Actualités

Politique – « Entre tradition et pouvoir : la symbolique du “LEUL” dans le discours de Bassirou Diomaye Faye » ( Dr Oumar Mboup)

Le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a profité de l’AG de la coalition Diomaye Président pour nous parler. Nous a-t-il parlé d’ailleurs? Informe-t-il? Avertit-il ? Menace-t-il? Se révèle-t-il?Que traduit, en réalité, sa déclaration bruissante de 1993? En résumé, il a dit ceci : C’est en 1993 que j’ai fait le bois sacré.
Déclaration ou declamation?Alors faisons attention pour ne pas confondre la question initiale de la question essentielle.

Parfois, j’ai compris pourquoi on insulte certains continents,certains gens, certains humains, certaines races, certaines couleurs?
Le Président BDF a parlé de « LEUL ». C’est du Bachir de langue à langue. Loin de nous inviter autour des sens de la traduction ou de la fumisterie des mots, il serait difficile de traduire le sérère en wolof, en français. Il serait aussi difficile de transposer le sens des mots de Jerusalem à Ndiaganiao. Il se serait, au fond, insensé qu’un Président de la République parle de son peuple, si gratuitement si insensément de circoncision.Se serait bête d’y croire!

L’autre Président des autres n’avait aucune considération enverd son peuple qu’il traita de veau.Mais l’insondable politesse éducative du Président BDF ne peut tomber jamais si bas. Évidemment, il ne parle pas de circoncision( le mot est en français). Il ne parle pas non plus de xaraf( le mot est en wolof).Il ne parle pas, enfin, d’ablation qui est le sens général et insensé qu’on veut transférer au propos profond de notre Président.BDF n’est pas un juif. Il faut le dire en passant.La circoncision ou l’ablation n’est pas d’origine islamique,mais juive. Le LEUL de BDF est par delà des faits historiques. Il ne se raconte pas, il se symbolise.

Son 1993 n’est pas n’importe quel bois sacré. Loin des yeux de la femme. Loin des danses exhibitionnistes. Loin de la fumisterie des temps modernes. Son 1993 c’est le 1993 des Selbés, des Koumaahs, des kalemaas, de Roog, c’est aride. Au-delà de toutes les expériences et des expérimentations qui font d’un homme la traduction de toute sa virilité, son 1993, s’il tient à nous le rappeler, il ne nous raconte pas une histoire. Il se pose et s’impose en guerrier. C’est vrai, même pour une érections, il faut se préparer. Son 1993 est une défiance en rapport avec son statut ou sa posture actuelle de Président de la République du Sénégal.1993 lui a permis de savoir son hier, son aujourd’hui et son demain. Il est parfaitement dans la prédestination.Qui veut le connaître n’a qu’à demander 1993 qui garde le secret de toute sa vie? Mais, puisqu’il en a parlé avec assurance, alors, il est sûr de son mandat de Président de la République. Méfiez-vous pour la suite. Il ne le dit pas. Ce sont les koumahs et les saltigués qui le disent. Il nous invite à aller chez lui pour en savoir davantage sur lui. Il est un béni de 1993. Sans 1993, son devenir n’existe pas.Totalement, il a raison de dire qu’il est le gardien des valeurs.

Le Sénégal est un Sénégal de valeurs. Un pays de croyances.La croyances socratique, la croyance païenne et peut-être la croyance de tous ces Gaarabous-Garabous qui ternissent et souillent l’image de notre République. Finalement, Le Président de la République BDF nous dit simplement ceci: restons humain et restons homme tout court.

Kaolack – Transport routier : les professionnels protestent contre les restrictions et les visites techniques

À l’approche du 29 mars 2026, le secteur du transport routier au Sénégal se dirige vers une nouvelle zone de turbulences. Réunis à Kaolack, les membres de la Fédération des syndicats des transports routiers, en brassards rouges, ont annoncé une grève de 72 heures pour protester contre plusieurs mesures qu’ils jugent pénalisantes pour leur activité.

Cette mobilisation pourrait avoir des répercussions importantes sur les déplacements des populations et sur le transport des marchandises à travers le pays. Les transporteurs dénoncent notamment la concurrence jugée déloyale de certains véhicules particuliers utilisés comme taxis sans licence officielle.

Au cœur des revendications figure également la question des visites techniques des véhicules. Les syndicats critiquent la centralisation de ces contrôles à Dakar, une mesure qu’ils estiment difficilement applicable pour des milliers de véhicules provenant de différentes régions.

Selon le secrétaire général de la fédération, Fallou Samb, près de 6 800 véhicules, dont des minibus et des Toyota « Yass » assurant le transport interurbain, sont concernés par cette obligation. Une situation qui pourrait engendrer des embouteillages administratifs et immobiliser de nombreux véhicules pendant plusieurs jours.

Les transporteurs dénoncent aussi l’interdiction de circuler la nuit, en vigueur depuis plusieurs années. Ils estiment que cette mesure entraîne des pertes financières importantes pour les professionnels du secteur.

Au-delà des questions administratives, les syndicats évoquent également les problèmes de sécurité auxquels sont confrontés les camionneurs sur le corridor Dakar–Bamako, un axe stratégique pour le commerce sous-régional.

Face à ces préoccupations, la fédération appelle les autorités à ouvrir un dialogue afin d’éviter une paralysie du secteur. Si aucune solution n’est trouvée d’ici là, la grève annoncée pourrait perturber fortement la mobilité des citoyens et l’approvisionnement des marchés.

Régularisation administrative des enseignants : l’État précise les pièces à fournir après les nouveaux décrets

Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Olivier Boucal, a officiellement communiqué, le 12 mars 2026, la nomenclature des pièces à fournir pour la régularisation administrative des agents de l’État concernés par les nouveaux décrets relatifs au statut des enseignants. Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre des décrets n°2026-65 et n°2026-66 du 27 janvier 2026, qui révisent respectivement le statut particulier du cadre des fonctionnaires de l’enseignement et le régime applicable aux agents non fonctionnaires de l’État.

Dans une correspondance adressée au ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, le ministre de la Fonction publique détaille les modalités de constitution des dossiers administratifs destinés à mettre en conformité la situation des enseignants avec les nouvelles dispositions réglementaires. L’objectif est de clarifier les procédures et d’accélérer la régularisation administrative d’un grand nombre d’agents du système éducatif.

La première catégorie visée concerne les enseignants engagés qui ont obtenu leur diplôme avant l’âge de trente-cinq ans. Pour ces agents, la constitution du dossier doit comprendre une demande manuscrite accompagnée d’une photocopie certifiée conforme des diplômes ou des arrêtés. Les intéressés doivent également joindre leur acte d’engagement ou de reclassement, le premier ordre de service les affectant à leur premier poste, un état détaillé des services effectués ainsi que leur dernière situation administrative. À ces documents s’ajoute une copie légalisée du certificat de nationalité sénégalaise. Cette procédure vise principalement à actualiser le parcours administratif des enseignants ayant intégré le système éducatif sous certaines conditions de diplôme avant la limite d’âge fixée par les textes.

La deuxième catégorie concerne les enseignants non fonctionnaires qui sont toujours en attente de reclassement administratif. Pour ces derniers, le dossier doit inclure une demande manuscrite accompagnée de l’arrêté du certificat d’aptitude pédagogique ou d’une photocopie certifiée conforme du diplôme. Les agents doivent également fournir leur acte d’engagement ou de reclassement, leur dernière situation administrative, le premier ordre de service les ayant affectés à leur premier poste ainsi que l’état des services effectués. Ces documents constituent les éléments indispensables pour permettre aux autorités administratives de déclencher et de finaliser le processus de reclassement attendu par ces agents.

Une procédure plus allégée est prévue pour la troisième catégorie, qui regroupe les enseignants non fonctionnaires ayant déjà bénéficié d’un reclassement. Pour ces agents, les pièces exigées se limitent à une demande manuscrite, l’arrêté du certificat d’aptitude pédagogique ou la photocopie certifiée conforme du diplôme, l’acte de reclassement ainsi que la dernière situation administrative. Cette simplification vise à accélérer la mise à jour des dossiers sans imposer des formalités supplémentaires à des enseignants dont la situation a déjà été en partie régularisée.

La coordination technique de cette opération a été confiée au directeur général de la Fonction publique, Ousmane Dieng, qui supervisera le traitement administratif des dossiers et le suivi de la procédure. Les autorités précisent par ailleurs que l’ensemble des informations relatives à cette opération de régularisation est également disponible sur le site officiel du ministère de la Fonction publique.

Orpaillage clandestin : le GARSI 1 de Kidira démantèle un site illégal à Soréto sur la Falémé

Le Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI 1) basé à Kidira a mené, ce jeudi, une opération d’envergure contre l’orpaillage clandestin dans l’est du Sénégal. L’intervention s’est déroulée à Soréto, un site situé sur les rives de la Falémé, dans le département de Bakel, une zone régulièrement confrontée à l’exploitation illégale de l’or.

Selon des sources sécuritaires, l’opération a permis de démanteler un site d’exploitation clandestine qui fonctionnait avec plusieurs équipements destinés à l’extraction artisanale de l’or. Sur place, les éléments du GARSI ont procédé à la destruction de trois dragues utilisées pour aspirer les sédiments du lit du fleuve afin d’en extraire les particules aurifères.

Les forces de sécurité ont également saisi un important lot de matériel servant aux activités d’orpaillage. Parmi les équipements récupérés figurent des groupes électrogènes, des pompes à eau, des batteries ainsi que divers outils utilisés dans le processus d’extraction. Ces installations permettent généralement aux exploitants illégaux de travailler de manière continue, souvent à l’écart de tout contrôle administratif ou environnemental.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre des opérations régulières menées par les forces de défense et de sécurité pour lutter contre l’exploitation illégale des ressources minières dans la zone frontalière de la Falémé. Depuis plusieurs années, cette région attire de nombreux orpailleurs clandestins en raison de la présence de gisements aurifères, ce qui entraîne des activités souvent incontrôlées.

Les autorités pointent notamment les risques environnementaux et sécuritaires liés à ces pratiques. L’utilisation de dragues et d’autres équipements motorisés modifie le lit des cours d’eau, provoque une dégradation des berges et peut contaminer l’écosystème, notamment lorsque des produits chimiques sont utilisés dans le processus d’extraction.

Au-delà de l’impact écologique, l’orpaillage clandestin constitue également un enjeu de sécurité dans certaines localités de l’est du pays. La présence d’exploitants illégaux, parfois venus de pays voisins, favorise l’installation de campements informels et peut alimenter des circuits économiques parallèles échappant au contrôle de l’État.

Face à cette situation, les autorités sénégalaises ont intensifié ces dernières années les opérations de démantèlement de sites clandestins, en particulier le long de la Falémé et dans plusieurs zones aurifères de la région de Bakel. Les unités du GARSI, spécialisées dans les interventions en zones sensibles, jouent un rôle central dans cette stratégie de sécurisation et de préservation des ressources naturelles.

Dessalement de l’eau de mer aux Mamelles : le gouvernement rassure les pêcheurs et annonce des mesures d’accompagnement

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu jeudi sur le chantier du projet de dessalement d’eau de mer des Mamelles, situé à Ouakam, en compagnie de la ministre de la Pêche, Fatou Diouf, et du ministre de la Santé, Ibrahima Sy. Cette visite de terrain avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des travaux, mais également d’apaiser les inquiétudes exprimées par les communautés de pêcheurs vivant et travaillant sur ce littoral stratégique de la capitale sénégalaise.

La présence simultanée de trois membres du gouvernement sur le site illustre la dimension transversale du projet et la volonté des autorités d’adopter une approche concertée. Face aux préoccupations des acteurs locaux, notamment les pêcheurs et les mareyeurs qui redoutent les conséquences de l’installation de l’usine sur leurs activités, les ministres ont tenu à rappeler l’importance du dialogue et de la collaboration entre les différentes parties prenantes.

La ministre de la Pêche a insisté sur cette démarche collective en soulignant que l’action gouvernementale repose sur une coordination étroite entre les différents départements ministériels. Selon elle, la réussite d’un projet d’une telle envergure dépend aussi de l’adhésion des populations concernées. Elle a ainsi indiqué que les autorités souhaitent intégrer pleinement les communautés locales dans la mise en œuvre du projet, d’autant plus que l’infrastructure sera implantée au cœur d’un village traditionnellement tourné vers la pêche.

Afin de limiter les impacts potentiels de l’usine de dessalement sur les activités halieutiques, plusieurs mesures d’accompagnement ont été annoncées. Parmi celles-ci figure la construction d’une fabrique de glace capable de produire jusqu’à dix tonnes par jour. Cette infrastructure permettra d’améliorer considérablement les conditions de conservation des produits de la mer, un enjeu majeur pour les pêcheurs et les mareyeurs qui doivent souvent faire face à des pertes importantes liées à l’absence de chaîne du froid.

Dans la même dynamique, des tricycles isothermes seront mis à la disposition des mareyeurs afin de faciliter le transport du poisson tout en garantissant une meilleure conservation. Cette initiative vise à renforcer la chaîne de distribution des produits halieutiques et à améliorer les revenus des acteurs du secteur.

Le projet prévoit également la mise en place de récifs artificiels en mer. Ces structures, immergées dans des zones stratégiques, ont pour objectif de favoriser la régénération des stocks de poissons en créant des habitats propices à la reproduction et à la croissance des espèces marines. En multipliant les zones de ponte et de frayère, ces récifs devraient contribuer à soutenir la biodiversité marine et à maintenir l’activité de pêche dans la zone.

Parallèlement à ces mesures, le ministère de la Pêche a engagé la réhabilitation du quai de pêche de Ouakam. Les travaux, qui viennent de démarrer, portent notamment sur la reconstruction du quai existant, l’aménagement de chambres froides destinées au stockage du poisson et la construction d’une nouvelle fabrique de glace. Cette modernisation des infrastructures vise à améliorer les conditions de travail des pêcheurs et à renforcer les capacités de conservation et de commercialisation des produits de la mer.

L’ensemble de ces initiatives représente un investissement global estimé à 735 millions de francs CFA. Sur ce montant, 435 millions de francs CFA sont consacrés à la réhabilitation du quai de pêche de Ouakam, tandis que 300 millions de francs CFA financeront les mesures d’accompagnement prévues dans le cadre du projet de dessalement, sous la responsabilité du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Relance du rail : l’État sénégalais s’attaque à la récupération du patrimoine ferroviaire

Le gouverneur de Thiès-Est, Saër Ndao, a annoncé que les autorités sénégalaises ont engagé un processus de restauration du patrimoine des chemins de fer, dans le cadre de la stratégie de relance du transport ferroviaire national. Cette initiative vise à remettre en état les infrastructures ferroviaires existantes tout en récupérant les emprises occupées illégalement au fil des années.

Dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS), le gouverneur a expliqué que les pouvoirs publics travaillent actuellement à la réhabilitation du patrimoine lié aux rails, considéré comme un préalable indispensable à la relance du réseau ferroviaire. Selon lui, l’ambition des autorités dépasse la simple remise en service de certaines lignes : il s’agit d’une reprise globale du réseau, accompagnée d’une politique de développement et de modernisation du transport par train.

Saër Ndao a indiqué que cette opération intervient après plusieurs années de léthargie du secteur ferroviaire. Durant cette période d’inactivité, une partie importante du patrimoine appartenant aux chemins de fer a été progressivement occupée ou exploitée de manière irrégulière par des particuliers. Le gouverneur souligne que ces occupations concernent non seulement les rails eux-mêmes, mais aussi les emprises ferroviaires situées de part et d’autre des lignes.

Il rappelle que ces emprises constituent un élément stratégique du patrimoine ferroviaire, car elles garantissent la sécurité et le fonctionnement normal des trains. Leur occupation anarchique complique aujourd’hui les perspectives de réhabilitation et de relance du réseau. Pour les autorités, la récupération de ces espaces est donc une étape incontournable afin de permettre la circulation des trains dans des conditions conformes aux normes de sécurité.

Le gouverneur de Thiès-Est s’est également alarmé de la nature des constructions qui ont été érigées le long des rails au fil des années. Il a expliqué que de nombreuses habitations se sont installées directement en bordure des voies, certaines étant même ouvertes sur les rails. Une situation qu’il qualifie d’anormale au regard de l’histoire et des règles qui ont toujours encadré l’exploitation ferroviaire au Sénégal.

Selon Saër Ndao, dans l’histoire des chemins de fer sénégalais, les habitations n’ont jamais été construites de manière à donner directement sur les rails. Cette configuration pose aujourd’hui des problèmes de sécurité majeurs, aussi bien pour les populations que pour les futures activités ferroviaires. Elle illustre, d’après lui, l’ampleur du désordre qui s’est installé durant les années de ralentissement du secteur.

Face à cette situation, les autorités entendent procéder à un travail de restauration et de réorganisation du patrimoine ferroviaire. Cette démarche devrait permettre de clarifier la situation foncière des emprises, de sécuriser les rails et de préparer le terrain pour une relance durable du transport ferroviaire dans le pays.

La région de Thiès, historiquement considérée comme le cœur du réseau ferroviaire sénégalais, occupe une place stratégique dans ce processus. La ville abrite en effet d’importantes infrastructures ferroviaires héritées de l’époque coloniale, notamment des ateliers et des installations techniques qui ont longtemps servi de centre névralgique pour l’exploitation du rail.

Préavis de grève et marche annoncée : le Front syndical pour la défense du travail hausse le ton contre les licenciements et les ponctions sur salaires

Le Front syndical pour la défense du travail a exprimé sa vive inquiétude face à la situation sociale dans plusieurs secteurs, notamment celui de l’éducation. Lors d’un point de presse tenu le 12 mars 2026, à Dakar, la plateforme syndicale dirigée par Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, a dénoncé ce qu’elle considère comme une dégradation préoccupante du climat social, marquée par des licenciements jugés abusifs et des sanctions financières contre des enseignants grévistes.

Face à cette situation, le Front syndical a annoncé le dépôt d’un préavis de grève ainsi que l’organisation d’une marche pacifique prévue le 08 avril prochain. Ces actions, selon ses responsables, visent à attirer l’attention des autorités sur les difficultés rencontrées par de nombreux travailleurs et à exiger le respect des engagements pris dans le cadre du dialogue social.

Prenant la parole devant la presse, Mody Guiro a vivement critiqué les ponctions opérées sur les salaires des enseignants ayant observé des mouvements de grève. Pour lui, ces mesures sont non seulement injustes, mais constituent également une forme de manque de considération envers les professionnels de l’éducation. Il a souligné que ces derniers jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement et la pérennité du système éducatif sénégalais.

Le responsable syndical a également exprimé sa préoccupation face à ce qu’il qualifie de multiplication alarmante des licenciements dans plusieurs secteurs d’activité. Selon lui, certains travailleurs seraient victimes de décisions arbitraires sans protection suffisante de leurs droits. Il a aussi pointé du doigt ce qu’il considère comme une impunité dont bénéficieraient certaines multinationales opérant au Sénégal, accusées de ne pas toujours respecter les règles en matière de droit du travail.

Pour Mody Guiro et les organisations syndicales membres du Front, cette situation traduit une remise en cause de l’esprit du Pacte national de stabilité sociale signé entre l’État, les organisations syndicales et le patronat. Ce pacte, censé instaurer un climat de confiance et de concertation permanente entre les différentes parties, repose selon lui sur le respect mutuel des engagements et sur la promotion d’un dialogue social sincère et constructif.

Le leader syndical estime cependant que cet esprit de coopération est aujourd’hui fragilisé. Il a déclaré que les décisions prises récemment dans certains secteurs donnent l’impression d’un éloignement des principes qui avaient guidé la signature de cet accord, ce qui risque, selon lui, d’alimenter davantage les tensions sociales.

Dans ce contexte, le Front syndical pour la défense du travail formule plusieurs revendications. Les organisations syndicales exigent notamment l’arrêt immédiat des licenciements qu’elles jugent abusifs, la protection effective des emplois ainsi que la réintégration sans délai des travailleurs qui auraient été injustement licenciés.

Les syndicalistes réclament également l’application effective du protocole d’accord signé le 10 juillet 2025 entre le gouvernement et les collectivités territoriales. Selon eux, la mise en œuvre de cet engagement constitue une étape essentielle pour apaiser le climat social et rétablir la confiance entre les travailleurs, l’État et les employeurs.

Attaques de missiles dans le nord d’Israël : des dizaines de blessés et des habitations endommagées

Au moins treize personnes ont été blessées vendredi après qu’un missile a frappé un bâtiment dans la région de la Galilée, dans le nord d’Israël, selon plusieurs médias israéliens. L’attaque a provoqué d’importants dégâts matériels et suscité une vive inquiétude parmi les habitants de la zone.

D’après la chaîne israélienne Channel 12, le missile a touché un bâtiment situé dans la ville de Kiryat Tivon, localité proche de la grande ville portuaire de Haïfa. L’impact a endommagé la structure du bâtiment et déclenché l’intervention rapide des services de secours et des équipes de sécurité.

Le service national d’urgence israélien Magen David Adom a indiqué que ses équipes étaient mobilisées sur le terrain pour prendre en charge les victimes. Parmi elles figure une femme âgée de 34 ans, blessée de manière modérée après avoir été touchée au dos par des éclats provoqués par l’explosion. Les secours ont également porté assistance à plusieurs autres personnes souffrant de blessures légères ou de traumatismes liés à l’attaque.

Selon les informations communiquées par les services de secours et relayées par les médias locaux, le bilan des attaques de missiles visant le nord d’Israël s’élève à trente-trois blessés, la plupart présentant des blessures légères. Une seule personne, une femme de 35 ans résidant à Zarzir, a été signalée comme souffrant de blessures modérées causées par des éclats.

Les autorités israéliennes attribuent ces tirs de missiles à l’Iran. L’armée israélienne a affirmé que deux attaques distinctes mais particulièrement intenses ont été lancées depuis le territoire iranien vers le nord d’Israël en l’espace d’environ trente minutes.

À la suite du lancement des missiles, des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs localités du nord du pays. Des explosions ont été entendues dans le ciel alors que les systèmes de défense aérienne tentaient d’intercepter les projectiles. Les autorités ont immédiatement appelé la population à se mettre à l’abri dans les zones protégées.

Plusieurs habitations ont également subi des dégâts matériels, selon les médias israéliens, notamment dans les zones proches des points d’impact ou touchées par des débris d’interception.

Congé de maternité et conditions d’accueil : les enseignantes du moyen et secondaire réclament des réformes urgentes

Les enseignantes du moyen et du secondaire au Sénégal ont exprimé de fortes préoccupations concernant leurs conditions de travail liées à la maternité. Lors d’une conférence publique organisée par le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal, plusieurs responsables syndicales ont mis en avant les difficultés auxquelles les enseignantes sont confrontées pendant et après leur congé de maternité. Ces doléances portent principalement sur la durée du congé, les obstacles administratifs et l’absence de structures adaptées pour accompagner les jeunes mères dans le milieu professionnel.

Au cœur des revendications figure la question de l’allongement du congé de maternité. Actuellement fixé à trois mois dans la fonction publique sénégalaise, ce congé est jugé insuffisant par de nombreuses enseignantes qui doivent concilier leur reprise du travail avec les exigences liées aux premiers mois de vie de leur enfant. Selon les responsables du syndicat, cette situation crée souvent des tensions entre les responsabilités professionnelles et les impératifs liés à la santé de la mère et du nouveau-né.

Oulimatou Sagna, chargée de la syndicalisation au sein du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal, a insisté sur les difficultés concrètes rencontrées par les enseignantes durant cette période sensible. Elle explique que plusieurs femmes éprouvent des difficultés à poursuivre l’allaitement de leurs enfants après la reprise du travail, notamment en raison de l’absence de nourrices ou de solutions de garde adaptées. Cette situation oblige parfois certaines enseignantes à écourter la période d’allaitement ou à trouver des arrangements informels qui compliquent leur quotidien professionnel.

Au-delà de l’allaitement, la responsable syndicale a également évoqué les défis liés au suivi médical après l’accouchement. Selon elle, certaines enseignantes quittent la maternité avec des complications ou des séquelles nécessitant un suivi médical régulier. Pourtant, des obstacles administratifs peuvent retarder ou compliquer l’accès à de nouvelles consultations hospitalières, ce qui fragilise davantage la santé des mères. Dans ce contexte, le syndicat estime qu’un congé de maternité de six mois permettrait aux femmes de se rétablir convenablement tout en garantissant un meilleur encadrement du nouveau-né.

Cette revendication s’appuie sur les normes internationales relatives à la protection de la maternité au travail. La Convention 183 de l’Organisation internationale du travail encourage les États à renforcer les mesures de protection des travailleuses enceintes et des jeunes mères, notamment en matière de durée du congé de maternité et de conditions de travail adaptées. Toutefois, selon les responsables du syndicat, l’application de ces principes reste encore limitée dans la pratique au Sénégal, malgré leur reconnaissance au niveau international.

Le secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal, Aliou Diouf, a pour sa part souligné l’importance d’accompagner les enseignantes dans les démarches administratives liées à la maternité. Il observe que plusieurs femmes rencontrent des difficultés pour constituer leurs dossiers, déposer les documents nécessaires ou récupérer certaines pièces administratives indispensables à l’obtention de leur congé. Afin de remédier à cette situation, il propose la mise en place de forums d’information et d’orientation destinés à aider les enseignantes à mieux comprendre les procédures à suivre et à faire valoir leurs droits.

Au-delà de la question du congé de maternité, le syndicat met également en avant la nécessité de créer des structures d’accueil pour les enfants au sein même des établissements scolaires. Selon les responsables du cadre syndical, l’installation de crèches dans les écoles permettrait aux enseignantes de continuer à exercer leur métier tout en restant proches de leurs enfants durant les premiers mois de leur vie. Une telle initiative contribuerait à améliorer les conditions de travail des mères tout en réduisant le stress lié à la garde des enfants.

Pour les représentants du syndicat, ces mesures combinées constitueraient une avancée importante dans la reconnaissance des droits des femmes dans le secteur de l’éducation. Ils estiment que l’amélioration des conditions de maternité pour les enseignantes aurait également des effets positifs sur la qualité de l’enseignement, dans la mesure où des professionnelles mieux accompagnées peuvent exercer leur mission dans un environnement plus serein.

Loi anti-homosexualité au Sénégal : l’ONU critique, Nathalie Yamb riposte violemment

Le débat autour des droits des personnes LGBTQ+ au Sénégal connaît une nouvelle montée de tension après l’adoption par l’Assemblée nationale d’une loi visant à durcir les sanctions contre les relations homosexuelles. Ce texte, qui renforce les dispositions déjà prévues par le Code pénal, a immédiatement suscité des réactions au niveau international, notamment de la part des Nations Unies, mais aussi une vive riposte de certains acteurs panafricanistes.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé une profonde inquiétude face à cette nouvelle législation adoptée par les députés sénégalais. Dans une déclaration publique, il a appelé les autorités du pays, en particulier le président Bassirou Diomaye Faye et les parlementaires, à reconsidérer ou à retirer le texte. Selon lui, la loi risque d’aller à l’encontre des engagements internationaux du Sénégal en matière de protection des droits humains et pourrait renforcer la discrimination contre certaines catégories de citoyens.

Pour les Nations Unies, les États doivent veiller à ce que leurs lois respectent les normes internationales relatives aux libertés fondamentales et à la dignité humaine. Le Haut-Commissariat rappelle régulièrement que la criminalisation des relations entre personnes du même sexe peut entraîner des violations graves des droits fondamentaux, notamment la stigmatisation, les violences ou encore l’exclusion sociale.

Cependant, cette prise de position a provoqué de fortes réactions dans certains milieux militants et souverainistes africains. Parmi les voix les plus virulentes figure celle de l’activiste Nathalie Yamb. Connue pour ses positions panafricanistes et ses critiques récurrentes envers les institutions occidentales et internationales, elle a vivement dénoncé ce qu’elle considère comme une forme de double standard dans les interventions des organisations internationales.

Dans un message publié sur le réseau social X, Nathalie Yamb a accusé les Nations Unies de se focaliser de manière disproportionnée sur la législation sénégalaise tout en restant silencieuses, selon elle, face à d’autres crises internationales beaucoup plus meurtrières. Elle a notamment évoqué les actions militaires menées par les États-Unis et Israël en Iran, affirmant que ces opérations provoqueraient la mort de civils, y compris des écolières, ainsi que la destruction d’infrastructures éducatives et politiques.

Dans son message, l’activiste met directement en cause plusieurs dirigeants internationaux. Elle cite notamment Donald Trump et Benjamin Netanyahu, qu’elle désigne par son nom complet Benjamin Mileikowsky, tout en reprochant aux Nations Unies de ne pas condamner avec la même vigueur les actions militaires qu’elle leur attribue.

La publication de Nathalie Yamb se distingue également par son ton particulièrement virulent à l’égard du Haut-Commissaire aux droits de l’homme. Dans son message adressé directement à Volker Türk, elle critique ce qu’elle décrit comme une attitude moralisatrice vis-à-vis du Sénégal et conclut par une injonction insultante lui demandant de « aller se faire foutre ».

Cette sortie illustre la polarisation croissante du débat autour des questions liées aux droits LGBTQ+ dans plusieurs pays africains, où ces sujets sont souvent abordés sous l’angle de la souveraineté culturelle et politique. Au Sénégal, où une large partie de la population se montre hostile à la reconnaissance des droits liés à l’homosexualité, toute prise de position extérieure sur la question est régulièrement perçue par certains acteurs comme une tentative d’ingérence.

La controverse intervient dans un contexte politique particulier marqué par l’arrivée au pouvoir du nouveau régime dirigé par Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Tous deux ont, à plusieurs reprises, affirmé leur attachement aux valeurs sociétales majoritaires du pays tout en revendiquant la défense de la souveraineté nationale face aux pressions extérieures.

Madiambal Diagne charge la gouvernance de Sonko et dénonce une confusion au sommet de l’État

Le journaliste et éditorialiste Madiambal Diagne a vivement critiqué la gestion économique et le positionnement institutionnel du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une série de publications diffusées sur le réseau social X, le directeur de publication du journal Le Quotidien a dressé un réquisitoire sévère contre l’action gouvernementale depuis l’arrivée au pouvoir du tandem formé par le président Bassirou Diomaye Faye et son chef de gouvernement.

Dans ses interventions, Madiambal Diagne s’attaque d’abord à la gestion du dossier de la dette publique par les nouvelles autorités. Selon lui, le débat ouvert en début de mandat sur la situation réelle de l’endettement du Sénégal a produit plus d’effets négatifs que d’avantages pour le pays. Le journaliste estime que la médiatisation de cette controverse a contribué à fragiliser la crédibilité financière du Sénégal sur les marchés internationaux. Il affirme que cette séquence a notamment conduit certaines agences de notation à revoir à la baisse l’appréciation du risque souverain du pays, ce qui a eu pour conséquence directe de renchérir le coût des emprunts pour l’État sénégalais.

Pour Madiambal Diagne, cette stratégie de communication autour de la dette n’a donc apporté aucun bénéfice concret. Il considère au contraire qu’elle a réduit les marges de manœuvre financières du Sénégal, notamment pour financer les projets d’infrastructures et les investissements publics nécessaires au développement économique. Dans l’une de ses publications, il résume sa critique en estimant que le pays n’a rien gagné dans cette polémique, si ce n’est des complications supplémentaires sur le plan financier.

Au-delà de la question de la dette, l’éditorialiste pointe également une dégradation du climat des affaires. Il cite notamment les décisions prises par les autorités concernant certaines concessions minières, qu’il interprète comme un signal d’incertitude envoyé aux investisseurs. Selon lui, la multiplication de procédures judiciaires et les révisions de certains contrats économiques participent à créer un environnement jugé moins stable pour les opérateurs privés, qu’ils soient nationaux ou étrangers.

Pour le directeur d’Avenir communication, cette situation apparaît en contradiction avec les ambitions affichées par le gouvernement en matière de transformation économique et d’attractivité du pays. Il estime que les orientations actuelles pourraient fragiliser la confiance des partenaires financiers et des investisseurs, alors même que le Sénégal a besoin de capitaux importants pour soutenir sa croissance.

Mais la critique de Madiambal Diagne ne se limite pas aux questions économiques. Il met également en cause ce qu’il considère comme une confusion des rôles au sommet de l’État. Selon lui, le Premier ministre Ousmane Sonko entretiendrait une ambiguïté entre ses responsabilités gouvernementales et ses ambitions politiques personnelles.

Dans ses commentaires, le journaliste va jusqu’à suggérer que certaines attitudes du chef du gouvernement pourraient fragiliser le mandat du président Bassirou Diomaye Faye. Il évoque l’idée d’une stratégie politique visant à préserver certains équilibres institutionnels, notamment dans la perspective d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale.

Ces prises de position interviennent dans un contexte où les relations entre les deux têtes de l’exécutif continuent d’être observées de près par les acteurs politiques et les analystes. Depuis l’installation du nouveau pouvoir, la répartition des rôles entre le président de la République et son Premier ministre fait régulièrement l’objet de débats dans l’espace public.

Réforme du secteur extractif : l’État sénégalais engage un vaste nettoyage des titres miniers

Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines Birame Souleye Diop a présenté un bilan d’étape particulièrement fourni de la réforme en cours du secteur extractif sénégalais lors du point de presse du gouvernement. Cette communication a permis de faire le point sur plusieurs chantiers majeurs engagés par les autorités, notamment l’assainissement du portefeuille minier, la révision de certains titres pétroliers et la volonté affichée de réduire les coûts de l’énergie. À travers ces mesures, le ministre a clairement affiché l’ambition du gouvernement d’instaurer une rupture avec certaines pratiques jugées problématiques et héritées des régimes précédents.

