Les ménages bénéficiaires des allocations de sécurité familiale devraient recevoir leurs prestations d’ici à la fin du mois de septembre. L’annonce a été faite par la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Diouf, lors de son passage dans l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal. Cette échéance marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la politique de protection sociale de l’État, alors que le nombre de familles prises en charge connaît une progression importante.
Selon les chiffres communiqués par la ministre, 469 497 ménages bénéficient désormais des allocations de sécurité familiale en 2026. Ce chiffre traduit une nette augmentation par rapport à 2024, année au cours de laquelle 355 013 ménages étaient concernés. Cette progression intervient à la suite d’un processus de recertification destiné à actualiser la liste des bénéficiaires et à mieux identifier les familles éligibles aux dispositifs de soutien social.
L’augmentation du nombre de ménages bénéficiaires s’accompagne également d’un effort budgétaire conséquent. Pour l’année 2026, l’État a porté l’enveloppe consacrée aux allocations de sécurité familiale à 70 milliards de francs CFA, contre 35 milliards auparavant. Le budget consacré à ce dispositif a donc été doublé, illustrant la volonté des pouvoirs publics de renforcer les mécanismes de protection destinés aux ménages les plus vulnérables.
La prochaine phase concerne désormais le versement effectif des allocations. D’après Marie Angélique Diouf, les opérations devraient être réalisées d’ici à la fin du mois de septembre. Le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités prépare à cet effet un dispositif de distribution couvrant l’ensemble du territoire national.
Pour faciliter l’accès des bénéficiaires aux fonds, plusieurs canaux de paiement seront mobilisés. Les allocations pourront notamment être retirées au niveau des guichets de La Poste, mais également à travers les différentes plateformes de transfert d’argent mobile. Ce dispositif vise à rapprocher les prestations des bénéficiaires et à faciliter les opérations de paiement, notamment pour les familles vivant en dehors des grands centres urbains.
Au-delà de l’exercice 2026, le gouvernement affiche déjà des ambitions plus importantes pour les prochaines années. Les autorités prévoient en effet de porter l’enveloppe destinée aux allocations de sécurité familiale à 140 milliards de francs CFA en 2027. Cette hausse devrait permettre d’élargir davantage le dispositif et d’intégrer de nouveaux ménages parmi les bénéficiaires.
Cette perspective traduit un changement d’échelle dans la politique de protection sociale. Alors que l’enveloppe était auparavant fixée à 35 milliards de francs CFA, le passage à 70 milliards en 2026 puis à 140 milliards envisagés pour 2027 témoigne d’une volonté de renforcer progressivement les moyens consacrés à l’accompagnement des familles vulnérables.
Pour autant, l’augmentation du budget ne devrait pas entraîner, à ce stade, une revalorisation du montant versé à chaque ménage. La ministre a précisé que le montant attribué par foyer resterait inchangé pour la prochaine échéance. L’effort financier supplémentaire doit donc principalement servir à élargir la couverture du programme et à permettre à davantage de familles d’accéder aux allocations.
Le principal enjeu pour les autorités réside ainsi dans l’extension du réseau des bénéficiaires. Avec près de 470 000 ménages déjà recensés en 2026 et un objectif d’élargissement annoncé pour 2027, le dispositif est appelé à occuper une place croissante dans la politique nationale de solidarité.
La recertification apparaît, dans ce contexte, comme un outil essentiel pour assurer une meilleure identification des ménages éligibles. Le passage de 355 013 bénéficiaires en 2024 à 469 497 en 2026 montre l’impact de cette opération sur la couverture du programme. Il reste désormais à assurer que les opérations de paiement se déroulent dans les délais annoncés et que les bénéficiaires puissent effectivement accéder aux fonds dans de bonnes conditions.