Economie
Loi de finances 2027 : le Sénégal mise sur la rigueur et l’achèvement des investissements en cours
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par
Diack
Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a réuni ce mercredi les différents acteurs de la chaîne budgétaire dans le cadre du démarrage des travaux préparatoires de la Loi de finances initiale (LFI) pour l’exercice 2027. Cette rencontre intervient à la suite de la lettre circulaire du 30 juillet, qui fixe les principales orientations devant guider l’élaboration du prochain budget de l’État.
Représentant le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, le directeur de cabinet, Babacar Cissé, a insisté sur l’importance de cette phase préparatoire. Selon lui, l’objectif est notamment de permettre à l’ensemble des acteurs concernés de disposer d’une compréhension commune des orientations arrêtées par le gouvernement et de mieux coordonner les différentes étapes de la programmation budgétaire.
L’enjeu est également d’améliorer la qualité de la préparation du budget afin de limiter les difficultés susceptibles de survenir au moment de son exécution. Il s’agit, à travers cette démarche, d’anticiper les contraintes financières, de renforcer la cohérence des prévisions et de faire en sorte que les crédits inscrits dans la prochaine loi de finances correspondent davantage aux capacités réelles de l’État.
Pour l’exercice 2027, les autorités affichent ainsi une volonté de privilégier la rigueur dans la gestion des ressources publiques et la soutenabilité financière. Cette orientation traduit la volonté de mieux maîtriser les engagements de l’État tout en assurant une utilisation plus efficace des ressources disponibles.
Le directeur général du Budget, Massamba Dieng, a précisé que cette approche devrait se traduire par une priorité accordée aux investissements déjà engagés. Les pouvoirs publics entendent d’abord achever les chantiers en cours avant d’envisager le lancement de nouveaux projets. Cette règle doit permettre d’éviter la dispersion des ressources et l’accumulation de projets inachevés, tout en améliorant le rythme d’exécution des investissements publics.
Les éventuels nouveaux projets devront, pour leur part, répondre à des critères de cohérence avec les orientations stratégiques définies par l’Agenda national de transformation. Leur inscription dans le budget 2027 devra ainsi être justifiée par leur contribution aux priorités nationales et par leur compatibilité avec les capacités financières de l’État.
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