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Fatick : deux bergers interpellés après une violente confrontation avec la Brs, 54 kg de chanvre indien saisis

Une opération antidrogue à haut risque a été menée avec succès par la Brigade régionale des stupéfiants (Brs) de Fatick, qui a procédé à l’interpellation de deux jeunes bergers et à la saisie de 54 kilogrammes de chanvre indien. Les faits, rapportés par L’Observateur, se sont déroulés mardi en fin de journée dans une zone forestière, au terme d’une intervention marquée par une forte tension entre les forces de l’ordre et les suspects.

Tout est parti d’un signalement faisant état de la présence d’individus au comportement suspect se dirigeant vers la forêt. Alertés, les éléments de la Brs ont immédiatement déployé une patrouille et mis en place une filature discrète. Après plusieurs minutes d’observation, les agents découvrent deux hommes assis à proximité de trois gros colis dissimulés dans la végétation.

À la vue des forces de l’ordre, la situation dégénère rapidement. Les suspects adoptent une attitude ouvertement hostile, brandissant des machettes et proférant des menaces dans une tentative d’intimidation visant à contraindre les agents à se retirer. Malgré cette résistance violente, les éléments de la Brs parviennent, après une brève mais vive confrontation, à maîtriser les deux individus.

Placés en garde à vue, les mis en cause ont été identifiés comme S. Dieng, âgé de 19 ans, berger né à Khelkom, et S. Kâ, 22 ans, berger né à Mbirkilane. Lors des premières auditions, ils ont reconnu les faits. Selon leurs déclarations rapportées par L’Observateur, ils auraient été recrutés pour assurer le transport d’une importante quantité de drogue depuis Bakanding, en Gambie, jusqu’au village de Samba Guèye, dans la commune de Karang, en contrepartie d’une somme de 100 000 francs CFA.

Les deux jeunes hommes ont également indiqué agir pour le compte d’un commanditaire présumé nommé Mamadou, qui devait réceptionner la marchandise à Kaffrine. Les trois colis saisis contenaient des blocs de chanvre indien pour un poids total de 54 kilogrammes, répartis en trois lots de 18 kilogrammes chacun.

Le Fongip condamné à verser plus de 35 millions FCfa à deux ex-employés pour licenciement abusif

La justice sociale a tranché en faveur des travailleurs. Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) a été condamné par le tribunal du travail à verser plus de 35 millions de francs CFA à deux de ses anciens employés, Amadou Sy et Safiétou Dieng, licenciés quelques mois après l’arrivée de l’Administratrice générale Ndèye Fatou Mbodj Diattara. L’information est rapportée par le quotidien Les Échos.

Présentés comme des agents modèles au sein de l’institution, Amadou Sy et Safiétou Dieng totalisaient plusieurs années de service au Fongip. Toutefois, peu de temps après la prise de fonction de la nouvelle direction générale, ils ont été affectés à des postes situés à l’intérieur du pays. Une décision administrative qui a, selon plusieurs sources, été à l’origine de tensions entre la direction et les deux employés concernés.

Dans la foulée, l’Administratrice générale aurait procédé à une relecture minutieuse des archives de la structure. C’est à cette occasion que des absences antérieures auraient été relevées, certaines remontant à des périodes bien antérieures à sa nomination à la tête du Fongip. Sur cette base, des demandes d’explication ont été adressées à Amadou Sy et à Safiétou Dieng. Bien que les deux agents aient répondu aux courriers qui leur ont été notifiés, leurs explications n’auraient pas convaincu la direction.

Sans attendre davantage, des lettres de licenciement leur ont été signifiées pour absence non justifiée. Amadou Sy s’est vu reprocher sept jours d’absence, tandis que Safiétou Dieng aurait été absente environ quatorze jours. Estimant que ces sanctions étaient disproportionnées et constituaient des licenciements abusifs, les deux ex-employés ont décidé de porter l’affaire devant le tribunal du travail.

Après plusieurs mois de procédure, la juridiction a rendu sa décision en leur faveur. Selon Les Échos, le tribunal a condamné le Fongip à verser à Amadou Sy la somme de 15 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts pour licenciement abusif. À ce montant s’ajoutent 4 345 000 francs CFA correspondant aux indemnités de préavis, ainsi qu’une somme de 500 000 francs CFA pour non-délivrance d’un certificat de travail conforme.

S’agissant de Safiétou Dieng, le tribunal a accordé 14 millions de francs CFA pour licenciement abusif, 3 297 000 francs CFA au titre des indemnités de préavis, et également 500 000 francs CFA pour non-délivrance d’un certificat de travail conforme. Au total, la condamnation financière prononcée contre le Fongip dépasse largement les 35 millions de francs CFA.

Finale de la CAN Maroc 2025 : lourdes sanctions de la CAF contre le Sénégal, le Maroc, des joueurs et des officiels

La Confédération africaine de football (CAF) a rendu son verdict après les incidents ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies Maroc 2025. À l’issue de l’examen des rapports officiels et des différentes procédures engagées, la Commission de discipline de l’instance continentale a prononcé une série de sanctions à l’encontre de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), ainsi que de plusieurs joueurs et membres des staffs techniques des deux sélections.

Ces décisions interviennent à la suite de comportements jugés contraires aux principes de fair-play, de loyauté, d’intégrité et au respect du jeu, tels que définis par le Code disciplinaire de la CAF. La finale, très disputée et marquée par une forte tension, a donné lieu à des scènes d’énervement, de contestation et à des actes considérés comme préjudiciables à l’image du football africain.

Concernant le Sénégal, la sanction la plus lourde vise le sélectionneur national, Pape Bouna Thiaw. Le technicien des Lions a écopé d’une suspension de cinq matchs officiels de la CAF pour conduite antisportive, ainsi que pour des propos et comportements ayant, selon la Commission de discipline, discrédité le jeu. À cette suspension s’ajoute une amende de 100 000 dollars américains.

Deux joueurs sénégalais sont également concernés. Iliman Cheikh Baroy Ndiaye et Ismaïla Sarr ont chacun été suspendus pour deux matchs officiels de la CAF, en raison de leur comportement antisportif envers l’arbitre de la rencontre. La CAF a estimé que leurs attitudes constituaient une violation manifeste des règles encadrant le respect de l’autorité arbitrale.

Sur le plan collectif, la Fédération Sénégalaise de Football a été lourdement sanctionnée sur plusieurs volets. Elle devra s’acquitter d’une amende de 300 000 dollars pour la conduite inappropriée de certains supporters sénégalais, dont les agissements ont, selon la CAF, jeté le discrédit sur le football. Une autre amende de 300 000 dollars a été infligée pour le comportement antisportif des joueurs et du staff technique sénégalais durant la finale, un comportement jugé contraire aux principes de fair-play, de loyauté et d’intégrité. Enfin, la FSF a écopé d’une amende supplémentaire de 15 000 dollars pour mauvaise conduite de l’équipe nationale, cinq joueurs ayant reçu des avertissements au cours de la rencontre.

Du côté marocain, plusieurs sanctions individuelles et collectives ont également été prononcées. Le défenseur Achraf Hakimi a été suspendu pour deux matchs officiels de la CAF, dont un avec sursis pendant une période d’un an, pour comportement antisportif. Son coéquipier Ismaël Saibari a, quant à lui, été suspendu pour trois matchs officiels de la CAF et condamné à une amende de 100 000 dollars pour des faits similaires.

La Fédération Royale Marocaine de Football a aussi été sanctionnée financièrement. Elle devra payer 200 000 dollars pour le comportement inapproprié des ramasseurs de balles lors de la finale. Une autre amende de 100 000 dollars a été infligée pour la conduite des joueurs et membres du staff marocain qui ont envahi la zone de visionnage de la VAR et entravé le travail de l’arbitre. À cela s’ajoute une amende de 15 000 dollars pour l’utilisation de lasers par certains supporters marocains dans les tribunes.

Par ailleurs, la Commission de discipline de la CAF s’est prononcée sur la protestation introduite par la FRMF, qui accusait la Fédération Sénégalaise de Football de violations des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. Après examen, cette protestation a été purement et simplement rejetée par l’instance disciplinaire, qui n’a pas retenu les griefs formulés par la partie marocaine.

À travers ces décisions, la CAF entend envoyer un message fort aux fédérations, aux joueurs, aux staffs techniques et aux supporters, en rappelant que la tolérance zéro reste de mise face aux comportements portant atteinte à l’éthique sportive. Ces sanctions pourraient avoir des répercussions importantes sur les prochaines compétitions continentales, notamment pour les sélections concernées, appelées à revoir leurs dispositifs disciplinaires afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent.

Manifeste “Dundal PS” : l’appel à la renaissance du Parti socialisteDakar, 28 janvier 2026 – Un groupe de responsables et de militants du Parti socialiste (PS) a rendu public un manifeste intitulé « Dundal PS – Faire revivre le Parti socialiste », une contribution politique majeure qui se veut à la fois un diagnostic lucide, un acte de responsabilité et un appel à la refondation d’une formation historique aujourd’hui en crise.

S’inspirant des sagesses africaines « Nit nitay garabam » et « Ubuntu », les signataires rappellent que le socialisme sénégalais, tel que pensé par Léopold Sédar Senghor, repose sur l’interdépendance, la solidarité et la responsabilité collective. Pour eux, ces valeurs doivent redevenir le socle philosophique et éthique du Parti socialiste.

Un héritage politique menacé

Le manifeste souligne que le PS n’est pas une organisation politique ordinaire, mais un patrimoine historique qui a contribué à l’indépendance, à la construction de l’État moderne, à l’enracinement de la démocratie et à la promotion de la justice sociale au Sénégal. De Senghor à Abdou Diouf, en passant par Ousmane Tanor Dieng, le Parti socialiste a longtemps été un pilier central de la vie politique nationale et internationale.

Cependant, depuis l’alternance de 2000 et plus encore après le décès d’Ousmane Tanor Dieng en 2019, le Parti s’est progressivement installé dans une léthargie inquiétante. Malgré des tentatives de réorganisation et un rôle déterminant dans la dynamique ayant conduit à l’alternance de 2012, les auteurs du manifeste estiment que l’identité politique du PS s’est diluée, notamment au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar.

Une crise profonde et multidimensionnelle

Le texte dresse un constat sans concession : effondrement électoral marqué par l’élection d’un seul député lors des législatives de 2024, invisibilité médiatique, absence de projet politique lisible, structures organisationnelles obsolètes, démobilisation des militants et déficit de leadership.

Selon les signataires, reconnaître cette situation n’est ni un règlement de comptes ni une autoflagellation, mais un acte de loyauté envers le Parti et son histoire. Ils dénoncent également des initiatives de relance jugées « cosmétiques », sans vision claire, souvent réduites à des activités d’animation sans contenu politique réel.

Rompre avec l’immobilisme

Face à ce qu’ils qualifient d’« immobilisme destructeur », les auteurs du manifeste appellent à changer radicalement de méthode. Le congrès sans cesse annoncé puis reporté, l’absence de consultation réelle de la base et l’inefficacité de la Commission spéciale de relance sont pointés comme des symboles de l’impasse actuelle.

Le manifeste « Dundal PS » se veut ainsi un tournant, visant à rompre avec les illusions d’action et à ouvrir une nouvelle voie de reconstruction.

Le Parti socialiste qu’ils veulent

Les signataires appellent à bâtir un Parti socialiste :

vivant, producteur d’idées, présent dans les débats nationaux et sur les espaces médiatiques et numériques ;
renforcé, avec des structures allégées, modernisées, une relecture critique des statuts et une organisation plus professionnelle ;
rassemblé, fondé sur le débat démocratique, la compétence, la légitimité et la cohésion, au-delà des clivages personnels.
Une attention particulière est accordée à la jeunesse, aux femmes, à la diaspora et aux compétences émergentes, appelées à jouer un rôle central dans la prise de décision et le renouvellement du leadership.

Un appel à l’action collective

À travers ce manifeste, les initiateurs lancent un appel solennel à tous les militants socialistes, aux forces sociales, aux intellectuels et aux citoyens attachés aux valeurs de justice, de solidarité et de démocratie, afin de porter ensemble cette dynamique de renaissance.

« Le Parti socialiste peut vaciller, mais il ne doit pas disparaître », concluent-ils, affirmant que seul le courage de dire la vérité et la volonté de reconstruire collectivement permettront au PS de redevenir une force politique crédible et une alternative pour gouverner le Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°660 – 29/01/2026

🔴 VIOLATION DE LA LOI SUR L’ACCÈS À L’INFORMATION CONFORMÉMENT À L’ARTICLE 30 : IBRAHIMA H. DEM VA TRADUIRE SONKO ET DIBA À LA BARRE
🔴 LA « CONVENTION DES CADRES RÉPUBLICAINS » SUR L’AFFAIRE PAPE MALICK NDOUR DÉNONCE : « UN DOSSIER SANS BASE JURIDIQUE OU RATIONNELLE »

🔴 DÉRAPAGES EN FINALE : 430 MILLIONS FCFA À PAYER POUR LE SÉNÉGAL

Société – Leadership féminin et inclusion : Isseu Gaye Darry prend les rênes du Comité des Femmes de la FSAPH

La Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (FSAPH) a franchi une étape majeure dans la promotion du leadership féminin avec l’élection officielle de Madame Isseu Gaye Darry à la présidence du Comité des Femmes (CF). Cette nomination traduit une volonté affirmée de placer les femmes handicapées au cœur des décisions stratégiques du mouvement associatif national.

Organe clé de la FSAPH, le Comité des Femmes œuvre pour l’autonomisation et la représentation des femmes handicapées, tout en promouvant leur inclusion sociale et économique. Consciente des enjeux liés à cette responsabilité, la nouvelle présidente a annoncé que son mandat sera axé sur le renforcement de la participation active des femmes handicapées dans toutes les sphères de la société, ainsi que sur l’intensification du plaidoyer en faveur de leurs droits et de leur bien-être.

Lors de la cérémonie d’installation, Isseu Gaye Darry a souligné l’urgence de créer des opportunités concrètes pour les femmes handicapées, notamment à travers la formation professionnelle, l’accès à l’emploi, le soutien à l’entrepreneuriat et leur intégration dans les instances décisionnelles des associations.

« Notre objectif est de démontrer que le handicap n’est pas un frein au leadership, mais une force capable de transformer nos communautés », a-t-elle déclaré.

Les observateurs estiment que cette transition intervient à un moment crucial, alors que les questions liées à l’inclusion des femmes et des personnes handicapées occupent une place centrale dans les débats politiques et sociaux au Sénégal. En investissant ce rôle stratégique, le Comité des Femmes s’impose comme un véritable moteur de changement et un modèle d’empowerment féminin, au-delà même des frontières nationales.

Ce renouvellement du leadership envoie également un signal fort aux partenaires institutionnels et financiers. La FSAPH ambitionne d’intensifier ses collaborations afin de soutenir les initiatives portées par les femmes handicapées, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’insertion économique.

Ainsi, au-delà du caractère protocolaire de la cérémonie, cette élection marque une étape déterminante dans le renforcement du pouvoir d’action des femmes handicapées, consolidant leur rôle d’actrices incontournables du développement inclusif au Sénégal.

À Kaolack, une solution locale soulage les charges agricoles

Dans un contexte marqué par la flambée des coûts des intrants agricoles et une dépendance persistante aux importations alimentaires, une initiative locale retient l’attention à Kaolack. Portée par Cheikh Baye Mbaye Niass Al Kaolackhy, chef religieux et entrepreneur agricole, la culture de l’Azolla — rebaptisée SUURAL JUR — s’impose progressivement comme une alternative crédible aux solutions conventionnelles.

Contrairement aux projets agricoles lourds, souvent dépendants de financements extérieurs, SUURAL JUR repose sur une approche low-cost, écologique et adaptée aux réalités locales. Il s’agit d’une fougère aquatique à croissance rapide, capable de produire une biomasse riche en protéines, utilisable à la fois comme aliment pour le bétail et fertilisant naturel.

Une réponse locale à la crise des intrants

Dans les zones rurales sénégalaises, la hausse continue des prix des aliments pour bétail et des engrais chimiques pèse lourdement sur les exploitations familiales. L’Azolla apparaît ici comme une réponse pragmatique et accessible. Cultivable sur de petites surfaces, avec peu d’eau et sans produits chimiques, elle permet de réduire considérablement les charges de production.

