Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°578 – 09/10/2025

🔴 BAISSE DE 83,7 MILLIARDS F CFA EN JUILLET 2025 : COUP DE FREIN SUR LES RECETTES TOTALES
🔴 « DETTE CACHÉE » OU « DONNÉES ERRONÉES » ? : ABDOURAHMANE SARR SUR LE RING

🔴 ANNONCE D’UNE STANDING OVATION PAR LE 12e GAÏNDÉ : SADIO MANÉ CÉLÉBRÉ LE 14 OCTOBRE
🔴 IDÉES – DAME MBODJI : ON NE FAIT PAS CHANTER UNE NATION POUR 100 MILLIONS (Par Baba Aïdara)

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°577 – 08/10/2025

🔴 ÈRE SONKO-DIOMAYE : LA PRISON QUE POUR LES « ANTI-PASTEF » ?
🔴 DISCOURS « HUMILIANT » DU PREMIER MINISTRE : Bougar Diouf défend le Président de la République

🔴 ABSENCE DE JAKOBS : LA FSF EXIGE DES EXPLICATIONS À GALATASARAY
🔴 ZONE 8 YÈNE : SUSPENSION DES COMPÉTITIONS ET SANCTIONS CONTRE SADIA

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°576 – 07/10/2025

🔴 946 HECTARES INONDÉS, 3 825 SINISTRÉS, 178 FAMILLES DÉPLACÉES : BAKEL EN DÉTRESSE
🔴 2,89 MILLIONS DE BARILS ET 336 690 m³ DE GNL EN SEPTEMBRE : SANGOMAR ET GTA CARTONNENT

🔴 QUALIF’ CAN U17 : LE SÉNÉGAL ACCROCHÉ PAR LA SIERRA LEONE
🔴 « TANIÈRE » / FORFAIT DE BOULAYE DIA : HABIB DIALLO À LA RESCOUSSE !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°575 – 06/10/2025

🔴 « JE VEUX UN PROCÈS PUBLIC, DEVANT LES CAMÉRAS » : PMN AFFRONTE SON DESTIN
🔴 CHANGEMENTS DANS LES INSTANCES : LE PARTI DE BOUBACAR CAMARA SE FISSURE

🔴 MONDIAL 2026 / « RIEN N’EST ENCORE JOUÉ » : PAPE THIAW APPELLE À LA CONCENTRATION
🔴 SÉNÉGAL VS MAURITANIE : LA FSF FAIT FLAMBER LES PRIX DES BILLETS !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°574 – 04 ET 05/10/2025

🔴 REPORT DU VOTE SUR LA DÉROGATION LIÉE À LA DETTE PAR LE FMI : LE SÉNÉGAL DANS L’EXPECTATIVE
🔴 PACTE DE STABILITÉ SOCIALE / INDUSTRIES ALIMENTAIRES : LE TORCHON BRÛLE

🔴 LSFP : RENDEZ-VOUS CE SAMEDI POUR LE CALENDRIER
🔴 UFOA-A U17 : LE SÉNÉGAL HÉRITE DE SON PROGRAMME

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°573 – 03/10/2025

🔴 CONCLUSIONS DU FMI SUR LA « DETTE CACHÉE » ATTENDUES AUJOURD’HUI : FIN DU SUSPENSE !
🔴 6,5 MILLIARDS DE FRANCS CFA RÉCLAMÉS PAR LES HACKERS : LA DGID PRISE EN OTAGE

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 : MAMADOU LAMINE CAMARA, ILAY CAMARA ET NAMPALYS MENDY DE RETOUR
🔴 JOJ 2026 À DAKAR / ATHLÉTISME : UN SÉMINAIRE PRÉVU POUR LES AFRICAINS FRANCOPHONES

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°572 – 02/10/2025

🔴 HAUSSE DE PRÈS DE 3% DES PRIX DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION : LE SECTEUR BTP FACE À L’INFLATION
🔴 « FISCALITÉ ÉTOUFFANTE SANS ÉQUITÉ NI EFFET REDISTRIBUTIF » : L’ALERTE DU PDS

🔴 ODCAV RUFISQUE (Z1 B) : BOKK JOM ET JALOORÉ S’OFFRENT LA FINALE !
🔴 BLESSÉ À LA CUISSE : MAMADOU SARR POURRA-T-IL DÉBUTER AVEC LES « LIONS » ?

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°571 – 01/10/2025

🔴 UEMOA / LANCEMENT DE LA PLATEFORME INTEROPÉRABLE DU SYSTÈME DE PAIEMENT INSTANTANÉ (PI-SPI) : FIN DES FRONTIÈRES FINANCIÈRES
🔴 CABINET FRANÇAIS WILLIAM BOURDON & ASSOCIÉS, TÉNORS DU BARREAU SÉNÉGALAIS : MADIAMBAL DIAGNE SE BLINDE

🔴 INSTALLATION D’UNE FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE LUTTE : KHADY DIÈNE GAYE ACCÉLÈRE LA CADENCE
🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 : DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR LES  « LIONS »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°570 – 30/09/2025

🔴 MACKY SALL SUR LA « DETTE CACHÉE » : « UN NON-SENS »
🔴 PAPE MAHAWA DIOUF GARDÉ À VUE À LA DSC : « ASER-GATE » : SUITE ET PAS FIN

🔴 NAVÉTANES À DIAMNIADIO / ÉLIMINÉE EN DEMI-FINALE : L’ASC MANKOO ACCUSE DES RESPONSABLES DE LA ZONE 9B
🔴 COUPE DU MONDE U20 / PREMIÈRE UTILISATION DU CARTON VERT PAR LE MAROC : HISTORIQUE !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°569 – 29/09/2025

🔴 AGRESSION DE JOURNALISTES PAR LE MAIRE BILAL DIATTA : LA CJRS ET L’APPEL RÉPLIQUENT
🔴 L’AFRIQUE AU CŒUR / REDDITION DES COMPTES : « UNE VENDETTA » SELON MACKY SALL

🔴 1ER TOUR DES PRÉLIMINAIRES / DE LA LIGUE DES CHAMPIONS AFRICAINE : FIN DE PARCOURS POUR LE JARAAF
🔴 NATIONAL 2 FRANCE : BABOU SÈYE À L’ASC BIESHEIM

ENQUÊTE / IVG ILLÉGALES – « SUTURA » FATAL : Les pilules abortives se vendent comme de petits pains à Dakar

Après quatre mois d’investigation de terrain, cette enquête révèle une réalité longtemps passée sous silence. À Dakar, capitale du Sénégal, dans ses ruelles animées comme dans ses habitations discrètes, des jeunes filles et des femmes, victimes de viol, d’inceste ou de détresse sociale, se confrontent aux dangers des interruptions volontaires de grossesse (IVG) illégales tandis qu’une législation rigide reste en place. Le « sutura », pudeur et / ou silence imposé(e) par la société, étouffe leurs souffrances, révélant l’urgence de prendre des mesures afin de protéger celles qui sont laissées pour compte.

Au Sénégal, des milliers de femmes et de jeunes filles vivent, chaque année, une épreuve silencieuse, parfois au prix de leur vie. Derrière les murs des maisons familiales, dans les couloirs étroits des marchés clandestins ou encore à travers des réseaux de santé informels, l’avortement illégal s’impose comme une réalité à laquelle la société ferme souvent les yeux.

Le rapport Double peine : les survivantes de viol et d’inceste contraintes de poursuivre leur grossesse au Sénégal, publié en janvier 2025 par la Fédération Internationale des Droits Humains (FIDH) en partenariat avec la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH), l’Organisation Nationale des Droits de l’Homme du Sénégal (ONDH), la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) et l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS), estime que plus de trente mille (30 000) avortements illégaux sont pratiqués chaque année dans le pays. Ce chiffre vertigineux démontre à suffisance un phénomène qui tue en silence.

Tout ceci dans un paradoxe saisissant. Bien que le Sénégal ait ratifié le Protocole de Maputo en 2004, qui prévoit l’accès à l’avortement médicalisé dans des cas précis (viol, inceste, danger pour la santé de la mère), le Code pénal national – notamment ses articles 305 et 305 bis – demeure inflexible, ne l’autorisant qu’en cas de péril vital pour la mère. Aujourd’hui cette loi, en décalage avec les réalités sociales et sanitaires, pousse des femmes vers la clandestinité.

« APPEL À LA 15ᵉ LÉGISLATURE POUR QU’ELLE ADOPTE UNE LOI ALIGNANT LE CODE PÉNAL AU PROTOCOLE DE MAPUTO »

Dans un contexte où l’avortement reste un sujet sensible et largement tabou au Sénégal, Seynabou Diop et Dieynaba Diémé, membres de la Task Force pour l’accès à l’avortement en cas de viol ou d’inceste, lancent un appel pressant aux autorités pour que le Sénégal respecte ses engagements internationaux.

Seynabou Diop, juriste de formation et coordinatrice du Réseau des Jeunes Ambassadeurs, rappelle que la ratification du Protocole de Maputo en 2004 impose une obligation légale. « Selon l’article 88 de la Constitution, les traités ratifiés priment sur les lois nationales. Cela inclut le Protocole de Maputo, qui prime sur notre Code pénal, notamment les articles 305 et 305-bis, qui interdisent l’avortement », affirme-t-elle.

Afin de lever le conflit entre le droit interne et la ratification de ce traité, elle propose un encadrement strict de l’avortement médicalisé en cas de viol ou d’inceste :

                •             Maintenir l’interdiction générale de l’avortement, afin de préserver le cadre légal existant ;

                •             Réformer les articles 305 et 305-bis pour autoriser l’avortement pour les victimes de viol ou d’inceste ;

                •             Prendre en compte le stade de la grossesse, en particulier avant les cent vingt (120) jours de gestation, conformément à certaines interprétations religieuses et aux sensibilités culturelles ;

                •             Garantir le consentement éclairé de la victime, tout en s’assurant qu’une décision judiciaire confirme le caractère du viol ou de l’inceste.

Seynabou Diop justifie les principaux obstacles à la mise en œuvre effective du Protocole par « le manque de volonté politique, les considérations religieuses et la stigmatisation sociale empêchent l’application de ces droits ». Elle considère, dès lors, qu’« enfermer une victime de viol ou d’inceste enceinte constitue, à [ses] yeux, une des injustices des plus graves. »

De son côté, Dieynaba Diémé, juriste, membre de Wildaf Sénégal et militante féministe, précise : « toutes les violations des droits des femmes sont préoccupantes. Mais, les cas de victimes de viol ou d’inceste contraintes de porter l’enfant de leur agresseur, notamment lorsqu’il s’agit de mineures, sont particulièrement révoltants. »

Elle pointe du doigt également les pratiques abusives de certains personnels de santé qui refusent les soins post-avortement, malgré l’obligation légale. « Ce refus constitue une violation des droits des patientes. Certains soignants signalent les victimes par crainte dêtre poursuivis ; ce qui les expose à l’incarcération. La pratique correcte consiste à traiter d’abord, documenter les soins et ne pas envoyer la patiente en prison », affirme-t-elle.

Ainsi, les deux juristes appellent-elles le Gouvernement et les parlementaires à agir sans délai. « Nous lançons un appel à la 15ᵉ législature pour qu’elle adopte une loi alignant le Code pénal au Protocole de Maputo. Ne pas le faire revient à violer la Constitution », insiste Diémé Dieynaba. Cette dernière plaide pour une mobilisation collective, incluant leaders religieux, autorités communautaires et journalistes afin de convaincre l’État de protéger les victimes.

Seynabou Diop et Dieynaba Diémé trouvent que si certaines victimes de viol ou d’inceste souhaitent poursuivre leur grossesse – et c’est leur droit -, il faut, pour celles qui demandent l’avortement, leur garantir un processus légal, sûr et respectueux, conforme au Protocole de Maputo et à la Constitution.

« JE N’AVAIS PAS LE CHOIX », TÉMOIGNE UNE SURVIVANTE

Zeyna*, 16 ans, au moment des faits, il y a trois ans, issue d’un milieu très religieux, raconte dans le détail sa détresse. Un retard de règles de deux semaines, un test positif et l’abandon l’ont poussée à commettre une interruption volontaire de grossesse (IVG), à l’abri des regards. À l’époque, souffle-t-elle, son petit ami, majeur, plus âgé qu’elle, a nié toute responsabilité.

Guidée par une amie, elle se rend chez un intermédiaire, quelqu’un du corps médical, qui lui remet un médicament dont le nom ne sera pas mentionné ici. Se replongeant dans le passé, elle nous raconte. « Selon les instructions, que j’ai appliquées à la lettre. Je devais prendre quatre comprimés. Pendant six jours, d’après elle, elle endure douleurs abdominales et saignements abondants. Pour soulager sa peine, elle affirme avoir prix une décoctions

traditionnelle faite à base de « quatre côtés » pour « nettoyer » son utérus.

« Je n’avais pas le choix, explique-t-elle. Si j’avais parlé à mes parents, je les aurais déshonorés. Si je n’avais pas agi, j’aurais été exposée à la honte et à la stigmatisation familiale. » assure Zeyna*.

DANGERS LIÉS À L’AVORTEMENT ILLÉGAL

Lors de notre enquête, nous avons tenté de rencontrer des gynécologues afin de mieux comprendre les risques liés aux IVG pratiquées dans des conditions clandestines. Mais, tous ont décliné nos sollicitations, invoquant la sensibilité du sujet.

Face à ce silence médical, nous nous sommes tournés vers Aïssatou Lindor Ndiaye, sage-femme au Centre de santé de Foundiougne, dans la région de Fatick. Avec calme et rigueur, elle accepte de partager son expérience, exposant la réalité des complications et des risques encourus par les femmes qui ont recours à ces pratiques illégales.

« Les complications que nous observons le plus souvent sont les perforations utérines, les hémorragies pouvant provoquer une anémie sévère, ainsi que les infections génitales, parfois évoluant vers un choc septique », raconte-t-elle. À long terme, prévient-elle, certaines femmes deviennent stériles, perdant définitivement la possibilité d’avoir des enfants et dans des cas extrêmes, la mort peut survenir. 

Concernant les dangers immédiats, elle confirme que ce sont principalement les hémorragies et les infections qui mettent la vie des patientes en péril.

S’agissant des soins à prodiguer, elle estime que cela dépend de l’état clinique.

Lorsque nous lui demandons si elle a déjà dû dénoncer des patientes après avoir prodigué des soins post-avortement, elle répond : « chaque structure a sa manière de fonctionner, précise-t-elle. Ici, nous informons nos supérieurs lorsqu’un cas se présente. Nous n’avons pas le droit de dénoncer les patientes selon les normes en vigueur. Cela relève exclusivement des médecins. Notre rôle se limite à prodiguer les soins nécessaires. »

IMMERSION DANS UNE ÉCONOMIE NOIRE

Pour comprendre comment des jeunes filles et des femmes se procurent des pilules abortives dans la clandestinité, nous avons infiltré un marché noir de médicaments à Dakar, situé dans une rue bruyante, assaillie par le va‑et‑vient des passants et le vacarme des véhicules. Vêtue d’un jean et d’un tee‑shirt noir, j’avais loué les services d’un « faux petit ami » afin de d’éviter de réveiller tout soupçon.

Nous avons marché, main dans la main, pour donner l’apparence d’un véritable couple. À peine étions‑nous entrés dans la ruelle qu’un quinquagénaire s’est approché, prompt et circonspect. Il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait d’un trafiquant. « Vous avez besoin de quelque chose ? » nous a‑t‑il demandé.

Mon « faux petit ami » a répondu d’un ton hésitant que nous cherchions de l’aide. Le trafiquant, sur un ton à la fois pressant et rassurant, nous a invité à parler sans réserve : « ici, vous pouvez dire ce que vous voulez en toute discrétion. » Lorsque nous lui avons expliqué que je porte une grossesse qui ne date que de deux semaines, il a accueilli l’information avec un naturel presque glaçant. « Dans ce marché, vous pouvez avoir ce que vous désirez. Ce n’est absolument rien. Attendez-moi et je vais vous chercher ce dont vous avez besoin. »

Après être revenu quelques minutes après, il revient avec une boîte. « Le médicament agit jusquà trois mois. Après trois mois de grossesse, je ne le vends pas. » Il a ensuite détaillé, d’une manière presque professionnelle, tel un médecin, le mode d’administration – deux comprimés à dissoudre sous la langue, puis deux autres à introduire profondément dans les parties intimes.

Face à ma simulation de panique et de pleurs, il s’est montré d’un rare réconfort. « Ce sont surtout des élèves et des étudiantes très jeunes qui viennent acheter cela chez moi. Tu n’as pas à avoir peur. », me rassure-t-il. Après un marchandage expéditif, le prix a été fixé : 20 000 francs CFA.

La scène, banale dans son déroulé, révèle combien ce commerce illégal est à la fois structuré et dédramatisé. Il est d’autant plus troublant qu’un trafic pareil puisse se tenir si ouvertement, quasiment sous le nez des autorités sénégalaises, sans que des mesures visibles semblent être prises pour l’endiguer.

