Dernière minute – Nouvelle audition de Badara Gadiaga : des questions sur ses sources de revenus

Auditionné de nouveau ce jeudi par les enquêteurs, le chroniqueur Badara Gadiaga a été interrogé sur l’origine de ses ressources financières et l’existence présumée de sociétés à son nom, selon une source proche du dossier contactée par Le Dakarois.

L’audition, jugée tendue, a tourné court : Gadiaga aurait opposé un refus catégorique de répondre, en déclarant qu’il avait déjà signé son procès-verbal lors de sa précédente garde à vue.

Cette nouvelle convocation s’inscrit dans un contexte marqué par une vague d’interpellations d’activistes, journalistes et influenceurs, sur fond de tensions entre liberté d’expression et contrôle de l’espace public numérique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°508 – 10/07/2025

🔴 DE NOMBREUX SYMPATHISANTS, ACTEURS POLITIQUES ET MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DEVANT LA DSC : BADARA GADIAGA ASSOMME LES « 4000 CADRES »
🔴 CLIMAT PROPICE POUR LES INVESTISSEMENTS AMÉRICAINS : DIOMAYE SÉDUIT TRUMP

🔴 COUPE DE LA LIGUE : WALLY DAAN S’OFFRE UNE FINALE CONTRE L’AS PIKINE
🔴 CAN FÉMININE 2024 / PORTÉES PAR NGUÉNAR NDIAYE : LES « LIONNES » S’INCLINENT FACE À LA ZAMBIE

Pourquoi le chroniqueur Badara Gadiaga a drainé autant de monde lors de sa convocation à la direction de la Cybercriminalité ?

C’est à travers l’émission « Jakaarlo Bi » sur TFM que le grand public a découvert Badara Gadiaga. Réputé cogneur et non peureux, il a quand même impulsé un style atypique : des attaques directes, des critiques fondées et sans langue de bois. Il est un redoutable contradicteur qui maîtrise le wolof. Il a la particularité de polariser l’attention sur l’émission avec des mots comiques et bien puisés dans la richesse de la langue de Kocc Barma.

Chroniqueur et commentateur médiatique : Reconnu via l’émission Jakaarlo Bi sur TFM, il s’est fait un nom par son franc-parler et ses analyses politiques rigoureuses.

Ses interventions, toujours basées sur des faits précis et irréfutables, sont un mélange de rigueur intellectuelle et de franchise. Toutefois, son franc-parler, loin de faire l’unanimité, a parfois suscité des réactions vives au sein de l’opinion à travers les réseaux sociaux. La dernière émission avec Amadou Bâ a fini de montrer qu’il s’est érigé en farouche défenseur de la liberté d’expression en visant toujours ceux qui refusent la pensée plurielle et l’affaire Adji Sarr vs Sonko, qu’il a commenté après les propos du député Amadou BÂ, a été sûrement de mauvais goût pour le régime qui compte «  effacer » tous ses pourfendeurs selon les mots du PM.

Il est présentement en audition dans les locaux de la division de la Cybercriminalité sur la Corniche. Nos équipes sont sur place pour suivre de près la suite que le Procureur de la République va donner à cette affaire.

DSC : entré spectaculaire de Badara Gadiaga

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°507 – 09/07/2025

🔴 CONVOCATION DE BADARA GADIAGA APRÈS LA COLÈRE « PASTÉFIENNE » SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : DU DÉJÀ-VU
🔴 CRITIQUES CONTRE LES MAGISTRATS : GUEUM SA BOPP RÉCLAME LA TÊTE DE SONKO

🔴 FSF / BRUITS DE COULOIRS : À QUI PROFITE LE REPORT ? (Par Alioune Fall)
🔴 LSFP : LE JARAAF PIÉGÉ PAR L’AS CAMBÉRÈNE

Convoqué à la DSC : Madiambal Diagne reçoit le soutien de Birahim Seck qui tacle sévèrement le régime de Pastef

Le journaliste Madiambal Diagne, patron du groupe Avenir Communication, a été convoqué ce mardi 8 juillet à la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC). Alors que les motifs exacts de cette convocation ne sont pas encore connus, cette démarche suscite déjà de nombreuses réactions. L’une des plus virulentes est celle de Birahim Seck, coordinateur du Forum Civil, venu apporter son soutien au journaliste.

Face à la presse, Birahim Seck a haussé le ton et dénoncé l’attitude du régime actuel. « Le régime de Pastef a tort, et il continue de faire des erreurs. Le Parti Pastef pense qu’il est toujours dans l’opposition. Ils veulent intimider les Sénégalais et les faire taire. Ils se trompent », a-t-il déclaré avec fermeté.

Pour l’acteur de la société civile, cette convocation s’inscrit dans une tendance inquiétante de restriction de la liberté d’expression, là où le pouvoir devrait plutôt s’ouvrir à la critique. Il estime que la parole publique, même dérangeante, ne saurait être muselée. « Les Sénégalais qui ont porté ce régime au pouvoir ne sont pas dupes. On ne doit pas avoir peur de dire la vérité à ceux qui nous gouvernent. Lorsqu’ils ont tort, on a le droit de leur dire qu’ils ont tort », a-t-il martelé.

Birahim Seck a également recentré le débat sur les priorités du pays. Il a rappelé que le gouvernement doit répondre aux attentes pressantes des populations en matière de développement économique, d’emploi et de gestion des finances publiques. « Ce que le peuple attend, ce ne sont pas des débats autour d’une personne. Il faut des solutions aux problèmes réels des Sénégalais, des réponses concrètes aux promesses de campagne », a-t-il souligné.

La convocation de Madiambal Diagne, personnage central du paysage médiatique sénégalais, et la réaction ferme du Forum Civil, ouvrent ainsi un nouvel épisode dans les relations tendues entre le pouvoir en place et certaines voix critiques. Une tension qui ravive les inquiétudes sur l’état des libertés publiques sous l’ère Pastef.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°506 – 08/07/2025

🔴 PREMIER SEMESTRE 2025 / FINANCEMENT SUR LE MARCHÉ DE L’UEMO : LE SÉNÉGAL TRIPLE SA DETTE
🔴 « S’IL CHERCHE UNE OPPOSITION, LA VOILÀ ! » : AÏSSATA TALL SALL DÉFIE SONKO

🔴 AFROBASKET 2025 : 17 « LIONNES » AFFÛTENT LEUR JEU À SALY
🔴 PRÉPARATION DE L’AFROBASKET 2025 : LE COACH OTIS HUGHLEY INTÈGRE LA TANIÈRE DES LIONNES

FACE À LA PRESSION DES « PASTÉFIENS » : Badara Gadiaga paiera-t-il le prix fort pour sa liberté de ton ?

Depuis quelques jours, le nom de Badara Gadiaga domine les discussions politiques. Chroniqueur très en vogue, Badara Gadiaga s’est imposé comme l’un des critiques les plus virulents du Pastef et de son président, Ousmane Sonko. À travers ses apparitions médiatiques, il embrasse ce rôle avec une assurance remarquable, au point de devenir une cible pour certains partisans du nouveau Gouvernement.
Mais par son biais, c’est un débat plus profond qui traverse la scène politique sénégalaise : celui de la liberté d’expression face au désir de contrôle. Un exemple récent : un échange vif lors de l’émission « Jakaarlo bi » entre Badara Gadiaga et le député de Pastef, Amadou Bâ. Sur le sujet épineux de l’affaire Sweet Beauté, le chroniqueur n’a pas hésité à dire ce qu’il pensait. Devant les caméras, il a frappé fort : « Vous devriez être discrets quand on évoque l’éthique. Votre leader a été condamné pour corruption de la jeunesse. Juste pour cela, vous ne devriez même pas intervenir. » Le ton est donné. Face à la gêne manifeste de l’élu majoritaire, Gadiaga a continué : « Le Pastef n’est pas un parti exemplaire. Vous êtes mal placés pour donner des leçons de morale. » Des propos qui, sans surprise, ont enflammé les réseaux sociaux et provoqué l’indignation des cercles proches du pouvoir.
La réplique n’a pas tardé. Plusieurs figures du Pastef, dont la députée Mame Bousso et le responsable politique Waly Diouf Bodian, ont publiquement demandé à la justice d’intervenir suite aux déclarations du chroniqueur. Une pression politique évidente qui soulève des questions : peut-on encore émettre librement des critiques au Sénégal, ou y a-t-il une volonté manifeste d’intimider les voix divergentes ? D’autant que ce climat tendu n’est pas unique. L’arrestation du journaliste Bachir Fofana pour ses propos sur la gestion de l’Assemblée nationale, les poursuites antérieures contre le chroniqueur Abdou Nguer, l’opposant Moustapha Diakhaté, et maintenant, les menaces envers Badara Gadiaga, reflètent un paysage où la critique semble de moins en moins tolérée.
Dans ce contexte, la voix de Thierno Alassane Sall est venue enrichir le débat. Le président de la République des Valeurs n’a pas hésité à qualifier le Pastef de « secte » qui respecte l’État de droit uniquement lorsqu’il sert ses intérêts. Il a eu à dénoncer une profonde hypocrisie politique, rappelant que les pastefiens, qui réclament si vite l’auto-saisine du procureur contre leurs opposants, sont restés muets lorsque leur propre leader a publiquement attaqué les magistrats. Pour Thierno Alassane Sall, ce silence est révélateur : « Entre la République et leur parti, ils ont choisi. Et ils n’ont pas choisi la République. »
Dans ses dernières interventions, Badara Gadiaga lui-même s’est indigné de l’impunité dont bénéficierait le Premier ministre, Ousmane Sonko, dans ses attaques contre la justice. Selon lui, « si un autre citoyen avait tenu de tels propos envers les magistrats, il serait déjà en prison ». Derrière cette affirmation se cache une réalité troublante : l’idée croissante que la loi ne s’applique plus équitablement ; ce, selon les affiliations politiques.
Dès lors, la figure de Badara Gadiaga prend une nouvelle dimension. Au-delà du polémiste et du militant, il devient le symbole d’un contre-pouvoir informel. Celui qui ose exprimer tout haut ce que d’autres préfèrent passer sous silence par prudence ou calcul. Il dérange, certes. Mais il incarne aussi une forme de résistance à la pensée unique et au verrouillage de l’opinion. Et si l’on considère qu’une démocratie dynamique repose également sur l’ouverture laissée aux voix critiques, alors Gadiaga joue, qu’on le veuille ou non, un rôle précieux.
Si le Pastef, longtemps engagé dans la lutte pour la liberté d’expression, sombre aujourd’hui dans l’intolérance à la critique, c’est une alerte démocratique sérieuse. Le pouvoir change, mais les principes doivent demeurer. Faire appel à la justice contre les chroniqueurs, emprisonner des journalistes pour leurs opinions, intimider les opposants, ces pratiques que l’on dénonçait hier, sont devenues monnaie courante.
L’histoire jugera. Mais en attendant, Badara Gadiaga, avec son style percutant et sans compromission, rappelle à tous que gouverner, c’est aussi accepter la contradiction. Et que dans une République, personne – pas même les vainqueurs d’hier – ne devrait être à l’abri de la critique.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°505 – 07/07/2025

🔴 BADARA GADIAGA FACE À LA VINDICTE DES « PASTÉFIENS » : LE FRANC-PARLER DÉRANGE
🔴 1er TRIMESTRE 2025 / BAISSE DE LA QUALITÉ DE PORTEFEUILLE DANS LA MICROFINANCE : LA RENTABILITÉ GLOBALE VACILLE

🔴 CAN FÉMININE 2025 / VICTOIRE CONTRE LA RD CONGO (4-0) : LE SÉNÉGAL DÉMARRE EN TROMBE !
🔴 AFRICAN GLORY / SACRE INTERCONTINENTAL FACE AU SUISSE ÉRIC BRITO : MOUHAMED TAFSIR BA, CHAMPION WAKO PRO

Hydrocarbures : des records de production en juin 2025 pour Sangomar et GTA

Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a rendu public ce vendredi le rapport de production des projets pétroliers et gaziers de Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim (GTA) pour le mois de juin 2025, confirmant la montée en puissance progressive des deux méga-chantiers énergétiques du Sénégal.

Selon les données officielles, le champ pétrolier de Sangomar a franchi un seuil inédit au cours de ce mois. Trois cargaisons, désignées sous les références SAN034, SAN035 et SAN036, ont été enlevées et exportées sur le marché international, représentant un volume cumulé de 2,9 millions de barils de pétrole brut. Sur le seul deuxième trimestre 2025, les volumes commercialisés ont atteint un record de 9,63 millions de barils, signe de la montée en cadence des opérations de production et d’exportation.

Les prévisions annuelles restent inchangées : les autorités tablent sur une production globale estimée à 30,53 millions de barils de brut sur l’ensemble de l’année 2025. Ce niveau, s’il est atteint, consoliderait la place de Sangomar comme un pilier stratégique de l’industrie pétrolière sénégalaise et une ressource majeure pour les recettes publiques.

Côté gaz, le projet GTA, situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, poursuit également sa phase de montée en charge. Durant le mois de juin, deux cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), numérotées GTA_2025_003 et GTA-2025_004, ont été chargées, représentant un volume global de 0,33 million de mètres cubes.

Le ministère précise que les opérations de mise en service et de calibrage des installations se poursuivent conformément au planning, avec pour objectif de stabiliser puis d’augmenter progressivement les niveaux de production au cours du second semestre.

Ces performances illustrent la dynamique enclenchée depuis le démarrage de la production commerciale, ainsi que la montée en puissance programmée des capacités d’exportation. Elles confirment également les ambitions affichées par le gouvernement sénégalais de positionner le pays comme un acteur énergétique majeur de la sous-région, à la fois sur le pétrole et sur le gaz.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°504 – 05 ET 06/07/2025

🔴 DÉVELOPPEMENT DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION EN AFRIQUE : LE SÉNÉGAL DANS LE TOP 15
🔴 TERRORISME / TRIANGLE FRONTALIER MAURITANIE-SÉNÉGAL-MALI : LE JNIM SE RESTRUCTURE

🔴 PRÉPARATIFS CHAN 2025 : LE SÉNÉGAL ET LA GUINÉE SE NEUTRALISENT (0-0)
🔴 AFROBASKET 2025 / 15 « LIONS » PRÉSÉLECTIONNÉS : LE SÉNÉGAL AFFÛTE SES ARMES

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°494 – 24/06/2025

🔴 RAPPORTS D’EXÉCUTION BUGDGÉTAIRE / SECTEURS DE LA DÉFENSE, DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES, DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT, ETC : CES INVESTISSEMENTS SONT-ILS LUCRATIFS ?
🔴 LE SYTJUST ET L’UNTJ EN GRÈVE POUR 72 HEURES : LA JUSTICE PRISE EN OTAGE

🔴 17 ARRESTATIONS ET DU CHANVRE SAISI APRÈS ZARCO / SA THIÈS : LE COMBAT FAIT RAGE, LES MALFRATS AUSSI
🔴 23 LIONNES EN ROUTE POUR L’AFROBASKET 2025 : LA PRÉPARATION PEUT COMMENCER !

Forum Africa Debate à Londres : le FMI interpelle Dakar sur la transparence budgétaire

Réunis à Londres dans le cadre du forum Africa Debate, décideurs économiques africains, responsables d’institutions financières et représentants gouvernementaux ont échangé sur les perspectives économiques du continent, dans un climat marqué par les inquiétudes sur la soutenabilité des dettes publiques. Parmi les interventions les plus remarquées, celle d’Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), a particulièrement attiré l’attention en raison de ses remarques fermes sur la situation financière du Sénégal.

Dans une déclaration relayée par l’agence Reuters, Abebe Selassie a mis en exergue « des zones d’ombre » dans la gestion budgétaire de l’ancien régime sénégalais. « Nous attendons que le gouvernement partage avec nous les chiffres définitifs et les principaux problèmes qu’il a identifiés », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de disposer d’informations fiables pour pouvoir envisager une reprise sereine des engagements financiers. Il a également souligné la volonté du FMI d’entretenir un dialogue technique « approfondi » avec les nouvelles autorités issues de l’alternance politique de mars 2024.

Cette sortie du Fonds intervient dans un contexte délicat. Après l’élection du président Bassirou Diomaye Faye, le Sénégal s’est engagé dans une opération vérité sur ses finances publiques. L’audit initié par le nouveau gouvernement a révélé une importante sous-estimation du déficit et de l’endettement, contredisant les rapports transmis jusqu’alors aux partenaires internationaux. D’après les éléments communiqués à ce stade, le ratio de la dette publique serait monté à près de 100 % du PIB fin 2023, alors que l’estimation officielle affichait seulement 74 %. Cette différence majeure, assimilée à une « dette cachée », fragilise la crédibilité des données budgétaires antérieures et contribue à la défiance des bailleurs.

Face à ces révélations, le FMI, qui avait suspendu en 2023 une partie de ses décaissements, conditionne toute reprise complète de sa coopération à la production d’informations consolidées et transparentes. « Nous espérons avancer aussi vite que possible. Nous restons engagés », a assuré Abebe Selassie, tout en rappelant que l’institution attend des clarifications exhaustives avant de se prononcer sur la suite du programme d’assistance financière.

Ce climat d’incertitude budgétaire intervient alors que le gouvernement sénégalais prépare une refonte de sa stratégie de gestion de la dette et un plan de mobilisation accrue des ressources internes. Selon plusieurs analystes présents au forum, la confiance des bailleurs et des investisseurs dépendra désormais de la capacité du Sénégal à restaurer la sincérité de ses comptes et à prouver sa volonté de transparence. Dans l’immédiat, Dakar doit finaliser et publier l’audit en cours, puis présenter un plan crédible d’assainissement budgétaire susceptible de stabiliser la dette et de rassurer les marchés.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°502 – 03/07/2025

🔴 APRÈS LE REVERS JUDICIAIRE DANS L’AFFAIRE MMN : DE NOUVELLES CHARGES CONTRE SONKO
🔴 OUSMANE SONKO : DE L’OPPOSANT FRONDEUR AU PREMIER MINISTRE INSULTEUR DE MAGISTRATS (Par Babacar Justin Mbengue)

🔴 BALLA GAYE 2 – SITEU : LE CNG CHERCHE UNE PARADE JURIDIQUE
🔴 CAN FÉMININE 2024 : UN NOUVEAU TROPHÉE À LA HAUTEUR DES REINES

Bavures policières : le Président Diomaye Faye annonce des enquêtes rigoureuses et des sanctions exemplaires

De retour d’Espagne où il a pris part à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement, le président de la République Bassirou Diomaye Faye s’est exprimé publiquement sur les récentes bavures policières qui ont coûté la vie à plusieurs citoyens sénégalais. Dans une déclaration diffusée sur la RTS, le chef de l’État a condamné avec fermeté ces événements et promis de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la lumière soit faite et que justice soit rendue.

Le président a rappelé que les forces de l’ordre sont investies d’une mission fondamentale de protection et de sécurité. Selon lui, les interventions des policiers, quelles qu’en soient les circonstances, ne sauraient en aucun cas justifier la perte de vies humaines. Il a souligné qu’aucun drame de cette nature ne saurait être traité avec légèreté ou relégué au rang de faits divers, insistant sur le caractère sacré de la vie des citoyens.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a cité spécifiquement les cas survenus à Rosso et à Cambérène. Ces interventions policières se sont soldées par des morts, suscitant une vague d’indignation et de colère dans l’opinion. Le chef de l’État a assuré que ces affaires seront traitées avec toute la rigueur et l’impartialité requises. Il a affirmé qu’en ce moment même, des enquêtes approfondies sont en cours pour établir la chaîne des responsabilités et déterminer les manquements ayant conduit à ces drames.

« Les forces de l’ordre sont censées rassurer les populations et les protéger », a martelé le président. Il a insisté sur le fait que ces bavures ne pourront être tolérées, quelles que soient les circonstances. Le président s’est engagé à ce que toutes les conclusions issues des enquêtes soient suivies d’effets. Il a promis que des sanctions exemplaires et proportionnées seront appliquées contre les agents et les responsables, quels que soient leur rang et leur niveau de responsabilité, dès lors que leur implication sera établie.

Cette prise de position ferme intervient alors que la question des violences policières suscite un vif débat au Sénégal, alimenté par des précédents douloureux et une demande croissante de réforme du secteur de la sécurité. Par ces annonces, Bassirou Diomaye Faye entend poser un jalon important dans la lutte contre l’impunité et réaffirmer l’exigence d’un strict respect des droits humains par les forces de l’ordre.

