom, Cheikh Ahmadou Bamba lui donna le nom de Serigne Aliou Diouf, symbolisant ainsi son nouveau statut en tant que disciple dévoué et héritier spirituel du Mouridisme.
Après sa rencontre avec Serigne Ahmadou Bamba, Serigne Aliou Diouf se lança dans une série de missions pour répandre les enseignements du Mouridisme. Envoyé à Lambaye, il y trouva un terrain fertile pour développer ses activités religieuses. Malgré les défis, notamment la forte présence du christianisme dans la région, il persévéra, créant des écoles coraniques (daras) et initiant de nombreux jeunes à l’Islam et aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.
Son engagement à Lambaye ne se limita pas à l’enseignement. Il entreprit également des travaux communautaires, construisant des infrastructures religieuses et sociales. Parmi les lieux emblématiques qu’il contribua à ériger figurent Keur Serigne Touba, un complexe religieux, et d’autres centres à Keur Daour, Baakk, Mbadane, Soya, Boukibargua, Tasrona, et jusqu’à Gnibi Lambaye. Ces réalisations firent de Lambaye un centre important du Mouridisme, attirant des disciples de tout le Sénégal.
L’expansion des activités religieuses de Serigne Aliou Diouf ne fut pas sans opposition. Le Teigne, une figure royale locale et neveu de Serigne Aliou Diouf, se convertit à l’Islam sous l’influence de son oncle, prenant le nom d’Ibrahima Diouf. Cette conversion provoqua des tensions familiales, notamment avec la mère d’Ibrahima, qui s’opposa farouchement à cette transformation. Ces tensions se traduisirent par des conflits ouverts avec les autorités locales, qui tentèrent de freiner l’expansion du Mouridisme dans la région.
Malgré ces obstacles, Serigne Aliou Diouf refusa de céder. Il continua ses activités religieuses et ses rassemblements, renforçant ses liens avec la famille du khalife de Touba. Ces liens furent particulièrement forts avec Mame Thierno Ibra Faty, un autre dignitaire mouride, qui lui confia de nombreuses responsabilités au sein de la communauté.
Tout au long de sa vie, Serigne Aliou Diouf effectua de nombreux voyages spirituels, renforçant ses liens avec d’autres figures importantes du Mouridisme. Parmi ses voyages les plus mémorables figure celui en Mauritanie, accompagné de Serigne Mokhtar Mbaye Kéré, Serigne Babacar Ndiaye Tiargane, et Serigne Arfate Cissé, pour rejoindre Cheikh Ahmadou Bamba à Sarsara. Ce voyage renforça ses convictions et sa détermination à propager les enseignements du Mouridisme.
Au cours de ces voyages, Serigne Aliou Diouf tissa des liens solides avec d’autres érudits mourides, tels que Serigne Massamba Fall et Serigne Sada Tall. Ces relations lui permirent de bénéficier de leur soutien et de leurs bénédictions, ce qui fut crucial pour l’expansion de ses activités à Lambaye et ailleurs.
Après ses voyages, Serigne Aliou Diouf retourna à Lambaye, où il continua son œuvre. Son retour marqua une nouvelle phase de son engagement religieux, avec un accent particulier sur l’éducation et la formation spirituelle. Il renforça ses activités dans les daras qu’il avait fondés, attirant de nombreux disciples qui vinrent chercher des enseignements auprès de lui.
Dans ses dernières années, Serigne Aliou Diouf continua à recevoir des visiteurs et à enseigner, malgré son âge avancé. Sa maison à Lambaye devint un lieu de pèlerinage pour les disciples du Mouridisme, et son influence s’étendit bien au-delà de la région de Diourbel.
Serigne Aliou Diouf Lambaye s’éteignit le 14 juin 1951, à l’âge de 101 ans, laissant derrière lui un héritage spirituel profond et durable. Sa contribution à la propagation du Mouridisme et à l’éducation islamique est inestimable. À Lambaye, son nom continue d’être vénéré, et ses enseignements sont transmis de génération en génération.
Son héritage est également visible dans les nombreuses écoles coraniques et infrastructures religieuses qu’il a créées, qui continuent de jouer un rôle central dans la vie spirituelle de la communauté mouride. Sa dévotion, sa persévérance face aux défis, et son engagement indéfectible envers les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba en font une figure incontournable de l’histoire religieuse du Sénégal.
Serigne Aliou Diouf Lambaye a marqué de son empreinte l’histoire du Mouridisme par son engagement sans faille et sa profonde spiritualité. Son parcours, de Ndiengue à Lambaye en passant par Touba et Saint-Louis, est celui d’un homme de foi, dédié à la cause de l’Islam et du Mouridisme. Aujourd’hui, son nom résonne encore, et son héritage continue d’inspirer de nombreux disciples à travers le Sénégal et au-delà.