« J’AI ÉTÉ LIBÉRÉ SANS JUGEMENT »

Nous avons également rencontré Abdou*, médecin incarcéré huit mois pour pratique illégale de l’avortement. Dans un appartement discret, il raconte : « une jeune fille du quartier est venue avec de fortes douleurs abdominales. Nous lui avons prodigué un traitement classique. Après l’injection, le col s’est ouvert et le fœtus est sorti. »

Médecin dans une structure sanitaire de la banlieue dakaroise, à l’époque, il assure qu’il ignorait tout de l’avortement clandestin pratiqué en amont pratiqué par la patiente. Pourtant, à l’en croire, il s’est retrouvé accusé de complicité. « Quand je me suis rendu compte que les choses se compliquaient, j’ai signé une référence médicale pour qu’elle soit prise en charge ailleurs, dans un hôpital. Arrivée là-bas, après une échographie, qui a révélé qu’elle était enceinte de douze semaines, elle a dit que j’étais celui qui l’avait aidée. C’est ainsi que je me suis retrouvé en prison. Un beau jour, j’ai été libéré, sous contrôle judiciaire, sans jugement ».

Marqué par cette expérience, il confie avoir radicalement changé son comportement. « J’ai réduit de moitié l’aide que je prodigue. Dans notre société, les gens cachent la vérité et vous exposent aux conséquences. », avoue Dr Abdou*

DÉBAT ENTRE LES DOCTRINES ISLAMIQUES

Alors que la majorité des imams s’oppose à toute interruption volontaire de grossesse, une minorité appelle à la tolérance dans des cas extrêmes, tels que le viol ou l’inceste.

Cette majorité est représentée dans cette investigation par l’Imam El Hadji Cissé, directeur de l’Institut Sabilu Salam Fi Ibaka’il Maqam, une école coranique moderne qui initie les enfants à l’étude du Saint Coran, tout en intégrant le français et l’anglais dans le cursus. Selon lui, l’Islam s’interdit l’avortement à tout stade de la grossesse. « Ceux qui suivent l’école de l’Imam Malik s’accordent à dire que l’avortement est haram, que la grossesse ait dépassé ou non 40 jours. Dès la conception, un être humain se forme et tuer cet être est prohibé en Islam. », explique-t-il.

Il rappelle que les écoles des Imams Al-Shafî’i, Hanbali et Abu Hanifah partagent cette position, même si quelques courants autorisent l’avortement avant 40 jours, comparant la situation à l’évacuation d’un abcès. L’Imam Cissé cite également un hadith transmis par Ibn Abbas : le fœtus se développe dans l’utérus tous les 40 jours, jusqu’au 120ᵉ jour, moment où les membres sont entièrement formés. « À partir du 40ᵉ jour, la formation humaine est déjà engagée. L’interruption volontaire devient alors un acte de mise à mort. », poursuit-il.

Cependant, il nuance : lorsque la vie de la mère est menacée, l’avortement est permis, à l’instar d’une amputation nécessaire pour sauver le corps.

Ainsi, d’après lui, la position malikite reste-t-elle majoritaire au Sénégal, et la plupart des savants de cette école, à l’instar de l’Imam Ghazali, considèrent l’avortement comme interdit à tout stade.

À l’inverse, une minorité d’imams adopte une approche plus permissive dans des situations particulières. Imam Chérif Diop, enseignant d’arabe à l’Institut Africain de Management (IAM) et membre du Réseau Islam et Population, défend le recours à l’avortement médicalisé dans les cas de viol et d’inceste.

Il se fonde sur le Coran et la Sunnah pour justifier sa position. Selon lui, l’âme n’est insufflée dans le fœtus qu’au 120ᵉ jour, comme le précisent le Coran (Sourate 23, « Les Croyants », versets 12-14) et le hadith du Prophète Muhammad (Paix et Bénédictions sur Lui) : « quand Dieu vous a créés, Il vous a placés dans le ventre de votre mère comme une goutte de sperme. Cette étape dure 40 jours. Ensuite, pendant la même durée, elle devient un caillot. Puis pendant la même durée encore, elle devient une masse de chair. Immédiatement après, Dieu envoie un ange qui y insuffle l’âme. »

Dès lors, interrompre une grossesse avant que l’âme ne soit insufflée n’est pas considéré comme un meurtre, mais comme l’interruption d’un processus dans des cas précis. L’Imam Diop insiste : « entre deux maux, le moindre doit être choisi. L’avortement médicalisé est permis dans ces situations extrêmes pour protéger la victime et prévenir le mal. » se justifie-t-il.

Du fait de cette position, Imam Diop fait face à des critiques et à des pressions au sein de la communauté religieuse. Certains imams l’accusent de défendre une position contraire à la tradition ou d’agir sous influence étrangère. Toutefois, selon lui, il s’agit avant tout de protéger la société et d’appliquer l’Islam de manière proactive, en anticipant les situations de danger et de traumatisme pour les victimes. « Imaginez un enfant né d’un inceste paternel. Imaginez cet enfant ! Son père est aussi son grand-père. Nous vivons au XXIᵉ siècle et plus rien ne peut être caché aux enfants. Un jour, si cet enfant demande qui est son père, que devrait-on lui répondre ? », s’interroge-t-il, de manière alarmiste.

« LA VIE SE PROTÈGE À CHAQUE ÉTAPE DU PROCESSUS », DIXIT LE PÈRE PASCAL FAYE

Au Sénégal, où la population est majoritairement musulmane (93,8%), les chrétiens représentent environ 4,3%, selon les dernières données publiques et complètes de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), publiées lors du Recensement de la population et de l’habitat de 1988, d’après Africa Check. C’est dans ce contexte que nous avons rencontré le Père Pascal Faye, curé de la Paroisse Marie Immaculée Mère de Dieu aux Parcelles Assainies de Dakar, afin de recueillir la position de l’Église catholique sur l’avortement.

Pour l’Église, le principe ne souffre d’aucune ambiguïté : la vie doit être protégée en tout temps, de la conception à la fin naturelle. Le Père Pascal Faye rappelle à cet égard les textes fondamentaux du magistère, notamment Humanae Vitae et Evangelium Vitae, qui érigent la sauvegarde de la vie humaine en valeur cardinale. « La vie ne se protège pas seulement à la naissance : elle doit lêtre à chaque étape de son processus », insiste-t-il.

Néanmoins, le prêtre concède que certaines situations exigent discernement, en particulier lorsque la vie de la mère est directement menacée. « Lorsque la vie est réellement en danger, l’Église accompagne la victime et peut admettre une interruption médicale de grossesse », affirme-t-il, avant de préciser avec fermeté : « il convient toutefois de rappeler que l’avortement, en soi, demeure un homicide. »

En conclusion, le Père Pascal Faye a réaffirmé avec gravité que l’avortement ne saurait, en aucun cas, être encouragé même en cas de viol ou d’inceste, par l’Église.

« CERTAINES, APRÈS AVOIR ACCOUCHÉ, ESSAIENT DE FAIRE PASSER LEUR BÉBÉ PAR LA FENÊTRE »

« Parfois, on dit que ça n’existe pas, que ce ne sont que des faits divers… Mais ça existe ! » C’est avec cette phrase que Béatrice Yolande Badiane, directrice du centre Kayam Sénégal, résume la réalité des femmes et filles qu’elle accueille chaque jour.

Dans l’une des chambres du centre, les traces des traumatismes sont palpables. Les armoires, rafistolées à plusieurs reprises après les crises de certaines pensionnaires, portent encore les stigmates de la détresse vécue. Les lits superposés sont entourés de sacs contenant les affaires personnelles des résidentes et l’espace reflète l’intensité des vies brisées qui s’y croisent. « Parfois, elles frappent ; d’où les armoires détériorées. Quand elles n’en peuvent plus, elles crient qu’elles veulent partir, qu’elles veulent se suicider. Certaines, après avoir accouché, essaient même de faire passer leur bébé par la fenêtre. Et moi, en pleine nuit, je dois quitter mon domicile pour leur apporter une assistance psychologique, les soutenir, les aider à traverser ces moments. Ce n’est pas évident », dit Mme Badiane, consultante internationale en genre et équité.

Elle évoque également des situations d’une violence inouïe : « j’ai vu des filles abusées par leur père dès l’âge de 5 ans. Dans certains cas, le père couchait avec la mère et la fille dans la même chambre. Beaucoup disent que cela n’existe pas, que ce sont des faits divers. Mais c’est une réalité, parce que nous sommes sur le terrain, nous les accueillons et les accompagnons. »

Pour ces victimes, souvent traumatisées par le viol et l’inceste, un suivi psychologique rigoureux est assuré par un médecin psychiatre de l’établissement pendant toute la durée de leur séjour, qui varie de trois à six mois. Ensuite, elles sont redéployées dans d’autres structures spécialisées ou réintégrées auprès de leur famille.

La vie à Kayam Sénégal suit un rythme strict. Les journées commencent à 5 heures du matin par la prière, selon la confession religieuse de chacune. Ensuite, les pensionnaires prennent soin de leur hygiène et participent aux activités quotidiennes. Elles ne quittent pas le centre, la plupart ayant une procédure judiciaire en cours. Certains de leurs bourreaux, parfois des membres de la famille proche comme le père, sont incarcérés.

Les jeunes filles et femmes sont alors initiées à diverses activités éducatives et pratiques, telles que la transformation de produits locaux, la couture ou la fabrication artisanale de sacs. « Ces routines les aident à maintenir de bonnes habitudes et préparent leur réinsertion familiale », précise Mme Badiane.

Le centre Kayam Sénégal n’accueille pas uniquement des Sénégalaises ou des victimes de violences sexuelles. La fondatrice, Yacine Diouf, fille de l’ancien président de la République, Abdou Diouf, ouvre également ses portes à des garçons jusqu’à l’âge de 12 ans et à des femmes victimes de toutes formes de violence, quelle que soit leur nationalité. Lors de notre visite, nous avons rencontré une Libérienne et une Sierra-Léonaise.

Le centre dispose de trente (30) couchages, parfois portés à trente-cinq (35) en période de forte affluence. Il arrive, par ailleurs, que des femmes viennent avec quatre, voire cinq enfants.

UNE RÉALITÉ TUE QUI TUE

Cette enquête révèle un constat implacable : le verrouillage légal n’empêche pas l’existence de conditions clandestines dont leurs conséquences peuvent être mortelles pour les femmes et les jeunes filles. Le Protocole de Maputo, ratifié par le Sénégal en 2004 pour garantir l’accès à l’vortement en cas de viol ou d’inceste, demeure inexécuté, laissant des vies détruites. Cette tragédie est amplifiée par le poids du « sutura », qui impose discrétion, pudeur ou dignité, et contribue à étouffer le débat, à dissimuler les souffrances et à laisser les victimes isolées face à leur peine.

En 2024, d’après la Fédération Internationale des Droits Humains (FIDH), 11 % de la population carcérale féminine est incarcérée pour des faits liés à l’avortement ou à l’infanticide. Ce qui en fait la deuxième cause d’emprisonnement des femmes et des filles au Sénégal.

Par ailleurs, s’agissant des violences sexuelles, l’Association des juristes sénégalaises (AJS) a recensé en 2022, sur un total de 331 victimes de viols, que 43 % avaient entre 4 et 14 ans. Entre 2016 et 2017, le Centre de guidance infantile et familiale de Dakar a enregistré 97 cas de viols ayant entraîné une grossesse, avec une moyenne d’âge de 11 ans, exclusivement dans la région de Dakar.

Face à ce constat alarmant, il apparaît indispensable que des solutions concrètes soient rapidement mises en œuvre pour protéger la vie de nos filles et de nos femmes. D’autant plus que, dernièrement, à la tribune des Nations Unies, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a indiqué : « la lutte contre les violences et les discriminations demeure un combat permanent, qui engage États, citoyens et leaders ». Lors de la réunion marquant le 30ᵉ anniversaire de la Conférence mondiale sur les femmes (Beijing+30), dans une déclaration empreinte de solennité, il a réaffirmé l’engagement constant du Sénégal en faveur de l’égalité entre les sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles. Au monde, le chef de l’État a rappelé qu’aucune société ne peut véritablement se développer en laissant ses femmes et ses filles à l’écart.

*Les prénoms suivis d’un astérisque ont été modifiés pour préserver l’anonymat

Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°568 – 27 ET 28/09/2025

🔴 ENQUÊTE SUR LES IVG – MARCHÉ NOIR DES PILULES ABORTIVES : TRAFIC MORTEL AU CŒUR DE DAKAR
🔴 « NOUS RENFORCERONS NOTRE SÉCURITÉ SUR L’ENSEMBLE DES FRONTIÈRES FACE À LA MENACE TERRORISTE » : DIOMAYE FAYE IMPLACABLE

🔴 SAUDI PRO LEAGUE : SADIO MANÉ RAYONNE DANS LE CLASSIQUE DU GOLFE
🔴 COMPÉTITIONS INTERCLUBS CAF : JARAAF ET GÉNÉRATION FOOT JOUENT LEUR SURVIE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°567 – 26/09/2025

🔴 « INONDATIONS, INFLATION, INJUSTICE » : GUEUM SA BOPP DÉCLENCHE L’OFFENSIVE
🔴 JUSTICE : MANSOUR FAYE ET BOUGAR LIBRES

🔴 FSF / LE PROJET PRAXIS : L’AXE MAJEUR DU PROGRAMME D’ABDOULAYE FALL

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°566 – 25/09/2025

🔴 SÉBIKHOTANE / 115 HA ATTRIBUÉS À HOLDING GUÈYE SA : UN SCANDALE !
🔴 NOUVEL OUVRAGE L’AFRIQUE AU CŒUR : MACKY SALL BOUSCULE LES CLICHÉS

🔴 MMA / 1ᵉʳ CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DE HAND TO HAND FIGHTING : LE SÉNÉGAL DANS LA CAGE
🔴 25 SEPTEMBRE 1988 – 25 SEPTEMBRE 2025 : Il Y A 38 ANS À SÉOUL, UNE ÉTERNITÉ !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°565 – 24/09/2025

🔴 AFFIRMATION DU PRÉSIDENT DIOMAYE FAYE SUR L’ENGAGEMENT DU SÉNÉGAL EN FAVEUR DES DROITS DES FEMMES : LES FÉMINISTES RÉCLAMENT DU CONCRET
🔴 MAINTIEN DU TRAIN DE VIE DE L’ÉTAT MALGRÉ LA SOUFFRANCE DES SÉNÉGALAIS : ÑOO LANK APPELLE À LA MOBILISATION

🔴 UFOA-U17 FÉMININ : LES « LIONCELLES » BUTENT SUR LA SIERRA LEONE
🔴 HOMMAGE À MOUSSA DIOP QUENUM : UN DÉPART QUI LAISSE UN VIDE ABYSSAL

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°564 – 23/09/2025

🔴 BAKEL NOYÉ, DJILAKHAR FOUDROYÉ : TRAGIQUE HIVERNAGE
🔴 ONU : LA VOIX DU SÉNÉGAL RÉSONNE !

🔴 BALLON D’OR 2025 : DEMBÉLÉ INDÉLÉBILE DE L’HISTOIRE
🔴 BALLON D’OR FÉMININ : BONMATÍ SACRÉE POUR LA TROISIÈME FOIS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°563 – 22/09/2025

🔴 BOYCOTT AUTOUR DU FORUM PÉTROLE ET GAZ / FADILOU KEÏTA VS SERIGNE MBOUP : LA GUERRE FROIDE
🔴 BOULANGERIE / CHAMPION À MARRAKECH ET QUALIFIÉ POUR LE MONDIAL 2026 : LE SÉNÉGAL SUR LE TOIT DU CONTINENT

🔴 PRÉLIMINAIRES COUPE CAF : GÉNÉRATION FOOT ACCROCHÉ PAR AFAD DJÉKANOU (1-1)
🔴 UFOA-A U17 FÉMININ : LE SÉNÉGAL REPREND LA MAIN CONTRE LE LIBERIA

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°562 – 20 ET 21/09/2025

🔴 GRANDE MOBILISATION DE « RAPPEL À L’ORDRE » ET DE L’OPPOSITION : L’AVERTISSEMENT !
🔴 ENTRETIEN / Dr MOUSSA DIOP KOUROU (KALIME) : AUTEUR DE « MUNQIDH » : DANS LA PEAU DU POÈTE SOUFI

🔴 CAN 2025 : LE MAROC SIMPLIFIE LES FORMALITÉS D’ENTRÉE AUX SÉNÉGALAIS
🔴 RENCONTRE ENTRE ABDOULAYE FALL ET GIANNI INFANTINO : LE FOOT SÉNÉGALAIS AU CŒUR

« Morosité économique », libération des « détenus politiques » : la marche de « Rappel à l’Ordre » galvanise l’opposition et la société civile

La capitale sénégalaise a vibré ce vendredi 19 septembre 2025 au rythme d’une mobilisation initiée par le Collectif citoyen « Rappel à l’Ordre ». Société civile, activistes, partis politiques d’opposition et simples militants ont répondu à l’appel, transformant cette marche pacifique en une véritable démonstration de force. Objectif affiché : dénoncer la situation économique jugée préoccupante et exiger la libération de plusieurs personnalités considérées comme des « détenus politiques ».

Initialement, l’itinéraire devait relier le FASTEF (ex-École Normale Supérieure) au rond-point Jet d’Eau. Mais, sur instruction des autorités administratives, les organisateurs, parmi lesquels Karim Xrum Xax, ont été contraints de revoir leurs plans. Les discours ont finalement été tenus près du terminus Dakar Dem Dikk à Liberté 5, où une foule compacte s’était rassemblée.

