Sénégal : Le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale promulgué et publié au Journal officiel

Le Sénégal vient de franchir une nouvelle étape dans le renforcement des prérogatives de son Parlement. Le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale a été officiellement promulgué et publié au Journal officiel, marquant une évolution importante dans le fonctionnement de l’institution législative.

Parmi les innovations majeures introduites par ce texte, figure l’obligation pour toute personne convoquée dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire de répondre à l’appel des députés. Désormais, nul ne pourra refuser de se présenter ni de décliner de répondre aux questions posées par les élus. Cette disposition vient corriger une lacune qui, jusque-là, limitait la portée des enquêtes parlementaires et réduisait leur efficacité, certaines personnalités convoquées ayant pu, par le passé, se soustraire à cette obligation.

Selon l’exposé des motifs, ce nouveau règlement intérieur s’inscrit dans la volonté d’outiller davantage les députés afin qu’ils puissent exercer pleinement leurs missions. Il vise à renforcer le rôle du Parlement en matière de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, conformément aux dispositions de la Constitution sénégalaise.

Cette réforme est également perçue comme un signal fort en faveur de la transparence et de la redevabilité. Elle place les députés au cœur de la vie démocratique, en leur donnant les moyens de vérifier plus efficacement la gestion des affaires publiques et de rendre des comptes aux citoyens. Elle traduit ainsi une volonté d’améliorer l’équilibre des pouvoirs et d’asseoir davantage l’autorité de l’Assemblée nationale dans le paysage institutionnel du pays.

En adoptant et en promulguant ce nouveau règlement, l’Assemblée nationale du Sénégal entend consolider son rôle de vigie démocratique et affirmer sa place dans l’architecture républicaine. Les prochaines commissions d’enquête parlementaire permettront de mesurer concrètement la portée de ce changement et de juger de sa capacité à instaurer une culture plus affirmée de responsabilité politique et institutionnelle.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°547 – 29/08/2025

🔴 FLOU FINANCIER AU MINISTÈRE DE LA FAMILLE : 160 MILLIONS F CFA ÉVAPORÉS
🔴 « L’AVENIR DU SÉNÉGAL ENTRE LE FMI ET LA FRANCE : OÙ EST LA RUPTURE PROMISE ? » : DELPHINE DIATTA S’INTTERROGE !

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / PUBLICATION DE LA LISTE DES « LIONS » : SADIO MANÉ DE RETOUR !
🔴 ZIGUINCHOR / JOJ DAKAR 2026 : L’ONCAV ET LE COJOJ MAIN DANS LA MAIN

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°546 – 28/08/2025

🔴 DÉTENTION DE BADARA GADIAGA, ABDOU NGUER ET CIE : LE DUO DIOMAYE-SONKO VILIPENDÉ À L’INTERNATIONAL
🔴 ABSENCE DE CONTRÔLE DANS LA GESTION DES CAISSES NOIRES OU FONDS POLITIQUES À COÛT DE MILLIARDS : BABACAR BA EXIGE DES COMPTES

🔴 BEACH SOCCER : AL SEYNI NDIAYE SIGNE AU MAROC
🔴 LISTE DES « LIONS » POUR LES ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL 2026 : FIN DU SUSPENSE AUJOURD’HUI

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°545 – 27/08/2025

🔴 INONDATIONS, RECUL DE PRÈS DE 6% DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE INTERNE : LE PEUPLE SOUFFRE, LES POLITIQUES HORS-SOL
🔴 VISITE DU FMI AU SÉNÉGAL : LA CROISSANCE HORS HYDROCARBURES À 3,1%

🔴 CHAN 2025 : LE SÉNÉGAL ÉLIMINÉ PAR LE MAROC AUX TIRS AU BUT
🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 : SÉNÉGAL VS SOUDAN REPORTÉ

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°544 – 26/08/2025

🔴 ÉLECTION D’ABASS FALL À LA MAIRIE DE DAKAR : « QUI A TRAHI ? » S’INTERROGE BOUGANE
🔴 MAMADOU SY TOUNKARA CONVOQUÉ À LA DIVISION SPÉCIALE DE LA CYBERSÉCURITÉ : UNE CHASSE AUX VOIX DISCORDANTES ?

🔴 ÉLECTION D’ABDOULAYE FALL À LA TÊTE DE LA FSF : MADY TOURÉ DÉPOSE UN RECOURS
🔴 PHASES NATIONALES 2025 (8ES) : CAMPEMENT GUINGUINÉO SURCLASSE BOKK JOM

Dakar a un nouveau maire : Abass Fall élu, Barthélémy Dias définitivement écarté

Le Conseil municipal de Dakar a tranché ce lundi 25 août. À l’issue d’un scrutin serré mais décisif, le ministre Abass Fall a été élu nouveau maire de la capitale sénégalaise. Porté par le bulletin jaune, il a obtenu plus de 45 voix, devançant nettement la mairesse par intérim Ngoné Mbengue, créditée de 30 voix. Les deux autres candidats en lice, Daouda Guèye et Mohamet Massamba Seye, se sont partagé le reste des suffrages.

Cette victoire confirme l’ancrage politique d’Abass Fall, cadre du Pastef, qui avait mené depuis plusieurs semaines un intense travail de terrain auprès des conseillers municipaux. Elle marque aussi la fin d’une période de flottement à la tête de la ville, après la révocation de Barthélémy Dias.

Quelques minutes seulement après ce vote, un autre épisode est venu sceller définitivement l’avenir politique de l’ancien édile. Selon la RFM, la Cour suprême a rejeté son recours introduit pour contester sa révocation. Ce verdict coupe court à ses dernières tentatives judiciaires de retrouver son fauteuil perdu.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°543 – 25/08/2025

🔴 REVENUS DU PÉTROLE ET DU GAZ EN DESSOUS DES 700 MILLIARDS F CFA ATTENDUS SOUS MACKY SALL : DE L’EUPHORIE À LA DÉCEPTION
🔴 « TOUS CEUX QUI METTRONT LES PIEDS DEMAIN À LA VILLE DE DAKAR POUR L’ÉLECTION SONT DANS L’ILLÉGALITÉ » : BARTH’ AVERTIT !

🔴 AFROBASKET / TROISIÈME BRONZE CONSÉCUTIF POUR LES « LIONS » : LA SOIF DE L’OR S’INTENSIFIE
🔴 ZIGUINCHOR / PHASES NATIONALES : ENTENTE DEGGO-TALLY PASSE EN QUARTS FACE À JALOORE

Soutien à la Palestine : le député Amadou Ba exhorte l’État du Sénégal à prendre des mesures fortes contre Israël

Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, a exprimé ce dimanche à Dakar un soutien ferme au peuple palestinien lors d’une marche organisée en solidarité avec Gaza. Dans un discours empreint d’émotion et de fermeté, il a appelé l’État du Sénégal à adopter des mesures radicales contre Israël, qu’il accuse d’orchestrer un génocide en Palestine.

« Nous exhortons le gouvernement sénégalais à prendre les mesures les plus fortes contre l’établissement d’Israël au Sénégal. Tous les pays, comme le recommande la Cour internationale de justice, doivent exiger le boycott de tous les produits issus des colonies », a déclaré le parlementaire devant la foule mobilisée pour la cause palestinienne.

Amadou Ba n’a pas mâché ses mots en qualifiant la situation à Gaza de crime contre l’humanité planifié et exécuté par les autorités israéliennes. Selon lui, le Premier ministre israélien « est un criminel de guerre » qui œuvre à « tuer des milliers d’enfants, de bébés et de femmes » dans le seul but de transformer Gaza en « lieu de villégiature, avec des hôtels et des boîtes de nuit ».

Le député a mis en garde contre l’inaction de la communauté internationale face à ce drame. Il a décrit ce qu’il appelle « un plan de génocide savamment orchestré », reposant sur le blocus, la privation de nourriture et les attaques ciblées contre des civils regroupés dans des points de distribution. « Si nous laissons ce qui se passe en Palestine prospérer, si nous laissons l’extermination des Gazaouis continuer, la barbarie qui se joue à Gaza se produira ailleurs. L’histoire est toujours tragique quand elle se répète », a-t-il martelé.

Rappelant les avis consultatifs de la Cour internationale de justice en 2003 et en juillet 2024, ainsi que les recommandations de la Cour pénale internationale, Amadou Ba a dénoncé l’absence de sanctions concrètes contre Israël. Ces instances avaient demandé l’arrêt immédiat de la colonisation, de la déportation des civils et de toute politique empêchant la création d’un État palestinien viable. « Aucune sanction n’a été prise », a-t-il regretté, estimant que ce silence complice fragilise le droit international.

Dans une conclusion solennelle, le député a insisté sur la portée universelle du drame palestinien. « Si en 2024 un génocide se produit sous nos yeux, ne nous étonnons pas demain que d’autres conflits surgissent. Ce qui se joue à Gaza, c’est l’avenir de notre humanité, c’est la paix entre les nations et le respect des règles minimales qui garantissent notre dignité humaine », a-t-il affirmé.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°542 – 23 ET 24/08/2025

🔴 RECUL DE 31% DE LA CRÉATION D’ENTREPRISES AU T2 2025 : SIGNE D’UN CLIMAT D’INCERTITUDE ?
🔴 REQUÊTE DE BARTHÉLÉMY DIAS : LA COUR SUPRÊME TRANCHE LE 25 AOÛT

🔴 PUBLICATION DU PROCÈS VERBAL DES ÉLECTIONS DE LA FSF : ABDOULAYE FALL OFFICIELLEMENT PRÉSIDENT !
🔴 ÉLIMINATOIRES CDM 2026 / STADE LSS EN ATTENTE D’HOMOLOGATION : LE SÉNÉGAL JOUERA LE SOUDAN À DIAMNIADIO

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°541 – 22/08/2025

🔴 RÉTENTION DES PASSEPORTS, RENDEZ-VOUS GELÉS LORS DES PROCÉDURES D’OBTENTION DE VISA POUR LA FRANCE : À QUOI JOUE LE CONSUL GÉNÉRAL ?
🔴 SANCTIONS DE L’ADMINISTRATION TRUMP CONTRE LA CPI : MAME MANDIAYE NIANG STOÏQUE !

🔴 SIGNATURE CHEZ SLAVIA PRAGUE : YOUSSOUPHA MBODJI DANS LA COUR DES GRANDS
🔴 PRIMES CHAN 2025 : 290 MILLIONS F CFA GARANTIS AUX « LIONS »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°540 – 21/08/2025

🔴 REBEUSS / BAL DES VISITES À BADARA GADIAGA : LA PRISON DEVENUE LIEU DE PÈLERINAGE
🔴 SANCTIONS AMÉRICAINES CONTRE DES MAGISTRATS : LA CPI DÉNONCE UNE ATTEINTE À SON INDÉPENDANCE

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DOMINE LE NIGERIA ET FILE CONTRE LE MALI
🔴 PHASES NATIONALES CASAMANCE 2025 : L’ONCAV SALUE LE BILAN À MI-PARCOURS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°539 – 20/08/2025

🔴 « ASER-GATE » / « OBSTINATION D’UN GOUVERNEMENT À MAINTENIR LE VOILE SUR UN DÉTOURNEMENT POTENTIEL DE 37 MILLIARDS F CFA » : TAS DÉCIDÉ À FAIRE ÉCLATER LA VÉRITÉ
🔴 « CROISSANCE DE FAÇADE, FINANCES FRAGILISÉES » : GUEUM SA BOPP MET À NU LES TARES DU GOUVERNEMENT

🔴 COURONNEMENT DE SITEU POUR LE TITRE D’EMPEREUR APRÈS SA VICTOIRE CONTRE BALLA GAYE : AL BOURAKH DÉFIE-T-ELLE L’AUTORITÉ DU CNG ?
🔴 CHAN 2025 / NUL FRUSTRANT CONTRE LE SOUDAN : LE SÉNÉGAL TERMINE DEUXIÈME

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°538 – 19/08/2025

🔴 MONTÉE DES EAUX DU FLEUVE SÉNÉGAL : BAKEL GUETTÉE PAR LE DÉLUGE
🔴 PROPOSITION DE 100 MILLIONS F CFA À Me CIRÉ CLÉDORE LY POUR SA DÉFENSE : LE CAMP FARBA COUPE COURT AUX RUMEURS

🔴 AFROBASKET 2025 / LE SOUDAN DU SUD ÉLIMINÉ : LE SÉNÉGAL FILE EN QUARTS DE FINALE
🔴 CHAN 2024 : Sénégal–Soudan, une finale pour la première place du groupe D

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°537 – 18/08/2025

🔴 L’ALERTE DE BOUGANE SUR LE DANGER D’UN ÉTAT QUI CONSOMME AU LIEU D’INVESTIR : « UNE CROISSANCE EN TROMPE-L’ŒIL »
🔴 MOBILISATION À PARIS / « DÉFENSE DE L’ÉTAT DE DROIT ET DE LA DÉMOCRATIE » : LA DIASPORA UNIE POUR BADARA GADIAGA

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 / SÉNÉGAL – SOUDAN DU SUD : DUEL DES AMBITIONS !
🔴 IDÉES : GRAND FRÈRE CHEIKH SECK, FOCUS SUR VOTRE TRAVAIL, LA HAINE EST LE TRIBUT QUE L’ENVIE PAIE AU MÉRITE (Par Mbaye Jacques Diop)

Finances publiques : un premier semestre 2025 encourageant, porté par les hydrocarbures

Le ministère des Finances et du Budget a rendu public son rapport trimestriel d’exécution budgétaire pour le deuxième trimestre 2025. Ce document, très attendu, dresse un état des lieux des finances publiques sénégalaises à mi-parcours de l’année, dans un environnement international contrasté marqué par un ralentissement économique aux États-Unis, une reprise en Zone euro et un dynamisme soutenu des économies émergentes, en particulier la Chine.

Une croissance exceptionnelle tirée par les hydrocarbures

Au plan national, les chiffres confirment une embellie. Le Produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 12,1 % au premier trimestre 2025, principalement grâce au démarrage effectif de l’exploitation pétrolière et gazière. Cette dynamique rejaillit sur les recettes de l’État, en forte progression.

Recettes : des performances notables

À fin juin 2025, les ressources du budget général atteignent 4 474,1 milliards de FCFA, soit 43,1 % des prévisions de la Loi de Finances rectificative (10 384,5 milliards).

Les recettes budgétaires s’élèvent à 2 226,3 milliards de FCFA, représentant 47,7 % de l’objectif annuel. Elles progressent de 8,5 % par rapport à la même période en 2024, signe d’une meilleure mobilisation fiscale et d’une activité économique plus soutenue.

Les impôts directs affichent un taux de réalisation de 60,3 % (913,9 milliards), dont 392,3 milliards proviennent de l’impôt sur les sociétés. Les impôts indirects génèrent 1 074,2 milliards. Les recettes non fiscales atteignent 116,6 milliards, soit 41,2 % des prévisions. Les dons budgétaires restent très limités (19,3 milliards, 8 % de la cible), confirmant une dépendance accrue aux ressources internes.

Parallèlement, les ressources de trésorerie mobilisées s’élèvent à 2 247,8 milliards de FCFA, dont l’essentiel provient des marchés bancaires et financiers (1 677 milliards). Les prêts-programmes, en revanche, peinent à décoller (20,7 milliards, soit 3,5 % de l’objectif).

Dépenses : le poids du fonctionnement

Les dépenses globales du budget général s’élèvent à 2 814,6 milliards de FCFA (41,9 % des prévisions annuelles).

Les dépenses de fonctionnement dominent avec 2 232,7 milliards (50,4 %), tirées par les transferts courants (844,9 milliards) et une masse salariale en progression de 3,3 % (724,1 milliards). Les dépenses en capital restent modestes, atteignant seulement 581,9 milliards (30,1 %), un niveau jugé insuffisant pour soutenir la transformation structurelle de l’économie.

S’y ajoutent les charges de trésorerie (1 490,4 milliards), largement absorbées par le service de la dette (1 331,2 milliards) et l’apurement des arriérés extérieurs (138,6 milliards).

Déficit et financements : une couverture maîtrisée

Le déficit budgétaire est évalué à 588,3 milliards de FCFA à fin juin, soit 34,7 % de la cible annuelle (1 695,9 milliards). Les financements mobilisés ont permis de couvrir non seulement ce déficit, mais aussi les charges de trésorerie, avec un rapport de couverture de 1,08, signe d’une gestion budgétaire jugée prudente.