Le chef de l’État a enfin exhorté les familles des victimes à faire confiance à la justice, tout en exprimant sa solidarité et sa compassion face à leur douleur. Il a assuré que son gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour que ces drames ne se répètent plus et que la confiance entre les citoyens et les forces de sécurité soit restaurée.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°501 – 02/07/2025

🔴 « UN VRAI PROBLÈME DE GOUVERNANCE » : PDF DISSÈQUE L’« ASER-GATE »
🔴 CONFIRMATION DE LA CONDAMNATION POUR DIFFAMATION DANS L’AFFAIRE MMN : SONKO HORS COURSE POUR 2029 ?

🔴 MERCATO / RECRUTÉ POUR PRÈS DE 23 MILLIARDS F CFA PAR SUNDERLAND : HABIB DIARRA DÉBARQUE EN FANFARE !
🔴 PRÉPARATION CAN FÉMININE 2024 : LE SÉNÉGAL ÉTRILLE L’ALGÉRIE (3-0)

Affaire Mame Mbaye Niang : la Cour suprême rejette la requête en rabat d’arrêt d’Ousmane Sonko

La Cour suprême du Sénégal a tranché ce mardi 1ᵉʳ juillet 2025 dans le dossier de diffamation opposant Ousmane Sonko au ministre Mame Mbaye Niang. Les Chambres réunies ont examiné la requête en rabat d’arrêt déposée par les avocats du Premier ministre, qui contestaient la décision de la Chambre pénale rendue le 4 janvier 2024.

À l’issue de l’audience, la Cour a rejeté la demande, déclarant le rabat d’arrêt irrecevable.

Ce recours, considéré comme exceptionnel, visait à obtenir l’annulation de l’arrêt au motif que la juridiction n’avait pas transmis une question prioritaire de constitutionnalité au Conseil constitutionnel.

Cette décision confirme définitivement la condamnation d’Ousmane Sonko prononcée en première instance et validée en cassation.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°500 – 01/07/2025

🔴 EFFONDREMENT DES EURO-OBLIGATIONS SUITE AU RAPPORT DE BARCLAYS ESTIMANT LA DETTE PUBLIQUE À 119% DU PIB : LE SÉNÉGAL DANS L’ŒIL DU CYCLONE
🔴 CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LE DÉVELOPPEMENT / REFONTE DES RELATIONS SÉNÉGALO-FRANÇAISES : DIOMAYE ET MACRON À L’ŒUVRE

🔴 BACARY CISSÉ À LA TÊTE DE LA LIGUE RÉGIONALE : NOUVELLE ÈRE POUR LE FOOTBALL ZIGUINCHOROIS
🔴 SITEU SUSPENDU POUR DEUX ANS : L’ORAD-ZONE II EXIGE L’APPLICATION STRICTE DE LA SANCTION

Dette : les euro-obligations du Sénégal s’effondrent après un rapport alarmant de Barclays

La situation financière du Sénégal connaît une nouvelle secousse. Les obligations souveraines sénégalaises émises en dollars ont chuté ce lundi, confirmant l’inquiétude grandissante des investisseurs. Selon Bloomberg, qui titre « Senegal’s Dollar Bonds Slump as Report Raises New Debt Fears », cette baisse est directement liée à la publication d’un rapport de Barclays Plc, révélant une envolée de la dette publique nationale.

D’après les estimations de la banque, la dette du Sénégal atteindrait désormais 119 % du PIB en 2024, contre 99,7 % en 2023, chiffre déjà jugé préoccupant par un audit de la Cour des comptes. Ces niveaux placent le pays bien au-delà des seuils jugés soutenables pour les économies émergentes.

Cette dégradation survient dans un contexte déjà marqué par les révélations de septembre 2024, faisant état de falsifications présumées des comptes publics par le précédent régime. La confiance des marchés financiers s’en est trouvée fragilisée, et les titres sénégalais figurent aujourd’hui parmi les moins performants des pays comparables.

Le rapport de Barclays met également en lumière un déficit budgétaire chronique, projeté à 6,5 % du PIB en moyenne entre 2025 et 2028. Cette dérive continue alimente la dépendance aux financements extérieurs, au moment où les négociations avec le FMI pour un nouveau programme d’assistance peinent à aboutir. Cette incertitude renforce la pression sur les finances publiques et entretient la volatilité des marchés.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye, élu sur la promesse d’une rupture, et les réformes lancées par le Premier ministre Ousmane Sonko, le pays traverse une période d’instabilité politique. La dissolution du parlement en 2024, censée accélérer l’agenda réformiste, a au contraire ravivé les doutes sur la capacité de l’exécutif à juguler la crise économique et restaurer la confiance des bailleurs.

Ces tensions persistantes ont d’ailleurs conduit l’agence S&P Global Ratings à abaisser la note souveraine du Sénégal à « B » en mars 2025, soit cinq crans en dessous du seuil d’investissement, ce qui rend le coût de l’endettement encore plus élevé.

Les conséquences sont immédiates sur le marché obligataire : les obligations à échéance 2033 et 2048, déjà affaiblies depuis l’an dernier (respectivement cotées à 84,54 cents et 67,17 cents pour un dollar), poursuivent leur glissade. Pour les analystes de Bloomberg, la combinaison d’une dette record, d’un déficit persistant et de l’absence de clarté sur le soutien du FMI risque de maintenir la pression sur les titres sénégalais à court terme.

Dans un contexte international marqué par un resserrement des conditions financières, le Sénégal devra convaincre rapidement ses créanciers de la crédibilité de son plan de stabilisation budgétaire s’il veut éviter une détérioration supplémentaire de sa situation.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°499 – 30/06/2025

🔴 DÉBAT D’ORIENTATION BUDGÉTAIRE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : DIBA « SAUCÉ » PAR L’OPPOSITION
🔴 LE CAS BACHIR FOFANA : EFFACER POUR FAIRE TAIRE ?

🔴 LIGUE 1 (30e J.) : LE JARAAF SIGNE SON 13e TITRE
🔴 LIGUE 1 / AUTEUR DE 12 BUTS CETTE SAISON : PAPE DOUDOU DIALLO SACRÉ MEILLEUR BUTEUR

Thierno Alassane Sall défie ses collègues parlementaires : « Si l’électrification vous intéresse, ouvrons une commission d’enquête parlementaire sur le dossier ASER »

La question de l’électrification rurale a suscité de vifs échanges ce samedi à l’Assemblée nationale lors du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB). En présence du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, plusieurs députés issus de la majorité présidentielle ont interpellé l’exécutif sur l’urgence d’accélérer le raccordement des zones rurales au réseau électrique national.

Mais c’est la prise de parole du député non-inscrit Thierno Alassane Sall qui a marqué les débats. Ancien ministre, aujourd’hui figure de l’opposition indépendante, il a interpellé ses collègues parlementaires en leur lançant un défi : ouvrir une commission d’enquête parlementaire sur les activités et la gestion de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER).

« Si vous voulez sincèrement que les choses avancent, si l’électrification vous intéresse réellement, ouvrons une commission d’enquête parlementaire sur la question troublante de l’ASER », a déclaré Thierno Alassane Sall d’un ton ferme.

Il a notamment fait référence au contrat conclu avec l’entreprise espagnole Santander et à la société AEE Power EPC, au cœur d’un dossier controversé. Selon lui, des zones d’ombre persistent autour du décaissement d’une avance de démarrage évaluée à 37 milliards FCFA. « L’entreprise espagnole Santander a fait savoir que le 11 juin dernier, l’avance de démarrage dans le dossier ASER-AEE Power EPC avait été versée. Si vous voulez savoir où sont passés les 37 milliards, parlons-en », a-t-il insisté, dénonçant une opacité qui dure depuis des années.

Le député a par ailleurs précisé que la partie espagnole aurait elle-même engagé des investigations internes pour établir les responsabilités et faire la lumière sur l’usage des fonds. Il estime qu’en tant que représentants du peuple, les députés sénégalais ont le devoir d’exiger la transparence. « Ce qui est clair, c’est que les Espagnols sont en train de faire leur propre enquête. Mais en tant que parlementaires, vous avez l’obligation d’ouvrir une commission d’enquête pour tirer cette question au clair », a-t-il martelé.

Sa déclaration a suscité un certain embarras au sein de l’hémicycle, où le dossier ASER est connu pour être sensible et complexe.

Ce nouvel épisode vient relancer la polémique sur la gouvernance des projets d’électrification rurale au Sénégal et la gestion des financements extérieurs mobilisés dans le cadre de ces projets. Reste à savoir si sa proposition de commission d’enquête trouvera un écho favorable auprès des groupes parlementaires, dans un contexte où la transparence et la redevabilité sont au cœur des revendications citoyennes.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°498 – 28 ET 29/06/2025

🔴 RÉVÉLATIONS D’AFRICA INTELLIGENCE SUR L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT BIO À LA TÊTE DE LA CEDEAO : DIOMAYE DRIBBLÉ PAR SES PAIRS
🔴 SOUS MANDAT DE DÉPÔT, BACHIR FOFANA JUGÉ JEUDI : LA PRESSE EN SURSIS

🔴 MERCATO : PAPE DEMBA DIOP, NOUVELLE RECRUE DE STRASBOURG
🔴 PRÉSIDENCE DE LA LIGUE SÉNÉGALAISE DE FOOTBALL PROFESSIONNEL : ABDOULAYE SEYDOU SOW SORT DU BOIS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°497 – 27/06/2025

🔴 PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE 2025 / BAISSE DU PIB NOMINAL : L’ÉCONOMIE PERD 4% DE SA VALEUR
🔴 RÉUNION DU CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MAGISTRATURE PRÉSIDÉE PAR LE PRÉSIDENT DIOMAYE FAYE : OÙ EST LA RUPTURE ?

🔴 LIGUE 1 (29e J.) : JARAAF À 90 MINUTES DU SACRE
🔴 LUTTE / « JE SUIS UN LUTTEUR COMPLET » : BALLA GAYE 2 CHAUFFE SITEU

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°496 – 26/06/2025

🔴 « ASER-GATE » : ENGAGEMENT TRIPARTITE : UNE PIÈCE MAÎTRESSE REFAIT SURFACE
🔴 DIVISION SPÉCIALE DE LA CYBERSÉCURITÉ / BACHIR FOFANA EN GARDE À VUE : LE JOURNALISME EN DANGER AU SÉNÉGAL

🔴 LIGUE RÉGIONALE DE FOOTBALL DE ZIGUINCHOR : BACARY CISSÉ PRÔNE UN « SURSAUT »
🔴 MODOU LÔ – SA THIÈS : UN DUEL DE TITANS EN GESTATION

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°495 – 25/06/2025

🔴 DEMANDE D’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE PAR PAPE DJIBRIL FALL : « ASER-GATE » – DES TÉNÈBRES À LA LUMIÈRE ?
🔴 « ZONES D’OMBRE » DANS LES RAPPORTS TRIMESTRIELS D’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE : PAPE MALICK NDOUR TIQUE

🔴 CANDIDATURE À LA PRÉSIDENCE DE LA FSF : ALIOU GOLOKO MISE SUR PLUS DE 30 ANS D’EXPÉRIENCE
🔴 LUTTE / « LE CNG VOULAIT MA DÉFAITE » : ZARCO RÈGLE SES COMPTES

DEMANDE D’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE PAR PAPE DJIBRIL FALL : « ASER-GATE » – des ténèbres à la lumière ?

Le député non-inscrit Papa Djibril Fall a saisi officiellement le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, ce mardi 24 juin 2025, pour exiger l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur le marché d’électrification rurale attribué à la société AEE POWER par l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER). Dans une lettre argumentée et estampillée du sceau du Parlement, le parlementaire invoque les articles 85 alinéa 4 de la Constitution et 48 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour appuyer sa requête.

Dans ce document transmis au bureau de l’Assemblée et dûment enregistré, Papa Djibril Fall justifie sa demande par la gravité des soupçons qui entourent l’attribution de ce marché, devenu en quelques mois un véritable feuilleton politico-économique. Il évoque de « vives polémiques », des « interrogations persistantes », des « accusations et contre-accusations » qui, selon lui, justifient une réponse institutionnelle forte de la part de la représentation nationale.
« Cette commission d’enquête a pour objet de mettre toute la lumière sur ce marché », écrit-il, soulignant la nécessité pour le Parlement de s’emparer de ce dossier hautement sensible, où s’entremêlent enjeux de transparence, d’éthique, de bonne gouvernance et d’intérêt public.
À travers cette initiative, le député vise à recueillir l’ensemble des éléments d’information nécessaires à la compréhension du processus ayant conduit à l’attribution du marché à AEE POWER, et à produire un rapport détaillé, impartial, et affranchi de toute forme de complaisance. Une volonté clairement affichée de lever le voile sur ce que certains appellent déjà « l’ASER-Gate », en référence aux pratiques opaques dénoncées autour du dossier.
Ce geste de Papa Djibril Fall intervient dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de reddition de comptes sont particulièrement élevées. Le marché d’électrification en question, qui devait incarner une avancée majeure pour les zones rurales du pays, est désormais perçu par une partie de l’opinion comme un symbole d’opacité dans la gestion des marchés publics.
Le président de l’Assemblée nationale est désormais interpellé pour donner suite à cette demande qui, si elle est acceptée, pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère de responsabilité parlementaire. L’éclairage tant attendu sur ce dossier pourrait bien commencer dans l’hémicycle, sous l’impulsion d’un député déterminé à sortir les pratiques douteuses de l’ombre. Reste à savoir si cette initiative trouvera un écho favorable auprès des autres groupes parlementaires.


Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°494 – 24/06/2025

🔴 RAPPORTS D’EXÉCUTION BUGDGÉTAIRE / SECTEURS DE LA DÉFENSE, DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES, DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT, ETC : CES INVESTISSEMENTS SONT-ILS LUCRATIFS ?
🔴 LE SYTJUST ET L’UNTJ EN GRÈVE POUR 72 HEURES : LA JUSTICE PRISE EN OTAGE

🔴 17 ARRESTATIONS ET DU CHANVRE SAISI APRÈS ZARCO / SA THIÈS : LE COMBAT FAIT RAGE, LES MALFRATS AUSSI
🔴 23 LIONNES EN ROUTE POUR L’AFROBASKET 2025 : LA PRÉPARATION PEUT COMMENCER !

Budget 2024 : des recettes record mais des tensions persistantes sur les finances publiques

Le Sénégal a clôturé l’année 2024 avec une performance remarquable en matière de mobilisation des recettes publiques, dépassant même les prévisions inscrites dans la loi de finances rectificative. D’après le rapport publié par le ministère des Finances, le taux d’exécution budgétaire s’est établi à 103,91 % pour les recettes et à 103,70 % pour les dépenses du budget général. Des chiffres qui traduisent un dynamisme apparent, mais qui cachent en réalité une pression croissante sur les finances publiques.

Selon ce document officiel, les dépenses de l’État ont atteint un montant total de 6 506,16 milliards de francs CFA, contre 6 273,52 milliards initialement prévus. Cette hausse des charges est en grande partie attribuable à l’envolée des dépenses en capital, qui se sont établies à 2 267,14 milliards, mais aussi à la progression continue des dépenses ordinaires. Ces dernières, estimées à 4 239,02 milliards, comprennent 1 420,36 milliards de dépenses de personnel, illustrant l’impact des recrutements dans les forces de défense et des rappels salariaux, et 822,32 milliards affectés au service de la dette.

Le rapport du ministère met en lumière des tensions croissantes liées à l’accumulation d’arriérés de paiement, ce qui vient tempérer les bons résultats obtenus en matière de recettes. À la fin de l’année, les impayés s’élevaient à 146,3 milliards de francs CFA au titre des subventions à l’énergie, à 105,20 milliards pour les travaux réalisés dans le secteur des BTP, et à 249,5 milliards d’investissements non réglés, financés sur des ressources extérieures. Ces chiffres traduisent un retard significatif dans la chaîne des paiements, qui pourrait compromettre la viabilité de certains projets publics.

Autre signal d’alerte : la charge de la dette publique a connu une progression spectaculaire de 44,5 % par rapport à 2023, atteignant 822,32 milliards de francs CFA. Cette hausse est due à une forte augmentation aussi bien de la dette extérieure, en croissance de 36,64 %, que de la dette intérieure, qui a bondi de 93,33 %. Cette dynamique traduit un recours accru aux emprunts pour couvrir les dépenses courantes, au risque d’alourdir le poids du service de la dette sur les finances publiques à moyen terme.

L’embellie observée au niveau des recettes ne suffit donc pas à masquer les inquiétudes sur la soutenabilité budgétaire. En effet, si le Sénégal a réussi à maintenir un haut niveau de mobilisation fiscale et de financement extérieur en 2024, la persistance d’arriérés et la croissance rapide des charges contraignent la marge de manœuvre de l’État. La trajectoire budgétaire future dépendra ainsi de la capacité des autorités à contenir les dépenses, à améliorer la qualité des investissements et à renforcer la discipline dans l’exécution des engagements publics.

Akhénaton entendu par la cybercriminalité et ressort libre

L’activiste Ousseynou Seck, plus connu sous le pseudonyme « Akhénaton », a été entendu ce lundi par les enquêteurs de la Division spéciale de la cybercriminalité (DSC), avant de quitter les locaux de la police en homme libre.

Intercepté vendredi dernier à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire national, Akhénaton a été retenu et conduit par les autorités compétentes, en exécution d’une procédure déclenchée à la suite de plusieurs plaintes déposées contre lui.

Selon des sources proches du dossier, l’activiste est accusé d’avoir tenu et diffusé sur les réseaux sociaux des propos jugés diffamatoires, outrageants et potentiellement attentatoires à l’honneur de certaines personnes. Il lui est également reproché d’avoir usé de sa large audience numérique pour diffuser des contenus considérés comme discourtois à l’encontre de figures publiques.

L’audition, qui s’est déroulée dans le calme durant toute la matinée de ce lundi, a permis aux enquêteurs de recueillir les premières explications de l’intéressé. À l’issue de cet entretien, aucune mesure coercitive n’a été prise à son encontre. Akhénaton a pu regagner son domicile librement, même si l’enquête reste ouverte et pourrait connaître de nouveaux développements.

Ce nouvel épisode vient s’ajouter à une série de tensions entre figures de la société civile très actives sur les réseaux et les autorités, dans un contexte où les libertés numériques et la régulation des propos en ligne sont de plus en plus au centre des débats.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par l’activiste ni par ses proches. Mais tout porte à croire que cette affaire ne s’arrêtera pas là.

Nous y reviendrons…

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°493 – 23/06/2025

🔴 67e SOMMET CEDEAO / TERRORISME, INFLATION RÉGIONALE, CRISE ALIMENTAIRE, ETC : JULIUS MAADA BIO SUR UN TERRAIN MINÉ
🔴 PROJET DES KIOSQUES : LA DER/FJ ACCUSÉ DE PLAGIAT

🔴 DEUXIÈME DÉFAITE CONTRE SA THIÈS : ZARKO NE DÉCHIFFRE TOUJOURS PAS L’ÉNIGME

Bassirou Diomaye Faye à la tête de la Cedeao ? Un nouveau souffle pour une organisation fragilisée

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est pressenti pour prendre les rênes de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à l’issue du sommet de l’organisation prévu ce samedi 22 juin à Abuja, au Nigeria. Selon des sources concordantes relayées par Africa Intelligence, un consensus discret aurait été trouvé entre les chefs d’État de la sous-région, lors de consultations menées le 20 juin, pour confier la présidence de l’organisation au jeune dirigeant sénégalais.

Cette désignation, si elle est confirmée, viendrait mettre un terme au mandat du président nigérian Bola Ahmed Tinubu, dont les deux années à la tête de la Cedeao ont été marquées par des critiques récurrentes, notamment de la part des pays francophones. Jugé peu rassembleur et parfois isolé dans sa gestion des crises sous-régionales, Bola Tinubu laisserait place à un profil perçu comme plus apaisant et fédérateur.

À 45 ans, Bassirou Diomaye Faye incarne une nouvelle génération de dirigeants ouest-africains. Son élection à la tête du Sénégal en mars dernier, sur la promesse de rupture avec l’ancien système, lui a valu une forte légitimité populaire. Cette dynamique semble avoir convaincu ses pairs qu’il est le mieux placé pour incarner le renouveau de la Cedeao à un moment charnière de son histoire.

Le premier défi auquel devra faire face le nouveau président de l’organisation sera la formalisation du départ des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Burkina Faso, Mali et Niger — qui ont acté leur retrait. Un événement inédit dans l’histoire de la Cedeao, révélateur de ses difficultés à préserver l’unité régionale face aux crises politiques internes et aux choix souverainistes des régimes militaires sahéliens.

