La célébration de la Journée internationale du travail, ce 1er mai 2026, a été marquée par de vives critiques des syndicats et des centrales syndicales à l’égard du gouvernement. À Dakar, la centrale syndicale FGTS/B, dirigée par le Dr Mballo Dia Thiam, ainsi que le secrétaire général de La Poste, Ahmed Diouf, ont pris la parole pour dénoncer les difficultés persistantes des travailleurs.
Selon eux, le document que le gouvernement qualifie de « livre blanc » n’a rien de blanc : « C’est plutôt un livre gris », ont-ils martelé, estimant qu’il ne reflète pas fidèlement les réalités du monde du travail. Les syndicats de la santé, quant à eux, ont annoncé la poursuite de leur mouvement de grève à partir du 15 mai, sous la forme de débrayages de 48 heures renouvelables chaque semaine.
Pour Ahmed Diouf, « le rôle du syndicaliste est de défendre l’intérêt des travailleurs, et non le contraire ». De son côté, le Dr Mballo Dia Thiam a rappelé les principes démocratiques : « Dans un pays démocratique, le gouvernement gouverne, l’opposition s’oppose et les syndicalistes défendent les intérêts de leurs militants, de leurs frères et sœurs syndicalistes. »
Cette journée du 1er mai aura donc été non seulement un moment de célébration des travailleurs, mais aussi une tribune pour réaffirmer la mission des syndicats : porter la voix des salariés face aux défis sociaux et économiques.