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Société

Kaolack : Les vidangeurs de fosses septiques réclament un site d’exploitation sécurisé

À quelques heures de la visite du ministre de l’Assainissement à Kaolack, les vidangeurs de fosses septiques ont décidé de hausser le ton. Réunis au sein du Regroupement des exploitants de carrières et de fosses septiques, ils ont profité de l’événement pour interpeller les autorités sur leurs conditions de travail, qu’ils jugent précaires et dangereuses.

La principale revendication de ces professionnels de l’ombre : l’octroi d’un site d’exploitation sécurisé et conforme aux normes sanitaires pour le déversement et le traitement des boues de vidange. Actuellement, faute d’infrastructures adaptées, ils sont contraints de jeter les déchets dans des zones non autorisées, ce qui aggrave la pollution de l’environnement et les expose à des sanctions administratives.

« Nous travaillons dans des conditions extrêmement difficiles. Nous n’avons pas de site officiel pour déposer les boues, alors nous sommes souvent obligés de les déverser là où nous pouvons, au risque de polluer et d’enfreindre la loi », explique Yoro Diouf, président du regroupement.

Dans la région de Kaolack, des milliers de foyers dépendent des services de vidange pour l’entretien de leurs installations sanitaires. C’est pourquoi le collectif appelle les autorités à agir sans délai. Il exige la mise à disposition d’un site conforme, comme cela existe dans d’autres régions, notamment à Thiès.

« Nous avons déjà identifié un terrain. Mais il faut encore mobiliser des ressources pour l’aménager et le rendre fonctionnel. Nous en appelons à l’intervention conjointe des ministres de l’Environnement et de l’Assainissement pour qu’une solution durable soit trouvée », plaide Yoro Diouf.

Malgré les risques sanitaires et l’absence de reconnaissance institutionnelle, les vidangeurs affirment leur volonté de poursuivre leur mission, qu’ils jugent essentielle pour la santé publique.

« Sans notre travail, il y aurait des épidémies. Nous faisons un métier ingrat, mais vital », conclut M. Diouf, déterminé à faire entendre la voix de son secteur, souvent relégué aux marges du débat public.

Cette sortie publique marque une nouvelle étape dans le plaidoyer des acteurs de l’assainissement informel, en quête de sécurité, de dignité et de reconnaissance. Les regards sont désormais tournés vers le ministre, attendu dans les prochaines heures à Kaolack.


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