Les revendications ont largement tourné autour de la libération des personnalités incarcérées, parmi lesquelles Farba Ngom, Lat Diop, Khadim Ba, Badara Gadiaga, Tahirou Sarr ou encore Abdou Nguer. Pour Thierno Alassane Sall, ancien ministre et leader de République des Valeurs, mais aussi pour l’activiste Assane Diouf et l’ancien parlementaire Moustapha Diakhaté, « il y a, au sommet de l’État, des gouvernants qui redoutent la contradiction et qui veulent affaiblir la démocratie et l’État de droit ».

Dans les rangs de l’opposition, le message est clair : multiplier ce type de mobilisations pour accentuer la pression sur le pouvoir exécutif. Les leaders présents ont insisté sur la nécessité d’ancrer ces manifestations dans la durée, en les inscrivant comme un levier de résistance démocratique.

Au-delà des questions de libertés publiques, les orateurs ont dressé un tableau sombre de la conjoncture économique. « La situation est marquée par une morosité croissante qui appelle une réaction immédiate », a martelé Abdou Mbow, député et membre de l’Alliance pour la République (APR). Pour sa part, l’ancien ministre Papa Malick Ndour a averti que « les difficultés actuelles ne feront qu’empirer si les dirigeants actuels persistent dans leurs choix politiques et économiques ».

Un appel à l’union a été lancé, dépassant les clivages partisans pour rassembler l’ensemble des forces vives du pays. Les acteurs de la société civile, à l’image de Karim Xrum Xax, ont insisté sur l’urgence d’une coalition élargie, afin de faire face aux inégalités et injustices qu’ils jugent de plus en plus criantes.

Cette marche marque une nouvelle étape dans la dynamique de contestation du « tandem Diomaye-Sonko », accusé par ses détracteurs d’instaurer une gouvernance autoritaire et de fragiliser les acquis démocratiques. Pour les organisateurs, la mobilisation de ce 19 septembre doit servir de tremplin à d’autres actions de masse, dans une perspective de lutte prolongée contre ce qu’ils appellent « les dérives du régime ».

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°561 – 19/09/2025

🔴 COUR SUPRÊME : BARTH’ AU TAPIS
🔴 JUSTICE / TENUE DE L’AUDIENCE D’ABDOU NGUER : SON AVOCAT MET LA PRESSION

🔴 TOKYO 2025 : SALY SARR DANS LE GOTHA DU TRIPLE SAUT
🔴 BASKET / AL HALA (BAHREÏN) : YACINE DIOP RÈGNE SUR L’ARAB WOMEN’S CLUB

Rapport CENTIF : Ibrahima Ba, fils de l’ex-Premier ministre Amadou Ba, placé en garde à vue par la DIC

L’affaire révélée par le rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) continue de provoquer des secousses au Sénégal. Selon des informations rapportées par Seneweb, Ibrahima Ba, fils de l’ancien Premier ministre Amadou Ba, a été interpellé et placé en garde à vue par la Division des investigations criminelles (DIC).

Son arrestation s’inscrit dans le cadre de la délégation judiciaire ouverte après les soupçons de blanchiment de capitaux et de flux financiers suspects impliquant plusieurs personnalités publiques. Le dossier met déjà en cause Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall, ainsi que le chanteur Waly Ballago Seck, dont les noms sont apparus dans les conclusions de la CENTIF.

D’après les mêmes sources, Ibrahima Ba est actuellement entendu par les enquêteurs sur l’origine et la traçabilité de certains mouvements financiers qui lui sont attribués. Les enquêteurs cherchent à déterminer son rôle exact dans les transactions considérées comme atypiques par la cellule financière.

Dans cette même affaire, l’opérateur économique Saliou Sylla, interpellé il y a deux jours, a vu sa garde à vue prolongée. Il est soupçonné d’avoir effectué des transactions suspectes estimées à 5,5 milliards de francs CFA, un montant qui intrigue particulièrement les autorités judiciaires.

Ces arrestations traduisent la volonté affichée de la justice sénégalaise d’approfondir les investigations sur les flux financiers révélés par la CENTIF dans son rapport 2024, qui avait déjà mis en lumière des dossiers sensibles dans différents secteurs, notamment l’extractif, les services financiers et les réseaux de transferts d’argent.

L’opinion publique, très attentive à l’évolution de ce dossier impliquant des figures connues, attend désormais de savoir si d’autres personnalités pourraient être inquiétées par l’enquête. Les prochains jours pourraient s’avérer décisifs pour la suite judiciaire de cette affaire qui, au-delà de ses aspects financiers, met en jeu la transparence et la crédibilité des institutions dans la lutte contre le blanchiment et la corruption.

MOBILISATION DE 300 MILLIARDS F CFA DANS L’UMOA, CRÉATION DES « DIASPORA BONDS » : Un pari suffisant pour relancer l’économie ?

Face à la suspension partielle des décaissements du Fonds monétaire international (Fmi) et aux contraintes liées à la dette publique, Dakar mise, désormais, sur deux leviers principaux : le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) et l’épargne de la diaspora à travers les « Diaspora Bonds ».
Ainsi, le Sénégal, s’apprête-t-il à émettre 300 milliards F CFA sur le marché régional. Ceci est structuré en quatre tranches : 60 milliards à trois ans, 100 milliards à cinq ans, 80 milliards à sept ans et 60 milliards à dix ans, chacune assortie d’un taux de coupon compris entre 6,40 % et 6,95 %.
La SGI Impaxis Securities, dirigée par Ababacar Diaw, assume le rôle d’arrangeur principal et de chef de file de l’opération.
Cette levée s’ajoute aux deux précédentes émissions de 2025. En effet, depuis le début de l’année, le Sénégal a déjà réalisé deux appels publics à l’épargne : 416 milliards FCFA en mars, puis 364 milliards en juillet. Avec cette troisième opération, le total mobilisé par syndication dépasse 1000 milliards FCFA. À cela s’ajoutent 1 740 milliards FCFA levés via les adjudications classiques organisées par UMOA-Titres sur les neuf premiers mois de l’année, portant donc le cumul des fonds mobilisés sur le marché régional à plus de 2 700 milliards FCFA.
Ces nombreux recours à l’UMOA interviennent dans un contexte difficile suite aux déclarations du Premier ministre, Ousmane Sonko, qui a évoqué une « dette cachée » par l’Administration Macky Sall, estimée à 8 300 milliards FCFA, soit 41 % du PIB. En conséquence, la dette publique, initialement évaluée à 74 % du PIB fin 2023, a été révisée à 111 %, puis à 118,8 % fin 2024. La note souveraine du Sénégal a été abaissée par l’agence S&P Global Ratings de B à B- avec perspective négative.
Suite à ces épisodes, le FMI a gelé un programme à plus de 1 100 milliards F CFA. L’institution financière n’est d’ailleurs, jusqu’à présent, pas revenue sur cette décision, dans l’attente d’informations complémentaires demandées au gouvernement sénégalais.
Pour pallier ces contraintes, le duo Diomaye-Sonko s’appuie sur le marché régional et sur de nouveaux instruments financiers, tels que les « Diaspora Bonds », destinés à mobiliser l’épargne des Sénégalais de l’extérieur. Une orientation qui traduit une volonté de s’affranchir de l’assistance du FMI.
Mais, beaucoup de défis sonnent à l’horizon. Si la croissance globale bénéficie du démarrage de la production pétrolière et gazière, avec un taux de 12,1 % au premier trimestre 2025 selon le FMI, la progression hors hydrocarbures demeure modeste, freinée par les difficultés dans le BTP et l’industrie chimique. L’inflation, elle, reste contenue, à 0,7 % en juillet.
La réussite du Plan de redressement économique et social (PRES) dépendra, dès lors, de la capacité du gouvernement à mobiliser de manière soutenue et efficace les ressources régionales et locales. Le marché financier de l’UEMOA et les « Diaspora Bonds » constituent des leviers, mais la question centrale demeure. D’où la question : le Sénégal pourra-t-il financer son plan ambitieux sans l’appui du FMI et des marchés internationaux, tout en maîtrisant les risques liés à une dette publique déjà très élevée ?
La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°560 – 18/09/2025

🔴 NOUVEL EMPRUNT DE 300 MILLIARDS F CFA VIA L’UMOA-TITRES, LANCEMENT DES « DIASPORAS BONDS » : EST-CE SUFFISANT POUR REMONTER LA PENTE ?
🔴 TAXATION DU MOBILE MONEY : LES OPÉRATEURS HAUSSENT LE TON

🔴 YOUSSOUPHA MBODJ ÉTINCELANT, BAYERN, PSG ET LIVERPOOL PHÉNOMÉNAUX : LA LIGUE DES CHAMPIONS EST LANCÉE !
🔴 ENTRÉE FRACASSANTE EN LIGUE DES CHAMPIONS AFC 2 : SADIO MANÉ EN FEU

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°559 – 17/09/2025

🔴 97ᵉ MONDIAL, 8ᵉ AFRICAIN DANS LE CLASSEMENT DES PAYS LES PLUS ATTRACTIFS POUR LES INVESTISSEURS : LE SÉNÉGAL EST-IL COMPÉTITIF ?
🔴 SANTÉ / ÉLIMINATION DU TRACHOME : L’EXPERTISE SÉNÉGALAISE SALUÉE !

🔴 TOKYO 2025 / QUALIFIÉE EN FINALE DU TRIPLE SAUT FÉMININ : SALLY SARR PORTE LES ESPOIRS SÉNÉGALAIS
🔴 « SAUVONS NOTRE FOOTBALL LOCAL » : LE « CRI DU CŒUR » DE MBAYE JACQUES DIOP

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°558 – 16/09/2025

🔴 ABSENCE DE PREUVES SELON LA DÉFENSE : LAT DIOP, UN « OTAGE POLITIQUE » ?
🔴 ENCORE 33 MILLIARDS F CFA LEVÉS DANS LE MARCHÉ DE L’UMOA : DERNIÈRE ÉTAPE AVANT LES « DIASPORA BONDS » ?

🔴 QUALIFS CAN U17 / SIERRA LEONE, MAURITANIE ET GUINÉE : UN GROUPE B RELEVÉ POUR LES « LIONCEAUX »
🔴 ODCAV RUFISQUE / KAKALAM, JAD, MÉDINE ET TENNU NGUY : LE DERNIER CARRÉ EXPLOSIF

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°557 – 15/09/2025

🔴 MALGRÉ LES RISQUES DE CRUES DU FLEUVE SÉNÉGAL, INONDATIONS, VIE CHÈRE, ETC : ÇA PARADE !
🔴 MILAN / POIGNÉE DE CONTESTATAIRES FACE À LA FOULE MILITANTE DE SONKO : L’OPPOSITION DE LA DIASPORA RÉSISTE

🔴 APRÈS L’ITALIE, LE CAPITAINE DE BE SPORT ACADEMY À L’AJEL DE RUFISQUE : DIAO FAIT SON COME-BACK
🔴 TOKYO 2025 / CENTRE AFRICAIN DE L’ATHLÉTISME : 7 ATHLÈTES EN LICE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°556 – 13 ET 14/09/2025

🔴 TAXATION DU MOBILE MONEY : UN CHOIX À HAUT RISQUE
🔴 MARCHE CONTRE L’INVASION DU FER CHINOIS : LES FERRAILLEURS EN FUREUR

🔴 TURQUIE / APRÈS DES HAUTS ET DES BAS : KOUYATÉ REPREND DU SERVICE EN D2 !
🔴 MERCATO / D1 TURQUIE : CHÉRIF NDIAYE S’ENGAGE POUR 4 ANS À SAMSUNSPOR

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°555 – 12/09/2025

🔴 GAMOU SAGNE BAMBARA / CHEIKH MOUHIDINE SAMBA DIALLO : RÉVÉLATION POSTHUME D’UN HOMME DE DIEU
🔴 NURU SIRÂT FÎ ILMIL TASSÂWUFI DE CHEIKHNA CHEIKH SAAD BOUH : L’IMMORTALITÉ DU SOUFISME EN 666 VERS

🔴 MERCATO / MONACO OUVERT AU DÉPART : KRÉPIN DIATTA VERS LA TURQUIE ?
🔴 FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE LUTTE / MESURES CORRECTIVES : RÉTROPÉDALAGE DU MINISTÈRE DES SPORTS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°554 – 11/09/2025

🔴 AUGMENTATION DE 2,2% DES PRIX À LA CONSOMMATION EN UNE ANNÉE : LES MÉNAGES À BOUT DE SOUFFLE
🔴 INVESTIR DANS LES ADOLESCENTES EN AFRIQUE : UN TRÉSOR DE PLUS DE 280 000 MILLIARDS F CFA À RECOUVRER

🔴 PAPE MATAR SARR : LA PERLE AU SERVICE DE LA « TANIÈRE »
🔴 CRÉATION DE LA FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE LUTTE : LES ACTEURS EXPRIMENT DES OBJECTIONS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°553 – 10/09/2025

🔴 CHUTE LIBRE DE LA PRODUCTION (-14,9%), DES EXPORTATIONS (-29,1%) ET VENTES (-18,1%) : LA FILIÈRE CIMENT SE NOIE
🔴 SOIXANTE JOURS DE DÉTENTION : TOUJOURS AUCUN GRIEF CONTRE BADARA GADIAGA ?

🔴 ÉLIMINATOIRES CDM 2026 / DÉFAITE FACE AU SÉNÉGAL : LA FRUSTRATION DES CONGOLAIS VIRE À LA VIOLENCE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°552 – 09/09/2025

🔴 MOUHAMED DIENG DANS LE COLLIMATEUR DE LA CENTIF : TENTATIVE DE CORRUPTION DE CERTAINS MÉDIAS
🔴 AFFAIRE FARBA NGOM / « COMPLICATIONS POTENTIELLEMENT FATALES, DONT UNE MORT SUBITE » : AMSATOU SOW SIDIBÉ EXIGE SA LIBÉRATION

🔴 ÉLIMINATOIRES COUPE DU MONDE 2026 / RENCONTRE CONTRE LA RDC : LES « LIONS » PRÊTS À SORTIR LES CROCS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°551 – 08/09/2025

🔴 NOMINATIONS DE YASSINE FALL ET DE Me BAMBA CISSÉ : LE SPECTRE D’UN PARTI-ÉTAT
🔴 KAOLACK / L’AXE MÉDINA BAYE – MBADAKHOUNE PARALYSÉ PAR LES EAUX USÉES : MENACES D’OCCUPATION DES BUREAUX DE L’ONAS

🔴 DÉFAILLANCES LORS DU MATCH CONTRE LE SOUDAN : LA FSF TIRE DES LEÇONS
🔴 NOUVELLE DIRECTION AU JARAAF : SOULEYMANE DIALLO ÉLU POUR 2 ANS

Accident mortel à la sortie de Mbour : 5 morts sur le coup

La route a encore endeuillé des familles. Un grave accident de la circulation est survenu ce vendredi à la sortie de la commune de Mbour, plus précisément à hauteur de Keur Balla Lo. Le choc, d’une rare violence, a coûté la vie à cinq personnes sur le coup.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, un camion en provenance de Kaolack est entré en collision avec un véhicule particulier. L’impact a été si violent que les passagers de la voiture n’ont eu aucune chance de s’en sortir.

Alertés, les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre se sont rapidement déployés sur les lieux pour évacuer les corps sans vie, prendre en charge d’éventuels blessés et sécuriser la zone. La circulation, fortement perturbée, est en cours de régulation.

Cet énième drame relance encore une fois le débat sur la sécurité routière au Sénégal, où les accidents continuent de causer de lourdes pertes en vies humaines.

SERIGNE MBAYE SY MANSOUR : Sentinelle de la justice et de la vérité

Héritier d’une lignée prestigieuse et formé à l’école de Tivaouane, Serigne Mbaye Sy Mansour, 7e Khalife général, se distingue par son attachement indéfectible à la vérité, à la justice et à la Sunna du Prophète Muhammad (PSL). Reconnu pour son franc-parler et sa droiture, il se présente comme le gardien vigilant des valeurs spirituelles et morales de la Tidjania, inspirant respect et admiration au sein de la communauté.

Serigne Mbaye Sy Mansour est le 7e Khalife général de Tivaouane, succédant à Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine.
Né en 1932 et formé à l’École de Tivaouane, il a d’abord été porte-parole de la famille Tidiane avant d’accéder au khalifat. Fils aîné de Cheikh El Hadj Mouhamadou Mansour Sy Maodo (1900-1957) et petit-fils de Sokhna Safiétou Niang, il puise dans cet héritage aristocratique et spirituel les valeurs qui façonnent sa personnalité : droiture, justice, vérité, honneur et vertu.
Sa mère, Sokhna Aminata Seck, descendante de Doudou Seck Bou El Mogdad, illustre par son exemple la générosité, la foi et la probité, tandis que son père et ses tuteurs spirituels – El Hadji Mansour Sy, Cheikh Al Seydi Khalifa Ababacar Sy et Seydi Djamil – lui ont transmis un caractère bien trempé, fondé sur la constance et la fidélité aux principes religieux. Cette éducation lui a permis de rester un pur orthodoxe, attaché aux valeurs de la Tarikha et à la vérité, tout en rejetant toute forme d’aristocratie ostentatoire.
Serigne Mbaye Sy Mansour est connu pour son franc-parler ; d’où son surnom « Pa Allemand ». Cette franchise n’est pas un simple trait de caractère, mais le reflet d’un engagement profond envers la vérité et le désintéressement. Il apparaît comme le gardien vigilant et intransigeant des vertus attachées à Tivaouane, garantissant que la Tarikha conserve sa force morale et spirituelle. Partout où il s’impose, c’est par son intégrité et sa constance dans l’application des principes islamiques les plus fondamentaux, parmi lesquels la justice, la paix et la vérité occupent une place centrale.
En plus de ses racines familiales et spirituelles, son héritage moral et intellectuel se nourrit de figures historiques et religieuses de la région, comme sa grand-mère Sokhna Arame Bonkho, connue pour sa générosité et son dévouement envers autrui, et les poèmes dédiés par Khaly Madiakhaté Kalla à Doudou Seck Bou El Mogdad, son arrière-grand-père. Cette lignée confère à Serigne Mbaye Sy Mansour une légitimité morale qui dépasse les frontières de la famille Tidiane, en faisant un repère respecté par l’ensemble de la communauté musulmane.

