Touba – Noyade tragique au bassin de Nguélemou : une deuxième victime en moins de deux semaines

Touba est une nouvelle fois secouée par un drame. Ce mercredi, aux environs de 18 heures, un jeune homme d’environ 25 ans a perdu la vie par noyade dans le bassin de rétention des eaux pluviales de Nguélemou, récemment inauguré. La victime, identifiée sous le nom de B. Diop, souffrait, selon ses proches, de troubles mentaux.

Le bassin, situé à Nguélemou, a été inauguré samedi dernier par le Premier ministre Ousmane Sonko dans le cadre d’un vaste programme d’assainissement de la ville sainte. Conçu pour renforcer la résilience urbaine face aux inondations, l’ouvrage atteint déjà sa capacité maximale en ce début d’hivernage, rendant la zone particulièrement dangereuse pour les riverains.

L’opération d’extraction du corps s’est révélée particulièrement difficile. Les sapeurs-pompiers de Touba, présents sur les lieux, ne disposaient pas du matériel adéquat pour intervenir efficacement dans les eaux profondes et troubles du bassin. Face à la complexité de la situation, un renfort de plongeurs professionnels a été requis depuis Tivaouane afin de mener à bien la récupération du corps.

Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé. Il s’agit en effet de la deuxième noyade recensée dans le même bassin en moins de deux semaines, ce qui suscite une vive inquiétude au sein de la population locale. De nombreux habitants s’interrogent sur l’absence de dispositifs de sécurité autour de l’ouvrage, comme des grillages, des panneaux de signalisation ou encore des surveillants.

À quelques semaines du Grand Magal de Touba, événement religieux qui attire chaque année des millions de fidèles, cette tragédie remet sur la table l’urgence de sécuriser les infrastructures publiques. Le bassin de Nguélemou, qui devrait contribuer à améliorer les conditions sanitaires pendant le pèlerinage, devient aujourd’hui un point noir, exposant les habitants à des risques mortels.

Des voix s’élèvent désormais pour demander des mesures immédiates : sécurisation du site, signalisation adéquate, sensibilisation des populations, et surtout une meilleure supervision de ces projets d’assainissement, pour éviter que des infrastructures censées protéger la population ne se transforment en pièges mortels.

L’ouverture d’une enquête a été annoncée par les autorités pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes du drame. En attendant, la tristesse et la colère se mêlent à l’incompréhension dans le quartier de Nguélemou.


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