Retraites et organismes publics : des résultats contrastés

Le Fonds National de Retraite (FNR) dégage un excédent de 13,2 milliards, porté par une hausse du nombre de cotisants (+11 872).

En revanche, les 160 organismes publics suivis affichent une exécution encore faible : sur un budget global de 1 458,9 milliards, seulement 435,6 milliards ont été consommés (29,9 %). Leur endettement reste préoccupant, atteignant 820,3 milliards, dont 536,3 milliards auprès des banques. Le Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA) concentre à lui seul 512,1 milliards de cette dette.

Inondations à Thiaroye : Bassirou Diomaye Faye promet des mesures immédiates et des solutions durables

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce samedi à Thiaroye, dans la banlieue dakaroise, pour constater de visu l’ampleur des dégâts causés par les fortes pluies. Cette zone, parmi les plus touchées par les inondations, vit des heures difficiles, avec des habitations submergées et un cimetière totalement envahi par les eaux.

« J’étais venu à Thiaroye pour constater, par moi-même, la situation difficile que vivent les populations. Nous sommes devant le constat que les eaux sont un peu partout dans les habitations et que le cimetière aussi est totalement inondé », a déclaré le chef de l’État.

Face à l’urgence, Bassirou Diomaye Faye a annoncé le renforcement des mesures déjà en cours, notamment le pompage à grande échelle pour soulager les sinistrés. Il a indiqué qu’une réunion s’était tenue dans la journée autour du Premier ministre afin de coordonner les actions sur le terrain, tout en précisant que ces interventions restent, pour l’instant, des mesures d’atténuation.

Au-delà de la gestion immédiate de la crise, le président a insisté sur la nécessité de solutions durables. Thiaroye, Bargny, Mbao et Palmarin, en plus des inondations, sont confrontés à l’érosion côtière qui menace l’habitat et les infrastructures. « Beaucoup de maisons sont de plus en plus menacées et une bonne partie a déjà été prise par les eaux », a regretté le président.

Il a ainsi annoncé la restructuration de certains quartiers afin de mieux organiser l’habitat et de mettre en place un système d’assainissement efficace.

Par ailleurs, le ministère de l’Environnement travaille sur un vaste programme de digues de protection le long de la façade maritime, couvrant les zones de Thiaroye, Bargny, Mbao, mais aussi Mbour, Joal et Palmarin. « Nous sommes en train d’y travailler avec des partenaires et, dans les prochains jours, le ministère de l’Assainissement va diffuser le plan quinquennal, en rappelant ce qui a déjà été fait », a ajouté Bassirou Diomaye Faye.

Météo : fortes pluies et orages annoncés sur plusieurs régions, vigilance en mer

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a publié un nouveau bulletin annonçant des précipitations soutenues ce vendredi entre 18 heures et minuit. Selon les prévisionnistes, des pluies intermittentes, parfois modérées à fortes, toucheront le littoral, en particulier Dakar, Thiès, Mbour et les Îles du Saloum.

Dans les régions de Ziguinchor, Cap-Skirring, Kaolack et Kaffrine, les averses attendues devraient être faibles à modérées. Plus au nord, la Grande Côte, de Saint-Louis à Cayar, sera exposée à des orages accompagnés de pluies modérées à fortes, tout comme le centre-ouest (Kébémer, Louga), le sud (Kédougou, Kolda, Sédhiou) et l’est du pays (Tambacounda, Bakel).

Sur le reste du territoire, les habitants pourraient également connaître des averses éparses.

L’ANACIM alerte par ailleurs les pêcheurs et usagers de la mer sur un risque accru de mer agitée lié aux fortes pluies attendues le long du littoral sénégalais. Elle recommande donc la plus grande prudence dans les zones côtières au cours des prochaines heures.

Hydrologie : le risque de débordement plane sur les fleuves Gambie et Sénégal

Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a lancé une alerte ce vendredi concernant la montée préoccupante des eaux des fleuves Gambie et Sénégal. Selon les données recueillies par les stations hydrométriques, plusieurs zones basses pourraient être menacées par des débordements si la tendance actuelle se poursuit.

Le fleuve Gambie connaît une hausse particulièrement inquiétante. À Kédougou, les mesures indiquent un passage de 3,95 mètres, relevés jeudi 14 août, à 6,40 mètres vendredi 15 août à 16 heures. La cote d’alerte étant fixée à 7 mètres, le seuil critique pourrait être atteint dans les prochaines heures si les pluies se maintiennent.

Le fleuve Sénégal évolue quant à lui de façon plus progressive, mais reste sous haute surveillance. À Bakel, le niveau des eaux est passé de 8,09 à 8,29 mètres, alors que la cote d’alerte est de 10 mètres. À Matam, la montée est également perceptible avec un passage de 6,43 à 6,77 mètres pour une cote fixée à 8 mètres. Le ministère estime que la persistance de la situation pluvio-orageuse pourrait entraîner l’atteinte du seuil critique à Matam et Bakel, avec des débordements localisés, en particulier dans les zones basses.

Face à cette évolution, les autorités appellent les populations riveraines et les acteurs économiques installés aux abords des fleuves à observer une vigilance accrue. Le ministère recommande de prendre toutes les précautions nécessaires afin de limiter d’éventuels dégâts liés à une crue ou à un débordement des cours d’eau.

Cette alerte rappelle l’importance d’un suivi permanent de la dynamique hydrologique, alors que la saison des pluies atteint son intensité maximale et que les risques d’inondations se multiplient dans plusieurs régions du pays.

Magal 2025 : Serigne Mountakha appelle à la foi, au travail et à l’autonomie de la communauté mouride

Touba, capitale spirituelle du mouridisme, a accueilli le Grand Magal 2025 dans une atmosphère de foi intense et de mobilisation exceptionnelle. Des dizaines de délégations venues de l’étranger et la quasi-totalité du gouvernement sénégalais, conduit par le ministre de l’Intérieur Jean Baptiste Tine, ont pris part à la cérémonie officielle.

Comme à l’accoutumée, c’est par la voix de son porte-parole, Cheikh Bass Abdou Khadre, que le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a transmis son message aux fidèles. Il a salué la forte participation des pèlerins venus de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora, ainsi que la présence massive des autorités étatiques. Le khalife a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, pour l’intérêt particulier qu’il accorde à la cité de Touba. Ses salutations ont également été adressées aux foyers religieux et à l’ensemble des partis politiques, quelle que soit leur obédience, soulignant ainsi l’unité nationale qui se manifeste autour de ce rendez-vous religieux majeur.

Le porte-parole est revenu sur le retard accusé dans le démarrage de la cérémonie officielle, imputé à de fortes pluies tombées à l’aube. Les eaux pluviales ayant inondé plusieurs rues de la ville, les déplacements des invités ont été ralentis, entraînant un décalage du programme initial. Cet incident a, selon lui, mis en lumière les défis persistants auxquels Touba reste confrontée, notamment sur le plan des infrastructures et de la gestion des inondations.

Dans le fond de son message, Serigne Mountakha a exhorté les fidèles à se conformer pleinement aux prescriptions divines et à adorer Dieu avec sincérité. Il a insisté sur le culte du travail, pilier fondamental du mouridisme, rappelant que les compagnons de Serigne Touba n’ont jamais laissé leur engagement religieux affaiblir leur ardeur au travail. Le khalife a mis en garde contre les influences extérieures susceptibles de détourner les disciples de leurs convictions profondes, appelant chacun à rester ferme dans sa foi et dans son engagement spirituel.

Le Grand Magal 2025 s’est également distingué par une affluence record. Alors que l’édition 2023 avait rassemblé environ 5,8 millions de pèlerins, les estimations pour cette année atteignent 6,5 millions de participants, confirmant ainsi la dimension exceptionnelle de l’événement sur la scène religieuse internationale. Cheikh Bass Abdou Khadre a rappelé à cette occasion la résilience de Serigne Touba, qui, de retour d’exil, avait choisi de pardonner à tous malgré les épreuves endurées, et n’avait jamais cherché refuge ailleurs qu’auprès de Dieu. Il a également souligné la puissance spirituelle des écrits du fondateur de la confrérie, capables d’élever moralement et spirituellement toute personne qui s’y attache.

Enfin, le message du khalife s’est conclu par un appel à investir dans les projets structurants initiés à Touba. Parmi eux, la rénovation de la grande mosquée occupe une place prioritaire, avec un coût estimé à près de 100 milliards de francs CFA. Serigne Mountakha a insisté sur la nécessité pour les mourides de préserver leur autonomie et d’éviter toute dépendance extérieure, rappelant que l’aide d’autrui peut parfois compromettre l’indépendance que chaque disciple doit conserver intacte. Le chef religieux a également formulé des prières pour les victimes des accidents survenus durant le Magal, en exhortant la communauté à rester soudée face aux défis cruciaux qui se posent à la cité religieuse.

Grand Magal de Touba : le président Diomaye Faye adresse ses vœux à la communauté mouride

À l’occasion du Grand Magal de Touba, célébré ce mercredi à Diourbel, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a renouvelé ses vœux à l’ensemble de la communauté mouride, au Sénégal comme dans la diaspora.

« À l’occasion du Magal de Touba, je formule mes vœux les plus chaleureux à la communauté mouride du Sénégal et de la diaspora », a écrit le chef de l’État sur sa page Facebook.

Bassirou Diomaye Faye a également imploré Allah d’accorder à Serigne Mountakha Mbacké, khalife général des mourides, « une longue vie, une excellente santé et beaucoup de force pour continuer à guider les fidèles ».

Dans son message, il a souhaité pour le Sénégal « une paix durable », « une unité fraternelle » et « une prospérité partagée », en appelant à la préservation des valeurs de solidarité et de concorde.

Senum SA : un acteur de séries sénégalaises au cœur d’un scandale de détournement de plus de 46 millions F CFA

Serigne Saliou Ndiaye, 40 ans, visage familier du petit écran et « social media manager » à Sénégal Numérique (Senum SA), a été déféré hier au parquet pour accès frauduleux à un système informatique, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. L’affaire, révélée par le quotidien Libération, éclate après un audit interne lancé par le nouveau directeur général de l’entreprise, Isidore Diouf.

Avec le directeur administratif et financier, Bécaye Touré, ce dernier constate une inflation anormale des dépenses sur la ligne budgétaire « communication digitale ». Les vérifications montrent que la carte bancaire professionnelle aurait servi à des paiements personnels.

Face aux soupçons, Serigne Saliou Ndiaye se présente à sa hiérarchie le 25 juin 2025. Dans une déclaration manuscrite, il avoue avoir utilisé la carte depuis novembre 2024 pour un montant estimé à 21,1 millions F CFA, justifiant ses actes par des difficultés financières et un salaire jugé insuffisant (440 000 F CFA mensuels).

Mais l’audit externe mené avec la CBAO révèle une réalité plus lourde : les transactions frauduleuses remontent à janvier 2024, soit dix mois avant ses aveux, pour un préjudice réel de 46,39 millions F CFA. Les dépenses ciblées vont des abonnements à Netflix, YouTube Premium, Google Ads ou Canva, jusqu’à des achats de vêtements, cosmétiques et gadgets électroniques sur Alibaba et Shein, revendus via ses sites e-commerce Casciaono.shop et Zb-men.com.

Particulièrement, les paiements sur Yango représentent à eux seuls près de 16 millions F CFA, l’accusé affirmant qu’ils servaient à rémunérer des chauffeurs partenaires.

Devant les enquêteurs de la Dic, il reconnaît l’ensemble des faits et propose un remboursement intégral, allant jusqu’à suggérer un prêt bancaire pour solder la dette, tout en sollicitant le maintien de son poste. Mais au vu des accusations, l’issue judiciaire pourrait être bien moins clémente que les scénarios de fiction auxquels il est habitué.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°536 – 12 AU 17/08/2025

🔴 CONVERGENCE DE MILLIONS DE PÈLERINS À TOUBA : LE GRAND MAGAL VIBRE AUX QUATRE COINS DU GLOBE
🔴 GESTION DES INONDATIONS À TOUBA / « UN AUDIT S’IMPOSE » : NAY LEER RELANCE L’« ONAS-GATE »

🔴 AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DÉBUTE SA QUÊTE DU SIXIÈME TITRE FACE À L’OUGANDA
🔴 CHAN 2024 / SÉNÉGAL VS CONGO : LES « LIONS » EN MISSION QUALIFICATION

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°535 – 11/08/2025

🔴 40 MILLIARDS DE PLUS LÉVÉS SUR LE MARCHÉ FINANCIER DE L’UEMOA : LE SÉNÉGAL VIT À CRÉDIT RÉGIONAL
🔴 INONDATIONS À KAOLACK : THIOFFACK PRESQUE RAYÉ DE LA CARTE

🔴 ANGLETERRE : ISMAÏLA SARR OFFRE LE COMMUNITY SHIELD À CRYSTAL PALACE
🔴 DEMI-FINALE DU CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DE VOLLEYBALL / VICTOIRE DU CAMEROUN SUR LE SÉNÉGAL : FIN DU RÊVE U20 DAMES

Magal 2025 : Cheikh Bassirou Mbacké dénonce le faible investissement de l’État à Touba malgré son poids spirituel

La cérémonie d’évaluation finale du Grand Magal de Touba, qui s’est tenue ce samedi, a réuni le ministère de l’Intérieur et le Comité d’Organisation autour d’un bilan de l’édition 2025. L’occasion a été marquée par une intervention de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, qui a rappelé la portée historique et spirituelle de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Il a évoqué les épreuves, complots et persécutions auxquels le saint homme a été confronté, avant que son parcours ne se conclue par un acte de pardon universel, symbole de grandeur et d’élévation spirituelle.

Saluant la présence et l’engagement du ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, Serigne Bassirou Mbacké a souligné que l’État avait respecté ses engagements pris dans le cadre de la préparation de l’événement. Il a toutefois tenu à revenir sur l’héritage de Serigne Touba, rappelant que son combat allait au-delà de la religion, puisqu’il visait à libérer l’homme noir, à restaurer sa dignité et à le décomplexer face aux injustices de l’époque.

À ce titre, il a vivement réagi contre les propos de certains qui qualifient les populations de Mbacké et de Touba d’analphabètes. Pour lui, une telle perception trahit une méconnaissance profonde de la réalité, puisque les daaras, piliers de l’éducation coranique, transmettent un savoir riche et structuré, contribuant à la formation intellectuelle et morale des habitants.

Sur le plan des infrastructures et du développement, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a exprimé un certain regret quant au niveau d’investissement de l’État à Touba. Selon lui, en dehors du projet autoroutier, les financements publics n’ont pas atteint les 100 milliards de francs CFA, une somme qu’il juge dérisoire face aux besoins de la ville et à sa contribution à l’histoire nationale. Il a comparé cette enveloppe à celle destinée à Dakar, où plus de 2 000 milliards de francs CFA sont investis, dénonçant une disparité qu’il estime injuste.

En conclusion, il a appelé à un rééquilibrage des priorités d’investissement, estimant que Touba mérite une attention proportionnelle à son importance spirituelle, historique et socio-économique pour le Sénégal et, plus largement, pour la communauté noire.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°534 – 09 ET 10/08/2025

🔴 KÉDOUGOU / PLUS DE 28 TONNES D’OR ATTENDUES PAR DIAMBA SUD : L’OR COULE À FLOT
🔴 OPÉRATION « FENDI » AVANT LE MAGAL : L’EAU SERA-T-ELLE DOMPTÉE ?

🔴 AFROBASKET MASCULIN 2025 : LA LISTE DES 12 DE NGAGNE DESAGANA DIOP CONNUE
🔴 CLASSEMENT FIFA FÉMININ : LE SÉNÉGAL PROGRESSE MAIS STAGNE À LA 81ᵉ PLACE

Mbacké : la toiture du stade municipal s’arrache et fait plusieurs blessés

Un violent coup de vent suivi d’une forte pluie a provoqué un grave incident, ce jeudi soir, au stade municipal de Mbacké. Peu avant 21 heures, une partie importante de la toiture en zinc s’est envolée, endommageant partiellement la tribune et semant la panique parmi les personnes présentes. Selon les premières informations recueillies sur place, plusieurs blessés ont été signalés, même si le nombre exact et la gravité des cas restent à préciser.

Les secours sont rapidement intervenus, mobilisant pompiers et équipes médicales pour prendre en charge les victimes et sécuriser le site. L’arrachement de la toiture, sous la violence des rafales, a provoqué un grand mouvement de foule. Des témoins, choqués, ont relayé sur les réseaux sociaux des appels à l’aide et des images montrant l’ampleur des dégâts.