L’ÉTHIQUE COMME PIERRE ANGULAIRE

La vérité est la nourriture quotidienne de Serigne Mbaye Sy Mansour. Son attachement intrépide à la justice, au désintéressement et à la rigueur morale le distingue de nombreux leaders religieux. Sa vision dépasse les considérations égoïstes et hiérarchiques, privilégiant toujours la responsabilité morale et religieuse dans la société. Pour lui, défendre la foi islamique va de pair avec la protection de la République, l’unité nationale, la paix civile et la citoyenneté.
Doté d’un caractère incorruptible, d’une constance sans faille et d’une sincérité exemplaire, le Khalife impose le respect partout où il passe. Il répète volontiers : « Devant Dieu, qui est Seul souverain, nul n’est fort et tous sont périssables », rappelant que la puissance humaine reste limitée face à la vérité et à la justice divine. Sa probité morale et sa conformité aux préceptes coraniques font de lui une référence spirituelle et morale, forgeant la fierté et la confiance des talibés tidianes.
Le Khalife est une université vivante, un silo inépuisable de grandeur morale et de vertu ainsi qu’un ambassadeur infatigable de la Tidjania. Ces qualités expliquent la crédibilité et le respect unanime dont il jouit auprès des citoyens de toutes confessions et obédiences. Contrairement à ceux qui privilégient les statuts sociaux ou les privilèges de naissance, Serigne Mbaye Sy Mansour a choisi de mettre son Moi individuel au service du suprême Soi et de la communauté, incarnant ainsi un idéal de dévouement et de service religieux.
Durant toute sa vie, il s’est illustré comme un homme de justice et de vérité, toujours constant dans ses engagements moraux et spirituels. Chez lui, la liberté n’abdique jamais et la vérité ne saurait être une marchandise. Il incarne la sentinelle vigilante d’une tradition religieuse respectueuse des lois divines et humaines, guidant la communauté vers la vertu, l’éthique et la piété.
Ainsi, Serigne Mbaye Sy Mansour reste-t-il un modèle de vertu et de fidélité ; un guide religieux dont la voix et les actes résonnent comme des repères solides dans un monde en perpétuelle mutation. Sa vie et son engagement demeurent un exemple vivant de la Tidjania et une inspiration pour tous ceux qui aspirent à la justice, à la vérité et à l’intégrité.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°550 – 03 AU 07/09/2025

🔴 SERIGNE MBAYE SY MANSOUR : SENTINELLE DE LA JUSTICE ET DE LA VÉRITÉ
🔴 THIÉNABA / ENTRE SPIRITUALITÉ ET DÉVELOPPEMENT : BAYE SERIGNE ASSANE SECK : LE KHALIFE BÂTISSEUR

🔴 TRANSMISSION DU FLAMBEAU À ABDOULAYE FALL : NOUVEAU LEADERSHIP À LA FSF
🔴 MONDIAUX D’ATHLÉTISME 2025 : QUATRE « LIONS » DÉCROCHENT LEUR TICKET POUR TOKYO !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°549 – 02/09/2025

🔴 CHEIKH MOUHAMADOUL MAHI NIASSE : SERVITEUR INFATIGABLE DE LA OUMMA ET DE L’HUMANITÉ
🔴 RENCONTRE AVEC BAYE NIASSE : SANGUE NDIAYE : UN DESTIN TOUT TRACÉ

🔴 MERCATO : NICOLAS JACKSON AU BAYERN MUNICH
🔴 TEUNGUETH FC : BAYE ASSANE CISS REJOINT LE SHERIFF TIRASPOL

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°548 – 01/09/2025

🔴 LANCEMENT DE DAKAR MÉTROPOLE INTERNATIONALE 2050 PAR SONKO / APPROPRIATION D’UN CHANTIER DE MACKY SALL : LE PSE RÉADAPTÉ AU GRAND THÉÂTRE
🔴 GAMOU 2025 : BALLET DES OFFICIELS

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / BLESSURE D’ÉDOUARD MENDY : GROSSE FRAYEUR DANS LA « TANIÈRE »
🔴 PHASES NATIONALES 2025 : DOUBLE TITRE POUR WALLY DAAN

Tivaouane : le Président Bassirou Diomaye Faye annonce la création d’un budget dédié au culte dès 2026

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a profité de sa visite de courtoisie à Tivaouane, ce samedi 30 août, dans le cadre de la célébration du Maouloud (Gamou), pour annoncer une mesure majeure en faveur des confréries religieuses et de la vie spirituelle nationale. Dès 2026, un budget spécifique sera consacré au culte au Sénégal.

C’est à l’auditorium Serigne Babacar Sy, où se tenait le lancement du symposium sur le Gamou organisé par la cellule Zawiya Tidiane, que le chef de l’État a révélé cette initiative. « Nous sommes en train de travailler sur sa mise en place et son administration », a-t-il déclaré, soulignant que ce budget sera reconduit chaque année et renforcé progressivement afin de mieux soutenir les familles religieuses dans l’organisation des grands événements spirituels, à l’image du Maouloud.

En mettant l’accent sur l’importance du rôle des confréries dans la société sénégalaise, le président Faye a tenu à magnifier leur contribution au vivre-ensemble. « Les confréries religieuses au Sénégal sont des références, sources de paix et de développement », a-t-il affirmé, mettant en avant la place centrale qu’elles occupent dans l’équilibre social et spirituel du pays.

Le chef de l’État n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à El Hadj Malick Sy, fondateur du Gamou de Tivaouane en 1902. Évoquant son œuvre et son héritage, Bassirou Diomaye Faye a salué « l’attitude exemplaire » de ses descendants, qu’il considère comme les « dépositaires et continuateurs du legs de l’auteur de Mimiya », un ouvrage de référence retraçant la vie et les enseignements du prophète Mouhammad.

Par cette annonce, le président inscrit son action dans une volonté de renforcer le dialogue entre l’État et les foyers religieux, tout en institutionnalisant un appui qui jusque-là se faisait de manière ponctuelle. Le budget du culte, qui devrait être dévoilé dans les prochains mois, s’annonce ainsi comme une innovation majeure dans la gouvernance sénégalaise en matière de politique religieuse.

Tivaouane : le Président Bassirou Diomaye Faye reçu par le Khalife des Tidianes avant le Gamou

À quelques jours du Mawlid Al-Naby, prévu le 4 septembre, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce samedi une visite de courtoisie auprès du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, à Tivaouane.

Le guide religieux a exprimé toute sa satisfaction à l’endroit du chef de l’État. « Cette visite me va droit au cœur. Je prie pour que vous et votre équipe réussissiez à la tête du pays », a déclaré le Khalife, avant de mettre l’accent sur l’importance de la paix, citant le slogan du gouvernement « jub, jubbeul, jubbanti ». « La paix est facile à invoquer mais difficile à obtenir, car il faut la construire et qu’il y ait justice », a-t-il rappelé.

En réponse, le président Bassirou Diomaye Faye a assuré que l’État prendra toutes les dispositions nécessaires pour un bon déroulement du Gamou. « Des directives ont déjà été données afin d’assurer l’accompagnement, et les comptes rendus que j’ai reçus montrent que les préparatifs avancent bien. Concernant l’assainissement, le ministre Cheikh Tidiane Dieye a entrepris d’importants travaux pour faire face aux inondations », a-t-il affirmé, tout en sollicitant la bénédiction et les prières du Khalife pour la stabilité du pays.

Dans son discours, Serigne Babacar Sy Mansour a par ailleurs insisté sur la valeur fondamentale de la droiture (jub), qu’il a qualifiée de « socle de toute chose ». Il a exhorté les Sénégalais à s’approprier cette philosophie afin de promouvoir justice et paix, appelant également à « privilégier le respect et la vérité » face aux tensions et polémiques qui traversent le pays. Concernant les inondations, il a souligné qu’il s’agit d’un « phénomène naturel » sur lequel seul Dieu détient la solution ultime, tout en invitant les autorités à renforcer leur action pour protéger les populations.

Sénégal : Le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale promulgué et publié au Journal officiel

Le Sénégal vient de franchir une nouvelle étape dans le renforcement des prérogatives de son Parlement. Le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale a été officiellement promulgué et publié au Journal officiel, marquant une évolution importante dans le fonctionnement de l’institution législative.

Parmi les innovations majeures introduites par ce texte, figure l’obligation pour toute personne convoquée dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire de répondre à l’appel des députés. Désormais, nul ne pourra refuser de se présenter ni de décliner de répondre aux questions posées par les élus. Cette disposition vient corriger une lacune qui, jusque-là, limitait la portée des enquêtes parlementaires et réduisait leur efficacité, certaines personnalités convoquées ayant pu, par le passé, se soustraire à cette obligation.

Selon l’exposé des motifs, ce nouveau règlement intérieur s’inscrit dans la volonté d’outiller davantage les députés afin qu’ils puissent exercer pleinement leurs missions. Il vise à renforcer le rôle du Parlement en matière de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, conformément aux dispositions de la Constitution sénégalaise.

Cette réforme est également perçue comme un signal fort en faveur de la transparence et de la redevabilité. Elle place les députés au cœur de la vie démocratique, en leur donnant les moyens de vérifier plus efficacement la gestion des affaires publiques et de rendre des comptes aux citoyens. Elle traduit ainsi une volonté d’améliorer l’équilibre des pouvoirs et d’asseoir davantage l’autorité de l’Assemblée nationale dans le paysage institutionnel du pays.

En adoptant et en promulguant ce nouveau règlement, l’Assemblée nationale du Sénégal entend consolider son rôle de vigie démocratique et affirmer sa place dans l’architecture républicaine. Les prochaines commissions d’enquête parlementaire permettront de mesurer concrètement la portée de ce changement et de juger de sa capacité à instaurer une culture plus affirmée de responsabilité politique et institutionnelle.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°547 – 29/08/2025

🔴 FLOU FINANCIER AU MINISTÈRE DE LA FAMILLE : 160 MILLIONS F CFA ÉVAPORÉS
🔴 « L’AVENIR DU SÉNÉGAL ENTRE LE FMI ET LA FRANCE : OÙ EST LA RUPTURE PROMISE ? » : DELPHINE DIATTA S’INTTERROGE !

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / PUBLICATION DE LA LISTE DES « LIONS » : SADIO MANÉ DE RETOUR !
🔴 ZIGUINCHOR / JOJ DAKAR 2026 : L’ONCAV ET LE COJOJ MAIN DANS LA MAIN

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°546 – 28/08/2025

🔴 DÉTENTION DE BADARA GADIAGA, ABDOU NGUER ET CIE : LE DUO DIOMAYE-SONKO VILIPENDÉ À L’INTERNATIONAL
🔴 ABSENCE DE CONTRÔLE DANS LA GESTION DES CAISSES NOIRES OU FONDS POLITIQUES À COÛT DE MILLIARDS : BABACAR BA EXIGE DES COMPTES

🔴 BEACH SOCCER : AL SEYNI NDIAYE SIGNE AU MAROC
🔴 LISTE DES « LIONS » POUR LES ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL 2026 : FIN DU SUSPENSE AUJOURD’HUI

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°545 – 27/08/2025

🔴 INONDATIONS, RECUL DE PRÈS DE 6% DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE INTERNE : LE PEUPLE SOUFFRE, LES POLITIQUES HORS-SOL
🔴 VISITE DU FMI AU SÉNÉGAL : LA CROISSANCE HORS HYDROCARBURES À 3,1%

🔴 CHAN 2025 : LE SÉNÉGAL ÉLIMINÉ PAR LE MAROC AUX TIRS AU BUT
🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 : SÉNÉGAL VS SOUDAN REPORTÉ

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°544 – 26/08/2025

🔴 ÉLECTION D’ABASS FALL À LA MAIRIE DE DAKAR : « QUI A TRAHI ? » S’INTERROGE BOUGANE
🔴 MAMADOU SY TOUNKARA CONVOQUÉ À LA DIVISION SPÉCIALE DE LA CYBERSÉCURITÉ : UNE CHASSE AUX VOIX DISCORDANTES ?

🔴 ÉLECTION D’ABDOULAYE FALL À LA TÊTE DE LA FSF : MADY TOURÉ DÉPOSE UN RECOURS
🔴 PHASES NATIONALES 2025 (8ES) : CAMPEMENT GUINGUINÉO SURCLASSE BOKK JOM

Dakar a un nouveau maire : Abass Fall élu, Barthélémy Dias définitivement écarté

Le Conseil municipal de Dakar a tranché ce lundi 25 août. À l’issue d’un scrutin serré mais décisif, le ministre Abass Fall a été élu nouveau maire de la capitale sénégalaise. Porté par le bulletin jaune, il a obtenu plus de 45 voix, devançant nettement la mairesse par intérim Ngoné Mbengue, créditée de 30 voix. Les deux autres candidats en lice, Daouda Guèye et Mohamet Massamba Seye, se sont partagé le reste des suffrages.

Cette victoire confirme l’ancrage politique d’Abass Fall, cadre du Pastef, qui avait mené depuis plusieurs semaines un intense travail de terrain auprès des conseillers municipaux. Elle marque aussi la fin d’une période de flottement à la tête de la ville, après la révocation de Barthélémy Dias.

Quelques minutes seulement après ce vote, un autre épisode est venu sceller définitivement l’avenir politique de l’ancien édile. Selon la RFM, la Cour suprême a rejeté son recours introduit pour contester sa révocation. Ce verdict coupe court à ses dernières tentatives judiciaires de retrouver son fauteuil perdu.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°543 – 25/08/2025

🔴 REVENUS DU PÉTROLE ET DU GAZ EN DESSOUS DES 700 MILLIARDS F CFA ATTENDUS SOUS MACKY SALL : DE L’EUPHORIE À LA DÉCEPTION
🔴 « TOUS CEUX QUI METTRONT LES PIEDS DEMAIN À LA VILLE DE DAKAR POUR L’ÉLECTION SONT DANS L’ILLÉGALITÉ » : BARTH’ AVERTIT !

🔴 AFROBASKET / TROISIÈME BRONZE CONSÉCUTIF POUR LES « LIONS » : LA SOIF DE L’OR S’INTENSIFIE
🔴 ZIGUINCHOR / PHASES NATIONALES : ENTENTE DEGGO-TALLY PASSE EN QUARTS FACE À JALOORE

Soutien à la Palestine : le député Amadou Ba exhorte l’État du Sénégal à prendre des mesures fortes contre Israël

Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, a exprimé ce dimanche à Dakar un soutien ferme au peuple palestinien lors d’une marche organisée en solidarité avec Gaza. Dans un discours empreint d’émotion et de fermeté, il a appelé l’État du Sénégal à adopter des mesures radicales contre Israël, qu’il accuse d’orchestrer un génocide en Palestine.

« Nous exhortons le gouvernement sénégalais à prendre les mesures les plus fortes contre l’établissement d’Israël au Sénégal. Tous les pays, comme le recommande la Cour internationale de justice, doivent exiger le boycott de tous les produits issus des colonies », a déclaré le parlementaire devant la foule mobilisée pour la cause palestinienne.

Amadou Ba n’a pas mâché ses mots en qualifiant la situation à Gaza de crime contre l’humanité planifié et exécuté par les autorités israéliennes. Selon lui, le Premier ministre israélien « est un criminel de guerre » qui œuvre à « tuer des milliers d’enfants, de bébés et de femmes » dans le seul but de transformer Gaza en « lieu de villégiature, avec des hôtels et des boîtes de nuit ».

Le député a mis en garde contre l’inaction de la communauté internationale face à ce drame. Il a décrit ce qu’il appelle « un plan de génocide savamment orchestré », reposant sur le blocus, la privation de nourriture et les attaques ciblées contre des civils regroupés dans des points de distribution. « Si nous laissons ce qui se passe en Palestine prospérer, si nous laissons l’extermination des Gazaouis continuer, la barbarie qui se joue à Gaza se produira ailleurs. L’histoire est toujours tragique quand elle se répète », a-t-il martelé.

Rappelant les avis consultatifs de la Cour internationale de justice en 2003 et en juillet 2024, ainsi que les recommandations de la Cour pénale internationale, Amadou Ba a dénoncé l’absence de sanctions concrètes contre Israël. Ces instances avaient demandé l’arrêt immédiat de la colonisation, de la déportation des civils et de toute politique empêchant la création d’un État palestinien viable. « Aucune sanction n’a été prise », a-t-il regretté, estimant que ce silence complice fragilise le droit international.