Selon les expérimentations menées à Kaolack depuis mars 2025, SUURAL JUR contribue à :

diminuer les coûts d’alimentation animale ; améliorer la fertilité des sols sans recours aux engrais industriels ; renforcer l’autonomie des producteurs.

Kaolack, un terrain d’expérimentation grandeur nature

La région de Kaolack sert aujourd’hui de zone pilote pour évaluer l’adaptabilité de l’Azolla aux conditions climatiques locales. La plante a été observée sur l’ensemble des saisons, y compris durant l’hivernage, avec des résultats jugés satisfaisants par les acteurs impliqués.

Cette phase expérimentale vise à démontrer que des solutions agricoles innovantes peuvent émerger en dehors des circuits institutionnels classiques, à partir de l’expérience de terrain et du savoir paysan, enrichis par des connaissances issues de la recherche internationale.

Une démarche à contre-courant du marché

Autre particularité du projet : l’Azolla est distribuée gratuitement aux agriculteurs et éleveurs intéressés. Aucun modèle de vente, aucune logique de brevet ou de rente n’accompagnent, pour l’instant, cette initiative.

Ce choix assumé rompt avec les pratiques dominantes du secteur agricole, généralement structurées autour de la commercialisation des intrants. Pour son initiateur, l’objectif est clair : favoriser l’appropriation collective de la solution avant toute considération économique.

Un potentiel stratégique pour les politiques agricoles

Au-delà de l’initiative individuelle, SUURAL JUR interpelle les décideurs publics sur une question centrale : comment intégrer des innovations locales, peu coûteuses et écologiquement durables dans les politiques nationales de souveraineté alimentaire ?

À Kaolack, l’Azolla n’est plus seulement une plante expérimentale. Elle devient le symbole d’une agriculture repensée, fondée sur l’autonomie, la sobriété et la valorisation des ressources locales.

Hommage à Halima Gadji : l’actrice inhumée au cimetière de Yoff

Dakar a dit adieu ce mercredi 28 janvier 2026 à l’une de ses figures emblématiques du cinéma et de la télévision, Halima Gadji. Après la levée du corps à 15 heures (GMT) à l’hôpital général de Grand Yoff, l’actrice a été inhumée aux alentours de 16 heures au cimetière de Yoff, en présence de sa famille, de proches, de nombreuses personnalités ainsi que de plusieurs acteurs et professionnels du monde culturel et cinématographique sénégalais.

Le décès de Halima Gadji, survenu le 26 janvier suite à un malaise, a provoqué une vive émotion au sein du public et du milieu artistique. Révélée au grand public grâce à son rôle marquant de Marième Dial dans la série à succès « Maîtresse d’un homme marié », produite par Marodi en 2019, l’actrice avait su captiver par son talent et sa présence à l’écran. Son rôle dans cette série, qui avait rencontré un large succès au Sénégal et dans d’autres pays africains, a consolidé sa réputation de comédienne accomplie et appréciée.

Au-delà de cette série emblématique, Halima Gadji a contribué à enrichir le paysage audiovisuel africain en participant à plusieurs films et productions télévisuelles au Sénégal, en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays du continent. Sa carrière, marquée par la diversité de ses rôles et la justesse de son jeu, lui a permis de se distinguer comme une actrice polyvalente capable de toucher différents publics.

La cérémonie d’inhumation a été empreinte de recueillement et de témoignages d’affection. Plusieurs acteurs et actrices qui ont travaillé avec elle ont salué sa générosité, sa passion pour le métier et sa capacité à inspirer les jeunes talents du cinéma sénégalais. Des proches et collègues ont également évoqué son engagement envers la culture et sa volonté de promouvoir le cinéma africain à l’échelle internationale.

Le départ d’Halima Gadji laisse un vide dans le monde artistique sénégalais et africain. Son parcours, marqué par des succès notables et une influence certaine dans la sphère culturelle, restera gravé dans la mémoire collective. Les hommages qui continuent d’affluer sur les réseaux sociaux et dans la presse témoignent de l’affection et du respect que le public lui portait.

Halima Gadji restera dans les mémoires comme une figure majeure du cinéma sénégalais, dont le talent et l’engagement artistique ont largement contribué à faire rayonner la culture du pays sur le continent et au-delà. Son héritage artistique continuera d’inspirer les générations futures.

Nominations et réaménagements dans l’administration : le Chef de l’État procède à une vaste série de décisions individuelles

Le Président de la République a procédé à plusieurs nominations au titre des mesures individuelles, touchant la Présidence de la République ainsi que de nombreux ministères stratégiques. Ces décisions traduisent une volonté de réorganisation et de renforcement de l’administration publique dans des secteurs clés.

Au niveau de la Présidence de la République, Monsieur Djim Dramé, Maître de recherches titulaire à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN), précédemment Directeur des Affaires religieuses et de l’Insertion des diplômés en langue arabe, a été nommé Délégué général aux Affaires religieuses (DEGAR).

Dans le secteur des finances publiques, relevant du Ministère des Finances et du Budget, Monsieur Ousmane Kassé, Inspecteur des Impôts et des Domaines de classe exceptionnelle, a été nommé Inspecteur des Finances. Il est rejoint dans ces fonctions par Madame Mame Diama Diouf, Inspecteur principal du Trésor, également nommée Inspecteur des Finances au sein du même ministère.

Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a connu plusieurs changements notables. Monsieur Elhadji Babacar Ly, Enseignant-chercheur, a été nommé Directeur de l’Innovation, de la Valorisation, de la Propriété intellectuelle et du Transfert technologique, en remplacement de Monsieur Salif Gaye, admis à faire valoir ses droits à la retraite. Monsieur Babacar Diouf, Ingénieur en génie civil, a été désigné Directeur de la Maintenance et des Équipements de l’Enseignement supérieur, succédant à Monsieur Alioune Sène.

Au niveau des universités publiques, Monsieur Ibrahima Cissé, Administrateur civil, a été nommé Secrétaire général de l’Université Amadou Mahtar Mbow (UAM), en remplacement de Monsieur Mbaye Dione, appelé à d’autres fonctions. Monsieur Seydina Ababacar Mbengue, précédemment Secrétaire général de l’Université Alioune Diop, est désormais Secrétaire général de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), en remplacement de Monsieur Elimane Ba. Ce dernier a, pour sa part, été nommé Secrétaire général de l’Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (USSEIN), en remplacement de Madame Awa Ndiaye Diop.

Poursuivant cette série de permutations, Monsieur Ousmane Diallo, précédemment Secrétaire général de l’Université Iba Der Thiam, a été nommé Secrétaire général de l’Université Gaston Berger (UGB), en remplacement de Monsieur Mor Fall. Ce dernier devient à son tour Secrétaire général de l’Université Iba Der Thiam (UIDT). Madame Awa Ndiaye Diop, auparavant Secrétaire générale de l’USSEIN, a été nommée Secrétaire générale de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK), en remplacement de Monsieur Hammadou Baldé. Ce dernier est désormais Secrétaire général de l’Université Alioune Diop (UAD).

Au titre du Ministère de l’Éducation nationale, Monsieur Bassirou Hamedine Sy, expert en gestion des finances publiques, a été nommé Secrétaire général de l’Agence nationale de la Petite Enfance et de la Case des Tout-petits (ANPECTP), en remplacement de Monsieur El Hadji H. Kandji.

Dans le domaine de l’emploi et de la formation professionnelle et technique, Monsieur Thiéfatim Naël, titulaire d’une maîtrise en management des organisations, a été nommé Président du Conseil d’administration du Centre de Formation professionnelle et technique Sénégal-Japon (CFPT S/J), un poste jusque-là vacant. Monsieur Cheikh Ahmadou Abdul Gueye, psychologue conseiller, a été nommé Directeur de l’Emploi, en remplacement de Madame Djireye Clotilde Coly. Monsieur Ababacar Sadikh Bèye, professeur d’enseignement secondaire en techniques économiques, a été désigné Directeur des Établissements publics de Formation professionnelle et technique, tandis que Monsieur Aliou Ba, Inspecteur de spécialité en froid-climatisation, a été nommé Directeur des Établissements privés de Formation professionnelle et technique, deux postes qui étaient vacants.

Enfin, au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Monsieur Babacar Wagane Faye, ingénieur-statisticien et précédemment Secrétaire général de l’Agence nationale pour la Promotion et l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), a été nommé Secrétaire général de l’Agence nationale de l’État civil (ANEC), en remplacement de Madame Aissatou Liwane Dogué.

Thiès choisie pour accueillir la 66ᵉ célébration de l’indépendance du Sénégal

La ville de Thiès a été officiellement désignée pour abriter la 66ᵉ célébration de l’accession du Sénégal à l’indépendance. L’annonce a été faite par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors du Conseil des ministres tenu le mercredi 28 janvier. À cette occasion, le chef de l’État a informé le Gouvernement de sa décision de délocaliser, à Thiès, la célébration de la Fête nationale du 4 avril 2026.

Cette décision marque une étape importante dans la nouvelle orientation impulsée par les autorités, visant à renforcer la territorialisation des grandes manifestations nationales. En choisissant Thiès, troisième ville du pays et carrefour stratégique entre Dakar et l’intérieur du Sénégal, le Président de la République entend mettre en lumière le potentiel des régions et promouvoir un développement plus équilibré du territoire national.

Dans le même ordre d’idées, Bassirou Diomaye Faye a demandé au Gouvernement de faire le point sur les choix prioritaires déjà retenus, la programmation des réalisations prévues sur une période triennale, ainsi que sur l’état d’avancement global du programme prioritaire dénommé « Indépendance », inscrit dans l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. Ce suivi vise à garantir la cohérence et l’efficacité des actions engagées dans le cadre de cette nouvelle vision de transformation structurelle du pays.

La délocalisation de la Fête nationale du 4 avril s’inscrit plus largement dans le cadre du lancement d’un ambitieux programme de modernisation des villes et des territoires, baptisé « Programme Indépendance », dont le démarrage est prévu en 2026. À travers ce programme, les autorités ambitionnent de renforcer les infrastructures urbaines, d’améliorer les services publics et de moderniser les espaces de vie dans les chefs-lieux de région.

Le Président de la République a, à cet effet, rappelé sa volonté ferme de faire de la Fête nationale un événement tournant dans plusieurs régions du pays, en privilégiant des localités disposant des meilleures conditions d’accueil et de déroulement. Il a insisté sur la nécessité de garantir la disponibilité des infrastructures adéquates et des commodités essentielles afin d’assurer le succès de ces célébrations décentralisées.

Thiès choisie pour accueillir la 66ᵉ célébration de l’indépendance du Sénégal

La ville de Thiès a été officiellement désignée pour abriter la 66ᵉ célébration de l’accession du Sénégal à l’indépendance. L’annonce a été faite par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors du Conseil des ministres tenu le mercredi 28 janvier. À cette occasion, le chef de l’État a informé le Gouvernement de sa décision de délocaliser, à Thiès, la célébration de la Fête nationale du 4 avril 2026.

Cette décision marque une étape importante dans la nouvelle orientation impulsée par les autorités, visant à renforcer la territorialisation des grandes manifestations nationales. En choisissant Thiès, troisième ville du pays et carrefour stratégique entre Dakar et l’intérieur du Sénégal, le Président de la République entend mettre en lumière le potentiel des régions et promouvoir un développement plus équilibré du territoire national.

Dans le même ordre d’idées, Bassirou Diomaye Faye a demandé au Gouvernement de faire le point sur les choix prioritaires déjà retenus, la programmation des réalisations prévues sur une période triennale, ainsi que sur l’état d’avancement global du programme prioritaire dénommé « Indépendance », inscrit dans l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. Ce suivi vise à garantir la cohérence et l’efficacité des actions engagées dans le cadre de cette nouvelle vision de transformation structurelle du pays.

La délocalisation de la Fête nationale du 4 avril s’inscrit plus largement dans le cadre du lancement d’un ambitieux programme de modernisation des villes et des territoires, baptisé « Programme Indépendance », dont le démarrage est prévu en 2026. À travers ce programme, les autorités ambitionnent de renforcer les infrastructures urbaines, d’améliorer les services publics et de moderniser les espaces de vie dans les chefs-lieux de région.

Le Président de la République a, à cet effet, rappelé sa volonté ferme de faire de la Fête nationale un événement tournant dans plusieurs régions du pays, en privilégiant des localités disposant des meilleures conditions d’accueil et de déroulement. Il a insisté sur la nécessité de garantir la disponibilité des infrastructures adéquates et des commodités essentielles afin d’assurer le succès de ces célébrations décentralisées.

Avec le choix de Thiès pour la 66ᵉ édition de la fête de l’indépendance, le Sénégal amorce ainsi une nouvelle dynamique symbolique et politique, plaçant les régions au cœur des grands rendez-vous nationaux et traduisant concrètement l’ambition d’un développement inclusif et harmonieux à l’horizon 2050.

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 28 Janvier 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 28 janvier 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Modernisation de la Justice

Introduisant sa communication, Monsieur le Président de la République a abordé la rentrée solennelle des cours et tribunaux qu’il a présidée le 22 janvier 2026, ayant pour thème : « Le juge face aux défis du numérique ». Se réjouissant du bon déroulement de cet évènement, il félicite le Ministre de la Justice, le Premier Président de la Cour suprême, le Procureur général près la Cour Suprême, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats ainsi que l’ensemble des acteurs de la Justice.

Le Chef de l’Etat réitère son engagement à consolider l’Etat de droit, à accentuer la modernisation du service public de la justice et à améliorer l’accessibilité et l’efficacité des institutions judiciaires. Il engage le Ministre de la Justice à veiller à la qualité de la formation des magistrats et auxiliaires de justice, au renforcement du capital humain en service dans les cours et tribunaux et à la transformation numérique du service public de la justice.

Le Président de la République indique au Gouvernement la nécessité de promouvoir une justice de proximité, de qualité et accessible. renforceMent du dialogue social et suivi du Pacte national de stabilité sociale Considérant le dialogue social comme une exigence dans le cadre de la mise en œuvre des politiques publiques sectorielles, le Chef de l’Etat demande au Ministre de la Fonction publique et du Travail de présenter, avant la fin du mois de février 2026, le rapport général d’évaluation des engagements relevant du Pacte national de Stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable, signé le 1er mai 2025.

Soulignant l’impératif de tenir, avec les partenaires sociaux, une réunion d’évaluation et de suivi du traitement des doléances, le Président de la République demande, aux ministres, de mettre en place des Comités sectoriels et/ou spécialisés de Dialogue social,  afin d’asseoir les consensus nécessaires au déploiement adéquat des réformes et politiques publiques. Il instruit, en outre, le Ministre de la Fonction publique et du Travail de proposer un nouveau cadre de gouvernance des doléances et du droit de grève des agents et syndicats actifs dans le secteur public. Insistant sur l’urgence de veiller au renforcement de la protection sociale des travailleurs et à la préservation soutenue des emplois, le Président de la République demande au Premier Ministre d’accélérer le processus de modernisation des institutions et du système national de retraite et de sécurité sociale, en travaillant à l’adoption des textes législatifs et réglementaires y relatifs, avant la fin du mois d’avril 2026.

Renouveau du secteur des Pêches et développement de l’économie Maritime

Le Président de la République fait observer que la restructuration et la relance du secteur sont des priorités du Gouvernement. A cet effet, il apprécie les efforts consentis par le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime, pour réguler l’exploitation des ressources halieutiques, relancer la pêche artisanale, repositionner l’aquaculture et accroître le niveau des investissements et des partenariats. Le Chef de l’Etat demande de poursuivre, avec l’implication de l’ensemble des acteurs publics, privés et parties prenantes, les concertations nécessaires pour la validation prochaine de la Politique maritime du Sénégal, de la Stratégie portuaire nationale et de la Carte des infrastructures de débarquement, de conservation, de transformation et de commercialisation des produits halieutiques. Il souligne, enfin, la nécessité de réviser le Code de la Pêche afin d’asseoir une gestion durable et une gouvernance souveraine des ressources halieutiques.

