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Croissance économique 2025 : le Sénégal recule dans le classement africain et pointe au 9e rang

Le Sénégal continue de faire face à d’importants défis économiques, dans un contexte marqué par les révélations récentes autour de la dette publique. Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), publiées par L’Observateur, le pays n’occupe que la 9e place dans le classement des dix économies africaines qui enregistreront les plus fortes croissances en 2025.

Avec un taux de croissance annoncé de 6%, équivalent à celui de la Gambie, du Djibouti et de la Tanzanie, le Sénégal se retrouve pourtant en avant-dernière position, ne devançant que la Tanzanie. Ce recul est symbolique d’un ralentissement plus profond, au moment même où le pays entame sa transition vers la production pétrolière et gazière.

En haut du classement, l’Éthiopie et la Guinée affichent des performances nettement supérieures, chacune atteignant 7,20% de croissance. L’Éthiopie doit cette progression à de vastes investissements dans les infrastructures énergétiques et de transport, associés à une politique d’ouverture de son économie destinée à dynamiser l’industrie manufacturière. La Guinée, de son côté, profite de l’essor de ses secteurs minier et énergétique.

Le Bénin se positionne parmi les pays les plus dynamiques, avec une croissance projetée de 7%, portée par une diversification économique en cours, le développement de ses infrastructures portuaires et une amélioration notable de l’environnement des affaires. La Côte d’Ivoire, avec 6,40%, s’appuie sur des réformes économiques ambitieuses, des investissements publics massifs et la solidité de son agriculture, notamment sa production de cacao, la plus importante au monde.

Pour le Sénégal, les perspectives demeurent mitigées. Malgré son entrée dans le cercle des producteurs de pétrole et de gaz, la croissance n’atteint pas encore le niveau espéré. Le contexte reste d’autant plus complexe que le FMI tarde à formaliser de nouveaux accords économiques avec les autorités sénégalaises, laissant planer une incertitude sur la capacité du pays à consolider ses finances publiques.

Alors que 2025 s’annonce comme une année charnière, le Sénégal devra accélérer les réformes structurelles, renforcer la gouvernance économique et valoriser pleinement son potentiel énergétique afin de retrouver une position plus favorable dans la dynamique de croissance du continent.


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