Les intempéries n’ont pas seulement frappé Mbacké. À Touba, les mêmes rafales ont déraciné et endommagé plusieurs tentes dressées en face de la grande mosquée, en prévision du Grand Magal. Des structures installées pour accueillir les pèlerins ont été renversées, compliquant les préparatifs à moins d’une semaine de l’événement religieux.

Les autorités locales, en lien avec les services de sécurité et de protection civile, évaluent actuellement l’étendue des dégâts. Une enquête devra déterminer si la structure du stade nécessitait déjà des travaux de renforcement, ou si cet incident résulte uniquement de la violence exceptionnelle du vent.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°533 – 08/08/2025

🔴 PÉTITION À LA CEDEAO ACCUSANT DAKAR D’EXCLURE BANJUL DE L’EXPLOITATION DU PÉTROLE : SANGOMAR FAIT-IL DES JALOUX ?
🔴 VISITE À TOUBA : DIOMAYE CONQUERT LE CŒUR DU KHALIFE

🔴 EN ROUTE POUR L’AFROBASKET : LA MINISTRE DES SPORTS MOTIVE LES « LIONS »
🔴 PROCESSUS DE VALIDATION : LA FÉDÉRATION DE LUTTE FAIT LE TRI

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°532 – 07/08/2025

🔴 DYSFONCTIONNEMENT DES STATIONS DE POMPAGE À TOUBA : LA SENELEC ET L’ONAS SE RENVOIENT LA BALLE
🔴 CRÉATION D’UNE COMMISSION NATIONALE D’ACCÈS À L’INFORMATION : AVANCÉE OU ILLUSION DE TRANSPARENCE ?

🔴 MERCATO : WEST HAM S’INTÉRESSE À IDRISSA GUÈYE
🔴 ODCAV RUFISQUE (ZONE 3B) : THIAWLÈNE ET DEWOO DÉJÀ AU RENDEZ-VOUS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°531 – 06/08/2025

🔴 « ASER-GATE » / « TÔT OU TARD, LA LUMIÈRE SERA FAITE » : TAS TRAQUE LA VÉRITÉ
🔴 INSÉCURITÉ AU MALI : DAKAR RENFORCE SA FRONTIÈRE EST

🔴 CHAN 2024 : LE SÉNÉGAL DÉMARRE FORT FACE AU NIGERIA (1-0)
🔴 ARBITRAGE AFROBASKET 2025 : BABACAR NDIAYE CRIE AU SCANDALE

Moustapha Diakhaté dénonce une « guerre juridique » contre la liberté d’expression et accuse le procureur Ibrahima Ndoye de dérive autoritaire

À peine libéré après cinquante jours de détention à la prison de Rebeuss pour offense au chef de l’État, Moustapha Diakhaté a repris la parole avec une virulence qui marque une rupture nette avec le silence carcéral. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 5 août à Dakar, l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar a vivement accusé le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, et plus largement le Tribunal de grande instance de Dakar, de livrer une « guerre juridique » contre la liberté d’expression.

Dans une déclaration au ton frontal, Moustapha Diakhaté n’a pas mâché ses mots : « Le procureur Ibrahima Ndoye, c’est un parquet à double standard. Il est intransigeant avec l’opposition et indulgent avec le parti Pastef. Quand on voit ce genre d’action, c’est que ces magistrats-là trahissent la loi », a-t-il fustigé. Pour l’ancien parlementaire, le parquet agit comme un instrument politique, au mépris des droits fondamentaux garantis par la Constitution.

Poursuivi pour offense au chef de l’État, Diakhaté rejette l’accusation avec véhémence. « Moi qui défends la République et le président, on m’accuse de l’avoir offensé ? C’est honteux, c’est ridicule », a-t-il lancé. Il estime être la cible d’un acharnement personnel : « Le procureur a un problème avec moi, il se cache derrière le parquet pour le combattre. C’est indigne de sa fonction de magistrat. »

Évoquant son expérience carcérale, Moustapha Diakhaté n’a pas hésité à défier de nouveau le système judiciaire : « Si ma vie doit y rester, elle y restera. Je suis prêt à retourner en prison. J’ai été emprisonné deux fois. Ibrahima Ndoye doit savoir qu’il lui reste 998 mandats de dépôt s’il veut me faire taire, parce que jusqu’à 1000, je ne me tairai pas. » Des propos forts qui traduisent une volonté assumée de continuer son combat politique, malgré les risques.

Mais au-delà de sa situation personnelle, Diakhaté a élargi sa critique à la situation de la justice sénégalaise. Selon lui, poursuivre des citoyens pour avoir critiqué le président ou des magistrats est une dérive grave pour un État qui se veut démocratique. « Dans une démocratie, il ne peut pas y avoir de limite au droit des citoyens à critiquer ceux qui les gouvernent », a-t-il souligné, affirmant que la liberté d’expression doit s’exercer pleinement, même contre les plus hautes autorités.

L’ancien député n’a pas épargné non plus le parti présidentiel, le Pastef, qu’il accuse d’avoir trahi ses engagements. « Le Pastef avait promis aux Sénégalais qu’une fois au pouvoir, ils supprimeraient l’article 80, l’article 254… Ils ne l’ont pas fait. Ils ont menti aux Sénégalais. C’est parce qu’ils ont menti qu’on continue d’arrêter des gens pour offense au chef de l’État, ou pour des délits d’opinion », a-t-il déclaré, en appelant à une réforme urgente du droit pénal en matière de libertés publiques.

Cette sortie de Moustapha Diakhaté intervient dans un contexte politique marqué par de multiples arrestations de journalistes, militants et opposants, souvent poursuivis pour offense ou diffusion de fausses nouvelles. Elle relance le débat sur l’indépendance de la justice, la tolérance politique et l’effectivité des libertés fondamentales au Sénégal. Pour Diakhaté, une chose est claire : « Le Sénégal ne doit pas devenir un État où penser autrement conduit systématiquement en prison. »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°530 – 05/08/2025

🔴 EXPORTATIONS DE GRAINES D’ARACHIDE : BAISSE DE 1,7% DES RECETTES
🔴 INONDATIONS DANS LA RÉGION DE KAOLACK : LES POPULATIONS LAISSÉES À LEUR SORT

🔴 FSF / FOOT FÉMININ : AÏCHA HENRIETTE NDIAYE AUX MANETTES
🔴 FSF / ALIOU GOLOKO APRÈS SA DÉFAITE : « JE NE ME RETIRE PAS. JE ME REDRESSE »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°529 – 04/08/2025

🔴 INONDATIONS À TOUBA : FAILLES DANS LES OPÉRATIONS PRÉ-HIVERNAGE
🔴 PONCTION SUR LES SALAIRES DES GRÉVISTES DE LA JUSTICE : PAS LA BONNE FORMULE SELON NICOLAS NDIAYE

🔴 FSF / ABDOULAYE FALL : L’ESPOIR D’UN FOOTBALL PLUS UNI ET PLUS FORT
🔴 LUTTE / VICTOIRE SUR EUMEU SÈNE : FRANC POURSUIT SA SÉRIE D’INVINCIBILITÉ

Nicolas Ndiaye : « Le Pastef et son leader sont de véritables pyromanes »

Le député et secrétaire général de la Ligue Démocratique (LD), Nicolas Ndiaye, a vivement critiqué le parti Pastef et son leader Ousmane Sonko, les qualifiant de « véritables pyromanes ». Invité de l’émission Jury du dimanche (JDD) sur iRadio, ce dimanche 3 août, il a attaqué la méthode du gouvernement dans la présentation de son plan de redressement économique, dénonçant son éloignement des canaux institutionnels traditionnels.

Selon lui, le choix du Grand Théâtre pour exposer les grandes lignes de ce plan est une « mise en scène » qui court-circuite l’Assemblée nationale, pourtant censée être le lieu légitime pour un tel exercice. Nicolas Ndiaye a rappelé que le Premier ministre avait, dès le départ, manifesté son intention de s’adresser à un « jury populaire » plutôt qu’au Parlement. Une posture qu’il juge irrespectueuse envers les institutions républicaines.

Dans un ton très critique, il a reproché à Ousmane Sonko de chercher l’approbation de son cercle de partisans acquis à sa cause, au lieu d’engager un débat démocratique et pluraliste. « Le Grand Théâtre, c’était une mise en scène pour récolter des applaudissements. Il a rassemblé des gens qui lui sont favorables », a-t-il dénoncé.

La présence du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à cet événement a également été pointée du doigt. Pour Nicolas Ndiaye, en tant que garant de la Constitution, le chef de l’État n’aurait pas dû assister à cette présentation, qu’il considère comme une opération de communication partisane. Il voit dans cette présence une tentative de masquer des tensions internes au sommet de l’État et de « huiler » des relations fragilisées.

Sur le fond du plan de redressement, le député LD s’est montré dubitatif. Il a mis en doute la faisabilité de l’objectif fixé par le Premier ministre, qui prévoit de financer 90% du plan sans recours à l’endettement. Il estime que la méthode employée est irréaliste et vouée à l’échec. Mais surtout, il tient le Pastef et Ousmane Sonko pour responsables de la situation économique actuelle.

Selon lui, c’est l’attitude de confrontation permanente du parti au pouvoir qui a contribué à déstabiliser le pays. Il leur reproche d’avoir attaqué tous les piliers de la société : la justice, la presse, le président sortant, les partenaires internationaux comme le FMI, ou encore la société civile. « Ce sont des pompiers qui se présentent pour redresser l’économie, mais en réalité ce sont eux les pyromanes », a-t-il déclaré.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°528 – 02 ET 03/08/2025

🔴 « UN PLAN DE PUNITION COLLECTIVE, UN PLAN POLLUEUR » : MAMADOU DJIGO DÉMONTE LE « JUBBANTI KOOM »
🔴 CHAMBRE D’ACCUSATION FINANCIÈRE / MALADE ET AFFAIBLI : FARBA NGOM RESTE EN PRISON

🔴 PRÉSIDENCE LFA / « TOUS CEUX QUI ONT VOTÉ POUR MOI DOIVENT AUSSI LE FAIRE POUR ABDOULAYE FALL » : CONSIGNE DE VOTE DE THIERNO KOSSO DIANÉ
🔴 FENSCO 2025 / FINALE ATHLÉTISME : OULEYMATOU BA INCONTESTABLE SUR LE 100M

Plan “Jubbanti Koom” : Ousmane Sonko accuse le FMI et annonce la fin de la complaisance avec les bailleurs

Lors de la cérémonie de lancement du Plan de redressement économique et social baptisé “Jubbanti Koom”, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a profité de l’occasion pour adresser des critiques virulentes à l’encontre des partenaires financiers internationaux, en particulier le Fonds monétaire international (FMI). Dans un discours franc et sans langue de bois, il a tenu à rappeler que l’état actuel de l’économie sénégalaise n’est pas uniquement le fruit des politiques internes, mais également la conséquence directe de choix encouragés, soutenus ou tolérés par les bailleurs de fonds.

S’adressant à l’assistance venue écouter la présentation de ce plan présenté comme une nouvelle orientation économique, Ousmane Sonko a affirmé que les institutions financières internationales, qui semblent aujourd’hui faire preuve de compréhension face à la situation économique difficile du pays, ont pourtant contribué à cette même situation. Selon lui, leur silence complice ou leur soutien actif aux politiques de l’ancien régime ont engendré une dépendance structurelle, des déséquilibres financiers, et une perte progressive de souveraineté économique. « Si aujourd’hui nos partenaires accueillent et justifient le retard qu’il y a actuellement… Demandez le document. Tel ou autre document. Ils ont leur part de responsabilité sur la situation dont nous avons hérité », a-t-il martelé.

Le Premier ministre n’a pas ménagé le Fonds monétaire international, dont il a relativisé l’importance dans le processus de relance économique en cours. Pour Ousmane Sonko, il est illusoire de croire que le programme du FMI constitue une planche de salut pour l’économie sénégalaise. Il a révélé que les ressources générées par une simple mesure de taxation des jeux de hasard sont supérieures aux apports du FMI. Cette comparaison, volontairement provocatrice, vise à démontrer que le Sénégal peut mobiliser des ressources substantielles par ses propres moyens, sans s’endetter davantage ni dépendre continuellement de financements conditionnés.

Au-delà de la critique, le discours du Premier ministre portait un message de rupture et d’espoir. Il a défendu le Plan “Jubbanti Koom” comme une démarche de reconquête de la souveraineté économique, fondée sur la mobilisation des ressources internes, la réforme de la gouvernance publique, et une orientation résolue vers les besoins sociaux de la population. Pour Ousmane Sonko, ce plan représente une opportunité historique pour sortir d’un cycle de dépendance et poser les bases d’une croissance plus équitable, plus autonome, et plus respectueuse des priorités nationales. « Si nous croyons en nous, nous pouvons le faire », a-t-il lancé en guise de conclusion, invitant les Sénégalais à faire bloc autour de cette ambition.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°527 – 01/08/2025

🔴 « [LE PLAN DE REDRESSEMENT ÉCONOMIQUE DU GOUVERNEMENT] PEUT ÊTRE ATTAQUÉ DEVANT LA COUR SUPRÊME » : PAPE MALICK NDOUR RENVERSE LA MARMITE
🔴 LE CONCOURS GÉNÉRAL DANS L’AGENDA SÉNÉGAL 2050 : UNE BOUSSOLE DE L’EXCELLENCE

🔴 AFROBASKET FÉMININ / APRÈS ÉLIMINATION DES « ÉLÉPHANTES » : LES « LIONNES » PROCHES DU TITRE
🔴 FENSCO 2025 / LUTTE : FATICK ET KAOLACK, REINES DU SABLE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°526 – 31/07/2025

🔴 « REDRESSER LE SÉNÉGAL – LA VOIE ULTIME, SAUVER OU PÉRIR ! » : BOUGANE EN PREMIÈRE LIGNE
🔴 DEMANDE DE LIBÉRATION DE KHADIM BA : L’APPEL MUSCLÉ DE BIRANE YAYA WANE

🔴 AFROBASKET 2025 / BELLE VICTOIRE DES « LIONNES » CONTRE LE RWANDA : MARCHE TRIOMPHALE VERS LES QUARTS
🔴 ÉLECTION À LA FSF : EL HADJI DIOUF ET SALIF DIAO AU SECOURS D’AUGUSTIN SENGHOR

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°525 – 30/07/2025

🔴 LES DESSOUS DU GESTE DE KARIM WADE ENVERS BADARA GADIAGA : DU LOURD SE PRÉPARE !
🔴 L’ACCÈS À INTERNET POUR 1540 LOCALITÉS : UN DÉFI À 64 MILLIARDS F CFA

🔴 APRÈS SON ÉLECTION À LA TÊTE DE LA LIGUE PRO : BABACAR NDIAYE TEND LA MAIN À TOUTE LA FAMILLE DU FOOTBALL
🔴 CANDIDATE À LA PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION FÉMININE DE LA FSF : SEYNI NDIR SECK VEUT ALLER PLUS LOIN

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°524 – 29/07/2025

🔴 SAGA DES 20 MOISSONNEUSES-BATTEUSES : LE MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE APHONE
🔴 REBEUSS / VISITE SURPRISE DU Pr SERIGNE DIOP À BADARA GADIAGA : UN HOMMAGE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

🔴 AFROBASKET FÉMININ 2025 / LE SÉNÉGAL S’INCLINE FACE À L’OUGANDA : LA BATAILLE CONTINUE AUX BARRAGES
🔴 RALLIEMENT SURPRISE À LA LIGUE PRO : DJIBRIL WADE CHOISIT ABDOULAYE SOW

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°523 – 28/07/2025

🔴 LEVÉE DE 132 MILLIARDS F CFA PAR LE SÉNÉGAL DANS LE MARCHÉ DE L’UEMOA : LA DETTE PREND L’ASCENSEUR
🔴 MISE EN PLACE D’UNE CARTE DE SÉJOUR POUR LES MAURITANIENS : DU POPULISME SELON TAHIROU SARR

🔴 ZIGUINCHOR / PRÉSIDENCE DE LA FSF : AUGUSTIN SENGHOR : LE PARI DE L’EXPÉRIENCE

Carte de séjour pour les Mauritaniens : Tahirou Sarr dénonce une « posture populiste » et exige l’application équitable des lois

Le député Tahirou Sarr s’est prononcé sur le nouvel accord bilatéral signé entre le Sénégal et la Mauritanie, qui instaure une carte de séjour obligatoire pour les ressortissants mauritaniens souhaitant s’installer au Sénégal au-delà de trois mois.
Le président du parti Les Nationalistes estime qu’il s’agit davantage d’une « posture populiste » que d’une véritable politique migratoire cohérente et réfléchie. Selon lui, le Sénégal reste silencieux face à la présence de centaines de milliers, voire de millions d’étrangers vivant sur son territoire sans titre de séjour.
Tahirou Sarr appelle ainsi à une application rigoureuse et équitable des lois. Il exhorte également l’État à assurer la protection des Sénégalais établis à l’étranger, dans le respect de la réciprocité.

