Justice
Violences politiques de 2021-2024 : Ibrahima Diaw et Djibril Gaye placés sous mandat de dépôt
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par
Diack
Les enquêtes judiciaires ouvertes sur les violences politiques survenues au Sénégal entre 2021 et 2024 connaissent de nouvelles évolutions. Dans son édition du mercredi 23 septembre 2026, le quotidien Libération rapporte que deux personnes, Ibrahima Diaw et Djibril Gaye, ont été placées sous mandat de dépôt dans le cadre de volets distincts de cette vaste procédure.
Selon le journal, Ibrahima Diaw, présenté comme un agent de sécurité de proximité, est poursuivi dans le dossier relatif au décès de Mamadou Ndiaye, qui aurait été mortellement fauché en 2023. À l’issue de son audition dans le cadre de l’information judiciaire, il aurait été inculpé du chef de crime contre l’humanité par acte de meurtre avant d’être placé sous mandat de dépôt.
Une seconde décision judiciaire concerne Djibril Gaye. D’après les informations rapportées par Libération, celui-ci a également été inculpé et envoyé en détention provisoire. Il est poursuivi pour crime contre l’humanité par acte de torture, dans un autre volet des investigations consacrées aux violences politiques de la période 2021-2024.
Le quotidien indique que cinq personnes avaient été interpellées dans le cadre de ces enquêtes. Outre Ibrahima Diaw et Djibril Gaye, la procédure concerne Amadou Guindo Traoré, Djibril Diaw et Amadou Cissé, dit « Kabakrou ». Les quatre derniers noms sont cités dans le volet portant notamment sur les faits liés à Pape Malick Ndour.
Toujours selon Libération, Amadou Guindo Traoré fait l’objet de la même qualification que Djibril Gaye, à savoir le chef de crime contre l’humanité par acte de torture. Il n’a toutefois pas été placé en détention. Le juge d’instruction a décidé de le placer sous contrôle judiciaire, dans l’attente de la poursuite de la procédure.
Quant à Djibril Diaw et Amadou Cissé, dit « Kabakrou », leur situation judiciaire devait être examinée ce mercredi 23 septembre, précise le quotidien.
Ces nouvelles décisions interviennent alors que la justice poursuit ses investigations sur les violences et les décès enregistrés lors de la période de tensions politiques ayant marqué le Sénégal entre 2021 et 2024. Le dossier est pris en charge conjointement par les juges des premier et deuxième cabinets d’instruction, qui poursuivent les auditions et l’examen des différents volets de l’affaire.
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