Fatoumata BA

TRIBUNE  DU WEEK-END Par Abdoul Aziz DIOP : L’eau expliquée au président Diomaye

En visite de courtoisie à Touba, en prélude au Grand Magal commémorant le départ en exil de Khadimou Rassoul Cheikh Ahmadou Bamba, le président Bassirou D. D. Faye dit faire de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement de la ville sainte un problème personnel qu’il s’engage à résoudre. Énième pari herculéen ou engagement mûri plus qu’il ne l’a été par ses prédécesseurs et tous les ministres dont le portefeuille n’a rien d’une sinécure pour quiconque s’intéresse vraiment au liquide tout aussi précieux qu’indomptable ? Quoiqu’il en soit, Titan s’y prendrait autrement en commençant par se faire raconter l’eau avant d’en assurer la disponibilité en quantité suffisante dans les agglomérations où le manque est inimaginable et où le déficit hypothèque le satisfecit derrière lequel courent tous les gouvernements du dévoué pays de la Téranga depuis qu’on les forme et les remanie.

L’eau pour ceux qui ne la connaissent pas

Ne représentant que «2,5 % de l’eau sur Terre», l’eau douce est composée de glaces polaires pour les deux tiers et d’eau de pluie pour un tiers, soit 110 000 milliards de m3. Mais seulement 12 500 milliards de m3 d’eau de pluie sont accessibles dans le monde. Les spécialistes, soutenant que ce volume d’eau accessible est globalement suffisant, constatent, impuissants, que la ressource est mal répartie sur la surface du globe. Pendant que l’Australie – pays n’abritant que 1 % de la population mondiale – possède à elle seule 5 % des réserves d’eau douce, le Moyen-Orient doit, lui, se contenter de l’inversion des chiffres mentionnés. Cette disparité fait non seulement de l’eau un enjeu commercial mais aussi un objet de conflits entre Etats. Au sein de l’Unesco, les travaux menés par la Division des sciences de l’eau visent la «compilation scrupuleuse des données existantes en matière d’usage de l’eau dans le principal but de prévenir les conflits possibles dans le futur, notamment au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Inde pour le partage de la ressource». Mais plus encore que sa répartition inégale, la qualité de l’eau – partout polluée par les activités humaines – est devenue un problème crucial. Rien que le maintien du taux d’équipement en eau potable dans le monde nécessite plus de 200 milliards de dollars par an. Devant l’urgence, une nouvelle culture de l’eau émerge d’une prise de conscience quasi universelle qui permet de comparer une directive européenne à un passage d’un texte de loi sénégalais portant Code de l’environnement. Là où des pays riches conviennent que «l’eau n’est pas un bien marchand comme les autres, mais un patrimoine qu’il faut protéger, défendre et traiter comme tel», le législateur sénégalais énonce que les eaux superficielles, les eaux souterraines et les eaux de la mer dans la limite des eaux territoriales «constituent un bien public, une ressource de l’environnement dont la protection est soumise, entre autres, aux dispositions de la loi» réprimant tout fait susceptible de provoquer ou d’accroître la dégradation des eaux en modifiant leurs caractéristiques physiques, chimiques, biologiques ou bactériologiques». Évidemment le «signal politique fort» ne suffit pas à doter le Sénégal de moyens techniques et financiers suffisants lui permettant de minimiser l’impact de son évolution socio-économique sur la qualité de l’eau qui, comme chacun le sait, est vecteur de maladies lorsqu’elle n’est pas potable. C’est qu’en 46 ans la population urbaine du Sénégal s’est accrue de 82 %, passant de 23 % de la population totale en 1960 à 42,3 % en 2006. En 2020, le nombre d’habitants de l’agglomération dakaroise avoisinait les 5 millions d’habitants projetés. On connaît l’explosion de la consommation d’eau domestique dans la capitale sénégalaise conjuguée à l’accroissement des usages de l’eau par l’industrie.
On imagine aussi les ennuis de santé auxquels feront face des populations (toujours plus nombreuses) consommatrices d’eau de piètre qualité du fait de l’inefficacité des traitements chimiques, toujours incapables de débarrasser l’eau de bactéries et de kystes vecteurs de maladies parfois graves.
«Dernières arrivées sur le marché (du traitement des eaux destinées à la consommation), les membranes d’ultrafiltration permettent de filtrer l’eau à travers des pores d’environ 0,01 micromètre» qui rendent l’eau portable. Mais les usines de traitement par membranes sont si chères qu’on en compte qu’un peu plus de 80 dans le monde. La désalinisation (tentante pour tout profane) de l’eau de mer est aussi une solution coûteuse à laquelle seuls des pays riches peuvent recourir. Forts de leur rente pétrolière, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis sont les principaux acheteurs [des] technologies de distillation ou d’utilisation de membranes pour changer l’eau salée en eau potable., informe le magazine Science &Vie daté du mois de septembre 2002.