Depuis de nombreuses années, je demande l’application rigoureuse de la loi 71-10 du 25 janvier 1971 relative aux conditions d’admission, de séjour et d’établissement des étrangers au Sénégal. Cette législation, en vigueur depuis plus d’un demi-siècle, impose les mêmes obligations à tous les étrangers désireux de s’installer sur notre sol. Il faut l’appliquer sans exception.

Nous prenons acte de l’accord que le gouvernement vient de signer avec la Mauritanie pour encadrer le séjour des Mauritaniens au Sénégal et des Sénégalais en Mauritanie. Il est nécessaire de le préciser explicitement : cet accord, au-delà de sa présentation diplomatique, représente principalement une réaction à la politique de la Mauritanie et aux expulsions inacceptables de nos compatriotes.

Il s’agit plutôt d’une attitude populiste qu’une véritable politique migratoire bien pensée, car pendant que nous nous empressons de régulariser quelques milliers de Mauritaniens, nous restons muets face à des centaines de milliers voire des millions d’autres étrangers résidant au Sénégal sans titre de séjour, alors que leurs pays d’origine l’exigent pour nos concitoyens.

Je tiens à le rappeler clairement : la Réciprocité n’est pas un gage de Souveraineté. Un pays qui se respecte doit établir ses propres chartes, ses propres règles et sa propre stratégie politique, plutôt que de simplement reproduire ce que subissent ses citoyens ailleurs pour l’imposer sans discernement à ceux du pays en question. Une politique migratoire judicieuse ne consiste pas uniquement à identifier les étrangers: elle favorise également leur implication dans l’effort national, puisque tout étranger résidant sur notre territoire profite de notre sécurité, de nos hôpitaux, de nos établissements scolaires, de nos voies de circulation, de nos infrastructures et de notre aménagement urbain qu’il contribue parfois à saturer.

Ainsi, le titre de séjour sert également d’instrument économique et de justice contributive. Ma position est simple et constante : indépendamment de tout accord bilatéral, la Loi 71-10 doit être appliquée par le gouvernement à tous les étrangers sans distinction de nationalité. Quiconque séjourne plus de 90 jours au Sénégal doit être en règle, point final. En tant que Député, Président du parti JëL Liñu Moom/Les Nationalistes, je continuerai à rappeler que la dignité des Sénégalais ne se négocie pas. Nous exigeons que nos lois soient appliquées intégralement et que l’État protège nos compatriotes partout dans le monde, au-delà des effets d’annonce et des accords qui flattent mais ne règlent rien sur le fond.

Tahirou Sarr
Député, Président du parti JëL Liñu Moom/Les Nationalistes

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°522 – 26 ET 27/07/2025

🔴 « DETTE CACHÉE » : LE FMI PASSE AU CRIBLE LE RAPPORT MAZARS
🔴 REJET DE LA LOI PORTANT CONVOCATION DES MAGISTRATS À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : UN SIGNAL FORT SELON NDIAGA SYLLA

🔴 CHAN 2025 / MATCH AMICAL : L’OUGANDA SURPREND LE SÉNÉGAL

Révision du Règlement intérieur : Le Conseil constitutionnel retoque plusieurs articles, dont celui sur la convocation des magistrats

Le Conseil constitutionnel a tranché. Dans une décision rendue publique, la haute juridiction a censuré plusieurs dispositions de la loi organique n° 09/2025, récemment adoptée par l’Assemblée nationale et portant sur le nouveau Règlement intérieur. Cette réforme majeure visait à moderniser et à harmoniser les textes encadrant le fonctionnement de l’hémicycle, en remplaçant la loi organique n° 78-21 du 18 avril 1978 et la loi organique n° 2002-20 du 15 mai 2002, modifiée.

Le Conseil constitutionnel, saisi pour contrôler la conformité de cette loi organique à la Constitution, a validé la régularité de la procédure d’adoption de la loi. Toutefois, il a rejeté certains articles jugés contraires aux principes fondamentaux de l’ordre constitutionnel sénégalais. L’alinéa 2 de l’article 56, qui traitait de la convocation des magistrats devant l’Assemblée nationale, figure parmi les dispositions invalidées. Ce rejet est significatif, dans la mesure où il soulève la question sensible de l’équilibre entre les pouvoirs et la préservation de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Outre cet article, le Conseil constitutionnel a également déclaré non conformes l’alinéa 6 de l’article 60, l’alinéa 6 de l’article 111 et l’intégralité de l’article 134 de la nouvelle loi organique. Ces dispositions portaient notamment sur l’organisation interne de l’Assemblée nationale, la gestion de ses commissions et les modalités de saisine ou d’interpellation.

En revanche, certaines parties contestées du texte ont été jugées acceptables, à condition qu’elles soient interprétées conformément aux réserves émises par le Conseil. Ainsi, l’alinéa 5 de l’article 15, l’article 16, l’alinéa 5 de l’article 56 et l’alinéa 4 de l’article 57 ont été validés sous réserve d’interprétation, comme précisé dans les considérants 27, 29, 50 et 55 de la décision.

Toutes les autres dispositions du nouveau Règlement intérieur ont été déclarées conformes à la Constitution, ouvrant la voie à leur application dans le cadre du fonctionnement parlementaire.

Cette décision du Conseil constitutionnel intervient dans un contexte politique marqué par des tensions entre l’exécutif, le législatif et les institutions de contrôle. Elle rappelle les limites de l’initiative parlementaire lorsqu’elle touche aux fondements de la séparation des pouvoirs, et renforce le rôle du juge constitutionnel comme arbitre de l’équilibre institutionnel.

Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats
Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats
Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°521 – 25/07/2025

🔴 RAFALE D’ARRIVÉES DE MALIENS ET BURKINABÈ FUYANT LE CHAOS : BAKEL « ENVAHIE »
🔴 RECONNAISSANCE IMMINENTE DE L’ÉTAT PALESTINIEN : LA FRANCE FRANCHIT LE PAS

🔴 ZIGUINCHOR / PRÉSIDENCE DE LA FSF : 28 CLUBS DERRIÈRE ABDOULAYE FALL
🔴 COLLÈGES DES PRÉSIDENTS DES LIGUES RÉGIONALES DE FOOTBALL : JOUR DE VOTE CE SAMEDI

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°520 – 24/07/2025

🔴 AUGMENTATION DE 5,3% DES DÉPENSES PUBLIQUES EN UN AN : L’ÉTAT REFUSE DE SERRER LA CEINTURE
🔴 TRICHERIE AUX EXAMENS : DES INSTITUTEURS INTERPELLENT GUIRASSY

🔴 FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE LUTTE : LE PRÉSIDENT CHOISI EN NOVEMBRE
🔴 RÉINVENTION DU SPORT SÉNÉGALAIS : 11 INNOVATIONS EN MARCHE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°519 – 23/07/2025

🔴 AFFLUENCE RECORD À REBEUSS / BADARA GADIAGA : UN HÉROS ENTRE QUATRE MURS
🔴 L’EX-DG D’ANAMO CITÉ DANS UNE AFFAIRE DE 600 MILLIONS F CFA : MAODO MALICK MBAYE TOMBE

🔴 LSFP / CANDIDATURE DE MOHAMED DJIBRIL WADE : UN PROFIL QUI COCHE TOUTES LES CASES
🔴 CRÉATION D’UNE FÉDÉRATION NATIONALE : LA LUTTE SÉNÉGALAISE FRANCHIT UN CAP

Affaire Anamo : Maodo Malick Mbaye, ex-DG, placé sous mandat de dépôt dans un dossier de 600 millions FCFA

L’affaire de détournement présumé de fonds publics à l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (Anamo) franchit un nouveau cap. Ce jeudi 23 juillet 2025, Maodo Malick Mbaye, ancien directeur général de l’agence, a été placé sous mandat de dépôt, selon des informations révélées par Dakaractu. Il est au cœur d’une enquête portant sur un détournement présumé de 600 millions de francs CFA, une affaire qui remonte à la période du régime de l’ancien président Macky Sall.

Tout est parti d’une plainte déposée par l’actuel directeur général de l’Anamo, Omar Ndiaye. Cette initiative a déclenché une série d’arrestations ciblant plusieurs anciens responsables de l’agence, dont l’ex-directeur administratif et financier (DAF), déjà interpellé dans le cadre de la même affaire. Le scandale concerne une gestion financière jugée opaque, avec des soupçons de détournements massifs au détriment des finances publiques.

L’enquête judiciaire s’est accélérée ces dernières semaines, mettant à nu de possibles pratiques frauduleuses ayant affecté les caisses de l’Anamo. Le montant en question – 600 millions de FCFA – fait l’objet d’un audit et d’un examen minutieux par les autorités compétentes. Plusieurs documents comptables, signatures et bons de commande seraient au centre des investigations, afin de retracer la chaîne des responsabilités.

Mis en cause par son ancien directeur administratif et financier, Maodo Malick Mbaye s’était exprimé il y a quelques semaines depuis l’étranger, niant fermement toute implication. « Je n’ai posé aucun acte délictuel dans la gestion du dossier en question. S’il y a imitation de signature, le coupable est clairement identifié », avait-il déclaré, tout en rejetant l’idée d’être utilisé comme « bouc émissaire ».

Son retour au Sénégal et sa mise en détention préventive relancent l’affaire, que beaucoup suivent avec attention, tant elle soulève des interrogations sur la gestion passée d’organismes publics sous l’ancien régime.

Cette arrestation intervient dans un contexte politique marqué par une volonté de « rupture » prônée par les nouvelles autorités. Le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko a affiché sa détermination à faire la lumière sur la gestion des ressources publiques durant les années Macky Sall. De nombreux dossiers ont été rouverts, notamment dans les domaines de la gouvernance financière et des passations de marchés publics.

Le placement sous mandat de dépôt de Maodo Malick Mbaye ouvre désormais la voie à une possible mise en accusation formelle. La justice devra déterminer les responsabilités précises de chacun des acteurs impliqués dans cette affaire. L’opinion publique, de son côté, attend des réponses claires, dans un climat où les attentes en matière de reddition des comptes sont plus fortes que jamais.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°518 – 22/07/2025

🔴 « LE SÉNÉGAL NE SERA JAMAIS UNE DICTATURE DE TRANSITION » : BARTH’ DÉFIE LE TANDEM
🔴 KEUR MOUSSA / LE VICARIAT ET LA FAMILLE FILFILI ACCUSÉS DE SPOLIATION FONCIAIRE : LES HABITANTS DÉTERMINÉS À MOURIR POUR LEUR TERRE

🔴 ZIGUINCHOR / DON MÉDICAL DE 10 MILLIONS F CFA : NICOLAS JACKSON JOUR SOLIDAIRE
🔴 PRÉPARATIFS AFROBASKET FÉMININ 2025 : LE SÉNÉGAL S’INCLINE FACE AU MALI

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°517 – 21/07/2025

🔴 « INSULTEZ CEUX QUI INSULTENT OUSMANE SONKO », DIT LE MINISTRE DE L’ÉNERGIE, DU PÉTROLE ET DES MINES AUX MILITANTS DE PASTEF : ENCORE LUI !
🔴 CRISE DE GOUVERNANCE ET SÉQUELLES POST TRAUMATIQUES : ÉLIMANE KANE PRESCRIT UN PSY À SONKO

🔴 LUTTE : SITEU DÉCHIRE LE MYTHE BG2 !
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL : LES JUNIORS DU CASA SPORTS DÉCROCHENT LE TITRE

Règne bouleversé dans l’arène : Siteu détrône Balla Gaye 2 dans un duel historique

Ce dimanche 14 juillet 2025, l’Arène nationale a été le théâtre d’un bouleversement majeur dans le monde de la lutte sénégalaise. Dans un combat à haute tension, Siteu, l’enfant de Diamaguène, a infligé une défaite cinglante à Balla Gaye 2, ex-roi des arènes, marquant ainsi un tournant historique dans sa carrière et dans l’histoire de ce sport populaire au Sénégal.

L’événement, tant attendu par les amateurs de lutte, s’est ouvert dans une atmosphère électrique. Les tribunes étaient noires de monde, les chants fusaient, les tam-tams résonnaient, et tous attendaient de voir si le favori Balla Gaye 2 allait réaffirmer sa suprématie. Mais très vite, les choses ont pris une tournure inattendue. Siteu, d’habitude plus expressif dans la mise en scène que dans le combat lui-même, est apparu métamorphosé. Silencieux, concentré, presque froid, il a donné le ton dès les premiers instants.

Face à lui, Balla Gaye 2 semblait moins incisif. Attendu comme un lion prêt à rugir, il s’est montré prudent, presque hésitant. Était-ce la pression ? Une stratégie mal calculée ? Ou le poids des années ? Les premières minutes du combat ont installé le doute dans le camp de Guédiawaye. Siteu, lui, a patienté, analysé, et à la troisième tentative offensive, il a frappé fort. Un plaquage millimétré, exécuté avec une force maîtrisée, a suffi pour faire tomber le roi.

Le choc est brutal. Balla Gaye 2 au sol, l’arène explose. Les cris de joie des supporters de Siteu couvrent les lamentations du camp adverse. Aziz Ndiaye, figure historique de la lutte et proche du lutteur défait, n’a pas caché sa consternation. Ce regard perdu, fixé sur la poussière soulevée par la chute de Balla, symbolisait toute la détresse d’un empire qui vacille.

Mais ce n’est pas tout. Très vite, la rumeur court dans les gradins, alimentée par les réseaux sociaux : « Balla a été mystiquement atteint ». Certains refusent de croire à une défaite purement sportive. Des vidéos circulent, des hypothèses fusent, et la défaite prend une autre dimension dans l’imaginaire collectif. Pourtant, les faits sont clairs : Siteu a gagné sur le plan technique et tactique. Aucun artifice, aucune tricherie apparente, juste de la stratégie, de la force et une volonté de marquer son temps.

Cette victoire propulse Siteu dans une nouvelle dimension. De challenger spectaculaire, il devient désormais prétendant au trône. Il a fait tomber l’un des lutteurs les plus titrés de l’histoire moderne de l’arène sénégalaise. Plus qu’un succès personnel, c’est un signal fort envoyé à toute une génération de lutteurs : le temps du renouvellement est peut-être arrivé.