Malgré plusieurs tentatives de médiation, notamment par des déplacements à Bamako et Ouagadougou dès le début de son mandat, Diomaye Faye n’a pas réussi à infléchir la position des juntes au pouvoir. Mais en accédant à la présidence tournante de la Cedeao, il pourrait bénéficier d’un levier institutionnel pour maintenir le dialogue, éviter une rupture totale et travailler à des formes de coopération pragmatique en matière de sécurité, de commerce ou de mobilité humaine.

Cette perspective d’un leadership incarné par un président élu démocratiquement, porté par une forte attente de changement, pourrait également améliorer l’image d’une organisation aujourd’hui perçue par une partie des opinions publiques comme distante, voire illégitime. Diomaye Faye aura la délicate mission de concilier l’exigence de stabilité institutionnelle avec les aspirations d’une jeunesse ouest-africaine en quête d’intégration économique et de souveraineté politique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°492 – 21 ET 22/06/2025

🔴 IGNORANT LA SOMMATION INTERPELLATIVE DE SAIDOU KANE : JEAN-MICHEL FAIT UN SHOW ONLINE
🔴 ASSEMBLÉE NATIONALE : FADILOU KEÏTA AU SECOURS D’EL MALICK

🔴 RETOUR DES FÉDÉRATIONS AU STADE LSS ? : KHADY DIÈNE GAYE LAISSE LES « VICTIMES » DANS LE FLOU
🔴 U17 – BEACH HANDBALL : LES LIONCELLES VISENT LES QUARTS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°491 – 20/06/2025

🔴 THIERNO ALASSANE SALL SUR LE SCANDALE PRÉSUMÉ DE L’« ASER-GATE » : « UN SYSTÈME EN PERTE DE CRÉDIBILITÉ ! »
🔴 REFUS DE VISAS AUX « LIONNES » DE BASKET PAR LES ÉTATS-UNIS : SONKO DÉFIE TRUMP AU NOM DE LA SOUVERAINETÉ

🔴 REFUS DE VISAS AUX « LIONNES » : LA FSBB ANNULE LE CAMP D’ENTRAÎNEMENT PRÉVU AUX ÉTATS-UNIS
🔴 PRÉSIDENCE DE LA FSF : AUGUSTIN SENGHOR, CANDIDATURE POUR UN CINQUIÈME MANDAT

Affaire AEE POWER EPC – SONAC : Thierno Alassane Sall crie au scandale et exige le retrait des marchés

Ce jeudi 19 juin 2025, le député Thierno Alassane Sall, président du parti République des Valeurs, a élevé la voix contre ce qu’il qualifie de scandale d’État. Lors d’un point de presse, il a vertement critiqué la gestion du dossier liant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) à l’entreprise AEE POWER EPC, tout en pointant du doigt la responsabilité de la compagnie d’assurance SONAC. Pour le parlementaire, l’attitude du ministère des Finances dans cette affaire frôle la complaisance, au mépris de la rigueur qui devrait encadrer les marchés publics.

Thierno Alassane Sall accuse clairement le gouvernement de maquiller des irrégularités flagrantes. Selon lui, les explications du ministère des Finances sur les garanties émises au profit d’AEE POWER EPC, et payées tardivement par SONAC, ne tiennent pas la route. Il évoque une tentative de « dissimuler une opération frauduleuse » derrière un faux vernis administratif, notamment une dérogation qu’il qualifie de fictive et juridiquement non fondée. À ses yeux, le caractère irrégulier des garanties émises par SONAC pour le compte de AEE POWER EPC entache la légalité de l’ensemble de la procédure.

Le député souligne que cette affaire n’est pas un simple dysfonctionnement administratif, mais bien un acte qu’il qualifie de « délictuel grave » affectant la sécurité juridique des marchés publics. En affirmant que les garanties déposées relèvent du faux, Thierno Alassane Sall soutient qu’elles rendent le marché nul et non avenu. Il s’interroge sur les véritables capacités financières d’AEE POWER EPC, suggérant qu’une entreprise réellement solvable n’aurait pas besoin d’un tel traitement de faveur ni de garanties litigieuses.

Face à ce qu’il considère comme une fraude manifeste, l’ancien ministre de l’Énergie appelle à des sanctions immédiates. Il exige que des actions administratives et judiciaires soient enclenchées dans les plus brefs délais par l’acheteur public, en l’occurrence l’ASER. Il réclame également l’inscription d’AEE POWER EPC sur la liste noire des entreprises exclues de tout marché public au Sénégal. Cette radiation, selon lui, devrait être actée par l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP), sur la base de garanties jugées nulles et inopposables au regard du droit.

Mais les critiques de Thierno Alassane Sall ne s’arrêtent pas à l’entreprise adjudicataire. Il pointe aussi la SONAC, la compagnie d’assurance impliquée dans l’émission des garanties. Il demande sans détour le retrait immédiat de son agrément par le ministère des Finances. À ses yeux, SONAC a perdu toute crédibilité en participant à ce qu’il assimile à une entreprise de fraude organisée.

Enfin, le député interpelle le tribunal. Il exhorte les autorités contractantes, en particulier l’ASER, à saisir sans délai la justice pour faire toute la lumière sur le comportement de l’assureur et de l’entrepreneur. Il estime que les responsabilités doivent être établies et que des sanctions exemplaires doivent suivre pour préserver l’intégrité du système de passation des marchés au Sénégal.

L’affaire AEE POWER EPC – SONAC devient ainsi un véritable test pour les nouvelles autorités sénégalaises. Elle interroge la capacité des institutions à faire respecter les règles de transparence, à protéger l’argent public et à punir les abus, quels que soient leurs auteurs. Thierno Alassane Sall, en déposant ces accusations graves, place désormais la balle dans le camp du gouvernement et de la justice.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°490 – 19/06/2025

🔴 JOURNÉES DE CONCERTATION DU SECTEUR DE LA COMMUNICATION : LES PLAIES DE LA  PRESSE À NU
🔴 SÉNÉGAL / TROISIÈME PAYS LE PLUS CHER AU MONDE : ENVOYER DE L’ARGENT EST UN LUXE ICI !

🔴 COUPE DE LA LIGUE : GUÉDIAWAYE TOMBE EN QUART DE FINALE
🔴 LIGUE 1 (28e J) : USO LIMITE L’ACCÈS AUX SUPPORTERS DU JARAAF

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°489 – 18/06/2025

🔴 AFFAIRE ASER / MALGRÉ LE DÉMENTI DU DIRECTEUR NATIONAL DES ASSURANCES : TAS PERSISTE ET SIGNE !
🔴 GRÈVE DE 48 HEURES / APRÈS UNE TRÊVE SOCIALE DE 14 MOIS : LE SYTJUST RELANCE LA FRONDE

🔴 DEMI-FINALES / COUPE DU SÉNÉGAL DAMES : RÈGLEMENTS DE COMPTE EN VUE !
🔴 DISTRICT DE FOOTBALL DE PIKINE : LE FAUTEUIL PRÉSIDENTIEL ATTISE LES AMBITIONS

Affaire des primes d’assurances de la SONAC-SA : TAS persiste et signe après les explications du Directeur national des Assurances

Le bras de fer entre le député Thierno Alassane Sall, président du groupe parlementaire Taxawu Senegaal (TAS), et le ministère des Finances autour du paiement des primes d’assurance dans le cadre du marché d’électrification rurale confié à AEE Power Espagne continue de faire des vagues.

Suite aux déclarations du Directeur national des Assurances (DNA), Mamadou Dème, sur les ondes de la RFM, qui affirmait que la prime d’assurance avait été réglée le 20 juin 2024, soit 92 jours après l’émission des garanties, et que ce délai respectait largement les 180 jours autorisés par la loi, Thierno Alassane Sall a décidé de remettre les pendules à l’heure.

Le député s’interroge publiquement : « Qui le Directeur national des Assurances cherche-t-il à protéger ? ». Pour TAS, les explications du DNA ne résistent pas à un examen approfondi. Il rappelle que l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) a, à trois reprises, demandé à la SONAC la preuve que les primes relatives aux garanties avaient bien été payées dans les délais impartis. Cette démarche s’inscrit dans le respect strict des règles encadrant les marchés publics, où un paiement tardif peut entraîner la nullité irrévocable du marché.

Malgré ces relances répétées, le député souligne que le DNA, qui avait reçu ces courriers, n’a jamais présenté à l’ARCOP la moindre dérogation officielle justifiant le paiement tardif des primes, effectué le 14 juin 2024, soit trois mois après l’émission des garanties. TAS insiste sur un principe fondamental du droit administratif : une dérogation est une exception à la règle qui doit être formalisée par un document écrit, précisant notamment sa date d’entrée en vigueur et sa durée. Or, aucune dérogation de ce type n’a été prévue ou communiquée dans le cadre de ce marché.

Par ailleurs, le député cite un élément contractuel majeur, rappelé dans les factures émises par la SONAC à AEE Power EPC, qui conditionne expressément la prise d’effet du contrat au paiement préalable de la prime d’assurance. Ce point contractuel vient renforcer la position de TAS selon laquelle le paiement tardif remet en cause la validité de la garantie.

Face à ces contradictions, Thierno Alassane Sall promet de poursuivre son combat et d’apporter prochainement de nouvelles révélations sur cette affaire qu’il qualifie de « scandale à multiples rebondissements ».

Cette opposition frontale entre le député et le ministère des Finances, via le Directeur national des Assurances, illustre la tension persistante autour de la transparence et du respect des procédures dans la gestion des marchés publics au Sénégal. La suite de cette controverse est attendue avec attention par l’opinion publique.

Affaire AEE Power EPC : l’État clarifie le rôle de la SONAC dans l’émission des garanties

Au milieu d’une controverse grandissante autour du marché public d’électrification rurale attribué à l’entreprise espagnole AEE Power EPC S.A.U, le ministère des Finances et du Budget a apporté des clarifications sur les garanties d’assurance émises par la SONAC, la Société nationale de Crédit et de Cautionnement. Ce marché, signé le 23 février 2024 avec l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), porte sur un montant global de 91,97 milliards de francs CFA. La polémique s’est cristallisée autour des conditions d’émission et de validité des garanties, mais surtout sur l’ampleur des montants annoncés, estimés à 37 milliards FCFA, que certains ont qualifiés d’irréguliers voire fictifs.

Dans une note explicative publiée par sa cellule de communication, le ministère affirme que la SONAC a bien émis, le 20 mars 2024, trois garanties dans le cadre du contrat : une pour l’avance de démarrage du projet, une seconde pour les dépenses déjà engagées par l’entreprise, et une dernière pour garantir la bonne exécution des travaux. Ces garanties sont prévues contractuellement et encadrées juridiquement. Leur validité, explique le ministère, repose sur le paiement d’une prime d’assurance, conformément à l’article 13 du Code des assurances de la CIMA, la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances. Ce texte prévoit notamment un délai maximal de 180 jours pour régler la prime lorsqu’il s’agit de risques contractés avec l’État ou ses démembrements.

Dans ce cas précis, la prime d’assurance a été payée par virement bancaire le 20 juin 2024, soit exactement 90 jours après l’émission des garanties. Ce délai respecte donc largement les 180 jours autorisés. Le ministère dément ainsi toute irrégularité, en précisant que cette pratique est tout à fait conforme à la législation applicable aux assurances liées aux marchés publics.

La note revient également sur les montants de 37 milliards FCFA souvent évoqués dans les débats publics. Ces chiffres ne renvoient pas au montant de la prime versée à l’assureur, mais à celui des capitaux assurés. Il s’agit de l’enveloppe totale couverte par les trois garanties émises pour sécuriser les engagements de l’entreprise adjudicataire. La prime réelle payée par AEE Power EPC pour bénéficier de cette couverture s’élève à 947 millions de francs CFA par an. Le chiffre de 37 milliards FCFA correspond donc à l’engagement financier maximal de la SONAC dans le cadre du contrat, et non à une somme encaissée ou distribuée.

Le ministère insiste sur le fait que les garanties émises remplissent toutes les conditions de validité juridique. Elles s’inscrivent dans un cadre légal strict, avec des modalités d’engagement bien établies. L’assureur, dans ce type de montage, peut exiger des contreparties financières ou juridiques de la part de l’entreprise, comme des cautions solidaires, des dépôts ou des garanties bancaires. Il peut aussi recourir à la réassurance pour se prémunir contre les risques liés à l’exécution du marché.

Enfin, le document publié par le ministère vise à rassurer l’opinion sur la régularité de la procédure. Il affirme que les garanties délivrées ne sont ni fictives, ni irrégulières, et que leur émission respecte les normes juridiques et techniques en vigueur. Le respect des délais, la transparence sur les montants engagés et la traçabilité des paiements sont mis en avant comme gages de conformité.

En résumé, les autorités cherchent à dissiper les soupçons d’irrégularités autour d’un projet stratégique pour l’électrification rurale au Sénégal. À travers cette mise au point, le ministère des Finances veut réaffirmer le sérieux du dispositif national d’assurance des marchés publics, tout en appelant à une lecture rigoureuse et contextualisée des chiffres avancés dans les débats publics.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°488 – 17/06/2025

🔴 LE RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES : ARGUMENT DU MINISTÈRE DES FINANCES POUR JUSTIFIER LA NON-PUBLICATION DES RAPPORTS D’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE : UNE CONTINUITÉ DE DISSIMULATION ?
🔴 ATTAQUE D’ISRAËL CONTRE L’IRAN : DAKAR EN MISSION DE PAIX

🔴 À LA VEILLE DES ÉLECTIONS DE LA FSF ET DES LIGUES : CHEIKH BA PASSE À LA LOUPE LE FOOT SÉNÉGALAIS
🔴 MONDIAL DES CLUBS / VICTOIRE DE CHELSEA : JACKSON S’ILLUSTRE PAR UNE PASSE DÉCISIVE


Retard dans la publication des rapports trimestriels d’exécution budgétaire : le Ministère des Finances fait des précisions

Le Ministère des Finances et du Budget a annoncé ce lundi 16 juin 2025 un report dans la publication des rapports trimestriels d’exécution budgétaire, relatifs au quatrième trimestre 2024 ainsi qu’au premier trimestre 2025. Ces rapports, connus sous l’appellation RTEB, sont un instrument fondamental de transparence et de redevabilité, destiné à informer les citoyens, les parlementaires et les partenaires techniques et financiers sur l’état de la gestion budgétaire de l’État.

Cette décision de report a été prise en réponse à la nécessité de garantir la sincérité et la fiabilité des données contenues dans ces rapports. Suite au récent rapport de la Cour des Comptes qui avait relevé plusieurs manquements dans la gestion budgétaire des années passées, les services du Ministère ont entrepris un exercice approfondi afin de déterminer précisément le montant et la nature des dépenses extrabudgétaires réalisées, notamment au premier trimestre 2024. L’objectif est d’intégrer ces dépenses de manière conforme dans le Tableau des Opérations Financières de l’État (TOFE) et dans les rapports d’exécution budgétaire.

Le Ministère informe également qu’une réforme majeure a été engagée concernant la gestion budgétaire. Désormais, les dépenses extrabudgétaires des exercices antérieurs ne seront plus reportées sur le budget des années suivantes. Elles seront prises en compte dans le budget de l’année au cours de laquelle elles ont effectivement été exécutées. Ce changement vise à renforcer l’orthodoxie budgétaire et à assurer une meilleure sincérité dans la présentation des finances publiques.

Ce travail de recensement, de reclassification et de fiabilisation des données fait partie intégrante de la stratégie gouvernementale visant à assainir progressivement les finances publiques, à régulariser les engagements hérités des exercices antérieurs, tout en soutenant le secteur privé dans le cadre de la relance économique nationale. Ces opérations ont nécessité un délai supplémentaire, ce qui explique le report dans la publication des rapports trimestriels.

Le Ministère des Finances et du Budget assure par ailleurs que la publication des rapports trimestriels d’exécution budgétaire interviendra le lundi 23 juin 2025. Il réaffirme son engagement à poursuivre une politique forte de transparence budgétaire, avec une dynamique de clarté et de rigueur pour fournir une information fiable à toutes les parties prenantes.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°487 – 16/06/2025

🔴 AFFAIRE ASER / ÉMISSION DES GARANTIES SONAC PRODUITES PAR AEE POWER EPC AUX ANTIPODES DES PRINCIPES RÉGISSANT LES ASSURANCES : TAS REMUE LE COUTEAU DANS LA PLAIE
🔴 ALERTE DE ROBERT BOURGI SUR LA SITUATION SOCIO-ÉCONOMIQUE, LE TERRORISME, L’INSTRUMENTALISATION DE LA JUSTICE, ETC : « J’AI PEUR POUR LE SÉNÉGAL »

🔴 LIGUE 2 / DÉCÈS DE MOUSTAPHA SOW : LE MATCH DIAMBARS-CNEPS EXCELLENCE REPORTÉ
🔴 KAOLACK / ÉLECTIONS DE LA LIGUE DE FOOTBALL AMATEUR : TOUS UNIS DERRIÈRE KOSSO DIANÉ !

FMI – Sénégal : les négociations au point mort, l’accord reporté sine die

Le climat d’optimisme qui entourait, il y a encore quelques semaines, les discussions entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) s’est nettement assombri. Alors que le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, espérait relancer les négociations dès avril pour conclure un nouvel accord en juin, l’horizon s’est considérablement obscurci.

Lors d’un point de presse tenu jeudi dernier, la directrice du département Communication du FMI, Julie Kozack, a clairement indiqué qu’aucun calendrier n’était fixé pour la reprise officielle des négociations. « Nous attendons les résultats finaux de l’audit », a-t-elle déclaré, évoquant le dossier des irrégularités comptables révélées par l’Inspection générale des finances (IGF).

Plus alarmant encore, le quotidien Les Échos rapporte que « la conclusion d’un nouveau programme de décaissement n’est pas à l’ordre du jour ». Une affirmation qui sonne comme un désaveu pour les autorités sénégalaises, alors même que le pays fait face à une pression budgétaire accrue.

Le FMI, tout en maintenant un canal de dialogue ouvert avec Dakar, insiste sur la complexité du dossier. Julie Kozack a rappelé que l’affaire des fausses déclarations dans les comptes publics nécessitait un traitement « rigoureux et long ». L’institution exige une transparence totale avant toute reprise des engagements financiers.

Pour mémoire, le programme triennal signé entre le FMI et le Sénégal portait sur un montant de 1,8 milliard de dollars, soit près de 1 100 milliards de francs CFA. Il a été suspendu à la suite d’un rapport de l’IGF validé par la Cour des comptes, qui a mis en lumière une manipulation systématique des données comptables publiques entre 2019 et mars 2024, sous la présidence de Macky Sall.

Ce gel du programme pèse lourdement sur la trésorerie publique, alors que le gouvernement actuel multiplie les chantiers économiques et les engagements sociaux. En attendant la fin de l’audit en cours, le Sénégal reste dans une zone d’incertitude financière, sans garantie de déblocage à court terme.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°486 – 14 ET 15/06/2025

🔴 UMOA TITRES / LEVÉE DE 76,9 MILLIARDS F CFA PAR DAKAR : ABIDJAN RESTE LE 1ᵉʳ INVESTISSEUR
🔴 REPORT DE LA CONFÉRENCE DE L’ONU SUR LA PALESTINE : DIOMAYE CONFINÉ À DOMICILE

🔴 BAL 2025 : LE SÉNÉGALAIS YOUSSOU NDOYE SUR LE PODIUM
🔴 COUPE DU MONDE DES CLUBS / PRÉSENCE DE KOULIBALY, JACKSON ET NIANG : LE SÉNÉGAL S’INVITE EN FORCE

La conférence internationale sur la Palestine reportée : le Président Diomaye Faye parmi les invités impactés

Prévue pour se tenir la semaine prochaine au siège des Nations unies à New York, la conférence internationale sur l’État de Palestine a été officiellement reportée. L’annonce a été faite ce vendredi 13 juin par le président français Emmanuel Macron, au cours d’une conférence de presse tenue à l’Élysée. Le report est motivé, selon le chef de l’État français, par des « raisons logistiques et sécuritaires », dans un contexte géopolitique marqué par une escalade des tensions au Moyen-Orient.

Parmi les chefs d’État invités à cette rencontre de haut niveau figurait le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Sa participation, attendue et symbolique, devait marquer l’engagement renouvelé du Sénégal en faveur de la cause palestinienne, dans la continuité d’une tradition diplomatique forte portée historiquement par Dakar au sein des instances internationales, notamment à travers son rôle au sein du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Malgré le report, le président Macron a tenu à réaffirmer l’engagement de la France en faveur de la paix et de la solution à deux États. « Ce report ne saurait remettre en cause notre détermination à avancer vers la mise en œuvre de la solution des deux États », a-t-il insisté. Il a également réitéré sa volonté de reconnaître officiellement l’État de Palestine, indépendamment du calendrier de la conférence, soulignant que cette reconnaissance constitue pour lui un impératif politique et moral.

