Suivez-nous

Société

Tensions à Soussoung : Amnesty International interpelle le ministre des Mines et exige la libération des personnes arrêtées

La situation à Soussoung, localité située dans la commune de Ndiaganiao, devient de plus en plus préoccupante. Des affrontements y ont récemment éclaté entre les forces de sécurité et des habitants opposés à l’exploitation de leurs terres par des entreprises titulaires de permis miniers. Face à l’escalade des tensions, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, appelle les autorités à privilégier le dialogue.

Intervenant sur les ondes d’iRadio, Seydi Gassama s’est dit choqué par le recours à la violence contre une population dont les droits fonciers sont manifestement piétinés. « Nous sommes très préoccupés par la situation à Soussoung avec la violence exercée par les forces de défense et de sécurité contre la population locale qui manifestement a vu ses droits bafoués par l’autorité et ces entreprises qui ont reçu des permis d’exploiter des gravats dans leur champ », a-t-il déclaré.

Selon les informations relayées par Amnesty, trois permis d’exploitation de graviers ont été délivrés, chacun couvrant environ 40 hectares. Ces autorisations s’appliqueraient à des zones proches des habitations, sans que les populations concernées aient été consultées ni indemnisées. Le contexte est d’autant plus tendu que ces opérations minières sont intervenues en pleine saison des pluies, alors que les cultures sont en pleine croissance.

« Venir en plein hivernage alors qu’ils ont déjà cultivé, les récoltes ont poussé, et leur dire de quitter les terres. Je pense que ce n’est pas acceptable », s’indigne Gassama, qui appelle à une réponse rapide et responsable du ministère des Mines.

Le directeur exécutif d’Amnesty exhorte le ministre Birame Soulèye Diop à sortir du silence et à ouvrir un dialogue sincère avec les communautés affectées. Il plaide pour des mesures compensatoires justes permettant aux populations de retrouver des sources de revenus alternatives. « Il faut que les terres soient cédées contre une indemnisation juste », insiste-t-il.

Sur le plan judiciaire, Amnesty International suit également de près la situation des personnes arrêtées lors des troubles. L’organisation a commis un avocat pour les assister. Elle exige leur libération immédiate, estimant que leur détention ne fait qu’envenimer une situation déjà explosive. « Nous demandons que toutes les personnes arrêtées et détenues à la brigade de gendarmerie de Ndiaganiao soient libérées immédiatement pour ramener le calme dans la communauté », a conclu Seydi Gassama.


En savoir plus sur LE DAKAROIS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Plus dans Société

En savoir plus sur LE DAKAROIS

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture