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Société

Kaolack – Le CISEI plaide pour une réforme ‘’inclusive et persévérante’’ du Code du travail

Le Cadre intersyndical sectoriel de l’économie informelle (CISEI) a tenu, ce jeudi 21 août 2025, un point de presse à Kaolack pour se prononcer sur la situation des travailleurs de l’économie informelle. Sa coordonnatrice, Mariama Mbodji Diallo, a plaidé pour une réforme ‘’ambitieuse et inclusive’’ du Code du travail, afin de mieux prendre en compte les spécificités de ce secteur.

« Nous plaidons pour une réforme ambitieuse et inclusive du Code du travail, qui doit reconnaître les spécificités des relations de travail dans l’informel. Le Code actuel, conçu pour le secteur formel, ne répond pas à la réalité de l’économie informelle », a-t-elle déclaré lors de la rencontre organisée sur le thème : « Réforme du Code du travail : intégrer les travailleuses et travailleurs de l’économie informelle ».

Mme Diallo a souligné que cette ‘’exclusion juridique’’ du secteur informel empêche ‘’des millions de personnes’’ d’accéder à leurs droits fondamentaux et freine leur intégration dans le tissu socio-économique national.

« Cette conférence de presse se tient à un moment crucial pour l’avenir du travail au Sénégal. Aujourd’hui, nous, membres du CISEI, voulons faire entendre la voix des millions de Sénégalaises et Sénégalais qui œuvrent chaque jour dans l’économie informelle », a-t-elle lancé.

Selon elle, près de 90 % des emplois se trouvent dans ce secteur ‘’vital’’ pour le Sénégal, puisqu’il contribue à plus de 40 % du produit intérieur brut (PIB). L’économie informelle représente une source de revenus essentielle pour les jeunes, les femmes et les familles, mais reste ‘’largement absente’’ du cadre juridique national.

Mme Diallo a rappelé qu’aujourd’hui, la majorité des travailleuses et travailleurs informels évolue sans contrat, sans droits et sans protection sociale, dans une précarité quotidienne. Plus de 80 % d’entre eux ne bénéficient d’aucune couverture sociale, ce qui les expose à des risques économiques, professionnels et sanitaires considérables.

garantisse l’accès à une protection sociale adaptée, avec des mécanismes de cotisation proportionnés à la capacité des travailleurs et des unités de production informelles ; assure des conditions de travail décentes, incluant la sécurité, l’encadrement des horaires et une rémunération juste.

La coordonnatrice du CISEI a également insisté sur la nécessité de promouvoir l’égalité de genre, en luttant contre la précarité et les inégalités qui frappent particulièrement les femmes, et de renforcer la confiance entre les travailleurs informels et les institutions.

simplifier les procédures administratives et fiscales ; créer des zones économiques dédiées avec des infrastructures adaptées ; instaurer un cadre de dialogue social spécifique et permanent avec les acteurs de l’informel ; mieux coordonner les actions des ministères, syndicats et partenaires techniques et financiers.

Selon Mme Diallo, ces mesures s’inscrivent dans la Vision Sénégal 2050, la Stratégie nationale de protection sociale, les Objectifs de développement durable (ODD) ainsi que la recommandation de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui propose une feuille de route claire pour la transition vers l’économie formelle.


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