Le député a adressé huit questions écrites au Premier ministre Ousmane Sonko, dénonçant des injustices touchant la police, les jeunes volontaires agricoles, les agents pénitentiaires, le personnel de santé et les collectivités locales.
Le député Guy Marius Sagna a une nouvelle fois exercé son rôle de contrôle de l’action gouvernementale en adressant huit questions écrites au gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko. Ces interpellations, rendues publiques à travers une publication sur sa page Facebook, portent sur plusieurs sujets sensibles touchant à la gouvernance, à la justice sociale et au respect des droits humains.
Dans sa correspondance, le parlementaire a d’abord attiré l’attention du gouvernement sur la nomination d’un commissaire de police accusé de traitements inhumains, dégradants et d’actes de torture. Guy Marius Sagna s’interroge sur les motivations d’une telle décision qui, selon lui, contredit les engagements du Sénégal en matière de respect des droits de l’homme et de lutte contre l’impunité. Il demande au gouvernement d’apporter des éclaircissements sur cette nomination et sur les mesures envisagées pour garantir que de tels faits ne se reproduisent pas au sein de l’administration sécuritaire.
Le député de la coalition Yewwi Askan Wi s’est également penché sur la situation des jeunes volontaires agricoles. D’après lui, ces jeunes, pourtant mobilisés dans le cadre de programmes nationaux de promotion de l’emploi et du développement rural, seraient privés de matériel de travail et d’indemnités. Il demande au gouvernement d’expliquer les raisons de cette situation et d’indiquer les dispositions prévues pour régulariser leur statut et améliorer leurs conditions.
Guy Marius Sagna a ensuite interpellé le gouvernement sur le non-paiement des heures supplémentaires des agents pénitentiaires. Ces derniers, souvent confrontés à une surcharge de travail dans des conditions difficiles, réclament depuis plusieurs mois le versement de leurs indemnités. Le député considère que ce retard constitue une injustice à l’égard d’un corps qui joue un rôle essentiel dans la chaîne pénale et la sécurité publique.
L’approvisionnement en eau dans la localité de Dialang figure également parmi les préoccupations soulevées par le parlementaire. Il évoque une pénurie persistante qui affecte lourdement les populations locales, et exige du gouvernement des explications sur les causes de ce dysfonctionnement, ainsi que sur les mesures urgentes envisagées pour y remédier.
Par ailleurs, Guy Marius Sagna s’est intéressé au sort de 256 agents de santé laissés sans salaire. Selon lui, ces travailleurs, malgré leur contribution à la couverture sanitaire nationale, n’ont perçu aucune rémunération depuis plusieurs mois. Il demande des clarifications sur les raisons administratives et budgétaires de cette situation, tout en appelant à un règlement rapide pour éviter toute rupture dans la continuité du service public de santé.
Enfin, le député a interpellé le gouvernement sur la non-application de la revalorisation salariale dans les collectivités territoriales de Ziguinchor et de Sédhiou. Il estime que les agents territoriaux de ces régions sont victimes d’une inégalité de traitement, alors que la mesure de revalorisation devait être uniforme sur l’ensemble du territoire national.
À travers ces huit questions écrites, Guy Marius Sagna poursuit sa ligne d’action axée sur la transparence, la justice sociale et la défense des travailleurs. Il appelle le gouvernement à répondre dans les délais légaux afin d’éclairer la représentation nationale et l’opinion publique sur ces dossiers jugés prioritaires pour le bien-être des citoyens et le renforcement de la bonne gouvernance.