Au cœur de cette réforme figure un vaste processus de vérification des titres miniers attribués par l’État. Birame Souleye Diop a ainsi annoncé que 313 titres miniers sont actuellement sur le point d’être retirés à leurs détenteurs. Selon lui, les vérifications administratives et techniques sont désormais dans leur phase finale avant la prise de décisions formelles. Les titres concernés ont été identifiés après un examen approfondi qui a révélé de nombreuses irrégularités dans leur exploitation ou dans le respect des obligations prévues par la réglementation minière.

Le ministre a expliqué que ces titres ont été attribués à des personnes physiques ou à des entreprises qui, dans les faits, n’ont jamais réellement investi dans les projets pour lesquels elles avaient obtenu des permis. Dans plusieurs cas, les titulaires n’ont pas engagé les travaux d’exploration ou d’exploitation requis par la loi. D’autres n’ont pas respecté leurs obligations administratives, notamment le paiement des droits et redevances dus à l’État sénégalais. Pour le gouvernement, cette situation constitue une perte importante pour les finances publiques et freine le développement réel du secteur minier.

Birame Souleye Diop a également dénoncé un phénomène qu’il qualifie de spéculation systémique autour des titres miniers. Selon lui, certains opérateurs obtenaient des permis non pas pour développer des projets miniers, mais dans l’unique objectif de les revendre ou de les transférer à des partenaires étrangers. Dans ce schéma, aucune activité concrète n’était engagée sur le terrain. Les titres devenaient ainsi des instruments de transaction plutôt que des outils de production et de création de valeur.

Le ministre a insisté sur l’ampleur des abus constatés au fil des audits et des vérifications conduits par son département. Ces pratiques ont, selon lui, favorisé l’émergence d’une catégorie d’acteurs qu’il qualifie de « rentiers de titres ». Ces derniers auraient capté des ressources publiques stratégiques sans jamais les mettre au service du développement économique du pays. Pour les autorités, cette situation est incompatible avec la nouvelle orientation que le gouvernement souhaite donner à la gestion des ressources naturelles.

À travers cette opération de retrait de titres et de réorganisation du portefeuille minier, l’État sénégalais entend rétablir des règles plus strictes dans l’attribution et la gestion des permis. L’objectif affiché est de s’assurer que les acteurs présents dans le secteur disposent des capacités techniques, financières et opérationnelles nécessaires pour développer effectivement les projets miniers. Le gouvernement souhaite ainsi mettre fin aux pratiques spéculatives et garantir que les ressources du sous-sol sénégalais contribuent pleinement à la croissance économique et aux recettes publiques.

Laylatoul Khadr à Massalikoul Djinane : La contribution discrète de 2 milliards FCFA d’Abdoulaye Sylla rappelée par les fidèles

La nuit bénie du Laylat al-Qadr a été marquée par un moment d’émotion particulier à la Mosquée Massalikoul Djinane. Alors que des milliers de fidèles s’étaient rassemblés pour les prières et les invocations, la générosité de l’homme d’affaires Abdoulaye Sylla a été largement saluée par les talibés présents.
À l’occasion de cette nuit spirituelle, d’importantes quantités de denrées alimentaires, de bétail et diverses commodités ont été convoyées pour les fidèles venus prier à Massalikoul Djinane. Devant l’ampleur des « berndé » organisés pour l’occasion, l’émotion a gagné une partie de l’assistance. Plusieurs talibés ont alors rappelé un témoignage marquant attribué au défunt khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké.
Ce témoignage avait été rapporté en son temps par le porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Bassirou Abdou Khadr. Il révélait que l’homme d’affaires Abdoulaye Sylla avait contribué à hauteur de deux milliards de francs CFA à la construction de la mosquée Massalikoul Djinane, l’un des plus importants édifices religieux de la communauté mouride.
Pour de nombreux fidèles, cette information longtemps restée méconnue a suscité une forte émotion. En évoquant cette participation majeure à l’édification de ce joyau religieux, plusieurs talibés ont exprimé un véritable « danou lér », mêlant reconnaissance et satisfaction face à un geste dont l’ampleur n’était pas connue du grand public.
Au-delà de cette contribution financière à la mosquée, les fidèles ont également rappelé d’autres actions attribuées à Abdoulaye Sylla au service de la communauté mouride. Parmi celles-ci figure notamment la reconstruction des mausolées de Serigne Fallou Mbacké et de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké lui-même.
L’homme d’affaires est également connu pour son soutien régulier aux activités religieuses liées au Grand Magal de Touba. Chaque année, il contribue à l’organisation de cet événement majeur en offrant des denrées alimentaires, du bétail, des tonnes de riz, des médicaments, ainsi que des installations d’approvisionnement en eau et des travaux d’assainissement destinés à améliorer l’accueil des fidèles.
Pour beaucoup de talibés, ce qui marque le plus dans cette contribution de deux milliards de francs CFA à Massalikoul Djinane reste la discrétion qui l’a entourée. Par modestie et par effacement, cette participation était restée longtemps inconnue d’une grande partie des fidèles et du public.
Une attitude qui, selon plusieurs observateurs, s’inscrit dans la tradition mouride héritée de Cheikh Ahmadou Bamba, également appelé Khadim Rassoul. Dans cette tradition, les bienfaiteurs privilégient souvent l’action discrète au service de la communauté, fidèle à l’esprit du « jëf ak ngërëm », qui valorise à la fois l’action et la reconnaissance.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°695 – 13/03/2026

🔴 MARCHÉ T0520/22 : INTERMAQ 2012 S.A. DÉMENT FORMELLEMENT LES ACCUSATIONS DE SURFACTURATION PORTÉES PAR LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE : ALLÉGATIONS INFONDÉES
🔴 RÉVÉLATION FAITE À MASSALIKAL JINAAN EN PLEINE NUIT DE LAYLATUL QADR SUR ABDOULAYE SYLLA ET SES 02 MILLIARDS DE ADIYA : LA MAIN INVISIBLE D’UN BIENFAITEUR

🔴 BASKET – QUALIFICATIFS MONDIAL 2026 : LE SÉNÉGAL S’INCLINE FACE À L’ESPAGNE

COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT PDSE

Patriotes de la Diaspora pour un Sénégal Émergent
Chers compatriotes, chères sœurs et frères de la diaspora,
Nous, Patriotes de la Diaspora pour un Sénégal Émergent, condamnons avec fermeté l’attitude du député Cheikh Bara Ndiaye envers le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
En démocratie, la critique est normale et même nécessaire. Mais quand les sarcasmes deviennent quotidiens, quand ils se font de plus en plus violents et personnels, cela n’est plus de la liberté d’expression : c’est du harcèlement. Et cela, nous le refusons.
Le Président Bassirou Diomaye Faye n’est pas un homme ordinaire. Il incarne l’institution suprême de notre République. Cette fonction est sacrée. Elle symbolise l’unité du Sénégal, la stabilité du pays et l’espoir de tout un peuple. La respecter, ce n’est pas faire de la flatterie : c’est honorer le Sénégal lui-même. Quand un élu s’attaque sans arrêt au Président par des moqueries blessantes, il ne touche pas seulement une personne, il fragilise l’institution que nous avons tous choisie.
Certains pensent que l’immunité parlementaire permet tout. Grave erreur ! Ce statut noble protège le député pour qu’il puisse défendre librement les intérêts du peuple. Il ne lui donne pas un droit illimité d’insulter ses adversaires politiques à chaque fois qu’il en a l’occasion. L’immunité n’est pas un permis d’insolence.
Un député est un représentant du peuple. Il doit donner le bon exemple. Comment peut-il demander aux jeunes de respecter les institutions s’il les ridiculise lui-même tous les jours ? Comment peut-il parler de paix et d’unité s’il attise la haine par des paroles blessantes ? La dignité, la retenue et le sens des responsabilités doivent commencer par ceux qui ont été élus pour guider la nation.
Nous appelons donc le député Cheikh Bara Ndiaye à plus de mesure et de respect. Le débat politique doit rester élevé, utile et digne pour notre cher Sénégal.
Vive la République !
Vive le Sénégal uni et respectueux de ses institutions !
Le Mouvement PDSE
Patriotes de la Diaspora pour un Sénégal Émergent

RespectInstitutions #DiomayeFaye #UnitéNationale #DignitéRépublicaine

Kadialock : un militaire tué et six blessés lors d’une opération de l’armée contre des cultivateurs de chanvre indien

Un militaire sénégalais a perdu la vie et six autres ont été blessés lors d’un accrochage survenu le 12 mars 2026 dans le sud du Sénégal, au cours d’une opération de lutte contre la culture de chanvre indien. L’information a été rendue publique par la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) à travers un communiqué publié le même jour.

Selon l’armée, l’incident s’est produit dans la zone de Kadialock, située dans le Nord Sindian, près de la frontière avec la Gambie. Dans la matinée du 12 mars, un détachement militaire engagé dans une mission de destruction de champs de chanvre indien a été pris à partie par un groupe d’individus armés opérant dans la zone.

D’après les premières informations communiquées par la DIRPA, l’accrochage a été particulièrement violent. Le bilan provisoire fait état d’un militaire tué et de six autres soldats blessés. Les blessés ont été pris en charge par les services médicaux militaires. Le communiqué précise également que plusieurs assaillants ont été neutralisés au cours de l’affrontement, sans toutefois donner davantage de détails sur leur nombre exact.

Les opérations militaires se poursuivent actuellement dans cette partie du département de Bignona, où les forces de défense et de sécurité mènent régulièrement des actions pour démanteler les champs de culture de chanvre indien et lutter contre les groupes armés qui protègent ou exploitent ces plantations illicites.

La zone de Sindian, frontalière avec la Gambie, est en effet connue pour abriter par endroits des cultures clandestines de cannabis. Les forces armées sénégalaises y conduisent périodiquement des opérations de ratissage afin de détruire ces plantations, de traquer les bandes armées impliquées dans ce trafic et de sécuriser les populations locales.

Dans son communiqué, l’armée indique que les unités déployées sur le terrain poursuivent leurs opérations dans la zone afin de neutraliser les éléments armés encore présents et de garantir la sécurité des habitants ainsi que la protection de leurs biens.

Renégociation des contrats miniers et pétroliers : Sonko annonce un manque à gagner de plus de 1 075 milliards FCFA et la reprise des actifs des ICS

La promesse de renégocier les contrats miniers, pétroliers et gaziers, inscrite au cœur du « Projet » porté par le tandem Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, commence à produire des résultats concrets. Le Premier ministre a présenté ce jeudi 12 mars 2026 les conclusions des travaux de la Commission nationale de réévaluation et de renégociation des contrats pétroliers, gaziers et miniers, mise en place en août 2024.

Face à la presse, le chef du gouvernement a salué le travail qu’il qualifie de « titanesque » accompli par la commission depuis sa création. Selon lui, l’équipe a passé au crible de nombreux contrats et conventions touchant plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale, notamment les mines, les hydrocarbures, l’hydraulique et les télécommunications.

Dans son intervention, Ousmane Sonko s’est particulièrement attardé sur le secteur minier et sur la convention liant l’État du Sénégal aux Industries chimiques du Sénégal. L’examen de ce contrat, mené parallèlement à une mission d’inspection de l’Inspection générale d’État, a révélé de graves irrégularités. D’après le Premier ministre, les conclusions de ces investigations montrent que durant toute la durée du contrat, le Sénégal a été fortement lésé.

Le rapport de la commission fait état d’un manque à gagner estimé à 1 075,9 milliards de francs CFA pour l’État. Ousmane Sonko explique que ce préjudice résulte de plusieurs manquements et infractions constatés dans la gestion et l’exécution de la convention. Parmi les irrégularités relevées figurent notamment le non-paiement de certaines taxes et redevances, en raison d’exonérations fiscales accordées à l’entreprise sans base légale valable. Le chef du gouvernement a insisté sur le fait qu’au Sénégal, toute exonération fiscale doit obligatoirement être prévue par la loi et ne peut relever de la seule décision d’un ministre.

Le Premier ministre a également évoqué des opérations qui auraient conduit à la dilution puis à la disparition progressive de la participation de l’État dans certaines sociétés liées au projet. Selon ses explications, l’État du Sénégal, qui était initialement un actionnaire majeur, s’est retrouvé progressivement écarté de l’actionnariat avant de revenir plus tard avec une participation limitée à 15 %. Cette évolution aurait elle aussi contribué au manque à gagner enregistré.

Ousmane Sonko a par ailleurs dénoncé des abandons de créances accordés au profit de l’entreprise sans justification claire. Il a assuré que toutes les conséquences seront tirées à la lumière des conclusions du rapport.

Dans l’immédiat, le gouvernement a décidé de prendre plusieurs mesures conservatoires. Les comptes de l’entreprise ont été bloqués et une notification officielle lui a été adressée afin qu’elle s’acquitte des redevances dues à l’État, estimées à plus de 200 milliards de francs CFA.

Le Premier ministre a également annoncé que l’État ne renouvellera ni la concession industrielle ni les trois concessions minières accordées à l’entreprise. La convention d’établissement ne sera pas non plus reconduite.

Selon Ousmane Sonko, la décision du gouvernement vise à permettre à l’État du Sénégal de reprendre l’ensemble des actifs liés à l’exploitation des phosphates. L’objectif est de redéfinir la stratégie nationale autour de cette ressource stratégique afin qu’elle serve prioritairement les intérêts du pays.

Le chef du gouvernement a expliqué que les phosphates sénégalais doivent d’abord contribuer au développement de l’agriculture nationale, notamment à travers la production d’engrais adaptés aux besoins des agriculteurs. Il a également évoqué des perspectives industrielles plus ambitieuses, allant jusqu’à la production de batteries LFP, un domaine en forte croissance à l’échelle mondiale.

Réformes de la presse : le CDEPS et l’APPEL dénoncent une « précipitation » des autorités

Les organisations patronales du secteur des médias au Sénégal montent au créneau face à la conduite actuelle des réformes engagées dans le domaine de la presse. Dans une déclaration conjointe, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et l’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « précipitation » dans la mise en œuvre des mesures administratives relatives à la réforme du secteur.

Selon les deux organisations, les autorités auraient accéléré de manière soudaine le calendrier d’application des nouvelles dispositions, imposant aux entreprises de presse des échéances jugées trop courtes pour se conformer aux exigences réglementaires. Elles estiment que ces délais ne permettent pas aux acteurs du secteur de s’adapter dans des conditions d’équité et de transparence.

Face à cette situation, le CDEPS et l’APPEL ont officiellement sollicité une prorogation des délais fixés par l’administration. Pour ces organisations, cette demande ne relève pas d’une simple formalité administrative, mais constitue une nécessité pour préserver la stabilité économique et sociale des entreprises de presse. Elles craignent qu’une mise en œuvre trop rapide des réformes ne conduise à des décisions précipitées et à une application « bâclée » des nouvelles règles, sans prise en compte des réalités complexes du secteur.

Au cœur de leurs préoccupations figure également le respect de la décision rendue par la Cour suprême du Sénégal, notamment l’arrêt n°71 prononcé en décembre 2025. Les organisations patronales rappellent que toute initiative administrative qui ignorerait ou contournerait cette décision constituerait, selon elles, une violation grave des principes de l’État de droit.

Pour les représentants du patronat de la presse, la crédibilité de la réforme dépend avant tout de sa conformité aux décisions judiciaires. Ils estiment que les autorités doivent s’appuyer sur les orientations fixées par la Cour suprême afin de garantir une réforme équilibrée, respectueuse des droits des acteurs du secteur et des principes de légalité.

Les professionnels des médias expriment par ailleurs leur inquiétude face à ce qu’ils considèrent comme un manque de garanties dans la conduite du processus. Ils déplorent une absence de dialogue approfondi avec les autorités et dénoncent une certaine opacité dans la gestion du dossier, qui contribuerait à fragiliser la confiance entre l’État et les entreprises de presse.

Dans ces conditions, le CDEPS et l’APPEL préviennent qu’ils ne peuvent cautionner une démarche qui privilégierait, selon eux, la rapidité de mise en œuvre au détriment de la concertation et du respect des cadres juridiques existants. Les deux organisations appellent ainsi à une reprise du dialogue avec les autorités afin de parvenir à une réforme consensuelle et juridiquement solide pour l’avenir du secteur médiatique sénégalais.

Halte à l’insubordination et aux défis lancés à l’autorité du Président de la République

La situation actuelle est devenue intenable. Le peuple sénégalais a élu Bassirou Diomaye Faye pour diriger le Sénégal, exercer pleinement l’autorité de l’État et porter le projet de transformation nationale. Cette légitimité ne souffre d’aucune ambiguïté.

Pourtant, depuis quelque temps, des ministres, des directeurs généraux et certains responsables politiques se permettent ouvertement de défier l’autorité du Président de la République, multipliant déclarations intempestives, postures de confrontation et actes d’indiscipline qui fragilisent l’État.

Cette dérive est grave. Un État ne peut fonctionner lorsque ceux qui doivent exécuter les décisions présidentielles se comportent comme des centres de pouvoir autonomes. Ce comportement s’apparente à une véritable insubordination politique et administrative.

Dans ce contexte, le Premier ministre Ousmane Sonko, chef du gouvernement et responsable de la discipline gouvernementale, porte une responsabilité directe dans ce climat de défiance institutionnelle. Son incapacité à garantir la cohérence et la loyauté de l’action gouvernementale a installé une confusion dangereuse au sommet de l’exécutif.

Le Sénégal ne peut pas être dirigé par un pouvoir parallèle.
Le Sénégal ne peut pas être gouverné par des ministres et des DG qui défient l’autorité présidentielle.

Il est donc devenu impératif, pour restaurer l’ordre républicain et la clarté dans la conduite de l’État, de mettre fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko et de rappeler avec fermeté que la seule autorité exécutive légitime reste le Président Bassirou Diomaye Faye.

Dans le même temps, les propos outrageants et irresponsables de certains députés contre le Président de la République doivent cesser immédiatement. L’institution présidentielle n’est pas une cible pour règlements de comptes politiques.

Le Sénégal a besoin d’autorité, de discipline et de loyauté institutionnelle.
Ceux qui ne peuvent pas s’inscrire dans cette ligne doivent en tirer toutes les conséquences

Papa Ibrahima Senghor
Président Mouvement Kaolack Bi Gueune
Membre de la Conférence des leaders de Diomaye Président

Énergie : Ousmane Sonko annonce la résiliation de plusieurs contrats de blocs gaziers et pétroliers

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a annoncé ce jeudi une série de décisions importantes concernant la gestion des ressources énergétiques du pays, notamment la résiliation de plusieurs contrats portant sur des blocs gaziers et pétroliers. Cette déclaration a été faite lors d’un point de presse consacré à l’évaluation des contrats stratégiques signés dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines.

Au cœur de ces annonces figure la décision de l’État sénégalais de reprendre le contrôle du bloc gazier Yakaar-Teranga, présenté par le chef du gouvernement comme un gisement « 100 % sénégalais » et particulièrement prometteur. Selon Ousmane Sonko, l’opération de récupération de ce bloc devrait être finalisée dans les prochains jours et ne devrait entraîner aucun coût financier pour le Sénégal.

Le bloc gazier concerné, connu sous le nom de Yakaar-Teranga, est considéré comme l’un des projets énergétiques les plus importants du pays en matière de réserves de gaz naturel. Les autorités sénégalaises souhaitent désormais renforcer leur contrôle sur ce gisement afin de mieux orienter son exploitation au profit de l’économie nationale.

Dans le cadre de cette réorientation de la politique énergétique, le Premier ministre a également révélé que plusieurs concessions portant sur des blocs pétroliers et gaziers ont été résiliées depuis l’arrivée des nouvelles autorités. Parmi les blocs concernés figurent notamment Diender, Djifer Offshore, Cayar Offshore profond, Cayar Offshore peu profond, Saint-Louis Offshore peu profond ainsi que Rufisque Offshore. « Tous ces blocs ont été résiliés depuis que nous sommes là », a déclaré le chef du gouvernement.

Ces décisions s’inscrivent dans la volonté affichée par l’exécutif de revoir les conditions d’exploitation des ressources naturelles du pays et de garantir une meilleure maîtrise nationale des projets énergétiques.

Par ailleurs, Ousmane Sonko est également revenu sur les discussions engagées avec les responsables du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Le gouvernement sénégalais souhaite que ce projet stratégique contribue davantage à l’approvisionnement du marché domestique en gaz naturel.

Selon les estimations avancées par le Premier ministre, l’approvisionnement du marché local par le projet GTA pourrait générer un gain économique projeté de 940 milliards de francs CFA sur la période allant de 2025 à 2040. À ces retombées économiques directes s’ajouteraient également des recettes fiscales estimées à 1 090 milliards de francs CFA pour l’État sénégalais.

À travers ces différentes mesures, le gouvernement entend renforcer la souveraineté énergétique du Sénégal et maximiser les retombées économiques liées à l’exploitation du pétrole et du gaz, dans un contexte où ces ressources sont appelées à jouer un rôle central dans le développement économique du pays au cours des prochaines décennies.

Contrats miniers : Ousmane Sonko évoque un manque à gagner de 1 075,9 milliards FCFA dans le dossier des ICS

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a évoqué ce jeudi 12 mars 2026 d’importantes pertes financières pour l’État dans le secteur minier, notamment dans le cadre des conventions conclues avec les Industries chimiques du Sénégal (ICS). Cette déclaration a été faite lors d’un point de presse consacré à l’évaluation et à la renégociation de plusieurs contrats stratégiques signés par l’État avec des entreprises opérant dans les domaines des ressources naturelles.

Selon le chef du gouvernement, un comité technique a été mis en place pour examiner les différentes conventions minières conclues avec plusieurs sociétés exploitant les ressources du pays. Ce travail d’analyse a porté sur le respect des engagements contractuels, l’application des dispositions fiscales et l’évaluation de l’impact économique réel de ces contrats pour le Sénégal.

Parallèlement à cette mission, l’Inspection générale d’État (IGE) a également mené ses propres investigations sur ces conventions. D’après Ousmane Sonko, les conclusions de cette inspection rejoignent celles du comité chargé de l’audit des contrats miniers, mettant en évidence des irrégularités significatives dans l’exécution de certains accords.

Le Premier ministre affirme que les analyses menées ont permis d’identifier plusieurs manquements qui auraient entraîné des pertes financières considérables pour l’État. « Les constats établis montrent que, durant toute la période couverte par ce contrat, le Sénégal a été gravement lésé. Le manque à gagner a été estimé à 1 075,9 milliards de francs CFA », a déclaré Ousmane Sonko.

Parmi les irrégularités relevées figurent notamment le non-paiement de certaines taxes et redevances prévues par les conventions minières. Le rapport évoque également l’octroi d’exonérations fiscales jugées non conformes aux bases légales en vigueur, ce qui aurait contribué à réduire de manière significative les recettes que l’État aurait dû percevoir.

Ces révélations interviennent dans un contexte où les autorités sénégalaises ont engagé un vaste processus de réévaluation des contrats conclus dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les mines, l’énergie et les ressources naturelles. Pour le gouvernement, l’objectif est de garantir une exploitation plus équitable des ressources du pays et d’assurer que les bénéfices générés profitent davantage à l’économie nationale.

Dans cette perspective, le Premier ministre a affirmé la volonté de l’État de reprendre un contrôle plus strict sur l’ensemble des actifs liés à l’exploitation des ressources phosphatières, un secteur considéré comme essentiel pour l’économie sénégalaise et pour le développement de l’agriculture.

Ousmane Sonko a également annoncé que l’exécutif envisage de ne pas renouveler certaines concessions minières prévues dans les conventions d’établissement relatives à l’industrie. Cette décision s’inscrirait dans la stratégie du gouvernement visant à revoir les conditions d’exploitation des ressources naturelles et à renforcer les intérêts économiques du Sénégal dans la gestion de ses richesses minières.

Loi anti-LGBT au Sénégal : le Haut-Commissaire de l’ONU Volker Türk appelle à ne pas promulguer le texte

Le durcissement de la législation sénégalaise contre l’homosexualité continue de susciter des réactions sur la scène internationale. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé de vives inquiétudes à la suite de l’adoption par le Parlement sénégalais d’une nouvelle loi renforçant les sanctions pénales visant les relations homosexuelles.

Dans une déclaration rendue publique, le responsable du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme s’est dit « profondément préoccupé » par cette réforme législative. Le texte adopté prévoit notamment de doubler la peine maximale d’emprisonnement pour les relations homosexuelles consenties entre adultes, la portant désormais à dix ans de prison. La loi introduit également des sanctions pénales contre toute personne reconnue coupable de « promotion, soutien ou financement » de l’homosexualité, de la bisexualité ou de la transsexualité.

Pour Volker Türk, cette législation pose de sérieuses questions en matière de respect des droits fondamentaux. Selon lui, elle « bafoue les droits humains fondamentaux dont nous jouissons tous : le droit au respect, à la dignité, à la vie privée, à l’égalité ainsi que les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique ». Il rappelle que ces principes sont consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que par plusieurs traités internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Sénégal est partie.

Le Haut-Commissaire estime également que cette loi pourrait exposer davantage certaines catégories de la population à des abus et à des violences. Selon lui, un tel dispositif juridique risque d’encourager des crimes de haine, des arrestations arbitraires, des actes de chantage et diverses formes de discrimination dans plusieurs domaines essentiels de la vie sociale, notamment l’éducation, l’accès aux soins de santé, l’emploi ou encore le logement.

Volker Türk s’inquiète par ailleurs des conséquences que pourrait avoir cette loi sur l’espace civique. Il souligne qu’elle pourrait restreindre le travail des défenseurs des droits humains, des organisations de la société civile et des médias, tout en limitant la liberté d’expression de nombreux citoyens sénégalais.

Face à ces préoccupations, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a lancé un appel direct aux autorités sénégalaises. Il exhorte notamment le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à ne pas promulguer ce texte et invite les autorités à revoir la législation en vigueur. Selon lui, les efforts devraient plutôt s’orienter vers la garantie du respect des droits humains pour tous, sans discrimination.

Entrepreneuriat au Sénégal : près d’une entreprise sur deux disparaît avant cinq ans

Le tissu entrepreneurial sénégalais demeure dynamique en matière de création d’entreprises, mais il reste confronté à une forte fragilité en termes de pérennité. C’est ce que révèle la dernière Enquête nationale sur la démographie des entreprises du Sénégal (ENDES 2026) publiée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. Selon cette étude couvrant la période 2018-2024, près d’une entreprise sur deux cesse ses activités avant d’atteindre cinq ans d’existence.

Les données de l’enquête montrent que les premières années d’activité restent déterminantes pour la survie des entreprises. Si 86,6 % des unités économiques réussissent à franchir leur première année d’existence, la situation se dégrade progressivement avec le temps. Après cinq ans, le taux de survie chute à 53,8 %, ce qui signifie qu’environ 46 % des entreprises créées disparaissent avant d’atteindre ce cap.

L’étude met également en évidence une réalité surprenante concernant la résistance des différentes formes juridiques d’entreprises. Contrairement à certaines idées reçues, les sociétés constituées sous forme de personnes morales apparaissent plus vulnérables que les entrepreneurs individuels. Le taux de survie à cinq ans des sociétés s’établit à 47,3 %, contre 55,1 % pour les entreprises individuelles, qui semblent mieux résister aux aléas économiques malgré des moyens souvent plus limités.

Le rapport de l’ANSD identifie plusieurs facteurs expliquant ces fermetures précoces. Le manque d’accès au financement arrive largement en tête des difficultés rencontrées par les entrepreneurs. Selon l’enquête, 32,5 % des cessations d’activité sont directement liées à l’insuffisance de financement ou aux difficultés d’accès au crédit. Ce problème structurel limite la capacité des entreprises à investir, à se développer ou même à faire face aux périodes de ralentissement économique.

La pandémie de COVID-19 constitue également un facteur majeur de défaillance. L’étude révèle que la crise sanitaire est responsable de 27,1 % des fermetures d’entreprises sur la période étudiée. Les restrictions économiques, la baisse de la consommation et les perturbations des chaînes d’approvisionnement ont fragilisé de nombreuses structures, en particulier les petites et moyennes entreprises.

L’enquête met par ailleurs en lumière les caractéristiques de la création d’entreprises au Sénégal. La grande majorité des structures économiques, soit 96,4 %, sont créées ex nihilo, c’est-à-dire à partir de zéro, sans reprise d’activité existante. Cette réalité traduit une forte dynamique entrepreneuriale mais aussi un manque de transmission ou de reprise d’entreprises déjà établies.

Les données économiques révèlent également des écarts importants selon le statut juridique des entreprises. Au moment de leur création, le chiffre d’affaires médian des personnes morales atteint environ 5 002 500 francs CFA, soit près de quatre fois celui des entrepreneurs individuels, qui se situe autour de 1 357 550 francs CFA. Cette différence illustre le niveau de capitalisation plus élevé des sociétés, même si cela ne garantit pas nécessairement une meilleure longévité.

Pour les analystes, ces résultats constituent un signal important pour les politiques publiques. Si la création d’entreprises est encouragée et relativement dynamique, le véritable défi réside désormais dans l’accompagnement des entreprises après leur création. Le renforcement des dispositifs d’appui, l’amélioration de l’accès au financement et la mise en place de mécanismes de soutien adaptés apparaissent comme des leviers essentiels pour consolider le tissu économique et sécuriser le développement des jeunes entreprises sénégalaises.

Électricité : Ousmane Sonko annonce 11,5 milliards FCFA d’économies après la renégociation de contrats

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a annoncé ce jeudi que l’État sénégalais a réalisé d’importantes économies dans le secteur de l’électricité à la suite de la renégociation de plusieurs contrats jugés coûteux pour les finances publiques. L’information a été donnée lors d’un point de presse consacré aux réformes engagées dans certains secteurs stratégiques de l’économie nationale.

Selon le chef du gouvernement, la révision des accords conclus avec les entreprises AEE Power et Sagemcom a permis à l’État de réaliser des économies estimées à 11 milliards 588 millions de francs CFA. Au-delà de l’impact financier, cette renégociation aurait également permis d’élargir l’accès à l’électricité dans plusieurs zones rurales du pays.

« La renégociation des contrats, notamment avec AEE Power et Sagemcom, a permis au Sénégal de réaliser 11 milliards 588 millions de francs CFA d’économies et d’électrifier 534 localités supplémentaires », a déclaré Ousmane Sonko, soulignant que ces résultats traduisent les efforts engagés par le gouvernement pour rationaliser les dépenses publiques et améliorer l’efficacité des programmes d’électrification.

Le Premier ministre a également salué le travail accompli par le directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), Jean-Michel Sène. Selon lui, la direction de l’agence a joué un rôle déterminant dans la révision des contrats et dans la mise en œuvre des nouvelles orientations visant à améliorer l’accès à l’électricité dans les zones rurales.

Profitant de cette occasion, le chef du gouvernement est également revenu sur certaines pratiques héritées des années précédentes. Il a évoqué des cas de surfacturation et de surcoûts observés dans certains contrats, qu’il considère comme révélateurs d’une gestion peu optimale des ressources publiques dans ce secteur stratégique. Pour Ousmane Sonko, les économies réalisées à travers ces renégociations donnent un aperçu des pertes financières que l’État aurait pu éviter si une meilleure vigilance avait été exercée auparavant.

Ces annonces s’inscrivent dans la volonté affichée par le gouvernement de renforcer la transparence dans la gestion des contrats publics et d’optimiser l’utilisation des ressources nationales. Dans un contexte où l’accès universel à l’électricité reste un défi majeur pour plusieurs localités rurales du Sénégal, les autorités entendent poursuivre les réformes afin d’accélérer l’électrification du territoire tout en réduisant les coûts supportés par l’État.

Soutien à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU : la Coalition forcée d’opposition républicaine se prononce

Ce jeudi 12 mars 2026, la coalition forcée d’opposition républicaine a tenu une conférence de presse à Patte d’Oie, à la Maison Rose, pour annoncer son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs leaders politiques, dont Djibril Diop, Médoune Diop et l’ancienne ministre Aminata Lô Dieng. Un représentant du parti de l’ancien président était également présent, en l’occurrence l’honorable Abdou Mbow.

Au nom de la coalition, M. Abdoulaye Fall a déclaré que cette candidature honore non seulement le Sénégal, mais aussi l’ensemble du continent africain.

Président de la conférence des leaders de la coalition, M. Fall estime que Macky Sall possède les qualités nécessaires pour assumer une telle responsabilité internationale. Les membres de la coalition rappellent notamment sa capacité reconnue à dialoguer avec les grandes puissances tout en défendant les intérêts des pays du Sud.

« Ce n’est pas la personne de Macky Sall qui compte, mais ce qu’il représente pour le Sénégal et pour l’Afrique », ont-ils affirmé.

Dans leur déclaration, les responsables de la coalition ont également critiqué la gestion actuelle du gouvernement dirigé par PASTEF. Ils accusent le pouvoir en place d’avoir échoué dans la conduite des affaires de l’État.

« On ne gouverne pas avec la haine », ont-ils martelé, dénonçant ce qu’ils qualifient de crise institutionnelle, où, selon eux, le pouvoir législatif serait dans l’attente de l’exécutif. La coalition évoque également une situation économique jugée préoccupante et considère que le projet politique du Pastef est « nul ».

Face à cette situation, elle appelle au départ du Pastef à la tête du pays, estimant qu’une nouvelle orientation politique est nécessaire pour sortir le Sénégal de l’impasse actuelle.

