Reçu au Palais de la République en sa qualité d’ancien Premier ministre et ancien ministre des Finances, Amadou Ba a tenu à clarifier son positionnement politique à l’issue de son entretien avec le président de la République Bassirou Diomaye Faye. Le leader de Nouvelle Responsabilité/Jamm-Ji (NRJ) a affirmé que sa formation demeure résolument inscrite dans l’opposition, tout en appelant à une gestion concertée des grands enjeux nationaux.
Face à la presse, l’ancien chef du gouvernement a décrit des échanges « courtois, francs et responsables » avec le chef de l’État. Selon lui, plusieurs questions majeures liées à la situation du pays ont été abordées au cours de cette audience, notamment les réformes institutionnelles, la situation économique et financière du Sénégal ainsi que les défis sécuritaires dans un contexte régional marqué par de fortes tensions.
Sur le terrain politique, Amadou Ba a insisté sur la nécessité de privilégier l’inclusion et le consensus dans le cadre des réformes électorales. Il a estimé que toute modification des règles du jeu démocratique doit reposer sur une large adhésion des acteurs politiques afin de garantir la crédibilité du processus électoral et de préserver la stabilité institutionnelle du pays. Selon lui, des réformes acceptées par toutes les parties prenantes constituent un facteur essentiel de confiance entre les citoyens et les institutions de la République.
L’ancien Premier ministre s’est également longuement exprimé sur la conjoncture économique actuelle qu’il juge particulièrement préoccupante. Évoquant les difficultés auxquelles sont confrontées les populations, il a souligné que le Sénégal évolue dans un environnement international incertain, marqué par des tensions économiques et financières persistantes. Dans ce contexte, il a appelé les autorités à faire preuve de « lucidité et de responsabilité » dans les choix économiques à venir.
Amadou Ba a par ailleurs rappelé que la crédibilité financière de l’État demeure, selon lui, un élément fondamental de la souveraineté nationale. Il a insisté sur l’importance de préserver la confiance des partenaires économiques et financiers du Sénégal, estimant que la solidité des finances publiques reste un levier indispensable pour assurer la stabilité du pays et soutenir les politiques de développement.
Les questions sécuritaires ont également occupé une place importante dans les discussions. L’ancien ministre des Finances a attiré l’attention sur la situation dans les zones frontalières, plaidant pour un accompagnement renforcé des populations vivant dans ces espaces exposés aux risques sécuritaires. Il a également insisté sur la nécessité de consolider les moyens des forces de défense et de sécurité afin de faire face aux menaces qui pèsent sur la sous-région.