Le climat régional, particulièrement tendu ces dernières semaines, semble avoir pesé lourd dans la balance. L’intensification des frappes israéliennes sur l’Iran et les craintes d’un embrasement généralisé ont compliqué les conditions d’organisation d’un tel événement à New York, où des chefs d’État, diplomates et représentants d’organisations internationales étaient attendus.

Emmanuel Macron a indiqué que la conférence « aura lieu au plus vite », sans toutefois fournir de date précise pour son report. Il a néanmoins précisé la vision de la France pour la région, affirmant qu’un « État palestinien démilitarisé est un préalable indispensable à l’intégration régionale d’Israël ». Une position qui rejoint les appels récurrents de plusieurs États membres des Nations unies en faveur d’une reconnaissance formelle et d’une solution politique durable.

Pour le Sénégal, ce report n’altère en rien la position constante en faveur de la Palestine. L’administration de Diomaye Faye, dans la lignée de ses prédécesseurs, devrait continuer à porter cette voix dans les cercles diplomatiques, en particulier à l’ONU, où Dakar reste un interlocuteur respecté sur les questions de paix, de sécurité et de droits des peuples.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°485 – 13/06/2025

🔴 PREMIÈRE VICTOIRE : SUSPENSION DE LA NOTIFICATION DE CESSATION DE PARUTION DU MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION À PUBLIC SN : QUE ÇA NE S’ENDORT PAS SUR SES LAURIERS !
🔴 CONFÉRENCE DE CINQUANTENAIRE : LA CEDEAO CHERCHE UN SECOND SOUFFLE À DAKAR

🔴 « COMMUNIQUÉ INTOLÉRABLE » DU JARAAF : LA COMMISSION DE DISCIPLINE DE LA LSFP EXIGE DES EXCUSES
🔴 MERCATO / TRANSFERT AU QATAR : SABALY REJOINT AL-DUHAIL

Référé sur excès de pouvoir : le ministre de la Communication désavoué par la Cour suprême

Coup de théâtre dans l’affaire opposant le ministère de la Communication au média Public SN. La Cour suprême a ordonné ce jeudi la suspension de la notification de cessation de parution adressée au média dirigé par la journaliste Aïssatou Diop Fall. Une décision symbolique et juridiquement lourde de conséquences.

L’information a été rendue publique par Me Abdou Dialy Kane, avocat de Public SN, qui a confirmé que le juge du référé a prononcé la suspension de l’arrêté ministériel contesté. La décision écrite du tribunal est attendue pour le début de la semaine prochaine, entre mardi et mercredi.

Un arrêté ministériel contesté et désormais suspendu

Pour rappel, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN) avait pris, en avril dernier, un arrêté ordonnant la cessation de parution et de diffusion d’une dizaine de médias, jugés non conformes aux critères de reconnaissance officielle établis par ses services. L’acte, très critiqué, avait entraîné la fermeture immédiate de plusieurs entreprises de presse et le licenciement de dizaines de travailleurs.

Un premier recours en référé déposé par les avocats de Public SN avait été rejeté pour vice de forme. Cette fois, la requête fondée sur un excès de pouvoir a été jugée recevable. « Le droit a été dit », se félicite Me Kane.

Une victoire pour la liberté de la presse

La décision de la Cour suprême est interprétée comme un désaveu cinglant pour le ministère de la Communication, dont les actes – notamment les fameuses « listes officielles » de médias agréés – sont désormais frappés de caducité.

« C’est une victoire incontestable pour la liberté de la presse et pour l’État de droit », a réagi Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS). Il appelle les autorités à revoir en profondeur leur politique de régulation des médias et à privilégier le dialogue plutôt que la répression administrative.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°484 – 12/06/2025

🔴 NOUVELLE CARTOGRAPHIE DES PAYS À HAUT RISQUE DE BLANCHIMENT D’ARGENT ET DE FINANCEMENT DU TERRORISME : SÉNÉGAL « OUT », CÔTE D’IVOIRE « IN » !
🔴 BLOCAGE DE LA REVALORISATION STATUTAIRE DES GREFFIERS : DU « SABOTAGE INSTITUTIONNEL », SELON LE SYTJUST

🔴 LIGUE 1 / COURSE AU TITRE : GORÉE, JARAAF ET OUAKAM AU COUDE-À-COUDE
🔴 COUPE DU MONDE DES CLUBS 2025 / GROUPE D’ÉTUDE TECHNIQUE DE LA FIFA : ALIOU CISSÉ PARMI LES MEMBRES

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°483 – 11/06/2025

🔴 REQUÊTE AUX FINS D’ANNULATION D’UNE ORDONNANCE DE RENVOI EN POLICE CORRECTIONNELLE ET D’ÉVOCATION : LES AVOCATS CONTESTENT
🔴 HAUSSE DE 0,3% DE L’INDICE HARMONISÉ DES PRIX À LA CONSOMMATION : UNE INFLATION MAÎTRISÉE !

🔴 MATCH AMICAL SÉNÉGAL VS ANGLETERRE : VICTOIRE ÉCLATANTE DES « LIONS » (3-1)

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°482 – 10/06/2025

🔴 CÉLÉBRATION DE LA TABASKI LE MÊME JOUR À TOUBA, MÉDINA BAYE, TIVAOUANE, YOFF DIAMALAYE, GRANDE MOSQUÉE DE DAKAR, ETC : UNISSON DE LA FOI DANS LES VILLES SAINTES
🔴 137E PÈLERINAGE MARIAL DE POPENGUINE : LA MAURITANIE, INVITÉE D’HONNEUR

🔴 MATCH AMICAL : LE SÉNÉGAL À L’ASSAUT DE L’ANGLETERRE

Pentecôte : le Président Diomaye Faye salue la force de la diversité religieuse sénégalaise

Ce lundi de Pentecôte, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a adressé un message empreint de respect et d’unité à l’ensemble de la communauté chrétienne du Sénégal. Publié sur la plateforme X (anciennement Twitter), son message s’inscrit dans une tradition républicaine de reconnaissance et de valorisation du pluralisme religieux, au cœur de l’identité sénégalaise.

Dans sa déclaration, le chef de l’État a formulé ses vœux les plus sincères à l’endroit des fidèles chrétiens. Il a souhaité une excellente fête à tous ceux qui célèbrent la Pentecôte, soulignant l’importance de cette journée de prière et de recueillement, qui représente une occasion précieuse pour renforcer les liens de fraternité entre les citoyens.

Bassirou Diomaye Faye a aussi souligné la portée symbolique du week-end, marqué par la convergence de trois grands événements religieux : la Tabaski, le pèlerinage marial de Popenguine et la fête chrétienne de la Pentecôte. Il y a vu une illustration vivante de la cohabitation pacifique et de la richesse spirituelle du Sénégal. Selon lui, cette simultanéité de fêtes renforce davantage l’image d’un pays où la foi, quelle que soit sa forme, est célébrée dans le respect et la solidarité.

Le président a insisté sur la nécessité de préserver cette diversité religieuse qui fait la fierté du pays. Il a rappelé que le vivre-ensemble est un héritage précieux à transmettre aux générations futures, surtout dans un monde où les divisions religieuses alimentent trop souvent les conflits.

En saluant la communauté chrétienne, mais aussi l’ensemble des Sénégalais, le président Faye a réaffirmé sa vision d’une nation unie, tolérante et respectueuse des croyances de chacun. Ce message s’inscrit dans une démarche plus large de promotion de la paix sociale et de consolidation des valeurs communes qui fondent la société sénégalaise.

Tabaski 2025 : Le Président Bassirou Diomaye Faye accorde sa grâce à 1 466 détenus

À l’occasion de la fête de la Tabaski, célébrée ce week-end par des millions de fidèles musulmans à travers le Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a pris une mesure forte de clémence. Conformément à la Constitution et dans le respect de la tradition républicaine, 1 466 détenus ont bénéficié d’une grâce présidentielle, leur permettant de recouvrer la liberté.

Cette décision, prise dans un esprit de pardon, d’humanité et de cohésion sociale, concerne principalement des délinquants primaires, des détenus présentant des garanties de réinsertion, des personnes âgées, gravement malades ainsi que des mineurs. Tous ces profils ont été soigneusement examinés par les services compétents avant d’être retenus dans le cadre de cette mesure exceptionnelle.

Le président Diomaye Faye, fidèle à ses engagements en faveur d’une justice humaniste et réformatrice, a ainsi saisi cette fête symbolique pour offrir une seconde chance à des citoyens, leur permettant de retrouver leurs familles et d’espérer une meilleure réintégration dans la société.

Cette grâce présidentielle s’inscrit dans une volonté de renforcer le tissu social, de promouvoir la paix et de rappeler l’importance du pardon et de la solidarité en cette période de fête. Elle constitue aussi un geste fort en direction des familles éprouvées par l’absence prolongée de leurs proches, et un signal d’espoir pour ceux qui aspirent à une réhabilitation sincère.

Tabaski 2025 : le président Bassirou Diomaye Faye appelle au dialogue et à la cohésion nationale

En ce samedi 7 juin 2025, jour de célébration de l’Aïd al-Adha (Tabaski) pour la majorité des musulmans au Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a assisté à la prière à la Grande Mosquée de Dakar. À cette occasion, le chef de l’État a lancé un vibrant appel à l’unité, à la solidarité et au dialogue entre les Sénégalais.

« Je voudrais aussi appeler, ce jour béni de Tabaski, l’ensemble des Sénégalais à perpétuer l’esprit de solidarité et de générosité, mais aussi de partage qui sont les valeurs fondamentales que traduit cette fête », a déclaré le président Diomaye Faye, entouré du ministre des Forces armées, Birame Diop, et de son directeur de cabinet, Mary Teuw Niane.

Poursuivant dans le même esprit, le président a évoqué les conclusions récentes du dialogue national pour rappeler l’importance de maintenir le cap de la concertation. « À la suite du dialogue national, j’invite également tous les Sénégalais à maintenir l’esprit de dialogue et de concertation afin que notre pays continue d’avancer dans la concorde et la cohésion, au-delà des divergences que nous pouvons avoir sur les opinions. »

Dans son message, le président a également exhorté les Sénégalais à prier pour la paix et la stabilité du pays : « Que Dieu veille sur notre pays, qu’il préserve la paix sociale et la cohésion nationale. Qu’il consolide notre unité nationale et accorde à nos familles une bonne célébration de la fête de Tabaski. »

Bassirou Diomaye Faye a saisi l’occasion pour remercier tous les acteurs impliqués dans le bon déroulement de la fête. Il a salué le professionnalisme des forces de défense et de sécurité, ainsi que l’engagement des éleveurs et des transporteurs qui ont contribué à un approvisionnement satisfaisant du marché en moutons sur l’ensemble du territoire.

Énergie : des performances contrastées pour Sangomar, GTA et Gadiaga en mai 2025

Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a publié son rapport mensuel sur la production des sites énergétiques stratégiques du pays. Le document, qui dresse un état des lieux de l’activité pour le mois de mai 2025, met en lumière des performances soutenues sur le champ pétrolier de Sangomar, une montée en régime progressive du projet gazier GTA, et une activité stable sur le site de Gadiaga.

Le champ pétrolier offshore de Sangomar, au large des côtes sénégalaises, continue de maintenir une cadence élevée. Trois cargaisons — identifiées sous les codes SAN031, SAN032 et SAN033 — ont été levées au cours du mois de mai, représentant un volume total de 2,92 millions de barils de pétrole brut. Ces volumes ont été exportés sur le marché international, conformément aux contrats d’enlèvement conclus avec les acheteurs. Le ministère confirme que les prévisions annuelles de production, évaluées à 30,53 millions de barils pour 2025, restent inchangées à ce stade.

Du côté du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, les opérations de montée en charge se poursuivent dans le cadre de la mise en service des installations de liquéfaction. Le 15 mai 2025, la deuxième cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL), étiquetée GTA_2025_002, a été chargée avec succès. Elle représente un volume de 168 426 m³, soit environ 3,83 millions de MMBtu, selon les chiffres officiels. Cette opération marque une nouvelle étape vers l’optimisation de la capacité de production du site, encore en phase de rodage.

Sur le plan domestique, la production de gaz naturel à Gadiaga, dans la région de Thiès, reste modeste mais régulière. Le rapport indique qu’au premier trimestre 2025, un volume cumulé de 548 078 Nm³ (normaux mètres cubes) a été commercialisé. Pour le seul mois de mai, la production est estimée à 207 737 Nm³. Ce site, bien que de moindre envergure comparé à GTA ou Sangomar, joue un rôle important dans l’approvisionnement des industries locales et la transition vers un mix énergétique plus propre.

Avec ces résultats, le Sénégal poursuit sa dynamique de développement énergétique, fondée à la fois sur l’exploitation de ses ressources naturelles et l’investissement dans les infrastructures. Le gouvernement reste engagé à garantir la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion de ces ressources, dans un contexte où les enjeux énergétiques se mêlent étroitement aux impératifs économiques, environnementaux et géopolitiques.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°481 – 05/06/2025

🔴 LITIGE FONCIER / AFFAIRE FABOULY GAYE : MAME BOYE DIAO DANS LA SAUCE
🔴 DIALOGUE NATIONAL / LES MODES DE SCRUTIN : LE SUJET QUI FÂCHE !

🔴 LIGUE 1 / AS PIKINE VS GUÉDIAWAYE À THIÈS : L’ÉQUILIBRE DE LA TERREUR !
🔴 UEFA U18 / TIRS AU BUT : LE SÉNÉGAL NEUTRALISE LE JAPON

Scandale foncièr : Fabouly Gaye arrêté pour un terrain fantôme, Mame Boye Diao vaque à ses besoins

Un parfum de scandale plane à nouveau sur la gestion du foncier au Sénégal. Fabouly Gaye, figure politique connue à Kolda, a été interpellé ce matin dans une affaire de vente frauduleuse de terrain. L’homme aurait cédé une parcelle à un particulier… qui, après vérification auprès du DSCOS (Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol), découvre que ladite parcelle n’existe tout simplement pas. Terrain fictif, argent bien réel. Une arnaque de haut vol qui rappelle les travers persistants de l’administration foncière.

 

Mais ce qui agite davantage l’opinion, c’est le nom de celui qui aurait initialement « attribué » ce terrain : Mame Boy Diao, ancien directeur des Domaines sous Macky Sall. Un nom bien connu du sérail, longtemps considéré comme un technocrate ambitieux et méthodique, aujourd’hui réputé proche des cercles du pouvoir Diomaye-Sonko. Pendant que Fabouly Gaye goûte aux rigueurs de la garde à vue, Mame Boy, lui, vaque tranquillement à ses occupations. Deux poids, deux mesures ?

 

Selon les premières sources proches du dossier, Fabouly Gaye aurait produit un document d’attribution signé du temps où Diao était aux commandes de la Direction des Domaines. Un document que la DSCOS n’a pas retrouvé dans ses archives, et qui serait donc,jusqu’à preuve du contraire, un faux en bonne et due forme. La justice, saisie, devra déterminer s’il s’agit d’un acte isolé ou d’un système bien huilé, où certains noms servaient de caution morale à des opérations spéculatives aux contours mafieux.

 

Dans un pays où la question foncière vire souvent au chaos et alimente un ressentiment populaire croissant, cette affaire risque de faire tache. Car elle pose une question brûlante : comment un ancien directeur des Domaines peut-il être lié à une attribution fantôme sans être immédiatement inquiété ?

 

À ce jour, ni la Cour des Comptes ni l’OFNAC n’ont officiellement réagi. Mais dans les couloirs feutrés de l’administration, l’affaire fait grincer des dents. La transition politique amorcée le nouveau regime avait suscité l’espoir d’un nettoyage en profondeur des pratiques opaques. L’affaire Fabouly Gaye sonne comme un test grandeur nature pour le nouveau régime, qui doit prouver qu’il ne protège aucun parrain, fût-il ancien camarade de parti ou soutien silencieux.

 

Le foncier reste au Sénégal un miroir fidèle de la gouvernance : opaque, sensible et hautement politique. Si l’impunité prévaut une fois de plus, alors la rupture tant promise n’aura été qu’un mirage.

 

Affaire à suivre… de très près.

 

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°480 – 04/06/2025

🔴 2e ÉDITION DU SALON DES INDUSTRIES AFRICAINES : DAKAR, CATALYSEUR DU CHANGEMENT
🔴 RELANCE ÉCONOMIQUE URGENTE : LE PLAN DE BOUGANE POUR « SAUVER LE SÉNÉGAL »

🔴 LIGUE PRO : JARAAF, GORÉE ET DES DIRIGEANTS DE CLUBS SANCTIONNÉS
🔴 LUTTE : TALFA VS ARMÉE PRÉVU EN JUILLET

Trafic d’influence, corruption, blanchiment : le secteur des jeux en ligne, le pari à coup de milliards

Le dernier rapport d’activités de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), publié en avril 2025, continue de lever le voile sur de vastes circuits de transactions suspectes. Le secteur des jeux en ligne y apparaît comme une plaque tournante du blanchiment de capitaux, alimentée par des pratiques de corruption, de trafic d’influence et d’association de malfaiteurs.

Parmi les cas emblématiques cités dans le rapport figure celui du propriétaire d’une société individuelle baptisée « GAMING ». Ce dernier détient plusieurs comptes ouverts au sein d’une institution financière opérant sous l’appellation « BANQUE SÉNÉGAL ». Lors de l’ouverture de ses comptes, il avait officiellement déclaré exercer des activités liées aux prestations de services numériques et à la gestion de partenariats dans le domaine des jeux en ligne.

Cependant, les mouvements financiers observés depuis l’ouverture du compte principal en août 2023 ont attiré l’attention des autorités. La Centif rapporte notamment des virements massifs en provenance d’un organisme nommé « LOTTERY », pour un montant cumulé de 1.458.597.675 FCFA. Ces fonds ont été présentés comme des paiements pour des services numériques, sans que leur nature exacte n’ait pu être clairement établie.

À cela s’ajoutent deux virements provenant d’une autre entité, « PAYMENT DIGITAL », totalisant 130.931.277 FCFA. Ces transactions, selon les déclarations, correspondent à des commissions liées à des opérations de paiement en ligne. Mais le rapport note également des transferts réguliers et importants depuis le compte de GAMING vers une société internationale dénommée « ASSOCIATED », basée en Europe. Ces mouvements, qui atteignent 1.170.725.577 FCFA, ont été justifiés de manière sommaire.

Le même propriétaire détient également une autre structure individuelle nommée « BETTING ». Celle-ci a ouvert un compte bancaire en novembre 2021 auprès de la même institution, « BANQUE SÉNÉGAL ». Le compte a reçu un total de 815.000.000 FCFA, auquel s’ajoutent les flux générés par huit sous-comptes associés, pour un total impressionnant de 32 milliards de FCFA. Des virements importants, à hauteur de 776.189.893 FCFA, ont également été envoyés à la société étrangère « ASSOCIATED », souvent accompagnés de justificatifs partiels ou peu convaincants.

Selon la Centif, l’analyse de ces mouvements financiers révèle des liens directs avec des activités de paris en ligne. Le rapport met en lumière un système complexe de circulation de fonds, souvent justifiés par des contrats ou services difficilement traçables, ce qui soulève des soupçons sérieux de blanchiment d’argent.

Ces révélations posent une fois de plus la question du contrôle et de la régulation du secteur des jeux en ligne au Sénégal, dont les ramifications financières dépassent largement les frontières nationales.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°479 – 03/06/2025

🔴 BAISSE DE 0,6% DES PRIX DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION : UNE BOUFFÉE D’OXYGÈNE POUR LE BTP
🔴 ÉVALUATION FISCALE / PLAINTE AUPRÈS DU CIRDI : WOODSIDE ENERGY POURSUIT LE SÉNÉGAL

🔴 LUTTE / COMBAT MODOU LÔ – TAPHA TINE : UN DUEL INÉLUCTABLE, SELON FADAM 2
🔴 ZIGUINCHOR / DÉCÈS DE LÉOPOLD NZALÉ, ANCIEN VICE-PRÉSIDENT DU DUC : UN ROC DU SPORT SÉNÉGALAIS S’EN VA

Litige autour du champ de Sangomar : Woodside Energy saisit le CIRDI contre l’État du Sénégal

La société australienne Woodside Energy, opératrice du projet pétrolier et gazier de Sangomar, a déposé une plainte contre le Sénégal auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), un organe d’arbitrage de la Banque mondiale. Cette procédure, révélée lundi par l’agence Reuters, marque une nouvelle escalade dans les tensions entre le géant énergétique et les autorités sénégalaises.