Etat d’avancement du « Programme Indépendance » dans les chefs-lieux des régions

Partant de sa décision de lancer un nouveau programme de modernisation des villes et territoires, dénommé « Programme Indépendance », à dérouler à partir de l’année 2026, le Chef de l’Etat réitère sa volonté de délocaliser la Fête nationale du 04 avril dans un chef-lieu de région, avec les meilleures conditions d’accueil et de déroulement en termes de disponibilité d’infrastructures et de commodités essentielles. Il demande au Gouvernement de faire le point sur les choix prioritaires retenus, la programmation des réalisations sur une période triennale et l’état d’avancement global du programme prioritaire « Indépendance » de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. Il annonce, enfin, sa décision de délocaliser, à Thiès, la célébration de la Fête nationale du 04 avril 2026..

Agenda du Président de la République

Le Chef de l’Etat a informé le Conseil avoir présidé, le 26 janvier 2026, la cérémonie d’ouverture de la Réunion de Haut niveau préparatoire de la Conférence des Nations 2 Unies sur l’Eau. Il a procédé, le 27 janvier 2026, à l’inauguration de la Raffinerie d’huiles alimentaires, réalisée par MAVAMAR Industries SA et à la pose de la première pierre de la Zone industrielle Bargny-Sendou.

A cet égard, il félicite les promoteurs, en l’occurrence le Groupe SENEGINDIA, pour la réalisation de cet investissement majeur, qui contribue au développement industriel, économique et social du Sénégal. Le Président de la République annonce également qu’il se rendra les 02 et 03 février 2026 en République du Congo, dans le cadre d’une visite officielle. En outre, il effectuera une tournée dans les régions de Tambacounda et de Kédougou du 05 au 09 février 2026.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DES MINISTRES

Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur la généralisation de l’outil de gestion électronique des courriers dans l’administration. Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a présenté une communication sur le Programme Technologie et Energie des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Fonds de Développement du Service universel des Télécommunications (FDSUT).

Affaire Pape Malick Ndour : la Ccr dénonce un dossier « sans base factuelle, juridique ou rationnelle »

La Convergence des cadres républicains (Ccr) est sortie de sa réserve pour dénoncer avec vigueur les récents développements de l’affaire Pape Malick Ndour. Dans un communiqué rendu public, la structure exprime sa « profonde préoccupation » face à ce qu’elle considère comme une instrumentalisation manifeste de la justice à des fins politiques, mettant en cause l’indépendance et la crédibilité de l’institution judiciaire sénégalaise.

Selon la Ccr, les rebondissements observés dans ce dossier ne peuvent être dissociés du contexte politique actuel, notamment des déclarations publiques et des menaces proférées, la veille, par Ousmane Sonko. Pour l’organisation, la justice semble avoir cédé à des pressions politiques évidentes. Elle rappelle qu’un recours introduit depuis plus de deux mois par le Procureur, visant à révoquer le placement de Pape Malick Ndour sous bracelet électronique pour le mettre sous mandat de dépôt, aurait été maintenu dans une forme d’opacité, aussi bien vis-à-vis des avocats de l’ancien ministre que de l’opinion publique. Cette situation est interprétée par la Ccr comme une manœuvre destinée à « surprendre » et à « définitivement écrouer » l’ancien ministre.

La décision récente ordonnant le placement sous mandat de dépôt de Pape Malick Ndour est ainsi qualifiée de « volte-face spectaculaire » par la Ccr. Pour le mouvement, cette évolution brutale jette un grave discrédit sur l’institution judiciaire et renforce le sentiment d’une justice à géométrie variable, soumise au rapport de force politique du moment. La Ccr estime que cette situation constitue une atteinte grave à l’État de droit et une véritable honte pour la démocratie sénégalaise.

L’organisation dénonce par ailleurs ce qu’elle considère comme un traitement inéquitable de l’affaire sur les plans politique et médiatique. Elle relève que lorsque Pape Malick Ndour observe le silence par respect pour la justice et les institutions, certains acteurs l’accusent de complicité avec des autorités de l’État. À l’inverse, lorsque des décisions judiciaires semblent aller dans le sens des attentes du parti Pastef, ces mêmes acteurs s’en félicitent ouvertement, affirmant que la justice ne ferait désormais correctement son travail que sous la pression de leur leader.

Pour la Ccr, cette instrumentalisation de la justice, applaudie ou décriée selon les intérêts politiques, représente une menace sérieuse pour la stabilité nationale et la cohésion sociale. Elle insiste sur le fait que la justice ne doit ni céder aux menaces ni se transformer en instrument de règlement de comptes politiques.

Réaffirmant son soutien total à Pape Malick Ndour, la Ccr exige le respect strict des principes fondamentaux de l’État de droit, notamment la présomption d’innocence, la cohérence des procédures et l’indépendance réelle de la justice. Selon elle, seule une justice impartiale et courageuse permettra de restaurer la confiance des citoyens et de préserver durablement la démocratie.

La Convergence des cadres républicains affirme enfin que Pape Malick Ndour est totalement innocent et qu’il n’est mêlé ni de près ni de loin aux faits qui lui sont reprochés. Elle soutient que les accusations portées contre lui ne reposent sur aucune base factuelle, juridique ou rationnelle, et relèvent d’un acharnement politique plutôt que d’une démarche judiciaire sérieuse.

Pour étayer cette position, la Ccr souligne ce qu’elle considère comme des incohérences majeures dans le dossier. Elle juge incompréhensible que Pape Malick Ndour puisse être mis en cause sur la base d’un rapport dont le rédacteur serait décédé depuis octobre 2018, alors que l’intéressé n’a été nommé à ses fonctions qu’en juin 2019. Pour la Ccr, cette contradiction chronologique suffit à démontrer le caractère infondé des accusations.

Le mouvement estime également absurde de parler de complicité avec des personnes que Pape Malick Ndour a remplacées à leurs fonctions. Selon la Ccr, la notion de complicité ne peut juridiquement s’appliquer en l’absence de lien de collaboration, de subordination ou de participation avec les auteurs supposés. Cette construction qu’elle qualifie d’artificielle traduirait, selon elle, une volonté manifeste de nuire à un adversaire politique dont le seul tort serait d’imposer au régime actuel un débat technique sur les sujets d’intérêt national.

Tribunal du travail : le RTS salue la victoire des employés face au FONGIP et appelle au respect des droits des travailleurs

Le Rassemblement des Travailleurs Licenciés du Sénégal (RTS) a exprimé sa satisfaction à la suite de la décision rendue ce mardi 28 janvier par le Tribunal du travail de Dakar dans l’affaire opposant le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) à deux anciens employés, A. Sy et Mme S. Dieng. Pour le syndicat, ce jugement marque une avancée majeure dans la lutte contre les licenciements abusifs et constitue un signal fort adressé aux employeurs publics comme privés.

Dans un communiqué rendu public après le verdict, le RTS indique que le tribunal a reconnu le caractère abusif des licenciements prononcés pour faute grave à l’encontre des deux travailleurs. La juridiction a ainsi condamné le FONGIP à verser des indemnités conséquentes au titre du licenciement abusif, à savoir plus de quinze millions de francs CFA au profit de A. Sy et plus de quatorze millions de francs CFA pour Mme S. Dieng.

Le tribunal a également accordé aux deux ex-employés des indemnités de préavis, fixées à 4 345 000 francs CFA pour A. Sy et à 3 285 000 francs CFA pour Mme S. Dieng. À cela s’ajoute une somme de 500 000 francs CFA octroyée à chacun des travailleurs pour non-délivrance d’un certificat de travail conforme, une obligation légale dont le manquement constitue une faute grave de l’employeur.

Selon le RTS, la juridiction a par ailleurs ordonné l’exécution provisoire de la décision à hauteur d’un million de francs CFA et a débouté le FONGIP de l’ensemble de ses demandes. Cette mesure vise à permettre aux travailleurs de bénéficier rapidement d’une partie des sommes allouées, en attendant l’issue définitive de la procédure.

Pour le Rassemblement des Travailleurs Licenciés du Sénégal, cette décision constitue une victoire importante pour l’ensemble du monde du travail. Le syndicat estime qu’elle rappelle avec force que nul n’est au-dessus de la loi et que la justice demeure un recours essentiel pour la défense de la dignité et des droits des travailleurs.

Dans le même élan, le RTS réaffirme son engagement à accompagner et soutenir tous les travailleurs victimes d’injustices ou de pratiques managériales contraires au droit du travail. Le syndicat appelle enfin l’ensemble des institutions et des employeurs à respecter strictement la législation en vigueur ainsi que les droits fondamentaux des salariés, afin de promouvoir un climat social apaisé et fondé sur l’équité et la justice.

Affaire Prodac : Pape Malick Ndour sous la menace d’un mandat de dépôt imminent

Un nouveau tournant judiciaire vient d’intervenir dans l’affaire dite du Prodac impliquant Pape Malick Ndour. Ce mercredi 28 janvier 2026, la Chambre d’accusation financière du Pool judiciaire financier (PJF) a révoqué l’ordonnance de placement sous bracelet électronique dont bénéficiait jusqu’ici l’ancien ministre de la Jeunesse. La juridiction a, dans la foulée, décidé de son placement sous mandat de dépôt, ouvrant ainsi la voie à une incarcération dans les prochaines heures, selon des informations rapportées par Seneweb.

Cette décision marque un durcissement notable de la position de la justice dans ce dossier à forts enjeux politiques et financiers. Coordonnateur des cadres républicains, Pape Malick Ndour était jusque-là soumis à des mesures de contrôle judiciaire, notamment le port d’un bracelet électronique, dans le cadre de l’instruction menée par le PJF. La révocation de cette mesure alternative traduit, aux yeux de nombreux observateurs, la volonté de la Chambre d’accusation financière de renforcer les contraintes pesant sur l’ancien membre du gouvernement.

L’affaire Prodac, du nom du Programme des domaines agricoles communautaires, porte sur des soupçons de malversations financières, de mauvaise gestion et d’irrégularités dans l’exécution de projets destinés à l’insertion des jeunes par l’agriculture. Ce programme, lancé avec de grandes ambitions, a fait l’objet de plusieurs audits et enquêtes judiciaires au fil des années, mettant en cause d’anciens responsables et gestionnaires.

Face à la décision de la Chambre d’accusation financière, la défense de Pape Malick Ndour n’entend pas rester passive. Ses avocats ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation devant la Cour suprême afin de contester le mandat de dépôt prononcé contre leur client. Ils estiment que les conditions légales justifiant une incarcération préventive ne sont pas réunies et dénoncent une décision qu’ils jugent excessive au regard du dossier.

En attendant l’examen éventuel de ce pourvoi, la décision de justice est exécutoire, ce qui signifie que Pape Malick Ndour pourrait être conduit en détention à tout moment. Cette évolution relance le débat sur le traitement judiciaire des anciens responsables politiques et sur la lutte contre l’impunité, dans un contexte où les autorités affichent une volonté de fermeté en matière de reddition des comptes.

Dakar : des étudiants mauritaniens dénoncent des frais universitaires « injustes » et interpellent leur gouvernement

Des étudiants mauritaniens inscrits dans des universités sénégalaises ont manifesté, ce mercredi, devant l’ambassade de la Mauritanie à Dakar pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « frais universitaires injustes et prohibitifs », qu’ils estiment menaçants pour la poursuite de leur parcours académique. L’information est rapportée par un communiqué parcouru par Saharamedia.net.

Selon les manifestants, plusieurs établissements universitaires sénégalais exigent désormais le paiement de frais jugés excessifs, alors même que, d’après eux, une solution devait être trouvée par les autorités mauritaniennes. Les étudiants affirment que leur gouvernement s’était engagé à transmettre leurs listes aux autorités sénégalaises compétentes afin de leur permettre de bénéficier d’une exemption de ces frais universitaires. À ce jour, soutiennent-ils, aucune mesure concrète n’a été appliquée, malgré les promesses formulées.

Cette situation, restée inchangée, suscite une vive frustration au sein de la communauté estudiantine mauritanienne au Sénégal. Les manifestants disent refuser d’accepter ce qu’ils considèrent comme une injustice persistante, d’autant plus que certaines universités auraient menacé de leur interdire l’accès aux examens en cas de non-paiement des frais réclamés. Une éventualité qui ferait peser un risque sérieux sur leur avenir académique et professionnel.

Face à cette impasse, les étudiants ont lancé un appel pressant aux autorités de Nouakchott. Ils demandent une intervention « urgente » du gouvernement mauritanien afin de résoudre définitivement ce dossier et d’engager des discussions avec les autorités sénégalaises et les universités concernées. Leur revendication centrale reste l’exemption des frais qu’ils jugent « injustes », condition, selon eux, indispensable pour garantir leur droit à l’éducation et la continuité de leurs études au Sénégal.

La manifestation, organisée devant la représentation diplomatique mauritanienne à Dakar, vise ainsi à attirer l’attention des autorités des deux pays sur une situation qui, faute de solution rapide, pourrait affecter durablement les relations académiques et la mobilité estudiantine entre la Mauritanie et le Sénégal.

Libération annoncée, détention confirmée : la vérité sur le sort des 17 supporters sénégalais arrêtés à Rabat

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a suscité un immense espoir avant de plonger de nombreuses familles et supporters dans la confusion. Les images, largement partagées, laissaient croire à la libération des 17 supporters sénégalais interpellés à Rabat à la suite des incidents survenus en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations. Pourtant, la réalité est toute autre : aucun des supporters arrêtés n’a été libéré et tous demeurent en détention au Maroc.

Le démenti est formel et sans équivoque. Joint par L’Observateur, Seydina Issa Laye Diop, président du Comité du « 12e Gaïndé », a tenu à clarifier la situation. « Aucun des supporters sénégalais n’a été libéré. Ils sont toujours en détention », a-t-il affirmé avec insistance. Les personnes visibles dans la vidéo à l’origine de la rumeur ne font tout simplement pas partie du groupe de supporters arrêtés après les échauffourées au stade Moulay Abdallah.

Selon les informations recueillies, la confusion trouve son origine dans une rencontre officielle organisée lors de la visite du Premier ministre sénégalais au Maroc. À cette occasion, une réunion a été tenue avec des ressortissants sénégalais vivant sur place. C’est au cours de cet échange qu’un groupe de supporters, vêtus de tenues aux couleurs nationales et ressemblant à celles du « 12e Gaïndé », a fait son entrée dans la salle. Leur apparition a déclenché un enthousiasme spontané, rapidement relayé sur les réseaux sociaux et interprété, à tort, comme la preuve de la libération des supporters détenus.

Dans les faits, la situation judiciaire des 17 Sénégalais n’a pas évolué. Arrêtés à la suite des incidents liés à la finale de la CAN, ils restent privés de liberté. Leur procès, initialement attendu ce jeudi, pourrait être renvoyé au 4 février. Ce possible report serait lié à un mouvement d’humeur annoncé dans le secteur judiciaire marocain, précise L’Observateur.

Sur le plan juridique, la défense demeure pleinement mobilisée. Dans une note publiée sur les réseaux sociaux, Me Patrick Kabou a indiqué que les avocats se réunissent quotidiennement à 18 heures afin d’évaluer l’évolution du dossier et de définir les actions à entreprendre sur le plan procédural. « À l’heure où nous terminions notre réunion de ce jour, nos compatriotes étaient toujours en détention provisoire », a-t-il écrit, dissipant ainsi toute ambiguïté sur leur situation actuelle.

L’avocat a également tenu à rappeler une règle fondamentale en matière de procédure internationale. Toute information officielle concernant des ressortissants sénégalais détenus à l’étranger doit impérativement transiter par les autorités diplomatiques et consulaires, notamment l’ambassadeur et le consul général, avant d’être communiquée aux avocats ou aux familles. Me Patrick Kabou a, par ailleurs, salué l’engagement constant et le suivi rigoureux de la représentation diplomatique sénégalaise au Maroc, soulignant son rôle central dans l’accompagnement des détenus et de leurs proches.

Ainsi, malgré les rumeurs et l’emballement suscité par une vidéo mal interprétée, la situation reste inchangée : les 17 supporters sénégalais arrêtés à Rabat sont toujours en détention, dans l’attente de l’évolution de leur procédure judiciaire.

Yoro Dia accuse Ousmane Sonko de vouloir la vengeance plutôt que la justice

L’ancien ministre et intellectuel Yoro Dia a vivement critiqué, mercredi, le Premier ministre Ousmane Sonko, l’accusant de rechercher la vengeance au détriment de la justice. Dans une déclaration publiée sur le réseau social X, Yoro Dia a estimé que le principal problème résidait dans l’attitude même du chef du gouvernement vis-à-vis de l’institution judiciaire.

Selon lui, Ousmane Sonko ferait des magistrats, pourtant tenus par le devoir de réserve, sa cible privilégiée. Une posture qu’il qualifie d’« irresponsabilité illimitée » et de manque de grandeur, estimant qu’un Premier ministre devrait incarner l’élévation du débat public et le respect des institutions. Yoro Dia va plus loin en comparant la vision de la justice que prêterait Ousmane Sonko à celle de l’Ancien Régime, affirmant que « Sonko Ier veut une justice qui se résume à la lettre de cachet comme Louis XIV », une référence historique à l’arbitraire du pouvoir monarchique.

Ces critiques interviennent alors qu’Ousmane Sonko, en déplacement officiel au Maroc, s’est de nouveau exprimé sur le fonctionnement de la justice sénégalaise. Devant des interlocuteurs, le Premier ministre a dressé un constat sévère de l’état de l’institution judiciaire, qu’il considère comme l’un des maux profonds du pays. « L’un des problèmes fondamentaux de ce pays, et rien n’a été fait pour le changer, c’est la justice. Dans un pays, quand la justice est malade, c’est que tout le reste est malade », a-t-il déclaré.

Cette sortie du chef du gouvernement s’inscrit dans la continuité de ses prises de position critiques à l’égard du système judiciaire sénégalais, qu’il juge inefficace, partial et incapable de garantir l’égalité réelle des citoyens devant la loi. Toutefois, pour ses détracteurs, à l’image de Yoro Dia, cette dénonciation constante franchirait la ligne entre la réforme nécessaire de la justice et une remise en cause dangereuse de son indépendance.

La polémique relance ainsi le débat sur les relations entre le pouvoir exécutif et l’institution judiciaire au Sénégal. Entre volonté affichée de réformer en profondeur la justice et accusations d’acharnement ou de règlement de comptes, les déclarations croisées illustrent la tension persistante autour d’un secteur clé de la gouvernance et de l’État de droit.

Classement Global Firepower 2026 : le Mali s’impose comme première puissance militaire de l’UEMOA

Le classement 2026 de l’organisme américain Global Firepower met en lumière une recomposition notable de l’équilibre sécuritaire au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon cette évaluation de référence des capacités militaires mondiales, le Mali s’impose désormais comme la première puissance militaire de l’Union, devançant la Côte d’Ivoire et confirmant une montée en puissance qui dépasse le cadre strictement national.

Cette progression malienne s’inscrit dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, notamment la lutte contre les groupes armés et l’instabilité dans le Sahel. Au cours des dernières années, les autorités de Bamako ont consenti d’importants investissements pour renforcer leurs forces armées, tant sur le plan des effectifs que des équipements et des capacités opérationnelles. Ces efforts se traduisent aujourd’hui par une reconnaissance internationale de la place du Mali dans l’architecture sécuritaire régionale.

À l’échelle africaine, le Mali occupe la 17ᵉ position, tandis qu’au niveau mondial, il se classe 104ᵉ. Ce positionnement fait du pays la deuxième force militaire d’Afrique de l’Ouest, derrière le Nigeria, qui conserve son statut de première puissance militaire de la région. Ce rang témoigne d’un basculement stratégique significatif, dans une zone longtemps dominée par d’autres armées mieux dotées en ressources et en infrastructures.

La Côte d’Ivoire, longtemps considérée comme l’un des piliers militaires de l’UEMOA, se retrouve reléguée à la deuxième place au sein de l’Union. Bien que disposant toujours d’une armée structurée et en modernisation continue, elle est désormais devancée par le Mali dans ce classement, illustrant l’intensification des dynamiques de réarmement et de réorganisation militaires dans l’espace ouest-africain.

Le Sénégal figure également parmi les États les mieux classés de l’UEMOA. Il occupe la quatrième place au sein de l’Union, se positionnant au 29ᵉ rang africain et à la 126ᵉ place mondiale. Cette performance confirme le rôle du Sénégal comme un acteur sécuritaire stable et structuré, reconnu pour le professionnalisme de ses forces armées, leur engagement dans les opérations de maintien de la paix et la cohérence de sa doctrine de défense.

Le classement Global Firepower repose sur le Power Index, un indicateur composite qui prend en compte près d’une soixantaine de critères. Ceux-ci incluent notamment les effectifs militaires, la diversité et la modernité des équipements, les capacités opérationnelles, les ressources financières, la logistique, ainsi que certains paramètres géostratégiques. L’objectif n’est pas seulement de mesurer la puissance brute, mais d’évaluer la capacité globale d’un État à projeter et soutenir une force militaire crédible.

Dans l’ensemble, ce classement 2026 illustre une évolution profonde des rapports de force militaires en Afrique de l’Ouest et au sein de l’UEMOA. Il met en évidence la volonté de certains États, à l’image du Mali, de redéfinir leur posture sécuritaire face aux menaces contemporaines, tout en confirmant la place de pays comme le Sénégal dans le rôle de piliers de stabilité régionale.

Forum économique sénégalo-marocain : Ousmane Sonko appelle le secteur privé à accompagner le nouveau paradigme économique du Sénégal

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, et son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ont procédé mardi au lancement officiel du Forum économique sénégalo-marocain, une rencontre stratégique destinée à renforcer les échanges et les investissements entre les secteurs privés des deux pays. À cette occasion, le chef du gouvernement sénégalais a délivré un message fort aux opérateurs économiques, inscrit dans la dynamique de transformation engagée depuis le changement politique intervenu en 2024 au Sénégal.

D’emblée, Ousmane Sonko a tenu à souligner la portée historique de cette alternance politique, qu’il ne considère pas comme un simple renouvellement des dirigeants. Selon lui, il s’agit avant tout d’un changement profond de paradigme, marqué par une nouvelle conception de la gouvernance économique et du rôle de l’État. S’adressant aux investisseurs marocains présents dans la salle, il a rappelé que nombre d’entre eux ont connu le Sénégal d’avant 2024, certains ayant même initié des projets d’investissement dans un contexte institutionnel désormais révolu. « Ils connaissent le Sénégal d’aujourd’hui », a-t-il insisté, évoquant les mutations en cours.

Reconnaissant que la phase de transition a pu susciter des incompréhensions ou des difficultés, notamment en raison du réexamen de certains dossiers par les nouvelles autorités, le Premier ministre a voulu rassurer. Il a assuré que l’État sénégalais s’emploiera à gérer cette transition avec responsabilité, en tenant compte des intérêts des différentes parties prenantes. Toutefois, il a tenu à marquer une rupture claire avec le passé en affirmant que, pour la première fois, le Sénégal s’est doté d’un référentiel structurant, servant de boussole à l’action publique et à la politique de partenariats.

Ousmane Sonko a ainsi expliqué que le nouveau régime a élaboré une vision claire, appuyée sur des politiques publiques ambitieuses, définissant précisément la trajectoire de développement que le pays entend suivre. C’est sur la base de cette vision, a-t-il précisé, que le Sénégal entend désormais nouer des partenariats solides et cohérents. Dans cette optique, les investisseurs marocains sont perçus comme des partenaires privilégiés, appelés à intervenir dans l’ensemble des secteurs stratégiques de l’économie sénégalaise.

Le Premier ministre a également détaillé les priorités économiques retenues par les autorités, en mettant l’accent sur des secteurs catalytiques capables de porter la transformation structurelle du pays. L’agrobusiness et l’agro-industrie figurent au premier rang, notamment à travers le développement des agropoles, l’intensification de la production agricole et la transformation locale des produits. Cette orientation vise à renforcer la souveraineté alimentaire tout en créant de la valeur ajoutée et des emplois durables.

À ces axes s’ajoutent les zones économiques spéciales, conçues comme de véritables leviers d’attractivité pour l’investissement. Dotées de régimes spécifiques, elles ont vocation à attirer les capitaux, à les stabiliser sur le long terme et à en faire des moteurs du développement industriel. Ousmane Sonko a par ailleurs annoncé un ambitieux programme d’infrastructures, couvrant les secteurs portuaire, aéroportuaire, routier et ferroviaire, adossé à la mise en place de hubs minier et sidérurgique.

Le logement social et l’énergie constituent également des priorités majeures. Le chef du gouvernement a rappelé qu’aucun développement industriel ou économique n’est possible sans une énergie disponible en quantité suffisante, de qualité et à un coût abordable. De ce point de vue, le Sénégal dispose d’atouts considérables, grâce à ses ressources en gaz et en pétrole, mais aussi à son potentiel en énergies renouvelables.

Dans son intervention, Ousmane Sonko a ainsi invité les entreprises marocaines à s’impliquer activement dans la mise en œuvre de cette vision globale de développement économique et social. Il a assuré que cette coopération s’inscrira dans un cadre juridique clair et sécurisé, conforme aux meilleurs standards internationaux en matière de sécurité juridique. Ce dispositif comprendra des avantages fiscaux encadrés, adaptés à la nature des projets, ainsi que des facilités douanières destinées à promouvoir l’investissement productif.

Enfin, le Premier ministre a exprimé le souhait de voir émerger des joint-ventures entre opérateurs sénégalais et marocains, capables de donner naissance à de grands champions économiques sous-régionaux. Il a conclu son message sur une note d’optimisme et de solidarité, affirmant que les deux pays, forts de leurs liens historiques, culturels et économiques, disposent d’un avantage certain pour bâtir ensemble des partenariats gagnant-gagnant et contribuer durablement au développement de la sous-région.

Affaire Samuel Sarr – West African Energy : une annulation procédurale qui relance les enjeux judiciaires et stratégiques

L’affaire opposant l’ancien ministre de l’Énergie Samuel Sarr à la société West African Energy (WAE) connaît un nouveau rebondissement majeur, sans pour autant trouver son épilogue. La Chambre d’accusation de la Cour d’appel a rendu, hier, une décision qui modifie sensiblement la trajectoire judiciaire du dossier. Poursuivi pour abus de biens sociaux, Samuel Sarr n’est, à ce stade, plus renvoyé devant le tribunal correctionnel, à la suite de l’annulation de l’ordonnance de renvoi prise par le juge d’instruction du deuxième cabinet, rapporte le quotidien Libération.

Cette décision ne repose cependant pas sur une appréciation du fond de l’affaire. Selon les informations du journal, la Chambre d’accusation a fondé son annulation exclusivement sur un vice de procédure. En cause, le non-respect du délai légal imparti aux avocats de la défense pour formuler leurs observations avant la clôture de l’instruction. Cette irrégularité formelle, jugée substantielle, a suffi à entraîner la nullité de l’ordonnance de renvoi, sans que les magistrats n’examinent les faits reprochés à l’ancien ministre.

Si cette issue peut apparaître comme un succès partiel pour la défense, elle est loin de répondre pleinement aux attentes des conseils de Samuel Sarr. Ces derniers avaient sollicité le dessaisissement du juge d’instruction, une demande que la Chambre d’accusation n’a pas retenue. La procédure n’est donc ni close ni annulée dans son ensemble. Elle est appelée à reprendre à l’étape concernée, afin de permettre le respect des formes prévues par la loi, avant qu’une nouvelle décision d’orientation ne soit prise.

En pratique, cette décision a pour effet de suspendre le calendrier judiciaire. Le dossier se retrouve dans une phase intermédiaire, juridiquement incertaine, où les poursuites ne sont ni abandonnées ni confirmées. Tout dépendra désormais de la manière dont l’instruction sera reprise et des choix procéduraux qui en découleront. Le fond de l’affaire, lui, reste intact et pourrait à nouveau être soumis à l’appréciation de la justice.

Au-delà de l’aspect strictement judiciaire, ce rebondissement intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le secteur de l’énergie. West African Energy, société au cœur du dossier, joue un rôle stratégique dans la production d’électricité au Sénégal. Comme le souligne Libération, des informations persistantes font état de discussions en coulisses sur l’avenir de l’entreprise, avec notamment l’hypothèse d’une reprise par l’État du Sénégal à travers la Senelec. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été apportée à ce stade, laissant place à de nombreuses spéculations.

Dans un environnement où les enjeux judiciaires se mêlent étroitement aux considérations économiques et politiques, l’annulation de l’ordonnance de renvoi apparaît ainsi comme une décision aux effets multiples. Elle fige temporairement l’horloge judiciaire, tout en ouvrant un espace de manœuvre dans un dossier hautement stratégique. L’affaire Samuel Sarr – West African Energy demeure donc en suspens, dans l’attente d’une nouvelle séquence procédurale qui pourrait, à terme, en redéfinir les contours.

Relance du Programme national des bourses de sécurité familiale : une reprise attendue et une recertification pour plus d’équité

Suspendu depuis l’arrivée des nouvelles autorités, le Programme national des bourses de sécurité familiale (PNBSF) s’apprête à reprendre ses activités dans le courant du premier trimestre de l’année 2026. L’annonce a été faite ce mardi à l’occasion d’un atelier de partage consacré à la stratégie de recertification des bénéficiaires, présidé par le délégué général du programme, Matar Sène. Cette relance, très attendue, marque une étape importante pour des milliers de ménages vulnérables qui dépendent de ce dispositif de protection sociale.

Après plusieurs mois d’interruption des paiements, la reprise annoncée constitue un véritable soulagement pour les bénéficiaires. Selon les responsables du programme, les versements devraient intervenir dans les jours à venir, une fois les dernières dispositions techniques et administratives finalisées. Le PNBSF, pilier de la politique sociale de l’État, retrouve ainsi sa place au cœur du dispositif de lutte contre la pauvreté et la précarité.

Mis en œuvre depuis plus d’une décennie, le programme entre désormais dans une phase cruciale de recertification de ses bénéficiaires. Pour le délégué général, cette opération ne vise ni à compliquer les procédures ni à exclure arbitrairement des ménages, mais plutôt à corriger certaines insuffisances, à renforcer les mécanismes de contrôle et à sécuriser durablement le dispositif. Il s’agit, selon lui, d’adapter le programme aux réalités actuelles tout en préservant son esprit de solidarité.

La recertification repose sur trois objectifs majeurs. Le premier est l’équité, afin de s’assurer que l’aide bénéficie réellement aux ménages les plus démunis, tout en maintenant dans le programme ceux qui remplissent légitimement les critères d’éligibilité. Le deuxième objectif concerne la confiance, avec la volonté de renforcer la transparence, la lisibilité et la crédibilité du PNBSF auprès des bénéficiaires comme de l’opinion publique, condition essentielle à sa pérennité. Enfin, le troisième objectif est l’efficacité, à travers un meilleur ciblage des ménages soutenus et une gestion plus optimale des ressources publiques, dans le but d’accroître l’impact social du programme.

Cette phase de recertification ouvre également la voie à une extension du nombre de bénéficiaires. De nouveaux ménages seront intégrés à partir du Registre national unique (RNU), dont la mise à jour et l’extension à un million de ménages viennent d’être finalisées. Pour Matar Sène, cette base de données élargie et actualisée constitue un acquis majeur pour l’orientation des politiques publiques de protection sociale et pour un ciblage plus juste des populations vulnérables.

Depuis son lancement, le Programme national des bourses de sécurité familiale a enregistré des résultats significatifs. Selon les chiffres communiqués, 355 013 bénéficiaires ont été accompagnés, parmi lesquels 290 080 ménages pauvres, 64 873 personnes vivant avec un handicap et titulaires de la carte d’égalité des chances, ainsi que 60 familles d’enfants en situation de rue. Ces données illustrent l’ampleur et la diversité de l’impact social du programme.

Le soutien financier accordé dans le cadre du PNBSF est conditionné par des engagements liés notamment à la santé, à l’éducation et à l’état civil. Cette approche a permis à de nombreuses familles de stabiliser leur situation, de mieux faire face aux besoins essentiels et d’investir dans l’avenir de leurs enfants. Conscient des enjeux et des attentes, le délégué général a insisté sur la nécessité de conduire une recertification rigoureuse, respectueuse et accessible à tous. Il a également souligné l’importance de mettre en place un mécanisme de recours clair, rapide et équitable, afin de permettre aux familles de contester toute décision relative à leur éligibilité.