L’ONU appelle le Sénégal à ne pas promulguer la loi renforçant la répression de l’homosexualité

Quelques heures après l’adoption par l’Assemblée nationale du Sénégal d’une loi visant à renforcer la répression de l’homosexualité, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, est monté au créneau pour exprimer sa vive inquiétude et appeler les autorités sénégalaises à ne pas promulguer le texte.

Dans une déclaration rendue publique, le responsable onusien estime que la nouvelle législation constitue une atteinte aux droits fondamentaux et risque d’aggraver la stigmatisation et les discriminations. Le texte adopté par les députés prévoit notamment de durcir considérablement les sanctions pénales contre les relations homosexuelles consenties entre adultes. La peine maximale d’emprisonnement, actuellement fixée à cinq ans par la législation en vigueur, serait portée à dix ans.

La loi introduit également de nouvelles dispositions visant ce qui est qualifié de « promotion, soutien ou financement » de l’homosexualité, de la bisexualité et de la transsexualité. Ces mesures pourraient concerner aussi bien des individus que des organisations ou des acteurs de la société civile accusés de défendre ou de soutenir les droits des personnes concernées.

Pour Volker Türk, cette évolution législative est particulièrement préoccupante. Selon lui, l’adoption de ce texte va à l’encontre de plusieurs droits fondamentaux universellement reconnus, notamment le droit au respect de la dignité humaine, à la vie privée, à l’égalité devant la loi ainsi qu’aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique.

Le Haut-Commissaire rappelle que ces droits sont consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que par plusieurs traités internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Sénégal est partie. À ses yeux, l’entrée en vigueur d’une telle loi pourrait avoir des conséquences graves sur la protection des libertés individuelles dans le pays.

Dans sa déclaration, il met également en garde contre les risques d’abus et de violences que pourrait engendrer ce durcissement de la législation. Il estime que la loi pourrait exposer certaines personnes à des crimes de haine, à des arrestations arbitraires, à des situations de chantage et à diverses formes de discrimination, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi ou encore du logement.

Le responsable onusien s’inquiète en outre des effets potentiels du texte sur le travail des défenseurs des droits humains et des médias. Selon lui, les nouvelles dispositions pourraient restreindre le travail légitime des organisations de défense des droits, limiter la liberté d’expression et créer un climat de pression autour des débats publics sur ces questions.

Face à ces préoccupations, Volker Türk a exhorté le président de la République à ne pas promulguer cette loi qu’il qualifie de néfaste. Il a également invité les autorités sénégalaises à aller plus loin en abrogeant la législation actuelle jugée discriminatoire et en veillant au respect des droits humains pour tous, sans aucune forme de discrimination.

Affaire Aziz Ndiaye – Awa Baldé : une bataille judiciaire autour d’un terrain à Ngaparou, les deux parties réclament des centaines de millions

L’affaire judiciaire opposant l’homme d’affaires Aziz Ndiaye à la jet-setteuse Awa Baldé continue de se dérouler devant les juridictions dakaroises. Le dossier, qui porte sur une transaction immobilière contestée, a été de nouveau évoqué le 26 février 2026 devant la chambre correctionnelle de Dakar. À l’issue de cette audience, et après le paiement de la consignation exigée dans ce type de procédure, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 9 avril 2026 pour les plaidoiries.

À l’origine de cette procédure, Awa Baldé accuse l’homme d’affaires d’escroquerie dans le cadre d’une transaction portant sur un terrain situé à Ngaparou. Selon la plaignante, l’opération concernerait une parcelle dont la valeur est estimée à 50 millions de francs CFA. Dans la citation directe qu’elle a adressée au tribunal, elle réclame à Aziz Ndiaye la somme de 475 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts, estimant avoir été lésée dans cette affaire.

Lors de l’audience tenue le 12 mars 2026, seule Awa Baldé s’est présentée à la barre. L’homme d’affaires était absent, mais son avocat, Me Souleymane Soumaré, a effectué les démarches nécessaires dans le cadre de la procédure. Parallèlement à cette affaire, Aziz Ndiaye a lui-même décidé d’engager une action judiciaire contre la plaignante. Il a déposé une citation directe devant la justice pour dénonciation calomnieuse, considérant que les accusations portées contre lui portent atteinte à son honneur et à sa réputation.

Connu pour ses activités dans l’importation et la distribution de produits alimentaires à travers sa société Aziz Business Company, l’homme d’affaires rejette catégoriquement les accusations d’escroquerie et d’abus de confiance. Dans sa plainte, il explique que les relations entre les deux parties remontent à plusieurs années. Selon lui, celles-ci étaient initialement basées sur une relation de confiance avant d’évoluer vers des relations d’affaires.

C’est dans ce contexte qu’une transaction immobilière aurait été conclue en 2018. Celle-ci portait sur une parcelle de 6 169 mètres carrés située à Ngaparou. Le terrain aurait été proposé dans un premier temps au prix de 75 millions de francs CFA avant d’être finalement cédé pour un montant de 50 millions de francs CFA. Aziz Ndiaye affirme avoir réglé cette somme à travers plusieurs paiements effectués par chèques. Il soutient également que ces paiements ont été attestés par des décharges signées par la plaignante.

Plusieurs années après cette transaction, Awa Baldé a remis en cause l’opération. Elle a publiquement accusé l’homme d’affaires d’irrégularités, notamment à travers des vidéos diffusées sur la plateforme TikTok. Elle avait également saisi le Pool judiciaire financier en évoquant des faits d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur un montant estimé à 90,7 millions de francs CFA.

À l’issue des investigations menées par la Division des investigations criminelles, le parquet financier a toutefois décidé, en décembre 2025, de classer l’affaire sans suite. Les autorités judiciaires ont estimé que les charges réunies dans le dossier étaient insuffisantes pour engager des poursuites contre l’homme d’affaires.

Considérant que ces accusations ont porté atteinte à son image et à sa réputation, Aziz Ndiaye a décidé de porter l’affaire devant la justice à son tour. Il poursuit désormais Awa Baldé pour dénonciation calomnieuse, une infraction prévue et punie par l’article 362 du Code pénal. Dans le cadre de cette procédure, il réclame au tribunal la somme de 300 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Il demande également que le jugement soit publié dans plusieurs journaux de la place, aux frais de la prévenue.

Incendie au marché central de Kaffrine : plusieurs cantines réduites en cendres, de lourds dégâts matériels

Un violent incendie s’est déclaré dans la matinée de ce jeudi 12 mars 2026 au marché central de Kaffrine, provoquant d’importants dégâts matériels et semant la panique parmi les commerçants et les riverains. Le sinistre, dont l’origine reste pour l’instant inconnue, a ravagé plusieurs cantines et stands de vente, laissant derrière lui un paysage de désolation dans l’un des principaux centres commerciaux de la région.

Selon les premières informations rapportées par l’Agence de Presse Sénégalaise, le feu s’est déclaré dans une partie du marché avant de se propager rapidement à plusieurs zones en raison de la forte concentration d’étals et de marchandises. Des flammes impressionnantes et une épaisse fumée noire étaient visibles à plusieurs mètres à la ronde, attirant de nombreux curieux autour du site.

Alertés par les commerçants et les habitants du quartier, les sapeurs-pompiers se sont rapidement rendus sur les lieux pour tenter de maîtriser l’incendie. Leur intervention a toutefois été particulièrement compliquée par l’occupation anarchique de certaines zones du marché. L’absence de voies d’accès dégagées et d’issues de secours a ralenti le déploiement des secours et rendu les opérations d’extinction plus difficiles.

Malgré ces contraintes, les soldats du feu ont réussi à contenir la propagation des flammes afin d’éviter que l’incendie ne gagne l’ensemble du marché et les habitations voisines. Plusieurs cantines et stocks de marchandises ont cependant été entièrement consumés, entraînant de lourdes pertes pour les commerçants touchés.

Sur place, l’émotion était vive parmi les victimes qui ont assisté, impuissantes, à la destruction de leurs outils de travail. Certains commerçants ont tenté de sauver quelques marchandises avant l’arrivée des secours, mais la rapidité de la propagation du feu a limité toute possibilité d’intervention.

Les autorités locales se sont rendues sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts et apporter leur soutien aux commerçants sinistrés. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de cet incendie. Les services compétents devront notamment vérifier si le sinistre est lié à un court-circuit, à une négligence ou à toute autre origine.

Ce nouvel incendie relance par ailleurs le débat sur l’organisation et la sécurité dans les marchés publics, souvent confrontés à des problèmes d’encombrement, d’occupation irrégulière des espaces et d’absence d’aménagements adaptés pour faciliter l’intervention des secours en cas d’urgence.

Extradition vers le Sénégal : Madiambal Diagne saisit la Cour de cassation française

L’affaire judiciaire impliquant Madiambal Diagne connaît un nouveau développement en France. Le fondateur du groupe Avenir Communication, visé par une procédure d’extradition vers le Sénégal, a officiellement introduit un pourvoi en cassation contre l’arrêt rendu par la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Versailles qui a ordonné son extradition partielle.

Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, cette déclaration de pourvoi constitue la première étape d’un recours devant la Cour de cassation française. Cette juridiction, la plus haute de l’ordre judiciaire en France, aura pour mission d’examiner la régularité juridique de la décision prise par la cour d’appel. Les avocats de Madiambal Diagne devront, dans les prochaines semaines, attendre la notification de l’arrêt intégral de la Cour d’appel de Versailles afin de pouvoir rédiger leur requête détaillée. Dans ce document, ils exposeront les griefs qu’ils estiment fondés contre la décision et développeront les moyens juridiques destinés à convaincre la Cour de cassation de casser l’arrêt contesté.

Toutefois, ce recours ne garantit pas au journaliste sénégalais d’échapper immédiatement à une extradition. En droit français, un pourvoi en cassation n’a pas automatiquement d’effet suspensif. Autrement dit, la procédure peut suivre son cours malgré la contestation devant la plus haute juridiction judiciaire. Dans ce contexte, la décision finale pourrait aussi relever du pouvoir exécutif français. Le président de la République française, Emmanuel Macron, dispose en effet de la prérogative de signer un décret autorisant l’extradition vers le Sénégal si toutes les conditions juridiques sont réunies.

Cette procédure intervient alors que la justice sénégalaise a émis un mandat d’arrêt contre Madiambal Diagne dans le cadre de l’instruction de l’affaire liée à Ellipse Projects. L’enquête porte sur des soupçons entourant des marchés publics attribués à cette entreprise française spécialisée dans la construction d’infrastructures, notamment dans le domaine hospitalier et scolaire en Afrique.

Face à cette situation, la défense de Madiambal Diagne se prépare déjà à d’autres recours possibles. L’un de ses avocats, Me Brengart, a indiqué que si un décret d’extradition était signé par les autorités françaises, l’équipe de défense saisirait immédiatement le Conseil d’État. Cette juridiction administrative suprême en France est compétente pour examiner la légalité des décisions prises par l’exécutif, y compris les décrets d’extradition.

Diffamation présumée à l’hôpital Fann : le professeur Moussa Seydi réclame 300 millions FCFA à une enseignante

Une affaire judiciaire particulièrement sensible oppose actuellement le professeur Moussa Seydi à une enseignante accusée d’avoir tenu de graves accusations contre le service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann. Le praticien réclame 300 millions de francs CFA de dommages et intérêts à Paulette Rita Xavière Badiane, poursuivie pour diffamation après avoir publiquement affirmé qu’une erreur médicale aurait provoqué la mort de sa belle-mère.

L’affaire a été examinée le mercredi 11 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Dakar. Lors de l’audience, le parquet a requis une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’une amende d’un million de francs CFA contre la prévenue.

L’origine du litige remonte à l’année 2025 lorsque Paulette Rita Xavière Badiane, enseignante et médiatrice interculturelle à la migration, a publiquement mis en cause le service des maladies infectieuses de l’Hôpital Fann. Elle affirmait alors que sa belle-mère serait décédée à la suite d’une erreur médicale commise au sein de ce service dirigé par le professeur Moussa Seydi.

Ces accusations ont rapidement suscité une vive controverse, notamment en raison de la réputation du service hospitalier et du profil du médecin concerné. Considérant que ces déclarations portaient atteinte à son honneur et à l’image de la structure qu’il dirige, le professeur Moussa Seydi a décidé de porter l’affaire devant la justice.

Dans le cadre de l’enquête ouverte après ces accusations, la prévenue, domiciliée à Nord-Foire et mère de deux enfants, a été interpellée puis entendue par les enquêteurs. Elle a expliqué que ses propos avaient été prononcés sous le coup de l’émotion et de la colère après le décès de sa belle-mère. Reconnaissant le caractère excessif de ses déclarations, elle avait présenté des excuses.

Malgré ces regrets, la procédure judiciaire s’est poursuivie. Inculpée par le juge d’instruction du huitième cabinet du tribunal de Dakar pour diffamation, Paulette Rita Xavière Badiane a été placée sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès.

À la barre du tribunal correctionnel de Dakar, l’enseignante a de nouveau exprimé ses regrets. Elle a expliqué que ses propos avaient été tenus dans un moment de profonde détresse et qu’elle souhaitait simplement partager sa version des faits avec l’opinion publique. Selon elle, cette prise de parole était également motivée par la publication d’un article sur le site Pulse qui relayait la version de l’hôpital concernant les circonstances du décès.

Ces explications n’ont cependant pas convaincu la partie civile. Le professeur Moussa Seydi, par l’intermédiaire de ses avocats, estime que les accusations portées contre son service sont extrêmement graves et qu’elles ont porté atteinte à la crédibilité du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann.

À ce titre, il s’est constitué partie civile et réclame une indemnisation de 300 millions de francs CFA pour le préjudice moral et professionnel qu’il affirme avoir subi. L’un de ses conseils, l’avocat El Hadji Diouf, s’est montré particulièrement ferme à l’audience. Il a dénoncé des accusations qu’il juge infondées et susceptibles de ternir l’image d’un service hospitalier public.

Dans ses réquisitions, le procureur de la République a estimé que les propos tenus par la prévenue constituent une atteinte à l’honorabilité d’un service public de santé. Selon le ministère public, ces déclarations relèvent de la diffamation et peuvent nuire à la réputation d’une institution hospitalière.

Le parquet a ainsi demandé au tribunal de condamner la prévenue à six mois d’emprisonnement avec sursis assortis d’une amende d’un million de francs CFA.

La défense, de son côté, a tenté de contester la procédure et la qualification des faits. L’avocat Seyba Danfakha a soutenu que sa cliente s’était exprimée parce qu’elle pensait sincèrement qu’une négligence médicale avait conduit au décès de sa belle-mère. Selon lui, il ne s’agissait pas d’une volonté délibérée de diffamer.

Un autre conseil de la défense, Moussa Sarr, a soulevé une question juridique importante concernant la recevabilité de la constitution de partie civile. Il estime que l’action en justice devrait être introduite par l’hôpital Fann lui-même en tant que personne morale et non par le chef du service à titre individuel. Puisque l’établissement hospitalier n’a pas porté plainte, l’avocat considère que les conditions juridiques de l’infraction ne seraient pas réunies.

Jean-Luc Mélenchon critique la loi sénégalaise condamnant l’homosexualité et appelle au respect des libertés individuelles

Le leader de La France insoumise, Jean Luc Mélenchon, a vivement réagi à la suite du vote d’un projet de loi au Senegal visant à condamner l’homosexualité. Dans une déclaration publique, l’homme politique français a exprimé son désaccord avec cette initiative législative, estimant qu’elle porte atteinte aux libertés fondamentales et aux droits humains.

Dans son message, Jean-Luc Mélenchon a tenu à rappeler l’importance du dialogue franc entre partenaires et amis. Selon lui, l’amitié entre nations implique la possibilité de s’exprimer librement, même lorsque les positions divergent. « Sénégal. Être ami, c’est se parler avec respect en toute franchise. La condamnation de l’homosexualité dans une loi civile est absurde selon nous. L’orientation sexuelle n’est pas un choix », a-t-il déclaré.

Le dirigeant de La France insoumise a également évoqué une discussion qu’il affirme avoir déjà eue à Dakar autour de cette question. Il a rappelé qu’il avait exprimé la même position lors d’un séjour dans la capitale sénégalaise, en présence du Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, ce dernier lui aurait alors donné l’occasion de s’exprimer librement sur le sujet, illustrant, d’après Mélenchon, l’existence d’un espace de dialogue ouvert entre responsables politiques malgré des sensibilités différentes.

Dans son argumentaire, le responsable politique français insiste sur le principe selon lequel l’orientation sexuelle ne relève pas d’un choix individuel mais d’une dimension personnelle qui, selon lui, ne devrait pas être encadrée ou sanctionnée par une loi civile. Il estime que les législations doivent avant tout garantir la liberté individuelle et protéger les droits fondamentaux de chaque citoyen, indépendamment de ses orientations ou de son identité.

La prise de position de Jean-Luc Mélenchon intervient dans un contexte où la question des droits liés à l’orientation sexuelle demeure particulièrement sensible au Sénégal. Le débat autour de la criminalisation ou du renforcement des sanctions contre l’homosexualité suscite régulièrement des réactions contrastées, aussi bien sur la scène politique nationale que dans les cercles internationaux.

En exprimant publiquement son opposition à cette législation, le leader de La France insoumise s’inscrit dans une tradition de positionnement politique axé sur la défense des libertés publiques et des droits humains. Toutefois, ses propos pourraient également susciter des réactions au Sénégal, où une large partie de l’opinion publique et de la classe politique soutient le maintien ou le renforcement des dispositions pénales existantes concernant l’homosexualité.

Kaffrine : l’APR lance la remobilisation de ses bases et vise la conquête des communes

À Kaffrine, l’Alliance pour la République (APR) a entamé une phase active de remobilisation politique en perspective des prochaines élections territoriales. Réunis autour du ministre Abdoulaye Saydou Sow, les responsables du parti dans la région ont affiché leur ambition de consolider leur ancrage local et de renforcer la présence de la formation présidentielle sur le terrain.

La rencontre, suivie d’un ndogou, a rassemblé quatorze maires, plusieurs élus territoriaux ainsi que des responsables politiques venus des différents départements de la région. Les échanges ont principalement porté sur les stratégies à mettre en place pour maintenir la dynamique politique du parti et préparer les futures échéances électorales.

Dans son intervention, Abdoulaye Saydou Sow a insisté sur la nécessité pour les militants de rester mobilisés et unis afin de préserver les acquis de l’APR dans la région. Selon lui, Kaffrine demeure un bastion important du parti qu’il convient de consolider face aux nouveaux défis politiques.

« Dans cette région, nous sommes la première force politique et nous devons préserver cet avantage », a-t-il affirmé devant les responsables réunis.

L’objectif affiché par les responsables de l’APR est clair : remporter la majorité des collectivités territoriales lors des prochaines élections. Le parti ambitionne notamment de gagner les 33 communes de la région ou, à défaut, d’en contrôler au moins 25.

Au cours de la rencontre, les responsables politiques ont également adopté une motion de soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Selon eux, l’ancien chef de l’État dispose du profil et de l’expérience nécessaires pour porter la voix de l’Afrique sur la scène internationale.

La réunion a aussi été l’occasion pour Abdoulaye Saydou Sow de se prononcer sur les débats autour de l’Acte 4 de la décentralisation. Il a notamment exprimé des réserves concernant certaines propositions, dont celle relative à une éventuelle suppression des communes.

En clôturant la rencontre, le responsable politique a réaffirmé sa fidélité aux populations de Kaffrine et son engagement à poursuivre le travail politique aux côtés des militants de la région.

Renégociation des contrats stratégiques : Ousmane Sonko s’adresse à la presse ce jeudi

Le Premier ministre Ousmane Sonko animera ce jeudi 12 mars 2026 à 17 heures un point de presse consacré à la renégociation des conventions et contrats dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale. La rencontre se tiendra au Building administratif Président Mamadou Dia, plus précisément au 10e étage de cet édifice qui abrite plusieurs services de l’État.

Cette prise de parole intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises ont placé la souveraineté économique au cœur de leur action gouvernementale. La question des contrats signés avec des partenaires privés ou internationaux dans des domaines clés est devenue un sujet central du débat public. Pour le chef du gouvernement, la réévaluation de ces engagements constitue un levier majeur pour permettre à l’État de défendre plus efficacement ses intérêts et d’assurer une meilleure redistribution des richesses issues des secteurs stratégiques.

Les discussions concernent notamment des domaines considérés comme essentiels pour le développement du pays. Il s’agit en particulier de l’énergie, des infrastructures, des télécommunications ainsi que de l’exploitation des ressources naturelles. Ces secteurs jouent un rôle déterminant dans la croissance économique et dans la capacité de l’État à financer ses politiques publiques. Le gouvernement estime ainsi que certains contrats conclus par le passé doivent être réexaminés afin de garantir des conditions plus équilibrées et plus favorables au Sénégal.

À travers cette initiative, l’exécutif souhaite instaurer une gestion plus transparente et plus rigoureuse des conventions liant l’État à ses partenaires. L’objectif affiché est de mieux encadrer les engagements contractuels et de s’assurer que les accords signés permettent réellement de générer des retombées économiques significatives pour le pays et pour les populations. Cette démarche s’inscrit également dans une volonté plus large de renforcer la gouvernance des ressources stratégiques et de consolider la confiance des citoyens dans la gestion des affaires publiques.

Lors de ce point de presse, le Premier ministre devrait présenter l’état d’avancement des discussions engagées avec les différents partenaires concernés. Il devrait également exposer les orientations retenues par le gouvernement pour mener à bien ce processus de renégociation, ainsi que les principes qui guideront l’action de l’État dans ce dossier. Les perspectives envisagées pour une gestion plus équilibrée des conventions stratégiques seront également abordées.

FSF : polémiques autour d’un projet de siège à 360 millions FCFA par an et de la billetterie du match Sénégal–Gambie

Moins de deux mois après le sacre historique des Lions de la Teranga à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, la Fédération sénégalaise de football traverse une période de turbulences internes. L’instance dirigeante du football sénégalais est actuellement secouée par une double polémique portant à la fois sur un projet immobilier controversé et sur des soupçons de conflits d’intérêts liés à la vente des billets du match amical Sénégal–Gambie prévu à la fin du mois.

Selon des révélations du quotidien L’Observateur, le premier point de friction concerne un projet de déménagement du siège de la Fédération sénégalaise de football vers la Cité Keur Gorgui, un quartier d’affaires très prisé de Dakar. Le projet prévoit l’installation de la Fédération dans un immeuble neuf appartenant à un international sénégalais encore en activité. Le loyer mensuel du bâtiment est estimé à environ 30 millions de francs CFA, soit près de 360 millions de francs CFA par an.

Ce déménagement, qui viserait à regrouper l’ensemble des structures et démembrements de la Fédération dans un seul site, y compris la Ligue sénégalaise de football professionnel qui occupait jusque-là les anciens locaux situés à la Foire, ne fait cependant pas l’unanimité au sein de l’instance. Plusieurs membres du Comité exécutif reprochent au président Abdoulaye Fall d’avoir mené ce projet de manière unilatérale, sans consultation préalable des autres responsables de la Fédération.

Des membres du Comex ont ainsi opposé un veto catégorique à cette initiative. Ils estiment que la Fédération dispose déjà d’un immeuble situé au Point E à Dakar, jugé plus adapté aux besoins de l’institution. Ce bâtiment avait été récupéré à la suite d’un long contentieux remporté par l’ancien président Augustin Senghor, ce qui, selon certains responsables, rend inutile la location d’un nouveau siège à un coût aussi élevé.

Parallèlement à cette controverse immobilière, un autre dossier alimente les tensions internes. Il s’agit de la gestion de la billetterie du match amical qui doit opposer le Sénégal à la Gambie le 31 mars 2026 au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio. La polémique a éclaté après l’annonce de la mise en vente des billets sans que la Commission des finances et de l’audit de la Fédération n’en ait été officiellement informée.

Selon les règles de fonctionnement de la Fédération, toute opération financière d’une telle envergure doit normalement passer par cette commission avant d’être validée. Cette absence de consultation a donc suscité de nombreuses interrogations au sein de l’instance dirigeante.

La gestion de la billetterie a été confiée à Bamba Ba, président de la Commission Marketing, Sponsoring et Développement numérique de la Fédération. Également responsable de la Ligue de football de Saint-Louis et du club de la Linguère, il fait l’objet d’accusations de conflits d’intérêts. Certains responsables estiment en effet que le cumul de ses fonctions pourrait poser problème, dans la mesure où il serait aussi le prestataire chargé de la confection et de la commercialisation des billets du match.

Ces différentes polémiques ont contribué à installer un climat de tension au sein de la Fédération sénégalaise de football, à un moment où l’institution est encore portée par l’euphorie du sacre continental des Lions. Face à l’ampleur des critiques et des interrogations, une réunion d’urgence a été convoquée ce jeudi 12 mars afin d’examiner les deux dossiers.

Réseaux présumés d’homosexualité et d’exploitation sexuelle : 82 mandats de dépôt délivrés dans plusieurs dossiers au Sénégal

Plusieurs affaires liées à des réseaux présumés d’homosexualité et d’exploitation sexuelle continuent de secouer l’opinion publique sénégalaise. Au total, 82 mandats de dépôt ont été délivrés par le juge du premier cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye dans différents dossiers impliquant notamment Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé, Zale Mbaye, Ouzin Keita et d’autres suspects, ainsi que l’affaire des « formateurs au sexe » liée au ressortissant français Pierre Robert.

Dans le dossier dit de Pape Cheikh Diallo et Cie, l’enquête ouverte depuis février et confiée à la Brigade de recherches de Keur Massar a déjà conduit à 40 arrestations. À ce stade de la procédure, 39 personnes ont été placées sous mandat de dépôt. Les deux dernières interpellations, opérées entre Thiès et Dakar, ont abouti à leur incarcération sur décision du juge d’instruction du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, blanchiment de capitaux et trafic de drogue. D’après le quotidien Libération, les déclarations d’un des suspects, l’étudiant Saliou Diallo, pourraient entraîner de nouvelles arrestations. Lors de son audition, il aurait affirmé avoir entretenu à plusieurs reprises des relations sexuelles tarifées avec Pape Cheikh Diallo et Ibrahima Magib Seck, tous deux déjà écroués dans le cadre de cette procédure. Il aurait également cité d’autres partenaires, dont certains seraient des gendarmes désormais dans le collimateur des enquêteurs.

Une autre procédure concerne Ouzin Keita et plusieurs personnes arrêtées avec lui dans un appartement situé à Ouest-Foire. Dans cette affaire, le magistrat instructeur a délivré 15 mandats de dépôt visant Ouzin Keita, âgé de 39 ans, ainsi que ses co-accusés. Les personnes interpellées ont été inculpées pour association de malfaiteurs, proxénétisme, actes contre nature, chantage à caractère sexuel et escroquerie. Le parquet, dans son réquisitoire introductif, a également visé des personnes non encore identifiées en mentionnant X, laissant présager une extension de l’enquête à d’éventuels complices.

Le même juge d’instruction est également en charge du dossier impliquant le ressortissant français Pierre Robert, accusé d’avoir mis en place un réseau de « formateurs au sexe ». Cette affaire, qui fait suite à l’exécution d’une commission rogatoire française au Sénégal, a conduit à l’arrestation de plusieurs personnes par la Division des Investigations Criminelles. À ce stade, 14 individus, dont Amath Lô, âgé de 21 ans et présenté comme l’un des « formateurs », ont été placés sous mandat de dépôt. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, traite d’êtres humains en bande organisée, proxénétisme en bande organisée, transmission volontaire du VIH/Sida, viol sur mineurs, pédophilie, actes contre nature ainsi que détention et usage de drogue.

Dans un autre volet de ces investigations, le juge du premier cabinet a également décerné deux mandats de dépôt contre l’étudiant Omar Sall et le restaurateur Stéphane Gabriel Preira. Les deux hommes sont poursuivis pour actes contre nature et transmission volontaire du VIH. Selon les éléments recueillis par la Brigade de recherches de Dakar, ils seraient liés à un réseau structuré qui organisait des rencontres sexuelles à travers des applications de messagerie comme WhatsApp. Lors de son audition, Omar Sall aurait déclaré avoir rencontré plusieurs partenaires, dont un journaliste connu qu’il affirme avoir croisé au Plateau, sans toutefois révéler son identité aux enquêteurs.

Par ailleurs, une information judiciaire distincte a été ouverte à Saint-Louis pour des faits similaires. Dans cette procédure, le juge du premier cabinet d’instruction a d’abord placé sous mandat de dépôt Ndiawar Seck, âgé de 32 ans, ainsi que plusieurs autres suspects. Au cours des interrogatoires, certains des mis en cause seraient passés aux aveux. Les investigations se sont ensuite poursuivies avec l’intervention des gendarmes de la Section de recherches et de la Brigade de recherches de Saint-Louis, qui ont procédé à de nouvelles interpellations, notamment celles de Béchir Ben Abdou Sané et de trois autres personnes. Au total, 12 individus ont été écroués dans ce dossier.

Yoff-Aéroport : une aide cuisinière de 17 ans déférée au parquet après la découverte du corps d’un nouveau-né dans une armoire

Un drame particulièrement bouleversant s’est produit dans le quartier de Yoff-Aéroport, à Dakar, où une adolescente de 17 ans a été arrêtée puis déférée au parquet pour infanticide après la découverte du corps sans vie d’un nouveau-né dans une armoire. L’affaire, révélée par le quotidien Libération, suscite une vive émotion dans le voisinage et relance le débat sur les drames silencieux liés aux grossesses cachées et à la pression sociale.

Les faits remontent à la soirée du 9 mars dans une maison familiale située à Yoff-Aéroport. Selon les informations rapportées, l’alerte a été donnée par C. Ndiaye, chef de famille du domicile où travaillait la jeune fille comme aide cuisinière. C’est son épouse qui a fait la macabre découverte. En ouvrant un tiroir d’une armoire dans la maison, elle est tombée sur le corps sans vie d’un nourrisson dissimulé à l’intérieur.

Sous le choc, la famille a immédiatement alerté les gendarmes de la brigade de la Foire. Les éléments de la gendarmerie se sont rapidement rendus sur les lieux afin d’effectuer les premières constatations et sécuriser la scène. Cette découverte a profondément bouleversé les occupants de la maison ainsi que les habitants du quartier.

Très vite, les investigations menées par les enquêteurs ont orienté les soupçons vers l’employée de maison, identifiée comme F. Mballo, âgée de 17 ans. La jeune fille travaillait dans cette maison depuis environ deux mois en qualité d’aide cuisinière. Les gendarmes ont procédé à son audition afin d’éclaircir les circonstances de la découverte du nouveau-né.

Confrontée aux éléments recueillis sur place, l’adolescente a fini par passer aux aveux. Elle a reconnu avoir accouché seule et dans le plus grand secret avant de placer le bébé dans un tiroir de l’armoire. Le nouveau-né y a été retrouvé sans vie quelques heures plus tard.

À la suite de ces déclarations, la jeune fille a été immédiatement interpellée puis conduite dans les locaux de la gendarmerie pour les besoins de l’enquête. Les enquêteurs ont poursuivi les auditions afin de reconstituer le déroulement exact des faits et déterminer les circonstances de la mort du nourrisson.

Lors de son interrogatoire, la mise en cause a expliqué avoir agi sous l’effet de la peur et de la panique. Elle a évoqué notamment la crainte des réactions de sa famille si sa grossesse venait à être découverte. Selon ses déclarations rapportées par Libération, elle redoutait particulièrement la colère de ses parents, d’autant plus qu’elle avait déjà eu un premier enfant en dehors du mariage.

Cette peur du rejet familial et social l’aurait poussée à dissimuler sa grossesse pendant plusieurs mois et à accoucher seule, dans la plus grande discrétion. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si le nouveau-né est décédé au moment de l’accouchement ou s’il a été abandonné vivant avant de succomber.

À l’issue de sa garde à vue, F. Mballo a été déférée au parquet ce mercredi pour répondre des faits d’infanticide. La justice devra désormais examiner les éléments du dossier afin de qualifier juridiquement les faits et établir les responsabilités pénales dans cette affaire particulièrement sensible.

Yoff-Aéroport : une aide cuisinière de 17 ans déférée au parquet après la découverte du corps d’un nouveau-né dans une armoire

Un drame particulièrement bouleversant s’est produit dans le quartier de Yoff-Aéroport, à Dakar, où une adolescente de 17 ans a été arrêtée puis déférée au parquet pour infanticide après la découverte du corps sans vie d’un nouveau-né dans une armoire. L’affaire, révélée par le quotidien Libération, suscite une vive émotion dans le voisinage et relance le débat sur les drames silencieux liés aux grossesses cachées et à la pression sociale.

Les faits remontent à la soirée du 9 mars dans une maison familiale située à Yoff-Aéroport. Selon les informations rapportées, l’alerte a été donnée par C. Ndiaye, chef de famille du domicile où travaillait la jeune fille comme aide cuisinière. C’est son épouse qui a fait la macabre découverte. En ouvrant un tiroir d’une armoire dans la maison, elle est tombée sur le corps sans vie d’un nourrisson dissimulé à l’intérieur.

Sous le choc, la famille a immédiatement alerté les gendarmes de la brigade de la Foire. Les éléments de la gendarmerie se sont rapidement rendus sur les lieux afin d’effectuer les premières constatations et sécuriser la scène. Cette découverte a profondément bouleversé les occupants de la maison ainsi que les habitants du quartier.

Très vite, les investigations menées par les enquêteurs ont orienté les soupçons vers l’employée de maison, identifiée comme F. Mballo, âgée de 17 ans. La jeune fille travaillait dans cette maison depuis environ deux mois en qualité d’aide cuisinière. Les gendarmes ont procédé à son audition afin d’éclaircir les circonstances de la découverte du nouveau-né.