Balla Gaye 2, quant à lui, devra digérer cette défaite. Loin d’être un simple accident, elle pose des questions sur la suite de sa carrière. Peut-il revenir ? A-t-il encore l’envie, les moyens, le feu sacré ? Seul l’avenir le dira. Mais une chose est sûre : en ce 14 juillet 2025, un règne a vacillé et un autre a peut-être commencé.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°516 – 19 ET 20/07/2025

🔴 POSSIBLE DÉLOCALISATION DE LA MAISON DES NATIONS UNIES DE DIAMNIADIO : DÉSASTRE ÉCONOMIQUE ET DIPLOMATIQUE
🔴 JUSTICE À L’ARRÊT : L’ÉTAT SOMMÉ D’AGIR PAR LA RADDHO

🔴 FSF / CANDIDATURE À LA COMMISSION DU FOOTBALL FÉMININ : AÏCHA HENRIETTE NDIAYE S’EXPLIQUE
🔴 1ère ÉDITION MARATHON CASA RUN : ZIGUINCHOR ENTRE DANS LA COURSE !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°515 – 18/07/2025

🔴 RECONNAISSANCE DU MAGAL DE TOUBA AU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL DU SÉNÉGAL : BAMBA – LE MIROIR VIVANT !
🔴 CENTRE MÉDICO-SOCIAL DES DOUANES : BRAS DE FER AUTOUR DE LA MILITARISATION

🔴 AG ÉLECTIVE DE LA FSF : LES CLUBS APPELÉS AUX URNES LE 02 AOÛT
🔴 LUTTE / « SITEU AFFRONTE LE MEILLEUR DE TOUS LES TEMPS » : BALLA GAYE 2 ATTAQUE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°514 – 17/07/2025

🔴 ANNONCE D’UN COMITÉ SPÉCIAL POUR MATÉRIALISER LES CONCLUSIONS DU DIALOGUE NATIONAL : QUELLES SONT CES LOIS EN GESTATION ?
🔴 DOSSIERS BACHIR FOFANA ET MOUSTAPHA DIAKHATÉ : RETOUR DU DÉBAT SUR LE JUGE DES LIBERTÉS

🔴 LUTTE / « KULUNA », « MAFIA », « MANDAT DE DÉPÔT » : LES MOTS DÉSORMAIS BANNIS PAR LA POLICE
🔴 LSFP 2025-2026 : COUP D’ENVOI LE 11 OCTOBRE, CLAP DE FIN LE 6 JUIN

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°513 – 16/07/2025

🔴 BAISSE DE LA NOTE SOUVERAINE PAR S&P GLOBAL À B- : LE SÉNÉGAL DOS AU MUR
🔴 UN BAC SUR DEUX RATÉ, EFFECTIFS PLÉTHORIQUES À L’UNIVERSITÉ : L’ÉCHEC D’UN SYSTÈME

🔴 MERCATO : EL HADJI MALICK DIOUF S’ENVOLE POUR WEST HAM
🔴 COMBAT BALLA GAYE 2 VS SITEU : LE PARI OSÉ DE KHADIM SAMB !

S&P abaisse de nouveau la note de crédit du Sénégal à B- : l’alerte sur la dette se confirme

S&P Global Ratings a annoncé une nouvelle dégradation de la note souveraine du Sénégal, désormais ramenée à B-, un cran en dessous de la précédente évaluation. Il s’agit de la deuxième baisse en moins de cinq mois, une situation qui replace le pays en catégorie spéculative et traduit les inquiétudes croissantes autour de la soutenabilité de la dette publique.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par l’audit des finances publiques diligenté par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye. Les vérifications menées ont mis au jour un endettement bien plus élevé qu’initialement communiqué sous le régime précédent.

Selon les dernières données compilées par Barclays Plc, la dette publique sénégalaise aurait atteint 119 % du produit intérieur brut (PIB) en 2023, un seuil bien supérieur aux 99,7 % annoncés dans le cadre du premier audit financier publié récemment. Cette révélation a profondément modifié la perception des investisseurs et des agences de notation sur la solidité budgétaire du pays.

Dans son communiqué officiel, S&P a expliqué que « malgré des perspectives de croissance économique toujours solides et un potentiel important à moyen terme, la situation budgétaire du Sénégal est désormais plus contrainte. Cette vulnérabilité accrue rend les finances publiques beaucoup plus exposées à d’éventuels chocs économiques et financiers négatifs à l’avenir. » L’agence prévoit par ailleurs que la dette restera proche de 118 % du PIB en 2024, confirmant l’essoufflement des marges de manœuvre budgétaires.

Il faut rappeler que le Sénégal avait bénéficié au cours des dernières années d’un climat de confiance favorable, porté par d’importants projets d’infrastructures et des prévisions de recettes futures tirées notamment par l’exploitation des hydrocarbures offshore. Toutefois, ces anticipations optimistes se heurtent aujourd’hui à la réalité d’un endettement massif et d’un déficit structurel difficilement résorbé.

Le nouveau gouvernement, qui a fait de la transparence budgétaire et du redressement financier l’un de ses principaux chevaux de bataille, se retrouve face à un défi considérable : restaurer la crédibilité auprès des investisseurs, tout en poursuivant des engagements sociaux et économiques ambitieux.

La dégradation de la note de crédit risque de renchérir le coût des emprunts sur les marchés internationaux, dans un contexte où plusieurs échéances de remboursement se profilent. Pour de nombreux observateurs, cette situation souligne la nécessité urgente de réformes structurelles et d’un plan d’assainissement budgétaire approfondi, sans quoi le Sénégal pourrait se retrouver sous pression croissante de ses créanciers.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°512 – 15/07/2025

🔴 « L’EMPRISONNEMENT DE BADARA GADIAGA EST UN PAS DE PLUS VERS LA CONSTRUCTION D’UN PARTI-ÉTAT » : BOUGANE DÉCODE LES INTENTIONS DE SONKO
🔴 « IL N’Y A AUCUN CONFLIT ENTRE OUSMANE SONKO ET MOI » : QUELLE « STATESMANSHIP » DE DIOMAYE !

🔴 CAN FÉMININE : LES « LIONNES » S’ENVOLENT EN QUARTS
🔴 LIGUE FOOTBALL DE THIÈS : DSFA ET UNIVERSITÉ CLUB DE THIÈS EN N2 !

Badara Gadiaga placé sous mandat de dépôt : une inculpation lourde aux allures de tournant politique

Le chroniqueur vedette de l’émission Jakaarlo, Badara Gadiaga, a été placé ce lundi 14 juillet sous mandat de dépôt après sa présentation au parquet. Mais ce que beaucoup pensaient n’être qu’un énième épisode de tension entre presse et pouvoir a pris une tournure nettement plus grave. Selon Me Oumar Youm, l’un de ses avocats, Gadiaga est désormais inculpé pour « réception et sollicitation de dons, de moyens, dans le dessein de troubler l’ordre public et d’attenter à la sécurité de l’État », une accusation d’une extrême gravité dans le droit pénal sénégalais.

L’inculpation évoquée fait référence à des dispositions du Code pénal qui visent spécifiquement la sécurité intérieure de l’État. Elle va bien au-delà des charges initiales — diffusion de fausses nouvelles, offense à une autorité publique ou atteinte aux bonnes mœurs — que la presse évoquait jusque-là. Cette requalification place le dossier de Badara Gadiaga dans une toute autre dimension juridique : celle des affaires considérées comme sensibles pour la stabilité nationale.

« Cette accusation suppose une volonté de déstabilisation politique, ce que rien dans le dossier ne démontre à ce stade », a réagi Me Oumar Youm lors d’un point de presse tenu devant le Palais de justice de Dakar. « Nous sommes clairement face à une tentative de criminalisation du discours public et de la liberté d’expression. »

En l’état, l’inculpation rend difficile tout espoir de liberté provisoire à court terme. En effet, contrairement aux délits de presse qui peuvent bénéficier de mesures alternatives à la détention, l’infraction reprochée à Gadiaga est classée parmi celles considérées comme des crimes contre la sûreté de l’État. Elle est passible de lourdes peines pouvant aller jusqu’à dix ans de réclusion. La défense craint ainsi une longue détention préventive sans jugement, scénario de plus en plus fréquent dans les affaires à caractère politique.

« Il y a un climat de durcissement judiciaire qui inquiète. On fait de la prévention pénale contre des voix critiques », a poursuivi Me Youm, accusant implicitement les autorités d’instrumentaliser la justice pour museler certains profils médiatiques devenus dérangeants.

La personnalité de Badara Gadiaga, son franc-parler, et sa réputation de critique acerbe de la classe politique — en particulier de la coalition au pouvoir — ont rapidement donné à cette affaire une dimension politique. Sur les réseaux sociaux, les appels à sa libération se multiplient. Une mobilisation citoyenne est en cours pour dénoncer ce que certains qualifient déjà de « procès politique déguisé ».

Des figures de la société civile et des membres de l’opposition ont exprimé leur indignation. Pour eux, cette inculpation est une menace directe à la liberté d’expression dans un pays qui se targue pourtant d’une tradition démocratique.

La suite de la procédure dépendra de l’enquête en cours et des éléments matériels que le parquet compte verser au dossier pour étayer une telle accusation. Mais une chose est certaine : en inculpant Badara Gadiaga pour atteinte à la sécurité de l’État, les autorités judiciaires placent cette affaire au cœur d’un débat national sur les libertés publiques et les limites de la parole critique dans l’espace médiatique sénégalais.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°511 – 14/07/2025

🔴 « DIFFUSION DE FAUSSES INFORMATIONS MALVEILLANTES ET TENDANCIEUSES, NUISIBLES À L’IMAGE » : GSIE TECHNOLOGY BLANCHIT BADARA GADIAGA
🔴 RETOUR DE SONKO À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : UNE UTOPIE, SELON BARTH’

🔴 MONDIAL DES CLUBS : CHELSEA, TROP GRAND POUR PARIS (3-0)
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL CADETS : YES DE KAOLACK BAT GUELWAARS DE FATICK

Barthélémy Dias sur le retour de Sonko à l’Assemblée : une ligne rouge qu’il refuse de franchir

En déplacement en France ce week-end, Barthélémy Dias a livré une déclaration sans détour qui risque de raviver les tensions entre figures majeures de l’opposition sénégalaise. Le président du mouvement Sénégal Biñu Bokk, reçu par les membres de son organisation dans la diaspora, a réagi à l’annonce d’Ousmane Sonko qui, récemment, a affirmé envisager de retrouver son siège de député à l’Assemblée nationale.

Pour Barthélémy Dias, un tel scénario serait inacceptable, tant sur le plan moral que juridique. Prenant la parole devant son auditoire, il a exprimé sa position sans équivoque : « Je l’ai entendu dire qu’il peut retrouver son siège à l’Assemblée nationale du Sénégal. Laissez-moi vous dire que s’il fait son retour, alors je retrouverai également ma place à l’Assemblée nationale, car il a été définitivement condamné et, par conséquent, il n’a plus sa place à l’hémicycle. »

Cette déclaration fait écho à son propre passé judiciaire. Barthélémy Dias a rappelé qu’il avait lui-même été écarté du Parlement à la suite d’une décision de justice, estimant que le principe doit être le même pour tous, sans traitement de faveur. Selon lui, la condamnation définitive d’Ousmane Sonko devrait logiquement entraîner la perte de son mandat parlementaire et empêcher toute réinstallation dans son fauteuil de député.

Au-delà de cette question institutionnelle, l’ancien maire de Dakar a profité de son intervention pour répondre frontalement aux récentes critiques du Premier ministre. Ousmane Sonko avait en effet déclaré qu’au Sénégal, l’opposition n’existait plus, la qualifiant d’inexistante et incapable de peser sur les débats politiques. Ces propos n’ont manifestement pas été digérés par Barthélémy Dias qui, d’un ton ferme, a répliqué : « Il dit qu’au Sénégal il n’y a pas d’opposition. Il saura que nous sommes des acteurs politiques qui ont toujours privilégié le combat. »

Barthélémy Dias a conclu son allocution en annonçant qu’il reprendra le flambeau de la contestation dès son retour au Sénégal, laissant entendre qu’il n’entend ni céder le terrain politique ni laisser prospérer ce qu’il considère comme une injustice démocratique. Cette sortie marque un nouveau palier dans la rivalité désormais ouverte entre deux personnalités qui, hier encore, faisaient figure d’alliés dans la lutte contre le pouvoir en place.

Le bras de fer autour de la légitimité parlementaire et la capacité de l’opposition à exister dans l’hémicycle s’invite donc une fois de plus au cœur du débat public, alors que le pays traverse une phase politique incertaine et propice aux recompositions.

GSIE TECHNOLOGY dément tout lien avec Badara Gadiaga et dénonce des accusations « malveillantes »

L’entreprise sénégalaise GSIE TECHNOLOGY a publié, ce samedi 12 juillet 2025, un communiqué formel démentant tout lien avec le chroniqueur Badara Gadiaga.

Depuis quelques heures, des informations circulaient en ligne laissant entendre que la société de services numériques entretiendrait des relations avec M. Gadiaga, récemment placé sous le coup de poursuites judiciaires. Des allégations qualifiées de « totalement infondées » par l’entreprise.

GSIE TECHNOLOGY rappelle qu’elle agit exclusivement comme prestataire technique au profit des institutions de microfinance (IMF), des banques et des établissements de monnaie électronique, en fournissant une plateforme numérique visant à favoriser l’inclusion financière dans l’espace UEMOA et au-delà.

Dans sa mise au point, la société précise qu’elle :

– n’entretient aucune relation commerciale ou autre avec M. Badara Gadiaga ;

– ne détient aucun compte au nom de ce dernier ni de clients extérieurs au cadre strict de ses partenariats institutionnels ;

– exerce depuis près de trois décennies dans le secteur numérique sous la direction de son fondateur, M. Antoine Ngom, également président du regroupement du secteur privé du numérique de l’UEMOA.

« Nous dénonçons avec la plus grande fermeté la diffusion de fausses informations, malveillantes et tendancieuses, nuisibles à l’image de notre entreprise, de ses dirigeants, de ses partenaires et de ses clients », avertit GSIE TECHNOLOGY, qui se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces allégations.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°510 – 12 ET 13/07/2025

🔴 RETOUR DE PARQUET : BADARA GADIAGA, CHARGÉ À TOUT PRIX ?
🔴 NDIAGA SYLLA BARRE LA ROUTE DE L’ASSEMBLÉE À SONKO : LA JURISPRUDENCE DIAS BRANDI !

🔴 LUTTE / APRÈS LE COUP DONNÉ À ZARKO : SA THIÈS SANCTIONNÉ
🔴 AS BAMBEY : ABATALIB FALL REND LE TABLIER

Tribunal de Dakar : Badara Gadiaga bénéficie d’un retour de parquet

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, a bénéficié d’un retour de parquet après la présentation de son dossier au tribunal de Dakar. Son dossier a été transmis au doyen des juges pour instruction, signe que la procédure judiciaire se poursuit.

Initialement poursuivi pour « propos contraires aux bonnes mœurs » tenus lors de l’émission Jakaarlo Bi, Badara Gadiaga fait désormais face à de nouvelles charges. Selon des sources judiciaires, il est également visé pour « diffusion de fausses nouvelles » et « offense à une personne qui exerce une partie des prérogatives du chef de l’État ».

L’affaire, qui suscite une vive attention médiatique et une vague de réactions sur les réseaux sociaux, relance le débat sur la liberté d’expression et les limites de la critique publique au Sénégal. De nombreuses voix, issues de la société civile et du monde politique, continuent d’appeler à la libération du chroniqueur et dénoncent une « criminalisation de l’opinion ».

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°509 – 11/07/2025

🔴 « À 20 HEURES, IL N’Y AVAIT MÊME PAS TROIS PERSONNES LÀ OÙ IL Y AVAIT L’AUDITION » : L’« EFFACEUR » PERD SES MOYENS
🔴 ÉTATS-UNIS / 1689 SÉNÉGALAIS EN INSTANCE D’EXPULSION : DIOMAYE VA-T-IL DONNER BLANC-SEING ?

🔴 INLINE FREESTYLE 2025 / HERO BATTLE CUP : DAME FALL RESTE ROI DU FREE JUMP
🔴 LIGUE DE DAKAR : VICTOIRE D’ESPOIRS DE GUÉDIAWAYE SUR KUMBA LAMB

Ousmane Sonko hausse le ton : tolérance zéro face aux attaques médiatiques et mise en garde directe au Président Diomaye

Le Premier ministre Ousmane Sonko a décidé de rompre le silence et d’adopter une posture ferme. Agacé par ce qu’il qualifie de « climat médiatique nuisible et malsain », il a annoncé qu’il n’y aurait désormais plus aucune tolérance face aux attaques personnelles dont il se dit victime. Dans une déclaration musclée, il a dénoncé avec virulence les propos qu’il juge répétés et injustifiés à son encontre, accusant certaines plumes et voix médiatiques d’entretenir volontairement la confusion et la haine.

Prenant la parole sur un ton particulièrement offensif, Ousmane Sonko a mis en avant sa position institutionnelle et sa vie privée pour justifier cette nouvelle ligne de fermeté. Il a estimé qu’il était inadmissible, pour un homme investi de responsabilités nationales et internationales, d’être constamment la cible d’invectives et d’insultes publiques. « Pour quelqu’un qui est père d’un garçon en âge de se marier, qui a lui-même des épouses et assume d’importantes responsabilités en représentant le Sénégal à l’international, il est inadmissible d’être la cible d’individus proférant toutes sortes d’insanités », a-t-il dénoncé.

Le Premier ministre a ensuite dirigé ses flèches vers certains acteurs de la société civile, qu’il a désignés comme responsables d’une partie de cette escalade verbale. Sans détour, il les a qualifiés de « fumiers », estimant qu’ils avancent masqués derrière des causes prétendument citoyennes alors qu’ils poursuivraient en réalité des intérêts politiques. Sonko a prévenu que son gouvernement ne resterait plus passif face à ces attaques qu’il juge attentatoires à la dignité des institutions et à sa personne. « Quiconque pense que nous allons rester passifs face à ces agissements se trompe lourdement », a-t-il lancé.