Dans une conclusion solennelle, le député a insisté sur la portée universelle du drame palestinien. « Si en 2024 un génocide se produit sous nos yeux, ne nous étonnons pas demain que d’autres conflits surgissent. Ce qui se joue à Gaza, c’est l’avenir de notre humanité, c’est la paix entre les nations et le respect des règles minimales qui garantissent notre dignité humaine », a-t-il affirmé.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°542 – 23 ET 24/08/2025

🔴 RECUL DE 31% DE LA CRÉATION D’ENTREPRISES AU T2 2025 : SIGNE D’UN CLIMAT D’INCERTITUDE ?
🔴 REQUÊTE DE BARTHÉLÉMY DIAS : LA COUR SUPRÊME TRANCHE LE 25 AOÛT

🔴 PUBLICATION DU PROCÈS VERBAL DES ÉLECTIONS DE LA FSF : ABDOULAYE FALL OFFICIELLEMENT PRÉSIDENT !
🔴 ÉLIMINATOIRES CDM 2026 / STADE LSS EN ATTENTE D’HOMOLOGATION : LE SÉNÉGAL JOUERA LE SOUDAN À DIAMNIADIO

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°541 – 22/08/2025

🔴 RÉTENTION DES PASSEPORTS, RENDEZ-VOUS GELÉS LORS DES PROCÉDURES D’OBTENTION DE VISA POUR LA FRANCE : À QUOI JOUE LE CONSUL GÉNÉRAL ?
🔴 SANCTIONS DE L’ADMINISTRATION TRUMP CONTRE LA CPI : MAME MANDIAYE NIANG STOÏQUE !

🔴 SIGNATURE CHEZ SLAVIA PRAGUE : YOUSSOUPHA MBODJI DANS LA COUR DES GRANDS
🔴 PRIMES CHAN 2025 : 290 MILLIONS F CFA GARANTIS AUX « LIONS »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°540 – 21/08/2025

🔴 REBEUSS / BAL DES VISITES À BADARA GADIAGA : LA PRISON DEVENUE LIEU DE PÈLERINAGE
🔴 SANCTIONS AMÉRICAINES CONTRE DES MAGISTRATS : LA CPI DÉNONCE UNE ATTEINTE À SON INDÉPENDANCE

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DOMINE LE NIGERIA ET FILE CONTRE LE MALI
🔴 PHASES NATIONALES CASAMANCE 2025 : L’ONCAV SALUE LE BILAN À MI-PARCOURS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°539 – 20/08/2025

🔴 « ASER-GATE » / « OBSTINATION D’UN GOUVERNEMENT À MAINTENIR LE VOILE SUR UN DÉTOURNEMENT POTENTIEL DE 37 MILLIARDS F CFA » : TAS DÉCIDÉ À FAIRE ÉCLATER LA VÉRITÉ
🔴 « CROISSANCE DE FAÇADE, FINANCES FRAGILISÉES » : GUEUM SA BOPP MET À NU LES TARES DU GOUVERNEMENT

🔴 COURONNEMENT DE SITEU POUR LE TITRE D’EMPEREUR APRÈS SA VICTOIRE CONTRE BALLA GAYE : AL BOURAKH DÉFIE-T-ELLE L’AUTORITÉ DU CNG ?
🔴 CHAN 2025 / NUL FRUSTRANT CONTRE LE SOUDAN : LE SÉNÉGAL TERMINE DEUXIÈME

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°538 – 19/08/2025

🔴 MONTÉE DES EAUX DU FLEUVE SÉNÉGAL : BAKEL GUETTÉE PAR LE DÉLUGE
🔴 PROPOSITION DE 100 MILLIONS F CFA À Me CIRÉ CLÉDORE LY POUR SA DÉFENSE : LE CAMP FARBA COUPE COURT AUX RUMEURS

🔴 AFROBASKET 2025 / LE SOUDAN DU SUD ÉLIMINÉ : LE SÉNÉGAL FILE EN QUARTS DE FINALE
🔴 CHAN 2024 : Sénégal–Soudan, une finale pour la première place du groupe D

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°537 – 18/08/2025

🔴 L’ALERTE DE BOUGANE SUR LE DANGER D’UN ÉTAT QUI CONSOMME AU LIEU D’INVESTIR : « UNE CROISSANCE EN TROMPE-L’ŒIL »
🔴 MOBILISATION À PARIS / « DÉFENSE DE L’ÉTAT DE DROIT ET DE LA DÉMOCRATIE » : LA DIASPORA UNIE POUR BADARA GADIAGA

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 / SÉNÉGAL – SOUDAN DU SUD : DUEL DES AMBITIONS !
🔴 IDÉES : GRAND FRÈRE CHEIKH SECK, FOCUS SUR VOTRE TRAVAIL, LA HAINE EST LE TRIBUT QUE L’ENVIE PAIE AU MÉRITE (Par Mbaye Jacques Diop)

Finances publiques : un premier semestre 2025 encourageant, porté par les hydrocarbures

Le ministère des Finances et du Budget a rendu public son rapport trimestriel d’exécution budgétaire pour le deuxième trimestre 2025. Ce document, très attendu, dresse un état des lieux des finances publiques sénégalaises à mi-parcours de l’année, dans un environnement international contrasté marqué par un ralentissement économique aux États-Unis, une reprise en Zone euro et un dynamisme soutenu des économies émergentes, en particulier la Chine.

Une croissance exceptionnelle tirée par les hydrocarbures

Au plan national, les chiffres confirment une embellie. Le Produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 12,1 % au premier trimestre 2025, principalement grâce au démarrage effectif de l’exploitation pétrolière et gazière. Cette dynamique rejaillit sur les recettes de l’État, en forte progression.

Recettes : des performances notables

À fin juin 2025, les ressources du budget général atteignent 4 474,1 milliards de FCFA, soit 43,1 % des prévisions de la Loi de Finances rectificative (10 384,5 milliards).

Les recettes budgétaires s’élèvent à 2 226,3 milliards de FCFA, représentant 47,7 % de l’objectif annuel. Elles progressent de 8,5 % par rapport à la même période en 2024, signe d’une meilleure mobilisation fiscale et d’une activité économique plus soutenue.

Les impôts directs affichent un taux de réalisation de 60,3 % (913,9 milliards), dont 392,3 milliards proviennent de l’impôt sur les sociétés. Les impôts indirects génèrent 1 074,2 milliards. Les recettes non fiscales atteignent 116,6 milliards, soit 41,2 % des prévisions. Les dons budgétaires restent très limités (19,3 milliards, 8 % de la cible), confirmant une dépendance accrue aux ressources internes.

Parallèlement, les ressources de trésorerie mobilisées s’élèvent à 2 247,8 milliards de FCFA, dont l’essentiel provient des marchés bancaires et financiers (1 677 milliards). Les prêts-programmes, en revanche, peinent à décoller (20,7 milliards, soit 3,5 % de l’objectif).

Dépenses : le poids du fonctionnement

Les dépenses globales du budget général s’élèvent à 2 814,6 milliards de FCFA (41,9 % des prévisions annuelles).

Les dépenses de fonctionnement dominent avec 2 232,7 milliards (50,4 %), tirées par les transferts courants (844,9 milliards) et une masse salariale en progression de 3,3 % (724,1 milliards). Les dépenses en capital restent modestes, atteignant seulement 581,9 milliards (30,1 %), un niveau jugé insuffisant pour soutenir la transformation structurelle de l’économie.

S’y ajoutent les charges de trésorerie (1 490,4 milliards), largement absorbées par le service de la dette (1 331,2 milliards) et l’apurement des arriérés extérieurs (138,6 milliards).

Déficit et financements : une couverture maîtrisée

Le déficit budgétaire est évalué à 588,3 milliards de FCFA à fin juin, soit 34,7 % de la cible annuelle (1 695,9 milliards). Les financements mobilisés ont permis de couvrir non seulement ce déficit, mais aussi les charges de trésorerie, avec un rapport de couverture de 1,08, signe d’une gestion budgétaire jugée prudente.

Retraites et organismes publics : des résultats contrastés

Le Fonds National de Retraite (FNR) dégage un excédent de 13,2 milliards, porté par une hausse du nombre de cotisants (+11 872).

En revanche, les 160 organismes publics suivis affichent une exécution encore faible : sur un budget global de 1 458,9 milliards, seulement 435,6 milliards ont été consommés (29,9 %). Leur endettement reste préoccupant, atteignant 820,3 milliards, dont 536,3 milliards auprès des banques. Le Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA) concentre à lui seul 512,1 milliards de cette dette.

Inondations à Thiaroye : Bassirou Diomaye Faye promet des mesures immédiates et des solutions durables

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce samedi à Thiaroye, dans la banlieue dakaroise, pour constater de visu l’ampleur des dégâts causés par les fortes pluies. Cette zone, parmi les plus touchées par les inondations, vit des heures difficiles, avec des habitations submergées et un cimetière totalement envahi par les eaux.

« J’étais venu à Thiaroye pour constater, par moi-même, la situation difficile que vivent les populations. Nous sommes devant le constat que les eaux sont un peu partout dans les habitations et que le cimetière aussi est totalement inondé », a déclaré le chef de l’État.

Face à l’urgence, Bassirou Diomaye Faye a annoncé le renforcement des mesures déjà en cours, notamment le pompage à grande échelle pour soulager les sinistrés. Il a indiqué qu’une réunion s’était tenue dans la journée autour du Premier ministre afin de coordonner les actions sur le terrain, tout en précisant que ces interventions restent, pour l’instant, des mesures d’atténuation.

Au-delà de la gestion immédiate de la crise, le président a insisté sur la nécessité de solutions durables. Thiaroye, Bargny, Mbao et Palmarin, en plus des inondations, sont confrontés à l’érosion côtière qui menace l’habitat et les infrastructures. « Beaucoup de maisons sont de plus en plus menacées et une bonne partie a déjà été prise par les eaux », a regretté le président.

Il a ainsi annoncé la restructuration de certains quartiers afin de mieux organiser l’habitat et de mettre en place un système d’assainissement efficace.

Par ailleurs, le ministère de l’Environnement travaille sur un vaste programme de digues de protection le long de la façade maritime, couvrant les zones de Thiaroye, Bargny, Mbao, mais aussi Mbour, Joal et Palmarin. « Nous sommes en train d’y travailler avec des partenaires et, dans les prochains jours, le ministère de l’Assainissement va diffuser le plan quinquennal, en rappelant ce qui a déjà été fait », a ajouté Bassirou Diomaye Faye.

Météo : fortes pluies et orages annoncés sur plusieurs régions, vigilance en mer

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a publié un nouveau bulletin annonçant des précipitations soutenues ce vendredi entre 18 heures et minuit. Selon les prévisionnistes, des pluies intermittentes, parfois modérées à fortes, toucheront le littoral, en particulier Dakar, Thiès, Mbour et les Îles du Saloum.

Dans les régions de Ziguinchor, Cap-Skirring, Kaolack et Kaffrine, les averses attendues devraient être faibles à modérées. Plus au nord, la Grande Côte, de Saint-Louis à Cayar, sera exposée à des orages accompagnés de pluies modérées à fortes, tout comme le centre-ouest (Kébémer, Louga), le sud (Kédougou, Kolda, Sédhiou) et l’est du pays (Tambacounda, Bakel).

Sur le reste du territoire, les habitants pourraient également connaître des averses éparses.

L’ANACIM alerte par ailleurs les pêcheurs et usagers de la mer sur un risque accru de mer agitée lié aux fortes pluies attendues le long du littoral sénégalais. Elle recommande donc la plus grande prudence dans les zones côtières au cours des prochaines heures.

Hydrologie : le risque de débordement plane sur les fleuves Gambie et Sénégal

Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a lancé une alerte ce vendredi concernant la montée préoccupante des eaux des fleuves Gambie et Sénégal. Selon les données recueillies par les stations hydrométriques, plusieurs zones basses pourraient être menacées par des débordements si la tendance actuelle se poursuit.

Le fleuve Gambie connaît une hausse particulièrement inquiétante. À Kédougou, les mesures indiquent un passage de 3,95 mètres, relevés jeudi 14 août, à 6,40 mètres vendredi 15 août à 16 heures. La cote d’alerte étant fixée à 7 mètres, le seuil critique pourrait être atteint dans les prochaines heures si les pluies se maintiennent.

Le fleuve Sénégal évolue quant à lui de façon plus progressive, mais reste sous haute surveillance. À Bakel, le niveau des eaux est passé de 8,09 à 8,29 mètres, alors que la cote d’alerte est de 10 mètres. À Matam, la montée est également perceptible avec un passage de 6,43 à 6,77 mètres pour une cote fixée à 8 mètres. Le ministère estime que la persistance de la situation pluvio-orageuse pourrait entraîner l’atteinte du seuil critique à Matam et Bakel, avec des débordements localisés, en particulier dans les zones basses.

Face à cette évolution, les autorités appellent les populations riveraines et les acteurs économiques installés aux abords des fleuves à observer une vigilance accrue. Le ministère recommande de prendre toutes les précautions nécessaires afin de limiter d’éventuels dégâts liés à une crue ou à un débordement des cours d’eau.

Cette alerte rappelle l’importance d’un suivi permanent de la dynamique hydrologique, alors que la saison des pluies atteint son intensité maximale et que les risques d’inondations se multiplient dans plusieurs régions du pays.

Magal 2025 : Serigne Mountakha appelle à la foi, au travail et à l’autonomie de la communauté mouride

Touba, capitale spirituelle du mouridisme, a accueilli le Grand Magal 2025 dans une atmosphère de foi intense et de mobilisation exceptionnelle. Des dizaines de délégations venues de l’étranger et la quasi-totalité du gouvernement sénégalais, conduit par le ministre de l’Intérieur Jean Baptiste Tine, ont pris part à la cérémonie officielle.

Comme à l’accoutumée, c’est par la voix de son porte-parole, Cheikh Bass Abdou Khadre, que le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a transmis son message aux fidèles. Il a salué la forte participation des pèlerins venus de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora, ainsi que la présence massive des autorités étatiques. Le khalife a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, pour l’intérêt particulier qu’il accorde à la cité de Touba. Ses salutations ont également été adressées aux foyers religieux et à l’ensemble des partis politiques, quelle que soit leur obédience, soulignant ainsi l’unité nationale qui se manifeste autour de ce rendez-vous religieux majeur.

Le porte-parole est revenu sur le retard accusé dans le démarrage de la cérémonie officielle, imputé à de fortes pluies tombées à l’aube. Les eaux pluviales ayant inondé plusieurs rues de la ville, les déplacements des invités ont été ralentis, entraînant un décalage du programme initial. Cet incident a, selon lui, mis en lumière les défis persistants auxquels Touba reste confrontée, notamment sur le plan des infrastructures et de la gestion des inondations.

Dans le fond de son message, Serigne Mountakha a exhorté les fidèles à se conformer pleinement aux prescriptions divines et à adorer Dieu avec sincérité. Il a insisté sur le culte du travail, pilier fondamental du mouridisme, rappelant que les compagnons de Serigne Touba n’ont jamais laissé leur engagement religieux affaiblir leur ardeur au travail. Le khalife a mis en garde contre les influences extérieures susceptibles de détourner les disciples de leurs convictions profondes, appelant chacun à rester ferme dans sa foi et dans son engagement spirituel.

Le Grand Magal 2025 s’est également distingué par une affluence record. Alors que l’édition 2023 avait rassemblé environ 5,8 millions de pèlerins, les estimations pour cette année atteignent 6,5 millions de participants, confirmant ainsi la dimension exceptionnelle de l’événement sur la scène religieuse internationale. Cheikh Bass Abdou Khadre a rappelé à cette occasion la résilience de Serigne Touba, qui, de retour d’exil, avait choisi de pardonner à tous malgré les épreuves endurées, et n’avait jamais cherché refuge ailleurs qu’auprès de Dieu. Il a également souligné la puissance spirituelle des écrits du fondateur de la confrérie, capables d’élever moralement et spirituellement toute personne qui s’y attache.

Enfin, le message du khalife s’est conclu par un appel à investir dans les projets structurants initiés à Touba. Parmi eux, la rénovation de la grande mosquée occupe une place prioritaire, avec un coût estimé à près de 100 milliards de francs CFA. Serigne Mountakha a insisté sur la nécessité pour les mourides de préserver leur autonomie et d’éviter toute dépendance extérieure, rappelant que l’aide d’autrui peut parfois compromettre l’indépendance que chaque disciple doit conserver intacte. Le chef religieux a également formulé des prières pour les victimes des accidents survenus durant le Magal, en exhortant la communauté à rester soudée face aux défis cruciaux qui se posent à la cité religieuse.

Grand Magal de Touba : le président Diomaye Faye adresse ses vœux à la communauté mouride

À l’occasion du Grand Magal de Touba, célébré ce mercredi à Diourbel, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a renouvelé ses vœux à l’ensemble de la communauté mouride, au Sénégal comme dans la diaspora.

« À l’occasion du Magal de Touba, je formule mes vœux les plus chaleureux à la communauté mouride du Sénégal et de la diaspora », a écrit le chef de l’État sur sa page Facebook.

Bassirou Diomaye Faye a également imploré Allah d’accorder à Serigne Mountakha Mbacké, khalife général des mourides, « une longue vie, une excellente santé et beaucoup de force pour continuer à guider les fidèles ».

Dans son message, il a souhaité pour le Sénégal « une paix durable », « une unité fraternelle » et « une prospérité partagée », en appelant à la préservation des valeurs de solidarité et de concorde.