Confrontée aux éléments recueillis sur place, l’adolescente a fini par passer aux aveux. Elle a reconnu avoir accouché seule et dans le plus grand secret avant de placer le bébé dans un tiroir de l’armoire. Le nouveau-né y a été retrouvé sans vie quelques heures plus tard.

À la suite de ces déclarations, la jeune fille a été immédiatement interpellée puis conduite dans les locaux de la gendarmerie pour les besoins de l’enquête. Les enquêteurs ont poursuivi les auditions afin de reconstituer le déroulement exact des faits et déterminer les circonstances de la mort du nourrisson.

Lors de son interrogatoire, la mise en cause a expliqué avoir agi sous l’effet de la peur et de la panique. Elle a évoqué notamment la crainte des réactions de sa famille si sa grossesse venait à être découverte. Selon ses déclarations rapportées par Libération, elle redoutait particulièrement la colère de ses parents, d’autant plus qu’elle avait déjà eu un premier enfant en dehors du mariage.

Cette peur du rejet familial et social l’aurait poussée à dissimuler sa grossesse pendant plusieurs mois et à accoucher seule, dans la plus grande discrétion. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si le nouveau-né est décédé au moment de l’accouchement ou s’il a été abandonné vivant avant de succomber.

À l’issue de sa garde à vue, F. Mballo a été déférée au parquet ce mercredi pour répondre des faits d’infanticide. La justice devra désormais examiner les éléments du dossier afin de qualifier juridiquement les faits et établir les responsabilités pénales dans cette affaire particulièrement sensible.

Réforme de l’article 319 : Me Oumar Youm dénonce une loi « plus floue, moins protectrice et juridiquement dangereuse »

Dans une tribune juridique particulièrement critique, Me Oumar Youm, avocat et spécialiste de droit pénal, analyse en profondeur le projet de réforme de l’article 319 du Code pénal sénégalais. Selon lui, loin de renforcer la répression et la clarté juridique comme l’annonce le gouvernement, le nouveau texte introduit des ambiguïtés majeures, affaiblit certaines protections essentielles et risque de produire l’effet inverse de celui recherché.

L’avocat situe d’abord le contexte politique et social de cette réforme. D’après lui, le gouvernement a été contraint d’agir sous la pression d’une opinion publique fortement mobilisée, amplifiée par une communication officielle jugée maladroite sur la question. La majorité parlementaire faisait de cette réforme l’un de ses engagements majeurs depuis 2016. Mais dans la précipitation, estime Me Youm, l’exécutif aurait élaboré un texte juridiquement fragile et mal structuré.

Selon lui, le nouveau projet est même plus obscur que l’ancien dispositif légal. Il affirme que la réforme introduit davantage d’ambiguïtés et d’imprécisions, tout en affaiblissant la cohérence juridique du texte. Cette situation, explique-t-il, compromet la sécurité juridique et rend l’application de la loi beaucoup plus incertaine.

Parmi les critiques les plus sévères figure la disparition d’une infraction importante : l’attentat à la pudeur sur mineur de moins de 13 ans. Dans l’ancienne version du Code pénal, cet acte était clairement incriminé et puni d’une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement. La sanction était même aggravée lorsque l’auteur était un ascendant ou une personne exerçant une autorité sur la victime. Pour Me Youm, la suppression de cette incrimination constitue une régression grave dans la protection des enfants. Il rappelle que les mineurs représentent « le maillon le plus faible » de la société et devraient bénéficier d’une protection juridique renforcée, et non affaiblie.

L’avocat critique également la structure même du nouveau texte, qu’il juge juridiquement incohérente. Selon lui, la réforme mélange dans une même disposition plusieurs comportements qui relèvent pourtant de catégories juridiques différentes. L’homosexualité, la zoophilie et la nécrophilie sont désormais évoquées dans un seul ensemble législatif. Or, ces infractions appartiennent à des régimes juridiques distincts. La première relève des infractions liées aux mœurs, la seconde concerne la protection animale, tandis que la troisième touche à l’atteinte aux sépultures et à la dignité des défunts. Pour Me Youm, cette fusion traduit une méconnaissance des règles fondamentales de la légistique, c’est-à-dire l’art de concevoir et de rédiger des lois de manière claire et cohérente.

L’une des inquiétudes majeures soulevées par l’avocat concerne aussi l’introduction de notions particulièrement vagues dans le nouveau texte. Des expressions telles que « acte à caractère sexuel », « promotion de l’homosexualité » ou encore « apologie » apparaissent désormais dans la réforme. Selon Me Youm, ces formulations sont bien plus imprécises que celles de l’ancien Code pénal et posent un problème fondamental au regard du droit pénal moderne.

Il rappelle à ce propos le principe juridique fondamental selon lequel il ne peut y avoir d’infraction sans loi claire et précise. Toute incrimination doit être suffisamment définie pour permettre aux citoyens de prévoir les conséquences de leurs actes. Or, dans le projet actuel, plusieurs éléments constitutifs des infractions demeurent indéterminés. Cette imprécision ouvre la porte à des interprétations variables selon les juridictions et peut conduire à des décisions arbitraires, ce qui menace directement la sécurité juridique des citoyens.

Mais la critique la plus virulente de Me Youm vise la disposition relative à la dénonciation. Le nouveau texte prévoit que la dénonciation pourrait être punie d’une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende comprise entre 500 000 et 2 000 000 de francs CFA. Pour l’avocat, cette sanction est particulièrement sévère, d’autant plus qu’elle dépasse même celle prévue par l’article 362 du Code pénal pour la dénonciation calomnieuse, qui prévoit une peine allant de six mois à cinq ans d’emprisonnement et une amende comprise entre 50 000 et 500 000 francs CFA.

Plus encore, le projet de réforme impose au dénonciateur d’apporter lui-même la preuve des faits qu’il signale, sous peine d’être sanctionné pénalement. Pour Me Youm, cette disposition constitue un renversement inédit de la charge de la preuve. En principe, rappelle-t-il, ce sont les autorités judiciaires – notamment le procureur de la République ou le juge d’instruction – qui ont la responsabilité d’établir les faits et de réunir les preuves. Exiger cela d’un simple citoyen revient, selon lui, à instaurer une contrainte juridique excessive.

L’avocat estime que cette disposition pourrait même décourager les signalements et protéger indirectement les comportements que la loi prétend combattre. À l’heure où la protection des lanceurs d’alerte est devenue un principe reconnu dans de nombreux systèmes juridiques, une telle mesure apparaît, selon lui, en contradiction avec les standards internationaux.

Enfin, Me Oumar Youm met en garde contre ce qu’il considère comme une sévérité purement apparente du texte. Certes, la réforme prévoit des sanctions plus lourdes et limite le pouvoir du juge d’accorder un sursis. Mais cette rigueur affichée pourrait rester théorique si les infractions sont mal définies. Une loi pénale imprécise est difficile à appliquer et offre de nombreuses possibilités de contournement.

Le Président de Business Africa, Baïdy Agne, reçu à l’Élysée par le Président français Emmanuel Macron

Le Président de Business Africa, Monsieur Baïdy Agne, a été reçu au Palais de l’Élysée par le Président de la République française, Son Excellence Emmanuel Macron, à l’occasion d’un dîner présidentiel.

Ce mercredi 11 mars, le Président de Business Africa a eu l’honneur d’être invité par le Chef de l’État français dans le cadre de la préparation du Business Forum “Africa Forward : Inspire & Connect”, prévu lors du Sommet des Chefs d’État Afrique-France qui se tiendra à Nairobi (Kenya) les 11 et 12 mai 2026.

Le forum “Africa Forward : Inspire & Connect” est coorganisé par la Banque Publique d’Investissement Française (Bpifrance), Proparco et Business France.

Ce rendez-vous économique majeur du Sommet Afrique-France réunira, autour des Chefs d’État, du patronat africain et du patronat français, plus de 1 500 chefs d’entreprises, ainsi que des institutions financières et de coopération africaines, françaises et internationales.

À cette occasion, le Président de Business Africa, Baïdy Agne, aux côtés du Président du MEDEF et du Président de l’Alliance des Patronats Francophones (APF), soumettra aux Chefs d’État la Déclaration conjointe du secteur privé franco-africain, visant à renforcer le partenariat d’affaires et la coopération économique entre l’Afrique et la France.

Au sein de Business Africa, plusieurs priorités ont déjà été identifiées pour renforcer les relations économiques, financières et techniques entre l’Afrique et la France. Elles portent notamment sur :

la facilitation des déplacements d’affaires ; le co-investissement pour le développement des chaînes de valeur agro-industrielles et sanitaires ; la facilitation du financement des co-investissements privés ; la mise en place d’une plateforme « Made In » dédiée à la mise en relation d’affaires ; le co-investissement pour l’interconnexion du marché intra-africain dans les domaines des transports terrestres, maritimes, aériens et énergétiques ; la promotion de la dématérialisation, de la connectivité et des services numériques ; le développement de places financières intégrées et d’écosystèmes économiques performants ; la gestion des enjeux liés à l’intelligence artificielle, au développement durable ainsi qu’aux transitions numérique et énergétique ; le renforcement des compétences professionnelles et le transfert de technologies ; le développement de hubs dans les domaines du numérique, de la haute technologie et de la santé.

Sococim-Syndicalisme: la CNTS FC revient aux commandes après 6 ans.

Une election syndicale apparement discuter entre la CNTS FC de Cheikh DIOP et la CSA a permis de plébisciter la CNTS FC .

‎Rappelons que la CNTS FC a diriger le mouvement syndicale à la Sococim de 2004 jusqu’en 2020 avec un bilan de cents acquits aux bénéfices du personnel.

‎Apres le passage de la CSA, Mouhamed DIANDY SG de la CNTS FC est aussi tôt revenu sur l’urgence de son premier chantier qui est de ramener l’unité syndicale et de renforcer la cohésion entre travailleurs.

‎Par ailleurs le SG de la CNTS FC a inviter le DG de la Sococim M. Mamadou SECK (étant un fils du terroir) a une collaboration fructueuse pour le bénéfice de tout un chacun.

Sococim-Syndicalisme: la CNTS FC revient aux commandes après 6ans.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°694 – 12/03/2026

🔴 HOMOSEXUALITÉ / L’ASSEMBLÉE NATIONALE DURCIT LA LOI FACE AU SCEPTICISME DE L’OPPOSITION : LES PEINES DOUBLÉES
🔴 CNRM – AÏSSATA TALL SALL ET 22 AUTRES DÉPUTÉS SAISISSENT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL ET PARLENT DE : LOI NON CONFORME À LA CONSTITUTION

🔴 QUALIFICATIONS MONDIAL 2026 : LES ÉTATS-UNIS ÉTRILLENT LES LIONNES (110-46)

Justice sénégalaise : le Forum du justiciable dénonce une inégalité de traitement

Le président du Forum du justiciable a exprimé son inquiétude face à ce qu’il qualifie de traitement judiciaire inégal dans deux affaires portant sur des faits similaires. Dans une déclaration, il a attiré l’attention sur la différence de procédures entre deux dossiers de diffusion de fausses nouvelles.

Dans le premier cas, un prévenu poursuivi en flagrant délit a été placé sous mandat de dépôt le 18 février 2026. Lorsqu’il a été présenté devant le tribunal le 20 février, dans le cadre de la procédure de flagrant délit, son affaire a été renvoyée au 20 mars 2026, entraînant un délai de traitement notable.

En revanche, dans une affaire similaire, un autre prévenu poursuivi pour les mêmes faits a été placé sous mandat de dépôt le 9 mars 2026. Présenté devant le tribunal le 11 mars 2026, son dossier a été immédiatement retenu et jugé séance tenante, sans renvoi.

Pour le président du Forum du justiciable, cette divergence dans le traitement des dossiers constitue « une véritable rupture d’égalité entre citoyens devant la loi ». Selon lui, une justice appliquée de manière différenciée à des faits identiques risque d’ébranler la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.

Il ajoute qu’une telle situation nourrit des suspicions légitimes à l’encontre de la justice et renforce le sentiment d’injustice au sein de l’opinion publique.

Garde à vue de l’imam Al Amine Dramé à la Section de recherches de Colobane

Ce mercredi 11 mars 2026, l’imam Al Amine Dramé a été convoqué à la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane, où il a été placé en garde à vue. Selon des sources proches de l’enquête, le religieux s’est présenté spontanément dans les locaux de la gendarmerie suite à une convocation émanant des enquêteurs.

L’audition de l’imam a duré plusieurs heures. À l’issue de cette audition, les enquêteurs ont décidé de le maintenir en garde à vue pour approfondir certaines vérifications et obtenir des clarifications supplémentaires sur les questions soulevées lors de son audition.

Aucune information officielle n’a été communiquée pour l’instant sur les motifs précis de cette convocation ni sur la durée prévue de la garde à vue. Les investigations se poursuivent au sein de la Section de recherches, qui reste attentive à l’évolution de cette affaire.

“Le Président de la République place le désenclavement et la mobilité au cœur du développement national”

Le Président de la République a placé le désenclavement territorial et la mobilité au cœur de l’action publique en donnant des instructions fermes au gouvernement pour accélérer la réalisation des infrastructures routières sur l’ensemble du territoire national. Cette orientation stratégique s’inscrit dans une volonté de répondre aux attentes pressantes des populations, mais également de soutenir la dynamique économique du pays en améliorant la circulation des personnes et des biens.

Face à une urbanisation rapide et à l’extension progressive des zones d’habitation et d’activités, les autorités entendent adapter le réseau routier national afin qu’il corresponde davantage aux nouvelles réalités du territoire. Dans cette perspective, le Chef de l’État a demandé au gouvernement non seulement d’intensifier l’exécution des projets déjà validés, mais aussi de mettre en place un nouveau Schéma routier national. Ce document stratégique devra servir de cadre de planification pour orienter les investissements dans les infrastructures de transport et garantir une meilleure cohérence entre les besoins des territoires et les projets d’aménagement.

Cette politique vise également à accompagner le développement des pôles économiques régionaux. En effet, la connexion efficace entre les zones de production et les centres de consommation est devenue un enjeu majeur pour la compétitivité de l’économie nationale. L’amélioration du réseau routier doit ainsi faciliter l’acheminement des produits agricoles, industriels et commerciaux, tout en réduisant les coûts logistiques qui pèsent souvent sur les producteurs et les opérateurs économiques.

L’accélération des chantiers concerne l’ensemble des composantes du réseau de transport routier. Les projets autoroutiers occupent une place importante dans cette stratégie, notamment pour fluidifier les échanges rapides entre les grandes villes et renforcer l’intégration économique entre les régions. Parallèlement, le gouvernement entend poursuivre les efforts de réhabilitation et d’entretien du réseau existant afin de préserver le patrimoine routier et d’éviter la dégradation progressive des infrastructures déjà réalisées.

Une attention particulière est également accordée aux pistes de production, considérées comme un maillon essentiel pour le développement du monde rural. Dans plusieurs zones agricoles, l’absence de voies praticables constitue encore un obstacle majeur à la commercialisation des récoltes. En améliorant ces pistes, les autorités souhaitent permettre aux agriculteurs d’acheminer plus facilement leurs produits vers les marchés, tout en renforçant la sécurité et la régularité des transports.

Le programme d’infrastructures prévoit aussi la construction d’ouvrages de franchissement, tels que les ponts et les dalots, afin de supprimer durablement certaines zones d’enclavement. Dans de nombreuses localités, ces infrastructures sont indispensables pour garantir la continuité du trafic, notamment pendant la saison des pluies, lorsque certaines routes deviennent difficilement praticables.

Au-delà de la simple construction de routes, le nouveau schéma routier national se veut une approche globale et intégrée du développement territorial. L’objectif est d’assurer une meilleure articulation entre les infrastructures de transport, les zones de production, les centres urbains et les pôles de services. Cette vision vise à faire de chaque investissement routier un levier direct de développement économique et social.

Ouakam : démantèlement d’un réseau clandestin de piraterie audiovisuelle

Une opération menée par la Brigade Nationale de Lutte contre la Piraterie et la Contrefaçon a permis de mettre au jour une importante infrastructure de diffusion illégale de contenus audiovisuels à Ouakam. L’intervention, réalisée le 9 mars 2026 dans ce quartier de Dakar, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la piraterie et la contrefaçon qui affectent fortement l’industrie audiovisuelle et les détenteurs de droits de diffusion.

Selon les informations recueillies, les agents de la brigade ont ciblé un local situé au deuxième étage d’un immeuble R+2, à proximité immédiate du marché de Ouakam. À leur arrivée sur les lieux, les forces d’intervention ont constaté que le local était inoccupé. Malgré l’absence de toute personne à l’intérieur, les premières constatations ont permis d’identifier clairement une installation technique utilisée pour redistribuer illégalement des chaînes de télévision payantes.

Les éléments d’enquête recueillis sur place laissent penser que l’infrastructure serait exploitée par un individu dont l’identité reste pour l’instant à confirmer. En l’absence du principal suspect, une convocation a été laissée à son attention par les agents de la brigade, par l’intermédiaire d’un tiers présent dans l’immeuble au moment de l’opération. Les enquêteurs poursuivent désormais leurs investigations afin de procéder à son identification formelle et à sa localisation.

La perquisition a permis de découvrir une station de redistribution particulièrement structurée, révélant un système de piraterie audiovisuelle organisé. Les agents ont ainsi saisi un important dispositif technique comprenant quatre-vingt-un décodeurs provenant de plusieurs bouquets de télévision, notamment Canal+, Star Times, Star Track, Star Sat, Bein Sports, TNT Sénégal et TV Orange. À cela s’ajoutent soixante récepteurs à fibre optique, quatre racks système utilisés pour l’organisation et la gestion du matériel, deux batteries solaires servant d’alimentation de secours, un transmetteur ainsi qu’un modem Wi-Fi Orange.

L’ensemble de ces équipements a été placé sous scellé puis transféré au siège du service pour les besoins de l’enquête. Les autorités cherchent désormais à déterminer l’ampleur réelle de ce réseau, qui pourrait alimenter un nombre important d’abonnés clandestins dans la zone.

Réforme de l’article 319 : le ministre de l’Intérieur Bamba Cissé clarifie la portée de la loi et écarte toute rétroactivité

Lors des débats à l’Assemblée nationale consacrés à la modification de l’article 319 du Code pénal, le ministre de l’Intérieur Bamba Cissé a apporté plusieurs précisions sur la portée juridique du texte, notamment sur la question sensible de la rétroactivité de la loi. Face aux interrogations de certains députés et aux nombreuses réactions dans l’opinion publique, le ministre a tenu à rappeler un principe fondamental du droit pénal : une loi ne peut s’appliquer à des faits commis avant son adoption.

Devant les parlementaires, Bamba Cissé a ainsi expliqué que la réforme ne concernera que les actes commis après le vote et la promulgation de la loi. Pour illustrer concrètement cette règle, il a cité l’animateur Pape Cheikh Diallo, dont le nom circule largement dans les discussions publiques autour de cette question. « Cette loi ne s’appliquera pas à Pape Cheikh Diallo et cie. La loi pénale ne rétroagit pas. Ceux qui seront concernés sont ceux qui commettent ces actes après le vote et la promulgation de la loi », a-t-il déclaré, mettant fin aux spéculations sur une éventuelle application rétroactive du texte.

Le ministre a ensuite abordé la question de la qualification juridique de l’infraction, un point qui, selon lui, alimente de nombreuses incompréhensions dans le débat public. Certains observateurs estiment que l’infraction d’« acte contre nature » devrait être érigée en crime plutôt qu’en délit. Mais pour Bamba Cissé, cette perception repose sur une lecture simplifiée du droit pénal.

Selon lui, la distinction entre délit et crime ne repose pas uniquement sur la sévérité de la peine. Il a expliqué que dans certains cas, un délit peut être sanctionné plus lourdement qu’un crime. Pour illustrer cette réalité, il a évoqué l’exemple de certaines affaires judiciaires où une personne reconnue coupable de meurtre peut être condamnée à une peine relativement faible. « Quelqu’un peut commettre un meurtre et être condamné à cinq ans de prison », a-t-il souligné.

Dans le cas spécifique de l’« acte contre nature », le ministre a rappelé que la législation actuelle prévoit déjà des sanctions particulièrement sévères. L’infraction est qualifiée de délit, mais elle est assortie d’une peine allant de cinq à dix ans de prison. Selon lui, cette fourchette crée un verrou juridique important. « Aujourd’hui, l’acte contre nature est un délit, mais la peine est criminelle. On parle de cinq à dix ans. C’est verrouillé : on ne peut pas descendre en dessous de cinq ans, et le juge peut aller jusqu’à dix ans », a-t-il expliqué.

Pour le ministre de l’Intérieur, ce choix n’est pas le fruit du hasard mais relève d’une stratégie juridique réfléchie. Maintenir l’infraction dans la catégorie des délits tout en conservant des peines lourdes permettrait, selon lui, d’assurer une plus grande efficacité dans le traitement des dossiers. Il estime que la criminalisation pure et simple pourrait produire des effets inverses, notamment en ralentissant la justice. « Le débat sur la criminalisation est souvent une incompréhension. C’est une stratégie très intelligente », a-t-il affirmé devant les députés.

Bamba Cissé a également attiré l’attention des parlementaires sur les conséquences pratiques qu’aurait une généralisation des procédures criminelles. Il a rappelé que ces procédures sont plus longues et plus complexes, ce qui contribue déjà à l’engorgement du système judiciaire et au surpeuplement des prisons. Selon lui, la matière criminelle représente aujourd’hui une part importante des dossiers en attente devant les juridictions.

Pour étayer son analyse, le ministre a présenté plusieurs chiffres concernant les infractions sexuelles au Sénégal. Il a indiqué que 506 cas de viol et d’attentat à la pudeur ont été enregistrés en 2021. Deux ans plus tard, en 2023, ce chiffre est passé à 623 cas, montrant une progression malgré la criminalisation de ces infractions. Ces statistiques, selon lui, illustrent les limites d’une réponse exclusivement fondée sur le durcissement de la qualification pénale.

Chantiers prioritaires : le Premier ministre exige la levée immédiate des blocages pour accélérer les projets stratégiques

Le Premier ministre Ousmane Sonko a adressé des directives fermes à l’ensemble du gouvernement afin de lever rapidement les obstacles qui freinent l’exécution de plusieurs projets jugés prioritaires pour le Sénégal. Entre retards de paiement, blocages logistiques et défis de gouvernance, l’objectif affiché est d’accélérer la cadence afin de garantir la livraison de ces infrastructures stratégiques avant les échéances majeures de 2026.

Au cœur de ces préoccupations figure le Programme national de Développement des Agropoles, considéré comme un levier essentiel pour atteindre la souveraineté alimentaire et stimuler la transformation industrielle locale. Malgré son importance stratégique, ce programme fait actuellement face à plusieurs difficultés opérationnelles qui ralentissent sa mise en œuvre. Pour y remédier, le Premier ministre a demandé aux ministres chargés des Finances et de l’Économie de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’accélérer les décaissements et de régler les situations critiques, notamment les arriérés de salaires signalés dans certaines structures impliquées dans le projet.

Dans la même dynamique, une revue diligente doit être menée avec la Banque Africaine de Développement concernant l’Agropole Nord. Cette démarche vise à stabiliser les orientations stratégiques et à assurer une meilleure efficacité dans la mise en œuvre du projet. Parallèlement, le gouvernement est appelé à finaliser rapidement un cadre opérationnel permettant de sécuriser l’approvisionnement en matières premières agricoles destinées aux futures unités de transformation. L’objectif est d’éviter les ruptures dans la chaîne de production et de garantir la viabilité économique des infrastructures agro-industrielles prévues.

Un autre chantier majeur concerne l’aménagement de la Corniche Ouest de Dakar. Le Premier ministre a exprimé sa préoccupation face à l’arrêt des travaux sur ce projet, conséquence directe de factures impayées. Cette situation est jugée particulièrement préoccupante à l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2026, pour lesquels la mise à disposition du site est devenue une priorité nationale.

Dans ce contexte, les services compétents ont reçu l’instruction de procéder immédiatement à la régularisation des décomptes en instance afin de permettre la reprise rapide des travaux. L’enjeu est de garantir une livraison du chantier conforme aux engagements internationaux pris par le Sénégal dans le cadre de l’organisation de cet événement sportif majeur.

Par ailleurs, le gouvernement doit également accélérer la mise en œuvre du programme d’électrification rurale piloté par l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale. Ce projet, crucial pour réduire les inégalités territoriales et améliorer les conditions de vie des populations rurales, se heurte actuellement à des difficultés liées au dédouanement des équipements importés.

Ces blocages administratifs entraînent des retards dans l’installation des infrastructures électriques dans plusieurs localités du pays. Afin de corriger cette situation, le Premier ministre a demandé la mise en place d’un dispositif de traitement accéléré en douane pour les équipements destinés à l’électrification rurale. Les ministères de l’Énergie et des Finances devront assurer un suivi rapproché du dossier jusqu’à la levée complète des obstacles logistiques.

Enfin, dans un souci de transparence et de bonne gouvernance, le Premier ministre a annoncé le lancement prochain d’une série de communications publiques portant sur les grands dossiers stratégiques de l’État. La première intervention, prévue dans les prochains jours, sera consacrée à la renégociation des conventions et contrats conclus par l’État dans plusieurs secteurs clés de l’économie.

Investissements : le gouvernement adopte le décret d’application du nouveau Code pour renforcer l’attractivité économique

Le Conseil des ministres a franchi une étape importante dans la mise en œuvre de la nouvelle politique d’attractivité économique du Sénégal en adoptant le projet de décret fixant les modalités d’application de la loi n°2025-16 du 27 septembre 2025 relative au Code des Investissements. Cette décision marque une avancée majeure dans l’opérationnalisation de ce cadre législatif destiné à améliorer l’environnement des affaires et à encourager l’investissement national et étranger.

Avec l’adoption de ce décret, le nouveau Code des Investissements entre véritablement dans sa phase d’exécution. Le texte vient en effet préciser les mécanismes concrets qui encadreront désormais les relations entre l’État et les investisseurs. Il apporte des clarifications sur les critères d’éligibilité aux différents avantages prévus par la loi, notamment en ce qui concerne les secteurs prioritaires et les seuils minimums d’investissement requis pour bénéficier des incitations accordées par l’État.

Le décret détaille également le régime des incitations fiscales et douanières. Il prévoit notamment des réductions d’impôts pour certains projets stratégiques, ainsi que des exonérations sur l’importation d’équipements nécessaires à la réalisation des investissements. Ces mesures visent à réduire le coût d’implantation des entreprises et à encourager la création d’activités productives sur le territoire national.

Dans le même esprit, le gouvernement entend simplifier davantage les procédures administratives liées à l’investissement. Le décret prévoit ainsi un renforcement du rôle de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux dans l’accompagnement des porteurs de projets. Les délais d’instruction des dossiers devraient être considérablement réduits afin de faciliter l’installation des entreprises et d’améliorer la réactivité de l’administration face aux demandes des investisseurs.

Une attention particulière est également accordée à la territorialisation des politiques publiques. Le nouveau dispositif réglementaire introduit une forme de discrimination positive en faveur des investissements réalisés dans les régions de l’intérieur du pays. Cette orientation vise à encourager la création d’emplois locaux, à stimuler l’activité économique dans les zones éloignées de la capitale et à valoriser les ressources spécifiques de chaque pôle de développement.

À travers cette approche, les autorités ambitionnent de réduire les déséquilibres économiques entre Dakar et les autres régions du Sénégal. L’objectif est de favoriser un développement plus harmonieux du territoire, en attirant des projets structurants capables de dynamiser les économies locales et de renforcer les chaînes de valeur régionales.

Le décret d’application apporte également des garanties supplémentaires aux investisseurs en matière de sécurité juridique. Il précise notamment les dispositions relatives au transfert de capitaux, au respect de la propriété privée et aux mécanismes de règlement des différends. Ces garanties constituent un élément essentiel pour rassurer les partenaires économiques et encourager les investissements de long terme.

L’Assemblée nationale adopte un projet de loi durcissant la répression de l’homosexualité au Sénégal

Les députés sénégalais ont adopté, ce mercredi 11 mars 2026, un projet de loi visant à renforcer la répression de l’homosexualité au Sénégal. Le texte, porté par le Premier ministre Ousmane Sonko, a été examiné et validé au cours d’une séance plénière à l’Assemblée nationale du Senegal.

Au terme du vote, 138 députés ont pris part au scrutin. Parmi eux, 135 ont voté pour l’adoption du projet de loi, aucun parlementaire ne s’y est opposé et trois se sont abstenus. Cette large majorité traduit un soutien massif du Parlement à cette réforme du cadre juridique encadrant les actes qualifiés de « contre nature » dans la législation sénégalaise.

Le texte adopté modifie la loi du 21 juillet 1965 qui régit ces infractions dans le droit pénal sénégalais. L’une des principales évolutions introduites par cette réforme concerne la précision apportée à la définition des actes considérés comme étant « contre-nature ». Les nouvelles dispositions détaillent davantage les comportements visés par la loi, dans le but de clarifier l’interprétation juridique de ces infractions.

Par ailleurs, la réforme supprime la référence aux « actes impudiques », une expression qui figurait dans la législation précédente et qui était souvent jugée trop vague ou sujette à diverses interprétations. En remplaçant cette formulation par une définition plus explicite des faits incriminés, les autorités entendent renforcer la lisibilité et l’application de la loi.

Le projet de loi introduit également un durcissement des sanctions pénales. Désormais, les personnes reconnues coupables des infractions visées par ce texte encourront des peines de prison pouvant aller de cinq à dix ans, selon les circonstances et les dispositions prévues par la nouvelle législation adoptée par les parlementaires.

Fatick : une mobilisation citoyenne lancée pour atteindre l’objectif “Zéro Hépatite”

La lutte contre les hépatites franchit une nouvelle étape dans la région de Fatick. Des acteurs communautaires, des professionnels de l’éducation et des citoyens engagés ont décidé d’unir leurs forces en mettant sur pied une organisation dédiée à la prévention et à la sensibilisation : l’Association Zéro Hépatite de Fatick (AZHeF).

La structure a été officiellement mise en place lors d’une rencontre tenue à la salle Book Yakar de Fatick. Cette réunion a rassemblé plusieurs participants venus réfléchir aux moyens de renforcer la riposte communautaire face aux hépatites virales, des maladies souvent méconnues mais pourtant très répandues.

À l’issue de cette rencontre, Adrien Mossel Faye, professeur d’Économie familiale et sociale au lycée de Toubacouta, a été élu président de la nouvelle association. Un choix qui reflète, selon plusieurs participants, la volonté de placer l’éducation et la sensibilisation au cœur de la lutte sanitaire.

Dans son intervention, le nouveau président a insisté sur l’importance d’impliquer davantage les populations dans les actions de prévention. Selon lui, les hépatites virales restent des maladies silencieuses mais dangereuses, pouvant évoluer pendant des années sans symptômes avant d’entraîner de graves complications telles que la cirrhose ou le cancer du foie.

« La sensibilisation est aujourd’hui l’une des armes les plus efficaces. Beaucoup de personnes vivent avec l’hépatite sans le savoir. Il est donc essentiel de promouvoir le dépistage et l’information auprès des communautés », a-t-il expliqué.

À travers l’AZHeF, les membres fondateurs comptent organiser des campagnes d’information, des séances de dépistage, des conférences éducatives ainsi que des activités de prévention dans les écoles, les quartiers et les zones rurales de la région.

Cette initiative locale s’inscrit dans une dynamique plus large visant à soutenir l’objectif international d’élimination des hépatites virales comme menace de santé publique d’ici 2030.

Pour de nombreux participants, la création de cette association marque le début d’un engagement collectif pour mieux informer les populations et briser le silence autour de ces maladies qui touchent encore de nombreuses familles.

Avec l’Association Zéro Hépatite de Fatick, les initiateurs espèrent désormais créer un véritable mouvement citoyen de prévention, capable de mobiliser les autorités sanitaires, les partenaires et les communautés autour d’un même combat : atteindre l’objectif “zéro hépatite”.

Situation foncière : un délai pour déguerpir le marché du porc « Bignona » et autres sites, le cri de cœur du maire Madiop Diop et des populations

Ce mercredi 11 mars, le marché du porc appelé « Bignona » a été le théâtre d’un sit-in organisé par les habitants de Grand-Yoff, accompagnés de leur maire. Dans une ambiance à la fois tendue et déterminée, les populations ont exprimé leur ras-le-bol face à la situation foncière qui fragilise leur quotidien.

Le maire, Madiop Diop, visiblement ému, a lancé un véritable cri de cœur en dénonçant la délivrance de baux à des particuliers, au détriment des populations de Grand-Yoff, ainsi que les obstacles qui empêchent la régularisation des maisons et des infrastructures communales.

« Nos populations souffrent. Elles ont besoin de sécurité foncière pour vivre dignement », a-t-il déclaré devant une foule compacte.

Aujourd’hui, le marché de Grand-Yoff est visé, après les situations foncières déjà signalées à Khar Yalla, Liberté 6 ou encore autour du stade de Grand-Yoff.

Les habitants réclament avec insistance la régularisation de leurs logements et la mise en place d’infrastructures de base. Selon eux, cette démarche est indispensable pour soulager les familles et garantir un avenir plus stable aux jeunes générations.

Lors de ce rassemblement marqué par des slogans et des pancartes, les habitants ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une injustice. Le maire, aux côtés de ses administrés, a lancé un appel pressant à la régularisation des maisons et des infrastructures communales, soulignant que « la dignité des populations ne peut être sacrifiée ».

