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Société

Soussoung : Aïda Sarr, sœur du président Diomaye Faye, dénonce un « forcing foncier » et interpelle directement le chef de l’État

Le climat est électrique à Soussoung. Ce dimanche 24 août, le Collectif pour la Défense des Intérêts Fonciers, accompagné de conseillers municipaux et de populations locales, a tenu une conférence de presse pour dénoncer avec vigueur ce qu’il qualifie de « forcing » et « d’injustice criarde » autour d’un litige foncier qui secoue la localité.

Parmi les prises de parole marquantes, celle d’Aïda Sarr, sœur du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et conseillère municipale. Très émue, elle a lancé un appel solennel à son frère :

« Je suis la sœur du président Bassirou Diomaye Faye. Sur cette affaire, je suis à la fois confuse et honteuse. Nous avons le sentiment que rien n’a changé au Sénégal. Nous continuons à vivre la pire des choses : les mêmes pratiques, les mêmes injustices. Je demande solennellement à mon frère, le président, de m’écouter et de m’entendre, moi, sa sœur. Cette affaire ne doit pas exister, surtout dans son propre fief. »

La conseillère municipale dit avoir été écartée des délibérations sur le dossier, affirmant que la décision avait été adoptée avant même la convocation officielle du conseil. Un procédé qui alimente, selon elle, la méfiance et les soupçons à l’égard des autorités locales.

De son côté, Ndiome Thiaw, coordonnateur du Collectif pour la Défense des Intérêts de Soussoung, a rejeté les informations selon lesquelles des indemnisations auraient été versées aux habitants :

« C’est totalement faux ! Personne ici n’a reçu un seul franc. Pendant que les terres sont bradées, les autorités restent muettes. C’est inadmissible. »

Il alerte sur une situation de plus en plus explosive : des jeunes auraient quitté le village par crainte de représailles, et l’économie locale, basée essentiellement sur l’agriculture et l’élevage, se retrouve paralysée.

Le dossier foncier ne se limite pas aux contestations. Le collectif dénonce également une répression judiciaire. Neuf personnes sont actuellement en détention, après de récentes arrestations qui, selon les habitants, aggravent la peur et la colère.

Face à cette crise, les populations de Soussoung appellent directement le chef de l’État à intervenir pour rétablir la justice et la paix sociale.

« Nous voulons juste vivre dignement sur nos terres. Nous n’accepterons pas de les perdre dans l’indifférence générale, » a martelé Ndiome Thiaw.


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