Senum SA : un acteur de séries sénégalaises au cœur d’un scandale de détournement de plus de 46 millions F CFA

Serigne Saliou Ndiaye, 40 ans, visage familier du petit écran et « social media manager » à Sénégal Numérique (Senum SA), a été déféré hier au parquet pour accès frauduleux à un système informatique, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. L’affaire, révélée par le quotidien Libération, éclate après un audit interne lancé par le nouveau directeur général de l’entreprise, Isidore Diouf.

Avec le directeur administratif et financier, Bécaye Touré, ce dernier constate une inflation anormale des dépenses sur la ligne budgétaire « communication digitale ». Les vérifications montrent que la carte bancaire professionnelle aurait servi à des paiements personnels.

Face aux soupçons, Serigne Saliou Ndiaye se présente à sa hiérarchie le 25 juin 2025. Dans une déclaration manuscrite, il avoue avoir utilisé la carte depuis novembre 2024 pour un montant estimé à 21,1 millions F CFA, justifiant ses actes par des difficultés financières et un salaire jugé insuffisant (440 000 F CFA mensuels).

Mais l’audit externe mené avec la CBAO révèle une réalité plus lourde : les transactions frauduleuses remontent à janvier 2024, soit dix mois avant ses aveux, pour un préjudice réel de 46,39 millions F CFA. Les dépenses ciblées vont des abonnements à Netflix, YouTube Premium, Google Ads ou Canva, jusqu’à des achats de vêtements, cosmétiques et gadgets électroniques sur Alibaba et Shein, revendus via ses sites e-commerce Casciaono.shop et Zb-men.com.

Particulièrement, les paiements sur Yango représentent à eux seuls près de 16 millions F CFA, l’accusé affirmant qu’ils servaient à rémunérer des chauffeurs partenaires.

Devant les enquêteurs de la Dic, il reconnaît l’ensemble des faits et propose un remboursement intégral, allant jusqu’à suggérer un prêt bancaire pour solder la dette, tout en sollicitant le maintien de son poste. Mais au vu des accusations, l’issue judiciaire pourrait être bien moins clémente que les scénarios de fiction auxquels il est habitué.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°536 – 12 AU 17/08/2025

🔴 CONVERGENCE DE MILLIONS DE PÈLERINS À TOUBA : LE GRAND MAGAL VIBRE AUX QUATRE COINS DU GLOBE
🔴 GESTION DES INONDATIONS À TOUBA / « UN AUDIT S’IMPOSE » : NAY LEER RELANCE L’« ONAS-GATE »

🔴 AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DÉBUTE SA QUÊTE DU SIXIÈME TITRE FACE À L’OUGANDA
🔴 CHAN 2024 / SÉNÉGAL VS CONGO : LES « LIONS » EN MISSION QUALIFICATION

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°535 – 11/08/2025

🔴 40 MILLIARDS DE PLUS LÉVÉS SUR LE MARCHÉ FINANCIER DE L’UEMOA : LE SÉNÉGAL VIT À CRÉDIT RÉGIONAL
🔴 INONDATIONS À KAOLACK : THIOFFACK PRESQUE RAYÉ DE LA CARTE

🔴 ANGLETERRE : ISMAÏLA SARR OFFRE LE COMMUNITY SHIELD À CRYSTAL PALACE
🔴 DEMI-FINALE DU CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DE VOLLEYBALL / VICTOIRE DU CAMEROUN SUR LE SÉNÉGAL : FIN DU RÊVE U20 DAMES

Magal 2025 : Cheikh Bassirou Mbacké dénonce le faible investissement de l’État à Touba malgré son poids spirituel

La cérémonie d’évaluation finale du Grand Magal de Touba, qui s’est tenue ce samedi, a réuni le ministère de l’Intérieur et le Comité d’Organisation autour d’un bilan de l’édition 2025. L’occasion a été marquée par une intervention de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, qui a rappelé la portée historique et spirituelle de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Il a évoqué les épreuves, complots et persécutions auxquels le saint homme a été confronté, avant que son parcours ne se conclue par un acte de pardon universel, symbole de grandeur et d’élévation spirituelle.

Saluant la présence et l’engagement du ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, Serigne Bassirou Mbacké a souligné que l’État avait respecté ses engagements pris dans le cadre de la préparation de l’événement. Il a toutefois tenu à revenir sur l’héritage de Serigne Touba, rappelant que son combat allait au-delà de la religion, puisqu’il visait à libérer l’homme noir, à restaurer sa dignité et à le décomplexer face aux injustices de l’époque.

À ce titre, il a vivement réagi contre les propos de certains qui qualifient les populations de Mbacké et de Touba d’analphabètes. Pour lui, une telle perception trahit une méconnaissance profonde de la réalité, puisque les daaras, piliers de l’éducation coranique, transmettent un savoir riche et structuré, contribuant à la formation intellectuelle et morale des habitants.

Sur le plan des infrastructures et du développement, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a exprimé un certain regret quant au niveau d’investissement de l’État à Touba. Selon lui, en dehors du projet autoroutier, les financements publics n’ont pas atteint les 100 milliards de francs CFA, une somme qu’il juge dérisoire face aux besoins de la ville et à sa contribution à l’histoire nationale. Il a comparé cette enveloppe à celle destinée à Dakar, où plus de 2 000 milliards de francs CFA sont investis, dénonçant une disparité qu’il estime injuste.

En conclusion, il a appelé à un rééquilibrage des priorités d’investissement, estimant que Touba mérite une attention proportionnelle à son importance spirituelle, historique et socio-économique pour le Sénégal et, plus largement, pour la communauté noire.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°534 – 09 ET 10/08/2025

🔴 KÉDOUGOU / PLUS DE 28 TONNES D’OR ATTENDUES PAR DIAMBA SUD : L’OR COULE À FLOT
🔴 OPÉRATION « FENDI » AVANT LE MAGAL : L’EAU SERA-T-ELLE DOMPTÉE ?

🔴 AFROBASKET MASCULIN 2025 : LA LISTE DES 12 DE NGAGNE DESAGANA DIOP CONNUE
🔴 CLASSEMENT FIFA FÉMININ : LE SÉNÉGAL PROGRESSE MAIS STAGNE À LA 81ᵉ PLACE

Mbacké : la toiture du stade municipal s’arrache et fait plusieurs blessés

Un violent coup de vent suivi d’une forte pluie a provoqué un grave incident, ce jeudi soir, au stade municipal de Mbacké. Peu avant 21 heures, une partie importante de la toiture en zinc s’est envolée, endommageant partiellement la tribune et semant la panique parmi les personnes présentes. Selon les premières informations recueillies sur place, plusieurs blessés ont été signalés, même si le nombre exact et la gravité des cas restent à préciser.

Les secours sont rapidement intervenus, mobilisant pompiers et équipes médicales pour prendre en charge les victimes et sécuriser le site. L’arrachement de la toiture, sous la violence des rafales, a provoqué un grand mouvement de foule. Des témoins, choqués, ont relayé sur les réseaux sociaux des appels à l’aide et des images montrant l’ampleur des dégâts.

Les intempéries n’ont pas seulement frappé Mbacké. À Touba, les mêmes rafales ont déraciné et endommagé plusieurs tentes dressées en face de la grande mosquée, en prévision du Grand Magal. Des structures installées pour accueillir les pèlerins ont été renversées, compliquant les préparatifs à moins d’une semaine de l’événement religieux.

Les autorités locales, en lien avec les services de sécurité et de protection civile, évaluent actuellement l’étendue des dégâts. Une enquête devra déterminer si la structure du stade nécessitait déjà des travaux de renforcement, ou si cet incident résulte uniquement de la violence exceptionnelle du vent.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°533 – 08/08/2025

🔴 PÉTITION À LA CEDEAO ACCUSANT DAKAR D’EXCLURE BANJUL DE L’EXPLOITATION DU PÉTROLE : SANGOMAR FAIT-IL DES JALOUX ?
🔴 VISITE À TOUBA : DIOMAYE CONQUERT LE CŒUR DU KHALIFE

🔴 EN ROUTE POUR L’AFROBASKET : LA MINISTRE DES SPORTS MOTIVE LES « LIONS »
🔴 PROCESSUS DE VALIDATION : LA FÉDÉRATION DE LUTTE FAIT LE TRI

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°532 – 07/08/2025

🔴 DYSFONCTIONNEMENT DES STATIONS DE POMPAGE À TOUBA : LA SENELEC ET L’ONAS SE RENVOIENT LA BALLE
🔴 CRÉATION D’UNE COMMISSION NATIONALE D’ACCÈS À L’INFORMATION : AVANCÉE OU ILLUSION DE TRANSPARENCE ?

🔴 MERCATO : WEST HAM S’INTÉRESSE À IDRISSA GUÈYE
🔴 ODCAV RUFISQUE (ZONE 3B) : THIAWLÈNE ET DEWOO DÉJÀ AU RENDEZ-VOUS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°531 – 06/08/2025

🔴 « ASER-GATE » / « TÔT OU TARD, LA LUMIÈRE SERA FAITE » : TAS TRAQUE LA VÉRITÉ
🔴 INSÉCURITÉ AU MALI : DAKAR RENFORCE SA FRONTIÈRE EST

🔴 CHAN 2024 : LE SÉNÉGAL DÉMARRE FORT FACE AU NIGERIA (1-0)
🔴 ARBITRAGE AFROBASKET 2025 : BABACAR NDIAYE CRIE AU SCANDALE

Moustapha Diakhaté dénonce une « guerre juridique » contre la liberté d’expression et accuse le procureur Ibrahima Ndoye de dérive autoritaire

À peine libéré après cinquante jours de détention à la prison de Rebeuss pour offense au chef de l’État, Moustapha Diakhaté a repris la parole avec une virulence qui marque une rupture nette avec le silence carcéral. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 5 août à Dakar, l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar a vivement accusé le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, et plus largement le Tribunal de grande instance de Dakar, de livrer une « guerre juridique » contre la liberté d’expression.

Dans une déclaration au ton frontal, Moustapha Diakhaté n’a pas mâché ses mots : « Le procureur Ibrahima Ndoye, c’est un parquet à double standard. Il est intransigeant avec l’opposition et indulgent avec le parti Pastef. Quand on voit ce genre d’action, c’est que ces magistrats-là trahissent la loi », a-t-il fustigé. Pour l’ancien parlementaire, le parquet agit comme un instrument politique, au mépris des droits fondamentaux garantis par la Constitution.

Poursuivi pour offense au chef de l’État, Diakhaté rejette l’accusation avec véhémence. « Moi qui défends la République et le président, on m’accuse de l’avoir offensé ? C’est honteux, c’est ridicule », a-t-il lancé. Il estime être la cible d’un acharnement personnel : « Le procureur a un problème avec moi, il se cache derrière le parquet pour le combattre. C’est indigne de sa fonction de magistrat. »

Évoquant son expérience carcérale, Moustapha Diakhaté n’a pas hésité à défier de nouveau le système judiciaire : « Si ma vie doit y rester, elle y restera. Je suis prêt à retourner en prison. J’ai été emprisonné deux fois. Ibrahima Ndoye doit savoir qu’il lui reste 998 mandats de dépôt s’il veut me faire taire, parce que jusqu’à 1000, je ne me tairai pas. » Des propos forts qui traduisent une volonté assumée de continuer son combat politique, malgré les risques.

Mais au-delà de sa situation personnelle, Diakhaté a élargi sa critique à la situation de la justice sénégalaise. Selon lui, poursuivre des citoyens pour avoir critiqué le président ou des magistrats est une dérive grave pour un État qui se veut démocratique. « Dans une démocratie, il ne peut pas y avoir de limite au droit des citoyens à critiquer ceux qui les gouvernent », a-t-il souligné, affirmant que la liberté d’expression doit s’exercer pleinement, même contre les plus hautes autorités.

L’ancien député n’a pas épargné non plus le parti présidentiel, le Pastef, qu’il accuse d’avoir trahi ses engagements. « Le Pastef avait promis aux Sénégalais qu’une fois au pouvoir, ils supprimeraient l’article 80, l’article 254… Ils ne l’ont pas fait. Ils ont menti aux Sénégalais. C’est parce qu’ils ont menti qu’on continue d’arrêter des gens pour offense au chef de l’État, ou pour des délits d’opinion », a-t-il déclaré, en appelant à une réforme urgente du droit pénal en matière de libertés publiques.

Cette sortie de Moustapha Diakhaté intervient dans un contexte politique marqué par de multiples arrestations de journalistes, militants et opposants, souvent poursuivis pour offense ou diffusion de fausses nouvelles. Elle relance le débat sur l’indépendance de la justice, la tolérance politique et l’effectivité des libertés fondamentales au Sénégal. Pour Diakhaté, une chose est claire : « Le Sénégal ne doit pas devenir un État où penser autrement conduit systématiquement en prison. »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°530 – 05/08/2025

🔴 EXPORTATIONS DE GRAINES D’ARACHIDE : BAISSE DE 1,7% DES RECETTES
🔴 INONDATIONS DANS LA RÉGION DE KAOLACK : LES POPULATIONS LAISSÉES À LEUR SORT

🔴 FSF / FOOT FÉMININ : AÏCHA HENRIETTE NDIAYE AUX MANETTES
🔴 FSF / ALIOU GOLOKO APRÈS SA DÉFAITE : « JE NE ME RETIRE PAS. JE ME REDRESSE »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°529 – 04/08/2025

🔴 INONDATIONS À TOUBA : FAILLES DANS LES OPÉRATIONS PRÉ-HIVERNAGE
🔴 PONCTION SUR LES SALAIRES DES GRÉVISTES DE LA JUSTICE : PAS LA BONNE FORMULE SELON NICOLAS NDIAYE

🔴 FSF / ABDOULAYE FALL : L’ESPOIR D’UN FOOTBALL PLUS UNI ET PLUS FORT
🔴 LUTTE / VICTOIRE SUR EUMEU SÈNE : FRANC POURSUIT SA SÉRIE D’INVINCIBILITÉ

Nicolas Ndiaye : « Le Pastef et son leader sont de véritables pyromanes »

Le député et secrétaire général de la Ligue Démocratique (LD), Nicolas Ndiaye, a vivement critiqué le parti Pastef et son leader Ousmane Sonko, les qualifiant de « véritables pyromanes ». Invité de l’émission Jury du dimanche (JDD) sur iRadio, ce dimanche 3 août, il a attaqué la méthode du gouvernement dans la présentation de son plan de redressement économique, dénonçant son éloignement des canaux institutionnels traditionnels.

Selon lui, le choix du Grand Théâtre pour exposer les grandes lignes de ce plan est une « mise en scène » qui court-circuite l’Assemblée nationale, pourtant censée être le lieu légitime pour un tel exercice. Nicolas Ndiaye a rappelé que le Premier ministre avait, dès le départ, manifesté son intention de s’adresser à un « jury populaire » plutôt qu’au Parlement. Une posture qu’il juge irrespectueuse envers les institutions républicaines.

Dans un ton très critique, il a reproché à Ousmane Sonko de chercher l’approbation de son cercle de partisans acquis à sa cause, au lieu d’engager un débat démocratique et pluraliste. « Le Grand Théâtre, c’était une mise en scène pour récolter des applaudissements. Il a rassemblé des gens qui lui sont favorables », a-t-il dénoncé.

La présence du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à cet événement a également été pointée du doigt. Pour Nicolas Ndiaye, en tant que garant de la Constitution, le chef de l’État n’aurait pas dû assister à cette présentation, qu’il considère comme une opération de communication partisane. Il voit dans cette présence une tentative de masquer des tensions internes au sommet de l’État et de « huiler » des relations fragilisées.

Sur le fond du plan de redressement, le député LD s’est montré dubitatif. Il a mis en doute la faisabilité de l’objectif fixé par le Premier ministre, qui prévoit de financer 90% du plan sans recours à l’endettement. Il estime que la méthode employée est irréaliste et vouée à l’échec. Mais surtout, il tient le Pastef et Ousmane Sonko pour responsables de la situation économique actuelle.

Selon lui, c’est l’attitude de confrontation permanente du parti au pouvoir qui a contribué à déstabiliser le pays. Il leur reproche d’avoir attaqué tous les piliers de la société : la justice, la presse, le président sortant, les partenaires internationaux comme le FMI, ou encore la société civile. « Ce sont des pompiers qui se présentent pour redresser l’économie, mais en réalité ce sont eux les pyromanes », a-t-il déclaré.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°528 – 02 ET 03/08/2025

🔴 « UN PLAN DE PUNITION COLLECTIVE, UN PLAN POLLUEUR » : MAMADOU DJIGO DÉMONTE LE « JUBBANTI KOOM »
🔴 CHAMBRE D’ACCUSATION FINANCIÈRE / MALADE ET AFFAIBLI : FARBA NGOM RESTE EN PRISON

🔴 PRÉSIDENCE LFA / « TOUS CEUX QUI ONT VOTÉ POUR MOI DOIVENT AUSSI LE FAIRE POUR ABDOULAYE FALL » : CONSIGNE DE VOTE DE THIERNO KOSSO DIANÉ
🔴 FENSCO 2025 / FINALE ATHLÉTISME : OULEYMATOU BA INCONTESTABLE SUR LE 100M

Plan “Jubbanti Koom” : Ousmane Sonko accuse le FMI et annonce la fin de la complaisance avec les bailleurs

Lors de la cérémonie de lancement du Plan de redressement économique et social baptisé “Jubbanti Koom”, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a profité de l’occasion pour adresser des critiques virulentes à l’encontre des partenaires financiers internationaux, en particulier le Fonds monétaire international (FMI). Dans un discours franc et sans langue de bois, il a tenu à rappeler que l’état actuel de l’économie sénégalaise n’est pas uniquement le fruit des politiques internes, mais également la conséquence directe de choix encouragés, soutenus ou tolérés par les bailleurs de fonds.