Déterminés, les manifestants ont affirmé qu’ils ne céderont pas dans ce combat. Pour eux, la régularisation est une nécessité vitale afin de garantir la stabilité sociale et économique de la commune.

« Nous ne reculerons pas, c’est notre droit », scandait la foule.

Ce mouvement traduit une volonté commune de défendre l’espace public et de préserver les acquis des habitants. Les participants espèrent que ce sit-in sera un déclic pour les autorités compétentes afin d’apporter des solutions concrètes et durables.

« J’interpelle les autorités, à leur tête le Président de la République et son Premier ministre Ousmane Sonko, afin qu’ils puissent trouver une solution durable à ce bras de fer qui met en lumière les défis fonciers dans les zones urbaines de Dakar », a conclu le maire.

L’Amicale des femmes de l’ENDSS célèbre la Journée internationale des droits des femmes

Le 11 mars 2026, l’Amicale des femmes de l’École nationale de développement sanitaire et social (ENDSS) a marqué la Journée internationale des droits des femmes par une cérémonie riche en échanges et en réflexions. L’événement, organisé au sein de l’établissement, s’est tenu sous le thème : « La santé mentale des femmes », un sujet d’une grande pertinence dans le contexte actuel.

La rencontre a réuni enseignants, étudiantes et invités, en présence du Directeur général de l’ENDSS, M. Leye, qui a tenu à saluer l’engagement et la compétence des femmes de l’institution. Dans son allocution, il a souligné que leur rôle ne se limite pas à l’excellence académique, mais s’étend également à la promotion de la bonne gouvernance et de l’efficacité dans le secteur sanitaire et social.

Au-delà des discours, cette journée a été l’occasion de mettre en lumière les défis liés à la santé mentale des femmes, souvent confrontées à de multiples pressions sociales et professionnelles. Les participantes ont insisté sur la nécessité d’un accompagnement adapté et d’une meilleure prise en compte de ces enjeux dans les politiques publiques.

La célébration s’est achevée dans une ambiance conviviale, renforçant la solidarité et la détermination des femmes de l’ENDSS à poursuivre leur mission au service du développement sanitaire et social du pays.

CNRM : Aïssata Tall Sall et 22 députés saisissent le Conseil constitutionnel pour contester la loi

Un groupe de parlementaires de l’opposition a introduit un recours en inconstitutionnalité contre la loi portant création et organisation du Conseil National de Régularisation des Médias (CNRM). L’initiative est menée par la députée Aïssata Tall Sall, accompagnée de vingt-deux autres députés de l’Assemblée nationale.

Le recours a été officiellement déposé le mardi 10 mars 2026 au greffe du Conseil constitutionnel du Sénégal. L’acte a été formalisé à 13h30 par Maître Cheikh Ahmadou Ndiaye, qui agit au nom du collectif de parlementaires requérants. La requête a été enregistrée sous le numéro 02/C/26 par le chef du greffe, Maître El Hadji Macky Barro.

Dans leur démarche, les députés contestent la constitutionnalité de la loi n°07/2026 adoptée par l’Assemblée nationale le 3 mars 2026. Ce texte prévoit la création et l’organisation du Conseil National de Régularisation des Médias (CNRM), une nouvelle instance appelée à encadrer et réguler le paysage médiatique sénégalais. Cette structure doit, selon les autorités, réorganiser le dispositif de régulation des médias en remplaçant ou en complétant les mécanismes existants.

Pour les parlementaires à l’origine du recours, certaines dispositions du texte pourraient être contraires à la Constitution, ce qui justifie la saisine de la haute juridiction. Conformément aux procédures prévues par la loi, cette démarche pourrait suspendre la promulgation du texte jusqu’à ce que les juges constitutionnels rendent leur décision.

Le Conseil constitutionnel devra désormais examiner les arguments avancés par les requérants et déterminer si la loi est conforme ou non à la Loi fondamentale. La juridiction dispose de délais légaux pour statuer sur les recours introduits par les parlementaires.

Projet de loi sur l’homosexualité : Thierno Alassane Sall refuse de voter le texte et dénonce la « mauvaise foi » du gouvernement

Le débat autour du projet de loi modifiant la législation sur l’homosexualité continue de diviser la classe politique sénégalaise. Ce mercredi, lors des discussions à l’Assemblée nationale, le député Thierno Alassane Sall a clairement annoncé son refus de voter le projet de loi n°05/2026, qui vise à modifier l’article 319 de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant notamment sur la répression de ce qui est qualifié d’« acte contre nature ».

Prenant la parole devant ses collègues parlementaires, le leader de République des Valeurs a exprimé son désaccord avec l’approche adoptée par le gouvernement dans la gestion de ce dossier. Sans détour, il a déclaré qu’il ne soutiendrait pas le texte soumis au vote, estimant que les autorités actuelles font preuve de « mauvaise foi » dans la manière dont elles présentent et justifient cette réforme législative.

Dans son argumentation, Thierno Alassane Sall a vivement contesté les accusations formulées par certains responsables du régime contre les anciens gouvernements, accusés d’avoir toléré ou encouragé l’homosexualité au Sénégal. Pour le député, ces affirmations relèvent davantage de la rhétorique politique que d’une analyse sérieuse des réalités juridiques et sociales du pays. Selon lui, fonder une réforme législative sur ce type d’argumentation revient à instrumentaliser un sujet sensible à des fins politiques.

Le parlementaire estime que la question mérite un débat plus rigoureux et plus sincère, loin des accusations et des procès d’intention. À ses yeux, la législation doit être examinée sur la base de principes juridiques solides et non à travers des discours destinés à opposer les différents régimes politiques. En dénonçant cette approche, il affirme vouloir marquer sa différence face à ce qu’il considère comme une stratégie de communication du pouvoir.

Le projet de loi en question prévoit de modifier l’article 319 du Code pénal, issu de la loi de 1965, afin de renforcer la répression des actes qualifiés d’« actes contre nature ». Ce texte intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sociales autour de la question de l’homosexualité au Sénégal, un sujet qui suscite régulièrement des débats passionnés au sein de la société et de la classe politique.

La position de Thierno Alassane Sall illustre ainsi les divergences qui persistent au sein de l’hémicycle sur ce projet de réforme. Alors que certains parlementaires plaident pour un durcissement clair de la législation, d’autres dénoncent la manière dont le débat est conduit et s’interrogent sur les motivations réelles du gouvernement. Dans ce climat tendu, l’examen du projet de loi continue d’alimenter les échanges et pourrait encore provoquer de nouvelles prises de position au sein de l’Assemblée nationale.

Assemblée nationale : Abdou Mbow accuse le gouvernement d’avoir « un agenda LGBT » et de renier ses engagements

Le débat autour du projet de loi visant à durcir la répression de l’homosexualité au Sénégal continue de susciter de vives tensions sur la scène politique. Ce mercredi 11 mars, le député de l’opposition Abdou Mbow, figure influente de Alliance pour la République (APR), a vivement critiqué le gouvernement lors des discussions parlementaires, accusant le régime en place d’avoir « un agenda LGBT en poche » et d’avoir renié ses engagements pris devant les Sénégalais.

Au cours de son intervention, le parlementaire a dénoncé ce qu’il considère comme un revirement politique du pouvoir dirigé par PASTEF. Selon lui, les autorités actuelles n’auraient pas respecté leurs promesses de campagne concernant la criminalisation de l’homosexualité, un sujet particulièrement sensible dans la société sénégalaise. « Vous êtes un régime qui ne dit pas la vérité. L’histoire nous a donné raison. L’histoire a montré que vous avez renié vos engagements », a-t-il déclaré devant l’Assemblée nationale, provoquant de vives réactions et des protestations de la part des députés de la majorité.

Dans la suite de son intervention, Abdou Mbow a affirmé que, sous couvert de la nouvelle législation en discussion, le gouvernement aurait en réalité rendu l’homosexualité « permissive » au Sénégal. « La conclusion est que, sous prétexte de cette nouvelle loi, on a rendu l’homosexualité permissive au Sénégal. C’est exactement ça l’agenda LGBT. Et s’il y a un gouvernement aujourd’hui qui a l’agenda LGBT en poche, c’est le vôtre », a-t-il lancé à l’endroit des membres du pouvoir.

Le député de l’opposition a également reproché au gouvernement d’avoir accueilli au Sénégal, en mai 2024, le leader politique français Jean-Luc Mélenchon, qu’il qualifie de promoteur des droits LGBT. Pour Abdou Mbow, cette visite illustre selon lui l’orientation idéologique du pouvoir actuel. « Le Sénégal a des valeurs à protéger », a-t-il insisté, appelant à une criminalisation claire et explicite de ce qu’il qualifie d’« acte contre nature ».

Au cœur du débat figure un projet de loi destiné à remplacer une législation datant de 1965. Le nouveau texte prévoit des peines allant de cinq à dix ans de prison pour les auteurs d’actes qualifiés d’« actes contre nature ». Toutefois, Abdou Mbow estime que ces dispositions ne constituent pas une réelle rupture juridique. « En matière criminelle, c’est une peine déjà courante », a-t-il ironisé, ajoutant qu’il ne voit dans ce texte rien d’autre que « la promotion » de l’homosexualité.

Face à ces critiques, le Premier ministre Ousmane Sonko avait déjà réagi au début du mois de février 2026. Reconnaissant que la criminalisation de l’homosexualité figurait parmi les engagements politiques pris lors de la campagne électorale, il avait toutefois assuré que le durcissement des peines prévu dans la nouvelle législation produirait « les mêmes effets » que la criminalisation réclamée par certains acteurs politiques et sociaux.

Ce débat parlementaire met en lumière les profondes divergences qui traversent la classe politique sénégalaise sur cette question sensible, mêlant considérations juridiques, valeurs sociétales et engagements politiques. Alors que le projet de loi poursuit son examen, il continue d’alimenter les tensions entre majorité et opposition, chacune accusant l’autre de trahir ou de déformer les attentes de la population.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 11 MARS 2026.

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 11 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Promotion de la production locale et du consommer local

Abordant sa communication, le Président de la République souligne que les performances de la production, dans le secteur agricole, appellent la mise en œuvre d’une vision systémique intégrant à la fois la restructuration des marchés et circuits de distribution des produits agricoles, la transformation des productions, la maitrise et la régulation de la demande ainsi que la promotion de la consommation des produits locaux. A cet effet, il demande au Gouvernement de veiller à l’encadrement et à la régulation de la commercialisation des produits agricoles et horticoles, et d’accélérer le déploiement du Programme national de réalisation d’infrastructures de stockage et de conservation des produits agricoles.

Dans ce sillage, le Chef de l’Etat instruit le Ministre de l’Industrie et du Commerce et le Ministre de l’Agriculture de travailler à la signature de conventions de commercialisation, afin d’assurer l’écoulement des productions agricoles à des prix rémunérateurs. Il insiste sur la nécessité d’accentuer les campagnes d’information et de promotion de la consommation de la production agricole nationale, en développant un label qualité « Sénégal », tout en renforçant les capacités de l’Institut de Technologie alimentaire (ITA), notamment dans ses missions de valorisation des recherches sur les céréales et productions horticoles.

Il souligne, enfin, l’attention particulière à accorder à la réalisation des stocks de sécurité pour les denrées stratégiques et produits de consommation courante et à la stabilité des prix, avant de demander de faire l’évaluation de l’état d’application de la loi sur les prix et la protection des consommateurs.

Développement de l’économie sociale et solidaire dans les territoires

Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, le Président de la République indique l’importance et l’urgence de veiller à l’application intégrale des dispositifs et instruments prévus par la loi d’orientation relative à l’Economie sociale et solidaire.   A cet effet, outre l’établissement du Fichier national de l’Economie sociale et solidaire, il demande au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire d’accélérer la mise en place des mécanismes de l’Economie sociale et solidaire dans la dynamique de promotion d’un développement durable et participatif.

Pour le Chef de l’Etat, il convient de mobiliser les acteurs publics, le secteur privé, les structures de microfinance, les femmes, les jeunes et toutes les forces vives de la Nation autour d’une doctrine nationale de développement endogène de l’économie solidaire.

A cet égard, au-delà de l’intégration des initiatives des associations sportives et culturelles dans la nouvelle politique en matière d’économie sociale et solidaire, il demande d’améliorer les performances des projets de lutte contre la pauvreté, l’exclusion et les vulnérabilités, à travers la crédibilité du Registre national unique (RNU). En outre, le Président de la République fait observer la nécessité d’intensifier le processus de restructuration des programmes de protection sociale et de solidarité nationale, dans une optique d’asseoir la complémentarité et le soutien optimal de l’Etat aux initiatives de consolidation de l’économie sociale et solidaire.

Enfin, il demande au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire de préparer la tenue, d’ici la fin du mois d’octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’Economie sociale et solidaire.  

Accélération de la mise en œuvre des programmes routiers

Considérant la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes, pistes de production et ouvrages de franchissement comme des préoccupations majeures des populations et des acteurs économiques, le Président de la République demande d’intensifier l’exécution des projets d’infrastructures routières prioritaires validés et de mettre en œuvre un nouveau Schéma routier national optimisé, en cohérence avec l’urbanisation accélérée du territoire et le déploiement des Pôles de développement.

Agenda diplomatique et rayonnement international du Sénégal

Le Président de la République rappelle que le Sénégal reste un pays attaché à la paix, au multilatéralisme et à l’intégration africaine, avant de demander de veiller à la modernisation de notre réseau diplomatique et consulaire, en vue de renforcer l’efficacité de notre politique étrangère. Dans ce cadre, il informe le Conseil avoir convoqué, les 18 et 19 avril 2026, la Conférence des Ambassadeurs, Consuls généraux et Consuls du Sénégal.

Il annonce également que notre pays accueillera, les 20 et 21 avril 2026, la 10ème édition du Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, qui enregistrera la participation de plusieurs décideurs et acteurs civils et militaires du continent africain.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :

Place du capital humain dans la stabilité sociale

Le Premier Ministre a rappelé que le capital humain est essentiel dans la vie économique et sociale de la Nation. Dès lors, le Gouvernement accorde une importance de premier ordre à tous les secteurs ayant un lien direct avec le développement humain et, en particulier, à ceux de l’Éducation et de la Santé. Il a fait un diagnostic du secteur de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, en proie à une crise lancinante due essentiellement à un déficit global en personnels, un manque d’infrastructures et d’équipements en nombre et en qualité, la détérioration de l’environnement scolaire, l’inadéquation des curricula d’enseignement et de formation, la faible promotion de filières scientifiques, la question récurrente des bourses des étudiants, le dérèglement du calendrier universitaire ainsi que l’instabilité chronique de l’espace scolaire et universitaire.

Le Premier Ministre a fait noter que pour le secteur de la Santé, les problèmes sont liés, entre autres, à la fragmentation des systèmes d’information de santé, au manque d’infrastructures et d’équipements modernes intégrant des solutions numériques et énergétiques, à l’insuffisance des ressources humaines et financières ainsi qu’au déficit d’entretien et de maintenance. Il s’y ajoute l’obsolescence du cadre institutionnel et juridique, la répartition inégale du personnel et des moyens, la dépendance structurelle aux importations de médicaments, de matériels et autres produits de santé, le sous-investissement dans la prévention ainsi que la faiblesse du plateau médical, rendant plus difficile l’accès à des soins de santé de qualité.

Pour le Premier Ministre, face à ce constat, l’Etat a déployé des efforts exceptionnels, dans un contexte général difficile, pour redresser ces secteurs vitaux. Ainsi, le Gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre le Pacte national de Stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable, signé le 1er mai 2025 entre le Gouvernement, les Syndicats et le Patronat.

Dans le secteur de l’Education et de l’Enseignement supérieur, le Gouvernement déroule son plan quinquennal de recrutement de personnels pour renforcer les effectifs des enseignants afin de couvrir, à terme, les besoins en encadrement pédagogique et garantir la continuité du service public de l’éducation. En outre, selon le Premier Ministre, des avancées significatives ont été notées dans l’intensification de l’accès, dans l’inclusion et l’équité sociale, dans l’amélioration de la gestion des carrières des personnels enseignants, dans la valorisation de la fonction enseignante, ainsi que dans le renforcement des capacités des enseignants par la formation diplômante universelle et la formation continue.

Le Premier Ministre a souligné que, dans le domaine de la Santé, le Gouvernement a engagé une réorganisation des programmes sectoriels, en mettant davantage l’accent sur les actions de prévention et de promotion de la santé. Cette orientation stratégique s’accompagne d’une révision de l’organigramme du ministère au niveau central ainsi que de plusieurs réformes structurantes en cours, notamment la révision du Code de la Santé publique, la réforme du cadre juridique relatif à la santé mentale ainsi que l’actualisation de la carte sanitaire nationale.

Le Premier Ministre a également souligné les résultats probants obtenus sur le plan des ressources humaines et des infrastructures sanitaires, avant de lancer un appel à tous les acteurs et partenaires des systèmes d’éducation et de santé à un sursaut dans l’intérêt exclusif de la Nation.

Enfin, il a invité les ministres à mettre un accent particulier sur les politiques publiques tournées vers la promotion du capital humain, à respecter les engagements pris au nom du Gouvernement, à faire preuve d’ouverture pour maintenir et consolider le dialogue pour la stabilité et la paix sociales et à ne ménager aucun effort pour prévenir et trouver des solutions aux difficultés qui surviennent dans les relations entre l’État et les acteurs sociaux.

Amélioration de la mise en œuvre de projets structurants 

Le Premier Ministre a attiré l’attention du Gouvernement sur l’état d’avancement de trois projets structurants inscrits parmi les priorités nationales, à savoir le Programme national de Développement des Agropoles, le Projet d’aménagement de la Corniche Ouest de Dakar et le Projet d’électrification rurale.

S’agissant du Programme national de Développement des Agropoles, le Premier Ministre a rappelé qu’il constitue un levier majeur de notre ambition de souveraineté alimentaire, de transformation industrielle des territoires et de création d’emplois. Il a partagé avec le Conseil certaines difficultés rencontrées, liées au dispositif de gouvernance et à certaines contraintes opérationnelles et financières. Ainsi, il a demandé au Ministre des Finances et du Budget ainsi qu’au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, de prendre les mesures requises pour accélérer les décaissements, apurer les situations les plus critiques, notamment les arriérés de salaires et conduire avec la Banque africaine de Développement une revue diligente des options relatives à l’Agropole Nord, en vue d’une décision rapide et soutenable. Il a demandé également au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, en relation avec le Ministre de l’Industrie et du Commerce, de finaliser le cadre opérationnel de sécurisation de la matière première agricole, afin de garantir un approvisionnement régulier, durable et conforme aux besoins des futures unités de transformation.

Concernant le Projet d’aménagement de la Corniche Ouest de Dakar, le Premier Ministre a rappelé son importance stratégique, notamment dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), Dakar 2026. Il a déploré son arrêt du fait de décomptes impayés, alors que l’échéance de mise à disposition du site s’approche. En conséquence, il a demandé aux Ministres des Finances et du Budget ainsi que des Infrastructures, de procéder, en urgence, à la régularisation des décomptes en instance, afin de permettre la reprise immédiate des travaux et d’assurer leur livraison dans les délais prescrits.

Pour le Projet d’électrification rurale porté par l’ASER, le Premier Ministre a rappelé qu’il participe directement à l’objectif d’accès universel à l’électricité et à la réduction des inégalités territoriales. Il a fait observer que les difficultés rencontrées dans l’admission et le dédouanement des équipements importés compromettent le calendrier d’exécution de ce projet et retardent l’amélioration attendue des conditions de vie des populations rurales concernées. Il a, à cet effet,  demandé au Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines, au Ministre des Finances et du Budget ainsi qu’au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, de prendre toutes les dispositions utiles pour lever les blocages douaniers, mettre en place un dispositif accéléré de traitement des équipements destinés au Projet d’électrification rurale, dans le respect de la réglementation en vigueur et d’assurer un suivi rapproché de l’exécution dudit projet, jusqu’à la résorption complète des difficultés.

Le Premier Ministre a clos sa communication en informant le Conseil que le Gouvernement, sous sa conduite, entamera une série de communications publiques sur de grands dossiers, dont la première aura lieu cette semaine, portant sur le thème de la renégociation des conventions et contrats conclus dans les secteurs stratégiques.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation au Proche et Moyen-Orient.

Le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, chargé du Logement a fait une communication sur le Projet national de Logement : Les Cités de la Transformation.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les modalités d’application de la loi n°2025-16 du 27 septembre 2025 portant Code des Investissements.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

DIOMAYE / SONKO

Deux ans de duel, le pays attend toujours des réponses

(Par Aly Saleh)

Ma plume va aujourd’hui, pour certains, sembler exprimer une profonde frustration face à une perception de blocage institutionnel et de rivalités internes au sein de l’exécutif.

Mais en réalité, elle traduit le sentiment des Sénégalais silencieux, réduits à l’impuissance devant cette situation.

Vous le savez déjà : depuis l’élection du duo Diomaye-Sonko à la tête de l’État sénégalais, c’est le statu quo au pays de Kocc !

Rien ne va plus dans aucun secteur d’activité, tout tourne au ralenti.

Le Sénégal est mal en point et, au plus haut sommet de l’État, l’on semble ignorer le vécu quotidien du concitoyen « gorgorlu » qui ne sait plus où donner de la tête.

Le président et son Premier ministre, censés œuvrer pour le progrès du pays, semblent ne se préoccuper que de leur avenir politique. Chacun avance pour son profit personnel, au détriment des Sénégalais.

Après les événements tragiques survenus entre 2021 et 2024, la barque « Sunugal » ne mérite pas que ses dirigeants se donnent en spectacle pour se maintenir au pouvoir.

Des « gardiens » ont toujours existé depuis l’aube des temps : gardiens de buts, de maison, de temple, de la révolution, de la Constitution ou de je ne sais quoi encore…

Mais quelle importance accorder à ce brouhaha dans lequel le pays s’enlise depuis vingt-quatre lustres déjà ?

Entre les deux gladiateurs, la guerre des mots fait rage, avec des glissements sémantiques que certains observateurs dénoncent : le président Faye semble désormais privilégier une approche moins radicale sur la justice et le souverainisme que celle d’Ousmane Sonko.

On s’interroge cependant sur ce qui a bien pu détourner ce tandem de sa mission première.

Que ce soit les démons de la division ou encore les ambitions personnelles, ce n’est en tout cas pas la mission qui leur était assignée à l’origine.

Vous rendez-vous compte du temps perdu en deux années de duel et de querelles partisanes, souvent sans nom ? Trop, c’est trop. Les Sénégalais sont lassés des arrestations d’opposants sans preuves ni condamnation, et de la prétendue rationalisation des dépenses publiques, qui a fini par provoquer une chute drastique de la liquidité. Une situation qui touche directement le secteur informel et le pouvoir d’achat des ménages.

L’inquiétude est croissante au sein de l’opinion publique sénégalaise. Il existe un décalage entre le temps politique et l’urgence sociale. Ce « blocage » auquel le pays fait face pose la question de la vitesse d’exécution du projet de rupture vendu aux Sénégalais, face à une demande sociale qui, elle, ne peut plus attendre.

Nous le savons tous : le constat, presque général, est cinglant et reflète une impatience qui gagne du terrain. L’impression domine que le duo, devenu duel au sommet de l’État, reste prisonnier d’une logique de conquête ou de préservation du pouvoir, alors que l’urgence sociale commande d’agir.

Dans l’architecture actuelle de la « Barque Sunugal », la répartition des responsabilités est pourtant claire sur le papier. Le président Bassirou Diomaye Faye, en tant que clef de voûte des institutions et garant de l’unité nationale, doit siffler la fin de la récréation. Il lui revient de transformer l’essai électoral en résultats tangibles pour le citoyen sénégalais et de s’assurer que l’agenda de l’État ne soit pas pollué par des querelles ou autres dualités.

Quant au Premier ministre Oismane Sonko, en tant que chef du gouvernement et leader naturel de la mouvance présidentielle, sa responsabilité est de traduire la vision du chef de l’État en actes concrets et de veiller à ce que la machine administrative ne soit pas grippée par des calculs politiques ou des purges sans fin.

Le sentiment de statu quo que je décris plus haut vient souvent de ce tiraillement : lorsque la politique politicienne prend le pas sur les politiques publiques, le pays tangue et navigue dans des eaux troubles. Et cela n’honore pas nos deux dirigeants.

Pour que le vent tourne en faveur des citoyens, le passage de la posture de « combattants » à celle de « bâtisseurs » est impératif.

La mission originelle était la rupture et le « Jub, Jubal, Jubanti » tant vantés.

Si ce duel continue d’étouffer les résultats, le contrat de confiance avec le peuple risque de se briser. Il est donc grand temps qu’ils assument pleinement leurs responsabilités et qu’ils ne trahissent pas la confiance des 54 % qui ont voté pour eux, ainsi que celle des 18 millions de Sénégalais.

À bons entendeurs !

Aly Saleh

Communiqué du préfet de Rufisque Magatte DIOUCK concernant le defilé du 04 Avril.

‎COMMUNIQUE DU PREFET DU DEPARTEMENT DE RUFISQUE.

‎Il est porté à la connaissance de toutes les populations du Département de Rufisque que, pour cette année, le Gouverneur de la région de Dakar a décidé de la tenue d’un seul et unique défilé civil et militaire, au niveau régional, auquel prendront part les différentes composantes administratives, institutionnelles et socioprofessionnelles de la Région.

‎Au-delà de sa dimension fédératrice, cette décision salutaire vise à assurer un bon niveau de mobilisation, gage de solennité, afin de faire droit au statut particulier de la Région de Dakar, suite à la délocalisation de la célébration officielle nationale à Thiès.

‎Toutefois, considérant l’ancrage communautaire et historique de la célébration de la Fête de l’Indépendance à Rufisque, le Préfet du Département rassure tous ses concitoyens que les traditionnels retraite aux flambeaux et cocktail du 04 avril seront organisés, autour des autorités administratives du Département, dans la ferveur, la cohésion
‎et la communion qui leur sont habituelles.

LeDakarois

FetedeLindependance

Mondial féminin 2026 : les Lionnes du Sénégal lancent leur campagne face aux États-Unis

Les Lionnes du Sénégal entament ce mercredi une campagne particulièrement exigeante dans le tournoi de qualification pour la prochaine Coupe du monde féminine de basket qui se déroulera en Allemagne en 2026. Pour cette première sortie, la sélection nationale affronte un adversaire de taille : les États-Unis, référence mondiale de la discipline. La rencontre est prévue à 21 heures GMT à San Juan, à Porto Rico, où se déroule cette phase qualificative.

Cette entrée en matière s’annonce déjà comme un véritable test pour les joueuses sénégalaises, désormais dirigées par le sélectionneur Cheikh Sarr. Nommé récemment à la tête de l’équipe, le technicien aura pour mission de conduire les Lionnes à travers un tournoi particulièrement relevé. L’objectif est clair : décrocher l’un des précieux tickets qualificatifs pour la Coupe du monde prévue en Allemagne.

Le Sénégal évolue en effet dans une poule très compétitive. Aux côtés des Lionnes figurent plusieurs grandes nations du basket féminin mondial, notamment les États-Unis, l’Espagne et l’Italie, mais aussi Porto Rico, pays hôte du tournoi, et la Nouvelle-Zélande. Autant d’adversaires solides qui promettent des confrontations intenses et de très haut niveau.

Pour ce rendez-vous international majeur, Cheikh Sarr a convoqué un groupe de douze joueuses chargées de défendre les couleurs nationales. Ce groupe, mêlant expérience et jeunesse, devra faire preuve de solidité et de détermination pour rivaliser avec les meilleures sélections présentes dans cette compétition qualificative.

Dès leur première apparition sur le parquet, les Lionnes devront relever un défi de taille en affrontant la sélection américaine, considérée comme la meilleure équipe du monde. Habituées des grandes compétitions et multiples championnes internationales, les Américaines constituent un adversaire redoutable pour toute équipe engagée dans ce tournoi.

Malgré la difficulté de l’opposition, les Sénégalaises comptent bien jouer leurs chances à fond. Une prestation convaincante face aux États-Unis pourrait constituer un signal fort pour la suite de la compétition et renforcer la confiance du groupe dans la perspective des autres rencontres de la phase de poule.

Au-delà du résultat immédiat, ce premier match représente également une occasion pour les Lionnes de mesurer leur niveau face à l’élite mondiale et d’affirmer leurs ambitions dans ces qualifications pour la Coupe du monde 2026. Dans un tournoi aussi relevé, chaque match comptera et la moindre performance pourrait s’avérer déterminante dans la course à la qualification.

Diffusion de fausses nouvelles : Cheikh Oumar Diagne condamné à une amende de 500 000 FCFA

Le leader du Rassemblement pour la vérité (RPV), Cheikh Oumar Diagne, a comparu ce mercredi 11 mars 2026 devant le tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre des faits de diffusion de fausses nouvelles. À l’issue des débats, la juridiction l’a reconnu coupable et l’a condamné à une amende ferme de 500 000 FCFA.

L’affaire trouve son origine dans des déclarations faites par l’enseignant-chercheur lors d’une émission télévisée diffusée sur SenTV. Intervenant dans le cadre d’un débat consacré à l’actualité nationale, Cheikh Oumar Diagne s’était exprimé sur la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue lors de manifestations à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). Au cours de cette émission, il avait affirmé que le Premier ministre Ousmane Sonko aurait donné l’ordre de tuer l’étudiant, une déclaration qui a rapidement suscité une vive polémique et conduit à son interpellation.

Devant le tribunal, le prévenu a contesté les faits qui lui sont reprochés. À la barre, Cheikh Oumar Diagne a expliqué qu’il participait à l’émission en sa qualité d’acteur politique afin de commenter l’actualité nationale. Il a soutenu que ses propos s’inscrivaient dans une analyse politique des événements ayant conduit à la mort de l’étudiant. Selon lui, ses déclarations faisaient référence à une intervention du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, au cours de laquelle celui-ci avait reconnu avoir donné l’ordre aux forces de défense et de sécurité d’entrer dans l’enceinte de l’université.

Le prévenu a ainsi tenté de clarifier le sens de ses propos. Il a affirmé qu’il n’avait pas voulu accuser directement le chef du gouvernement d’avoir ordonné la mort de l’étudiant, mais qu’il souhaitait évoquer une responsabilité indirecte découlant de la décision d’intervention des forces de sécurité sur le campus universitaire. Cheikh Oumar Diagne a déclaré qu’à ses yeux, l’étudiant Abdoulaye Ba serait décédé à la suite de cette intervention. Il a également insisté sur le fait qu’il nourrissait un profond respect pour les institutions de la République et qu’il n’entendait nullement jeter le discrédit sur celles-ci.

Poursuivant ses explications, il a indiqué qu’il voulait simplement souligner la dimension morale et politique de la décision prise par l’autorité qui avait donné l’ordre d’intervention. Selon lui, le Premier ministre ayant lui-même assumé publiquement avoir donné cet ordre, il estimait qu’il était légitime, dans un débat politique, de rappeler cette responsabilité. Il a également évoqué le contexte politique de l’époque, rappelant que, trois ans auparavant, plusieurs responsables politiques affirmaient que les événements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop se déroulaient dans le dos du président Macky Sall.

Lors de ses réquisitions, le procureur de la République a considéré que les éléments constitutifs du délit de diffusion de fausses nouvelles étaient réunis. Le représentant du ministère public a estimé que les propos tenus lors de l’émission télévisée étaient de nature à induire l’opinion publique en erreur et à porter atteinte à la réputation des institutions. Il a ainsi requis une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis assortie d’une amende de 500 000 FCFA.

La défense de Cheikh Oumar Diagne, assurée par Mes Sayba Danfakha et Hosni Maati du barreau de Paris, a plaidé la relaxe pure et simple. Me Danfakha s’est appuyé sur l’article 255 du Code pénal pour soutenir que les propos incriminés ne pouvaient être qualifiés de « nouvelles » au sens de la loi. Selon lui, le ministère public n’a pas apporté la preuve que les déclarations de son client constituaient une information fausse.

Pour sa part, Me Hosni Maati a soutenu que les propos tenus lors de l’émission avaient été sortis de leur contexte et tronqués. L’avocat a également versé une jurisprudence au dossier afin d’appuyer la thèse de la défense selon laquelle les déclarations relevaient davantage de l’analyse politique et de la liberté d’expression que de la diffusion d’une fausse information.

Recours contre la loi sur le CNRM : l’opposition saisit le Conseil constitutionnel

La loi n°07/2026 portant création et organisation du Conseil national de régulation des médias (CNRM) fait désormais l’objet d’un examen par le Conseil constitutionnel. Un recours en inconstitutionnalité a été officiellement déposé ce mardi après-midi par Maître Cheikh Ahmadou Ndiaye, agissant au nom d’un collectif de parlementaires qui contestent la conformité du texte avec la Constitution sénégalaise.

À l’origine de cette initiative judiciaire figure Madame Aïssata Tall Sall, accompagnée de vingt-deux autres députés de l’Assemblée nationale. La démarche est principalement portée par des élus appartenant au groupe parlementaire Takku Wallu Senegal, qui ont été rejoints par plusieurs députés non inscrits. Ensemble, ils ont décidé de saisir la haute juridiction afin qu’elle examine la légalité et la constitutionnalité de la réforme qui encadre désormais la régulation du secteur des médias au Sénégal.

