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Affaire Farba Ngom : la Chambre d’accusation financière confirme la levée du mandat de dépôt

La Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a confirmé la décision du juge d’instruction ayant ordonné la levée du mandat de dépôt de Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom. Cette décision intervient à la suite de l’appel introduit par le procureur de la République financière, qui contestait l’ordonnance de mise en liberté assortie d’un contrôle judiciaire.

Dans son jugement rendu le 12 février 2026, la juridiction a également rejeté la requête du ministère public visant à obtenir un sursis à statuer dans ce dossier. La Chambre d’accusation financière a estimé que les arguments présentés par la défense soulèvent des doutes sérieux dans cette affaire présumée de blanchiment de capitaux, justifiant ainsi le maintien de la décision initiale du juge d’instruction.

Le parquet financier avait pourtant demandé à la juridiction de suspendre l’examen du dossier dans l’attente d’une décision du Conseil constitutionnel. Pour appuyer sa requête, le ministère public s’était fondé sur un arrêt rendu le 6 novembre 2025 par la Cour suprême dans une procédure distincte impliquant Ndèye Seynabou Ndiaye. Dans cette affaire, la haute juridiction avait cassé une décision antérieure et ordonné la saisine du Conseil constitutionnel afin d’examiner une exception d’inconstitutionnalité portant sur certaines dispositions de la loi de 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux.

Selon le parquet, cette situation justifiait un sursis à statuer sur l’ensemble du dossier en attendant que le Conseil constitutionnel se prononce sur la conformité de ces dispositions légales. Toutefois, d’après le journal Libération, la Chambre d’accusation financière n’a pas suivi cette argumentation.

La juridiction a considéré que la procédure ayant conduit à la saisine du Conseil constitutionnel concerne exclusivement Ndèye Seynabou Ndiaye et ne peut en aucun cas suspendre les droits procéduraux des autres inculpés. Elle a rappelé que le droit de solliciter une liberté provisoire peut être exercé à tout moment au cours de l’instruction, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale.

La Cour a également souligné que le ministère public n’a formulé aucun grief précis contre les ordonnances rendues par le juge d’instruction. Elle relève que le parquet s’est limité à demander un sursis à statuer, sans apporter d’éléments juridiques remettant directement en cause les décisions contestées.

Pour rappel, le procureur de la République financière, Abdoulaye Sylla, avait saisi la Chambre d’accusation financière en interjetant appel contre deux ordonnances rendues le 7 janvier 2026 par le président du collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. Ces décisions avaient prononcé la mainlevée du mandat de dépôt de Farba Ngom et ordonné son placement sous contrôle judiciaire.


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