Selon les informations disponibles, la plainte a été enregistrée le 30 mai dernier. Le document officiel consulté ne précise pas la nature exacte du différend, mais il indique que le ministère sénégalais du Pétrole et de l’Énergie est désigné comme partie défenderesse.

Cette démarche juridique intervient dans un contexte de crispation croissante. Déjà en août 2024, Woodside avait engagé une procédure judiciaire contre l’État sénégalais, cette fois sur le plan fiscal. Le différend actuel pourrait être lié à des désaccords concernant la fiscalité du projet, les conditions contractuelles, ou encore l’évolution de la gouvernance énergétique mise en œuvre par le nouveau régime sénégalais.

Woodside Energy détient 82 % des parts dans le champ offshore de Sangomar, situé au large du Sénégal. Il s’agit du tout premier projet pétrolier en mer du pays, censé marquer l’entrée du Sénégal dans le cercle des producteurs d’hydrocarbures. Le démarrage de la production, prévu pour courant 2024, avait été présenté comme une étape historique vers une plus grande souveraineté énergétique et des recettes budgétaires accrues.

Cependant, le changement de régime intervenu en mars 2024 avec l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et la nomination d’Ousmane Sonko comme Premier ministre, semble avoir entraîné une relecture de plusieurs contrats dans le secteur extractif. Le gouvernement a en effet promis plus de transparence, de justice fiscale et une meilleure défense des intérêts nationaux, notamment en matière de ressources naturelles.

Pour le moment, aucune déclaration officielle n’a été faite par le gouvernement sénégalais ni par Woodside Energy sur cette procédure d’arbitrage. Le recours au CIRDI pourrait cependant ralentir les relations entre les deux parties, voire impacter le calendrier de production si le différend n’est pas rapidement résolu.

Le projet Sangomar est stratégique pour le Sénégal, avec des retombées économiques attendues à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA. Ce litige ouvre ainsi une période d’incertitude pour un secteur déjà sous haute surveillance.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°478 – 02/06/2025

🔴 RENOUVELLEMENT DU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE L’ONU DANS UN MONDE FRACTURÉ : MACKY SALL, CANDIDAT DE LA CONCORDE
🔴 MENACES DJIHADISTES : L’ALERTE DU GÉNÉRAL SELLÉ NDIAYE

🔴 APRÈS L’OM, PSG VAINQUEUR DE LA LIGUE DES CHAMPIONS : À JAMAIS LES DEUXIÈMES !
🔴 LIGUE 1 / GUÉDIAWAYE-PIKINE : LE DERBY EXILÉ, SANS PUBLIC !

Candidature du Sénégal à la présidence de la BAD : Seydi Gassama dénonce « une grosse erreur »

La candidature du Sénégal à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) continue de faire débat, notamment après la sortie remarquée de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal. Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrikTV, ce dimanche 1er juin, le défenseur des droits humains n’a pas mâché ses mots. Il a qualifié cette initiative de « grosse erreur », dénonçant une décision mal évaluée sur le plan stratégique et diplomatique.

Seydi Gassama a d’abord rappelé l’historique de la BAD pour démontrer l’improbabilité d’un succès sénégalais dans cette course. Depuis la création de l’institution, seuls huit présidents se sont succédé, et parmi eux, un seul Sénégalais, Babacar Ndiaye, a occupé le poste durant deux mandats pleins. Pour lui, ce précédent ne pouvait justifier une nouvelle ambition aussi rapidement. Cette réalité historique aurait dû dissuader le Sénégal de tenter sa chance à ce moment précis, d’autant plus que les équilibres internes de la banque ne favorisaient pas une telle candidature.

Au-delà de cet aspect, Seydi Gassama a mis en évidence un isolement diplomatique grandissant du Sénégal sur la scène africaine. Il a souligné que certains pays traditionnellement proches n’ont même pas voté en faveur du candidat sénégalais, Amadou Hott. Ce manque de soutien, selon lui, reflète une perte d’influence régionale inquiétante et une dégradation du leadership sénégalais au sein des instances continentales.

L’échec de cette candidature est, selon le militant, symptomatique d’un recul plus large du prestige international du Sénégal. Jadis considéré comme un modèle démocratique sur le continent, le pays semble aujourd’hui avoir perdu de sa superbe. Seydi Gassama a rappelé qu’à une époque, le Sénégal faisait figure d’exception dans un environnement marqué par les dictatures, mais qu’il a depuis stagné pendant que d’autres nations progressaient.

Pour lui, la perte de crédit démocratique à l’interne se répercute à l’externe. Ce déclin, qu’il juge préoccupant, appelle à une remise en question sérieuse. Il plaide pour un sursaut démocratique, seule voie possible, selon lui, pour redonner au Sénégal sa place d’antan sur l’échiquier africain. À ses yeux, il ne s’agit pas seulement de réformer les institutions, mais de restaurer la confiance et la crédibilité du pays aux yeux de ses partenaires africains et internationaux.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°477 – 31/05 ET 01/06/2025

🔴 UMOA-TITRES / CONTRIBUTION À PLUS DE 60% DES INVESTISSEURS IVOIRIENS LORS DES DEUX DERNIÈRES ÉMISSIONS : LE SÉNÉGAL SOUS OXYGÈNE IVOIRIEN ?
🔴 POPENGUINE 2025 : LE GÉNÉRAL TINE SORT LE GRAND JEU

🔴 UFOA A&B (U20) : LE SÉNÉGAL DANS UNE POULE RELEVÉE
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL / DÉCISION DE LA FSF EN FAVEUR DU JARAAF : BUILDERS FC PRÊTE À SAISIR LA FIFA

Marché de l’UEMOA : le Sénégal lève 66 milliards de FCFA quatre jours après un emprunt record de 196 milliards

Le Sénégal continue d’accroître sa présence sur le marché financier régional. Ce vendredi 30 mai 2025, le Trésor sénégalais a levé 66 milliards de francs CFA à travers une nouvelle émission d’obligations assimilables du Trésor (OAT), à trois ans, avec un taux d’intérêt de 6,30 %. Ce nouvel emprunt intervient à peine quatre jours après l’impressionnante levée de fonds de 196 milliards de FCFA, un record pour le pays cette année.

La dernière opération ciblait un montant global de 84 milliards de FCFA. Les investisseurs ont répondu à hauteur de 65 milliards FCFA, mais la demande finale retenue par les autorités s’est finalement établie à 66 milliards, représentant un taux de couverture de 101,66 %.

La Côte d’Ivoire figure parmi les contributeurs les plus importants à cette mobilisation, avec plus de 40 milliards de FCFA investis par des institutions ivoiriennes, confirmant la solidité de la coopération financière régionale au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Cette dynamique d’endettement sur le marché régional par le Sénégal s’inscrit dans une stratégie de financement du budget national, notamment pour soutenir les projets d’investissement et combler les besoins de trésorerie. Elle témoigne également d’un certain niveau de confiance des investisseurs régionaux, en dépit d’un environnement marqué par des pressions budgétaires dans plusieurs pays de la zone.

Avec des taux désormais plus attractifs qu’en début d’année et un calendrier d’émissions soutenu, Dakar semble avoir trouvé une marge de manœuvre financière importante sur le marché de l’UEMOA. Toutefois, ces emprunts successifs relancent le débat sur le niveau d’endettement global du pays et sur sa soutenabilité à moyen terme.

ÉMIGRATION IRRÉGULIÈRE / DU CICAD À EL HIERRO : Le Sénégal dialogue, l’océan engloutit son avenir

Alors que les acteurs socio-politiques répondent à l’appel au dialogue du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, les tentatives d’émigration irrégulière de jeunes Sénégalais se multiplient. Arrestations en série, réseaux démantelés, pirogues interceptées ou chavirées : un bilan sinistre qui démontre que la mer continue d’engloutir les espoirs d’une jeunesse en détresse, prête à tout pour fuir la précarité.

Le 28 mai 2025, dans l’enceinte solennelle du Centre international de Conférences Abdou Diouf (CICAD), le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à l’ouverture officielle du Dialogue national, présenté comme un pas vers un nouveau pacte politique, économique et social. Pendant ce temps, au large des côtes européennes, un autre drame vient rappeler la gravité de la crise migratoire que traverse notre pays. Sept (7) personnes, dont quatre (4) femmes, une adolescente de 16 ans et deux (2) fillettes âgées de cinq ans, ont péri dans le chavirement d’une pirogue à El Hierro, au port La Restinga, en Espagne.
Ce contraste saisissant entre les réunions institutionnelles et les tragédies humaines illustre avec acuité la profondeur du malaise socio-économique. Selon les services de secours espagnols, la pirogue immatriculée 96/25, en provenance de Nouakchott (Mauritanie), transportait, en effet, cent cinquante-deux (152) passagers. Hommes, femmes et enfants réunis sont originaires du Sénégal, de la Mauritanie, de la Guinée et du Mali. Le drame est survenu au moment de l’accostage, lorsque le regroupement déséquilibré d’une partie des occupants a provoqué le chavirement de l’embarcation.
Quelques jours avant, sur le territoire national, les Forces de défense et de sécurité ont également poursuivi leurs efforts pour endiguer le phénomène de l’émigration irrégulière. C’est ainsi que le dimanche 25 mai, la Brigade de Recherches de Keur Massar a mis a démantelé un vaste réseau de convoyeurs à Sendou, dans le département de Rufisque. Cette opération a conduit à l’interpellation de soixante-quinze (75) candidats, à l’arrestation de trois (3) présumés convoyeurs, ainsi qu’à la saisie de quantités importantes de carburant et de vivres destinés au voyage.
À moins de 24 heures après, dans la nuit du lundi 26 mai, vers 1h30 du matin, la Brigade territoriale de Yenne, appuyée par l’Escadron de Surveillance et d’Intervention de Diamniadio, a appréhendé vingt-neuf (29) autres candidats dans une maison à Sendou. Parmi eux, on compte dix-neuf (19) Sénégalais, sept (7) Gambiens, deux (2) Sierra-Léonais (un couple) et un Guinéen, a appris Le Dakarois Quotidien d’une source de la gendarmerie. Tout ce beau monde affirme avoir été enrôlés par deux (2) individus, actuellement en fuite, connus sous les initiales B. et M. ; l’un a été identifié, tandis que l’autre demeure inconnu de la gendarmerie.

DESTINS BRISÉS

Un fait singulier a marqué cette opération menée par les brigades de gendarmerie de Yenne et de Diamniadio. Un homme d’une trentaine d’années, identifié par les initiales M. A. D., a été secouru par les habitants de Diamniadio alors qu’il faisait une crise d’épilepsie en pleine rue. Dans une vidéo parvenue à notre rédaction, il déclare avoir été victime d’une crise d’épilepsie dans les locaux de la gendarmerie, avant d’être évacué vers l’hôpital de Diamniadio, d’où il se serait enfui. Les autorités de la gendarmerie comme celles de l’hôpital, interrogées par Le Dakarois Quotidien, assurent toutefois ne pas avoir eu connaissance de son passage.
Le lendemain, jeudi 29 mai, à Saint-Louis, l’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) a procédé à l’interpellation de cinq (5) autres individus pour tentative de trafic de migrants par voie maritime, mise en danger de la vie d’autrui et association de malfaiteurs. L’enquête, menée avec minutie, a permis de démanteler un réseau actif entre Hydrobase, Pikine 700 et Santhiaba. Les victimes, trois (3) jeunes hommes, ont déclaré avoir déboursé chacun la somme de qu’antre cent cinquante mille (450 000) F CFA pour bénéficier des services des passeurs.
À l’aune de ces événements, une réalité s’impose avec gravité : malgré les initiatives étatiques, les arrestations récurrentes et les discours politiques, le phénomène de l’émigration irrégulière ne faiblit guère. La mer continue d’engloutir des vies. Les quartiers périphériques de Dakar, les îles du Saloum, le Nord, entres autres localités, voient partir chaque jour des jeunes en quête d’un avenir que leur pays ne parvient plus à leur offrir.
C’est pourquoi le Dialogue national, ne devrait se réduire à une arène politique ou à un simple exercice de concertation institutionnelle. Il devrait impérativement intégrer les voix les plus souvent silencieuses et souvent ignorées de cette jeunesse désillusionnée, en proie au chômage et à la précarité. Sans une réponse structurelle aux et au manque de perspectives, les pirogues continueront de voguer vers l’inconnu, avec pour seule boussole l’espoir d’une vie meilleure ailleurs.


Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°476 – 30/05/2025

🔴 ÉMIGRATION IRRÉGULIÈRE / DU CICAD À EL HIERRO : LE SÉNÉGAL DIALOGUE, L’OCÉAN ENGLOUTIT SON AVENIR
🔴 ÉLECTION DE SIDI OULD TAH À LA PRÉSIDENCE DE LA BAD : LA MAURITANIE S’IMPOSE EN SILENCE

🔴 TOURNOI UFOA/A 2025 / VICTOIRE FACE AU LIBÉRIA : LES « LIONNES » EN FINALE !
🔴 BASKET / COUPE DU MAIRE : JEANNE D’ARC ET GBA EN DEMI-FINALES

Diplomatie sénégalaise : le déclin d’une influence jadis rayonnante

Le Sénégal, longtemps considéré comme une voix influente dans les arènes diplomatiques africaines et internationales, semble aujourd’hui en perte de vitesse. Les récents revers subis par Augustin Senghor, Abdoulaye Bathily et Amadou Hott interrogent sur un possible déclin structurel d’une diplomatie qui fut jadis un modèle sur le continent.

Le premier signal fort de ce recul est venu en mars 2025, avec la défaite retentissante d’Augustin Senghor aux élections des représentants africains au Conseil de la FIFA. Avec seulement 13 voix sur 53, l’ex-vice-président de la CAF a terminé loin derrière ses rivaux marocain et mauritanien, avant de démissionner de ses fonctions, acte symbolique d’un désaveu continental.

Mais ce revers n’était pas isolé. Abdoulaye Bathily, figure diplomatique respectée, avait déjà subi un échec en 2017 pour la présidence de la Commission de l’Union africaine, malgré un appui massif de la CEDEAO. Et en 2024, il quittait son poste d’envoyé spécial de l’ONU en Libye, après un mandat jugé infructueux.

Le plus récent échec concerne Amadou Hott, dont la candidature à la tête de la Banque africaine de développement (BAD) a échoué. Troisième derrière la Sud-Africaine Bajabulile Tshabalala et le Mauritanien Sidi Ould Tah – élu avec plus de 70 % des voix – Hott n’a pas su convaincre, malgré l’expérience et le pedigree.

Depuis l’accession au pouvoir du duo Diomaye Faye / Ousmane Sonko en avril 2024, la diplomatie sénégalaise semble marquer le pas. Le changement de style et la rupture affichée avec les pratiques anciennes s’accompagnent d’un déficit de relais, d’expertise et de stratégie d’influence.

Le journal Sud Quotidien évoquait récemment « une diplomatie d’apprentissage », où l’ambition affichée ne suffit pas encore à imposer Dakar dans les cercles décisionnels. Ce manque d’alliés solides s’est illustré par l’échec cuisant de la candidature d’Amadou Hott, malgré des démarches régionales.

Le Sénégal a de plus en plus de mal à mobiliser autour de ses candidatures. Les relations étroites avec des régimes en rupture avec l’ordre diplomatique classique – comme le Burkina Faso, le Mali ou la Guinée – n’ont, jusqu’ici, pas payé sur la scène multilatérale. Pire, ces choix semblent avoir refroidi des alliés historiques, comme la Côte d’Ivoire, qui a préféré soutenir le Mauritanien Ould Tah.

Alors que Dakar trébuche, d’autres capitales africaines s’affirment avec vigueur :

  • La Mauritanie, grâce à sa présidence de l’Union africaine en 2024, est en pleine offensive diplomatique. Son candidat à la BAD a bénéficié d’un large appui, preuve d’un savoir-faire nouveau à Nouakchott.
  • Le Maroc, avec sa diplomatie royale ambitieuse, investit sur le continent à travers l’économie, la culture et les institutions sportives. L’écrasante victoire de Fouzi Lekjaa au Conseil de la FIFA illustre cette réussite.
  • La Côte d’Ivoire, jadis sœur jumelle du Sénégal en Afrique de l’Ouest, s’impose désormais comme un hub régional. Le soutien d’Abidjan au candidat mauritanien contre celui du Sénégal marque un tournant stratégique qui pourrait affecter durablement les relations bilatérales.

Le contraste avec les époques passées est saisissant. Sous Léopold Sédar Senghor, le Sénégal rayonnait par l’intellect, le verbe et l’engagement en faveur du dialogue. Abdou Diouf a prolongé cette aura, s’imposant comme un homme de paix et de multilatéralisme – jusqu’à devenir Secrétaire général de la Francophonie.

Même Abdoulaye Wade, dans un style plus clivant, avait réussi à positionner le Sénégal comme un acteur incontournable, notamment par des initiatives comme le NEPAD ou l’organisation du sommet mondial contre le terrorisme dès 2001.

Le président Macky Sall a mené une diplomatie proactive, avec des réussites notables, notamment sur la scène onusienne. Mais ses efforts ont connu des échecs, dont celui d’Abdoulaye Bathily à la tête de la Commission de l’UA. Une défaite que certains, comme Mankeur Ndiaye, relativisent : « Bathily a obtenu 187 voix sur 191 à l’ONU, ce qui prouve que le Sénégal garde un capital diplomatique fort ».

Face à ce contexte mouvant, des diplomates sénégalais plaident aujourd’hui pour une redéfinition stratégique de la diplomatie nationale. Le pays doit renforcer ses alliances, professionnaliser ses relais et se réadapter à un monde multipolaire.

Comme le résume un diplomate sénégalais interrogé :

« L’héritage de Senghor et Diouf ne suffit plus. Il faut une diplomatie de terrain, offensive et structurée. Sinon, le Sénégal restera une puissance moyenne, nostalgique de ses heures de gloire. »

Le Sénégal est aujourd’hui à la croisée des chemins. Il peut continuer à capitaliser sur son histoire et sa stabilité pour se repositionner, ou accepter un rôle secondaire dans le concert des nations africaines. La visite actuelle du Premier ministre Sonko à Abidjan pourrait être un pas vers la reconstruction de ponts fragilisés. Encore faut-il qu’elle s’accompagne d’une vraie vision diplomatique.

Élection à la tête de la BAD : une victoire mauritanienne éclatante, une alerte diplomatique pour le Sénégal

L’élection de Monsieur Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD), avec 48,41 % des suffrages globaux et 68,42 % des votes régionaux, constitue une victoire éclatante. Ce résultat vient récompenser le parcours d’un homme expérimenté, mais aussi la montée en puissance silencieuse et stratégique de la diplomatie mauritanienne sur la scène africaine.

Cette élection, loin d’être anecdotique, reflète les équilibres d’influence en mutation au sein des institutions continentales. Si la Mauritanie a su capter un large soutien, ce n’est pas par hasard. Elle a su tisser des alliances solides, porter une candidature crédible, et surtout mobiliser sa diplomatie autour d’un objectif clair et fédérateur. C’est une leçon en matière de préparation, de projection, et de positionnement stratégique.

Je tiens également à saluer la qualité des autres candidatures, notamment celles de Samuel Munzele Maimbo (Zambie), Amadou Hott (Sénégal), et Bajabulile Swazi Tshabalala (Afrique du Sud). Chacun a incarné une vision forte de l’Afrique, portée par des parcours d’exception et une véritable ambition continentale. Leur engagement rappelle à quel point l’Afrique regorge de compétences, de talents et de leadership au service du développement.

Mais au-delà de la dynamique propre à cette élection, il est impératif de s’interroger sur la place actuelle du Sénégal dans l’espace diplomatique africain.

La performance modeste de notre candidat, Amadou Hott, pourtant reconnu pour sa compétence et son expérience, soulève une inquiétude légitime : le Sénégal est-il en train de perdre son influence historique dans les arènes continentales ? Jadis considéré comme un acteur diplomatique de premier plan, notre pays semble désormais peiner à fédérer, à anticiper les évolutions régionales, et à imposer ses choix dans les grandes instances.

