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CONTRIBUTION

À son Excellence le Président Macky SALL, à tous les responsables, à tous les militants et sympathisants de l’Alliance pour la République APR/ YAAKAAR.

La désignation précoce d’un candidat à l’élection présidentielle de 2029 constitue un enjeu stratégique majeur pour toute formation politique souhaitant éviter les erreurs du passé. L’expérience de l’APR YAAKAAR lors de l’élection de 2024 illustre clairement les conséquences d’un choix tardif et mal maîtrisé.

En effet, malgré la présence de plusieurs profils crédibles au sein du parti, l’incapacité à trancher à temps, combinée aux hésitations du président Macky Sall, a affaibli la cohésion interne et brouillé le message politique adressé aux électeurs.

D’abord, un processus de désignation tardif fragilise l’unité du parti. Lorsque plusieurs prétendants sont en lice sans arbitrage clair, les rivalités internes s’intensifient et peuvent dégénérer en divisions durables. En 2024, cette situation a créé des tensions visibles, réduisant la capacité de mobilisation des militants et semant le doute parmi les sympathisants.

Or, une formation politique divisée perd en crédibilité et en efficacité face à des adversaires mieux organisés.
Ensuite, le manque d’anticipation empêche le candidat de s’installer dans l’opinion publique. Une campagne présidentielle ne se construit pas en quelques semaines. Elle nécessite du temps pour affiner un programme, bâtir une image, créer une connexion avec les électeurs et répondre aux attaques adverses. En désignant tardivement son candidat, l’APR YAAKAAR a privé celui-ci d’un avantage décisif : celui de la visibilité et de la préparation stratégique.

Par ailleurs, l’hésitation du leadership peut être interprétée comme un manque de vision et d’organisation. Lorsqu’un parti ne parvient pas à identifier clairement son meilleur profil, cela envoie un signal négatif sur sa capacité à gouverner. Le rôle d’un leader est précisément de trancher dans l’intérêt collectif, même dans un contexte de compétition interne. En 2024, cette difficulté de décision a contribué à affaiblir l’autorité politique du camp au pouvoir.

Pour 2029, il apparaît donc essentiel de tirer les leçons de cet échec. La mise en place d’un calendrier clair et transparent de désignation du candidat est indispensable. Cela peut passer par des primaires internes, des consultations élargies ou un mécanisme consensuel, mais dans tous les cas, la décision doit intervenir suffisamment tôt pour permettre une préparation optimale.

En définitive, la réussite d’une élection présidentielle repose autant sur la qualité du candidat que sur le timing de sa désignation. Anticiper, structurer et décider à temps ne sont pas de simples choix organisationnels, mais des impératifs politiques. Pour l’APR YAAKAAR, 2029 représente une opportunité de reconstruction, à condition de placer la rigueur stratégique au cœur de sa démarche.

GUEYE Malick, depuis Marseille


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