Avec cette relance et cette phase de réajustement, le PNBSF entend consolider son rôle de levier central de la protection sociale au Sénégal, en s’adaptant aux nouvelles exigences de transparence, d’efficacité et de justice sociale.

Décès de l’actrice Halima Gadji : levée du corps ce mercredi à Grand-Yoff, inhumation prévue à Yoff

Le monde de la culture et du cinéma sénégalais est en deuil après le décès de l’actrice Halima Gadji, survenu lundi, à l’âge de 36 ans. Figure appréciée du public pour ses rôles marquants à l’écran, sa disparition prématurée a suscité une vive émotion parmi ses proches, ses collègues artistes et de nombreux admirateurs.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, la levée du corps de la défunte est prévue ce mercredi à 11 heures à la morgue de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, anciennement Centre de traumatologie et d’orthopédie (CTO). Cette cérémonie marquera un moment de recueillement et d’hommage avant son dernier voyage.

À l’issue de la levée du corps, Halima Gadji sera conduite au cimetière musulman de Yoff, à Dakar, où elle sera inhumée conformément aux rites islamiques. Parents, amis, collègues du milieu artistique et anonymes sont attendus pour l’accompagner à sa dernière demeure.

Par ailleurs, les condoléances seront reçues à la Sicap Foire, où la famille accueillera les témoignages de soutien et de compassion. En ces moments de grande tristesse, de nombreuses voix du monde culturel et du grand public saluent la mémoire d’une actrice talentueuse, dont le parcours et l’engagement artistique resteront gravés dans les esprits.

MAVAMAR Industrie inaugure une usine moderne de fabrication d’huile végétale de plus de 60 Mrd…

Cérémonie tenue ce mardi 27 janvier à Sendou.

MAVAMAR Industrie inaugure une usine moderne de fabrication d’huile végétale de plus de 60 Mrd...

MAVAMAR Industrie, filiale du groupe SENEGINDIAN, a procédé à l’inauguration officielle de sa nouvelle usine de fabrication d’huile végétale, implantée à Sendou. Ce complexe industriel de dernière génération est le fruit d’un investissement structurant de plus de 60 milliards de francs CFA, a indiqué le directeur général de l’entreprise, Souleymane Ndoye.
L’usine intègre plusieurs unités modernes, notamment une unité de trituration de l’arachide, des lignes de fabrication d’emballages, ainsi que des chaînes de conditionnement entièrement automatisées. Selon le directeur général, ce projet industriel permettra la création de 450 emplois directs et 200 emplois indirects, contribuant ainsi de manière significative à la dynamisation de l’économie locale et nationale.
Dotée d’une capacité de production de 600 tonnes par jour, l’usine vise une production annuelle estimée à 160 000 tonnes. Le projet répond également aux normes environnementales en vigueur, traduisant l’engagement de MAVAMAR Industrie en faveur d’une industrialisation durable et responsable.
Les ambitions du groupe SENEGINDIAN ne s’arrêtent pas à cette réalisation. Les promoteurs annoncent déjà un important projet de plantation de palmiers à huile, en phase de préparation, pour un investissement estimé à 300 milliards de francs CFA, destiné à renforcer l’intégration locale des matières premières.
L’inauguration s’est tenue sous la présidence de Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal, en présence de nombreuses autorités administratives et coutumières, d’acteurs du secteur privé national, ainsi que de partenaires financiers majeurs, parmi lesquels la Banque Islamique du Sénégal (BIS), la Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE) et Coris Bank International Sénégal.
Cette nouvelle infrastructure industrielle marque une étape importante dans la stratégie nationale de transformation locale, de création d’emplois et de valorisation des filières agricoles

Sénégal 2050 : Diomaye revalorise les agents non fonctionnaires de l’État

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a promulgué le 27 janvier 2026 le décret n°2026-66 modifiant le décret n°74-347 du 12 avril 1974 relatif au régime spécial applicable aux agents non fonctionnaires de l’État. Cette réforme intervient dans le cadre de la politique nationale de valorisation du capital humain, inscrite dans le référentiel « Sénégal 2050 : Agenda National de Transformation », et vise à renforcer l’administration publique en revalorisant la situation de ces agents.
Depuis 1974, le décret initial n’avait pas prévu de manière explicite certaines catégories d’agents non fonctionnaires, notamment ceux engagés à un emploi particulier ou par référence à un corps de fonctionnaires relevant des statuts particuliers des cadres des fonctionnaires de l’Enseignement, de l’Éducation populaire, de la Jeunesse et des Sports ou de l’Éducation artistique et musicale. Cette absence de prévision avait entraîné des inégalités dans les conditions d’avancement et de reclassement, ainsi qu’un manque de reconnaissance formelle pour des agents longtemps engagés dans des missions spécifiques au sein de l’administration.
Le nouveau décret corrige ces limites en prévoyant plusieurs mesures clés. Désormais, les agents non fonctionnaires de l’État reclassés par référence à l’un des corps de fonctionnaires bénéficient des mêmes modalités de reclassement et des mêmes conditions d’avancement que leurs homologues fonctionnaires. En outre, un rappel d’ancienneté civile, valable pour l’avancement, est institué pour les agents reclassés après l’obtention d’un diplôme professionnel ouvrant accès à l’un des corps visés par le décret. Ce rappel d’ancienneté, fixé à 40 % de la période de service antérieure, est accordé à titre exceptionnel et ne peut excéder la date d’entrée en vigueur du décret. Les agents concernés disposent d’un délai de deux ans pour déposer leur demande.
Le décret précise également la rémunération des agents non fonctionnaires, qui correspond désormais à l’indice attaché au grade ou à l’échelon du corps de référence ou de l’emploi particulier. Les modalités d’avancement sont alignées sur celles des fonctionnaires, avec un passage automatique d’échelon selon l’ancienneté requise et des tableaux d’avancement établis par le ministère de la Fonction publique. La mise en œuvre de ces mesures est encadrée par une commission d’avancement composée de représentants de la Présidence, du Premier ministre, du ministère des Finances, du ministère du Plan et de membres du personnel désignés par les syndicats les plus représentatifs.
Pour l’administration, cette réforme constitue un signal fort en faveur de la reconnaissance des agents non fonctionnaires, souvent en première ligne dans l’exécution des missions de l’État, mais jusqu’ici confrontés à des conditions d’emploi moins sécurisées. Elle s’inscrit également dans la dynamique globale de modernisation de la Fonction publique et de valorisation des ressources humaines, conformément aux ambitions du Sénégal pour 2050.

Fonction publique : L’État rouvre pendant deux ans la possibilité de nomination pour des enseignants contractuels

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a signé le 27 janvier 2026 le décret n°2026-65 modifiant le décret n°2006-392 du 27 avril 2006, complétant lui-même le décret n°77-987 du 14 novembre 1977 portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de l’Enseignement. À travers ce nouveau texte, l’État sénégalais décide de proroger le délai accordé à certains enseignants contractuels pour solliciter leur nomination dans le corps des fonctionnaires de l’Enseignement, ouvrant ainsi une nouvelle fenêtre de deux années à compter de l’entrée en vigueur du décret.
Cette mesure intervient dans un contexte où de nombreux agents, pourtant éligibles, n’avaient pas pu bénéficier du dispositif mis en place en 2006, faute d’avoir déposé leur demande dans le délai initialement imparti. Pour les autorités, il s’agit aujourd’hui de corriger une situation jugée inéquitable, tout en assurant une meilleure sécurisation des carrières dans le secteur éducatif.
Pour rappel, le décret n°2006-392 du 27 avril 2006 avait été adopté pour compléter le statut particulier des fonctionnaires de l’Enseignement afin de permettre aux enseignants contractuels d’intégrer le corps des fonctionnaires correspondant à leur profil. Ce texte offrait une possibilité exceptionnelle de nomination, sous réserve que les intéressés remplissent, à la date d’entrée en vigueur du décret, deux conditions essentielles : être âgés d’au moins trente-cinq ans et être titulaires du diplôme requis pour accéder au corps sollicité. Les agents concernés disposaient alors d’un délai de deux ans pour déposer leur dossier auprès de l’administration.
Dans la pratique, ce délai s’est avéré insuffisant pour un nombre important d’enseignants, confrontés à diverses contraintes administratives, à des difficultés dans la constitution des pièces ou encore à un déficit d’information. Résultat : plusieurs agents ayant pourtant servi durant de longues années dans les établissements scolaires sont restés en dehors du dispositif, conservant un statut contractuel précaire.
Le nouveau décret vient ainsi proroger le délai prévu à l’alinéa premier de l’article 2 du décret de 2006. Concrètement, les enseignants concernés disposent désormais d’un nouveau délai courant jusqu’à deux ans après l’entrée en vigueur du présent texte pour introduire leur demande de nomination. Cette prorogation vise à permettre une régularisation progressive de leur situation administrative et à favoriser une intégration conforme aux dispositions du statut particulier.
Le décret apporte également une précision importante relative à l’ancienneté. Il est désormais clairement établi que le rappel d’ancienneté civile acquise antérieurement en qualité de volontaire, de vacataire ou de contractuel dans l’administration publique n’est valable qu’une seule fois dans le cadre de l’administration et sans possibilité de cumul. Cette disposition vise à prévenir toute double prise en compte de la même période de service et à garantir l’équité entre agents.
Sur le plan institutionnel, l’exécution du décret est confiée, chacun en ce qui le concerne, au Ministre des Finances et du Budget, au Ministre de la Formation professionnelle et technique, au Ministre de l’Éducation nationale ainsi qu’au Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public. Le texte devra être publié au Journal officiel pour entrer pleinement en vigueur.
Pour de nombreux acteurs du monde éducatif, cette décision est perçue comme un signal fort en direction des enseignants contractuels, souvent en première ligne dans les salles de classe, mais longtemps confrontés à l’instabilité de leur statut. Elle s’inscrit également dans une dynamique plus large de modernisation de la Fonction publique et de valorisation des ressources humaines de l’État.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°659 – 28/01/2026

🔴 PROMULGATION DU DÉCRET N°2026-66 MODIFIANT LE DÉCRET N°74-347 du 12 AVRIL 1974 RELATIF AU RÉGIME SPÉCIAL APPLICABLE AUX AGENTS NON FONCTIONNAIRES : DIOMAYE ENTAME LA REVALORISATION DU CAPITAL HUMAIN
🔴 LA CHAMBRE D’ACCUSATION DE LA COUR D’APPEL DE DAKAR RÉUNIE EN AUDIENCE SUR L’ AFFAIRE WEST AFRICA ENERGY : LE RENVOI DE SAMUEL ANNULÉ

🔴 AFFAIRE SÉNÉGAL–MAROC : LA CAF DÉLIBÈRE, DÉCISION SOUS 48H

Réforme du régime des agents contractuels de l’État : ce que change le décret n° 2026-66

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a signé le 27 janvier 2026 le décret n° 2026-66 portant modification du régime spécial applicable aux agents non fonctionnaires de l’État. Cette réforme d’envergure marque une étape importante dans l’amélioration du statut des agents contractuels, longtemps considérés comme évoluant dans un cadre moins favorable que celui des fonctionnaires. À travers ce texte, les autorités entendent harmoniser les carrières, renforcer l’équité professionnelle et offrir de réelles perspectives d’évolution.

Jusqu’ici, les agents non fonctionnaires de l’État, communément appelés contractuels, étaient soumis à des règles d’évolution souvent disparates, avec des mécanismes d’avancement peu clairs et une reconnaissance limitée de l’ancienneté. Le nouveau décret vient corriger ces déséquilibres en rapprochant leur régime de celui de la fonction publique classique, tout en tenant compte des spécificités de leur statut.

Le texte introduit désormais une classification plus lisible des agents non fonctionnaires. Trois catégories sont clairement établies : les agents recrutés par référence à un corps de fonctionnaires, à l’image des enseignants contractuels, ceux occupant un emploi particulier, et le personnel de secrétariat. Cette clarification vise à mieux encadrer les parcours professionnels et à garantir une plus grande cohérence dans la gestion des ressources humaines de l’État. Désormais, le recrutement dans ces catégories est conditionné à la détention des mêmes titres ou diplômes que ceux exigés pour les fonctionnaires de niveau équivalent, renforçant ainsi le principe d’égalité de compétences et de qualifications.

L’innovation majeure du décret réside dans la refonte du système d’avancement de carrière. L’avancement d’échelon devient automatique et repose sur l’ancienneté, à l’instar de ce qui est pratiqué dans la fonction publique. Cette mesure met fin à une source récurrente d’inégalités et offre une meilleure visibilité aux agents sur leur progression professionnelle. Pour l’avancement de grade ou de classe, le décret institue une Commission d’avancement chargée d’examiner les propositions et d’établir les tableaux d’avancement. Fait notable, le texte garantit que 50 % des agents promouvables pourront bénéficier d’une promotion chaque année, une disposition qui devrait accélérer les carrières et motiver les agents.

Une attention particulière est accordée aux agents relevant des secteurs de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports. Le décret prévoit que ceux qui obtiennent un nouveau diplôme professionnel en cours de carrière peuvent être reclassés dans une catégorie supérieure. Mieux encore, ils ont la possibilité de solliciter un rappel d’ancienneté civile, plafonné à 40 %, afin d’accélérer leur avancement. Cette opportunité est toutefois encadrée dans le temps, puisque les agents concernés disposent d’un délai de deux ans à compter de l’entrée en vigueur du décret pour introduire leur demande.

En matière de rémunération, le texte réaffirme le principe selon lequel le traitement est calculé sur la base de l’indice correspondant au grade et à l’échelon de l’agent. Il rappelle également que des retenues sont opérées en vue de la constitution des droits à la retraite, confirmant ainsi l’intégration des agents non fonctionnaires dans un dispositif de protection sociale. En revanche, le décret précise explicitement qu’aucun rappel de traitement financier ne sera accordé pour les périodes antérieures à sa signature, limitant ainsi les effets rétroactifs de la réforme.

Dans l’ensemble, le décret n° 2026-66 apparaît comme une réforme structurante, destinée à revaloriser le statut des agents contractuels de l’État et à réduire les disparités avec la fonction publique. En instaurant des règles claires d’avancement, en renforçant les exigences de recrutement et en ouvrant de nouvelles perspectives de carrière, le gouvernement pose les bases d’une gestion plus équitable et plus moderne des ressources humaines publiques.

Le legs de Cheikh Oumar Foutiyou et le rayonnement de Halwar au cœur des innovations

Sous la houlette de son infatigable guide spirituel, Thierno Nourou Cheikh Omar Mountaga Tall, serviteur dévoué des différents khalifes qui se sont succédé, l’association RENDDO Cheikhou Omar poursuit son action de vulgarisation à travers le monde. Elle s’appuie sur une quarantaine d’associations et de cellules pour faire connaître l’inestimable héritage d’El Hadj Omar Tall, homme de Dieu d’une dimension historique exceptionnelle en Afrique au XIXᵉ siècle.

C’est dans ce cadre que le guide religieux a fait face à la presse, en prélude à la ziarra annuelle de Halwar. Lors de cette rencontre avec les médias, il est longuement revenu sur le legs spirituel et historique de ce saint homme qu’était Cheikh Oumar Foutiyou Tall.

« Nous vous avons conviés aujourd’hui pour nous entretenir avec vous sur l’œuvre et la vie de Cheikh Oumar Foutiyou à travers l’association RENND O, qui regroupe en son sein plus de 25 000 membres actifs à travers le monde. En partant, il avait appelé à un djihad, et le Sénégal ainsi que toute l’Afrique l’avaient accompagné dans cette conquête, jusqu’à sa disparition mystérieuse dans les falaises de Bandiagara.

