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Abdoulaye Gadio déféré pour faux, escroquerie et détention de chanvre indien

Abdoulaye Gadio a été présenté, lundi 17 novembre, au parquet de Dakar par la Brigade de Dakar-Ville (Thionk). Il fait l’objet de poursuites pour plusieurs délits, parmi lesquels la contrefaçon et l’usage de faux, le faux en écriture publique authentique, l’escroquerie sur les services publics ainsi que la détention de chanvre indien. Une série d’infractions qui s’est révélée au terme d’une enquête entamée après l’interpellation d’un employé de l’ambassade de la Mauritanie au Sénégal.

Tout est parti de l’arrestation de A. Baldé, jardinier au sein de la représentation diplomatique mauritanienne. Accompagné par le chef de la sécurité de l’annexe 2 du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, il avait été appréhendé alors qu’il détenait un bulletin numéro 3 du casier judiciaire appartenant à la fille d’un diplomate mauritanien. Selon les informations publiées mardi par L’Observateur, le document portait une apostille mais également un faux cachet nominatif et une signature falsifiée, imitant celle du diplomate M. Faye, fonctionnaire du ministère.

Interrogé par les enquêteurs, le jardinier a expliqué avoir reçu pour mission du premier conseiller de l’ambassade de se procurer un casier judiciaire traduit et légalisé. C’est dans ce contexte qu’il affirme avoir rencontré « par chance » une ancienne connaissance, Abdoulaye Gadio, lequel lui a proposé d’assurer la traduction en anglais ainsi que la légalisation au ministère, moyennant 15 000 FCFA. Cette proposition, apparemment rassurante, a fini par attirer l’attention des gendarmes.

Sur la base des déclarations de A. Baldé, les enquêteurs se sont rendus au domicile d’Abdoulaye Gadio, à Derklé, où ils ont procédé à son interpellation. La perquisition menée dans sa chambre a permis de mettre au jour plusieurs éléments compromettants : un cachet portant la mention « Certifiée conforme à l’original, l’administrateur de greffe », un cachet nominatif au nom de l’administrateur des greffes, une copie d’extrait des minutes du greffe du tribunal d’instance de Pikine assortie d’un faux cachet du greffier en chef, ainsi qu’un sachet de chanvre indien et la somme de 130 000 FCFA.

Face à ces découvertes, le suspect a reconnu une partie des faits. Il a toutefois tenté de minimiser sa responsabilité, assurant que son intention était uniquement « d’aider des personnes nécessiteuses » qui avaient besoin de faire légaliser des documents officiels. Concernant les faux cachets retrouvés chez lui, il a affirmé qu’ils lui avaient été remis par un certain M. Diallo, un individu qu’il dit décédé depuis trois ans, sans toutefois pouvoir étayer cette explication.


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