Enfin, dans un avertissement qui n’est pas passé inaperçu, il a interpellé le président Bassirou Diomaye Faye en l’appelant à prendre ses responsabilités pour réguler la situation et faire cesser ce qu’il décrit comme des dérives médiatiques dangereuses pour la stabilité du pays. Ousmane Sonko a clairement signifié que, si des mesures concrètes n’étaient pas prises rapidement, il se réservait le droit d’agir lui-même. Il a conclu en comparant cette situation à celle des grandes démocraties, soulignant que « même dans les démocraties les plus avancées à travers le monde, ce genre de dérives ne serait jamais toléré ». Ces propos tranchants illustrent un tournant dans sa communication et laissent présager une intensification du bras de fer entre le gouvernement et certains segments de la presse et de la société civile.

Dernière minute – Nouvelle audition de Badara Gadiaga : des questions sur ses sources de revenus

Auditionné de nouveau ce jeudi par les enquêteurs, le chroniqueur Badara Gadiaga a été interrogé sur l’origine de ses ressources financières et l’existence présumée de sociétés à son nom, selon une source proche du dossier contactée par Le Dakarois.

L’audition, jugée tendue, a tourné court : Gadiaga aurait opposé un refus catégorique de répondre, en déclarant qu’il avait déjà signé son procès-verbal lors de sa précédente garde à vue.

Cette nouvelle convocation s’inscrit dans un contexte marqué par une vague d’interpellations d’activistes, journalistes et influenceurs, sur fond de tensions entre liberté d’expression et contrôle de l’espace public numérique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°508 – 10/07/2025

🔴 DE NOMBREUX SYMPATHISANTS, ACTEURS POLITIQUES ET MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DEVANT LA DSC : BADARA GADIAGA ASSOMME LES « 4000 CADRES »
🔴 CLIMAT PROPICE POUR LES INVESTISSEMENTS AMÉRICAINS : DIOMAYE SÉDUIT TRUMP

🔴 COUPE DE LA LIGUE : WALLY DAAN S’OFFRE UNE FINALE CONTRE L’AS PIKINE
🔴 CAN FÉMININE 2024 / PORTÉES PAR NGUÉNAR NDIAYE : LES « LIONNES » S’INCLINENT FACE À LA ZAMBIE

Pourquoi le chroniqueur Badara Gadiaga a drainé autant de monde lors de sa convocation à la direction de la Cybercriminalité ?

C’est à travers l’émission « Jakaarlo Bi » sur TFM que le grand public a découvert Badara Gadiaga. Réputé cogneur et non peureux, il a quand même impulsé un style atypique : des attaques directes, des critiques fondées et sans langue de bois. Il est un redoutable contradicteur qui maîtrise le wolof. Il a la particularité de polariser l’attention sur l’émission avec des mots comiques et bien puisés dans la richesse de la langue de Kocc Barma.

Chroniqueur et commentateur médiatique : Reconnu via l’émission Jakaarlo Bi sur TFM, il s’est fait un nom par son franc-parler et ses analyses politiques rigoureuses.

Ses interventions, toujours basées sur des faits précis et irréfutables, sont un mélange de rigueur intellectuelle et de franchise. Toutefois, son franc-parler, loin de faire l’unanimité, a parfois suscité des réactions vives au sein de l’opinion à travers les réseaux sociaux. La dernière émission avec Amadou Bâ a fini de montrer qu’il s’est érigé en farouche défenseur de la liberté d’expression en visant toujours ceux qui refusent la pensée plurielle et l’affaire Adji Sarr vs Sonko, qu’il a commenté après les propos du député Amadou BÂ, a été sûrement de mauvais goût pour le régime qui compte «  effacer » tous ses pourfendeurs selon les mots du PM.

Il est présentement en audition dans les locaux de la division de la Cybercriminalité sur la Corniche. Nos équipes sont sur place pour suivre de près la suite que le Procureur de la République va donner à cette affaire.

DSC : entré spectaculaire de Badara Gadiaga

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°507 – 09/07/2025

🔴 CONVOCATION DE BADARA GADIAGA APRÈS LA COLÈRE « PASTÉFIENNE » SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : DU DÉJÀ-VU
🔴 CRITIQUES CONTRE LES MAGISTRATS : GUEUM SA BOPP RÉCLAME LA TÊTE DE SONKO

🔴 FSF / BRUITS DE COULOIRS : À QUI PROFITE LE REPORT ? (Par Alioune Fall)
🔴 LSFP : LE JARAAF PIÉGÉ PAR L’AS CAMBÉRÈNE

Convoqué à la DSC : Madiambal Diagne reçoit le soutien de Birahim Seck qui tacle sévèrement le régime de Pastef

Le journaliste Madiambal Diagne, patron du groupe Avenir Communication, a été convoqué ce mardi 8 juillet à la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC). Alors que les motifs exacts de cette convocation ne sont pas encore connus, cette démarche suscite déjà de nombreuses réactions. L’une des plus virulentes est celle de Birahim Seck, coordinateur du Forum Civil, venu apporter son soutien au journaliste.

Face à la presse, Birahim Seck a haussé le ton et dénoncé l’attitude du régime actuel. « Le régime de Pastef a tort, et il continue de faire des erreurs. Le Parti Pastef pense qu’il est toujours dans l’opposition. Ils veulent intimider les Sénégalais et les faire taire. Ils se trompent », a-t-il déclaré avec fermeté.

Pour l’acteur de la société civile, cette convocation s’inscrit dans une tendance inquiétante de restriction de la liberté d’expression, là où le pouvoir devrait plutôt s’ouvrir à la critique. Il estime que la parole publique, même dérangeante, ne saurait être muselée. « Les Sénégalais qui ont porté ce régime au pouvoir ne sont pas dupes. On ne doit pas avoir peur de dire la vérité à ceux qui nous gouvernent. Lorsqu’ils ont tort, on a le droit de leur dire qu’ils ont tort », a-t-il martelé.

Birahim Seck a également recentré le débat sur les priorités du pays. Il a rappelé que le gouvernement doit répondre aux attentes pressantes des populations en matière de développement économique, d’emploi et de gestion des finances publiques. « Ce que le peuple attend, ce ne sont pas des débats autour d’une personne. Il faut des solutions aux problèmes réels des Sénégalais, des réponses concrètes aux promesses de campagne », a-t-il souligné.

La convocation de Madiambal Diagne, personnage central du paysage médiatique sénégalais, et la réaction ferme du Forum Civil, ouvrent ainsi un nouvel épisode dans les relations tendues entre le pouvoir en place et certaines voix critiques. Une tension qui ravive les inquiétudes sur l’état des libertés publiques sous l’ère Pastef.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°506 – 08/07/2025

🔴 PREMIER SEMESTRE 2025 / FINANCEMENT SUR LE MARCHÉ DE L’UEMO : LE SÉNÉGAL TRIPLE SA DETTE
🔴 « S’IL CHERCHE UNE OPPOSITION, LA VOILÀ ! » : AÏSSATA TALL SALL DÉFIE SONKO

🔴 AFROBASKET 2025 : 17 « LIONNES » AFFÛTENT LEUR JEU À SALY
🔴 PRÉPARATION DE L’AFROBASKET 2025 : LE COACH OTIS HUGHLEY INTÈGRE LA TANIÈRE DES LIONNES

FACE À LA PRESSION DES « PASTÉFIENS » : Badara Gadiaga paiera-t-il le prix fort pour sa liberté de ton ?

Depuis quelques jours, le nom de Badara Gadiaga domine les discussions politiques. Chroniqueur très en vogue, Badara Gadiaga s’est imposé comme l’un des critiques les plus virulents du Pastef et de son président, Ousmane Sonko. À travers ses apparitions médiatiques, il embrasse ce rôle avec une assurance remarquable, au point de devenir une cible pour certains partisans du nouveau Gouvernement.
Mais par son biais, c’est un débat plus profond qui traverse la scène politique sénégalaise : celui de la liberté d’expression face au désir de contrôle. Un exemple récent : un échange vif lors de l’émission « Jakaarlo bi » entre Badara Gadiaga et le député de Pastef, Amadou Bâ. Sur le sujet épineux de l’affaire Sweet Beauté, le chroniqueur n’a pas hésité à dire ce qu’il pensait. Devant les caméras, il a frappé fort : « Vous devriez être discrets quand on évoque l’éthique. Votre leader a été condamné pour corruption de la jeunesse. Juste pour cela, vous ne devriez même pas intervenir. » Le ton est donné. Face à la gêne manifeste de l’élu majoritaire, Gadiaga a continué : « Le Pastef n’est pas un parti exemplaire. Vous êtes mal placés pour donner des leçons de morale. » Des propos qui, sans surprise, ont enflammé les réseaux sociaux et provoqué l’indignation des cercles proches du pouvoir.
La réplique n’a pas tardé. Plusieurs figures du Pastef, dont la députée Mame Bousso et le responsable politique Waly Diouf Bodian, ont publiquement demandé à la justice d’intervenir suite aux déclarations du chroniqueur. Une pression politique évidente qui soulève des questions : peut-on encore émettre librement des critiques au Sénégal, ou y a-t-il une volonté manifeste d’intimider les voix divergentes ? D’autant que ce climat tendu n’est pas unique. L’arrestation du journaliste Bachir Fofana pour ses propos sur la gestion de l’Assemblée nationale, les poursuites antérieures contre le chroniqueur Abdou Nguer, l’opposant Moustapha Diakhaté, et maintenant, les menaces envers Badara Gadiaga, reflètent un paysage où la critique semble de moins en moins tolérée.
Dans ce contexte, la voix de Thierno Alassane Sall est venue enrichir le débat. Le président de la République des Valeurs n’a pas hésité à qualifier le Pastef de « secte » qui respecte l’État de droit uniquement lorsqu’il sert ses intérêts. Il a eu à dénoncer une profonde hypocrisie politique, rappelant que les pastefiens, qui réclament si vite l’auto-saisine du procureur contre leurs opposants, sont restés muets lorsque leur propre leader a publiquement attaqué les magistrats. Pour Thierno Alassane Sall, ce silence est révélateur : « Entre la République et leur parti, ils ont choisi. Et ils n’ont pas choisi la République. »
Dans ses dernières interventions, Badara Gadiaga lui-même s’est indigné de l’impunité dont bénéficierait le Premier ministre, Ousmane Sonko, dans ses attaques contre la justice. Selon lui, « si un autre citoyen avait tenu de tels propos envers les magistrats, il serait déjà en prison ». Derrière cette affirmation se cache une réalité troublante : l’idée croissante que la loi ne s’applique plus équitablement ; ce, selon les affiliations politiques.
Dès lors, la figure de Badara Gadiaga prend une nouvelle dimension. Au-delà du polémiste et du militant, il devient le symbole d’un contre-pouvoir informel. Celui qui ose exprimer tout haut ce que d’autres préfèrent passer sous silence par prudence ou calcul. Il dérange, certes. Mais il incarne aussi une forme de résistance à la pensée unique et au verrouillage de l’opinion. Et si l’on considère qu’une démocratie dynamique repose également sur l’ouverture laissée aux voix critiques, alors Gadiaga joue, qu’on le veuille ou non, un rôle précieux.
Si le Pastef, longtemps engagé dans la lutte pour la liberté d’expression, sombre aujourd’hui dans l’intolérance à la critique, c’est une alerte démocratique sérieuse. Le pouvoir change, mais les principes doivent demeurer. Faire appel à la justice contre les chroniqueurs, emprisonner des journalistes pour leurs opinions, intimider les opposants, ces pratiques que l’on dénonçait hier, sont devenues monnaie courante.
L’histoire jugera. Mais en attendant, Badara Gadiaga, avec son style percutant et sans compromission, rappelle à tous que gouverner, c’est aussi accepter la contradiction. Et que dans une République, personne – pas même les vainqueurs d’hier – ne devrait être à l’abri de la critique.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°505 – 07/07/2025

🔴 BADARA GADIAGA FACE À LA VINDICTE DES « PASTÉFIENS » : LE FRANC-PARLER DÉRANGE
🔴 1er TRIMESTRE 2025 / BAISSE DE LA QUALITÉ DE PORTEFEUILLE DANS LA MICROFINANCE : LA RENTABILITÉ GLOBALE VACILLE

🔴 CAN FÉMININE 2025 / VICTOIRE CONTRE LA RD CONGO (4-0) : LE SÉNÉGAL DÉMARRE EN TROMBE !
🔴 AFRICAN GLORY / SACRE INTERCONTINENTAL FACE AU SUISSE ÉRIC BRITO : MOUHAMED TAFSIR BA, CHAMPION WAKO PRO

Hydrocarbures : des records de production en juin 2025 pour Sangomar et GTA

Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a rendu public ce vendredi le rapport de production des projets pétroliers et gaziers de Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim (GTA) pour le mois de juin 2025, confirmant la montée en puissance progressive des deux méga-chantiers énergétiques du Sénégal.

Selon les données officielles, le champ pétrolier de Sangomar a franchi un seuil inédit au cours de ce mois. Trois cargaisons, désignées sous les références SAN034, SAN035 et SAN036, ont été enlevées et exportées sur le marché international, représentant un volume cumulé de 2,9 millions de barils de pétrole brut. Sur le seul deuxième trimestre 2025, les volumes commercialisés ont atteint un record de 9,63 millions de barils, signe de la montée en cadence des opérations de production et d’exportation.

Les prévisions annuelles restent inchangées : les autorités tablent sur une production globale estimée à 30,53 millions de barils de brut sur l’ensemble de l’année 2025. Ce niveau, s’il est atteint, consoliderait la place de Sangomar comme un pilier stratégique de l’industrie pétrolière sénégalaise et une ressource majeure pour les recettes publiques.

Côté gaz, le projet GTA, situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, poursuit également sa phase de montée en charge. Durant le mois de juin, deux cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), numérotées GTA_2025_003 et GTA-2025_004, ont été chargées, représentant un volume global de 0,33 million de mètres cubes.

Le ministère précise que les opérations de mise en service et de calibrage des installations se poursuivent conformément au planning, avec pour objectif de stabiliser puis d’augmenter progressivement les niveaux de production au cours du second semestre.

Ces performances illustrent la dynamique enclenchée depuis le démarrage de la production commerciale, ainsi que la montée en puissance programmée des capacités d’exportation. Elles confirment également les ambitions affichées par le gouvernement sénégalais de positionner le pays comme un acteur énergétique majeur de la sous-région, à la fois sur le pétrole et sur le gaz.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°504 – 05 ET 06/07/2025

🔴 DÉVELOPPEMENT DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION EN AFRIQUE : LE SÉNÉGAL DANS LE TOP 15
🔴 TERRORISME / TRIANGLE FRONTALIER MAURITANIE-SÉNÉGAL-MALI : LE JNIM SE RESTRUCTURE

🔴 PRÉPARATIFS CHAN 2025 : LE SÉNÉGAL ET LA GUINÉE SE NEUTRALISENT (0-0)
🔴 AFROBASKET 2025 / 15 « LIONS » PRÉSÉLECTIONNÉS : LE SÉNÉGAL AFFÛTE SES ARMES

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°494 – 24/06/2025

🔴 RAPPORTS D’EXÉCUTION BUGDGÉTAIRE / SECTEURS DE LA DÉFENSE, DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES, DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT, ETC : CES INVESTISSEMENTS SONT-ILS LUCRATIFS ?
🔴 LE SYTJUST ET L’UNTJ EN GRÈVE POUR 72 HEURES : LA JUSTICE PRISE EN OTAGE

🔴 17 ARRESTATIONS ET DU CHANVRE SAISI APRÈS ZARCO / SA THIÈS : LE COMBAT FAIT RAGE, LES MALFRATS AUSSI
🔴 23 LIONNES EN ROUTE POUR L’AFROBASKET 2025 : LA PRÉPARATION PEUT COMMENCER !

Forum Africa Debate à Londres : le FMI interpelle Dakar sur la transparence budgétaire

Réunis à Londres dans le cadre du forum Africa Debate, décideurs économiques africains, responsables d’institutions financières et représentants gouvernementaux ont échangé sur les perspectives économiques du continent, dans un climat marqué par les inquiétudes sur la soutenabilité des dettes publiques. Parmi les interventions les plus remarquées, celle d’Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), a particulièrement attiré l’attention en raison de ses remarques fermes sur la situation financière du Sénégal.