Et c’est reconnu de tous, même par l’ancienne puissance coloniale : seul votre grand-père, Cheikh Oumar, a eu le privilège de disparaître de manière mystérieuse. Il continue de vivre parmi nous, et ses messages continuent d’être véhiculés par ses descendants, notamment par son khalife Thierno Mohamad Al Achir, qui a lui-même estimé qu’il est temps de faire connaître le legs intarissable d’El Hadj Omar Tall, mais aussi de montrer au reste du monde son message et son œuvre, particulièrement à Halwar, sa ville natale, à travers les ziarra.

C’est ce même Mame Cheikh Oumar Foutiyou qui avait annoncé l’apparition au Sénégal de Serigne Touba, de El Hadj Malick Sy, de Seydina Limamou Laye… Et tout s’est réalisé comme il l’avait prédit, afin que la baraka demeure au Sénégal.

Vous le savez, notre pays regorge de ressources comme le pétrole et le gaz. C’est une richesse, certes, mais il est encore plus précieux de faire des enseignements de cet érudit notre cheval de bataille. Si nous le faisons, nous vivrons tous dans la paix et l’harmonie », a expliqué Thierno Nourou Cheikh Omar Tall.

Chargée de la mise en œuvre de la vision de Thierno Nourou Cheikh Omar Mountaga Tall, notamment à travers des projets d’envergure destinés à mettre en lumière la vie et l’œuvre de Cheikh Oumar Al Foutiyou Tall, l’association RENDDO a présenté aux journalistes le programme, les perspectives et les enjeux de la grande ziarra annuelle, prévue les 10 et 11 février prochains à Halwar.

« RENDDO, c’est l’intégration. C’est l’Afrique, l’Europe, mais aussi l’Amérique. Cette année, Thierno a effectué une tournée internationale pour la massification de RENDDO, mais également pour l’implantation de cellules partout à travers le monde.

Depuis sa création en 1999, l’association a élaboré des projets structurants pour le rayonnement de Halwar. Cette opportunité de la ziarra nous permettra de présenter nos projets et nos perspectives pour 2026.

Nous allons notamment organiser un symposium international, dans la nuit du 10 février à Halwar, qui regroupera d’éminentes personnalités, telles que le Pr Abdoul Malal Diop, historien et ancien ambassadeur, ainsi que le Pr Mbaye Thiam, historien reconnu pour ses nombreux travaux sur la pensée soufie.

Le constat est clair : certains pèlerins viennent sans réellement comprendre le sens de la ziarra ni connaître la personnalité qui en est à l’origine. Nous souhaitons donc, à cette occasion, échanger avec les fidèles sur les différentes dimensions de Cheikh Oumar Foutiyou.

Notre ambition est de faire de Halwar le levier du renouveau omarien, tant sur le plan spirituel que culturel, mais aussi dans sa dimension de développement économique et durable. C’est dans cette dynamique que nous avons également prévu l’organisation d’une foire internationale, qui constitue une innovation majeure de cette édition », a indiqué Mamadou Diacko, vice-président de l’association RENDDO.

L’association s’est ainsi fixé pour objectif de faire connaître aux populations sénégalaises et à la diaspora l’œuvre et la vie de ce grand panafricaniste, afin que les générations futures, tout comme les autorités étatiques, puissent s’inspirer de sa pensée dans la mise en œuvre d’un développement intégré et durable des territoires, à l’image de Halwar.

Aly Saleh

Affaire Samuel Sarr : la Cour d’appel tranche et relance le débat sur la sécurité juridique dans le secteur de l’énergie

La décision rendue le 27 janvier 2026 par la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar marque un tournant majeur dans un dossier judiciaire suivi de près par les acteurs du secteur énergétique sénégalais. En annulant l’ordonnance de renvoi en police correctionnelle ainsi que l’ordonnance de soit-communiqué émises par le juge d’instruction du 2ᵉ cabinet, la juridiction d’appel met un terme aux poursuites engagées contre Samuel Amète Sarr pour abus de biens sociaux.

Cette décision, fondée sur des irrégularités de procédure relevées par la Cour, intervient après plusieurs mois de bataille judiciaire consécutive à une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, ancien président du Conseil d’administration de West African Energy (WAE). Elle consacre la thèse de la défense et met en lumière l’exigence de rigueur procédurale dans le traitement des affaires à forts enjeux économiques.

Au-delà de la dimension strictement judiciaire, cette affaire soulève des interrogations plus larges sur la gouvernance des entreprises stratégiques et la stabilité du climat des affaires au Sénégal. West African Energy, qui exploite l’une des centrales électriques les plus importantes du pays, occupe une place centrale dans le dispositif national de production d’énergie. Toute controverse judiciaire impliquant ses dirigeants a, de ce fait, des répercussions bien au-delà du prétoire.

Pour de nombreux observateurs, la décision de la Cour d’appel envoie un signal fort aux investisseurs et aux partenaires techniques : la justice sénégalaise affirme sa volonté de garantir le respect de l’État de droit, tout en évitant que des procédures entachées d’irrégularités ne fragilisent des secteurs clés de l’économie.

Si la partie civile subit un revers judiciaire, l’arrêt rendu contribue surtout à recentrer le débat sur les véritables enjeux : la transparence, la bonne gouvernance et la sécurisation juridique des projets énergétiques structurants. Autant de défis majeurs pour un pays engagé dans une transition énergétique ambitieuse.

Par Samba Sadji

Coordonnateur régional du LSS à Kaolack

Dégradation de la situation sécuritaire au Soudan du Sud : l’Union africaine tire la sonnette d’alarme

Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a exprimé sa vive inquiétude face à la détérioration continue de la situation sécuritaire au Soudan du Sud, en particulier dans l’État de Jonglei. Cette région est de nouveau le théâtre d’une recrudescence alarmante des violences armées, entraînant des pertes en vies humaines et des déplacements massifs de populations civiles, déjà fortement éprouvées par des années de conflit et d’instabilité.

Dans une déclaration officielle, le Président de la Commission a fermement condamné toute rhétorique ou action susceptible d’attiser les tensions et de provoquer de nouvelles violences. Il a rappelé que de tels comportements constituent une violation flagrante de l’Accord revitalisé pour le règlement du conflit au Soudan du Sud (R-ARCSS), qui demeure le principal cadre politique et juridique pour la consolidation de la paix et la réconciliation nationale dans le pays.

Mahmoud Ali Youssouf a insisté sur la responsabilité première et incontournable des parties sud-soudanaises au conflit dans la protection des civils, soulignant la situation particulièrement vulnérable des femmes et des enfants. Il a rappelé que le respect du droit international humanitaire et des droits de l’homme n’est pas une option, mais une obligation pour tous les acteurs impliqués, quels que soient leurs intérêts ou leurs revendications politiques.

Face aux violations répétées du cessez-le-feu observées sur le terrain, le Président de la Commission de l’UA a appelé l’ensemble des acteurs sud-soudanais à faire preuve de la plus grande retenue. Il les a exhortés à désamorcer sans délai les tensions, à mettre fin aux affrontements armés et à honorer pleinement les engagements pris dans le cadre du R-ARCSS, notamment ceux relatifs au cessez-le-feu permanent, au partage du pouvoir et à la mise en place d’une gouvernance inclusive et représentative.

L’Union africaine a, par ailleurs, réaffirmé son soutien indéfectible au peuple et au gouvernement du Soudan du Sud dans leurs efforts en faveur d’une paix durable. Elle a souligné l’importance d’une action concertée avec les organisations régionales et internationales, notamment l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), les Nations unies et les partenaires internationaux, afin d’accompagner le pays sur la voie de la stabilité, de la sécurité et de la réconciliation nationale.

APR : Macky Sall procède à une vaste restructuration des instances du parti

Le président de l’Alliance Pour la République (APR), Macky Sall, a procédé, par arrêté en date du 23 janvier 2026, à la restructuration et au renouvellement des instances ainsi que du personnel dirigeant de son parti.

Dans un communiqué publié le 26 janvier par le Secrétariat exécutif national (SEN), l’APR indique que les nominations individuelles effectuées, de même que la mise en place du Comité de liaison et de suivi des activités du SEN, traduisent la volonté du président du parti de « construire un puissant appareil de direction à la hauteur des enjeux du cours politique et de nos grandes ambitions ».

Le communiqué souligne que le SEN se félicite vivement de ces nouvelles nominations, qui consacrent à la fois l’élargissement et le renouvellement de l’instance dirigeante de l’APR, notamment à travers la promotion de jeunes et de femmes de grande qualité, ainsi que la responsabilisation de camarades reconnus pour leur valeur et leur engagement.

Dans le même esprit, le parti approuve la mise en place du Comité de liaison et de suivi, dont la liste provisoire déjà publiée sera progressivement renforcée par l’intégration de nouveaux membres.

Pour le Secrétariat exécutif national, ce processus de dynamisation et d’actualisation de l’organisation du parti, fondé sur la consolidation de sa direction centrale, intervient après l’installation des secrétariats exécutifs au niveau des différents départements du pays et de la diaspora. Il est jugé « hautement salutaire » dans le contexte politique actuel.

Le SEN estime en effet que, face à un pouvoir qu’il qualifie d’oscillant « entre déliquescence et évanescence, entre incurie et violente incompétence », il est impératif pour l’APR de se doter d’un « dispositif de combat garant des victoires futures ».

Selon le parti de Macky Sall, à un moment crucial de l’histoire politique nationale, marqué par une grave crise interne du pouvoir en place, lequel ne compterait, selon lui, que sur la violence — illustrée notamment par les événements impliquant l’honorable Farba Ngom — pour gouverner, il est urgent de faire face et de se mobiliser pour le vaincre. Cela passe, insiste le SEN, par la mise en place d’une direction solide, capable de renforcer les capacités organisationnelles et politiques de l’opposition et de consolider son unité d’action.

Incidents de la finale de la CAN 2025 : la CAF tranche ce mardi sur les plaintes du Maroc et du Sénégal

La commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF) se réunit ce mardi 27 janvier pour statuer sur les plaintes déposées à la suite des graves incidents ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Le Maroc et le Sénégal, protagonistes directs de cette rencontre très tendue, ont chacun saisi l’instance disciplinaire de la CAF, en déposant des dossiers de poursuites réciproques.

Selon le quotidien L’Observateur, la partie marocaine a constitué un dossier qui s’appuierait sur plusieurs éléments matériels, notamment des images vidéo des incidents survenus avant, pendant et après la finale. Ces documents viseraient à étayer les accusations formulées par la Fédération royale marocaine de football, qui estime avoir été lésée par certains comportements et décisions intervenus au cours de la rencontre.

De son côté, la Fédération sénégalaise de football (FSF) affirme avoir transmis à la CAF un « dossier béton », mettant en avant des actes de violences ciblant des supporters sénégalais. Toujours selon les mêmes sources, au moins 17 supporters sénégalais seraient actuellement détenus dans des prisons marocaines pour des faits qualifiés de « troubles à l’ordre public ». La FSF considère ces arrestations comme disproportionnées et estime que ses ressortissants ont été victimes de violences et de traitements abusifs dans le contexte de la finale.

Le dossier sénégalais évoque également des faits survenus sur le terrain. La FSF a notamment documenté des situations ayant empêché, par moments, le gardien de but sénégalais Edouard Mendy d’utiliser correctement ses services, en raison du comportement des ramasseurs de balles et de l’attitude de certains joueurs marocains. Le cas d’Achraf Hakimi est notamment cité, même si le joueur marocain a par la suite présenté ses excuses pour son comportement.

Pour rappel, la finale de la CAN 2025 a été marquée par un épisode inédit et spectaculaire. Mécontents de certaines décisions arbitrales, les joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse, pendant environ un quart d’heure, en signe de protestation. C’est finalement le capitaine Sadio Mané qui avait convaincu ses coéquipiers de reprendre le match. La rencontre s’était achevée par une victoire du Sénégal en prolongations, mais dans un climat particulièrement électrique.

Ces événements ont été suivis d’actes de violences dans les tribunes et d’attitudes jugées « inacceptables » par les instances dirigeantes du football. La CAF et la FIFA ont toutes deux reconnu la gravité des faits, soulignant que l’image du football africain avait été ternie par ces débordements.

Conformément à l’article 42, alinéa 8, de ses statuts, la Confédération africaine de football est habilitée à prendre des mesures conservatoires et à infliger des sanctions avant, pendant ou après un match. La commission de discipline dispose ainsi d’un large éventail de sanctions possibles, allant des amendes financières aux suspensions, voire à des sanctions sportives plus lourdes.

Le CORED met en garde contre la diffusion d’images de violence insoutenables dans les médias

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a exprimé sa vive préoccupation face à la publication et à la diffusion d’images de violence jugées insoutenables par certains médias sénégalais. Cette mise en garde intervient à la suite de la circulation, le 26 janvier 2026, de scènes choquantes liées notamment à des accidents et à des faits survenus dans un cadre domestique.

Dans un communiqué rendu public, l’organe d’autorégulation déplore une dérive préoccupante dans le traitement de l’information, marquée par le non-respect des règles professionnelles élémentaires. Le CORED souligne que la diffusion de telles images, souvent crues et difficiles à supporter, porte atteinte à la sensibilité du public, en particulier celle des personnes vulnérables, des enfants et des âmes sensibles, qui se retrouvent exposés à des contenus traumatisants sans avertissement ni filtre éthique.

Rappelant les fondements juridiques et déontologiques du métier de journaliste, le CORED insiste sur le fait que le droit du public à l’information, bien que fondamental, n’est pas absolu. À ce titre, l’Article 18 du Code de la presse encadre clairement le traitement médiatique des accidents et des catastrophes. Cet article stipule que le compte rendu, qu’il soit fait par le texte, l’image ou le son, doit impérativement respecter la souffrance des victimes ainsi que celle de leurs proches. Pour l’organe d’autorégulation, la quête de l’audience ou du sensationnel ne saurait justifier la mise à nu de la douleur humaine.

Le CORED s’appuie également sur l’Article 3 de la Charte des journalistes du Sénégal, qui impose aux professionnels des médias le respect de la dignité de la personne humaine en toutes circonstances. Cette exigence concerne tout particulièrement les groupes minoritaires et les personnes en situation de vulnérabilité, souvent les premières victimes d’une exposition médiatique excessive ou inappropriée. Selon le Conseil, la diffusion d’images violentes sans précaution constitue une violation directe de cet engagement éthique.

À travers ce rappel à l’ordre, le CORED invite les journalistes, rédacteurs en chef, cameramen et techniciens des médias à faire preuve de responsabilité et de discernement dans le choix des images et des contenus diffusés. Il réaffirme que le respect de la dignité humaine demeure un principe fondamental dans le traitement et la diffusion de l’information et qu’il doit primer sur toute autre considération.

En conclusion, le CORED appelle l’ensemble des acteurs des médias à un retour strict aux valeurs éthiques et déontologiques qui fondent la profession journalistique, afin de garantir une information responsable, respectueuse des victimes et conforme aux normes qui régissent la presse au Sénégal.

Air Sénégal renforce sa flotte avec l’intégration d’un Boeing 777 sur la ligne Dakar–Paris

La compagnie nationale Air Sénégal a annoncé l’intégration officielle d’un Boeing 777 dans sa flotte depuis le 25 janvier 2026, destiné à assurer les rotations sur la ligne stratégique Dakar–Paris–Dakar. Cette mise en service marque une étape importante dans la stratégie de montée en gamme du pavillon national, visant à améliorer significativement l’expérience de voyage de ses passagers sur l’un de ses axes les plus fréquentés.

Selon un communiqué de la compagnie, l’arrivée de cet appareil long-courrier constitue une avancée majeure tant sur le plan opérationnel que commercial. Le Boeing 777 permettra notamment de rétablir la capacité fret, un segment essentiel pour les échanges économiques entre le Sénégal et la France, tout en répondant aux besoins des opérateurs et des exportateurs. Cette capacité accrue devrait contribuer à renforcer la compétitivité d’Air Sénégal sur le marché international.

L’intégration de cet avion marque également le retour de la classe Business sur la ligne Dakar–Paris, une offre très attendue par la clientèle affaires et les voyageurs en quête de davantage de confort. Le Boeing 777 est configuré en bi-classe, avec 26 sièges en classe Business et 286 sièges en classe Économique, offrant ainsi un meilleur équilibre entre confort, capacité et qualité de service. La compagnie met en avant un aménagement moderne et des standards de service destinés à améliorer le confort à bord et la satisfaction globale des passagers.

