On en sait désormais davantage sur l’incident survenu dans la nuit du 28 novembre au large de Dakar impliquant le pétrolier turc M/T Mersin. Selon l’agence russe RIA Novosti, la société propriétaire du navire a confirmé que celui-ci a été touché par quatre explosions externes d’origine encore inconnue, provoquant des dégâts importants et une infiltration d’eau dans la salle des machines. Le pétrolier transportait près de 30 000 tonnes de carburant au moment des faits.
À bord, l’équipage se composait de vingt-deux personnes, en majorité de nationalité turque. Tous ont pu être secourus sains et saufs grâce à l’intervention rapide des équipes du Port autonome de Dakar, qui ont procédé à leur évacuation dans la nuit suivant l’explosion. Les priorités des autorités sénégalaises se sont alors concentrées sur la stabilisation du navire et la prévention d’un éventuel déversement d’hydrocarbures.
Si certaines sources évoquent la possibilité d’une attaque ciblée, les autorités sénégalaises, elles, privilégient pour l’instant une origine technique à l’incident, rappelant qu’aucun élément tangible ne confirme une action hostile. Le M/T Mersin était immobilisé depuis plusieurs mois au large du port de Dakar en raison d’un tirant d’eau supérieur aux normes acceptées, ce qui l’empêchait d’accoster.
À la suite de l’explosion, un important dispositif antipollution a été déployé autour du navire afin de contenir toute fuite éventuelle. Les services compétents s’emploient désormais à vidanger le carburant en toute sécurité, une opération délicate menée sous supervision étroite des autorités maritimes et environnementales. Une cellule de crise a par ailleurs été activée afin de coordonner les interventions techniques, logistiques et sécuritaires, et de prévenir tout risque de catastrophe écologique.