Le document de recours, déposé au greffe du Conseil constitutionnel, vise à remettre en cause la validité juridique de la loi n°07/2026. Les parlementaires requérants estiment que certaines dispositions du texte pourraient entrer en contradiction avec les principes constitutionnels, notamment ceux liés à la liberté d’expression, à la liberté de la presse et à l’équilibre des pouvoirs institutionnels. En sollicitant l’arbitrage du Conseil constitutionnel, ils cherchent à obtenir une vérification approfondie de la conformité de la loi avec la norme fondamentale du pays.

Cette saisine intervient dans un contexte où la création du Conseil national de régulation des médias suscite déjà un débat animé dans l’espace public. Présentée par ses promoteurs comme une réforme destinée à moderniser et renforcer le cadre de régulation du paysage médiatique sénégalais, la loi est, au contraire, perçue par certains acteurs politiques et professionnels des médias comme un dispositif pouvant porter atteinte à certaines libertés fondamentales.

Le Conseil constitutionnel est désormais appelé à examiner les arguments juridiques développés par les requérants. Les sages devront analyser les différentes dispositions de la loi afin de déterminer si elles respectent ou non les principes et garanties inscrits dans la Constitution. Leur décision pourrait soit valider définitivement le texte adopté par l’Assemblée nationale, soit censurer certaines de ses dispositions si elles sont jugées contraires à la Loi fondamentale.

Carrière de Ndiaganiao : la maire Tening Sène et l’ex-directrice des Mines Rosalie Anna Coumba Mbaye inculpées pour corruption présumée

L’affaire de corruption présumée liée à l’octroi d’un permis d’exploitation de carrière à Ndiaganiao connaît un nouveau tournant judiciaire. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, la maire de la commune, Tening Sène, et l’ancienne directrice des Mines et de la Géologie, Rosalie Anna Coumba Mbaye, ont été inculpées mercredi par le juge du troisième cabinet financier.

Le parquet financier avait initialement requis leur placement sous mandat de dépôt. Toutefois, à l’issue de leur présentation devant le magistrat instructeur, les deux responsables ont finalement bénéficié d’une mise sous contrôle judiciaire. Cette mesure a été assortie de cautions particulièrement élevées : 50 millions de FCFA pour Tening Sène et 25 millions de FCFA pour Rosalie Anna Coumba Mbaye.

Dans le même dossier, le sort de trois autres personnes considérées comme des complices présumés reste encore en suspens. Parmi elles figure Ibra Seck, ancien directeur des Carrières. Leur inculpation a été provisoirement reportée afin de leur laisser le temps de réunir les fonds nécessaires au paiement des cautions exigées par la justice.

L’enquête trouve son origine dans une plainte déposée par la société espagnole HGR Sénégal Sarl. Les dirigeants de cette entreprise affirment avoir versé un total de 163 millions de FCFA sous forme de pots-de-vin afin d’obtenir un permis d’exploitation sur un site présenté comme riche en basalte, une roche volcanique particulièrement prisée dans l’industrie de la construction.

Après avoir obtenu les autorisations administratives et investi dans le projet, les investisseurs disent avoir découvert que le terrain concerné ne contenait en réalité que de l’argile et du calcaire, deux matériaux nettement moins recherchés et surtout beaucoup moins rentables que le basalte. Estimant avoir été victimes d’une vaste manœuvre frauduleuse, ils ont saisi les autorités sénégalaises, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) en juillet 2024.

Les investigations menées par l’OFNAC ont progressivement mis au jour ce que les enquêteurs soupçonnent d’être un système organisé de corruption impliquant plusieurs responsables administratifs. Le dossier a finalement été transmis à la justice financière, qui a ouvert une information judiciaire visant les différents protagonistes.

Les personnes mises en cause sont poursuivies pour plusieurs infractions graves, notamment association de malfaiteurs, corruption, détournement de deniers publics ainsi que faux et usage de faux dans des documents administratifs.

Lors de leurs auditions devant les enquêteurs de l’OFNAC, Tening Sène et Rosalie Anna Coumba Mbaye ont catégoriquement nié toute implication dans les faits qui leur sont reprochés. Elles contestent l’existence de versements illicites et rejettent toute responsabilité dans la délivrance contestée du permis d’exploitation.

De son côté, Ibra Seck a reconnu avoir perçu une somme d’argent, tout en minimisant sa portée. L’ancien directeur des Carrières affirme avoir simplement reçu quatre millions de FCFA qu’il présente comme un soutien financier destiné à l’organisation d’un combat de lutte, sans lien avec une quelconque procédure administrative.

Faux billets noirs : un commandant de l’armée et trois coaccusés risquent 10 ans de prison devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye

Une affaire spectaculaire de faux billets noirs évalués à près d’un milliard de francs CFA a refait surface devant le Tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, un officier supérieur de l’armée sénégalaise et trois autres prévenus ont comparu mardi dans ce dossier qui avait déjà défrayé la chronique en 2023.

Au cœur de cette affaire figure Ibrahima Chimère Barro, commandant et chef de corps du Bataillon de la musique principale des forces armées depuis plus de trente ans. À ses côtés comparaissent Hubert Assogba, ancien technicien audiovisuel aujourd’hui reconverti dans l’immobilier, Mbacké Sow Ndiaye, étudiant, et Mamadou Fatou Ndiaye, agent des Postes basé à la Médina.

Les quatre hommes sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de falsification de billets de banque, contrefaçon de signes monétaires et détention de matériel destiné à la contrefaçon. Pourtant, face au tribunal, tous ont rejeté catégoriquement les accusations portées contre eux, niant toute implication dans un quelconque réseau de faux billets.

L’audience a été marquée par un moment particulièrement inattendu lorsque le commandant Barro est revenu sur les déclarations qu’il avait faites lors de l’enquête préliminaire. Devant les juges, l’officier a affirmé avoir inventé toute l’histoire qu’il avait racontée aux gendarmes au moment de son audition.

Il a expliqué avoir reconnu les faits sous la pression d’un supérieur qui lui aurait assuré que l’affaire serait rapidement réglée. Selon sa version, on lui aurait demandé d’admettre les accusations en lui promettant que la situation se dénouerait en moins de quinze jours.

Cette déclaration tranche radicalement avec celle qu’il avait faite au cours de l’enquête. À l’époque, il avait affirmé avoir reçu un colis contenant des billets noirs remis par un individu identifié comme Serigne Mbaye, domicilié à Touba. Devant le tribunal, il a totalement rejeté cette version, affirmant qu’elle ne correspondait pas à la réalité.

Le commandant a raconté qu’au moment de son interpellation, il avait simplement quitté le Camp Leclerc avant de prendre deux jeunes en auto-stop à hauteur de la Foire. Selon lui, tous se rendaient à Keur Massar dans le but de visiter un appartement à louer.

Il soutient que les gendarmes les ont ensuite encerclés avant de les conduire dans un appartement où une sacoche contenant les fameux billets noirs aurait été découverte. Il affirme cependant n’avoir jamais été en possession de ces billets et explique qu’il ne les a aperçus pour la première fois qu’à la brigade lorsque le major Kandji lui en aurait montré un.

Les trois autres prévenus ont également nié toute implication dans cette affaire. Hubert Assogba a expliqué qu’il n’avait rencontré le commandant Barro qu’une seule fois dans son bureau au Camp Leclerc, dans le cadre de la préparation d’un événement musical. Il affirme que leur discussion portait uniquement sur des instruments à vent.

Au moment de son arrestation, il soutient qu’il se trouvait à Keur Massar où il devait installer un système de sonorisation dans une église, ce qui, selon lui, n’a aucun lien avec l’affaire de faux billets.

Mamadou Fatou Ndiaye a, pour sa part, reconnu connaître l’étudiant Mbacké Sow Ndiaye qu’il présente comme un proche. Les deux hommes affirment qu’ils s’étaient rendus ensemble à Keur Massar pour visiter un appartement à louer.

Quant à l’étudiant Mbacké Sow Ndiaye, il affirme avoir été arrêté alors qu’il sortait simplement d’une boutique où il venait de recharger son téléphone. Il explique qu’au moment de son interpellation, il n’avait sur lui qu’un parfum et une somme d’argent destinée à sa mère qui réside à Malika.

Tout au long de l’audience, les avocats de la défense ont tenté de démonter le dossier de l’accusation, estimant que plusieurs éléments essentiels manquent à la procédure. Selon eux, aucun billet noir n’a été présenté devant le tribunal, aucun matériel de contrefaçon n’a été saisi et aucun scellé officiel ne figure dans le dossier judiciaire.

La défense a également insisté sur l’absence d’expertise technique permettant de déterminer si les supposés billets noirs pouvaient réellement être transformés en véritables billets après lavage, comme le prétend l’accusation. Pour les avocats, ces lacunes fragilisent considérablement le dossier.

Le ministère public, de son côté, reste convaincu que les gendarmes ont démantelé un réseau organisé autour de la technique dite des billets noirs. Le procureur estime que les rôles étaient clairement répartis entre les prévenus et que les déclarations faites au cours de l’enquête démontrent l’existence d’une entente criminelle.

Selon l’accusation, Ibrahima Barro aurait été en possession des billets noirs, tandis que Hubert Assogba aurait servi d’intermédiaire pour trouver des clients potentiels. Les deux Ndiaye auraient quant à eux été chargés du lavage et de la mise en circulation des faux billets.

Le procureur a également regretté que les accusés reviennent aujourd’hui sur leurs aveux initiaux, estimant que ces revirements ne remettent pas en cause la solidité du dossier.

Considérant la gravité des faits reprochés, le ministère public a requis une peine de dix ans de prison ferme assortie d’une amende de vingt millions de francs CFA contre chacun des quatre prévenus.

Sénégal : une enquête de la DIC révèle un vaste réseau de rencontres sexuelles tarifées et de chantage organisé via WhatsApp

Une affaire aux ramifications multiples secoue actuellement le Sénégal et pourrait avoir des répercussions bien au-delà des frontières nationales. Selon des informations révélées par le quotidien Libération, la Division des investigations criminelles (DIC) a démantelé un réseau présumé mêlant rencontres sexuelles tarifées, chantage à caractère sexuel et organisation structurée à travers les réseaux sociaux.

L’enquête a été déclenchée à la suite d’un renseignement opérationnel exploité par les enquêteurs. En approfondissant leurs investigations, les agents de la DIC ont mis au jour un système particulièrement organisé reposant notamment sur deux groupes WhatsApp qui réunissaient près de 500 membres. D’après les premières informations, l’administrateur principal de ces groupes serait basé en Gambie, ce qui confère à l’affaire une dimension transfrontalière et pourrait nécessiter une coopération entre les autorités sénégalaises et gambiennes.

Les investigations ont permis de révéler l’existence de réseaux structurés opérant dans plusieurs localités du pays. Dakar, Thiès et Kaolack figurent parmi les principales villes concernées, avec des ramifications qui s’étendraient jusqu’en Gambie. Les enquêteurs ont également constaté que plusieurs membres utilisaient des identités fictives afin de dissimuler leurs activités et tromper leurs interlocuteurs.

Dans le cadre de l’enquête, plusieurs personnes ont déjà été interpellées. Parmi elles figurent Ousseynou Keita, connu sous le surnom de « Ouzin », âgé de 39 ans et considéré comme l’un des personnages centraux de ce dossier. D’autres suspects ont également été arrêtés, notamment Macky Tall, Djibril Coly, Pape Samba Faye et Mamadou Lamine Saidy Ba, un ressortissant gambien. Plusieurs autres individus, pour la plupart âgés d’une vingtaine d’années, ont également été interpellés. Le dossier inclut par ailleurs deux mineurs, dont l’un est âgé de seulement 14 ans, ce qui renforce la gravité des faits examinés par les enquêteurs.

Une étape importante de l’enquête s’est déroulée dans la soirée du 6 mars, lorsque des éléments de la DIC ont procédé à une intervention dans un appartement situé à Ouest-Foire, à Dakar. Sur place, plusieurs personnes ont été surprises par les enquêteurs. Ces derniers ont également saisi du matériel jugé compromettant, qui pourrait constituer des éléments de preuve dans la procédure en cours.

Parmi les personnes entendues figure l’étudiant Toube Touré Ndiaye. Devant les enquêteurs, il a tenté de minimiser sa présence dans l’appartement en affirmant qu’il s’y était rendu uniquement pour boire du vin à l’invitation d’un ami. Il a nié toute participation à une rencontre sexuelle collective. Toutefois, au cours de son audition, il a reconnu être homosexuel depuis plusieurs années et a évoqué l’existence d’un partenaire qu’il présente comme un tradipraticien basé à Kaolack.

Au fil des auditions, plusieurs contradictions sont apparues dans les déclarations des personnes mises en cause. Certains suspects ont reconnu avoir entretenu des relations avec d’autres membres du groupe, tandis que d’autres ont d’abord tenté de nier avant d’être contredits par l’exploitation du contenu de leurs téléphones portables. Les enquêteurs ont en effet découvert dans certains appareils des messages jugés compromettants, des photographies intimes et des vidéos à caractère sexuel. D’après les éléments rapportés, certains membres auraient régulièrement échangé des photos d’eux nus avec leurs partenaires.

Les auditions ont également mis en lumière des relations croisées entre certains protagonistes. Ainsi, El Hadji Malick Paye, connu sous le pseudonyme de « Ass », a reconnu avoir entretenu une relation avec Alioune Badara Thiam, lequel a admis être bisexuel. Les enquêteurs ont par ailleurs découvert des sextapes impliquant plusieurs personnes présentes dans le dossier, ce qui confirmerait l’existence de liens étroits entre certains suspects.

Au cours des interrogatoires, plusieurs personnes interpellées ont tenté d’expliquer leur orientation ou leurs relations par des expériences traumatisantes vécues durant l’enfance. L’un des suspects a évoqué un viol subi à l’âge de 11 ans, tandis qu’un autre affirme avoir été agressé à plusieurs reprises par un proche lorsqu’il n’avait que 12 ans. Ces témoignages, consignés dans le dossier d’enquête, viennent ajouter une dimension humaine et psychologique à une affaire déjà particulièrement sensible.

Par ailleurs, l’enquête comporte également une dimension sanitaire préoccupante. Selon les informations rapportées par Libération, cinq des personnes mises en cause seraient séropositives. Cette situation soulève des inquiétudes supplémentaires, notamment dans le contexte d’accusations évoquant une possible transmission volontaire de maladies. Cet aspect du dossier pourrait donner lieu à des investigations complémentaires afin de déterminer les responsabilités éventuelles.

Accident à la Médina : Azoura Fall en garde à vue après une collision qui révèle un défaut de permis

Une simple collision survenue à l’aube dans le quartier de la Médina à Dakar s’est progressivement transformée en une affaire judiciaire aux multiples rebondissements. Ce qui, au départ, semblait être un banal accident de la circulation impliquant un blessé léger a finalement conduit à l’interpellation du conducteur et à l’ouverture d’une enquête plus large sur plusieurs infractions.

Les faits se sont produits mardi aux environs de 4h40 du matin sur l’avenue Malick Sy, à hauteur de la rue 12 de la Médina, non loin de la mosquée Suna Malick. Selon les informations rapportées par la presse, Assane Gueye, plus connu sous le surnom d’Azoura Fall, âgé de 34 ans et cultivateur de profession, conduisait une voiture de marque Volkswagen appartenant à Serigne Saliou Fall, qui la lui aurait prêtée.

Alors qu’il rentrait chez lui après le travail, le véhicule aurait percuté un jeune ressortissant guinéen, S. Barry, âgé de 20 ans. L’impact a provoqué une blessure légère chez la victime, mais c’est surtout la réaction immédiate de certaines personnes présentes sur les lieux qui a rapidement fait monter la tension.

En effet, des fidèles qui se trouvaient à proximité de la mosquée ont cru que le conducteur tentait de forcer le passage en direction du lieu de culte. Cette interprétation a déclenché une vive agitation autour du véhicule. Dans la confusion et la colère, plusieurs individus se seraient violemment retournés contre le conducteur.

La situation a alors dégénéré. La voiture a été prise pour cible et sérieusement endommagée. Le pare-brise a été brisé sous l’effet de jets de pierres et de coups portés par des personnes présentes dans la foule. Au milieu de cette agitation, la sacoche du conducteur aurait également disparu. Elle contenait une somme d’argent dont le montant exact n’a pas été précisé.

Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement pour prendre en charge la victime. Le jeune S. Barry a été évacué vers l’hôpital Abass Ndao où il a reçu les premiers soins. Les médecins ont constaté des blessures légères, notamment des égratignures et un traumatisme à la cheville, sans gravité apparente.

Après l’accident, le conducteur a été conduit au commissariat de la Médina afin d’être entendu dans le cadre de l’enquête ouverte sur cet incident. Comme le prévoit la procédure habituelle, les policiers ont procédé à la vérification de son identité et au contrôle de ses documents de conduite.

C’est à ce moment précis que l’affaire a pris une tournure inattendue. Interrogé sur son permis de conduire, Assane Gueye a d’abord affirmé l’avoir perdu. Cependant, face aux questions insistantes des enquêteurs et aux incohérences relevées dans ses déclarations, il a finalement reconnu qu’il n’avait jamais été titulaire d’un permis de conduire.

Pour tenter d’expliquer cette situation, il a indiqué disposer d’un brevet militaire de conduite et avoir entamé des démarches administratives afin de le faire reconnaître comme permis civil. Il a assuré que la procédure serait en cours. Toutefois, en l’absence de document officiel valide, rien ne l’autorisait légalement à conduire un véhicule sur la voie publique.

Cette révélation a immédiatement modifié la nature de la procédure engagée contre lui. Ce qui apparaissait initialement comme un accident de circulation avec blessures légères s’est transformé en une infraction au code de la route. Placé en garde à vue, le mis en cause devra désormais répondre de défaut de permis de conduire ainsi que de blessures involontaires sur la personne de S. Barry.

Le propriétaire du véhicule n’a pas non plus échappé aux poursuites. Serigne Saliou Fall a été placé en garde à vue à son tour. Il est soupçonné d’avoir confié son véhicule à une personne qui n’était pas titulaire d’un permis de conduire, un délit prévu et sanctionné par la législation routière.

Parallèlement à ces poursuites, l’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur les violences survenues après l’accident. Les enquêteurs tentent notamment d’identifier les individus impliqués dans les dégradations du véhicule et dans le vol de la sacoche appartenant au conducteur.

Recours de l’opposition contre la loi créant le CNRM : Abdou Mbow et ses collègues saisissent le Conseil constitutionnel

Le bras de fer autour du nouveau cadre de régulation des médias au Sénégal prend une nouvelle tournure. Ce mardi, le député Abdou Mbow a annoncé avoir saisi, avec plusieurs de ses collègues de l’opposition parlementaire, le Conseil constitutionnel d’un recours en inconstitutionnalité visant la loi 07/2026 portant création du Conseil national de régulation des médias (CNRM).

Dans un message publié sur son compte X, le parlementaire a indiqué que la procédure avait été officiellement engagée dans l’après-midi. « Nous avons déposé cet après-midi au Conseil constitutionnel un recours en inconstitutionnalité contre la loi 07/2026 portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du CNRM », a-t-il écrit. Le député n’a toutefois pas précisé, dans l’immédiat, les arguments juridiques avancés par les requérants pour contester cette loi.

Cette saisine intervient dans un climat déjà tendu autour de la réforme du système de régulation des médias au Sénégal. Adopté récemment par l’Assemblée nationale, le texte prévoit la mise en place d’un nouvel organe chargé d’encadrer et de superviser le secteur médiatique. Le Conseil national de régulation des médias doit ainsi remplacer le Conseil national de régulation de l’audiovisuel, avec un champ de compétences élargi et des prérogatives renforcées.

C’est précisément cette extension du périmètre de régulation qui suscite de vives critiques dans le milieu de la presse. Plusieurs organisations professionnelles estiment que certaines dispositions du texte pourraient porter atteinte aux libertés fondamentales, notamment à la liberté de la presse et d’expression. Elles dénoncent en particulier l’intégration des plateformes numériques dans le champ de compétence du nouveau régulateur, une mesure jugée préoccupante par une partie des acteurs du secteur.

Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal ainsi que le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication avaient déjà exprimé publiquement leurs réserves au moment de l’examen du projet de loi. Selon ces organisations, certains pouvoirs accordés au futur organe de régulation pourraient être interprétés comme une forme de contrôle excessif de l’État sur les médias.

Pour ses promoteurs, au contraire, la réforme vise avant tout à adapter le cadre de régulation aux mutations profondes du paysage médiatique, marqué par l’essor des médias en ligne et des plateformes numériques. Les autorités estiment qu’un dispositif plus moderne et plus large est nécessaire pour encadrer efficacement la circulation de l’information dans un environnement médiatique en constante évolution.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°693 – 11/03/2026

🔴 FAUSSES ACCUSATIONS – APPROPRIATION ILLÉGALE DE TERRAINS APPARTENANT À LA CDC ET ENCAISSEMENT INDU D’UNE SOMMÉ DE 02 MILLIARDS : ECOTRA TRAINE FADILOU KEÏTA EN JUSTICE
🔴 SORTIE DU MINISTRE DE LA SANTÉ IBRAHIMA SY DANS L’AFFAIRE SOFTCARE : LES SYNDICALISTES PRENNENT LE CONTREPIED DU MINISTRE

🔴 PROCÈS DES SUPPORTERS SÉNÉGALAIS : ME KABOU DÉTAILLE LES MOTIVATIONS DE L’APPEL

Usurpation d’identité numérique : la BCEAO dément fermement des propos attribués à Jean-Claude Kassi Brou

La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est montée au créneau pour dénoncer la diffusion de contenus trompeurs mettant en cause son gouverneur. Dans un communiqué publié le 9 mars 2026 à Dakar, l’institution monétaire a formellement démenti des propos attribués à son gouverneur, Jean-Claude Kassi Brou, dans une vidéo circulant sur plusieurs plateformes numériques.

Selon la BCEAO, ces contenus présentent un « prétendu débat télévisé » au cours duquel des déclarations auraient été faites par le gouverneur de l’institution. La banque centrale précise toutefois qu’il s’agit d’une mise en scène frauduleuse et que les propos relayés ne correspondent à aucune intervention réelle de Jean-Claude Kassi Brou.

Dans sa note officielle, l’institution souligne que ces publications diffusées sur les réseaux sociaux et certaines plateformes en ligne sont totalement infondées. Elle affirme qu’aucune émission de ce type n’a été enregistrée ou diffusée avec la participation du gouverneur, et que les déclarations qui lui sont attribuées sont dénuées de tout fondement.

Face à ce qu’elle considère comme une tentative d’usurpation d’identité numérique et de manipulation de l’opinion publique, la BCEAO appelle les citoyens à faire preuve de prudence dans la consommation et le partage d’informations circulant sur internet. L’institution invite le public à vérifier systématiquement l’authenticité des contenus et à se référer uniquement aux communications officielles diffusées sur ses canaux institutionnels.

La banque centrale rappelle également que ses prises de position et déclarations officielles sont publiées exclusivement à travers ses supports de communication reconnus, notamment ses communiqués officiels et ses plateformes numériques officielles.

Enfin, la BCEAO indique qu’elle se réserve le droit d’engager toutes les actions nécessaires contre les auteurs et les complices de ces actes qu’elle qualifie de frauduleux. L’institution entend ainsi protéger son image, celle de son gouverneur et préserver la crédibilité de ses communications face aux risques croissants de manipulation et de désinformation sur les réseaux sociaux.

Sénégal : 30 nouvelles zones d’incubation pour les PME annoncées

Le gouvernement sénégalais entend accélérer la dynamique de développement des petites et moyennes entreprises à travers la création prochaine de 30 nouvelles zones d’incubation réparties sur le territoire national. L’annonce a été faite à Dakar par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, à l’occasion du lancement du programme « Impact PME », présenté comme le plan de transformation de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME).

Ce programme vise à renforcer l’accompagnement des entrepreneurs sénégalais en mettant en place des structures d’appui au plus près des activités économiques locales. À travers ces nouvelles zones d’incubation, les autorités souhaitent rompre l’isolement auquel sont souvent confrontés les porteurs de projets et les jeunes entreprises, notamment en dehors des grands centres urbains.

Le projet, prévu sur une période de cinq ans, ambitionne d’offrir aux PME un environnement propice à leur développement. Les entreprises incubées pourront bénéficier de services complets comprenant l’hébergement, l’accès à des programmes de formation, ainsi que des services de conseil et d’accompagnement stratégique dès les premières phases de leur création. L’objectif est de faciliter la structuration des jeunes entreprises, d’améliorer leur compétitivité et de renforcer leur capacité à accéder aux marchés.

Pour soutenir cette ambition, le gouvernement prévoit également de renforcer les moyens financiers de l’ADEPME. Le ministre Serigne Guèye Diop a ainsi annoncé que le budget de l’agence devrait être doublé dès l’année prochaine. Cette augmentation des ressources vise à permettre à la structure d’accompagnement de mieux répondre aux besoins de financement du secteur des PME, estimés à près de 1 000 milliards de francs CFA.

Au-delà du soutien financier, les autorités souhaitent aussi encourager une plus grande implication du secteur bancaire dans le financement des petites et moyennes entreprises. Le plan de transformation prévoit ainsi de créer un cadre plus favorable pour inciter les institutions financières à accompagner davantage les entrepreneurs locaux.

Par ailleurs, la stratégie gouvernementale met l’accent sur la promotion internationale des produits sénégalais. Dans cette perspective, le concept « Made in Sénégal » occupera une place centrale dans le dispositif, avec l’ambition de valoriser les produits locaux et de renforcer leur présence sur les marchés internationaux.

En parallèle, le programme « Invest in Sénégal » vise à attirer davantage d’investissements étrangers et à mobiliser la diaspora sénégalaise autour des opportunités économiques offertes par la nouvelle politique industrielle du pays. L’objectif est de créer un écosystème favorable à l’innovation, à l’industrialisation et à la croissance durable des PME, considérées comme un levier essentiel du développement économique national.

Affaire Softcare : le SAMES et le SUTSAS contredisent le ministre Ibrahima Sy et annoncent une « grève imminente »

L’affaire Softcare continue de susciter de vives tensions dans le secteur de la santé au Sénégal. Depuis plusieurs mois, cette affaire fait polémique autour de la présumée utilisation de matières premières périmées dans la fabrication de serviettes hygiéniques et de couches pour bébés par l’entreprise Softcare. Alors que les autorités sanitaires tentaient d’apaiser les inquiétudes de l’opinion publique, les principaux syndicats du secteur viennent de raviver la controverse en contestant la position du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 5 mars, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy, avait tenté de clarifier la situation. S’appuyant sur les conclusions d’enquêtes menées par les services compétents de son département, il avait assuré que les produits fabriqués par l’entreprise Softcare ne présentent « aucun risque sanitaire pour les usagers ». Cette déclaration visait à rassurer les consommateurs et à mettre fin aux inquiétudes suscitées par les accusations relayées dans l’espace public.

Cependant, cette sortie du ministre n’a pas eu l’effet escompté. Bien au contraire, elle a provoqué une réaction ferme de la part de plusieurs syndicats du secteur de la santé. Ce mardi 10 mars, le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) et le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS) ont organisé à leur tour une conférence de presse pour contester les déclarations du ministre et exprimer leur profond désaccord avec la gestion du dossier.

Les deux organisations syndicales estiment que les déclarations du ministre ne reflètent pas la réalité de la situation et dénoncent ce qu’elles considèrent comme de graves dysfonctionnements au sein de l’Autorité de régulation pharmaceutique (ARP). Face à cette situation, elles ont annoncé leur intention de passer à l’action en engageant un mouvement de protestation.

« Face à cette situation, nous vous annonçons la perspective de luttes communes pour le retour de l’orthodoxie à l’Autorité de la réglementation pharmaceutique par une première et imminente grève commune régionale de Dakar puis secondairement nationale », ont déclaré les responsables syndicaux lors de la rencontre avec la presse.

Prenant la parole au nom de la sous-section SUTSAS de l’Autorité de régulation pharmaceutique, la responsable de la communication, Mariama Thiam, a également critiqué la position du ministre de la Santé. Selon elle, cette crise met en lumière des problèmes structurels dans la gouvernance de l’ARP. Elle a notamment regretté que le ministre ait choisi, selon ses mots, « d’être l’avocat de Softcare », allant jusqu’à désavouer publiquement des agents assermentés du secteur de la santé.

Les syndicalistes pointent également des manquements qu’ils jugent préoccupants dans le processus de fabrication et de traçabilité des produits de l’entreprise. Ils affirment que l’absence de mention légale obligatoire claire sur les produits finis constituerait un indice que l’usine ne respecte pas les exigences de traçabilité imposées par la réglementation. Pour eux, cette situation pourrait traduire l’absence d’un système de qualité conforme aux normes attendues dans l’industrie pharmaceutique et paramédicale.

Pour les organisations syndicales, ces éléments soulèvent des questions sérieuses quant au respect des règles de régulation dans le secteur et risquent de porter atteinte à l’indépendance ainsi qu’à la crédibilité du système de régulation pharmaceutique au Sénégal.

Dans ce contexte de forte tension, l’annonce d’une grève imminente dans le secteur de la santé pourrait accentuer la pression sur les autorités. L’évolution de ce bras de fer entre le ministère de la Santé et les syndicats sera suivie de près, alors que l’opinion publique attend davantage de clarifications sur cette affaire qui touche directement à la sécurité sanitaire des populations.

Accusations visant Ousmane Sonko : Me Moussa Diop maintient ses propos malgré une convocation jugée irrégulière

L’avocat et homme politique sénégalais Me Moussa Diop s’est retrouvé au cœur d’une controverse judiciaire et politique après avoir été entendu par la Sûreté urbaine de Dakar le lundi 9 mars. Cette audition fait suite à une saisine du Parquet général par le Premier ministre Ousmane Sonko, après des déclarations publiques de l’avocat mettant en cause ses relations avec des personnes appartenant au milieu homosexuel.

Convoqué dans les locaux de la police, Me Moussa Diop a passé une grande partie de la journée à la Sûreté urbaine avant d’être finalement autorisé à repartir libre. Selon ses explications, la procédure n’a pas pu aller plus loin en raison d’un vice de forme dans la convocation. L’avocat affirme que les règles encadrant la poursuite d’un membre du barreau n’ont pas été respectées.

Dans des propos rapportés par le quotidien L’Observateur, la robe noire s’est montrée ferme et sans regret concernant ses déclarations initiales. Il soutient qu’il ne reniera pas ses propos et assure disposer d’éléments pour les étayer. Selon lui, l’affaire n’en est pour l’instant qu’à un stade procédural. Il estime que les autorités se sont limitées à la forme et que le débat de fond n’a pas encore été abordé.

Cette affaire trouve son origine dans le débat politique autour de la législation sur l’homosexualité au Sénégal. Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment défendu devant les députés un projet de loi visant à durcir les peines existantes contre les actes homosexuels. Toutefois, ce choix a suscité des critiques dans certains milieux politiques et religieux qui attendaient plutôt une criminalisation explicite de l’homosexualité, conformément à certaines promesses faites durant la campagne ayant porté le parti Pastef au pouvoir.

Pour justifier la position du gouvernement, Ousmane Sonko avait expliqué devant l’Assemblée nationale que le durcissement des peines prévues par la loi produirait les mêmes effets qu’une criminalisation formelle. Cette position a alimenté le débat public et provoqué des réactions contrastées.

C’est dans ce contexte que Me Moussa Diop, invité sur un plateau de télévision, avait affirmé que le Premier ministre refuserait d’aller vers une criminalisation explicite en raison de relations amicales qu’il entretiendrait avec des personnes appartenant au milieu homosexuel. L’avocat a cependant tenu à préciser qu’il n’accusait pas Ousmane Sonko d’avoir commis des actes contre nature.

Selon lui, ses propos ont été mal interprétés. Il soutient avoir simplement évoqué l’existence de relations amicales avec des personnes issues de ce milieu, sans pour autant faire d’allégation concernant la vie privée ou les comportements personnels du chef du gouvernement. Pour illustrer son argument, il affirme que le fait d’avoir des amis appartenant à un secteur donné ne signifie pas que l’on partage leur profession ou leurs pratiques.

Sur le plan juridique, Me Moussa Diop conteste également la régularité de la procédure engagée contre lui. Il rappelle que, conformément aux dispositions encadrant le statut des avocats, toute convocation d’un membre du barreau doit obligatoirement passer par le Parquet général et non directement par le procureur. Selon lui, cette règle n’aurait pas été respectée dans son cas, ce qui expliquerait l’arrêt de la procédure à ce stade.

Pour l’heure, la convocation reste suspendue en attendant une éventuelle régularisation de la procédure. L’affaire pourrait toutefois connaître de nouveaux développements si les autorités judiciaires décident de reprendre la procédure dans le respect des formes prévues par la loi.

Accusations visant Ousmane Sonko : Me Moussa Diop maintient ses propos malgré une convocation jugée irrégulière

L’avocat et homme politique sénégalais Me Moussa Diop s’est retrouvé au cœur d’une controverse judiciaire et politique après avoir été entendu par la Sûreté urbaine de Dakar le lundi 9 mars. Cette audition fait suite à une saisine du Parquet général par le Premier ministre Ousmane Sonko, après des déclarations publiques de l’avocat mettant en cause ses relations avec des personnes appartenant au milieu homosexuel.

Convoqué dans les locaux de la police, Me Moussa Diop a passé une grande partie de la journée à la Sûreté urbaine avant d’être finalement autorisé à repartir libre. Selon ses explications, la procédure n’a pas pu aller plus loin en raison d’un vice de forme dans la convocation. L’avocat affirme que les règles encadrant la poursuite d’un membre du barreau n’ont pas été respectées.