Dans une déclaration relayée par l’agence Reuters, Abebe Selassie a mis en exergue « des zones d’ombre » dans la gestion budgétaire de l’ancien régime sénégalais. « Nous attendons que le gouvernement partage avec nous les chiffres définitifs et les principaux problèmes qu’il a identifiés », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de disposer d’informations fiables pour pouvoir envisager une reprise sereine des engagements financiers. Il a également souligné la volonté du FMI d’entretenir un dialogue technique « approfondi » avec les nouvelles autorités issues de l’alternance politique de mars 2024.

Cette sortie du Fonds intervient dans un contexte délicat. Après l’élection du président Bassirou Diomaye Faye, le Sénégal s’est engagé dans une opération vérité sur ses finances publiques. L’audit initié par le nouveau gouvernement a révélé une importante sous-estimation du déficit et de l’endettement, contredisant les rapports transmis jusqu’alors aux partenaires internationaux. D’après les éléments communiqués à ce stade, le ratio de la dette publique serait monté à près de 100 % du PIB fin 2023, alors que l’estimation officielle affichait seulement 74 %. Cette différence majeure, assimilée à une « dette cachée », fragilise la crédibilité des données budgétaires antérieures et contribue à la défiance des bailleurs.

Face à ces révélations, le FMI, qui avait suspendu en 2023 une partie de ses décaissements, conditionne toute reprise complète de sa coopération à la production d’informations consolidées et transparentes. « Nous espérons avancer aussi vite que possible. Nous restons engagés », a assuré Abebe Selassie, tout en rappelant que l’institution attend des clarifications exhaustives avant de se prononcer sur la suite du programme d’assistance financière.

Ce climat d’incertitude budgétaire intervient alors que le gouvernement sénégalais prépare une refonte de sa stratégie de gestion de la dette et un plan de mobilisation accrue des ressources internes. Selon plusieurs analystes présents au forum, la confiance des bailleurs et des investisseurs dépendra désormais de la capacité du Sénégal à restaurer la sincérité de ses comptes et à prouver sa volonté de transparence. Dans l’immédiat, Dakar doit finaliser et publier l’audit en cours, puis présenter un plan crédible d’assainissement budgétaire susceptible de stabiliser la dette et de rassurer les marchés.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°502 – 03/07/2025

🔴 APRÈS LE REVERS JUDICIAIRE DANS L’AFFAIRE MMN : DE NOUVELLES CHARGES CONTRE SONKO
🔴 OUSMANE SONKO : DE L’OPPOSANT FRONDEUR AU PREMIER MINISTRE INSULTEUR DE MAGISTRATS (Par Babacar Justin Mbengue)

🔴 BALLA GAYE 2 – SITEU : LE CNG CHERCHE UNE PARADE JURIDIQUE
🔴 CAN FÉMININE 2024 : UN NOUVEAU TROPHÉE À LA HAUTEUR DES REINES

Bavures policières : le Président Diomaye Faye annonce des enquêtes rigoureuses et des sanctions exemplaires

De retour d’Espagne où il a pris part à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement, le président de la République Bassirou Diomaye Faye s’est exprimé publiquement sur les récentes bavures policières qui ont coûté la vie à plusieurs citoyens sénégalais. Dans une déclaration diffusée sur la RTS, le chef de l’État a condamné avec fermeté ces événements et promis de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la lumière soit faite et que justice soit rendue.

Le président a rappelé que les forces de l’ordre sont investies d’une mission fondamentale de protection et de sécurité. Selon lui, les interventions des policiers, quelles qu’en soient les circonstances, ne sauraient en aucun cas justifier la perte de vies humaines. Il a souligné qu’aucun drame de cette nature ne saurait être traité avec légèreté ou relégué au rang de faits divers, insistant sur le caractère sacré de la vie des citoyens.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a cité spécifiquement les cas survenus à Rosso et à Cambérène. Ces interventions policières se sont soldées par des morts, suscitant une vague d’indignation et de colère dans l’opinion. Le chef de l’État a assuré que ces affaires seront traitées avec toute la rigueur et l’impartialité requises. Il a affirmé qu’en ce moment même, des enquêtes approfondies sont en cours pour établir la chaîne des responsabilités et déterminer les manquements ayant conduit à ces drames.

« Les forces de l’ordre sont censées rassurer les populations et les protéger », a martelé le président. Il a insisté sur le fait que ces bavures ne pourront être tolérées, quelles que soient les circonstances. Le président s’est engagé à ce que toutes les conclusions issues des enquêtes soient suivies d’effets. Il a promis que des sanctions exemplaires et proportionnées seront appliquées contre les agents et les responsables, quels que soient leur rang et leur niveau de responsabilité, dès lors que leur implication sera établie.

Cette prise de position ferme intervient alors que la question des violences policières suscite un vif débat au Sénégal, alimenté par des précédents douloureux et une demande croissante de réforme du secteur de la sécurité. Par ces annonces, Bassirou Diomaye Faye entend poser un jalon important dans la lutte contre l’impunité et réaffirmer l’exigence d’un strict respect des droits humains par les forces de l’ordre.

Le chef de l’État a enfin exhorté les familles des victimes à faire confiance à la justice, tout en exprimant sa solidarité et sa compassion face à leur douleur. Il a assuré que son gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour que ces drames ne se répètent plus et que la confiance entre les citoyens et les forces de sécurité soit restaurée.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°501 – 02/07/2025

🔴 « UN VRAI PROBLÈME DE GOUVERNANCE » : PDF DISSÈQUE L’« ASER-GATE »
🔴 CONFIRMATION DE LA CONDAMNATION POUR DIFFAMATION DANS L’AFFAIRE MMN : SONKO HORS COURSE POUR 2029 ?

🔴 MERCATO / RECRUTÉ POUR PRÈS DE 23 MILLIARDS F CFA PAR SUNDERLAND : HABIB DIARRA DÉBARQUE EN FANFARE !
🔴 PRÉPARATION CAN FÉMININE 2024 : LE SÉNÉGAL ÉTRILLE L’ALGÉRIE (3-0)

Affaire Mame Mbaye Niang : la Cour suprême rejette la requête en rabat d’arrêt d’Ousmane Sonko

La Cour suprême du Sénégal a tranché ce mardi 1ᵉʳ juillet 2025 dans le dossier de diffamation opposant Ousmane Sonko au ministre Mame Mbaye Niang. Les Chambres réunies ont examiné la requête en rabat d’arrêt déposée par les avocats du Premier ministre, qui contestaient la décision de la Chambre pénale rendue le 4 janvier 2024.

À l’issue de l’audience, la Cour a rejeté la demande, déclarant le rabat d’arrêt irrecevable.

Ce recours, considéré comme exceptionnel, visait à obtenir l’annulation de l’arrêt au motif que la juridiction n’avait pas transmis une question prioritaire de constitutionnalité au Conseil constitutionnel.

Cette décision confirme définitivement la condamnation d’Ousmane Sonko prononcée en première instance et validée en cassation.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°500 – 01/07/2025

🔴 EFFONDREMENT DES EURO-OBLIGATIONS SUITE AU RAPPORT DE BARCLAYS ESTIMANT LA DETTE PUBLIQUE À 119% DU PIB : LE SÉNÉGAL DANS L’ŒIL DU CYCLONE
🔴 CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LE DÉVELOPPEMENT / REFONTE DES RELATIONS SÉNÉGALO-FRANÇAISES : DIOMAYE ET MACRON À L’ŒUVRE

🔴 BACARY CISSÉ À LA TÊTE DE LA LIGUE RÉGIONALE : NOUVELLE ÈRE POUR LE FOOTBALL ZIGUINCHOROIS
🔴 SITEU SUSPENDU POUR DEUX ANS : L’ORAD-ZONE II EXIGE L’APPLICATION STRICTE DE LA SANCTION

Dette : les euro-obligations du Sénégal s’effondrent après un rapport alarmant de Barclays

La situation financière du Sénégal connaît une nouvelle secousse. Les obligations souveraines sénégalaises émises en dollars ont chuté ce lundi, confirmant l’inquiétude grandissante des investisseurs. Selon Bloomberg, qui titre « Senegal’s Dollar Bonds Slump as Report Raises New Debt Fears », cette baisse est directement liée à la publication d’un rapport de Barclays Plc, révélant une envolée de la dette publique nationale.

D’après les estimations de la banque, la dette du Sénégal atteindrait désormais 119 % du PIB en 2024, contre 99,7 % en 2023, chiffre déjà jugé préoccupant par un audit de la Cour des comptes. Ces niveaux placent le pays bien au-delà des seuils jugés soutenables pour les économies émergentes.

Cette dégradation survient dans un contexte déjà marqué par les révélations de septembre 2024, faisant état de falsifications présumées des comptes publics par le précédent régime. La confiance des marchés financiers s’en est trouvée fragilisée, et les titres sénégalais figurent aujourd’hui parmi les moins performants des pays comparables.

Le rapport de Barclays met également en lumière un déficit budgétaire chronique, projeté à 6,5 % du PIB en moyenne entre 2025 et 2028. Cette dérive continue alimente la dépendance aux financements extérieurs, au moment où les négociations avec le FMI pour un nouveau programme d’assistance peinent à aboutir. Cette incertitude renforce la pression sur les finances publiques et entretient la volatilité des marchés.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye, élu sur la promesse d’une rupture, et les réformes lancées par le Premier ministre Ousmane Sonko, le pays traverse une période d’instabilité politique. La dissolution du parlement en 2024, censée accélérer l’agenda réformiste, a au contraire ravivé les doutes sur la capacité de l’exécutif à juguler la crise économique et restaurer la confiance des bailleurs.

Ces tensions persistantes ont d’ailleurs conduit l’agence S&P Global Ratings à abaisser la note souveraine du Sénégal à « B » en mars 2025, soit cinq crans en dessous du seuil d’investissement, ce qui rend le coût de l’endettement encore plus élevé.

Les conséquences sont immédiates sur le marché obligataire : les obligations à échéance 2033 et 2048, déjà affaiblies depuis l’an dernier (respectivement cotées à 84,54 cents et 67,17 cents pour un dollar), poursuivent leur glissade. Pour les analystes de Bloomberg, la combinaison d’une dette record, d’un déficit persistant et de l’absence de clarté sur le soutien du FMI risque de maintenir la pression sur les titres sénégalais à court terme.

Dans un contexte international marqué par un resserrement des conditions financières, le Sénégal devra convaincre rapidement ses créanciers de la crédibilité de son plan de stabilisation budgétaire s’il veut éviter une détérioration supplémentaire de sa situation.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°499 – 30/06/2025

🔴 DÉBAT D’ORIENTATION BUDGÉTAIRE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : DIBA « SAUCÉ » PAR L’OPPOSITION
🔴 LE CAS BACHIR FOFANA : EFFACER POUR FAIRE TAIRE ?

🔴 LIGUE 1 (30e J.) : LE JARAAF SIGNE SON 13e TITRE
🔴 LIGUE 1 / AUTEUR DE 12 BUTS CETTE SAISON : PAPE DOUDOU DIALLO SACRÉ MEILLEUR BUTEUR

Thierno Alassane Sall défie ses collègues parlementaires : « Si l’électrification vous intéresse, ouvrons une commission d’enquête parlementaire sur le dossier ASER »

La question de l’électrification rurale a suscité de vifs échanges ce samedi à l’Assemblée nationale lors du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB). En présence du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, plusieurs députés issus de la majorité présidentielle ont interpellé l’exécutif sur l’urgence d’accélérer le raccordement des zones rurales au réseau électrique national.

Mais c’est la prise de parole du député non-inscrit Thierno Alassane Sall qui a marqué les débats. Ancien ministre, aujourd’hui figure de l’opposition indépendante, il a interpellé ses collègues parlementaires en leur lançant un défi : ouvrir une commission d’enquête parlementaire sur les activités et la gestion de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER).

« Si vous voulez sincèrement que les choses avancent, si l’électrification vous intéresse réellement, ouvrons une commission d’enquête parlementaire sur la question troublante de l’ASER », a déclaré Thierno Alassane Sall d’un ton ferme.

Il a notamment fait référence au contrat conclu avec l’entreprise espagnole Santander et à la société AEE Power EPC, au cœur d’un dossier controversé. Selon lui, des zones d’ombre persistent autour du décaissement d’une avance de démarrage évaluée à 37 milliards FCFA. « L’entreprise espagnole Santander a fait savoir que le 11 juin dernier, l’avance de démarrage dans le dossier ASER-AEE Power EPC avait été versée. Si vous voulez savoir où sont passés les 37 milliards, parlons-en », a-t-il insisté, dénonçant une opacité qui dure depuis des années.

Le député a par ailleurs précisé que la partie espagnole aurait elle-même engagé des investigations internes pour établir les responsabilités et faire la lumière sur l’usage des fonds. Il estime qu’en tant que représentants du peuple, les députés sénégalais ont le devoir d’exiger la transparence. « Ce qui est clair, c’est que les Espagnols sont en train de faire leur propre enquête. Mais en tant que parlementaires, vous avez l’obligation d’ouvrir une commission d’enquête pour tirer cette question au clair », a-t-il martelé.

Sa déclaration a suscité un certain embarras au sein de l’hémicycle, où le dossier ASER est connu pour être sensible et complexe.

Ce nouvel épisode vient relancer la polémique sur la gouvernance des projets d’électrification rurale au Sénégal et la gestion des financements extérieurs mobilisés dans le cadre de ces projets. Reste à savoir si sa proposition de commission d’enquête trouvera un écho favorable auprès des groupes parlementaires, dans un contexte où la transparence et la redevabilité sont au cœur des revendications citoyennes.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°498 – 28 ET 29/06/2025

🔴 RÉVÉLATIONS D’AFRICA INTELLIGENCE SUR L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT BIO À LA TÊTE DE LA CEDEAO : DIOMAYE DRIBBLÉ PAR SES PAIRS
🔴 SOUS MANDAT DE DÉPÔT, BACHIR FOFANA JUGÉ JEUDI : LA PRESSE EN SURSIS

🔴 MERCATO : PAPE DEMBA DIOP, NOUVELLE RECRUE DE STRASBOURG
🔴 PRÉSIDENCE DE LA LIGUE SÉNÉGALAISE DE FOOTBALL PROFESSIONNEL : ABDOULAYE SEYDOU SOW SORT DU BOIS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°497 – 27/06/2025

🔴 PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE 2025 / BAISSE DU PIB NOMINAL : L’ÉCONOMIE PERD 4% DE SA VALEUR
🔴 RÉUNION DU CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MAGISTRATURE PRÉSIDÉE PAR LE PRÉSIDENT DIOMAYE FAYE : OÙ EST LA RUPTURE ?

🔴 LIGUE 1 (29e J.) : JARAAF À 90 MINUTES DU SACRE
🔴 LUTTE / « JE SUIS UN LUTTEUR COMPLET » : BALLA GAYE 2 CHAUFFE SITEU

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°496 – 26/06/2025

🔴 « ASER-GATE » : ENGAGEMENT TRIPARTITE : UNE PIÈCE MAÎTRESSE REFAIT SURFACE
🔴 DIVISION SPÉCIALE DE LA CYBERSÉCURITÉ / BACHIR FOFANA EN GARDE À VUE : LE JOURNALISME EN DANGER AU SÉNÉGAL

🔴 LIGUE RÉGIONALE DE FOOTBALL DE ZIGUINCHOR : BACARY CISSÉ PRÔNE UN « SURSAUT »
🔴 MODOU LÔ – SA THIÈS : UN DUEL DE TITANS EN GESTATION

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°495 – 25/06/2025

🔴 DEMANDE D’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE PAR PAPE DJIBRIL FALL : « ASER-GATE » – DES TÉNÈBRES À LA LUMIÈRE ?
🔴 « ZONES D’OMBRE » DANS LES RAPPORTS TRIMESTRIELS D’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE : PAPE MALICK NDOUR TIQUE

🔴 CANDIDATURE À LA PRÉSIDENCE DE LA FSF : ALIOU GOLOKO MISE SUR PLUS DE 30 ANS D’EXPÉRIENCE
🔴 LUTTE / « LE CNG VOULAIT MA DÉFAITE » : ZARCO RÈGLE SES COMPTES

DEMANDE D’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE PAR PAPE DJIBRIL FALL : « ASER-GATE » – des ténèbres à la lumière ?