Ce constat ne relève ni du pessimisme, ni de la critique facile. Il invite, au contraire, à une réflexion stratégique urgente sur l’avenir de notre diplomatie. Il ne suffit plus d’avoir un bon candidat. Il faut construire autour de lui une dynamique diplomatique, des alliances solides, une communication ciblée et une stratégie offensive.

Le recul observé dans cette élection ne doit pas être banalisé. Il interpelle sur notre capacité à lire les nouvelles configurations africaines, à nous adapter, à réagir vite et à défendre efficacement nos intérêts. Il interpelle aussi sur l’état de coordination entre nos différents ministères, institutions et représentations extérieures.

Il est temps que le Sénégal repense son positionnement continental, qu’il renoue avec une diplomatie d’influence fondée sur l’anticipation, la coopération et la constance. Dans un monde en recomposition, où l’Afrique cherche à se prendre en main, nous ne pouvons pas nous contenter d’un rôle secondaire.

La course à la présidence de la BAD : un signal d’alerte pour le Sénégal

Les résultats du premier tour de l’élection à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD) viennent de tomber. Et ils sont riches d’enseignements, notamment pour le Sénégal. Notre candidat, Amadou Hott, ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, a obtenu 17,62 % des voix totales et 11,83 % des votes régionaux. Il est qualifié pour le second tour, mais loin derrière Samuel Munzele Maimbo de Zambie (40,41 %) et Sidi Ould Tah de Mauritanie (33,21 %). C’est une contre-performance si l’on considère le poids que le Sénégal a longtemps eu dans les grandes institutions panafricaines.

Cette troisième place dans les suffrages, doublée d’un score régional particulièrement faible, marque une réelle rétrogradation dans notre influence diplomatique. La BAD, en tant qu’institution clé pour le financement du développement du continent, est un lieu stratégique où chaque voix, chaque alliance et chaque symbole comptent. Voir le Sénégal, habituellement moteur dans les dynamiques régionales, peiner à mobiliser des soutiens est un signal que nous ne pouvons ignorer.

Ce résultat doit nous pousser à nous interroger : avons-nous suffisamment préparé cette candidature sur le plan diplomatique ? Avons-nous su fédérer nos partenaires, mobiliser nos relais dans les différentes régions du continent ? Ou bien assistons-nous à une reconfiguration géopolitique dans laquelle notre pays est en train de perdre de l’altitude ? Ces questions ne sont pas anecdotiques : elles sont fondamentales si nous voulons rester une voix influente dans les instances africaines.

Rien n’est encore joué. Amadou Hott est un candidat crédible, compétent, respecté. Le second tour peut encore réserver des surprises, à condition que le Sénégal se remobilise intelligemment. Cela implique de renouer le dialogue avec nos alliés traditionnels, de clarifier notre vision pour la BAD, et surtout de démontrer que notre ambition est continentale, inclusive, tournée vers l’avenir de l’Afrique toute entière.

Au-delà de cette élection, ce moment nous appelle à un sursaut stratégique. La diplomatie économique ne se résume pas aux discours : elle se construit dans le temps long, par la confiance, l’engagement et la clarté des positions. C’est à ce prix que le Sénégal pourra regagner la place qui lui revient dans l’Afrique qui décide.

L’élection du futur président de la BAD n’est pas simplement une compétition de CV ou de programmes. C’est un révélateur de la manière dont les États africains s’organisent, coopèrent ou s’opposent dans la fabrique du futur continental. À ce jeu, notre recul doit nous servir de leçon.

Le Sénégal a toujours été une terre d’idées, de diplomatie et d’engagement panafricain. Ce que nous vivons aujourd’hui doit être l’occasion de relancer cette tradition. Amadou Hott peut encore faire la différence, mais il ne pourra porter seul ce combat. Il est temps que l’État, les diplomates, les élites intellectuelles et la société civile se rassemblent autour d’un projet de rayonnement continental cohérent, crédible et ambitieux.

Le Sénégal ne peut pas se permettre d’être spectateur dans la construction de l’Afrique de demain. Il doit en être un acteur central, comme il l’a été hier. Cette élection à la BAD est un test. À nous d’en faire une opportunité.

Dialogue national : Voici l’intégralité du discours du Président Bassirou Diomaye Faye

Le Président Bassirou Diomaye Faye a présidé ce mercredi 28 mai 2025, l’ouverture officielle de la rencontre consacrée à l’amélioration du système politique sénégalais.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, 

Monsieur le Premier Ministre,

Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement,

Honorables Députés,

Madame  la Vice-président du Conseil constitutionnel,

Monsieur le Premier Président de la Cour suprême,  

Monsieur le Premier Président de la Cour des comptes,  

Monsieur le Premier Président de la Cour d’appel de Dakar, 

Monsieur le Président  de la Commission électorale nationale autonome,

Monsieur le Président du Conseil de régulation de l’Audiovisuel,

Monsieur le Président du Haut Conseil du Dialogue social,

Notabilités religieuses et coutumières,  

Mesdames, Messieurs les représentants de la société civile,

Mesdames, Messieurs les représentants des syndicats et des organisations  socio- professionnelles,

Chers invités, en vos rangs, titres et qualités,

Mesdames, Messieurs,

Nous voici rassemblés, dans le cadre du dialogue, pour la deuxième fois depuis mon accession à la magistrature suprême. Pour cette année, nous ouvrons des concertations larges et inclusives autour d’un thème d’intérêt national : le Système politique.

En assistant à cette belle rencontre, qui réunit toutes les forces vives de la Nation, nous répondons à l’injonction du respect de la date codifiée dans le calendrier républicain.

Ce dialogue en temps de paix nous enracine davantage dans la tradition continue  de  concertation   et  de

préservation d’une paix sociale qu’il nous incombe de construire en permanence.

Mesdames, messieurs,

L’implication de toutes les sensibilités de notre société, dans la gouvernance institutionnelle de l’État est, s’il en était encore besoin, une preuve de plus de la rupture systémique qui traverse aujourd’hui toute l’action publique.

Ma conviction profonde est qu’au-delà des acteurs politiques, lorsqu’il s’agit de se projeter dans le temps long des réformes qui façonnent notre Système politique, toute la société a voix au chapitre. Ainsi devons-nous définir, par la quête du consensus et par les délibérations collectives, la charpente institutionnelle et normative qui préfigure la vie de notre société politique.

C’est toute la vertu d’un Dialogue organisé en temps de paix, non pas donc pour juguler une tension socio- politique stressante pour toute la collectivité, mais pour écrire, ensemble, des pages encore plus belles de notre récit politique national.

Mesdames, Messieurs

L’expression « le Sénégal est un pays de dialogue » n’est pas le fruit du hasard. Nous la devons à un héritage consolidant de pencoo et de diiso, à une conscience politique mûrie par l’histoire et à une culture de la pondérance héritée de nos devanciers.

Notre responsabilité c’est de préserver cet héritage et de transmettre le flambeau intact. Au demeurant, nous devons nous garder de l’immobilisme ou du statut quo. Nous devons interroger régulièrement les dynamiques sociétales dans notre cher pays.

En effet, les tensions qui ont traversé le Sénégal sont encore trop vivaces pour être oubliées. Des vies ont été fauchées. Des familles pleurent encore leurs morts. Des blessures morales attendent d’être pansées.

En ma qualité de Président de la République, je m’incline avec respect devant la mémoire de toutes les victimes qui, de l’indépendance à nos jours, jalonnent le douloureux chemin de notre marche vers une démocratie achevée. J’exprime à leurs familles, à leurs amis et à leurs compagnons de lutte, la solidarité de la Nation.

Mon rôle en tant que garant de l’unité nationale est de tendre la main à toutes et à tous, pour rassurer, rassembler, apaiser et réconcilier afin de conforter la paix et la stabilité indispensables au développement économique de notre pays. Dans cette dynamique, gouvernement assumera la plénitude de sa mission. L’opposition sera respectée et exercera librement ses droits, dans le respect de la loi.

Mesdames, Messieurs,

L’histoire politique récente de notre pays, nous commande de réformer pour la postérité. Réformer pour renforcer les acquis démocratiques et garantir davantage la stabilité de nos institutions ;

Réformer pour expurger de notre système électoral tous les germes de dissensions, notamment entre pouvoir et opposition.

Aujourd’hui, notre démocratie ne saurait faire davantage l’économie d’une réflexion sur:

la rationalisation du calendrier électoral ; la création d’une Commission électorale nationale indépendante ;

le fonctionnement des organes chargés de l’organisation des élections ; l’accès au fichier électoral et sa gestion ; la rationalisation des partis politiques et leur financement ; le rôle de la justice dans le processus électoral ; la dématérialisation du processus électoral ; le statut de l’opposition qui doit avoir un contenu réel ; l’inscription automatique des primo- votants ; la durée des campagnes électorales;

ou encore sur les modalités du parrainage , entre autres.

Ces concertations, heureusement organisées en dehors de toute échéance électorale, nous offrent une opportunité unique de réfléchir, avec sérénité et lucidité, sur l’avenir de notre système politique. Ensemble, nous avons la responsabilité de repenser nos institutions, en nous appuyant sur les principes fondamentaux de la démocratie, le respect des libertés individuelles et collectives, ainsi que sur les réformes constitutionnelles et législatives indispensables.

Les Sénégalaises et les Sénégalais ont eu l’opportunité de contribuer activement à cette réflexion en soumettant plus de treize milles (13.000) propositions sur la plateforme Jubbanti, lancée le vendredi 09 mai 2025. Au-delà de la forte attente de nos compatriotes quant aux résultats de ces assises,  cet  engouement  traduit  un encouragement pour tous les participants et un appel pressant au sens des responsabilités afin d’arriver à des consensus forts et productifs.

Le peuple sénégalais vous observe !

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais, à cet instant solennel, adresser mes vives félicitations au Facilitateur général du Dialogue national 2025, Docteur Cheikh GUEYE, pour avoir accepté de conduire les travaux.

Monsieur le facilitateur général, votre intégrité    reconnue    et    votre attachement indéfectible aux valeurs républicaines seront, j’en suis convaincu, des gages de réussite de ce processus. Je tiens également à saluer, avec respect et gratitude, l’ensemble des acteurs qui ont répondu à l’appel du dialogue.

Votre présence ici aujourd’hui témoigne de votre attachement à la République, à la paix civile, et à la grandeur de notre démocratie. Je forme le vœu ardent que vos échanges soient empreints de responsabilité,   d’écoute   et   de dépassement de soi ; qu’ils soient féconds en propositions audacieuses et réalistes, et qu’ils soient guidés, à chaque instant, par l’intérêt supérieur du Sénégal.

Sur ce, fort de notre engagement commun et de mon attachement indéfectible aux valeurs démocratiques et à la cohésion nationale, je déclare ouverts les travaux du Dialogue national sur le Système politique.

Que Dieu bénisse le Sénégal.

Je vous remercie de votre attention.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°475 – 28 ET 29/05/2025

🔴 FILIÈRE ANACARDE / TRANSFORMATION LOCALE DE 50 % DE LA PRODUCTION : LE DÉFI D’ICI 5 ANS
🔴 ÉMEUTES 2021-2024 / DISTRIBUTION D’ENVELOPPES D’ARGENT PAR UNE « JOURNALISTE » : DES EX-DÉTENUS S’INDIGNENT !

🔴 MATCHS AMICAUX / ABSENCE DE SADIO MANÉ : « C’EST UNE DÉCISION PERSONNELLE », D’APRÈS PAPE THIAW
🔴 EXPERTISE MÉDICALE DE LA BLESSURE DE REUG REUG : « QUE LE CNG PRENNE SES RESPONSABILITÉS », CLAME MAKANE MBENGUE

Contre-Dialogue des Forces Vives : Bougane Gueye Dani et ses alliés annoncent une riposte citoyenne au Dialogue national

Ce mercredi 28 mai 2025, alors que s’ouvrira officiellement à Diamniadio le Dialogue national sur le système politique, une autre voix s’apprête à résonner depuis Dakar. Le “Contre-Dialogue des Forces Vives”, initié par une coalition hétéroclite d’acteurs politiques, de mouvements citoyens et de travailleurs lésés, se tiendra en parallèle au Relais, sur la route de Ouakam.

À l’origine de cette initiative, on retrouve le Nouveau Front Force Alternative (NFA), le Mouvement Rappel à l’Ordre, le collectif des Travailleurs Licenciés de la RTS, et plusieurs figures de la société civile. Parmi les invités de marque attendus figure Bougane Gueye Dani, leader du mouvement Gueum Sa Bopp, qui a fait de la défense des intérêts populaires et de l’indépendance nationale son cheval de bataille.

Le Contre-Dialogue se veut une réplique à ce que ses initiateurs qualifient de “théâtralisation du débat politique”. Pour eux, le Dialogue national est vidé de sa substance, orienté vers des compromis politiciens et des jeux d’appareils, bien loin des souffrances quotidiennes des Sénégalais.

« Pendant que le gouvernement parle de refondation démocratique, nous vivons une régression sociale silencieuse. Le chômage monte, les prix flambent, les libertés reculent, mais aucun de ces problèmes ne figure au centre des discussions institutionnelles », fustige un membre du NFA, à la veille du rassemblement.

Le Contre-Dialogue entend donc recentrer le débat autour des urgences sociales et injustices structurelles ignorées par les décideurs politiques. Le programme prévoit des prises de parole citoyennes, des ateliers thématiques, ainsi qu’une résolution commune qui sera lue en fin de séance pour interpeller l’opinion nationale et internationale.

Plusieurs sujets, jugés sensibles ou tabous, seront abordés sans détour lors de cette rencontre parallèle :

  • La répression des mobilisations sociales, avec une dénonciation des arrestations jugées arbitraires et du harcèlement judiciaire de certains activistes ;
  • L’instrumentalisation de la justice dans les règlements de comptes politiques, pointant des dysfonctionnements graves dans l’indépendance des magistrats ;
  • Le refus de l’amnistie générale votée récemment, que les organisateurs qualifient de « blanchiment institutionnel » des violences d’État ;
  • La criminalisation de l’homosexualité, qui devrait être remise au centre des débats, sous pression des cercles religieux et conservateurs ;
  • Et surtout, la crise du pouvoir d’achat, avec la hausse continue des prix, la précarisation du monde du travail et l’érosion du panier de la ménagère.

Ces thématiques, selon les organisateurs, ne sont ni accidentelles ni marginales : elles incarnent le quotidien de millions de Sénégalais « que l’État refuse de voir et d’écouter ».

Pour Bougane Gueye Dani, cette rencontre ne sera pas une simple dénonciation. Elle constituera le lancement d’une nouvelle dynamique politique et citoyenne, visant à reprendre la parole confisquée par les élites. L’homme politique compte réaffirmer son ancrage dans les quartiers populaires et appeler à un mouvement national de refondation démocratique par la base.

« Ce dialogue officiel ne changera pas la vie du peuple. Le peuple doit parler, s’organiser, et se faire respecter », affirmera-t-il devant un auditoire composé de jeunes, de femmes, de syndicalistes, d’ex-travailleurs et de leaders d’opinion.

En conclusion, les organisateurs annonceront le lancement prochain d’une “caravane nationale de la vérité”, qui sillonnera les 14 régions du pays pour documenter les souffrances sociales, écouter les populations et construire un cahier citoyen de revendications.

Cette initiative parallèle au Dialogue national illustre un fossé croissant entre les institutions et une partie de la population, notamment les jeunes, les travailleurs précaires et les acteurs de la société civile désillusionnés.

Le Contre-Dialogue des Forces Vives ambitionne de devenir un espace d’expression alternative et un outil de pression face à ce qui est perçu comme un monologue d’État.

En ce 28 mai 2025, à Ouakam, ce ne sera pas seulement un contre-événement. Ce sera, pour beaucoup, le début d’une contestation structurée et résolument tournée vers la rue et la base, bien loin des salons feutrés du pouvoir.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°474 – 27/05/2025

🔴 ENCORE EN DÉTENTION MALGRÉ LA VALIDATION D’UNE CAUTION DE PRÈS DE 32 MILLIARDS F CFA : LE CAS TAHIROU SARR INTERROGE
🔴 MANDAT DE DÉPÔT CONTRE LE MAIRE MANSOUR FAYE : LA DÉFENSE BRANDIT UNE REQUÊTE AUX FINS DE CONTESTATIONS SÉRIEUSES

🔴 LIGUE 1 / VICTOIRE CONTRE WALLYDAAN : L’US OUAKAM DANS LE TOP 3
🔴 NATIONAL 1 / VICTOIRE CONTRE TOGLOU DIASS : GUELWAARS DE FATICK EN LIGUE 2

Haute Cour de Justice : Mansour Faye conteste les accusations de détournement et réclame la liberté provisoire

L’ancien ministre sénégalais du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale, Amadou Mansour Faye, a officiellement déposé une requête devant la Haute Cour de Justice ce lundi 26 mai 2025. Inculpé pour détournement de deniers publics, corruption, prise illégale d’intérêt et blanchiment de capitaux, il rejette en bloc les faits qui lui sont reprochés et sollicite sa mise en liberté provisoire.

Cette affaire trouve son origine dans la gestion des fonds alloués à la Force Covid-19, un programme mis en place par l’État du Sénégal en 2020 pour atténuer les effets de la pandémie sur les populations les plus vulnérables. À l’époque, Mansour Faye était en charge de la composante « Appuis alimentaires » du Programme de Résilience économique et sociale (PRES). Son ministère supervisait l’achat et la distribution de denrées alimentaires de première nécessité à destination de plus d’un million de ménages à travers le pays. Selon les conclusions d’une enquête, ces opérations auraient donné lieu à une surfacturation estimée à 2,7 milliards de francs CFA sur les lots de riz.

Dans le mémoire déposé à la Haute Cour de Justice, la défense de l’ancien ministre affirme que ce dernier n’avait ni la qualité d’ordonnateur ni celle de signataire des marchés publics. Il est précisé que l’ensemble des procédures d’achat avait été confié à la commission des marchés de son ministère, et que les contrats avaient été validés et payés par le ministère des Finances, en conformité avec la réglementation en vigueur. Les avocats soulignent que les fournisseurs avaient été sélectionnés à l’issue d’un appel d’offres ouvert, sous la supervision de l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP), et que les prix appliqués étaient en réalité inférieurs à ceux en vigueur sur les marchés internationaux à l’époque.

Pour appuyer cette défense, plusieurs éléments économiques sont mis en avant. Les avocats de Mansour Faye invoquent les rapports de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) ainsi que ceux du Commissariat à la sécurité alimentaire, qui font état d’une hausse généralisée et durable des prix du riz entre 2020 et 2024. Ils estiment par ailleurs que l’arrêté ministériel de 2013, utilisé pour fixer le prix de référence ayant servi à calculer la supposée surfacturation, n’était plus applicable dans un contexte marqué par des ruptures de stocks et une inflation internationale causée par la pandémie.

Sur les accusations de corruption et d’escroquerie, l’ancien ministre soutient qu’il n’a jamais bénéficié personnellement des fonds et qu’aucune manœuvre frauduleuse ni utilisation de faux documents n’ont été observées dans la passation ou l’exécution des marchés. Il rappelle que les fournisseurs avaient bien livré les produits convenus et qu’ils avaient été rémunérés par l’État, sans irrégularités avérées.

Enfin, Mansour Faye demande à être placé en liberté provisoire. Il affirme présenter toutes les garanties de représentation nécessaires devant la justice. Il évoque notamment sa résidence fixe à Saint-Louis, son statut d’élu local en tant que maire, sa coopération constante avec les autorités judiciaires, ainsi que l’absence de risques de fuite ou de tentative d’entrave à la procédure, les enquêtes étant désormais closes. Il ajoute que si sa demande de liberté était rejetée, il solliciterait l’application des nouvelles dispositions du Code de procédure pénale qui permettent un aménagement des mesures de détention.

Le dossier sera prochainement examiné par la Haute Cour de Justice, dans un climat marqué par une volonté politique affichée de lutte contre l’impunité, mais aussi par un débat grandissant sur la neutralité des poursuites engagées contre certains anciens dignitaires du régime précédent.

Justice : Mansour Faye placé sous mandat de dépôt dans une affaire de surfacturation

Dakar, 25 mai 2025 – L’ancien ministre et ex-maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, a été placé sous mandat de dépôt ce matin, à l’issue de sa comparution devant la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Cette décision fait suite à une enquête portant sur une affaire de surfacturation estimée à environ trois milliards de FCFA dans le cadre d’un marché public de riz, destiné à l’aide alimentaire d’urgence pendant la pandémie de Covid-19.