S’adressant à l’assistance venue écouter la présentation de ce plan présenté comme une nouvelle orientation économique, Ousmane Sonko a affirmé que les institutions financières internationales, qui semblent aujourd’hui faire preuve de compréhension face à la situation économique difficile du pays, ont pourtant contribué à cette même situation. Selon lui, leur silence complice ou leur soutien actif aux politiques de l’ancien régime ont engendré une dépendance structurelle, des déséquilibres financiers, et une perte progressive de souveraineté économique. « Si aujourd’hui nos partenaires accueillent et justifient le retard qu’il y a actuellement… Demandez le document. Tel ou autre document. Ils ont leur part de responsabilité sur la situation dont nous avons hérité », a-t-il martelé.

Le Premier ministre n’a pas ménagé le Fonds monétaire international, dont il a relativisé l’importance dans le processus de relance économique en cours. Pour Ousmane Sonko, il est illusoire de croire que le programme du FMI constitue une planche de salut pour l’économie sénégalaise. Il a révélé que les ressources générées par une simple mesure de taxation des jeux de hasard sont supérieures aux apports du FMI. Cette comparaison, volontairement provocatrice, vise à démontrer que le Sénégal peut mobiliser des ressources substantielles par ses propres moyens, sans s’endetter davantage ni dépendre continuellement de financements conditionnés.

Au-delà de la critique, le discours du Premier ministre portait un message de rupture et d’espoir. Il a défendu le Plan “Jubbanti Koom” comme une démarche de reconquête de la souveraineté économique, fondée sur la mobilisation des ressources internes, la réforme de la gouvernance publique, et une orientation résolue vers les besoins sociaux de la population. Pour Ousmane Sonko, ce plan représente une opportunité historique pour sortir d’un cycle de dépendance et poser les bases d’une croissance plus équitable, plus autonome, et plus respectueuse des priorités nationales. « Si nous croyons en nous, nous pouvons le faire », a-t-il lancé en guise de conclusion, invitant les Sénégalais à faire bloc autour de cette ambition.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°527 – 01/08/2025

🔴 « [LE PLAN DE REDRESSEMENT ÉCONOMIQUE DU GOUVERNEMENT] PEUT ÊTRE ATTAQUÉ DEVANT LA COUR SUPRÊME » : PAPE MALICK NDOUR RENVERSE LA MARMITE
🔴 LE CONCOURS GÉNÉRAL DANS L’AGENDA SÉNÉGAL 2050 : UNE BOUSSOLE DE L’EXCELLENCE

🔴 AFROBASKET FÉMININ / APRÈS ÉLIMINATION DES « ÉLÉPHANTES » : LES « LIONNES » PROCHES DU TITRE
🔴 FENSCO 2025 / LUTTE : FATICK ET KAOLACK, REINES DU SABLE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°526 – 31/07/2025

🔴 « REDRESSER LE SÉNÉGAL – LA VOIE ULTIME, SAUVER OU PÉRIR ! » : BOUGANE EN PREMIÈRE LIGNE
🔴 DEMANDE DE LIBÉRATION DE KHADIM BA : L’APPEL MUSCLÉ DE BIRANE YAYA WANE

🔴 AFROBASKET 2025 / BELLE VICTOIRE DES « LIONNES » CONTRE LE RWANDA : MARCHE TRIOMPHALE VERS LES QUARTS
🔴 ÉLECTION À LA FSF : EL HADJI DIOUF ET SALIF DIAO AU SECOURS D’AUGUSTIN SENGHOR

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°525 – 30/07/2025

🔴 LES DESSOUS DU GESTE DE KARIM WADE ENVERS BADARA GADIAGA : DU LOURD SE PRÉPARE !
🔴 L’ACCÈS À INTERNET POUR 1540 LOCALITÉS : UN DÉFI À 64 MILLIARDS F CFA

🔴 APRÈS SON ÉLECTION À LA TÊTE DE LA LIGUE PRO : BABACAR NDIAYE TEND LA MAIN À TOUTE LA FAMILLE DU FOOTBALL
🔴 CANDIDATE À LA PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION FÉMININE DE LA FSF : SEYNI NDIR SECK VEUT ALLER PLUS LOIN

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°524 – 29/07/2025

🔴 SAGA DES 20 MOISSONNEUSES-BATTEUSES : LE MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE APHONE
🔴 REBEUSS / VISITE SURPRISE DU Pr SERIGNE DIOP À BADARA GADIAGA : UN HOMMAGE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

🔴 AFROBASKET FÉMININ 2025 / LE SÉNÉGAL S’INCLINE FACE À L’OUGANDA : LA BATAILLE CONTINUE AUX BARRAGES
🔴 RALLIEMENT SURPRISE À LA LIGUE PRO : DJIBRIL WADE CHOISIT ABDOULAYE SOW

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°523 – 28/07/2025

🔴 LEVÉE DE 132 MILLIARDS F CFA PAR LE SÉNÉGAL DANS LE MARCHÉ DE L’UEMOA : LA DETTE PREND L’ASCENSEUR
🔴 MISE EN PLACE D’UNE CARTE DE SÉJOUR POUR LES MAURITANIENS : DU POPULISME SELON TAHIROU SARR

🔴 ZIGUINCHOR / PRÉSIDENCE DE LA FSF : AUGUSTIN SENGHOR : LE PARI DE L’EXPÉRIENCE

Carte de séjour pour les Mauritaniens : Tahirou Sarr dénonce une « posture populiste » et exige l’application équitable des lois

Le député Tahirou Sarr s’est prononcé sur le nouvel accord bilatéral signé entre le Sénégal et la Mauritanie, qui instaure une carte de séjour obligatoire pour les ressortissants mauritaniens souhaitant s’installer au Sénégal au-delà de trois mois.
Le président du parti Les Nationalistes estime qu’il s’agit davantage d’une « posture populiste » que d’une véritable politique migratoire cohérente et réfléchie. Selon lui, le Sénégal reste silencieux face à la présence de centaines de milliers, voire de millions d’étrangers vivant sur son territoire sans titre de séjour.
Tahirou Sarr appelle ainsi à une application rigoureuse et équitable des lois. Il exhorte également l’État à assurer la protection des Sénégalais établis à l’étranger, dans le respect de la réciprocité.

Depuis de nombreuses années, je demande l’application rigoureuse de la loi 71-10 du 25 janvier 1971 relative aux conditions d’admission, de séjour et d’établissement des étrangers au Sénégal. Cette législation, en vigueur depuis plus d’un demi-siècle, impose les mêmes obligations à tous les étrangers désireux de s’installer sur notre sol. Il faut l’appliquer sans exception.

Nous prenons acte de l’accord que le gouvernement vient de signer avec la Mauritanie pour encadrer le séjour des Mauritaniens au Sénégal et des Sénégalais en Mauritanie. Il est nécessaire de le préciser explicitement : cet accord, au-delà de sa présentation diplomatique, représente principalement une réaction à la politique de la Mauritanie et aux expulsions inacceptables de nos compatriotes.

Il s’agit plutôt d’une attitude populiste qu’une véritable politique migratoire bien pensée, car pendant que nous nous empressons de régulariser quelques milliers de Mauritaniens, nous restons muets face à des centaines de milliers voire des millions d’autres étrangers résidant au Sénégal sans titre de séjour, alors que leurs pays d’origine l’exigent pour nos concitoyens.

Je tiens à le rappeler clairement : la Réciprocité n’est pas un gage de Souveraineté. Un pays qui se respecte doit établir ses propres chartes, ses propres règles et sa propre stratégie politique, plutôt que de simplement reproduire ce que subissent ses citoyens ailleurs pour l’imposer sans discernement à ceux du pays en question. Une politique migratoire judicieuse ne consiste pas uniquement à identifier les étrangers: elle favorise également leur implication dans l’effort national, puisque tout étranger résidant sur notre territoire profite de notre sécurité, de nos hôpitaux, de nos établissements scolaires, de nos voies de circulation, de nos infrastructures et de notre aménagement urbain qu’il contribue parfois à saturer.

Ainsi, le titre de séjour sert également d’instrument économique et de justice contributive. Ma position est simple et constante : indépendamment de tout accord bilatéral, la Loi 71-10 doit être appliquée par le gouvernement à tous les étrangers sans distinction de nationalité. Quiconque séjourne plus de 90 jours au Sénégal doit être en règle, point final. En tant que Député, Président du parti JëL Liñu Moom/Les Nationalistes, je continuerai à rappeler que la dignité des Sénégalais ne se négocie pas. Nous exigeons que nos lois soient appliquées intégralement et que l’État protège nos compatriotes partout dans le monde, au-delà des effets d’annonce et des accords qui flattent mais ne règlent rien sur le fond.

Tahirou Sarr
Député, Président du parti JëL Liñu Moom/Les Nationalistes

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°522 – 26 ET 27/07/2025

🔴 « DETTE CACHÉE » : LE FMI PASSE AU CRIBLE LE RAPPORT MAZARS
🔴 REJET DE LA LOI PORTANT CONVOCATION DES MAGISTRATS À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : UN SIGNAL FORT SELON NDIAGA SYLLA

🔴 CHAN 2025 / MATCH AMICAL : L’OUGANDA SURPREND LE SÉNÉGAL

Révision du Règlement intérieur : Le Conseil constitutionnel retoque plusieurs articles, dont celui sur la convocation des magistrats

Le Conseil constitutionnel a tranché. Dans une décision rendue publique, la haute juridiction a censuré plusieurs dispositions de la loi organique n° 09/2025, récemment adoptée par l’Assemblée nationale et portant sur le nouveau Règlement intérieur. Cette réforme majeure visait à moderniser et à harmoniser les textes encadrant le fonctionnement de l’hémicycle, en remplaçant la loi organique n° 78-21 du 18 avril 1978 et la loi organique n° 2002-20 du 15 mai 2002, modifiée.

Le Conseil constitutionnel, saisi pour contrôler la conformité de cette loi organique à la Constitution, a validé la régularité de la procédure d’adoption de la loi. Toutefois, il a rejeté certains articles jugés contraires aux principes fondamentaux de l’ordre constitutionnel sénégalais. L’alinéa 2 de l’article 56, qui traitait de la convocation des magistrats devant l’Assemblée nationale, figure parmi les dispositions invalidées. Ce rejet est significatif, dans la mesure où il soulève la question sensible de l’équilibre entre les pouvoirs et la préservation de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Outre cet article, le Conseil constitutionnel a également déclaré non conformes l’alinéa 6 de l’article 60, l’alinéa 6 de l’article 111 et l’intégralité de l’article 134 de la nouvelle loi organique. Ces dispositions portaient notamment sur l’organisation interne de l’Assemblée nationale, la gestion de ses commissions et les modalités de saisine ou d’interpellation.

En revanche, certaines parties contestées du texte ont été jugées acceptables, à condition qu’elles soient interprétées conformément aux réserves émises par le Conseil. Ainsi, l’alinéa 5 de l’article 15, l’article 16, l’alinéa 5 de l’article 56 et l’alinéa 4 de l’article 57 ont été validés sous réserve d’interprétation, comme précisé dans les considérants 27, 29, 50 et 55 de la décision.

Toutes les autres dispositions du nouveau Règlement intérieur ont été déclarées conformes à la Constitution, ouvrant la voie à leur application dans le cadre du fonctionnement parlementaire.

Cette décision du Conseil constitutionnel intervient dans un contexte politique marqué par des tensions entre l’exécutif, le législatif et les institutions de contrôle. Elle rappelle les limites de l’initiative parlementaire lorsqu’elle touche aux fondements de la séparation des pouvoirs, et renforce le rôle du juge constitutionnel comme arbitre de l’équilibre institutionnel.

Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats
Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats
Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°521 – 25/07/2025

🔴 RAFALE D’ARRIVÉES DE MALIENS ET BURKINABÈ FUYANT LE CHAOS : BAKEL « ENVAHIE »
🔴 RECONNAISSANCE IMMINENTE DE L’ÉTAT PALESTINIEN : LA FRANCE FRANCHIT LE PAS

🔴 ZIGUINCHOR / PRÉSIDENCE DE LA FSF : 28 CLUBS DERRIÈRE ABDOULAYE FALL
🔴 COLLÈGES DES PRÉSIDENTS DES LIGUES RÉGIONALES DE FOOTBALL : JOUR DE VOTE CE SAMEDI

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°520 – 24/07/2025

🔴 AUGMENTATION DE 5,3% DES DÉPENSES PUBLIQUES EN UN AN : L’ÉTAT REFUSE DE SERRER LA CEINTURE
🔴 TRICHERIE AUX EXAMENS : DES INSTITUTEURS INTERPELLENT GUIRASSY

🔴 FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE LUTTE : LE PRÉSIDENT CHOISI EN NOVEMBRE
🔴 RÉINVENTION DU SPORT SÉNÉGALAIS : 11 INNOVATIONS EN MARCHE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°519 – 23/07/2025

🔴 AFFLUENCE RECORD À REBEUSS / BADARA GADIAGA : UN HÉROS ENTRE QUATRE MURS
🔴 L’EX-DG D’ANAMO CITÉ DANS UNE AFFAIRE DE 600 MILLIONS F CFA : MAODO MALICK MBAYE TOMBE

🔴 LSFP / CANDIDATURE DE MOHAMED DJIBRIL WADE : UN PROFIL QUI COCHE TOUTES LES CASES
🔴 CRÉATION D’UNE FÉDÉRATION NATIONALE : LA LUTTE SÉNÉGALAISE FRANCHIT UN CAP

Affaire Anamo : Maodo Malick Mbaye, ex-DG, placé sous mandat de dépôt dans un dossier de 600 millions FCFA

L’affaire de détournement présumé de fonds publics à l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (Anamo) franchit un nouveau cap. Ce jeudi 23 juillet 2025, Maodo Malick Mbaye, ancien directeur général de l’agence, a été placé sous mandat de dépôt, selon des informations révélées par Dakaractu. Il est au cœur d’une enquête portant sur un détournement présumé de 600 millions de francs CFA, une affaire qui remonte à la période du régime de l’ancien président Macky Sall.

Tout est parti d’une plainte déposée par l’actuel directeur général de l’Anamo, Omar Ndiaye. Cette initiative a déclenché une série d’arrestations ciblant plusieurs anciens responsables de l’agence, dont l’ex-directeur administratif et financier (DAF), déjà interpellé dans le cadre de la même affaire. Le scandale concerne une gestion financière jugée opaque, avec des soupçons de détournements massifs au détriment des finances publiques.

L’enquête judiciaire s’est accélérée ces dernières semaines, mettant à nu de possibles pratiques frauduleuses ayant affecté les caisses de l’Anamo. Le montant en question – 600 millions de FCFA – fait l’objet d’un audit et d’un examen minutieux par les autorités compétentes. Plusieurs documents comptables, signatures et bons de commande seraient au centre des investigations, afin de retracer la chaîne des responsabilités.

Mis en cause par son ancien directeur administratif et financier, Maodo Malick Mbaye s’était exprimé il y a quelques semaines depuis l’étranger, niant fermement toute implication. « Je n’ai posé aucun acte délictuel dans la gestion du dossier en question. S’il y a imitation de signature, le coupable est clairement identifié », avait-il déclaré, tout en rejetant l’idée d’être utilisé comme « bouc émissaire ».

Son retour au Sénégal et sa mise en détention préventive relancent l’affaire, que beaucoup suivent avec attention, tant elle soulève des interrogations sur la gestion passée d’organismes publics sous l’ancien régime.

Cette arrestation intervient dans un contexte politique marqué par une volonté de « rupture » prônée par les nouvelles autorités. Le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko a affiché sa détermination à faire la lumière sur la gestion des ressources publiques durant les années Macky Sall. De nombreux dossiers ont été rouverts, notamment dans les domaines de la gouvernance financière et des passations de marchés publics.

Le placement sous mandat de dépôt de Maodo Malick Mbaye ouvre désormais la voie à une possible mise en accusation formelle. La justice devra déterminer les responsabilités précises de chacun des acteurs impliqués dans cette affaire. L’opinion publique, de son côté, attend des réponses claires, dans un climat où les attentes en matière de reddition des comptes sont plus fortes que jamais.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°518 – 22/07/2025

🔴 « LE SÉNÉGAL NE SERA JAMAIS UNE DICTATURE DE TRANSITION » : BARTH’ DÉFIE LE TANDEM
🔴 KEUR MOUSSA / LE VICARIAT ET LA FAMILLE FILFILI ACCUSÉS DE SPOLIATION FONCIAIRE : LES HABITANTS DÉTERMINÉS À MOURIR POUR LEUR TERRE

🔴 ZIGUINCHOR / DON MÉDICAL DE 10 MILLIONS F CFA : NICOLAS JACKSON JOUR SOLIDAIRE
🔴 PRÉPARATIFS AFROBASKET FÉMININ 2025 : LE SÉNÉGAL S’INCLINE FACE AU MALI

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°517 – 21/07/2025

🔴 « INSULTEZ CEUX QUI INSULTENT OUSMANE SONKO », DIT LE MINISTRE DE L’ÉNERGIE, DU PÉTROLE ET DES MINES AUX MILITANTS DE PASTEF : ENCORE LUI !
🔴 CRISE DE GOUVERNANCE ET SÉQUELLES POST TRAUMATIQUES : ÉLIMANE KANE PRESCRIT UN PSY À SONKO

🔴 LUTTE : SITEU DÉCHIRE LE MYTHE BG2 !
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL : LES JUNIORS DU CASA SPORTS DÉCROCHENT LE TITRE

Règne bouleversé dans l’arène : Siteu détrône Balla Gaye 2 dans un duel historique

Ce dimanche 14 juillet 2025, l’Arène nationale a été le théâtre d’un bouleversement majeur dans le monde de la lutte sénégalaise. Dans un combat à haute tension, Siteu, l’enfant de Diamaguène, a infligé une défaite cinglante à Balla Gaye 2, ex-roi des arènes, marquant ainsi un tournant historique dans sa carrière et dans l’histoire de ce sport populaire au Sénégal.

