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Société

Un faux taxi Yango sème la terreur : une étudiante victime d’un acte obscène aux Mamelles

Ce qui devait être un banal trajet universitaire s’est mué en une scène d’horreur pour une jeune étudiante de 20 ans. Le 3 novembre dernier, S.S.S., résidant aux Mamelles, pensait simplement rejoindre son université via l’application Yango. Quelques minutes après sa commande, un homme se présentant comme le chauffeur désigné s’arrête devant son domicile. Rassurée par la routine du service, la jeune femme monte à bord, loin d’imaginer que le cauchemar ne faisait que commencer.

Le conducteur, identifié plus tard comme C. Seck, âgé de 49 ans, marié et père de six enfants, adopte d’abord une attitude normale. Mais en plein trajet, il commet un acte d’une obscénité inouïe. L’homme sort subitement son sexe pour uriner dans une bouteille vide, sous les yeux médusés de sa passagère, avant de lui demander de le regarder ou de le caresser. Terrifiée mais lucide, l’étudiante parvient à garder son sang-froid. Sans un mot, elle filme discrètement toute la scène jusqu’à la fin du trajet, refusant de céder à la panique.

De retour chez elle, S.S.S. découvre un autre élément inquiétant : l’historique de sa commande Yango a mystérieusement disparu de son téléphone. Consciente d’avoir affaire à un imposteur, elle décide de déposer plainte dès le lendemain auprès de la Section de Recherches (SR) de Colobane.

L’affaire est immédiatement prise au sérieux par les gendarmes. Une enquête express est ouverte. En exploitant les images des caméras de surveillance disposées dans le quartier des Mamelles, les enquêteurs repèrent rapidement le véhicule incriminé. La plaque d’immatriculation mène à une société de transport, qui confirme que le chauffeur ce jour-là n’était autre que C. Seck. L’homme est aussitôt interpellé et conduit dans les locaux de la SR pour audition.

Confronté aux preuves accablantes — la vidéo filmée par la victime, les enregistrements de vidéosurveillance et les témoignages —, C. Seck finit par avouer les faits. Devant les enquêteurs, il tente pourtant une justification aussi absurde qu’irresponsable : « J’étais possédé par un esprit », a-t-il déclaré, incapable d’expliquer autrement son comportement.

Marié et père de six enfants, le suspect a été placé en garde à vue avant d’être déféré au parquet de Dakar. Il est poursuivi pour attentat à la pudeur et harcèlement sexuel.


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