Le dossier, ouvert il y a plusieurs mois, met en cause l’ancien responsable pour des irrégularités financières jugées graves par les enquêteurs. Il est reproché à Mansour Faye d’avoir dirigé une opération d’achat de riz à des prix anormalement élevés, suscitant des soupçons de détournement et de favoritisme dans l’attribution des marchés.

Cette mise sous mandat de dépôt marque une étape importante dans les poursuites engagées contre d’anciens membres du régime de Macky Sall. Elle survient dans un contexte où les nouvelles autorités, dirigées par le président Bassirou Diomaye Faye, affirment leur volonté de faire de la reddition des comptes un pilier central de leur gouvernance.

L’affaire suscite d’autant plus d’attention qu’Amadou Mansour Faye est également le beau-frère de l’ancien président Macky Sall, ce qui confère à cette procédure une dimension politique non négligeable. Si certains y voient une instrumentalisation de la justice, d’autres saluent une volonté assumée de rompre avec une culture d’impunité.

L’ouverture de cette procédure devant la Haute Cour de Justice, juridiction compétente pour juger les anciens ministres, confirme le durcissement des mécanismes de contrôle de la gestion publique. Le signal envoyé est clair : aucun dignitaire, aussi proche soit-il du pouvoir passé, ne sera à l’abri d’éventuelles poursuites en cas de faute présumée.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°473 – 26/05/2025

🔴 PARTICIPATION AU DIALOGUE NATIONAL : 8 EXIGENCES DE BOUGANE POUR S’ASSEOIR À LA TABLE
🔴 AFFAIRE WEST AFRICAN ENERGY : DÉTÉRIORATION DE L’ÉTAT DE SANTÉ DE SAMUEL SARR

🔴 AMICAUX FACE À L’IRLANDE ET L’ANGLETERRE : DES RETOURS DANS LA « TANIÈRE »
🔴 BLESSURE DE REUG REUG : AZIZ NDIAYE DEMANDE À MAKANE DE FAIRE UNE CONTRE-EXPERTISE

Grave accident sur la Nationale 2 : Mansour Faye échappe de justesse à la tragédie

Dans la nuit du samedi au dimanche 25 mai 2025, un accident spectaculaire s’est produit sur la Nationale 2, aux environs de Louga. Mansour Faye, ancien ministre des Transports et maire actuel de Saint-Louis, faisait partie des passagers d’un convoi en route vers sa ville natale pour prendre part à la Ziarra dédiée à Serigne Babacar Sy, l’une des plus importantes manifestations religieuses du pays. Il est sorti indemne d’un choc qui aurait pu virer au drame.

Selon les premières informations recueillies sur place, un véhicule de transport en commun de type « Allô Dakar » aurait tenté une manœuvre de dépassement particulièrement risquée. Ce geste imprudent aurait déclenché une collision en chaîne impliquant plusieurs véhicules, dont celui transportant le maire de Saint-Louis. Le bilan provisoire fait état de trois blessés, pris en charge par les secours. Mansour Faye, quant à lui, n’a subi aucune blessure physique, mais aurait été fortement secoué par la violence de l’impact.

Aucune communication officielle n’a encore été publiée par les autorités compétentes, mais une enquête a été annoncée pour faire la lumière sur les circonstances exactes de l’accident. Les premiers éléments pointent vers une négligence grave de la part du conducteur du véhicule de transport public, relançant le débat sur l’indiscipline au volant et l’urgence de renforcer les mesures de sécurité routière, notamment sur les axes très fréquentés comme la Nationale 2.

Ce tragique événement survient dans un contexte particulièrement tendu en matière de sécurité routière. En effet, presque au même moment, un autre accident s’est produit dans la nuit sur l’axe Bambey–Diourbel, causant la mort de deux enseignants originaires du département de Diourbel. Ce drame a ému toute la communauté éducative, et le ministère de l’Éducation nationale a aussitôt présenté ses condoléances tout en annonçant l’ouverture d’une enquête interne.

Ces deux incidents rappellent l’ampleur du fléau des accidents de la circulation au Sénégal, où les imprudences et le mauvais état de certaines routes continuent de faucher des vies. Face à ces tragédies à répétition, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger des réformes urgentes, tant sur le plan de la prévention que du contrôle routier. Pour Mansour Faye et bien d’autres, cette nuit aurait pu être fatale. Heureusement, il en est ressorti vivant, mais avec une expérience qui pourrait bien renforcer son engagement pour une meilleure sécurité routière.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°472 – 24 ET 25/05/2025

🔴 RECOURS CONTRE LE DÉCRET DE NOMINATION DES MEMBRES DE LA CENA : LA COUR SUPRÊME DÉSAVOUE « PARTIELLEMENT » MACKY
🔴 COUR SUPRÊME / NOUVEAU REJET DE DEMANDE DE LIBERTÉ PROVISOIRE DE SAMUEL SARR : L’EXPIRATION DU MANDAT DE DÉPÔT : DERNIÈRE ISSUE

🔴 COMBAT CONTRE BOY NIANG / BLESSURE AUX ÉPAULES : REUG REUG SUR LA TOUCHE ?
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL / CONTENTIEUX : BUILDERS FC ET JARAAF DEVANT LA COMMISSION DE DISCIPLINE DE LA FSF

Marche contre l’homosexualité à Ngor : Mame Matar Gueye invoque la religion pour justifier son opposition

Lors d’un rassemblement organisé ce week-end à Ngor, Mame Matar Gueye, vice-président de l’ONG Jamra, a pris la parole devant un public venu manifester son rejet de l’homosexualité. Dans un discours teinté de ferveur religieuse et de fermeté, l’activiste connu pour ses positions conservatrices a affirmé que « c’est le bon Dieu qui a criminalisé en premier l’homosexualité », en référence aux enseignements religieux aussi bien islamiques que chrétiens.

S’exprimant avec vigueur, Mame Matar Gueye a justifié cette position par la foi, en invoquant la condamnation unanime de l’homosexualité dans les textes religieux. « L’Église la bannit, l’islam également », a-t-il insisté, rejetant toute tentative d’imposer ce qu’il appelle « une idéologie étrangère » aux sociétés africaines et sénégalaises.

Le responsable de Jamra a par ailleurs accusé le « lobby LGBT » de multiplier ce qu’il qualifie de « provocations répétées » au Sénégal. Selon lui, des actes graves auraient été posés, notamment la diffusion de contenus pornographiques tournés dans des lieux saints ou encore l’organisation de cérémonies de mariage homosexuel dans des cités religieuses du pays. Des faits qu’il juge inacceptables et contraires aux valeurs spirituelles et culturelles sénégalaises.

« On n’approuve pas et on ne va pas se taire, que cela soit clair », a-t-il lancé, en guise d’avertissement à ceux qui, selon lui, chercheraient à normaliser l’homosexualité au Sénégal. Pour Mame Matar Gueye, l’ONG Jamra poursuivra sa mission de « veille éthique », en s’appuyant sur ce qu’il considère comme la volonté divine et la protection des fondements moraux de la nation.

Ce discours intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour des droits LGBT au Sénégal, où l’homosexualité est toujours pénalement réprimée. La marche de Ngor s’inscrit ainsi dans une série d’initiatives de groupes conservateurs qui militent pour un durcissement des lois contre les minorités sexuelles, face aux appels internationaux pour davantage de tolérance et de respect des droits humains.

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GTA : Une visite historique des présidents sénégalais et mauritanien scelle l’entrée dans l’ère du gaz

Plateforme Grand Tortue Ahmeyim (GTA), 22 mai 2025 – En ce jour historique, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, et son homologue mauritanien, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ont effectué une visite conjointe sur la plateforme gazière Grand Tortue Ahmeyim (GTA), située à la frontière maritime entre les deux pays.

Accueillis par les principaux partenaires du projet — British Petroleum (BP), Kosmos Energy, PETROSEN (Sénégal) et SMH (Mauritanie) — les deux chefs d’État ont célébré une étape clé : l’entrée officielle du Sénégal et de la Mauritanie dans le cercle restreint des pays exportateurs de gaz naturel liquéfié (GNL).

Le projet GTA, fruit d’une coopération bilatérale étroite, est devenu un symbole de collaboration réussie, dans un contexte régional où la maîtrise des ressources énergétiques est cruciale pour le développement économique et la stabilité.

Pour les présidents Faye et Ghazouani, cette plateforme offshore incarne une nouvelle ère de souveraineté énergétique, mais aussi de transformation économique durable, porteuse d’emplois, d’investissements et de retombées positives pour les populations locales.

La transparence dans la gouvernance des ressources naturelles, L’équité dans le partage des bénéfices, Et une ambition partagée de construire un avenir énergétique maîtrisé.

Cette visite intervient à un moment charnière où les deux pays cherchent à diversifier leurs économies, réduire leur dépendance énergétique et asseoir leur rôle dans l’arène énergétique mondiale. L’exploitation du GNL via GTA s’annonce comme un catalyseur de croissance, au service d’un développement plus inclusif.

À l’heure où le monde s’oriente vers des solutions plus propres, GTA pourrait également contribuer à renforcer la position stratégique de l’Afrique de l’Ouest dans la transition énergétique mondiale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°471 – 22/05/2025

🔴 ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE AFRICAINE / INSTALLATION D’UN BUREAU À ABIDJAN PAR L’ADMINISTRATION TRUMP : DAKAR NE FAIT-ELLE PLUS RÊVER ?
🔴 TROISIÈME MINISTRE DE MACKY SALL DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE : SOPHIE GLADIMA PAIE LE PRIX FORT

🔴 PREMIER SÉNÉGALAIS À REMPORTÉ LA LIGUE EUROPA : PAPE MATAR SARR DANS LA LÉGENDE !
🔴 LIGUE 1 / VICTOIRE SUR LE JARAAF : GORÉE S’INSTALLE EN TÊTE

Affaire des fonds Covid-19 au Sénégal : L’ex-ministre Sophie Gladima écrouée pour détournement présumé de deniers publics

L’ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, a été placée sous mandat de dépôt ce mercredi par la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Cette mesure marque une étape importante dans l’enquête sur la gestion controversée des fonds Covid-19, un dossier explosif qui continue de faire trembler la sphère politico-judiciaire sénégalaise.

Mme Gladima est accusée de détournement présumé de deniers publics, portant notamment sur un montant d’un milliard de FCFA destiné à la création d’un centre gravimétrique à Kédougou, un projet fantôme qui n’a jamais vu le jour.

Les conclusions d’une enquête menée par la Division des Investigations Criminelles (DIC) pointent du doigt l’ex-ministre ainsi que son ancien directeur de l’Administration générale et de l’Équipement (DAGE), Alassane Diallo. Le duo est soupçonné d’avoir orchestré une série d’irrégularités financières dans le cadre de ce projet inachevé, avec un préjudice financier provisoire estimé à 193 070 000 FCFA.

Au cœur du dossier, un paiement anticipé de 73,2 millions FCFA effectué par le DAGE à la Société Commerciale du Groupe ISSA (SCGI) pour des travaux jamais commencés au moment du versement. Ce paiement viole clairement l’article 89 du Règlement général de la Comptabilité publique (RGCP), qui impose que tout règlement se fasse après exécution des prestations.

Entendu par les enquêteurs, Alassane Diallo a reconnu avoir effectué ce paiement sur instruction directe de sa hiérarchie, soit la ministre Gladima. Il admet que cette décision allait à l’encontre des règles en vigueur. De son côté, Ibrahima Issa, représentant de la SCGI, affirme avoir perçu les fonds de « bonne foi », soulignant que du matériel avait été acquis pour un montant de 119,87 millions FCFA, en attente de l’ouverture du site.

Pour justifier le paiement anticipé, la SCGI a produit un procès-verbal de constat d’huissier, daté du 14 avril 2023, certifiant la présence du matériel dans ses locaux à Dakar. Toutefois, cette justification ne convainc pas les enquêteurs, d’autant plus qu’un second versement a été accepté sans garantie contractuelle, ni début de travaux effectif.

L’enquête met également en lumière une transaction informelle de 80 millions FCFA, utilisée pour acheter du matériel en Chine. Plutôt que de recourir aux circuits bancaires classiques, les fonds auraient été confiés à un opérateur de transfert informel basé aux Allées Papa Guèye Fall, qui aurait ensuite remis l’argent au fournisseur chinois. Cette méthode de paiement jugée opaque soulève des suspicions de blanchiment d’argent et de contournement des contrôles financiers.

Avec la mise sous mandat de dépôt d’Aïssatou Sophie Gladima, les autorités sénégalaises montrent leur détermination à faire la lumière sur la gestion des fonds publics alloués durant la crise du Covid-19. Ce dossier pourrait marquer un tournant dans la politique de reddition des comptes prônée par les nouvelles autorités.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°470 – 21/05/2025

🔴 RÉUNION DES GOUVERNEURS DES BANQUES CENTRALES : UNE UNION MONÉTAIRE AFRICAINE EN LIGNE DE MIRE
🔴 MANQUE DE SPÉCIALISTES ET DÉFAUT DE PRISE EN CHARGE : CALVAIRE DES MALADES DE L’HÉPATITE B

🔴 LIGUE 1 / MATCH NUL CONTRE LA SONACOS : L’AJEL DIT ADIEU AU PODIUM
🔴 AUDITION À LA DIC : ZARKO RENTRE CHEZ LUI

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°469 – 20/05/2025

🔴 PRÉSIDENCE DE LA BAD / MALGRÉ LA VISITE DU GÉNÉRAL BIRAME DIOP AVEC UNE FORTE DÉLÉGATION : BAMAKO LÂCHE DAKAR
🔴 PLUS D’UN MOIS SANS EAU POTABLE DANS LE SINE-SALOUM : À SEC, L’ÉCONOMIE COULE

🔴 MMA / ACTES VIOLENTS DE ZARKO : LE MINISTÈRE DES SPORTS TAPE DU POING
🔴 25E ÉDITION DU DRAPEAU DU CHEF DE L’ÉTAT / TOURNOI PAR ÉQUIPE : KAOLACK DÉTRÔNE DAKAR

Justice – Affaire du Palais de justice de Pikine-Guédiawaye : les accusateurs d’Ismaïla Madior Fall incarcérés, l’ancien ministre convoqué ce mardi

L’enquête judiciaire sur les soupçons de corruption dans le cadre de la construction du Palais de justice de Pikine-Guédiawaye prend une tournure inattendue. Ce lundi 19 mai 2025, deux figures clés du dossier, Cheikh Guèye, promoteur immobilier à la tête de la société Technologie Consulting Service (TCS), et Mohamed Anas El Bachir Wane, ancien directeur des Constructions au ministère de la Justice, ont été placés sous mandat de dépôt.

Les deux hommes, qui accusaient l’ancien ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall d’avoir sollicité un pot-de-vin, sont désormais poursuivis pour des faits graves : escroquerie sur les deniers publics, corruption, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. Ils ont été déférés au parquet de Pikine après avoir été entendus par les enquêteurs de la Brigade des affaires générales (BAG).

Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux mis en cause seraient au cœur d’un système de détournement structuré autour du marché public du nouveau palais de justice. Les enquêteurs parlent d’une véritable « mafia foncière » ayant mis en place un circuit parallèle de financements occultes, avec des implications supposées à plusieurs niveaux du ministère.

Cheikh Guèye avait lui-même déclenché l’affaire en accusant Ismaïla Madior Fall d’avoir exigé une somme de 250 millions de francs CFA en échange de l’attribution du marché public. Il affirmait avoir déjà versé 50 millions FCFA à l’ancien ministre avant que la somme ne lui soit restituée, selon ses dires. Une version aujourd’hui mise en doute par les enquêteurs, qui suspectent une tentative de manipulation de l’opinion et des institutions judiciaires.

Pendant ce temps, Ismaïla Madior Fall, mis en cause dans ces déclarations, est attendu ce mardi 20 mai devant la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice pour une audition officielle. Son passage est très attendu, tant les implications politiques et judiciaires de ce dossier sont lourdes.

L’ancien garde des Sceaux, qui a nié en bloc toutes les accusations depuis leur révélation, entend livrer sa version des faits et pourrait bénéficier d’un regain de crédibilité suite à l’incarcération de ses accusateurs. Reste à savoir si de nouveaux éléments seront versés au dossier à l’issue de son audition.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la sensibilité et la complexité des grands projets d’infrastructures publiques, notamment en matière de transparence dans les marchés publics. Le chantier du palais de justice de Pikine-Guédiawaye, censé améliorer l’accès à la justice dans cette zone densément peuplée de la banlieue dakaroise, est aujourd’hui au centre d’une tempête politico-judiciaire.

OFNAC : les membres désormais désignés par appel à candidature, annonce Sidy Alpha Ndiaye

Le vent de réformes dans la gouvernance publique continue de souffler au Sénégal. L’une des nouveautés majeures annoncées par le professeur Sidy Alpha Ndiaye, ministre-conseiller juridique et directeur de cabinet adjoint du président de la République, concerne l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Désormais, les membres de cette structure stratégique dans la lutte contre la corruption seront nommés à la suite d’un appel à candidature.

C’est au cours de l’émission Point de Vue, diffusée sur la RTS, que le professeur Sidy Alpha Ndiaye a dévoilé cette orientation nouvelle. Selon lui, un décret est actuellement en cours de finalisation pour encadrer ce mode de sélection dans le secteur public et parapublic. Il s’agit, selon ses mots, d’un outil de « gouvernance inclusive » visant à garantir plus de transparence, d’équité et de méritocratie dans les nominations à des fonctions stratégiques.

L’appel à candidature n’est pas une innovation isolée. Le ministre-conseiller a rappelé qu’un tel processus a déjà été utilisé pour désigner la présidente de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Il a également évoqué la récente nomination des membres du collège de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), qui s’est aussi faite sur cette base.

Ces exemples montrent, selon lui, que l’État sénégalais s’engage progressivement à institutionnaliser un système de recrutement fondé sur des critères objectifs et ouverts, rompant avec la logique des nominations politiques ou de convenance.

Pour Sidy Alpha Ndiaye, cette dynamique traduit une vision plus large portée par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, celle d’une démarche participative et ouverte dans la gestion de l’État. « Il aurait pu décider seul, fort de sa majorité. Il ne l’a pas fait. Pourquoi ? Parce que les règles du jeu politique sont des règles qui s’imposent à tout le monde », a-t-il souligné, saluant la volonté du président de partager la responsabilité des décisions avec l’ensemble des acteurs institutionnels et citoyens.

Cette réforme intervient dans un contexte où l’exigence de transparence est plus forte que jamais au Sénégal, en particulier sur les questions de lutte contre la corruption, la fraude et le népotisme. L’OFNAC, en tant qu’instrument-clé de cette lutte, est appelée à jouer un rôle central dans la moralisation de la vie publique. La nomination des membres par appel à candidature pourrait renforcer son crédit, son indépendance et son efficacité, selon plusieurs analystes.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°468 – 19/05/2025

🔴 DIPLOMATIE : L’ALIGNEMENT FARFELU DU SÉNÉGAL DERRIÈRE LES JUNTES ! DAKAR GUIDE ET IMPULSE (Par Bougane Gueye Dany)
🔴 DÉMISSION DU FDR : NOUVEL ENVOL POUR ANTA BABACAR

🔴 LEVÉE DU CORPS DU CAPITAINE FADIOUF NDIAYE : L’ÂME DE L’US OUAKAM S’EN VA
🔴 JOJ 206 / ÉQUITATION : LE SÉNÉGAL À CHEVAL GRÂCE À ÉDEN KAZOUM !

Commerce : Le Sénégal et le Burkina Faso vers une intensification de leur coopération bilatérale

Le Sénégal et le Burkina Faso se préparent à franchir une nouvelle étape dans leur coopération stratégique. Ce samedi, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et son homologue burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ont coprésidé une séance de travail élargie aux deux délégations à l’issue de laquelle les deux États ont annoncé leur volonté de tenir dans les meilleurs délais la 6e session de la Grande Commission Mixte de Coopération.

Cette rencontre marque une volonté partagée de dynamiser les relations bilatérales, notamment sur le plan économique, commercial et financier. Dans un communiqué conjoint, les deux pays ont exprimé leur engagement à renforcer les échanges d’expériences en matière de bonne gouvernance, discipline budgétaire et gestion rigoureuse des ressources publiques.

Les Premiers ministres ont mis un accent particulier sur le développement des échanges commerciaux entre leurs deux pays. Ils ont insisté sur l’importance de créer davantage de partenariats entre les secteurs privés, d’encourager la libre circulation des biens et des personnes et d’améliorer la logistique du transport, notamment par le biais du Port de Dakar, qui reste une plateforme stratégique pour les pays de l’hinterland sahélien.

