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Politique

L’opposition exige toute la vérité sur l’intervention de la gendarmerie à l’Assemblée nationale

L’intervention de la gendarmerie nationale au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale, le 29 juin dernier, continue de susciter de vives réactions sur la scène politique. Lors d’une conférence de presse, le député Abdou Mbow, membre du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a porté la voix de l’opposition en réclamant que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette intervention, jugée sans précédent.

Face à la presse, le parlementaire a dénoncé ce qu’il considère comme une atteinte grave au fonctionnement de l’institution parlementaire. Selon lui, l’entrée des forces de l’ordre dans l’hémicycle soulève de nombreuses interrogations auxquelles les autorités doivent répondre afin de préserver la transparence et la confiance des citoyens dans les institutions de la République.

Abdou Mbow a rappelé que la gendarmerie nationale est une institution républicaine soumise à la Constitution et aux lois de la République. À ce titre, a-t-il soutenu, le principe d’obéissance hiérarchique ne saurait justifier l’exécution d’un ordre qui serait manifestement illégal. Il estime que cette affaire dépasse le simple cadre d’un incident parlementaire et touche directement au respect des principes de l’État de droit.

Le député a notamment demandé que les responsabilités soient clairement établies. L’opposition souhaite connaître l’autorité ayant donné l’ordre de procéder à cette intervention, les bases juridiques ayant motivé la réquisition de la gendarmerie, les dispositions réglementaires invoquées pour autoriser une telle opération, ainsi que l’identité des responsables ayant exécuté cet ordre.

Pour les députés de l’opposition, ces explications sont indispensables afin de dissiper les zones d’ombre entourant les événements du 29 juin. « Les Sénégalais ont le droit de savoir, ils ont le droit d’avoir des réponses à toutes ces questions », a déclaré Abdou Mbow, insistant sur la nécessité d’une communication officielle des autorités compétentes.

Le parlementaire a également qualifié cette intervention de « brutale, disproportionnée et non nécessaire », estimant qu’elle constitue un précédent préoccupant dans l’histoire institutionnelle du Sénégal. Selon lui, cette séquence risque de demeurer comme l’une des pages les plus sombres de la vie parlementaire nationale si toutes les responsabilités ne sont pas établies et les circonstances entièrement éclaircies.


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