Explorer les solutions locales

De véritables préoccupations de santé publique astreignent donc un pays comme le nôtre à explorer «la piste de technologies mieux adaptées» pour traiter les eaux Mais en attendant que nos chercheurs se mobilisent pour élaborer des solutions performantes et peu onéreuses, des solutions locales existent presque partout où les consommateurs sont prêts à payer l’eau qu’ils boivent. Dans la commune de Fatick, l’approvisionnement en eau des ménages auprès de revendeurs est une expérience intéressante. Le progrès dans ce domaine «consiste à organiser le service des revendeurs en abaissant les coûts grâce à la fourniture d’une eau [potable] bon marché». «Passée de 200 000 habitants à plus d’un million en moins de cinquante ans, Ouagadougou, la capitale du Burkina, a prouvé qu’il était possible de fournir l’eau potable et d’assurer un service d’assainissement à un coût raisonnable. (…) Des bornes fontaines – gérées par des particuliers sélectionnés (…) – desservait, [en 2002 déjà] 40 % de la population». Des camionneurs sélectionnés permettaient déjà de couvrir à la date indiquée 20 % des besoins en eau potable. L’expérience a permis d’établir définitivement que les projets sociaux les plus réussis sont ceux dont les porteurs respectent l’organisation économique et sociale des bénéficiaires. Ce constat épouse parfaitement les contours d’une transdiscipline de l’environnement, qui se traduit par des interactions horizontales et verticales entre les sciences exactes, les sciences appliquées, la planification et la prise de décision au profit des populations.

L’eau que nous buvons a d’abord été un projet social. Il nous faut donc la traiter comme tel en tenant compte des précisions faites plus haut et dont il est peu probable que le président Faye se soit assez bien imprégné en s’engageant comme il l’a fait à Touba sans avoir été au contact des habitants de la ville sainte autrement qu’à la distance – la même depuis le 24 mars 2024 – plutôt inadaptée pour la satisfaction de besoins aussi vitaux que la consommation d’eau potable et l’assainissement.


A.A.DIOP

Le Premier ministre en visite à Touba : Un engagement ferme pour résoudre les défis de la cité religieuse

Quelques jours après la visite du Chef de l’État, le Premier ministre s’est rendu à Touba pour rencontrer le Khalife Général des Mourides. Accompagné de cinq ministres, il a été chaleureusement accueilli et reçu par le patriarche à Darou Miname. Cette visite marque l’importance accordée par le gouvernement au Magal de Touba, un événement religieux majeur au Sénégal.

Le Premier ministre a souligné que trois conseils des ministres ont été consacrés à cet événement pour en assurer la réussite. La présence de ministres clés, tels que ceux de l’Intérieur, de l’Assainissement et de la Santé, témoigne de l’engagement du gouvernement à éviter les écueils des éditions précédentes.

En rappelant une anecdote personnelle, Ousmane Sonko a évoqué sa propre expérience lors du dernier Magal, qu’il a suivi depuis un lit d’hôpital. Il a exprimé sa reconnaissance envers le Khalife, qui lui avait envoyé un paquet de dattes et exhorté à interrompre sa grève de la faim. « Ce geste reste encore gravé dans ma mémoire », a-t-il confié, soulignant l’évolution des situations et l’impermanence des choses.

Sonko a fait référence à l’exil du Cheikh, affirmant que malgré les épreuves, seul le succès couronne les efforts. Cet esprit de persévérance et de détermination anime le Premier ministre, qui s’engage à relever les défis majeurs auxquels Touba fait face, notamment le manque d’eau et les inondations.

« Nul ne peut ignorer Touba si construire le Sénégal est son objectif », a-t-il déclaré, réaffirmant le contrat moral entre le gouvernement et la ville sainte, un contrat forgé par le soutien des populations de Touba dans le combat politique du gouvernement. Le Premier ministre a promis que les prochains mois seraient révélateurs des ambitions nourries pour la cité religieuse. Il a assuré que des actions concrètes seraient entreprises pour que Touba ne soit plus jamais confrontée aux inondations causées par les eaux pluviales.