À cet effet, les deux dirigeants se sont félicités du projet d’implantation prochaine d’une représentation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso au Sénégal, une initiative qui devrait faciliter les affaires et offrir un pont direct entre les communautés d’affaires des deux pays.

Au-delà des enjeux économiques, les deux délégations ont salué la qualité exemplaire de la coopération bilatérale dans divers autres domaines d’intérêt commun. Elles ont donné instruction à leurs Ministres des Affaires étrangères de prendre les dispositions nécessaires pour la tenue rapide de la 6e session de la Grande Commission Mixte, qui permettra d’adopter de nouveaux accords concrets au service du développement mutuel.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°467 – 17 ET 18/05/2025

🔴 NOUVELLE MOBILISATION DE 44 MILLIARDS F CFA : LE SÉNÉGAL ABONNÉ AU GUICHET UMOA
🔴 INACTION DE L’ÉTAT FACE À L’INSTALLATION DE LOBBIES ASIATIQUES ET LA SPÉCULATION SUR LES PRIX : LES TRANSFORMATEURS D’ANACARDE À L’AGONIE

🔴 JO 2028 / DES TAXIS VOLANTS POUR LE TRANSPORT DU PUBLIC : LOS ANGELES EN MODE SCIENCE-FICTION
🔴 ÉJECTÉ DE LA COUPE DU SÉNÉGAL : JARAAF JOUE SA DERNIÈRE CARTE EN LIGUE 1

Justice sénégalaise : cinq anciens ministres dans le collimateur de la Haute Cour

La justice sénégalaise passe à la vitesse supérieure dans les affaires visant plusieurs ex-membres du gouvernement. Après les mises en accusation retentissantes de cinq anciens ministres, la Haute Cour de Justice intensifie son action avec des mesures concrètes. D’après le quotidien Libération, la Commission d’instruction et le parquet général ont enclenché une offensive judiciaire en règle, marquée par la délivrance de mandats de comparution et d’ordres de conduite.

Les anciens ministres Mansour Faye, Sophie Gladima, Ndèye Saly Diop, Moustapha Diop et Ismaila Madior Fall sont désormais dans le viseur de la Haute Cour. Cinq mandats de comparution ont été transmis à la Division des investigations criminelles (Dic) pour notification aux intéressés. Un calendrier d’auditions est déjà établi. Ndèye Saly Diop devra se présenter le 19 mai, Moustapha Diop est attendu le 22, tandis que Mansour Faye est convoqué le 26.

Dans le même temps, le parquet général a donné instruction d’engager des mesures de « conduite », des procédures de contrainte visant à amener les mis en cause devant les juridictions compétentes. Ces actions s’inscrivent notamment dans l’enquête relative au projet controversé de construction du tribunal de Guédiawaye, un dossier qui met en cause l’ancien ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall. Ce dernier est soupçonné d’avoir trempé dans des actes de corruption dans le cadre de ce marché public.

Selon des sources proches de l’enquête relayées par Libération, la Brigade des affaires générales (BAG) de la Dic a déjà collecté des éléments jugés accablants. Plusieurs fonctionnaires et particuliers impliqués de près ou de loin dans le projet ont été cités dans les investigations, renforçant les soupçons sur un possible réseau de détournement ou de malversations.

Cette montée en puissance de la justice sénégalaise marque un tournant décisif dans la lutte contre l’impunité des anciens dirigeants. Elle traduit également la volonté affichée du pouvoir judiciaire de faire la lumière sur une série de pratiques opaques longtemps dénoncées par la société civile et les organes de contrôle.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°466 – 16/05/2025

🔴 RESTITUTION PAR LA FRANCE DU CAMP « CONTRE-AMIRAL PROTET », PATROUILLE CONJOINTE AVEC LA MAURITANIE À DAGANA : LE SÉNÉGAL REDESSINE SA CARTE SÉCURITAIRE
🔴 COUR SUPRÊME / IRRECEVABILITÉ DE SA PREMIÈRE REQUÊTE CONTRE L’ARRÊTÉ DE CESSATION DE PARUTION : LE CDEPS NE DÉSARME PAS

🔴 COUPE DU SÉNÉGAL / EN FINALE CONTRE GÉNÉRATION FOOT : UNE PREMIÈRE HISTORIQUE POUR BUILDERS FC
🔴 MMA / « JE M’ENTRAÎNE AU JUJUTSU, AU MUAY THAÏ ET JE ME FAMILIARISE AVEC LES TECHNIQUES » : ZOSS AIGUISE SES LAMES CONTRE BOUCHER

CDEPS : Vers une nouvelle bataille judiciaire contre l’arrêté de cessation de parution des médias

Le bras de fer entre le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et le ministère de la Communication prend une nouvelle tournure. Ce jeudi 15 mai 2025, le juge des référés a rendu une décision déclarant irrecevable la première requête introduite par le pool d’avocats dirigé par Me El Hadj Amadou Sall. Cette requête visait à faire annuler l’arrêté ministériel ordonnant la cessation de parution et de diffusion des médias jugés non conformes au Code de la presse.

La décision motivée du juge n’a pas encore été portée officiellement à la connaissance des parties. Cependant, lors des débats devant le tribunal, l’Avocat général et l’Agent judiciaire de l’État auraient reconnu que le ministre de la Communication n’avait pas la compétence juridique pour ordonner une telle interdiction. Une reconnaissance qui pourrait être déterminante pour la suite.

Me Sall a annoncé qu’une nouvelle requête serait introduite pour contester cette fois sur le fond la légalité de l’arrêté. Il dénonce un acte arbitraire et sans fondement juridique, qui a entraîné la fermeture de plusieurs entreprises de presse à travers le pays. Les conséquences humaines et économiques sont lourdes : des milliers de professionnels des médias se retrouvent sans emploi à quelques jours de la Tabaski.

Le CDEPS estime que la réputation des entreprises de presse concernées a été gravement affectée, tant auprès de l’opinion publique que des annonceurs. Cette situation pourrait entraîner une perte de confiance durable et compromettre l’équilibre économique du secteur. L’organisation professionnelle compte désormais réclamer des réparations financières à l’État pour les préjudices subis. Ce contentieux judiciaire s’annonce donc comme un nouveau test pour l’État de droit et la liberté de la presse au Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°465 – 15/05/2025

🔴 5200 ACCIDENTS, 700 MORTS, 8500 BLESSÉS EN 2024 : GOUDRON FUNÈBRE
🔴 KAFFRINE / INTOXICATION ALIMENTAIRE : MAYONNAISE FATALE À 31 VICTIMES

🔴 COUPE DE TURQUIE : JAKOBS TOUCHE LES ÉTOILES AVEC GALATASARAY
🔴 ZIGUINCHOR / DÉVELOPPEMENT DU FOOTBALL : LA LIGUE RÉGIONALE À PIED D’ŒUVRE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°464 – 14/05/2025

🔴 EXIGENCE DU BILINGUISME ANGLAIS-FRANÇAIS POUR LE PRÉSIDENT DE LA BAD : OULD TAH, RIVAL LE PLUS « HOTT » DE AMADOU
🔴 UNVERSITÉ DE BAMBEY / BOYCOTT DES COURS PAR LES ÉTUDIANTS : LE CONSEIL ACADÉMIQUE DISSOUT LES AMICALES

🔴 VIET VO DAO / COUPE DE L’AMBASSADEUR DU VIETNAM (1ère ÉDITION) : RAZZIA D’OR DE LA GENDARMERIE
🔴 ATTAQUÉ DE TOUTES PARTS PAR FRANC : EUMEU SÈNE SORT DE SON ANTRE

Affaire Farba Ngom : les avocats dénoncent une « dérive judiciaire » et des « violations graves » des droits de la défense

Ce mardi, lors d’une conférence de presse tenue dans la capitale sénégalaise, les avocats de Farba Ngom ont vigoureusement dénoncé la procédure judiciaire en cours contre leur client, incarcéré depuis trois mois. Devant un parterre de journalistes, Me Doudou Ndoye, Me Baboucar Cissé et Me Abdou Dialy Kane ont fustigé ce qu’ils qualifient de « dérives judiciaires » et de « violations graves des droits humains », dans un dossier qu’ils jugent lourd de motivations politiques et d’abus d’autorité.

L’ancien ministre de la Justice, Me Doudou Ndoye, a ouvert les échanges en exprimant son indignation face à ce qu’il considère comme une détention arbitraire. Selon lui, Farba Ngom est maintenu en prison non pas sur la base de preuves solides, mais simplement en raison de sa fortune personnelle. « Le Sénégal n’est pas un pays de droit. Ce qu’on a fait à Farba Ngom n’est pas juste. Il est enfermé depuis trois mois parce qu’il est riche. À ce rythme, les Sénégalais devront désormais craindre de réussir », a-t-il lancé. Tout en précisant qu’il ne se prononce ni sur la culpabilité ni sur l’innocence de son client, Me Ndoye a rappelé qu’aucun élément probant n’a été avancé pour justifier son incarcération.

Prenant la parole à son tour, Me Baboucar Cissé a dénoncé ce qu’il qualifie de « scandale judiciaire ». Il affirme que les droits fondamentaux de Farba Ngom sont constamment bafoués. Le juriste s’est insurgé contre les décisions du juge d’instruction qu’il accuse d’avoir « piétiné la loi » dans la conduite de cette affaire. Il a particulièrement mis en exergue l’arrestation de plusieurs membres de la famille de l’homme politique, dont son frère Demba Ngom et même son tailleur, qui n’étaient pourtant pas mentionnés dans le rapport initial de la Centif. Poursuivant dans le même registre, Me Cissé a révélé que deux autres frères, Birane et Ismaïla Ngom, ont été convoqués pour le 19 mai prochain. Il estime que la machine judiciaire est devenue un instrument d’acharnement visant à « démolir une famille entière ». « À ce rythme, a-t-il ironisé, il ne restera plus qu’à transformer Agnam en prison à ciel ouvert », a-t-il conclu, visiblement outré.

Me Abdou Dialy Kane, pour sa part, a mis en cause les « pouvoirs exorbitants » dont dispose le ministère public. Selon lui, la procédure actuelle révèle un déséquilibre profond entre les droits de la défense et l’influence du parquet dans les décisions de détention. Il a expliqué que même lorsqu’une chambre d’accusation composée de plusieurs magistrats décide d’accorder la liberté provisoire à un prévenu, il suffit d’un appel du parquet pour maintenir celui-ci en prison. « Le pouvoir que détient aujourd’hui le parquet est démesuré. Et curieusement, ceux qui le dénonçaient lorsqu’ils étaient dans l’opposition sont aujourd’hui silencieux », a-t-il déclaré.

Autre point jugé préoccupant par la défense : les saisies de comptes bancaires de Farba Ngom. Selon Me Kane, ces mesures conservatoires ont été prises alors que l’intéressé n’était même pas encore formellement inculpé. Une irrégularité qu’il considère comme une violation manifeste des textes en vigueur, lesquels stipulent clairement que seules les personnes inculpées peuvent faire l’objet de telles saisies. « Ces saisies sont illégales. La loi est pourtant claire. Mais dans ce dossier, elle est foulée aux pieds », a-t-il martelé.

Face à cette série d’irrégularités qu’ils dénoncent, les avocats de Farba Ngom ont annoncé leur intention de saisir toutes les juridictions compétentes, au Sénégal comme à l’international, pour faire valoir les droits de leur client. Ils appellent à un sursaut de l’appareil judiciaire afin de restaurer l’équilibre des procédures et mettre fin, selon leurs mots, à « l’instrumentalisation de la justice à des fins de règlement de comptes politiques ».

Réorganisation au ministère des Finances : Cheikh Diba affecte 132 inspecteurs des Impôts et Domaines

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a initié un important mouvement au sein de l’administration fiscale sénégalaise. Par décret signé ce lundi 12 mai 2025, 132 inspecteurs des Impôts et des Domaines ont été affectés à de nouveaux postes sur proposition du directeur général des Impôts et Domaines.

Cette opération d’envergure s’inscrit dans une logique de modernisation et de redynamisation des services fiscaux. Elle vise à améliorer la performance de l’administration, renforcer la mobilisation des ressources internes de l’État, mais aussi à corriger certains déséquilibres dans la répartition du personnel à travers les différentes structures, aussi bien centrales que déconcentrées.

Selon des sources proches du ministère, ces nouvelles affectations concernent plusieurs niveaux de responsabilité, allant des postes de direction aux services territoriaux, notamment dans les régions où les enjeux liés à la fiscalité foncière et à la collecte des recettes sont cruciaux. L’objectif affiché est de renforcer l’efficacité des services, améliorer la gouvernance fiscale et accroître les performances de collecte dans un contexte budgétaire exigeant.

Cette décision s’inscrit également dans la volonté des nouvelles autorités de promouvoir une gestion plus transparente, équitable et rigoureuse de l’administration fiscale, tout en valorisant les compétences internes.

Le ministère des Finances et du Budget assure que cette réorganisation, loin d’être un simple mouvement administratif, constitue un signal fort de la volonté gouvernementale d’ancrer durablement les réformes dans le secteur fiscal, pilier central du financement des politiques publiques.

Affectation de 132 inspecteurs des Impôts et Domaines : Cheikh Diba opère un vaste chamboulement
Affectation de 132 inspecteurs des Impôts et Domaines : Cheikh Diba opère un vaste chamboulement
Affectation de 132 inspecteurs des Impôts et Domaines : Cheikh Diba opère un vaste chamboulement
Affectation de 132 inspecteurs des Impôts et Domaines : Cheikh Diba opère un vaste chamboulement
Affectation de 132 inspecteurs des Impôts et Domaines : Cheikh Diba opère un vaste chamboulement
Affectation de 132 inspecteurs des Impôts et Domaines : Cheikh Diba opère un vaste chamboulement
Affectation de 132 inspecteurs des Impôts et Domaines : Cheikh Diba opère un vaste chamboulement
Affectation de 132 inspecteurs des Impôts et Domaines : Cheikh Diba opère un vaste chamboulement


Affectation de 132 inspecteurs des Impôts et Domaines : Cheikh Diba opère un vaste chamboulement
Affectation de 132 inspecteurs des Impôts et Domaines : Cheikh Diba opère un vaste chamboulement

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°463 – 13/05/2025

🔴 CÔTE D’IVOIRE / FORUM AFRICA CEO 2025 : DIOMAYE MISE SUR LE POTENTIEL SÉNÉGALAIS
🔴 DIALOGUE NATIONAL DU 28 MAI : FORTE MOBILISATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

🔴 LIGUE 1 (23E J.) / VICTORIEUSE CONTRE GÉNÉRATION FOOT : GORÉE DANS LE RÉTROVISEUR DU JARAAF
🔴 SACCAGE DU BUS DU JARAAF : L’AS PIKINE SE DÉDOUANE ET PORTE PLAINTE

Division spéciale de cybersécurité : Azoura Fall en garde à vue pour diffusion de contenus contraires aux bonnes mœurs

Assane Guèye, plus connu sous le pseudonyme Azoura Fall, militant actif du parti Pastef, a été placé en garde à vue par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), a appris Seneweb. Il est poursuivi pour diffusion de discours contraires aux bonnes mœurs sur les réseaux sociaux.

Interpellé dans le cadre d’une enquête ouverte par les autorités judiciaires, Azoura Fall a été assisté par un collectif d’avocats composé notamment de Famara Faty, Abdy Nar Ndiaye, Bamba Cissé, Saïd Larifou et Abdoulaye Tall.

Selon les informations disponibles, son déferrement au parquet est prévu ce mardi, sauf changement de dernière minute. L’affaire suscite déjà des réactions sur les réseaux sociaux, certains y voyant une nouvelle arrestation à caractère politique visant des voix critiques proches de l’opposition.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°462 – 12/05/2025

🔴 IMPLOSION DANS « TAXAWU SENEGAL » : BARTH’ – KHAF’ : FIN DE L’IDYLLE
🔴 « CETTE VOLONTÉ DE VOULOIR EFFACER MACKY EST IMPOSSIBLE » : YORO DIA TACLE LE PASTEF

🔴 3e PLACE MONDIAL BEACH SOCCER 2025 : LE SÉNÉGAL RATE LE BRONZE
🔴 SACCAGE DE SON BUS ET NUL CONTRE L’AS PIKINE : LA DOUBLE PEINE DU JARAAF

Taxawu Sénégal : Barthélemy Dias prend son envol politique et crée son propre mouvement

Un tournant majeur s’opère au sein de Taxawu Sénégal. Le maire de Dakar, Barthélemy Dias, a décidé de voler de ses propres ailes en annonçant la création prochaine de sa propre formation politique. Cette séparation, bien que significative, se fera à l’amiable, selon des sources proches du dossier. Elle vient consacrer des mois de divergences stratégiques avec son mentor politique, Khalifa Sall, fondateur du mouvement.

C’est à l’occasion d’une rencontre avec les délégués de Taxawu Sénégal, tenue ce week-end, que Khalifa Sall a officialisé la nouvelle. Il a confirmé que Barthélemy Dias poursuivrait désormais sa carrière politique de manière autonome. Cette décision n’a rien d’un conflit. Les deux figures politiques, qui ont longtemps marché côte à côte, auraient discuté en amont de cette orientation nouvelle. L’enjeu pour chacun est désormais de tracer sa propre voie dans un paysage politique en recomposition.

Barthélemy Dias semble vouloir incarner une ligne plus affirmée, plus offensive, en phase avec les mutations sociales et politiques en cours au Sénégal. En capitalisant sur sa forte popularité dans la capitale et son image d’homme politique combatif, il entend construire un mouvement dynamique, tourné vers les jeunes, les quartiers populaires et les électeurs en quête d’un discours alternatif. Plusieurs observateurs estiment qu’il prépare déjà les grandes échéances à venir, en particulier la présidentielle de 2029. Une hypothèse d’autant plus crédible que l’ex-maire de Mermoz Sacré-Cœur a toujours affiché ses ambitions nationales, sans jamais les masquer.

Du côté de Taxawu Sénégal, cette séparation pourrait marquer la fin d’un cycle. Le mouvement devra désormais se réorganiser sans celui qui en était la figure la plus en vue sur le terrain électoral ces dernières années. Pour Khalifa Sall, il s’agira de préserver la cohésion interne et de continuer à peser dans les débats politiques, dans un contexte de montée en puissance du tandem Diomaye–Sonko.

Cette recomposition illustre les fractures, mais aussi les évolutions naturelles d’un champ politique sénégalais en pleine transition. Le départ de Barthélemy Dias, s’il est symbolique, pourrait aussi ouvrir la voie à de nouveaux équilibres et à l’émergence de projets politiques plus personnalisés à l’horizon 2029.

Dakar Dem Dikk : 15 mois d’impayés, les travailleurs annoncent une marche le 13 mai

Les travailleurs de la société de transport public Dakar Dem Dikk (DDD) sont à bout. En colère contre 15 mois d’impayés de prestations sociales, ils ont annoncé une marche de protestation le lundi 13 mai 2025 devant le siège de la Caisse de sécurité sociale (CSS). L’objectif : exiger le paiement immédiat des prestations familiales, des frais d’accouchement et d’autres droits sociaux en souffrance.

Dakar Dem Dikk, dont 76,66 % du capital est détenu par l’État, fait pourtant figure d’entreprise stratégique dans le secteur des transports urbains. Mais pour les employés, la gestion de leurs droits sociaux est catastrophique.

« On a l’impression que Dakar Dem Dikk ne fait pas partie des entreprises du Sénégal », a déploré Abdoulaye Fall, délégué du personnel, dans une déclaration sur les ondes de Iradio. Il souligne que les cotisations patronales sont prélevées régulièrement sur les salaires, mais les prestations ne sont jamais versées aux bénéficiaires.

Alertés dès 2023, les représentants syndicaux avaient saisi l’Inspection du travail, qui avait conclu à un accord de régularisation en janvier 2025. Pourtant, selon Fall, la Caisse de sécurité sociale n’a toujours pas respecté ses engagements, plongeant les travailleurs dans une précarité insoutenable.

La marche prévue devant la CSS se veut pacifique, mais déterminée. Les travailleurs brandissent l’article 10 de la Constitution, qui garantit la liberté de manifester, et appellent les autorités à ne pas entraver ce droit.

« Nous demandons au président de la République de revoir le statut de la caisse », a lancé le porte-parole des travailleurs, dénonçant l’opacité dans la gestion des cotisations sociales au sein d’une institution censée protéger les salariés.

À travers cette mobilisation, les agents de DDD entendent mettre fin à un silence qui dure depuis trop longtemps. Entre droits sociaux bafoués, silence administratif et fatigue morale, ils veulent désormais se faire entendre — et réclament ce qui leur revient de droit.

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