Justice
Accident mortel à la Patte d’Oie : le chauffeur du bus Tata condamné à 10 jours de prison ferme
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par
Diack
Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict ce mardi 4 février 2026 dans l’affaire de l’accident mortel survenu à la Patte d’Oie, ayant coûté la vie à un jeune conducteur de moto-Jakarta. Poursuivi pour homicide involontaire, le chauffeur du bus Tata impliqué, Mor Guèye Diop, a été reconnu coupable et condamné à dix jours de prison ferme.
Les faits remontent au vendredi précédent, sur l’autoroute, à hauteur de la Patte d’Oie. Selon les éléments du dossier, la victime, Khadim Ndiaye, circulait à moto lorsqu’il a tenté de dépasser le bus par la droite. Une manœuvre qui s’est avérée fatale. Le choc, d’une extrême violence, n’a laissé aucune chance au jeune motocycliste, décédé sur le coup. L’accident a provoqué une vive émotion parmi les conducteurs de Jakarta présents sur les lieux, certains allant jusqu’à incendier le bus en signe de représailles, plongeant le secteur dans une forte tension.
Arrêté et placé sous mandat de dépôt le 2 février 2026, Mor Guèye Diop a comparu détenu devant la juridiction. À la barre, le chauffeur a reconnu les faits, tout en livrant sa version de l’accident. Il a expliqué que la victime l’avait dépassé par la droite et ne portait pas de casque de sécurité au moment du drame. Il a également tenu à préciser que son véhicule était en règle, disposant de toutes les pièces nécessaires à la conduite. Visiblement affecté, il a présenté ses condoléances à la famille du défunt et sollicité la clémence du tribunal.
Moment fort de l’audience, l’intervention du frère de la victime, venu représenter la famille, a marqué les esprits. Ému, ce dernier a indiqué que les proches de Khadim Ndiaye ne réclamaient aucun dommage et intérêt. Il a souligné que la famille ne souhaitait pas accabler le chauffeur, estimant ne pas pouvoir affirmer qu’il avait commis une infraction, aucun membre n’ayant été témoin direct de l’accident. Le juge a d’ailleurs relevé que, selon les éléments de l’enquête préliminaire, la famille avait déjà accordé son pardon au prévenu.
Dans ses réquisitions, le procureur de la République a demandé l’application stricte de la loi pénale, rappelant la gravité des faits et la perte d’une vie humaine. De leur côté, les avocats de la défense, Maîtres Mansour Ndiongue et Ibrahima Mbengue, ont plaidé pour une application bienveillante de la loi, mettant en avant les circonstances de l’accident, l’attitude responsable du prévenu à l’audience et le pardon exprimé par la famille de la victime.
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