L’accord conclu le 1er septembre entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) n’a pas encore franchi toutes les étapes institutionnelles nécessaires à sa mise en œuvre. La directrice de la communication de l’institution financière, Julie Kozack, a apporté des précisions sur le statut de cet accord, en rappelant qu’il s’agit pour l’heure d’une entente conclue au niveau des services du FMI, communément appelée « Staff-Level Agreement ».
Cette étape constitue une avancée importante dans les discussions entre les autorités sénégalaises et l’institution de Bretton Woods, mais elle ne vaut pas encore validation définitive du programme. L’accord doit d’abord être soumis à la direction du FMI pour approbation avant d’être transmis au Conseil d’administration, seule instance habilitée à donner son feu vert définitif au programme.
Lors d’une intervention consacrée à la situation du Sénégal, Julie Kozack a ainsi insisté sur le caractère encore provisoire de l’accord conclu au niveau des services. Selon elle, le processus doit suivre son cours institutionnel avant que le financement prévu puisse effectivement être débloqué.
« C’est à ce moment-là, une fois que le Conseil d’administration aura approuvé le programme, que nous procéderons au premier décaissement en faveur du Sénégal », a-t-elle précisé.
Le premier versement ne devrait toutefois représenter qu’une partie de l’enveloppe globale annoncée, estimée à 2,2 milliards de dollars. Le montant exact de ce décaissement initial dépendra des modalités du programme et des décisions prises dans le cadre de son approbation.
Pour l’heure, aucune date n’a été officiellement arrêtée pour la réunion du Conseil d’administration du FMI consacrée à l’examen du programme sénégalais. Cette échéance constitue donc la prochaine étape déterminante du processus. Son approbation permettra de passer de l’accord technique conclu entre les équipes du FMI et les autorités sénégalaises à la phase effective de mise à disposition des ressources.
Cette clarification intervient alors que les conditions de financement du Sénégal font l’objet d’une attention particulière, dans un contexte marqué par les efforts engagés par les autorités pour rétablir la confiance des partenaires financiers et renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques.
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