Dans des propos rapportés par le quotidien L’Observateur, la robe noire s’est montrée ferme et sans regret concernant ses déclarations initiales. Il soutient qu’il ne reniera pas ses propos et assure disposer d’éléments pour les étayer. Selon lui, l’affaire n’en est pour l’instant qu’à un stade procédural. Il estime que les autorités se sont limitées à la forme et que le débat de fond n’a pas encore été abordé.

Cette affaire trouve son origine dans le débat politique autour de la législation sur l’homosexualité au Sénégal. Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment défendu devant les députés un projet de loi visant à durcir les peines existantes contre les actes homosexuels. Toutefois, ce choix a suscité des critiques dans certains milieux politiques et religieux qui attendaient plutôt une criminalisation explicite de l’homosexualité, conformément à certaines promesses faites durant la campagne ayant porté le parti Pastef au pouvoir.

Pour justifier la position du gouvernement, Ousmane Sonko avait expliqué devant l’Assemblée nationale que le durcissement des peines prévues par la loi produirait les mêmes effets qu’une criminalisation formelle. Cette position a alimenté le débat public et provoqué des réactions contrastées.

C’est dans ce contexte que Me Moussa Diop, invité sur un plateau de télévision, avait affirmé que le Premier ministre refuserait d’aller vers une criminalisation explicite en raison de relations amicales qu’il entretiendrait avec des personnes appartenant au milieu homosexuel. L’avocat a cependant tenu à préciser qu’il n’accusait pas Ousmane Sonko d’avoir commis des actes contre nature.

Selon lui, ses propos ont été mal interprétés. Il soutient avoir simplement évoqué l’existence de relations amicales avec des personnes issues de ce milieu, sans pour autant faire d’allégation concernant la vie privée ou les comportements personnels du chef du gouvernement. Pour illustrer son argument, il affirme que le fait d’avoir des amis appartenant à un secteur donné ne signifie pas que l’on partage leur profession ou leurs pratiques.

Sur le plan juridique, Me Moussa Diop conteste également la régularité de la procédure engagée contre lui. Il rappelle que, conformément aux dispositions encadrant le statut des avocats, toute convocation d’un membre du barreau doit obligatoirement passer par le Parquet général et non directement par le procureur. Selon lui, cette règle n’aurait pas été respectée dans son cas, ce qui expliquerait l’arrêt de la procédure à ce stade.

Pour l’heure, la convocation reste suspendue en attendant une éventuelle régularisation de la procédure. L’affaire pourrait toutefois connaître de nouveaux développements si les autorités judiciaires décident de reprendre la procédure dans le respect des formes prévues par la loi.

Coupe du monde 2026 : la FIFA exclut tout report malgré les tensions géopolitiques

À l’approche de la Coupe du monde 2026, les tensions géopolitiques observées au Moyen-Orient suscitent des interrogations sur le maintien du calendrier de la compétition. Toutefois, la FIFA se veut rassurante et écarte toute hypothèse de report du tournoi mondial. L’instance dirigeante du football international affirme que l’événement se tiendra comme prévu, du 11 juin au 19 juillet 2026, aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Le directeur des opérations de la FIFA, Heimo Schirgi, a tenu à clarifier la position de l’organisation face aux inquiétudes liées au contexte international. Selon lui, la Coupe du monde représente un rendez-vous sportif d’une telle ampleur qu’un report n’est tout simplement pas envisageable. Il a insisté sur l’importance mondiale de la compétition et sur les investissements logistiques, financiers et organisationnels qui rendent le respect du calendrier essentiel.

S’exprimant depuis Dallas, au Kay Bailey Hutchison Convention Center, qui abritera le centre international de diffusion de la compétition, le responsable de la FIFA a rappelé que les préparatifs se poursuivent sans perturbation majeure. Ce centre stratégique jouera un rôle clé pendant la compétition puisqu’il servira de plateforme centrale pour la production et la distribution des images et contenus audiovisuels de la Coupe du monde à destination des diffuseurs du monde entier.

Heimo Schirgi a également évoqué la participation des différentes sélections qualifiées, dans un contexte international marqué par certaines tensions diplomatiques et militaires. Il a exprimé l’espoir que toutes les équipes qui obtiendront leur qualification puissent participer au tournoi sans restriction. La FIFA mise sur la dimension universelle du football pour préserver l’esprit de la compétition et garantir la présence de l’ensemble des nations qualifiées.

Pour l’heure, aucune inquiétude particulière ne pèse sur la participation de l’Iran. La sélection iranienne est d’ailleurs déjà intégrée dans le groupe G, où elle doit affronter la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande lors de la phase de groupes. Cette configuration témoigne de la volonté de la FIFA de maintenir le déroulement normal de la compétition, indépendamment des tensions internationales.

La Coupe du monde 2026 s’annonce historique à plusieurs titres. Organisée pour la première fois par trois pays hôtes, elle réunira également un nombre record de 48 équipes, contre 32 lors des précédentes éditions. Ce format élargi devrait permettre à davantage de nations de participer à la phase finale, renforçant ainsi le caractère universel du tournoi.

Conflit au Moyen-Orient : l’escalade militaire et les menaces sur le pétrole inquiètent les marchés

Les tensions au Moyen-Orient continuent de s’intensifier à mesure que le conflit entre l’Iran, Israël et leurs alliés respectifs entre dans son onzième jour. Les attaques visant des infrastructures pétrolières et les menaces pesant sur le trafic maritime dans le Golfe ont ravivé les inquiétudes sur les marchés financiers internationaux, déjà fragilisés par l’incertitude géopolitique.

La situation s’est encore tendue mardi après plusieurs opérations militaires attribuées à l’Iran contre des installations énergétiques dans la région. Ces attaques, combinées aux menaces répétées de perturber la circulation maritime dans les voies stratégiques du Golfe, ont accentué la pression sur les cours du pétrole et renforcé les craintes d’un élargissement du conflit.

Dans ce climat de forte crispation diplomatique et militaire, la rhétorique entre les protagonistes reste particulièrement dure. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a averti que les États-Unis étaient prêts à mener de nouvelles frappes d’une ampleur exceptionnelle si la situation continuait de se détériorer. Selon lui, Washington n’exclut aucune option pour protéger ses intérêts et ceux de ses alliés dans la région.

Du côté iranien, les autorités ont adopté une posture tout aussi ferme. Les dirigeants de Téhéran ont rejeté toute perspective de négociation dans l’immédiat et ont adressé des menaces directes au président américain Donald Trump, accusé par l’Iran de vouloir intensifier la confrontation militaire.

Sur le terrain, les hostilités se poursuivent sur plusieurs fronts. L’Iran a mené de nouvelles attaques visant Israël ainsi que certains pays arabes du Golfe, élargissant ainsi le théâtre des opérations. Israël, considéré comme l’allié stratégique des États-Unis dans ce conflit, a rapidement riposté en lançant de nouvelles frappes aériennes sur la capitale iranienne, Téhéran, ainsi qu’au Liban.

Au Liban, l’armée israélienne poursuit ses affrontements avec le Hezbollah, mouvement armé soutenu par l’Iran. Cette confrontation fait craindre une extension du conflit à l’ensemble de la région, d’autant que le Hezbollah demeure l’un des principaux relais militaires de Téhéran au Moyen-Orient.

La tension est également montée d’un cran dans le Golfe. Les autorités des Émirats arabes unis ont annoncé la mort de deux nouvelles personnes à la suite d’une attaque impliquant neuf drones visant le territoire du pays. Les forces de défense émiraties ont indiqué avoir intercepté près de trois douzaines d’autres drones et missiles avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.

Cette multiplication des attaques, combinée aux menaces de blocage des routes maritimes stratégiques par lesquelles transite une part importante du commerce mondial de pétrole, nourrit les inquiétudes de la communauté internationale. Les analystes redoutent que toute perturbation durable du trafic maritime dans la région ne provoque une flambée des prix de l’énergie et un choc économique à l’échelle mondiale.

ONU : l’AFP apporte son soutien à la candidature de Macky Sall

L’Alliance des Forces de Progrès (AFP) a officiellement exprimé son soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies. La position du parti a été rendue publique par son secrétaire général, le député Mbaye Dione, qui s’est exprimé sur la question dans une interview accordée à Dakaractu.

À travers cette déclaration, l’AFP affiche clairement son ambition de peser dans ce dossier à forte portée diplomatique, estimant que la possible accession d’un Sénégalais à la tête de l’Organisation des Nations Unies constitue un enjeu stratégique pour le pays. Pour Mbaye Dione, cette perspective dépasse largement les considérations partisanes et doit être envisagée sous l’angle de l’intérêt national.

Dans son intervention, le secrétaire général du parti a également tenu à associer à cette dynamique le président d’honneur de l’AFP, Moustapha Niass. Ancien secrétaire général de la formation politique et ex-président de l’Assemblée nationale, Niass demeure une figure centrale de la vie politique sénégalaise et une référence historique pour son parti.

La relation politique entre Moustapha Niass et Macky Sall remonte à plusieurs années. Les deux hommes ont longtemps évolué dans des alliances et des dynamiques politiques communes, ce qui confère aujourd’hui à cette prise de position de l’AFP une dimension symbolique importante. Aux yeux de nombreux observateurs, ce soutien s’inscrit dans la continuité d’une proximité politique forgée au fil du temps.

Mbaye Dione a par ailleurs lancé un appel appuyé aux plus hautes autorités de l’État afin qu’elles s’approprient et défendent activement cette candidature. Il a notamment invité le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à soutenir cette initiative sur la scène internationale, estimant que le Sénégal gagnerait à parler d’une seule voix sur une question de cette envergure.

Pour le parlementaire, la perspective de voir un Sénégalais accéder au poste de Secrétaire général de l’ONU représente une opportunité historique pour le pays. Il considère qu’une telle responsabilité renforcerait considérablement le rayonnement diplomatique du Sénégal, tout en valorisant l’expertise et la crédibilité de ses dirigeants sur la scène internationale.

Droits des femmes : l’AFMP organise une journée de consultations juridiques et de réflexion à la Maison de la Presse

À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, l’Association des Femmes des Médias Publics (AFMP) a organisé, ce mardi 10 mars 2026, une journée de consultations juridiques suivie d’un panel de réflexion à la Maison de la Presse Babacar Touré. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique des activités du mois de mars consacrées à la promotion et à la défense des droits des femmes au Sénégal.

La rencontre a réuni plusieurs personnalités issues d’institutions nationales et de partenaires internationaux. Parmi les participants figuraient la vice-présidente de l’Assemblée nationale, des représentants de ONU Femmes, le Dr Aminata Sarr représentant le Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, ainsi que les ambassadrices du Luxembourg, de la Suède, de la Suisse et de la Pologne. Leur présence témoigne de l’intérêt accordé aux questions liées à l’égalité, à l’accès à la justice et à la protection des droits des femmes.

Placée sous le thème « Droits-Justice-Action », cette journée a été organisée en partenariat avec l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS), avec l’appui de ONU Femmes Sénégal et des ambassades partenaires. L’objectif principal était d’offrir un espace d’information, d’échange et d’accompagnement aux femmes confrontées à des difficultés juridiques, tout en sensibilisant davantage l’opinion publique sur les défis persistants en matière d’accès à la justice.

En effet, malgré les avancées législatives enregistrées ces dernières années au Sénégal, de nombreuses femmes continuent de rencontrer des obstacles pour faire valoir leurs droits. Les questions relatives au droit de la famille restent particulièrement sensibles, notamment celles liées au divorce, à la pension alimentaire ou encore à la garde des enfants. Dans ce contexte, l’AFMP a souhaité mettre en place une initiative concrète permettant aux femmes d’obtenir des conseils juridiques et d’être orientées vers les structures compétentes.

La présidente de l’AFMP, Matél Bocoum, également journaliste au quotidien Le Soleil, a expliqué que cette activité vise avant tout à répondre aux préoccupations réelles des femmes. Selon elle, l’accès à l’information juridique constitue un levier essentiel pour permettre aux femmes de mieux défendre leurs droits et de prendre des décisions éclairées.

Elle a souligné que, dans de nombreuses situations, certaines femmes hésitent encore à consulter des spécialistes du droit, soit par manque d’information, soit par crainte des procédures judiciaires. L’organisation de cette journée a donc pour ambition de réduire cette distance en favorisant un dialogue direct entre les femmes et les professionnels du droit.

Le programme de la rencontre comprend un panel animé par des magistrats autour de la question de l’accès des femmes à la justice. Ces échanges permettent d’aborder les obstacles rencontrés dans les procédures judiciaires, mais aussi les mécanismes existants pour accompagner les victimes de violences ou les femmes confrontées à des litiges familiaux. Les discussions ont également mis en lumière la nécessité de renforcer l’information juridique et l’accompagnement social afin de garantir une meilleure protection des droits des femmes.

À l’issue du panel, des consultations juridiques gratuites sont proposées aux femmes présentes ainsi qu’aux relais communautaires venus de différents horizons. Ces consultations offrent l’opportunité d’obtenir des conseils personnalisés, de comprendre les démarches à entreprendre et, le cas échéant, d’être orientées vers des structures d’assistance juridique ou sociale.

Au-delà de l’aspect juridique, l’AFMP souhaite également renforcer le rôle des médias dans la promotion des droits des femmes. Pour sa présidente, les plateformes médiatiques et les outils numériques représentent aujourd’hui des moyens essentiels pour sensibiliser l’opinion publique, diffuser l’information juridique et amplifier la voix des femmes dans l’espace public.

Audience au Palais : les architectes du Sénégal plaident pour une meilleure place dans les politiques d’aménagement

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mardi au Palais de la République une délégation du Conseil de l’Ordre des architectes du Sénégal conduite par son président, Massamba Lamsar Diop. Cette audience a constitué une occasion pour les représentants de la profession d’exposer au chef de l’État leurs préoccupations, mais aussi leurs ambitions pour un meilleur encadrement de l’architecture et de l’aménagement du cadre de vie au Sénégal.

Au cours de la rencontre, les échanges ont principalement porté sur la mission que s’est fixée le Conseil de l’Ordre : redonner toute sa place à la profession d’architecte dans la conception, la planification et l’aménagement des espaces de vie. Les architectes estiment en effet que leur expertise reste insuffisamment mobilisée dans de nombreux projets de construction et d’urbanisme, alors même que ces domaines jouent un rôle déterminant dans la qualité de vie des populations et dans le développement harmonieux des villes.

La délégation a également attiré l’attention du Président de la République sur les défis auxquels fait face l’écosystème de la construction au Sénégal. Parmi les préoccupations évoquées figure notamment la faible présence d’architectes au sein de l’administration publique. Selon le Conseil de l’Ordre, cette situation limite la prise en compte systématique des exigences architecturales et urbanistiques dans les projets publics, alors que la profession compte aujourd’hui 282 membres officiellement inscrits à l’Ordre.

Pour les responsables de l’Ordre, l’intégration plus importante des architectes dans les structures de décision et dans les institutions publiques pourrait contribuer à améliorer la qualité des infrastructures, à renforcer le respect des normes de construction et à promouvoir un urbanisme plus durable. Ils ont ainsi plaidé pour une collaboration plus étroite entre l’État, les collectivités territoriales et les professionnels du secteur.

Ziguinchor : la transformation locale du cajou, un levier de développement économique porté par le GIE Nabanco Kanou

À Ziguinchor, la filière cajou suscite de plus en plus d’espoir pour le développement économique local. Dans cette dynamique, le GIE Nabanco Kanou, dirigé par Malamine Camara, ambitionne de franchir une nouvelle étape : passer de la simple production de noix brutes à la transformation locale du cajou.

Un potentiel économique encore sous-exploité

Dans la région sud du Sénégal, la noix de cajou occupe une place croissante dans l’économie agricole. Pourtant, l’essentiel de la production continue d’être exporté sous forme brute vers les grands centres de transformation situés principalement en Asie, notamment en Inde et au Vietnam.

Pour de nombreux acteurs du secteur, cette situation prive les producteurs et les territoires ruraux d’une importante valeur ajoutée. La transformation locale permettrait en effet de multiplier les revenus, de créer des emplois et de renforcer l’économie régionale.

Le GIE Nabanco Kanou mise sur la valeur ajoutée

Conscient de ces enjeux, le GIE Nabanco Kanou souhaite se positionner comme un acteur de cette mutation économique. Le groupement regroupe aujourd’hui plus d’une centaine de producteurs exploitant plusieurs centaines d’hectares de plantations de cajou.

Avec une production collective estimée à près de 300 tonnes de noix brutes, le GIE dispose déjà d’une base productive significative. Mais pour ses responsables, l’objectif ne doit pas se limiter à la commercialisation de la matière première.

Le groupement travaille désormais à structurer l’ensemble de la chaîne de valeur : amélioration des techniques de récolte, renforcement des capacités de stockage, organisation de la la commercialisation et réduction des pertes après récolte.

Un enjeu d’emplois pour les jeunes et les femmes

La transformation locale du cajou représente également un enjeu social majeur. L’installation d’unités de décorticage et de transformation pourrait générer de nombreux emplois, notamment pour les jeunes et les femmes des zones rurales.

Dans un contexte marqué par le chômage et l’exode rural, le développement d’une industrie locale du cajou apparaît comme une opportunité stratégique pour dynamiser l’économie régionale.

Des défis à relever pour structurer la filière

Malgré les perspectives prometteuses, plusieurs défis restent à relever pour permettre à la filière cajou de franchir un cap. Les producteurs font notamment face à des contraintes liées au financement, à l’accès aux équipements industriels et à la structuration des circuits de commercialisation.

Le GIE Nabanco Kanou souhaite ainsi renforcer ses partenariats avec les acteurs institutionnels, les investisseurs et les structures d’appui au développement afin de concrétiser son projet de transformation locale.

Une ambition pour l’avenir de la Casamance

À travers cette initiative, les producteurs réunis au sein du GIE Nabanco Kanou espèrent contribuer à faire du cajou un véritable moteur de développement pour la région de Ziguinchor.

Au-delà de la production agricole, l’enjeu est désormais de bâtir une filière structurée capable de créer davantage de richesse localement et d’inscrire durablement la Casamance dans les circuits internationaux du commerce du cajou.

ASSOCIATION DE LA PRESSE POUR L’ENTRAIDE ET LA SOLIDARITÉ (APRES)

C’est avec beaucoup de regret que nous avons appris le rappel à Dieu de notre jeune frère, confrère et ami, Abdou Diouf Junior. Une perte immense pour la presse sénégalaise.

Abdou Diouf Junior était quelqu’un de très respectueux, humble, serviable et toujours disponible pour ses confrères. Son professionnalisme, sa gentillesse et son sens du travail bien fait resteront gravés dans les mémoires.
En ces moments douloureux, le Président et l’ensemble des membres de l’APRES présentent ses sincères condoléances à sa famille, aux confrères, à ses proches ainsi qu’à toute la grande famille de la presse sénégalaise.

Qu’ALLAH le TRÈS MISÉRICORDIEUX lui accorde Son pardon et l’accueille dans Son Paradis Céleste Firdaws.

Pour le secrétariat général de L’APRES
Aly Saleh

Convocation de Me Moussa Diop : l’avocat entendu ce mardi au Parquet général après ses propos visant Ousmane Sonko

Privilège de juridiction oblige, c’est finalement ce mardi que l’avocat Me Moussa Diop doit être entendu au Parquet général à partir de 12 heures. Cette convocation intervient dans le strict respect des dispositions qui encadrent le statut des avocats et les procédures particulières applicables lorsqu’ils sont impliqués dans une affaire judiciaire.

Selon le journal L’Observateur, cette audition fait suite à un soit-transmis émis par le Parquet après des propos publics tenus par l’avocat à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko. Lors de différentes interventions médiatiques, Me Moussa Diop avait notamment affirmé que le chef du gouvernement entretiendrait des relations d’amitié avec des personnes homosexuelles, des déclarations qui ont suscité de vives réactions dans l’espace public et politique.

Face à la procédure engagée contre lui, Me Moussa Diop a aussitôt invoqué son privilège de juridiction. Ce principe juridique prévoit qu’un avocat ne peut être entendu dans certaines conditions que par des autorités judiciaires spécifiques, notamment le Parquet général, afin de garantir le respect des règles propres à la profession. Cet argument a été soutenu par le Bâtonnat ainsi que par ses avocats, parmi lesquels Me El Hadji Diouf.

L’affaire a connu un premier développement lundi lorsque l’avocat s’est présenté dans les locaux de la Sûreté urbaine, installés au commissariat central de Dakar. Il y a passé une bonne partie de la journée pour les besoins de la procédure. Ce n’est que dans la soirée qu’il a quitté les lieux, après avoir été informé par les enquêteurs qu’il serait finalement convoqué devant le Parquet général, seule autorité habilitée à l’entendre dans le cadre de cette affaire en raison de son statut d’avocat.

Cette information a d’ailleurs été confirmée par Me Moussa Diop lui-même dans un entretien accordé au journal L’Observateur peu après sa sortie des locaux de la police. L’avocat, également connu pour son engagement politique, est membre de la coalition Diomaye Président et reste une figure active du débat public au Sénégal.

À l’origine de la polémique se trouvent des déclarations faites récemment lors de son passage dans l’émission « Quartier Général » diffusée sur la chaîne TFM. Au cours de cette émission consacrée à l’actualité nationale, notamment aux arrestations de plusieurs personnes soupçonnées d’homosexualité, Me Moussa Diop avait développé un argumentaire particulièrement critique. Il n’avait pas hésité à citer directement le Premier ministre Ousmane Sonko, affirmant que ce dernier compterait, selon lui, de nombreux amis homosexuels.

Ces propos, largement relayés sur les réseaux sociaux et dans les médias, ont rapidement attiré l’attention des autorités judiciaires et déclenché l’ouverture de la procédure qui conduit aujourd’hui à son audition devant le Parquet général.

Cheikh Oumar Diagne devant le tribunal des flagrants délits ce mercredi après ses propos sur l’affaire Abdoulaye Bâ

L’opposant Cheikh Oumar Diagne sera jugé ce mercredi 11 mars devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Arrêté vendredi dernier puis placé sous mandat de dépôt lundi à l’issue d’un retour de parquet, le secrétaire général du parti Rassemblement pour la vérité est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, l’affaire trouve son origine dans des déclarations faites par l’opposant lors de son passage dans l’émission « Grand Plateau » diffusée sur Sen TV. Au cours de cette intervention, Cheikh Oumar Diagne avait affirmé que le Premier ministre Ousmane Sonko aurait « assumé l’ordre de tuer » l’étudiant Abdoulaye Bâ, une déclaration qui a rapidement suscité de vives réactions dans l’espace public.

Convoqué puis entendu par les enquêteurs de la Sûreté urbaine, Cheikh Oumar Diagne a toutefois apporté des précisions lors de son audition. D’après Libération, il a sensiblement nuancé ses propos tenus à la télévision en expliquant que ses déclarations faisaient plutôt référence à une responsabilité morale et politique du chef du gouvernement, et non à une implication directe dans la mort de l’étudiant.

Face aux enquêteurs, l’opposant a soutenu que cette responsabilité découlerait du fait que le Premier ministre aurait reconnu avoir autorisé l’intervention des forces de l’ordre sur le campus universitaire au moment des événements. Pour Cheikh Oumar Diagne, son analyse relevait donc d’un commentaire politique dans le cadre d’un débat public contradictoire.

Toujours selon ses explications rapportées par le journal, il a également dénoncé une diffusion partielle de son intervention télévisée. Il estime que l’extrait qui circule largement et qui lui vaut aujourd’hui des poursuites aurait été tronqué, déformant ainsi le sens de ses propos et occultant les nuances qu’il avait apportées durant l’émission.

Affaire du réseau d’Ouest-Foire : le nom de Pape Cheikh Diallo surgit lors des interrogatoires menés par la DIC

Un nouveau développement inattendu est venu relancer l’enquête menée par la Division des investigations criminelles (DIC) dans l’affaire du réseau présumé découvert dans un appartement situé à Ouest-Foire. Alors que les enquêteurs poursuivent les auditions des personnes interpellées dans cette affaire impliquant Ouzin Keïta et plusieurs de ses proches, le nom de Pape Cheikh Diallo, déjà placé sous mandat de dépôt dans une autre procédure liée à des faits de mœurs, a fait irruption au cœur des interrogatoires.

Selon des révélations du quotidien Libération, ce rebondissement est apparu au cours de l’audition de P. S. Faye, également connu sous le nom de Mamadou Faye, l’un des quinze individus déférés ce lundi devant le parquet. Face aux enquêteurs, ce dernier aurait fait des déclarations qui ont retenu l’attention des policiers et qui ont contribué à élargir les ramifications de l’enquête.

D’après la même source, P. S. Faye a reconnu avoir été profondément inquiet après avoir appris l’arrestation de Pape Cheikh Diallo et les informations sensibles qui entouraient le dossier sanitaire évoqué dans cette affaire distincte. Pris de panique, il aurait confié aux enquêteurs s’être précipité dans un centre de santé afin d’effectuer un test de dépistage du VIH/Sida, craignant d’avoir été exposé à un risque.

Ces déclarations ont immédiatement suscité un intérêt particulier de la part des enquêteurs de la DIC, qui tentent désormais de comprendre si ce témoignage révèle l’existence de relations ou de contacts entre les différents protagonistes des deux affaires. Pour les enquêteurs, il s’agit de déterminer si la mention du nom de Pape Cheikh Diallo dans cette procédure n’est qu’un élément circonstanciel lié aux inquiétudes personnelles du témoin ou s’il existe des interactions plus profondes entre les personnes impliquées.

L’enquête ouverte autour de l’appartement d’Ouest-Foire continue ainsi de dévoiler progressivement ses ramifications. Depuis les premières interpellations, les auditions successives ont permis de mettre au jour un réseau dont les contours restent encore flous, mais qui implique plusieurs individus issus de milieux différents. Les quinze personnes déférées ce lundi sont désormais entre les mains de la justice, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin d’établir les responsabilités de chacun.

Avec l’apparition du nom de Pape Cheikh Diallo dans les procès-verbaux d’audition, les autorités judiciaires pourraient être amenées à examiner de plus près d’éventuelles connexions entre les deux dossiers. Pour l’heure, aucune indication officielle ne confirme l’existence d’un lien direct, mais les déclarations recueillies par la DIC constituent un nouvel élément que la justice devra analyser dans la suite de la procédure.

Affaire des flux financiers : la Chambre d’accusation financière conforte la position de Farba Ngom

La procédure judiciaire visant Farba Ngom connaît un tournant important. La Chambre d’accusation financière a rendu une décision qui apporte un soulagement notable au député-maire d’Agnam, en confirmant l’ordonnance du juge d’instruction qui l’avait placé sous contrôle judiciaire. Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, la juridiction a écarté l’essentiel des charges qui pesaient contre l’élu dans le cadre de l’enquête portant sur des flux financiers jugés suspects.

Au cœur du dossier se trouve la question de l’origine des fonds ayant alimenté certaines transactions financières. La Chambre d’accusation financière a estimé que les montants en cause relevaient de « deniers privés » et non de fonds publics détournés. Cette précision a joué un rôle central dans l’appréciation du dossier par les magistrats. L’argent, bien qu’issu du Trésor public dans le cadre de paiements pour des prestations, avait transité par les comptes de sociétés appartenant à Tahirou Sarr avant qu’une partie ne soit transférée vers des entreprises familiales liées à Farba Ngom. Pour la juridiction, ce circuit financier ne constitue pas, en l’état, la preuve d’un détournement de deniers publics.

Les juges ont ainsi considéré qu’aucun lien direct n’avait été établi entre ces virements et une perception illicite de fonds publics par l’élu. Cette analyse a fortement pesé dans la décision de maintenir Farba Ngom sous contrôle judiciaire plutôt que de le placer en détention.

De son côté, le Parquet financier avait sollicité un sursis à statuer. L’argument avancé reposait sur la possibilité de joindre cette affaire à celle impliquant Ndèye Seynabou Ndiaye, un dossier dans lequel une décision du Conseil constitutionnel est encore attendue. Cependant, la Chambre d’accusation financière n’a pas suivi cette position. Les magistrats ont estimé qu’il n’existait pas de lien suffisamment solide entre les deux procédures pour justifier un tel report. Ils ont également considéré que l’avis du Conseil constitutionnel n’était pas nécessaire pour se prononcer sur la question du maintien en détention ou non de Farba Ngom.

Dans son analyse, la juridiction a également relevé que les contestations soulevées par la défense du député-maire d’Agnam étaient sérieuses. Elle a rappelé qu’aucune preuve n’avait été présentée depuis l’ouverture de la procédure démontrant que des fonds publics auraient été directement versés dans les sociétés immobilières appartenant à Farba Ngom.

Les magistrats ont par ailleurs souligné un élément important du dossier : le co-inculpé de l’élu, Tahirou Sarr, avait déjà obtenu une liberté provisoire sur la base d’arguments similaires. Ce dernier avait produit des pièces justificatives attestant de l’origine et du circuit des virements concernés, ce qui avait contribué à fragiliser l’hypothèse d’un détournement de fonds publics.

Au terme de cet examen, la Chambre d’accusation financière a donc décidé de confirmer le placement de Farba Ngom sous contrôle judiciaire. Les juges ont notamment pris en compte le fait que l’intéressé dispose d’un domicile connu et présente des garanties de représentation suffisantes devant la justice.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°692 – 10/03/2026

🔴 ÉDUCATION- LE G7 LANCE SON SIXIÈME PLAN D’ACTION : LES ENSEIGNANTS INTRANSIGEANTS
🔴 APROXÉNÉTISME ET TRANSMISSION VOLONTAIRE DU VIH/SIDA : OUZIN KEÏTA TOMBE

🔴 SUPPORTERS SÉNÉGALAIS AU MAROC : LE PARQUET FAIT APPEL, RENDEZ-VOUS LE 16 MARS

Grève des enseignants au Sénégal : le G7 annonce un nouveau plan de lutte et intensifie la pression sur l’État

La tension monte dans le secteur de l’éducation au Sénégal. Le G7, regroupement de sept des principaux syndicats d’enseignants du pays, a rendu public son sixième plan d’action destiné à accentuer la pression sur les autorités afin d’obtenir des réponses concrètes à ses revendications. Cette nouvelle stratégie de mobilisation prévoit une série de mouvements d’humeur susceptibles de perturber le fonctionnement normal des établissements scolaires dans les prochains jours.

Dans le document rendu public, la coalition syndicale appelle les enseignants à boycotter plusieurs activités pédagogiques et administratives jugées essentielles au bon fonctionnement du système éducatif. Il s’agit notamment des évaluations scolaires, des cellules d’animation pédagogique, des activités sportives ainsi que de la formation initiale des élèves-maîtres. À travers ces mesures, les syndicats souhaitent exercer une pression supplémentaire sur le gouvernement afin de faire avancer les négociations en cours.

Le G7 demande également aux chefs d’établissement et aux inspecteurs de procéder à une rétention des informations administratives. Cette stratégie, souvent utilisée lors des mouvements syndicaux dans le secteur de l’éducation, vise à ralentir le fonctionnement du système administratif afin de contraindre les autorités à ouvrir des discussions plus approfondies sur les revendications des enseignants.

En parallèle, la coalition syndicale a établi un calendrier précis de mobilisation qui s’étale sur plusieurs jours. Les enseignants sont appelés à observer un débrayage à partir de 9 heures le mardi 10 mars 2026 dans les établissements scolaires. Cette première action sera suivie d’une grève totale le mercredi 11 mars 2026. La mobilisation doit se poursuivre le vendredi 13 mars 2026 avec une nouvelle grève générale des enseignants, accompagnée d’une conférence de presse destinée à informer l’opinion publique de l’évolution du mouvement et des positions des syndicats.

Le mouvement devrait atteindre son point culminant le lundi 16 mars 2026. Ce jour-là, un débrayage à partir de 9 heures est également prévu, suivi d’assemblées générales dans les établissements scolaires et dans les communes à travers les différentes régions du pays. Les syndicats ont également annoncé un grand rassemblement devant l’inspection de l’éducation et de la formation de Dakar-Plateau. Cette manifestation vise à mobiliser massivement les enseignants et à réaffirmer publiquement les revendications du G7.

À travers ce nouveau plan d’action, les syndicats affichent clairement leur détermination à maintenir la pression sur le gouvernement. Les revendications portent notamment sur l’amélioration des conditions de travail, la gestion du système éducatif et la prise en compte de plusieurs engagements jugés non respectés par les autorités.

Grève des enseignants au Sénégal : le G7 annonce un nouveau plan de lutte et intensifie la pression sur l’État

La tension monte dans le secteur de l’éducation au Sénégal. Le G7, regroupement de sept des principaux syndicats d’enseignants du pays, a rendu public son sixième plan d’action destiné à accentuer la pression sur les autorités afin d’obtenir des réponses concrètes à ses revendications. Cette nouvelle stratégie de mobilisation prévoit une série de mouvements d’humeur susceptibles de perturber le fonctionnement normal des établissements scolaires dans les prochains jours.

Dans le document rendu public, la coalition syndicale appelle les enseignants à boycotter plusieurs activités pédagogiques et administratives jugées essentielles au bon fonctionnement du système éducatif. Il s’agit notamment des évaluations scolaires, des cellules d’animation pédagogique, des activités sportives ainsi que de la formation initiale des élèves-maîtres. À travers ces mesures, les syndicats souhaitent exercer une pression supplémentaire sur le gouvernement afin de faire avancer les négociations en cours.

Le G7 demande également aux chefs d’établissement et aux inspecteurs de procéder à une rétention des informations administratives. Cette stratégie, souvent utilisée lors des mouvements syndicaux dans le secteur de l’éducation, vise à ralentir le fonctionnement du système administratif afin de contraindre les autorités à ouvrir des discussions plus approfondies sur les revendications des enseignants.

