Une nouvelle escalade militaire fait craindre un embrasement généralisé dans la région. Ce lundi matin, l’armée israélienne a annoncé que plusieurs missiles iraniens étaient en approche de son territoire, déclenchant les sirènes d’alerte dans plusieurs régions du pays. Les autorités ont appelé la population à se réfugier immédiatement dans les abris, tandis que les services d’urgence sont mobilisés à travers l’État hébreu.
Cette montée de tension intervient dans un contexte déjà explosif, quelques heures seulement après des frappes américaines d’une rare intensité contre des installations nucléaires iraniennes. Ces frappes, qualifiées d’« inédites » par les observateurs, ont suscité une réaction immédiate de la République islamique d’Iran.
Dans une déclaration virulente relayée par la télévision d’État iranienne, le porte-parole des forces armées, Ebrahim Zolfaghari, a promis des représailles « ciblées et dévastatrices » contre les forces américaines présentes dans la région. « Les combattants de l’Islam vous infligeront de lourdes conséquences imprévisibles avec des opérations puissantes et ciblées », a-t-il martelé. Il a également averti que « cet acte hostile élargira la portée des cibles légitimes » de l’armée iranienne et pourrait « ouvrir la voie à l’extension de la guerre dans la région ».
Face à ces menaces, Israël a placé ses forces en état d’alerte maximale. L’armée anticipe une possible attaque massive, aussi bien depuis l’Iran que par l’intermédiaire de groupes alliés, notamment au Liban, en Syrie ou dans la bande de Gaza. Des renforts militaires ont été déployés le long des frontières sensibles, et le dôme de fer – système de défense antimissile israélien – est en activité renforcée.
À Washington, le Pentagone a également réagi avec fermeté. Plusieurs bases militaires américaines situées au Moyen-Orient ont été placées en alerte élevée, et des moyens supplémentaires ont été acheminés vers la région pour renforcer la sécurité des forces américaines. Selon des sources militaires, des avions de chasse, des batteries antimissiles et des navires de guerre ont été redéployés pour faire face à toute éventualité.
La communauté internationale, quant à elle, redoute une spirale incontrôlable. Des appels à la retenue émergent de plusieurs capitales, tandis que les chancelleries occidentales tentent, dans l’urgence, de désamorcer la crise. L’ONU devrait convoquer une réunion d’urgence dans les prochaines heures afin d’évaluer la situation et d’envisager une médiation.
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