Air Sénégal souligne que cette montée en gamme s’inscrit dans une volonté affirmée de mieux répondre aux attentes de sa clientèle, tout en améliorant la régularité et la fiabilité de ses opérations. Après plusieurs mois marqués par des perturbations et des ajustements opérationnels, la compagnie entend, à travers cette nouvelle acquisition, consolider son programme de vols et restaurer la confiance de ses passagers.

Consciente des désagréments rencontrés récemment, Air Sénégal a présenté ses excuses à l’ensemble de ses clients pour les perturbations enregistrées au cours des derniers mois. La direction réaffirme toutefois son engagement à rétablir un niveau de régularité, de confort et de qualité de service conforme aux standards du transport aérien international, dans l’objectif de positionner durablement la compagnie comme un acteur crédible et performant sur les grandes lignes internationales.

Affaire West Africa Energy : la Chambre d’accusation annule le renvoi de Samuel Amète Sarr et met fin à son mandat de dépôt

La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar, réunie en audience le lundi 27 janvier 2026, a annulé l’ordonnance de renvoi de l’ancien ministre de l’Énergie, Samuel Amète Sarr, devant le tribunal de police correctionnelle. L’information a été confirmée par l’un de ses avocats, Me Baboucar Cissé. Cette décision met également un terme à l’ordonnance de soit-communiqué rendue dans le cadre de la procédure dite West Africa Energy, dans laquelle Samuel Sarr avait été placé sous mandat de dépôt.

L’ordonnance annulée avait été prise par le juge d’instruction Makha Barry, du 2ᵉ cabinet du Tribunal de grande instance de Dakar, à l’issue de l’instruction ouverte contre l’ancien ministre. Saisie par la défense, la Chambre d’accusation a estimé que les conditions légales du renvoi devant la juridiction correctionnelle n’étaient pas réunies. En conséquence, elle a prononcé l’annulation de l’ordonnance de renvoi ainsi que de l’ensemble des actes subséquents qui en découlaient.

Cette décision marque un tournant majeur dans un dossier judiciaire très suivi. Depuis l’ouverture de la procédure, Samuel Amète Sarr n’a cessé de contester les faits qui lui étaient reprochés et de clamer son innocence. Pour la défense, cette annulation confirme l’existence d’irrégularités dans la conduite de l’instruction et valide les arguments développés devant la Chambre d’accusation. Les avocats de l’ancien ministre avaient notamment dénoncé une procédure entachée de manquements, évoquant un acharnement et un déficit d’impartialité dans le traitement du dossier.

Du côté de Samuel Amète Sarr, la décision est accueillie comme une victoire judiciaire majeure, susceptible de renforcer sa position tant sur le plan juridique que sur le plan de l’opinion. Elle ouvre également la voie à une remise en cause plus large de l’instruction telle qu’elle a été menée jusqu’ici.

En revanche, ce revers judiciaire constitue un coup dur pour les parties civiles, Moustapha Ndiaye et autres, engagées dans cette affaire, ainsi que pour l’instruction conduite par le magistrat saisi du dossier. L’annulation prononcée par la Chambre d’accusation fragilise leur position et relance le débat sur les conditions dans lesquelles la procédure a été engagée et conduite.

Thiès au cœur de la refondation de la Politique nationale de l’Emploi

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Moustapha Ndieck Sarré, a présidé ce jour à Thiès un Comité régional de développement (CRD) spécial consacré à la consultation des parties prenantes, dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle Politique nationale de l’Emploi. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de concertation élargie visant à associer étroitement les acteurs territoriaux à la définition des orientations stratégiques en matière d’emploi.

Dans son intervention, le ministre a dressé un diagnostic sans complaisance de la situation actuelle du marché du travail au Sénégal. Il a souligné que les analyses récentes mettent en évidence des déséquilibres structurels persistants, notamment un faible taux d’emplois formels, une prédominance marquée du secteur informel, une insertion tardive des jeunes sur le marché du travail ainsi qu’une inadéquation notable entre l’offre de formation et les besoins réels de l’économie nationale. Selon Moustapha Ndieck Sarré, ces constats rendent impérative une refonte en profondeur de la Politique nationale de l’Emploi afin de la rendre plus cohérente, plus inclusive et davantage ancrée dans les réalités territoriales.

Le ministre a insisté sur le fait que l’emploi ne peut être pensé uniquement depuis le niveau central. À ses yeux, il se construit avant tout au plus près des bassins économiques, des filières locales, des entreprises et des communautés. C’est dans cette perspective que la tenue du CRD de Thiès revêt une importance particulière, puisqu’il vise à recueillir les analyses, les propositions et les attentes des acteurs locaux, afin d’enrichir la future Politique nationale de l’Emploi par une approche réaliste, participative et territorialisée.

Moustapha Ndieck Sarré a également mis en exergue le rôle stratégique de la région de Thiès dans l’économie nationale. De par sa position géographique, la diversité de ses activités économiques et le dynamisme de sa population, la région dispose d’atouts considérables pour la création d’emplois durables. L’agriculture et l’agro-industrie, l’artisanat, le commerce, le tourisme, les industries extractives, le BTP ainsi que les services constituent, selon lui, autant de leviers potentiels de création d’emplois, à condition que les politiques publiques, les investissements privés et les dispositifs de formation soient mieux coordonnés et orientés vers les besoins réels du tissu économique local.

Les travaux de ce Comité régional de développement doivent ainsi permettre d’identifier clairement les priorités régionales en matière d’emploi, de formuler des propositions concrètes et opérationnelles pour la future Politique nationale de l’Emploi, de renforcer la gouvernance territoriale de l’emploi fondée sur la concertation et la responsabilité partagée, et de consolider les synergies entre l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé et les partenaires sociaux.

En guise de conclusion, le ministre a tenu à rassurer l’ensemble des participants en affirmant que les conclusions issues de ce CRD seront pleinement intégrées au processus national. L’objectif affiché est de faire en sorte que la nouvelle Politique nationale de l’Emploi reflète fidèlement les réalités, les potentialités et les aspirations des territoires, afin de mieux répondre aux défis de l’emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes.

Néné Fatoumata Tall prend les rênes du mouvement des femmes de l’APR

L’Alliance Pour la République (APR) a porté son choix sur une figure politique bien connue pour diriger son mouvement des femmes. Il s’agit de Néné Fatoumata Tall, responsable politique dans le département de Guédiawaye et ancienne ministre de la Jeunesse, désormais nommée présidente du mouvement national des femmes du parti.

Cette désignation consacre le retour au premier plan d’une militante expérimentée, dont le parcours au sein de l’APR et de l’appareil étatique est marqué par un engagement constant en faveur de la mobilisation des bases et de la promotion du leadership féminin. À la tête du mouvement des femmes, Néné Fatoumata Tall aura pour principale mission de dynamiser et de renforcer la présence des femmes dans les instances du parti, tout en consolidant leur rôle stratégique dans les actions politiques et électorales.

Traditionnellement pilier de l’APR, le mouvement des femmes joue un rôle central dans l’animation du parti sur le terrain. Il est au cœur des campagnes de sensibilisation, de la mobilisation électorale et de l’organisation des activités politiques à la base. Sous la conduite de sa nouvelle présidente, cette structure devrait poursuivre et intensifier ce travail, dans un contexte politique marqué par de nouveaux défis et une recomposition des équilibres.

La nomination de Néné Fatoumata Tall intervient en effet dans une phase de restructuration interne de l’APR, consécutive à la fin du mandat présidentiel de Macky Sall. Engagé dans un processus de repositionnement sur l’échiquier politique national, le parti mise sur des cadres chevronnés pour assurer une transition efficace et maintenir sa capacité de mobilisation. Le choix de l’ancienne ministre s’inscrit ainsi dans une logique de continuité, mais aussi de renouveau, avec l’ambition de redynamiser les structures de base et de préparer l’avenir.

En confiant la direction du mouvement des femmes à Néné Fatoumata Tall, l’APR envoie également un signal fort quant à l’importance accordée à la participation féminine dans sa stratégie politique. Une responsabilité majeure attend désormais la nouvelle présidente, appelée à fédérer, mobiliser et porter la voix des femmes du parti dans une période charnière de son histoire.

Kaolack : un motocycliste tué sur le coup dans une collision avec un camion de vidange à Sing Sing

Un grave accident de la circulation a endeuillé la commune de Kaolack ce lundi 26 janvier 2026. Le drame s’est produit aux environs de 15 heures, à hauteur du quartier Sing Sing, où un jeune homme a perdu la vie dans une collision particulièrement violente.

Selon des informations recueillies auprès de sources de Dakaractu Kaolack, la victime circulait à bord d’une moto de type Jakarta lorsqu’elle a été percutée par un camion de vidange. Le choc, d’une extrême violence, ne lui a laissé aucune chance. Le motocycliste est décédé sur le coup, avant même l’arrivée des secours.

Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rapidement rendus sur les lieux du sinistre. Après les constatations d’usage, le corps sans vie de la victime a été acheminé à la morgue de l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack.

Les circonstances exactes de l’accident restent pour l’heure à déterminer. Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin de faire toute la lumière sur les causes de ce drame et d’établir les responsabilités éventuelles.

Décès de l’actrice Halima Gadji : le Sénégal perd une icône de sa fiction contemporaine

Le monde culturel sénégalais est plongé dans une profonde tristesse. L’actrice Halima Gadji est décédée ce lundi soir à l’âge de 36 ans, selon plusieurs sources concordantes. Figure majeure de la fiction télévisuelle et du théâtre sénégalais, elle laisse derrière elle une œuvre marquante et une empreinte durable dans le paysage artistique national.

Révélée au grand public par son rôle emblématique de Marième Dial dans la série à succès Maîtresse d’un homme marié, Halima Gadji s’était imposée comme une actrice de premier plan. Son interprétation, à la fois audacieuse et nuancée, d’une femme libre, complexe et en rupture avec certains stéréotypes, avait profondément marqué les téléspectateurs. À travers ce personnage, elle avait contribué à faire évoluer la représentation des femmes à l’écran, suscitant débats, adhésions et parfois controverses, signe de l’impact culturel majeur de la série.

Le succès retentissant de Maîtresse d’un homme marié avait propulsé Halima Gadji au rang d’icône nationale. Elle était devenue, pour toute une génération, le visage d’une nouvelle fiction sénégalaise plus affirmée, plus réaliste et plus engagée. Son jeu intense, sa présence magnétique et sa capacité à incarner des personnages aux multiples facettes avaient largement contribué à l’adhésion du public, bien au-delà des frontières du Sénégal.

Mais réduire Halima Gadji à la télévision serait oublier l’étendue de son talent. Sur les planches, elle s’était également illustrée avec brio, participant à plusieurs productions théâtrales et apportant une contribution significative à l’essor de la scène artistique sénégalaise. Son travail au théâtre témoignait de sa rigueur, de son amour du texte et de son engagement profond pour l’art dramatique. Là encore, elle avait su toucher un public varié, séduit par une interprétation à la fois sincère et puissante.

Les circonstances exactes de son décès n’ont pas encore été officiellement confirmées. D’après les premières informations recueillies, l’actrice aurait succombé à un malaise. À ce stade, la famille de Halima Gadji ne s’est pas encore exprimée publiquement, laissant place à une vive émotion et à de nombreuses interrogations. Cette retenue alimente une atmosphère de choc et d’incrédulité, tant la disparition semble soudaine.

Ce drame ravive par ailleurs un souvenir douloureux. En avril 2023, de fausses rumeurs annonçant la mort de l’actrice avaient circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une onde de choc avant d’être formellement démenties par Halima Gadji elle-même. Cette fois-ci, hélas, l’annonce est bien réelle et plonge le pays dans le deuil.

Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages se multiplient. Acteurs, réalisateurs, journalistes, figures culturelles et simples anonymes saluent la mémoire d’une artiste engagée, libre et profondément humaine. Sur les réseaux sociaux, les messages de tristesse, de reconnaissance et d’admiration affluent, témoignant de l’attachement du public à celle qui a incarné, avec courage et sincérité, les espoirs, les luttes et les contradictions de la société sénégalaise contemporaine.

Affaires d’abus de confiance et d’escroquerie : Soya Diagne de nouveau déféré au Parquet

Déjà placé en détention préventive depuis octobre 2025, l’homme d’affaires Soya Diagne a été extrait de sa cellule de la prison de Rebeuss le lundi 26 janvier, sur instruction du Procureur de la République. Il a été conduit dans les locaux de la Sûreté urbaine de la police centrale avant d’être déféré au Parquet pour des faits d’« abus de confiance et d’escroquerie » portant notamment sur 400 cartons de café impayés et un reliquat estimé à environ 18,9 millions de francs CFA.

Selon le journal L’Observateur, ce nouveau déferrement est lié à deux plaintes supplémentaires enregistrées alors que l’homme d’affaires est déjà poursuivi dans d’autres dossiers. La première plainte émane de Souleymane Bâ Diallo, à l’origine d’un dossier transmis par le Procureur. Le plaignant soutient avoir fourni à Soya Diagne, en 2016, du lait en poudre d’une valeur globale estimée à 23 925 000 francs CFA. Après un acompte de 5 millions de francs CFA, l’homme d’affaires lui aurait remis deux chèques tirés sur la Bsic, lesquels se sont révélés sans provision et n’ont jamais été honorés. Confronté aux faits, Soya Diagne aurait reconnu les actes qui lui sont reprochés, tout en invoquant la prescription des faits pour se défendre.

La seconde plainte a été déposée par Mouhamadou Seck, qui a conduit à l’audition de Soya Diagne par les forces de l’ordre le 22 décembre 2025. D’après le témoignage du plaignant, l’homme d’affaires, se présentant comme un opérateur économique, lui aurait passé en 2017 une commande de 400 cartons de café d’une valeur de 10 400 000 francs CFA. Un dépôt de garantie de 1 400 000 francs CFA aurait été versé, tandis que le solde devait être réglé par chèque. Là encore, le chèque transmis aurait été rejeté pour défaut de provision, laissant la commande impayée. Face à cette nouvelle accusation, Soya Diagne aurait adopté la même ligne de défense, se retranchant derrière la prescription des faits.

Ces nouvelles procédures viennent alourdir le passif judiciaire de l’homme d’affaires, déjà écroué depuis plusieurs mois. Elles relancent le débat sur la multiplication des plaintes pour des faits financiers anciens et sur la question de leur prescription, désormais au cœur de la stratégie de défense de Soya Diagne. L’affaire suit désormais son cours devant le Parquet, qui devra apprécier la suite à donner à ces nouvelles accusations.

Coupe du monde 2030 : l’Espagne confirme l’accueil de la finale, le Maroc recalé malgré son lobbying

Malgré une intense campagne de plaidoyer menée ces dernières semaines, le Maroc ne parviendra pas à ravir à l’Espagne l’organisation de la finale de la Coupe du monde 2030. La question, longtemps restée en suspens dans le cadre de la candidature conjointe avec le Portugal, a été tranchée par le président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), Rafael Louzan, qui a affirmé sans ambiguïté que la finale se disputera sur le sol espagnol.

Profitant de la visibilité acquise lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et des turbulences institutionnelles traversées par le football espagnol, Rabat avait multiplié les démarches auprès de la FIFA pour convaincre les instances de lui confier l’événement phare du Mondial. Les accusations de corruption visant la fédération espagnole semblaient offrir une fenêtre d’opportunité au Royaume, désireux de marquer l’histoire en accueillant la finale d’une Coupe du monde au caractère hautement symbolique.

Mais Rafael Louzan a mis fin aux spéculations. S’appuyant sur le poids de l’Espagne dans la candidature tripartite, il a rappelé que son pays assume 55 % de l’organisation globale du tournoi. « La finale aura lieu ici », a-t-il déclaré, se montrant catégorique. Pour appuyer sa position, le patron du football espagnol a également évoqué des scènes observées lors de la dernière CAN, estimant qu’elles ont porté atteinte à l’image du football mondial, avant de souligner la capacité organisationnelle et l’expérience de l’Espagne dans l’accueil des grands événements sportifs internationaux.