En parallèle, la coalition syndicale a établi un calendrier précis de mobilisation qui s’étale sur plusieurs jours. Les enseignants sont appelés à observer un débrayage à partir de 9 heures le mardi 10 mars 2026 dans les établissements scolaires. Cette première action sera suivie d’une grève totale le mercredi 11 mars 2026. La mobilisation doit se poursuivre le vendredi 13 mars 2026 avec une nouvelle grève générale des enseignants, accompagnée d’une conférence de presse destinée à informer l’opinion publique de l’évolution du mouvement et des positions des syndicats.

Le mouvement devrait atteindre son point culminant le lundi 16 mars 2026. Ce jour-là, un débrayage à partir de 9 heures est également prévu, suivi d’assemblées générales dans les établissements scolaires et dans les communes à travers les différentes régions du pays. Les syndicats ont également annoncé un grand rassemblement devant l’inspection de l’éducation et de la formation de Dakar-Plateau. Cette manifestation vise à mobiliser massivement les enseignants et à réaffirmer publiquement les revendications du G7.

À travers ce nouveau plan d’action, les syndicats affichent clairement leur détermination à maintenir la pression sur le gouvernement. Les revendications portent notamment sur l’amélioration des conditions de travail, la gestion du système éducatif et la prise en compte de plusieurs engagements jugés non respectés par les autorités.

Supposée diffusion de fausses nouvelles : Cheikh Oumar Diagne placé sous mandat de dépôt

Cheikh Oumar Diagne, ancien ministre conseiller du président Bassirou Diomaye Faye et secrétaire général du parti Rassemblement pour la Vérité / And Ci Dëgg (RV-ACD), a été placé sous mandat de dépôt ce lundi 9 mars 2026 à l’issue de son audition par le procureur de la République. Il devra comparaître devant le tribunal des flagrants délits de Dakar ce mercredi 11 mars pour répondre des accusations portées contre lui.

Cette décision intervient après plusieurs jours de procédure judiciaire. Le vendredi 6 mars, Cheikh Oumar Diagne avait été interpellé puis placé en garde à vue par les autorités judiciaires. Les poursuites engagées à son encontre portent sur des faits présumés de « diffusion de fausses nouvelles », une infraction prévue par le code pénal sénégalais.

Selon les éléments rapportés, l’ancien ministre conseiller est poursuivi pour des déclarations qu’il aurait faites publiquement à propos du décès de l’étudiant Abdoulaye Ba. Lors de ses prises de parole, il aurait évoqué la responsabilité du Premier ministre Ousmane Sonko dans ce drame, survenu dans un contexte de violents affrontements entre étudiants et forces de l’ordre à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

L’étudiant Abdoulaye Ba avait succombé à ses blessures après une chute du quatrième étage du campus social de l’université, au moment où la tension était particulièrement vive entre manifestants et forces de sécurité. Sa mort avait provoqué une onde de choc au sein de la communauté universitaire et déclenché une série de réactions politiques et citoyennes, alimentant un débat national sur les circonstances du drame et la gestion des événements.

C’est dans ce contexte sensible que les déclarations de Cheikh Oumar Diagne ont attiré l’attention des autorités judiciaires. Celles-ci considèrent que ses propos pourraient relever de la diffusion de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public ou de porter atteinte à des institutions de l’État.

Avant le placement sous mandat de dépôt de son client, Me Hosni Maati, l’un de ses avocats, avait indiqué que Cheikh Oumar Diagne restait confiant quant à l’issue de la procédure. Selon lui, l’ancien ministre conseiller « demeure pleinement confiant dans le fait que le droit et les principes fondamentaux de liberté d’expression prévaudront ».

Le procès prévu ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar devrait ainsi permettre d’examiner les circonstances exactes des déclarations incriminées, ainsi que leur portée juridique. L’audience est attendue avec attention, dans un climat où la question de la liberté d’expression et de la responsabilité dans la diffusion d’informations sensibles reste au cœur du débat public.

Sénégalais détenus au Maroc : un appel inattendu relance le dossier des 18 compatriotes

Une nouvelle évolution vient compliquer le dossier des 18 Sénégalais détenus au Maroc. Alors que l’affaire semblait se diriger vers une phase de clarification après les décisions rendues en première instance, l’annonce d’un appel introduit par le parquet et la partie civile marocains a plongé les proches des détenus dans une vive incompréhension.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’ASC Lébougui, collectif engagé dans la défense des détenus, a évoqué une « situation confuse » après avoir été informée de cette procédure inattendue. Selon l’organisation, leur avocat, Me Patrick Kabou, chargé de la défense des ressortissants sénégalais, a été contacté par le greffier du tribunal qui lui a indiqué que l’audience en appel serait programmée pour le 16 mars 2026.

Cette annonce suscite toutefois de nombreuses interrogations au sein du collectif. En effet, selon les éléments avancés par la défense, le délai légal pour introduire un appel semblait déjà écoulé. Les 18 Sénégalais avaient été condamnés le 19 février 2026 par le tribunal de première instance. En tenant compte du délai légal de dix jours prévu pour contester la décision, la date limite pour interjeter appel devait théoriquement expirer le 5 mars dernier.

D’après les explications de l’avocat, aucune des parties impliquées dans la procédure ne semblait avoir manifesté l’intention de contester le jugement avant cette échéance. Le greffier du tribunal de première instance lui aurait même assuré qu’un certificat de non-appel lui serait remis rapidement, attestant qu’aucune contestation n’avait été déposée dans les délais réglementaires. Cette démarche administrative avait d’ailleurs été engagée par la défense depuis le 6 mars.

C’est donc dans ce contexte que l’annonce d’une audience en appel, fixée au 16 mars, a provoqué une forte surprise parmi les soutiens des détenus. Pour l’ASC Lébougui, cette évolution est difficile à comprendre et soulève des inquiétudes quant à la suite de la procédure judiciaire. Le collectif redoute notamment un éventuel durcissement des condamnations prononcées en première instance, alors que plusieurs voix plaident plutôt pour une désescalade dans ce dossier sensible.

Dans son message, l’organisation citoyenne a également lancé un appel direct au roi du Maroc, Mohammed VI. Le collectif espère que le souverain marocain pourra intervenir afin de préserver la qualité des relations historiques entre le Maroc et le Sénégal et favoriser un climat d’apaisement autour de cette affaire.

Parallèlement, l’ASC Lébougui exhorte les autorités sénégalaises à s’impliquer davantage dans la défense de leurs ressortissants. Selon le collectif, la gestion de ce dossier ne doit pas se limiter au cadre judiciaire et nécessite également une mobilisation diplomatique pour garantir les droits des 18 détenus et assurer un traitement équitable de leur situation.

Sénégalais détenus au Maroc : un appel inattendu relance le dossier des 18 compatriotes

Une nouvelle évolution vient compliquer le dossier des 18 Sénégalais détenus au Maroc. Alors que l’affaire semblait se diriger vers une phase de clarification après les décisions rendues en première instance, l’annonce d’un appel introduit par le parquet et la partie civile marocains a plongé les proches des détenus dans une vive incompréhension.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’ASC Lébougui, collectif engagé dans la défense des détenus, a évoqué une « situation confuse » après avoir été informée de cette procédure inattendue. Selon l’organisation, leur avocat, Me Patrick Kabou, chargé de la défense des ressortissants sénégalais, a été contacté par le greffier du tribunal qui lui a indiqué que l’audience en appel serait programmée pour le 16 mars 2026.

Cette annonce suscite toutefois de nombreuses interrogations au sein du collectif. En effet, selon les éléments avancés par la défense, le délai légal pour introduire un appel semblait déjà écoulé. Les 18 Sénégalais avaient été condamnés le 19 février 2026 par le tribunal de première instance. En tenant compte du délai légal de dix jours prévu pour contester la décision, la date limite pour interjeter appel devait théoriquement expirer le 5 mars dernier.

D’après les explications de l’avocat, aucune des parties impliquées dans la procédure ne semblait avoir manifesté l’intention de contester le jugement avant cette échéance. Le greffier du tribunal de première instance lui aurait même assuré qu’un certificat de non-appel lui serait remis rapidement, attestant qu’aucune contestation n’avait été déposée dans les délais réglementaires. Cette démarche administrative avait d’ailleurs été engagée par la défense depuis le 6 mars.

C’est donc dans ce contexte que l’annonce d’une audience en appel, fixée au 16 mars, a provoqué une forte surprise parmi les soutiens des détenus. Pour l’ASC Lébougui, cette évolution est difficile à comprendre et soulève des inquiétudes quant à la suite de la procédure judiciaire. Le collectif redoute notamment un éventuel durcissement des condamnations prononcées en première instance, alors que plusieurs voix plaident plutôt pour une désescalade dans ce dossier sensible.

Dans son message, l’organisation citoyenne a également lancé un appel direct au roi du Maroc, Mohammed VI. Le collectif espère que le souverain marocain pourra intervenir afin de préserver la qualité des relations historiques entre le Maroc et le Sénégal et favoriser un climat d’apaisement autour de cette affaire.

Parallèlement, l’ASC Lébougui exhorte les autorités sénégalaises à s’impliquer davantage dans la défense de leurs ressortissants. Selon le collectif, la gestion de ce dossier ne doit pas se limiter au cadre judiciaire et nécessite également une mobilisation diplomatique pour garantir les droits des 18 détenus et assurer un traitement équitable de leur situation.

ZAC Mbao-Ramadan: L’association « Presse Bi » offre des Ndogou aux Daaras…

‎Dans le cadre de ses actions citoyennes, l’association « Presse Bi » de ZAC Mbao a offert des Ndogou au Daara situé dans la localité.

‎Une initiative dénommer « kay ndogou » qui vise a raffermir la solidarité et l’entraide.

‎Une occasion qui y’a permis aux talibés de passer des moments de symbiose ensemble.

ZAC Mbao-Ramadan: L'association "Presse Bi" offre des Ndogou aux Daaras...

Grand-Yoff face aux litiges fonciers :

La commune se lève pour défendre ses terres

La tension monte à Grand-Yoff. Depuis plusieurs semaines, les habitants dénoncent une série de litiges fonciers qui menacent leur droit à la terre et à l’habitat. Récemment, c’est le marché du porc, appelé Bignona, qui se retrouve au cœur de la polémique. Les autorités locales, appuyées par des collectifs citoyens, accusent certains acteurs privés de manœuvres visant à s’approprier des parcelles au détriment des populations.

Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 9 mars 2026 à la mairie de Grand-Yoff, les représentants de la commune ont averti que la situation ne saurait perdurer. Ils ont lancé un appel solennel à la vigilance et à la mobilisation populaire.

« Nous ne resterons pas les bras croisés pendant que nos terres sont spoliées », a déclaré l’adjoint au maire, El Hadji Omar Ndiaye.

« Aujourd’hui, notre territoire est menacé de toutes parts par des opérations de déguerpissement et des attributions foncières contestables, qui fragilisent aussi bien les équipements publics que les populations les plus vulnérables. Il est devenu impératif que les plus hautes autorités prennent la mesure de la situation et agissent, sans délai, pour faire cesser ces pratiques. Ces dernières années, on assiste à une recrudescence de titres fonciers et de baux attribués sans aucune concertation avec la collectivité territoriale, et bien souvent en violation des règles les plus élémentaires d’urbanisme et de domanialité publique », a expliqué M. Ndiaye.

À titre illustratif, plusieurs situations jugées particulièrement graves ont été portées à la connaissance de l’opinion publique. L’emprise du service de l’état civil de Grand-Yoff, infrastructure publique essentielle, est aujourd’hui revendiquée sur une superficie de 88 m² par un particulier qui envisagerait d’y édifier une boulangerie. Une telle appropriation, si elle aboutissait, porterait gravement atteinte à la continuité du service public et à la dignité des usagers.

Dans le quartier de Khar Yalla, ce sont 22 familles qui vivent dans la psychose d’une expulsion imminente, après qu’un tiers a produit un titre de propriété au nom de son défunt père. Ces familles, installées de longue date, se retrouvent aujourd’hui plongées dans une insécurité juridique et humaine jugée intolérable.

Le stade municipal de Grand-Yoff, pourtant classé en zone d’équipement dans les documents d’urbanisme, aurait en partie été cédé à des particuliers par la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN HLM). Plus inquiétant encore, des emprises relevant des voiries et réseaux divers (VRD) — voies publiques, trottoirs et espaces de circulation — feraient également l’objet de cessions irrégulières, compromettant ainsi toute planification urbaine cohérente.

Le marché du porc de Grand-Yoff, appelé Bignona, seul marché spécialisé du Sénégal dans ce domaine et implanté sur son site depuis 1989, est lui aussi menacé. Une superficie de 500 m² aurait fait l’objet d’un bail attribué à l’Église protestante, selon une information émanant de la Direction générale de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols. Une situation jugée incompréhensible par les autorités locales, alors que le site est occupé depuis plus de trente ans par des activités commerciales structurantes pour l’économie locale.

Selon les responsables communaux, ces différentes affaires mettent en lumière une dérive inquiétante dans l’attribution des baux, souvent délivrés sans avis préalable des collectivités locales, sans enquête publique et sans prise en compte des réalités sociales et urbaines du territoire. Ces pratiques seraient à l’origine de nombreux conflits fonciers et nourriraient un profond sentiment d’injustice et d’abandon au sein des populations.

Malimine Seye, chargé de la question du foncier à Grand-Yoff, affirme que ce problème ne date pas d’aujourd’hui.

« Trop, c’est trop. C’est un combat citoyen. C’est notre propre problème. C’est pourquoi j’appelle à l’union de toute la population de Grand-Yoff. Nous allons nous battre pour nos terres et, si les autorités étatiques ne réagissent pas, le pire peut se produire, car nous ne céderons jamais », a assuré le porte-parole de la population.

La commune de Grand-Yoff appelle solennellement les autorités compétentes à :

suspendre immédiatement toute procédure d’attribution ou de cession portant sur des équipements publics ou des zones d’habitation établies ; procéder à un audit technique et juridique de l’ensemble des titres et baux émis récemment sur le territoire communal ; associer systématiquement la collectivité territoriale à toute décision d’affectation ou de désaffectation du sol, conformément à l’esprit de la décentralisation et au Code général des collectivités territoriales ; garantir la protection des populations contre toute mesure d’expulsion sommaire, en privilégiant le dialogue et la recherche de solutions concertées.

Pour marquer leur détermination, les autorités locales et les habitants de Grand-Yoff annoncent une grande mobilisation ce mercredi au marché du porc, appelé Bignona. Cette manifestation vise à sensibiliser l’opinion publique et à interpeller les autorités compétentes sur l’urgence de trouver une solution équitable et transparente.

En conclusion, M. Ndiaye estime qu’il est temps que l’État réagisse avec fermeté et clarté.

« Grand-Yoff n’est pas une terre sans maître. C’est une commune bâtie par l’effort collectif de ses habitants, un territoire où chaque rue, chaque marché, chaque école raconte l’histoire d’une communauté unie. La préserver, c’est respecter la loi, protéger les droits des citoyens et honorer l’idéal républicain. La commune de Grand-Yoff reste engagée à défendre ces principes et invite l’État à se tenir à ses côtés pour éviter le pire », a-t-il conclu.

Sûreté urbaine de Dakar : Me Moussa Diop conteste la régularité de sa convocation et saisit le bâtonnier

L’avocat Me Moussa Diop, inscrit au barreau de Paris, s’est présenté ce lundi matin dans les locaux du Commissariat central de Dakar après avoir été convoqué par la Sûreté urbaine de Dakar. Arrivé vers 10 heures, il s’y trouvait toujours plusieurs heures après le début de son audition. Toutefois, aucune décision n’a été prise à son encontre pour le moment, la procédure étant contestée par ses avocats qui dénoncent des irrégularités et affirment bloquer son déroulement.

Selon les informations rapportées par Seneweb, la défense de Me Moussa Diop s’oppose à la manière dont la convocation a été effectuée, estimant qu’elle ne respecte pas les dispositions légales encadrant l’audition d’un avocat dans le cadre d’une enquête préliminaire. Pour ses conseils, la procédure engagée par la police constitue une violation des règles de droit applicables à la profession d’avocat.

Me El Hadj Diouf, qui fait partie de la défense, a notamment invoqué l’article 46, qu’il considère comme explicite sur la question. Selon lui, un avocat ne peut pas être convoqué directement par la police dans le cadre d’une enquête préliminaire. « Aucun avocat ne peut être convoqué par la police. Seul un magistrat désigné par le procureur général peut entendre un avocat dans le cadre d’une enquête préliminaire. L’article 46 est très clair », a-t-il déclaré avec fermeté.

L’avocat estime également que les droits de son confrère ont été violés. Il rappelle que Me Moussa Diop, bien qu’inscrit au barreau de Paris, bénéficie des mêmes garanties et protections juridiques que les avocats inscrits au barreau de Dakar. Cette protection découlerait, selon lui, de la convention judiciaire liant le Sénégal et la France, qui prévoit une reconnaissance mutuelle des statuts et privilèges de juridiction des avocats exerçant dans les deux pays. « Aujourd’hui, on a violé les droits d’un avocat inscrit en France », a-t-il dénoncé.

Face à cette situation, les avocats de Me Moussa Diop demandent l’arrêt immédiat de la procédure. Ils affirment avoir saisi le bâtonnier de l’Ordre des avocats, afin qu’il intervienne pour faire respecter les règles de la profession. Selon leurs informations, le bâtonnier aurait déjà adressé une correspondance au commissaire en charge du dossier pour lui rappeler que Me Moussa Diop bénéficie du même privilège de juridiction que les avocats inscrits au barreau de Dakar.

Cette convocation intervient dans un contexte particulier. Il est reproché à Me Moussa Diop des propos tenus sur un plateau de télévision, au cours desquels il aurait affirmé que le chef du gouvernement sénégalais, Ousmane Sonko, aurait entretenu des relations amicales avec des homosexuels. Ces déclarations, qui ont suscité de vives réactions, seraient à l’origine de l’ouverture d’une enquête et de sa convocation par les services de police.

Pour l’heure, l’issue de cette affaire reste incertaine. La défense maintient que la procédure engagée est irrégulière et exige qu’elle soit interrompue, tandis que l’évolution du dossier dépendra notamment de la position du parquet et des suites données à la saisine du bâtonnier. Cette affaire relance ainsi le débat sur les garanties juridiques accordées aux avocats et sur le respect des procédures dans le cadre des enquêtes préliminaires.

Fermeture temporaire des restaurants universitaires à Saint-Louis : le CROUS riposte aux Journées sans tickets

Au nord-ouest du Sénégal, le Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis a annoncé ce lundi 9 mars la fermeture temporaire de ses restaurants universitaires. Cette décision intervient à la suite des Journées sans tickets organisées par la coordination des étudiants de Saint-Louis, durant lesquelles les étudiants ont pu accéder gratuitement aux restaurants sans en avoir légalement le droit.

Dans un communiqué officiel, l’institution a indiqué que toute initiative similaire à l’avenir entraînerait la fermeture immédiate des restaurants universitaires, sans préavis ni annonce préalable. Cette mesure vise à mettre fin à ce type de mobilisation qui perturbe le fonctionnement normal des services alimentaires sur le campus.

Le campus social de l’Université de Saint-Louis, à l’instar des autres établissements d’enseignement supérieur du pays, traverse depuis plusieurs mois une période de tensions. Les étudiants réclament notamment le paiement des arriérés de bourses et demandent d’être consultés avant toute modification du système de bourses. Ces revendications reflètent un malaise profond lié à la gestion des aides financières destinées aux apprenants et à la nécessité d’un dialogue plus transparent entre les autorités universitaires et les étudiants.

Deux jeunes orpailleurs meurent dans des accidents distincts à Kédougou

Le week-end dernier, la zone aurifère de Kédougou, dans le sud-est du pays, a été le théâtre de deux tragédies impliquant de jeunes orpailleurs. Selon des sources sécuritaires de l’Agence de Presse Sénégalaise, ces incidents sont survenus dans deux villages distincts du département de Saraya, Saiensoutou et Bondala.

Le premier drame a été signalé samedi 7 mars, en fin d’après-midi, près du village de Saiensoutou. Un passant a découvert le corps sans vie d’un homme flottant dans un fossé aux abords du village et a immédiatement alerté les autorités. Âgé de 33 ans et exerçant comme orpailleur dans la zone, la victime était déjà dans un état avancé de décomposition au moment de sa découverte. Les informations indiquent que le corps a été inhumé sur place.

Le lendemain, dimanche 8 mars, un autre incident mortel est survenu sur un site d’orpaillage situé à proximité du village de Bondala. Selon les sources sécuritaires, un jeune homme a perdu la vie à la suite d’un éboulement alors qu’il s’abritait sous une formation rocheuse pour échapper à la chaleur. La structure a soudainement cédé, l’ensevelissant sous les débris. Malgré les efforts de ses camarades pour le dégager, il n’a pas pu être sauvé. Le corps de la victime, âgé de 25 ans et résidant à Saiensoutou, a été évacué vers la morgue de l’hôpital régional de Kédougou.

Pape Diop soutient la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU

L’ancien maire de Dakar et président de la Convergence démocratique Bokk Gis-Gis a choisi de rompre son silence politique pour afficher publiquement son soutien à l’ancien président de la République dans le cadre d’une éventuelle candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Dans un communiqué officiel, il a appelé à percevoir cette initiative comme une cause nationale et continentale, dépassant ainsi les clivages politiques internes.

Longtemps discret sur la scène politique sénégalaise, le leader de Bokk Gis-Gis souligne que la perspective de voir un ancien chef d’État sénégalais briguer la direction de l’ONU représente une opportunité majeure pour le pays et pour le continent africain. Selon lui, cette ambition doit être considérée comme un levier de rayonnement international, capable de renforcer la place du Sénégal dans les instances diplomatiques mondiales.

Dans son message, il rappelle les différentes responsabilités exercées par l’ancien président au sommet de l’État, ainsi que son implication dans des institutions internationales et africaines. Pour Pape Diop, cette expérience constitue un atout indéniable qui pourrait légitimer et renforcer la candidature au secrétariat général de l’ONU.

Le dirigeant politique insiste également sur l’importance symbolique et honorifique de cette démarche, qu’il qualifie de grande fierté pour le Sénégal et pour l’Afrique. Il appelle à un élan de solidarité patriotique et panafricaniste, soulignant que le soutien à cette candidature doit dépasser les divergences politiques pour se concentrer sur l’intérêt national et continental.

La Convergence démocratique Bokk Gis-Gis s’inscrit pleinement dans cette dynamique de soutien. Le parti indique sa volonté de participer activement à la mobilisation autour de la candidature et de contribuer à sa promotion sur la scène diplomatique internationale, mettant en avant l’importance stratégique du poste de secrétaire général de l’ONU dans le système multilatéral mondial.

Rumeur de pénurie de carburant et de gaz : Petrosen dément et rassure sur l’approvisionnement au Sénégal

La société pétrolière nationale du Sénégal, Petrosen, a formellement démenti les informations relayées ces dernières heures sur les réseaux sociaux faisant état d’une supposée pénurie imminente de carburant et de gaz dans le pays. Dans un communiqué officiel publié par sa direction générale, l’entreprise affirme que ces rumeurs sont totalement infondées et ne correspondent en rien à la réalité de la situation énergétique nationale.

Selon Petrosen, un faux communiqué attribué à la société a été largement partagé sur plusieurs plateformes numériques, annonçant à tort une rupture prochaine de l’approvisionnement en gaz, en essence et en gasoil sur l’ensemble du territoire sénégalais. L’entreprise précise qu’elle n’est en aucun cas à l’origine de ce document et dénonce une tentative de désinformation susceptible de créer la confusion et l’inquiétude au sein de l’opinion publique.

Face à cette situation, Petrosen a tenu à rassurer les populations et les acteurs économiques en soulignant que l’approvisionnement du pays en produits pétroliers et gaziers se déroule normalement. L’entreprise indique que toutes les opérations liées à l’importation, au stockage et à la distribution des hydrocarbures se poursuivent sans aucune perturbation. Ce dispositif, mis en place en collaboration avec les autorités publiques et l’ensemble des acteurs du secteur énergétique, permet selon la société de garantir la disponibilité continue du carburant et du gaz sur le marché national.

La direction de Petrosen rappelle également que le système d’approvisionnement du Sénégal repose sur une organisation rigoureuse qui implique plusieurs structures publiques et privées chargées d’assurer la régularité de l’offre. Dans ce cadre, aucune difficulté majeure n’a été signalée pouvant entraîner une pénurie ou une tension sur les produits pétroliers.

Dans son communiqué, la société pétrolière nationale invite ainsi les citoyens à faire preuve de vigilance face à la circulation de fausses informations, particulièrement sur les réseaux sociaux où les contenus non vérifiés peuvent rapidement se propager et provoquer des réactions injustifiées. Elle recommande vivement au public de se référer uniquement aux sources officielles pour toute information relative à l’énergie, notamment les communications diffusées par Petrosen et par le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines.

Petrosen indique par ailleurs qu’elle se réserve le droit d’engager les procédures nécessaires contre les personnes à l’origine de ces fausses informations ainsi que contre celles qui participeraient à leur diffusion. L’entreprise estime que la propagation de telles rumeurs peut porter atteinte à la tranquillité publique et créer une psychose inutile au sein de la population.

Entrée au Sénégal : le gouvernement assouplit les exigences liées au carnet international de vaccination

Le Ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a annoncé, ce lundi 9 mars 2026, une mise à jour des conditions d’entrée sur le territoire sénégalais, notamment en ce qui concerne la présentation des certificats internationaux de vaccination. L’information a été rendue publique à travers un communiqué officiel diffusé depuis Dakar, siège de l’institution diplomatique.

Dans ce document, les autorités sénégalaises précisent que cette révision concerne principalement les exigences sanitaires applicables aux voyageurs arrivant au Sénégal. Elle vise à apporter des clarifications sur les règles entourant la présentation des carnets de vaccination internationaux, documents fréquemment exigés lors des déplacements internationaux afin de limiter la propagation de certaines maladies transmissibles.

Selon le communiqué, les nouvelles dispositions établissent une distinction entre les voyageurs provenant de pays confrontés à des situations d’épidémie ou d’endémie et ceux venant de zones considérées comme ne présentant pas de risques sanitaires particuliers. Pour les ressortissants de ces derniers pays, certaines vaccinations ne constituent désormais plus une obligation administrative pour accéder au territoire sénégalais.

Les autorités indiquent ainsi que plusieurs vaccins restent fortement recommandés dans une logique de prévention sanitaire. Il s’agit notamment du vaccin contre la fièvre jaune, du vaccin combiné contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, du vaccin contre la rougeole, ainsi que des vaccins contre les hépatites A et B. Bien que ces immunisations soient vivement conseillées par les autorités sanitaires, leur présentation sous forme de certificat international ne constitue plus une condition systématique d’entrée pour les voyageurs venant de pays non touchés par des épidémies.

Le ministère souligne par ailleurs que la présentation d’un carnet international de vaccination n’est plus obligatoire pour accéder au territoire sénégalais dans les cas mentionnés. Cette précision marque un assouplissement des formalités administratives pour de nombreux voyageurs internationaux, tout en maintenant un cadre sanitaire basé sur la prévention et la responsabilité individuelle.

À travers cette mise à jour, les autorités entendent faciliter la mobilité internationale vers le Sénégal tout en conservant un niveau élevé de vigilance sanitaire. Les recommandations vaccinales demeurent en effet au cœur de la stratégie de prévention des autorités, qui rappellent que ces mesures contribuent à protéger non seulement les voyageurs, mais également les populations locales.

Scandale présumé de sextorsion à Dakar : l’artiste Ouzin Keita et treize personnes en garde à vue dans une enquête explosive

Une affaire aux allures de scandale secoue actuellement Dakar et sa banlieue. L’artiste Ousseynou Keita, plus connu sous le nom de Ouzin Keita, figure parmi quatorze personnes placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant sur proxénétisme, chantage, extorsion de fonds, actes contre-nature, consommation de drogue et transmission volontaire du VIH/Sida. L’information, révélée par le quotidien L’Observateur, met en lumière un dossier particulièrement sensible qui pourrait révéler l’existence d’un réseau aux pratiques controversées.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’affaire trouve son origine dans une opération qui semblait au départ relativement classique. Des éléments de la Division des investigations criminelles ont mené une descente dans un appartement situé à Ouest-Foire, dans le cadre d’investigations liées à une supposée consommation de drogue. Sur place, les policiers découvrent plusieurs comprimés d’ecstasy, dont certains auraient déjà été consommés.

Mais la fouille approfondie de l’appartement va rapidement donner une autre dimension à l’intervention. Les enquêteurs mettent également la main sur une importante quantité de lubrifiants et de préservatifs. Ces découvertes, jugées inhabituelles dans ce contexte, poussent les limiers à approfondir leurs investigations et à exploiter les téléphones portables retrouvés sur les lieux.

Au total, quatorze personnes âgées de 14 à 39 ans sont interpellées lors de l’opération. Parmi elles figure Ouzin Keita, 39 ans, domicilié aux Parcelles Assainies, que les enquêteurs considèrent comme une figure centrale du dossier. Les autres suspects proviennent de différents quartiers de la banlieue dakaroise, notamment Pikine, Grand-Yoff, Camberène et les Parcelles Assainies.

Parmi les personnes arrêtées figurent plusieurs jeunes adultes, dont certains à peine majeurs. Les enquêteurs ont également identifié un mineur âgé de 14 ans, ce qui confère à l’affaire une gravité particulière. L’ensemble des suspects a été placé en garde à vue afin de permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations.

L’exploitation des téléphones saisis lors de l’opération aurait permis de faire émerger des éléments troublants. Selon les informations rapportées, les enquêteurs soupçonnent l’existence d’un système de sextorsion. Le mode opératoire présumé serait basé sur l’enregistrement de relations sexuelles à l’insu des partenaires. Les images obtenues auraient ensuite été utilisées pour faire pression sur les victimes.

Toujours selon les premières conclusions de l’enquête, certaines victimes auraient été menacées de voir leurs vidéos intimes diffusées sur internet si elles refusaient de verser de l’argent aux auteurs du chantage. Les policiers poursuivent actuellement l’exploitation des appareils électroniques afin d’identifier d’éventuelles victimes et de déterminer l’ampleur réelle du réseau présumé.

L’audition d’Ouzin Keita aurait également apporté un élément particulièrement sensible au dossier. L’artiste aurait reconnu devant les enquêteurs être séropositif. Cette déclaration prend une dimension judiciaire importante dans la mesure où l’un des chefs d’accusation évoqués dans l’enquête concerne la transmission volontaire du VIH/Sida.

Face à la gravité de ces accusations, les personnes interpellées auraient accepté de se soumettre volontairement à des tests de dépistage afin de déterminer leur statut sérologique. Les résultats pourraient constituer un élément déterminant dans la suite de la procédure.

Par ailleurs, l’enquête pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours. Lors de son audition, Ouzin Keita aurait évoqué à plusieurs reprises un individu surnommé Ass, qu’il aurait présenté comme son fils spirituel. Les messages retrouvés dans les téléphones des suspects, jugés ambigus par les enquêteurs, soulèvent des interrogations sur la nature de leur relation.

Cet individu fait désormais l’objet de recherches actives. Les enquêteurs s’intéressent également à une femme présentée comme la possible organisatrice du réseau présumé. Selon les éléments recueillis, elle aurait joué un rôle central dans les activités de racolage et dans les opérations de chantage visant les victimes.

Idrissa Seck attendu pour le 4 avril après avoir reçu la Médaille de la dignité

La perspective de la célébration de la fête de l’Indépendance, prévue le 4 avril prochain à Thiès, pourrait être marquée par la présence d’une figure politique majeure du pays. Idrissa Seck, ancien Premier ministre et ancien maire de Thiès, est en effet attendu dans la capitale du Rail pour prendre part aux festivités aux côtés des populations locales.

C’est Yankhoba Diattara, ancien ministre des Sports et responsable politique originaire de la région, qui a évoqué cette possibilité. Selon lui, la présence d’Idrissa Seck serait tout à fait naturelle au regard de son attachement à Thiès et de son rôle dans la vie politique nationale. Il a rappelé que l’ancien Premier ministre a toujours répondu présent lors des grands moments de la Nation et de l’État. D’après Yankhoba Diattara, si son agenda le permet, Idrissa Seck pourrait être présent pour accueillir le président de la République et célébrer avec les habitants de Thiès la fête nationale.

Cette déclaration a été faite en marge d’une cérémonie organisée par la mairie de Thiès, au cours de laquelle plusieurs personnalités de la ville ont été honorées. À cette occasion, dix figures marquantes de la Cité du Rail ont reçu la Médaille de la dignité, une distinction destinée à saluer leur contribution au rayonnement de la ville et du pays.

Parmi les récipiendaires figure Idrissa Seck, dont le parcours politique et l’influence dans la région de Thiès restent significatifs. Ancien maire de la ville et ancien Premier ministre du Sénégal, il demeure une personnalité incontournable dans l’histoire politique récente du pays.

D’autres personnalités de renom ont également été distinguées lors de cette cérémonie. L’archevêque de Dakar, monseigneur André Guèye, ancien évêque de Thiès, a été honoré pour son engagement religieux et social. Le guide religieux Serigne Mounirou Ndiéguène figure également parmi les décorés, tout comme l’inspecteur du Trésor à la retraite Mayoro Fall, salué pour sa carrière et sa contribution à l’administration publique.

Quitter la version mobile