Le discours du Premier ministre s’est conclu par une sollicitation de prières pour que les objectifs fixés soient atteints. En réponse, le Khalife Général des Mourides a exprimé sa satisfaction quant à cette visite et a réitéré sa confiance envers le Premier ministre et son équipe.

Cette visite du Premier ministre à Touba réaffirme l’engagement du gouvernement à soutenir la ville sainte et à résoudre les problèmes qui entravent la quiétude de ses habitants. Elle symbolise également la solidité des liens entre les autorités étatiques et la confrérie mouride, un partenariat essentiel pour le développement du Sénégal.

Magal de touba: Ruée des charrettes vers la ville sainte de touba

À seulement quelques jours du grand Magal de Touba, les charretiers de Diourbel changent de destination. Direction : Touba, la ville sainte, pour augmenter leur chiffre d’affaires. Une vieille pratique de ces conducteurs de charrettes qui veulent tous tirer profit de la commémoration du retour d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba.

Dans la commune de Diourbel, la charrette demeure le moyen de transport le plus prisé par la population, mais il est difficile d’en trouver en cette veille de Magal. Un tour au marché Ndoumbé Diop de Diourbel, à midi ce lundi, permet de faire ce constat amer. Le lieu, autrefois rempli de charrettes et de cochers, se vide de son monde. Mbaye Ngom, cocher depuis 6 ans, témoigne : « Comme vous le voyez, il n’y a plus beaucoup de charrettes ici. Beaucoup ont déjà quitté pour rallier Touba. Certains sont même partis depuis le premier Safar. C’est une habitude ici car les affaires marchent mieux à Touba, surtout en cette période de Magal. » À côté de lui, un adolescent de 16 ans, Malick Diouf, de la communauté sérère, fait la navette entre le marché et le quartier Keur Yelly. Selon lui, les affaires marchent bien au marché ces derniers jours car ils ne sont plus nombreux, mais il est hors de question pour lui de rater le Magal. À Touba, il espère se faire encore plus d’argent car là-bas, les gens se déplacent beaucoup, surtout à l’occasion du Magal.

Du côté des clients, c’est le désarroi total. On se rue vers les moto-taxis, communément appelés « Jakarta », ou bien vers les bus Tata, qui peinent à réussir leur chargement, regrette Aminata Sarr, rencontrée au « garage Keur Goumack ». Après avoir effectué ses achats, cette jeune femme bien pourvue par la nature se dirige vers les cochers, le regard inquiet. Elle demande avec stupéfaction où se trouvent les charrettes. Selon elle, il est hors de question de prendre les Jakarta, car elle a une phobie des deux-roues, et prendre les bus Tata serait une catastrophe pour elle, car ces véhicules font le tour de nombreux quartiers avant d’arriver à destination. N’ayant pas le choix, Aminata s’assoit à l’ombre d’un arbre, attendant le retour de l’unique cocher qui fait la navette entre le marché Ndoumbé Diop et son quartier.

Le constat est général dans la commune de Diourbel ces derniers jours. Les charretiers ont commencé leur voyage depuis quelques jours pour la ville de Touba, au grand dam des usagers. Ils assurent le transport dans la ville sainte, occasionnant parfois des accidents de la circulation.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°253 – du 20/08/2024

🔴 MAGAL 2024 – DIOMAYE FAYE À TOUBA : LES INONDATIONS ET COUPURES D’EAU SAPENT LE DÉCOR
🔴 PROTESTATION DEVANT L’AMBASSADE D’UKRAINE : 12 MEMBRES DU FRONT POUR LE RETRAIT DES BASES MILITAIRES FRANÇAISES ARRÊTÉS PUIS LIBÉRÉS

🔴 U20 – TOURNOI UFOA-A : SERIGNE SALIOU DIA PUBLIE SA 7e LISTE DE STAGE
🔴 MERCATO : OUSMANE DIOP QUITTE DIAMBARS FC POUR CLERMONT FOOT 6

TOUBA : Le khalife général des mourides exprime sa reconnaissance au chef de l’État et appelle à renforcer la cohésion nationale

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce lundi une visite de courtoisie à Touba. L’événement a été marqué par un accueil chaleureux et des déclarations significatives de la part de Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

Lors de son discours, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké a exprimé la reconnaissance du khalife pour les efforts continus du Président Faye en faveur du développement du pays, en particulier pour son engagement envers la ville sainte de Touba.

