Un nouveau drame endeuille le secteur de la pêche artisanale sénégalaise. Une pirogue en provenance de Saint-Louis a chaviré dans la nuit du 16 au 17 janvier 2026 dans les eaux mauritaniennes, après avoir été percutée par un navire non identifié. Le bilan provisoire fait état de quatre pêcheurs sénégalais portés disparus, tandis que six autres ont pu être secourus, selon un communiqué du ministère des Pêches et de l’Économie maritime.
D’après les informations officielles, l’embarcation transportait dix pêcheurs artisanaux. Elle avait quitté Saint-Louis le vendredi 16 janvier aux environs de 15 heures, en direction des zones de pêche mauritaniennes, conformément au protocole de pêche en vigueur entre les deux pays. Après plusieurs heures d’activité en mer, la pirogue se serait repositionnée vers une zone d’amarrage afin de permettre à l’équipage de se reposer.
C’est à ce moment-là que l’accident se serait produit. Selon les témoignages recueillis auprès des survivants, un navire, dont l’identité n’a pas encore été établie, aurait violemment heurté la pirogue, provoquant son chavirement en pleine nuit. La collision a semé la panique à bord et projeté les pêcheurs à la mer, dans des conditions particulièrement difficiles, marquées par l’obscurité et la houle.
Six pêcheurs ont finalement pu être secourus et évacués vers des structures sanitaires. Parmi eux, quatre ont été pris en charge puis libérés après avoir reçu les soins nécessaires, tandis que deux autres restent hospitalisés sous surveillance médicale. Aucun corps sans vie n’a, à ce stade, été repêché.
Concernant les quatre pêcheurs portés disparus, les autorités sénégalaises se veulent prudentes mais mobilisées. Le ministère des Pêches et de l’Économie maritime assure que les opérations de recherche se poursuivent activement, en étroite coordination avec les services compétents, notamment les autorités mauritaniennes et les services de secours en mer.
Cet accident relance une fois de plus la question de la sécurité des pêcheurs artisanaux sénégalais, très nombreux à fréquenter les eaux voisines dans le cadre des accords de pêche. Entre risques de collision avec de gros navires, conditions météorologiques parfois imprévisibles et moyens de sécurité limités, la mer demeure un espace de travail à haut risque pour ces acteurs essentiels de l’économie halieutique.