Le député non-inscrit Papa Djibril Fall a saisi officiellement le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, ce mardi 24 juin 2025, pour exiger l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur le marché d’électrification rurale attribué à la société AEE POWER par l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER). Dans une lettre argumentée et estampillée du sceau du Parlement, le parlementaire invoque les articles 85 alinéa 4 de la Constitution et 48 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour appuyer sa requête.

Dans ce document transmis au bureau de l’Assemblée et dûment enregistré, Papa Djibril Fall justifie sa demande par la gravité des soupçons qui entourent l’attribution de ce marché, devenu en quelques mois un véritable feuilleton politico-économique. Il évoque de « vives polémiques », des « interrogations persistantes », des « accusations et contre-accusations » qui, selon lui, justifient une réponse institutionnelle forte de la part de la représentation nationale.
« Cette commission d’enquête a pour objet de mettre toute la lumière sur ce marché », écrit-il, soulignant la nécessité pour le Parlement de s’emparer de ce dossier hautement sensible, où s’entremêlent enjeux de transparence, d’éthique, de bonne gouvernance et d’intérêt public.
À travers cette initiative, le député vise à recueillir l’ensemble des éléments d’information nécessaires à la compréhension du processus ayant conduit à l’attribution du marché à AEE POWER, et à produire un rapport détaillé, impartial, et affranchi de toute forme de complaisance. Une volonté clairement affichée de lever le voile sur ce que certains appellent déjà « l’ASER-Gate », en référence aux pratiques opaques dénoncées autour du dossier.
Ce geste de Papa Djibril Fall intervient dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de reddition de comptes sont particulièrement élevées. Le marché d’électrification en question, qui devait incarner une avancée majeure pour les zones rurales du pays, est désormais perçu par une partie de l’opinion comme un symbole d’opacité dans la gestion des marchés publics.
Le président de l’Assemblée nationale est désormais interpellé pour donner suite à cette demande qui, si elle est acceptée, pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère de responsabilité parlementaire. L’éclairage tant attendu sur ce dossier pourrait bien commencer dans l’hémicycle, sous l’impulsion d’un député déterminé à sortir les pratiques douteuses de l’ombre. Reste à savoir si cette initiative trouvera un écho favorable auprès des autres groupes parlementaires.


Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°494 – 24/06/2025

🔴 RAPPORTS D’EXÉCUTION BUGDGÉTAIRE / SECTEURS DE LA DÉFENSE, DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES, DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT, ETC : CES INVESTISSEMENTS SONT-ILS LUCRATIFS ?
🔴 LE SYTJUST ET L’UNTJ EN GRÈVE POUR 72 HEURES : LA JUSTICE PRISE EN OTAGE

🔴 17 ARRESTATIONS ET DU CHANVRE SAISI APRÈS ZARCO / SA THIÈS : LE COMBAT FAIT RAGE, LES MALFRATS AUSSI
🔴 23 LIONNES EN ROUTE POUR L’AFROBASKET 2025 : LA PRÉPARATION PEUT COMMENCER !

Budget 2024 : des recettes record mais des tensions persistantes sur les finances publiques

Le Sénégal a clôturé l’année 2024 avec une performance remarquable en matière de mobilisation des recettes publiques, dépassant même les prévisions inscrites dans la loi de finances rectificative. D’après le rapport publié par le ministère des Finances, le taux d’exécution budgétaire s’est établi à 103,91 % pour les recettes et à 103,70 % pour les dépenses du budget général. Des chiffres qui traduisent un dynamisme apparent, mais qui cachent en réalité une pression croissante sur les finances publiques.

Selon ce document officiel, les dépenses de l’État ont atteint un montant total de 6 506,16 milliards de francs CFA, contre 6 273,52 milliards initialement prévus. Cette hausse des charges est en grande partie attribuable à l’envolée des dépenses en capital, qui se sont établies à 2 267,14 milliards, mais aussi à la progression continue des dépenses ordinaires. Ces dernières, estimées à 4 239,02 milliards, comprennent 1 420,36 milliards de dépenses de personnel, illustrant l’impact des recrutements dans les forces de défense et des rappels salariaux, et 822,32 milliards affectés au service de la dette.

Le rapport du ministère met en lumière des tensions croissantes liées à l’accumulation d’arriérés de paiement, ce qui vient tempérer les bons résultats obtenus en matière de recettes. À la fin de l’année, les impayés s’élevaient à 146,3 milliards de francs CFA au titre des subventions à l’énergie, à 105,20 milliards pour les travaux réalisés dans le secteur des BTP, et à 249,5 milliards d’investissements non réglés, financés sur des ressources extérieures. Ces chiffres traduisent un retard significatif dans la chaîne des paiements, qui pourrait compromettre la viabilité de certains projets publics.

Autre signal d’alerte : la charge de la dette publique a connu une progression spectaculaire de 44,5 % par rapport à 2023, atteignant 822,32 milliards de francs CFA. Cette hausse est due à une forte augmentation aussi bien de la dette extérieure, en croissance de 36,64 %, que de la dette intérieure, qui a bondi de 93,33 %. Cette dynamique traduit un recours accru aux emprunts pour couvrir les dépenses courantes, au risque d’alourdir le poids du service de la dette sur les finances publiques à moyen terme.

L’embellie observée au niveau des recettes ne suffit donc pas à masquer les inquiétudes sur la soutenabilité budgétaire. En effet, si le Sénégal a réussi à maintenir un haut niveau de mobilisation fiscale et de financement extérieur en 2024, la persistance d’arriérés et la croissance rapide des charges contraignent la marge de manœuvre de l’État. La trajectoire budgétaire future dépendra ainsi de la capacité des autorités à contenir les dépenses, à améliorer la qualité des investissements et à renforcer la discipline dans l’exécution des engagements publics.

Akhénaton entendu par la cybercriminalité et ressort libre

L’activiste Ousseynou Seck, plus connu sous le pseudonyme « Akhénaton », a été entendu ce lundi par les enquêteurs de la Division spéciale de la cybercriminalité (DSC), avant de quitter les locaux de la police en homme libre.

Intercepté vendredi dernier à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire national, Akhénaton a été retenu et conduit par les autorités compétentes, en exécution d’une procédure déclenchée à la suite de plusieurs plaintes déposées contre lui.

Selon des sources proches du dossier, l’activiste est accusé d’avoir tenu et diffusé sur les réseaux sociaux des propos jugés diffamatoires, outrageants et potentiellement attentatoires à l’honneur de certaines personnes. Il lui est également reproché d’avoir usé de sa large audience numérique pour diffuser des contenus considérés comme discourtois à l’encontre de figures publiques.

L’audition, qui s’est déroulée dans le calme durant toute la matinée de ce lundi, a permis aux enquêteurs de recueillir les premières explications de l’intéressé. À l’issue de cet entretien, aucune mesure coercitive n’a été prise à son encontre. Akhénaton a pu regagner son domicile librement, même si l’enquête reste ouverte et pourrait connaître de nouveaux développements.

Ce nouvel épisode vient s’ajouter à une série de tensions entre figures de la société civile très actives sur les réseaux et les autorités, dans un contexte où les libertés numériques et la régulation des propos en ligne sont de plus en plus au centre des débats.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par l’activiste ni par ses proches. Mais tout porte à croire que cette affaire ne s’arrêtera pas là.

Nous y reviendrons…

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°493 – 23/06/2025

🔴 67e SOMMET CEDEAO / TERRORISME, INFLATION RÉGIONALE, CRISE ALIMENTAIRE, ETC : JULIUS MAADA BIO SUR UN TERRAIN MINÉ
🔴 PROJET DES KIOSQUES : LA DER/FJ ACCUSÉ DE PLAGIAT

🔴 DEUXIÈME DÉFAITE CONTRE SA THIÈS : ZARKO NE DÉCHIFFRE TOUJOURS PAS L’ÉNIGME

Bassirou Diomaye Faye à la tête de la Cedeao ? Un nouveau souffle pour une organisation fragilisée

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est pressenti pour prendre les rênes de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à l’issue du sommet de l’organisation prévu ce samedi 22 juin à Abuja, au Nigeria. Selon des sources concordantes relayées par Africa Intelligence, un consensus discret aurait été trouvé entre les chefs d’État de la sous-région, lors de consultations menées le 20 juin, pour confier la présidence de l’organisation au jeune dirigeant sénégalais.

Cette désignation, si elle est confirmée, viendrait mettre un terme au mandat du président nigérian Bola Ahmed Tinubu, dont les deux années à la tête de la Cedeao ont été marquées par des critiques récurrentes, notamment de la part des pays francophones. Jugé peu rassembleur et parfois isolé dans sa gestion des crises sous-régionales, Bola Tinubu laisserait place à un profil perçu comme plus apaisant et fédérateur.

À 45 ans, Bassirou Diomaye Faye incarne une nouvelle génération de dirigeants ouest-africains. Son élection à la tête du Sénégal en mars dernier, sur la promesse de rupture avec l’ancien système, lui a valu une forte légitimité populaire. Cette dynamique semble avoir convaincu ses pairs qu’il est le mieux placé pour incarner le renouveau de la Cedeao à un moment charnière de son histoire.

Le premier défi auquel devra faire face le nouveau président de l’organisation sera la formalisation du départ des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Burkina Faso, Mali et Niger — qui ont acté leur retrait. Un événement inédit dans l’histoire de la Cedeao, révélateur de ses difficultés à préserver l’unité régionale face aux crises politiques internes et aux choix souverainistes des régimes militaires sahéliens.

Malgré plusieurs tentatives de médiation, notamment par des déplacements à Bamako et Ouagadougou dès le début de son mandat, Diomaye Faye n’a pas réussi à infléchir la position des juntes au pouvoir. Mais en accédant à la présidence tournante de la Cedeao, il pourrait bénéficier d’un levier institutionnel pour maintenir le dialogue, éviter une rupture totale et travailler à des formes de coopération pragmatique en matière de sécurité, de commerce ou de mobilité humaine.

Cette perspective d’un leadership incarné par un président élu démocratiquement, porté par une forte attente de changement, pourrait également améliorer l’image d’une organisation aujourd’hui perçue par une partie des opinions publiques comme distante, voire illégitime. Diomaye Faye aura la délicate mission de concilier l’exigence de stabilité institutionnelle avec les aspirations d’une jeunesse ouest-africaine en quête d’intégration économique et de souveraineté politique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°492 – 21 ET 22/06/2025

🔴 IGNORANT LA SOMMATION INTERPELLATIVE DE SAIDOU KANE : JEAN-MICHEL FAIT UN SHOW ONLINE
🔴 ASSEMBLÉE NATIONALE : FADILOU KEÏTA AU SECOURS D’EL MALICK

🔴 RETOUR DES FÉDÉRATIONS AU STADE LSS ? : KHADY DIÈNE GAYE LAISSE LES « VICTIMES » DANS LE FLOU
🔴 U17 – BEACH HANDBALL : LES LIONCELLES VISENT LES QUARTS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°491 – 20/06/2025

🔴 THIERNO ALASSANE SALL SUR LE SCANDALE PRÉSUMÉ DE L’« ASER-GATE » : « UN SYSTÈME EN PERTE DE CRÉDIBILITÉ ! »
🔴 REFUS DE VISAS AUX « LIONNES » DE BASKET PAR LES ÉTATS-UNIS : SONKO DÉFIE TRUMP AU NOM DE LA SOUVERAINETÉ

🔴 REFUS DE VISAS AUX « LIONNES » : LA FSBB ANNULE LE CAMP D’ENTRAÎNEMENT PRÉVU AUX ÉTATS-UNIS
🔴 PRÉSIDENCE DE LA FSF : AUGUSTIN SENGHOR, CANDIDATURE POUR UN CINQUIÈME MANDAT

Affaire AEE POWER EPC – SONAC : Thierno Alassane Sall crie au scandale et exige le retrait des marchés

Ce jeudi 19 juin 2025, le député Thierno Alassane Sall, président du parti République des Valeurs, a élevé la voix contre ce qu’il qualifie de scandale d’État. Lors d’un point de presse, il a vertement critiqué la gestion du dossier liant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) à l’entreprise AEE POWER EPC, tout en pointant du doigt la responsabilité de la compagnie d’assurance SONAC. Pour le parlementaire, l’attitude du ministère des Finances dans cette affaire frôle la complaisance, au mépris de la rigueur qui devrait encadrer les marchés publics.

Thierno Alassane Sall accuse clairement le gouvernement de maquiller des irrégularités flagrantes. Selon lui, les explications du ministère des Finances sur les garanties émises au profit d’AEE POWER EPC, et payées tardivement par SONAC, ne tiennent pas la route. Il évoque une tentative de « dissimuler une opération frauduleuse » derrière un faux vernis administratif, notamment une dérogation qu’il qualifie de fictive et juridiquement non fondée. À ses yeux, le caractère irrégulier des garanties émises par SONAC pour le compte de AEE POWER EPC entache la légalité de l’ensemble de la procédure.

Le député souligne que cette affaire n’est pas un simple dysfonctionnement administratif, mais bien un acte qu’il qualifie de « délictuel grave » affectant la sécurité juridique des marchés publics. En affirmant que les garanties déposées relèvent du faux, Thierno Alassane Sall soutient qu’elles rendent le marché nul et non avenu. Il s’interroge sur les véritables capacités financières d’AEE POWER EPC, suggérant qu’une entreprise réellement solvable n’aurait pas besoin d’un tel traitement de faveur ni de garanties litigieuses.

Face à ce qu’il considère comme une fraude manifeste, l’ancien ministre de l’Énergie appelle à des sanctions immédiates. Il exige que des actions administratives et judiciaires soient enclenchées dans les plus brefs délais par l’acheteur public, en l’occurrence l’ASER. Il réclame également l’inscription d’AEE POWER EPC sur la liste noire des entreprises exclues de tout marché public au Sénégal. Cette radiation, selon lui, devrait être actée par l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP), sur la base de garanties jugées nulles et inopposables au regard du droit.

Mais les critiques de Thierno Alassane Sall ne s’arrêtent pas à l’entreprise adjudicataire. Il pointe aussi la SONAC, la compagnie d’assurance impliquée dans l’émission des garanties. Il demande sans détour le retrait immédiat de son agrément par le ministère des Finances. À ses yeux, SONAC a perdu toute crédibilité en participant à ce qu’il assimile à une entreprise de fraude organisée.

Enfin, le député interpelle le tribunal. Il exhorte les autorités contractantes, en particulier l’ASER, à saisir sans délai la justice pour faire toute la lumière sur le comportement de l’assureur et de l’entrepreneur. Il estime que les responsabilités doivent être établies et que des sanctions exemplaires doivent suivre pour préserver l’intégrité du système de passation des marchés au Sénégal.

L’affaire AEE POWER EPC – SONAC devient ainsi un véritable test pour les nouvelles autorités sénégalaises. Elle interroge la capacité des institutions à faire respecter les règles de transparence, à protéger l’argent public et à punir les abus, quels que soient leurs auteurs. Thierno Alassane Sall, en déposant ces accusations graves, place désormais la balle dans le camp du gouvernement et de la justice.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°490 – 19/06/2025

🔴 JOURNÉES DE CONCERTATION DU SECTEUR DE LA COMMUNICATION : LES PLAIES DE LA  PRESSE À NU
🔴 SÉNÉGAL / TROISIÈME PAYS LE PLUS CHER AU MONDE : ENVOYER DE L’ARGENT EST UN LUXE ICI !

🔴 COUPE DE LA LIGUE : GUÉDIAWAYE TOMBE EN QUART DE FINALE
🔴 LIGUE 1 (28e J) : USO LIMITE L’ACCÈS AUX SUPPORTERS DU JARAAF

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°489 – 18/06/2025

🔴 AFFAIRE ASER / MALGRÉ LE DÉMENTI DU DIRECTEUR NATIONAL DES ASSURANCES : TAS PERSISTE ET SIGNE !
🔴 GRÈVE DE 48 HEURES / APRÈS UNE TRÊVE SOCIALE DE 14 MOIS : LE SYTJUST RELANCE LA FRONDE

🔴 DEMI-FINALES / COUPE DU SÉNÉGAL DAMES : RÈGLEMENTS DE COMPTE EN VUE !
🔴 DISTRICT DE FOOTBALL DE PIKINE : LE FAUTEUIL PRÉSIDENTIEL ATTISE LES AMBITIONS

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