L’événement, tant attendu par les amateurs de lutte, s’est ouvert dans une atmosphère électrique. Les tribunes étaient noires de monde, les chants fusaient, les tam-tams résonnaient, et tous attendaient de voir si le favori Balla Gaye 2 allait réaffirmer sa suprématie. Mais très vite, les choses ont pris une tournure inattendue. Siteu, d’habitude plus expressif dans la mise en scène que dans le combat lui-même, est apparu métamorphosé. Silencieux, concentré, presque froid, il a donné le ton dès les premiers instants.

Face à lui, Balla Gaye 2 semblait moins incisif. Attendu comme un lion prêt à rugir, il s’est montré prudent, presque hésitant. Était-ce la pression ? Une stratégie mal calculée ? Ou le poids des années ? Les premières minutes du combat ont installé le doute dans le camp de Guédiawaye. Siteu, lui, a patienté, analysé, et à la troisième tentative offensive, il a frappé fort. Un plaquage millimétré, exécuté avec une force maîtrisée, a suffi pour faire tomber le roi.

Le choc est brutal. Balla Gaye 2 au sol, l’arène explose. Les cris de joie des supporters de Siteu couvrent les lamentations du camp adverse. Aziz Ndiaye, figure historique de la lutte et proche du lutteur défait, n’a pas caché sa consternation. Ce regard perdu, fixé sur la poussière soulevée par la chute de Balla, symbolisait toute la détresse d’un empire qui vacille.

Mais ce n’est pas tout. Très vite, la rumeur court dans les gradins, alimentée par les réseaux sociaux : « Balla a été mystiquement atteint ». Certains refusent de croire à une défaite purement sportive. Des vidéos circulent, des hypothèses fusent, et la défaite prend une autre dimension dans l’imaginaire collectif. Pourtant, les faits sont clairs : Siteu a gagné sur le plan technique et tactique. Aucun artifice, aucune tricherie apparente, juste de la stratégie, de la force et une volonté de marquer son temps.

Cette victoire propulse Siteu dans une nouvelle dimension. De challenger spectaculaire, il devient désormais prétendant au trône. Il a fait tomber l’un des lutteurs les plus titrés de l’histoire moderne de l’arène sénégalaise. Plus qu’un succès personnel, c’est un signal fort envoyé à toute une génération de lutteurs : le temps du renouvellement est peut-être arrivé.

Balla Gaye 2, quant à lui, devra digérer cette défaite. Loin d’être un simple accident, elle pose des questions sur la suite de sa carrière. Peut-il revenir ? A-t-il encore l’envie, les moyens, le feu sacré ? Seul l’avenir le dira. Mais une chose est sûre : en ce 14 juillet 2025, un règne a vacillé et un autre a peut-être commencé.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°516 – 19 ET 20/07/2025

🔴 POSSIBLE DÉLOCALISATION DE LA MAISON DES NATIONS UNIES DE DIAMNIADIO : DÉSASTRE ÉCONOMIQUE ET DIPLOMATIQUE
🔴 JUSTICE À L’ARRÊT : L’ÉTAT SOMMÉ D’AGIR PAR LA RADDHO

🔴 FSF / CANDIDATURE À LA COMMISSION DU FOOTBALL FÉMININ : AÏCHA HENRIETTE NDIAYE S’EXPLIQUE
🔴 1ère ÉDITION MARATHON CASA RUN : ZIGUINCHOR ENTRE DANS LA COURSE !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°515 – 18/07/2025

🔴 RECONNAISSANCE DU MAGAL DE TOUBA AU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL DU SÉNÉGAL : BAMBA – LE MIROIR VIVANT !
🔴 CENTRE MÉDICO-SOCIAL DES DOUANES : BRAS DE FER AUTOUR DE LA MILITARISATION

🔴 AG ÉLECTIVE DE LA FSF : LES CLUBS APPELÉS AUX URNES LE 02 AOÛT
🔴 LUTTE / « SITEU AFFRONTE LE MEILLEUR DE TOUS LES TEMPS » : BALLA GAYE 2 ATTAQUE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°514 – 17/07/2025

🔴 ANNONCE D’UN COMITÉ SPÉCIAL POUR MATÉRIALISER LES CONCLUSIONS DU DIALOGUE NATIONAL : QUELLES SONT CES LOIS EN GESTATION ?
🔴 DOSSIERS BACHIR FOFANA ET MOUSTAPHA DIAKHATÉ : RETOUR DU DÉBAT SUR LE JUGE DES LIBERTÉS

🔴 LUTTE / « KULUNA », « MAFIA », « MANDAT DE DÉPÔT » : LES MOTS DÉSORMAIS BANNIS PAR LA POLICE
🔴 LSFP 2025-2026 : COUP D’ENVOI LE 11 OCTOBRE, CLAP DE FIN LE 6 JUIN

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°513 – 16/07/2025

🔴 BAISSE DE LA NOTE SOUVERAINE PAR S&P GLOBAL À B- : LE SÉNÉGAL DOS AU MUR
🔴 UN BAC SUR DEUX RATÉ, EFFECTIFS PLÉTHORIQUES À L’UNIVERSITÉ : L’ÉCHEC D’UN SYSTÈME

🔴 MERCATO : EL HADJI MALICK DIOUF S’ENVOLE POUR WEST HAM
🔴 COMBAT BALLA GAYE 2 VS SITEU : LE PARI OSÉ DE KHADIM SAMB !

S&P abaisse de nouveau la note de crédit du Sénégal à B- : l’alerte sur la dette se confirme

S&P Global Ratings a annoncé une nouvelle dégradation de la note souveraine du Sénégal, désormais ramenée à B-, un cran en dessous de la précédente évaluation. Il s’agit de la deuxième baisse en moins de cinq mois, une situation qui replace le pays en catégorie spéculative et traduit les inquiétudes croissantes autour de la soutenabilité de la dette publique.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par l’audit des finances publiques diligenté par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye. Les vérifications menées ont mis au jour un endettement bien plus élevé qu’initialement communiqué sous le régime précédent.

Selon les dernières données compilées par Barclays Plc, la dette publique sénégalaise aurait atteint 119 % du produit intérieur brut (PIB) en 2023, un seuil bien supérieur aux 99,7 % annoncés dans le cadre du premier audit financier publié récemment. Cette révélation a profondément modifié la perception des investisseurs et des agences de notation sur la solidité budgétaire du pays.

Dans son communiqué officiel, S&P a expliqué que « malgré des perspectives de croissance économique toujours solides et un potentiel important à moyen terme, la situation budgétaire du Sénégal est désormais plus contrainte. Cette vulnérabilité accrue rend les finances publiques beaucoup plus exposées à d’éventuels chocs économiques et financiers négatifs à l’avenir. » L’agence prévoit par ailleurs que la dette restera proche de 118 % du PIB en 2024, confirmant l’essoufflement des marges de manœuvre budgétaires.

Il faut rappeler que le Sénégal avait bénéficié au cours des dernières années d’un climat de confiance favorable, porté par d’importants projets d’infrastructures et des prévisions de recettes futures tirées notamment par l’exploitation des hydrocarbures offshore. Toutefois, ces anticipations optimistes se heurtent aujourd’hui à la réalité d’un endettement massif et d’un déficit structurel difficilement résorbé.

Le nouveau gouvernement, qui a fait de la transparence budgétaire et du redressement financier l’un de ses principaux chevaux de bataille, se retrouve face à un défi considérable : restaurer la crédibilité auprès des investisseurs, tout en poursuivant des engagements sociaux et économiques ambitieux.

La dégradation de la note de crédit risque de renchérir le coût des emprunts sur les marchés internationaux, dans un contexte où plusieurs échéances de remboursement se profilent. Pour de nombreux observateurs, cette situation souligne la nécessité urgente de réformes structurelles et d’un plan d’assainissement budgétaire approfondi, sans quoi le Sénégal pourrait se retrouver sous pression croissante de ses créanciers.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°512 – 15/07/2025

🔴 « L’EMPRISONNEMENT DE BADARA GADIAGA EST UN PAS DE PLUS VERS LA CONSTRUCTION D’UN PARTI-ÉTAT » : BOUGANE DÉCODE LES INTENTIONS DE SONKO
🔴 « IL N’Y A AUCUN CONFLIT ENTRE OUSMANE SONKO ET MOI » : QUELLE « STATESMANSHIP » DE DIOMAYE !

🔴 CAN FÉMININE : LES « LIONNES » S’ENVOLENT EN QUARTS
🔴 LIGUE FOOTBALL DE THIÈS : DSFA ET UNIVERSITÉ CLUB DE THIÈS EN N2 !

Badara Gadiaga placé sous mandat de dépôt : une inculpation lourde aux allures de tournant politique

Le chroniqueur vedette de l’émission Jakaarlo, Badara Gadiaga, a été placé ce lundi 14 juillet sous mandat de dépôt après sa présentation au parquet. Mais ce que beaucoup pensaient n’être qu’un énième épisode de tension entre presse et pouvoir a pris une tournure nettement plus grave. Selon Me Oumar Youm, l’un de ses avocats, Gadiaga est désormais inculpé pour « réception et sollicitation de dons, de moyens, dans le dessein de troubler l’ordre public et d’attenter à la sécurité de l’État », une accusation d’une extrême gravité dans le droit pénal sénégalais.

L’inculpation évoquée fait référence à des dispositions du Code pénal qui visent spécifiquement la sécurité intérieure de l’État. Elle va bien au-delà des charges initiales — diffusion de fausses nouvelles, offense à une autorité publique ou atteinte aux bonnes mœurs — que la presse évoquait jusque-là. Cette requalification place le dossier de Badara Gadiaga dans une toute autre dimension juridique : celle des affaires considérées comme sensibles pour la stabilité nationale.

« Cette accusation suppose une volonté de déstabilisation politique, ce que rien dans le dossier ne démontre à ce stade », a réagi Me Oumar Youm lors d’un point de presse tenu devant le Palais de justice de Dakar. « Nous sommes clairement face à une tentative de criminalisation du discours public et de la liberté d’expression. »

En l’état, l’inculpation rend difficile tout espoir de liberté provisoire à court terme. En effet, contrairement aux délits de presse qui peuvent bénéficier de mesures alternatives à la détention, l’infraction reprochée à Gadiaga est classée parmi celles considérées comme des crimes contre la sûreté de l’État. Elle est passible de lourdes peines pouvant aller jusqu’à dix ans de réclusion. La défense craint ainsi une longue détention préventive sans jugement, scénario de plus en plus fréquent dans les affaires à caractère politique.

« Il y a un climat de durcissement judiciaire qui inquiète. On fait de la prévention pénale contre des voix critiques », a poursuivi Me Youm, accusant implicitement les autorités d’instrumentaliser la justice pour museler certains profils médiatiques devenus dérangeants.

La personnalité de Badara Gadiaga, son franc-parler, et sa réputation de critique acerbe de la classe politique — en particulier de la coalition au pouvoir — ont rapidement donné à cette affaire une dimension politique. Sur les réseaux sociaux, les appels à sa libération se multiplient. Une mobilisation citoyenne est en cours pour dénoncer ce que certains qualifient déjà de « procès politique déguisé ».

Des figures de la société civile et des membres de l’opposition ont exprimé leur indignation. Pour eux, cette inculpation est une menace directe à la liberté d’expression dans un pays qui se targue pourtant d’une tradition démocratique.

La suite de la procédure dépendra de l’enquête en cours et des éléments matériels que le parquet compte verser au dossier pour étayer une telle accusation. Mais une chose est certaine : en inculpant Badara Gadiaga pour atteinte à la sécurité de l’État, les autorités judiciaires placent cette affaire au cœur d’un débat national sur les libertés publiques et les limites de la parole critique dans l’espace médiatique sénégalais.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°511 – 14/07/2025

🔴 « DIFFUSION DE FAUSSES INFORMATIONS MALVEILLANTES ET TENDANCIEUSES, NUISIBLES À L’IMAGE » : GSIE TECHNOLOGY BLANCHIT BADARA GADIAGA
🔴 RETOUR DE SONKO À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : UNE UTOPIE, SELON BARTH’

🔴 MONDIAL DES CLUBS : CHELSEA, TROP GRAND POUR PARIS (3-0)
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL CADETS : YES DE KAOLACK BAT GUELWAARS DE FATICK

Barthélémy Dias sur le retour de Sonko à l’Assemblée : une ligne rouge qu’il refuse de franchir

En déplacement en France ce week-end, Barthélémy Dias a livré une déclaration sans détour qui risque de raviver les tensions entre figures majeures de l’opposition sénégalaise. Le président du mouvement Sénégal Biñu Bokk, reçu par les membres de son organisation dans la diaspora, a réagi à l’annonce d’Ousmane Sonko qui, récemment, a affirmé envisager de retrouver son siège de député à l’Assemblée nationale.

Pour Barthélémy Dias, un tel scénario serait inacceptable, tant sur le plan moral que juridique. Prenant la parole devant son auditoire, il a exprimé sa position sans équivoque : « Je l’ai entendu dire qu’il peut retrouver son siège à l’Assemblée nationale du Sénégal. Laissez-moi vous dire que s’il fait son retour, alors je retrouverai également ma place à l’Assemblée nationale, car il a été définitivement condamné et, par conséquent, il n’a plus sa place à l’hémicycle. »

Cette déclaration fait écho à son propre passé judiciaire. Barthélémy Dias a rappelé qu’il avait lui-même été écarté du Parlement à la suite d’une décision de justice, estimant que le principe doit être le même pour tous, sans traitement de faveur. Selon lui, la condamnation définitive d’Ousmane Sonko devrait logiquement entraîner la perte de son mandat parlementaire et empêcher toute réinstallation dans son fauteuil de député.

Au-delà de cette question institutionnelle, l’ancien maire de Dakar a profité de son intervention pour répondre frontalement aux récentes critiques du Premier ministre. Ousmane Sonko avait en effet déclaré qu’au Sénégal, l’opposition n’existait plus, la qualifiant d’inexistante et incapable de peser sur les débats politiques. Ces propos n’ont manifestement pas été digérés par Barthélémy Dias qui, d’un ton ferme, a répliqué : « Il dit qu’au Sénégal il n’y a pas d’opposition. Il saura que nous sommes des acteurs politiques qui ont toujours privilégié le combat. »

Barthélémy Dias a conclu son allocution en annonçant qu’il reprendra le flambeau de la contestation dès son retour au Sénégal, laissant entendre qu’il n’entend ni céder le terrain politique ni laisser prospérer ce qu’il considère comme une injustice démocratique. Cette sortie marque un nouveau palier dans la rivalité désormais ouverte entre deux personnalités qui, hier encore, faisaient figure d’alliés dans la lutte contre le pouvoir en place.

Le bras de fer autour de la légitimité parlementaire et la capacité de l’opposition à exister dans l’hémicycle s’invite donc une fois de plus au cœur du débat public, alors que le pays traverse une phase politique incertaine et propice aux recompositions.

GSIE TECHNOLOGY dément tout lien avec Badara Gadiaga et dénonce des accusations « malveillantes »

L’entreprise sénégalaise GSIE TECHNOLOGY a publié, ce samedi 12 juillet 2025, un communiqué formel démentant tout lien avec le chroniqueur Badara Gadiaga.

Depuis quelques heures, des informations circulaient en ligne laissant entendre que la société de services numériques entretiendrait des relations avec M. Gadiaga, récemment placé sous le coup de poursuites judiciaires. Des allégations qualifiées de « totalement infondées » par l’entreprise.

GSIE TECHNOLOGY rappelle qu’elle agit exclusivement comme prestataire technique au profit des institutions de microfinance (IMF), des banques et des établissements de monnaie électronique, en fournissant une plateforme numérique visant à favoriser l’inclusion financière dans l’espace UEMOA et au-delà.

Dans sa mise au point, la société précise qu’elle :

– n’entretient aucune relation commerciale ou autre avec M. Badara Gadiaga ;

– ne détient aucun compte au nom de ce dernier ni de clients extérieurs au cadre strict de ses partenariats institutionnels ;

– exerce depuis près de trois décennies dans le secteur numérique sous la direction de son fondateur, M. Antoine Ngom, également président du regroupement du secteur privé du numérique de l’UEMOA.

« Nous dénonçons avec la plus grande fermeté la diffusion de fausses informations, malveillantes et tendancieuses, nuisibles à l’image de notre entreprise, de ses dirigeants, de ses partenaires et de ses clients », avertit GSIE TECHNOLOGY, qui se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces allégations.

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