« Le khalife tient à vous informer qu’il est conscient de tous les efforts que vous déployez pour le pays, notamment de votre engagement à prendre en charge les préoccupations de Touba. Vous agissez en son nom, et le khalife vous encourage à poursuivre votre œuvre pour cette ville sacrée, recevant en retour les bénédictions de Serigne Touba », a-t-il affirmé.

Le porte-parole a également souligné l’importance de la cohésion sociale dans le contexte actuel de découvertes de nouvelles ressources au Sénégal. « Le khalife vous exhorte à travailler pour l’union des cœurs et la concorde entre tous les citoyens, y compris ceux d’autres confessions religieuses. C’est ce dont le Sénégal a besoin », a-t-il ajouté.

L’arrivée du Président Faye à Touba, en prévision de la 130e édition du Grand Magal prévue le 23 août, a été marquée par une forte mobilisation des autorités locales.

Le Président, accompagné de la Première Dame, est arrivé peu avant 18 heures à la résidence du khalife située à Darou Miname. Il a été accueilli par le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, le gouverneur de la région de Diourbel, Ibrahima Fall, ainsi que par le préfet du département de Mbacké, Khadim Hann, et le sous-préfet de Ndam, Abdoulaye Kharma. Les ministres des Transports, Malick Ndiaye, du Commerce, Serigne Gueye Diop, des Collectivités Territoriales, Moussa Balla Fofana, et de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, étaient également présents pour l’occasion.

Bassirou Diomaye Faye réaffirme les engagements de l’État pour moderniser Touba

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé les engagements de son gouvernement pour la modernisation de la ville sainte de Touba lors d’une visite de courtoisie, ce lundi. Cette rencontre, tenue en prélude à la 130e édition du Grand Magal prévue le 23 août, a permis au chef de l’État de s’entretenir avec le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, pour discuter des projets en cours et de ceux à venir.

Parmi les priorités évoquées par le Président Faye, la résolution des problèmes d’eau potable et d’assainissement à Touba occupe une place centrale. « Le premier projet auquel je tiens tant pour les cinq ans à venir sera de régler les problèmes liés à l’eau potable et à l’approvisionnement dans la ville sainte de Touba », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de ces enjeux pour son mandat.

Le Président a mentionné que le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, avait déjà abordé ces questions lors de précédentes interventions, mais il a tenu à réitérer publiquement ces engagements pour assurer la transparence et montrer la détermination de son gouvernement à les réaliser. Il a également précisé que des travaux étaient déjà en cours pour concrétiser ce projet crucial.

Le Président Faye a également évoqué un projet ambitieux de transfert d’eau visant à améliorer non seulement l’accès à l’eau à Touba, mais aussi dans d’autres localités telles que Thiès, Mbour et Dakar. Ce projet s’inscrit dans une vision globale de résolution des problèmes d’inondations et de pénurie d’eau qui affectent depuis plusieurs années les populations locales.

Concernant l’organisation du Grand Magal, un événement religieux majeur qui commémore l’exil de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon, Bassirou Diomaye Faye a assuré que le gouvernement avait respecté les engagements pris pour garantir une organisation optimale. « Le Magal, j’en fais une affaire personnelle. C’est pourquoi j’ai instruit tous les ministres à tout mettre en œuvre pour que tout se passe comme il se doit », a-t-il affirmé, montrant ainsi l’importance qu’il accorde à cet événement pour la communauté mouride et pour l’ensemble du pays.

Lors de cette visite, le Président de la République était accompagné de la Première Dame ainsi que de plusieurs personnalités de son gouvernement, dont le ministre de l’Intérieur, Général Jean Baptiste Tine, le gouverneur de la région de Diourbel, Ibrahima Fall, et d’autres ministres et responsables locaux. Cette délégation de haut niveau témoigne de l’importance que le gouvernement accorde à la ville de Touba et à la célébration du Grand Magal.

La visite du Président Bassirou Diomaye Faye à Touba, marquée par des engagements clairs et fermes pour la modernisation de la ville sainte, souligne la volonté de l’État de répondre aux besoins essentiels des populations locales. Les projets de résolution des problèmes d’eau et d’assainissement, ainsi que les efforts pour une organisation réussie du Grand Magal, illustrent une détermination à améliorer les conditions de vie à Touba et à renforcer les infrastructures nécessaires à son développement. Le soutien du khalife général des mourides et l’engagement des autorités locales seront cruciaux pour la réussite de ces initiatives.

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