Cette décision constitue une déception pour le Maroc, qui nourrissait de grandes ambitions pour ce Mondial du centenaire. Le Royaume devra finalement se contenter d’accueillir une partie des rencontres, notamment celles de sa sélection nationale, ainsi que quelques matchs du premier tour et des phases intermédiaires, conformément au schéma de répartition arrêté entre les pays hôtes.

La Coupe du monde 2030 s’annonce toutefois historique à plus d’un titre. Pour célébrer les 100 ans de la compétition, la FIFA a validé une organisation exceptionnelle impliquant six pays répartis sur trois continents. En plus de l’Espagne, du Portugal et du Maroc, des matchs inauguraux se dérouleront en Uruguay, en Argentine et au Paraguay, en hommage à la première édition du Mondial disputée en 1930 à Montevideo.

Blocage du chantier de l’hôpital de Ourossogui : un bras de fer judiciaire qui pénalise la région de Matam

Les populations de la région de Matam devront encore faire preuve de patience avant de voir se concrétiser l’un des projets sanitaires les plus attendus de ces dernières années. Les travaux de construction de l’hôpital de niveau 2 d’Ourossogui sont totalement à l’arrêt depuis près de deux ans, plongeant l’infrastructure dans une situation d’incertitude prolongée. Lancé en juin 2021, le chantier devait initialement être livré 18 mois plus tard, mais il est aujourd’hui paralysé par un contentieux opposant l’État du Sénégal à l’entreprise en charge des travaux, Ellipse.

En visite de terrain dans la région, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, est revenu en détail sur les raisons de cette interruption qui suscite incompréhension et frustration chez les populations locales. Selon l’autorité ministérielle, le blocage trouve son origine dans un profond désaccord technique et contractuel entre l’État et l’entreprise adjudicataire. Le chantier a été stoppé à la suite d’une mise en demeure adressée à Ellipse, lui intimant de reprendre les travaux conformément aux normes et aux exigences prévues dans le cahier des charges.

Face à cette injonction, l’entreprise a répondu par des arguments qui ont rapidement fait basculer le dossier sur le terrain judiciaire. « La réponse de l’entreprise est actuellement en cours de traitement au niveau du ministère de la Justice. À l’issue de cet examen, nous saurons quelle suite donner à cette affaire extrêmement sérieuse », a indiqué Déthié Fall, soulignant la complexité et la sensibilité du dossier. En attendant l’issue de cette procédure, le chantier demeure à l’arrêt, au grand dam des populations de Matam qui continuent de souffrir d’un accès limité à des soins spécialisés.

Le ministre a également précisé que le projet de l’hôpital d’Ourossogui présente un caractère particulier. Il s’agit du seul chantier sanitaire intégré dans un portefeuille de projets majoritairement pilotés sous l’égide du ministère de la Justice, lequel comprend essentiellement des palais de justice et des établissements pénitentiaires. Cette configuration singulière contribue, selon lui, à la complexité de la gestion du dossier et à la lenteur des décisions.

Au-delà du cas de l’hôpital, Déthié Fall a profité de sa visite pour tirer la sonnette d’alarme sur d’autres chantiers de la région confiés à la même entreprise. Il a notamment fait état de manquements graves observés dans plusieurs établissements pénitentiaires. « Il y a des prisons où des défaillances ont été notées sur la qualité du travail effectué. Même sur des bâtiments déjà livrés et occupés, nous avons identifié des malfaçons », a-t-il dénoncé, évoquant des constats préoccupants pour la sécurité et la durabilité des infrastructures publiques.

Ces irrégularités, dûment consignées par les services techniques de l’État, ont conduit à l’envoi d’une mise en demeure globale à l’entreprise concernée, lui exigeant une mise aux normes immédiate de l’ensemble des ouvrages incriminés. En collaboration étroite avec l’Agent Judiciaire de l’État, le gouvernement examine actuellement les options juridiques et administratives permettant de trancher ce contentieux.

Sous les haillons d’un mendiant, un dealer de crack démasqué à la Médina

Ce qui passait pour une scène banale de mendicité dans les rues de la Médina s’est finalement transformé en une affaire de trafic de drogue dure. Un quinquagénaire, identifié par les initiales Al. B, connu dans le quartier pour se déplacer avec des béquilles et tendre la main aux passants, a été interpellé par la Brigade de recherches (BR) de la Médina. Selon les révélations du journal L’Observateur, l’homme dissimulait derrière son apparence misérable une activité illicite bien rodée : la vente de crack.

Chaque jour, Al. B occupait le même emplacement stratégique, à l’angle de la rue 05×06. Vêtu de haillons, l’air abattu, il inspirait la compassion et recevait l’aumône de nombreux passants. Pourtant, cette routine apparemment anodine cachait une autre réalité. Les enquêteurs de la BR, attentifs aux dynamiques du quartier, ont été intrigués par certains détails troublants. Les déplacements de l’homme, jugés trop organisés pour un simple mendiant, ainsi que ses échanges rapides et discrets avec des individus à l’allure suspecte, ont fini par éveiller les soupçons.

Après plusieurs observations, les policiers ont décidé d’intervenir. Jeudi dernier, lors d’une patrouille de sécurisation, les éléments de la Brigade de recherches ont repéré Al. B alors qu’il se tenait devant une boutique, fidèle à son poste habituel. À la vue des forces de l’ordre, le quinquagénaire a tenté de dissimuler son trouble en jouant son rôle de mendiant, mais son attitude fébrile et sa nervosité inhabituelle ont trahi un malaise évident.

Une palpation de sécurité a alors été effectuée. Elle a permis aux policiers de découvrir, dissimulés dans ses effets personnels, un képa de crack ainsi qu’une somme de 5 000 francs CFA. D’après les enquêteurs, cet argent provenait de sa dernière transaction liée à la vente de la drogue.

Conduit au poste de police pour les besoins de l’enquête, Al. B n’a pas tardé à reconnaître les faits. Il a admis être impliqué dans la cession de crack, confirmant ainsi les soupçons des policiers. Toutefois, fidèle à ce que les enquêteurs décrivent comme la « loi du milieu », il a catégoriquement refusé de livrer l’identité de son fournisseur ou de donner des informations pouvant remonter la filière.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°658 – 27/01/2026

🔴 RÉÉVALUATION SPECTACULAIRE DE LA DETTE PUBLIQUE QUI PASSE DE 99,6 % DU PIB FIN 2023 À 132 % fin 2025 : LE SENEGAL AU CŒUR D’UNE TEMPÊTE FINANCIÈRE ET DIPLOMATIQUE
🔴 INCIDENTS POST- FINALE DE CAN AU MAROC : SONKO JOUE LA CARTE DE L’APAISEMENT

🔴 TENSIONS AUTOUR DE LA FINALE : DES AVOCATS MAROCAINS MENACENT ABDOULAYE FALL DE POURSUITES

Chantier de l’université de Kolda : Dethié Fall hausse le ton face aux retards jugés injustifiables

En visite sur le chantier de l’université de Kolda, toujours inachevé, le ministre des Infrastructures, Dethié Fall, a exprimé sans détour son profond mécontentement face à l’état d’avancement des travaux. Constatant un chantier au ralenti, voire à l’arrêt à certains endroits, le ministre a estimé que les explications fournies par les entreprises chargées de la réalisation du projet étaient tout simplement « inacceptables », au regard des engagements initialement pris.

Cette descente sur le terrain a été l’occasion pour le ministre d’adresser un avertissement clair à l’entreprise adjudicataire. Il l’a invitée à procéder, sans délai, à une remobilisation effective de son personnel et de l’ensemble de la logistique nécessaire afin de relancer les travaux et de respecter les délais contractuels. Pour Dethié Fall, l’université de Kolda constitue une infrastructure stratégique pour le développement de l’enseignement supérieur dans le sud du pays et ne saurait faire l’objet de retards répétés.

Le ministre des Infrastructures a également rejeté avec fermeté les arguments récurrents liés aux difficultés de paiement, souvent avancés pour justifier la lenteur des chantiers publics. Selon lui, ces justifications ne tiennent plus. Il a rappelé que les entreprises sont sélectionnées à l’issue de procédures rigoureuses, notamment sur la base de leurs capacités financières à exécuter les travaux qui leur sont confiés. « Les entrepreneurs doivent cesser de se couvrir sur les paiements pour justifier des retards de livraison », a-t-il martelé.

Insistant sur les responsabilités de l’État, Dethié Fall a tenu à rassurer quant aux engagements financiers publics. Il a souligné que l’État honore toujours ses obligations et finit par payer les travaux réalisés conformément aux règles. Pour le ministre, il n’est désormais plus acceptable d’invoquer l’argument selon lequel « l’État n’a pas payé » pour expliquer l’arrêt ou le ralentissement d’un chantier.

Kounakané inaugure son église dans un esprit de fraternité et de vivre-ensemble interreligieux

La localité de Kounakané, située dans la région de Kolda au sud du Sénégal, a vécu ce dimanche 25 janvier un moment historique et chargé d’émotion avec l’ouverture officielle de sa nouvelle église. L’événement, qui a rassemblé une forte mobilisation des populations locales, a dépassé le simple cadre religieux pour se muer en une véritable célébration du vivre-ensemble et de la cohésion sociale.

La cérémonie a été présidée par l’Évêque de Kolda, Monseigneur Jean Pierre Bassène, dont le message, à la fois profond et rassembleur, a fortement marqué les esprits. Dans son homélie, le prélat a mis l’accent sur l’unité, la fraternité et la coexistence pacifique entre les différentes communautés religieuses, appelant musulmans et chrétiens à dépasser les clivages pour œuvrer ensemble au service du bien commun.

S’adressant à une assistance attentive composée de fidèles chrétiens, de responsables musulmans et de notables locaux, Monseigneur Bassène a exhorté les croyants à mettre en commun les valeurs spirituelles héritées de leur foi. « Musulmans et chrétiens, cotisons ce que nous avons appris de Dieu, de notre contemplation de Dieu, pour le mettre au service de tous », a-t-il déclaré, soulignant que la foi, quelle que soit sa confession, doit être un levier de solidarité et de progrès social.

L’Évêque de Kolda a également tenu à mettre en garde contre toute forme de division, rappelant avec fermeté que la religion ne doit jamais être un facteur de discorde. « Point de se donner des coups de coude. Dieu n’aime pas la division », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité de préserver la paix, l’harmonie et le respect mutuel entre les croyants, dans un contexte mondial souvent marqué par des tensions religieuses.

Revenant sur la construction de l’église de Kounakané, Monseigneur Jean Pierre Bassène a souligné qu’elle est avant tout le fruit d’une foi partagée et d’un effort collectif exemplaire. Il a salué l’engagement de « frères croyants » issus de différentes confessions religieuses qui ont contribué à l’édification de l’ouvrage, notamment les ouvriers, les maçons et le maître d’ouvrage. Cette collaboration interreligieuse, a-t-il relevé, illustre parfaitement l’esprit de solidarité et de fraternité qui caractérise la localité.

En clôturant son homélie, l’Évêque a invité les chrétiens de Kounakané à s’investir pleinement dans la construction d’une communauté forte, ouverte et responsable, tout en raffermissant les liens de fraternité avec les autres croyants. Il a appelé à promouvoir durablement la cohésion sociale et le vivre-ensemble, qu’il a qualifiés de valeurs essentielles au développement harmonieux des communautés.

Visite officielle au Maroc : Ousmane Sonko appelle à dépasser les tensions post-CAN et réaffirme la solidité des relations sénégalo-marocaines

En visite officielle au Royaume du Maroc, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, s’est entretenu avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, dans un climat marqué par la volonté commune de renforcer les relations historiques et fraternelles entre Dakar et Rabat. Cette rencontre de haut niveau a été l’occasion pour le chef du gouvernement sénégalais de revenir sur certains épisodes de tensions observés à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, tout en appelant à une lecture apaisée et responsable des événements.

Abordant les scènes de violence enregistrées çà et là après la compétition continentale, Ousmane Sonko a tenu à relativiser leur portée. Selon lui, ces incidents ne sauraient en aucun cas être interprétés comme le signe de fractures profondes entre les peuples sénégalais et marocain. « Après la CAN, les incidents observés ici ou là doivent être analysés avec discernement. Ils doivent être considérés comme des excès isolés liés à l’émotion, et non comme des fractures profondes entre nos peuples », a déclaré le Premier ministre. Il a insisté sur le rôle fédérateur du sport, qu’il considère comme un puissant vecteur de rapprochement, de fraternité et de dialogue entre les nations, soulignant que les passions sportives, aussi vives soient-elles, ne peuvent remettre en cause la solidité des relations bilatérales entre le Sénégal et le Maroc.

Cette prise de parole s’inscrit dans une dynamique de réaffirmation des liens multiformes unissant les deux pays, tant sur les plans politique, économique, culturel que religieux. Ousmane Sonko a rappelé que Dakar et Rabat partagent une longue tradition de coopération et de respect mutuel, nourrie par des échanges constants et une convergence de vues sur de nombreux dossiers régionaux et africains.

Arrivé à l’aéroport international de Rabat à bord d’un vol spécial affrété par Air Sénégal, le Premier ministre sénégalais a été accueilli avec les honneurs par Aziz Akhannouch, en présence de plusieurs officiels marocains. Ce geste protocolaire témoigne de l’importance accordée par les autorités marocaines à cette visite, perçue comme une nouvelle étape dans le raffermissement du partenariat stratégique entre les deux États.

Au programme de son séjour, Ousmane Sonko s’est également rendu au mausolée de Mohamed V, où il s’est recueilli à la mémoire du grand-père de l’actuel souverain marocain. Ce moment de recueillement, effectué en compagnie du ministre marocain délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Moustapha Baitas, revêt une forte portée symbolique. Il illustre l’ancrage historique et spirituel des relations sénégalo-marocaines, fondées sur le respect des figures emblématiques et des valeurs communes.

Mondial 2026 : Sepp Blatter appelle les supporters à éviter les États-Unis, sur fond de tensions sécuritaires et diplomatiques

L’ancien président de la Fédération internationale de football association (Fifa), Sepp Blatter, a suscité une vive polémique en appelant les supporters à éviter les États-Unis lors de la Coupe du monde 2026. Cette prise de position, rendue publique lundi sur le réseau social X, intervient alors que la compétition planétaire est programmée du 11 juin au 19 juillet 2026 et sera organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Dans son message, Sepp Blatter relaie et soutient les propos de l’avocat suisse Mark Pieth, figure reconnue de la lutte contre la corruption et ancien conseiller de la Fifa en matière de gouvernance entre 2011 et 2014. Citant des extraits d’une interview accordée au quotidien suisse Tagesanzeiger, l’ex-dirigeant du football mondial affirme partager les inquiétudes exprimées par ce dernier. « Je pense que Mark Pieth a raison de questionner cette Coupe du monde », a-t-il écrit, remettant ainsi ouvertement en cause le choix des États-Unis comme principal pays hôte.

Dans son entretien, Mark Pieth se montre particulièrement critique à l’égard du contexte politique et sécuritaire américain. Il évoque notamment ce qu’il décrit comme une dégradation du climat intérieur, marquée par la marginalisation des opposants politiques et des abus présumés des services de l’immigration. Selon lui, cette situation n’est guère de nature à rassurer les supporters étrangers désireux de se rendre sur le sol américain pour assister aux rencontres du Mondial.

L’avocat suisse va encore plus loin dans ses recommandations, en conseillant explicitement aux fans de football d’éviter les États-Unis. Il estime que les supporters risquent de faire face à des contrôles stricts et à des mesures coercitives à leur arrivée. « S’ils ne se comportent pas correctement avec les autorités, ils peuvent s’attendre à être immédiatement renvoyés chez eux », avertit-il, ajoutant que le suivi des matchs à la télévision pourrait s’avérer une option plus sûre et plus confortable.

Âgé de 89 ans, Sepp Blatter demeure une figure controversée du football mondial. Président de la Fifa de 1998 à 2015, il a été contraint à la démission à la suite de plusieurs scandales de corruption ayant profondément ébranlé l’institution. Très critique à l’égard de son successeur, Gianni Infantino, il a néanmoins vu sa situation judiciaire évoluer favorablement. En 2025, la justice suisse l’a définitivement acquitté, tout comme l’ancien président de l’UEFA Michel Platini, dans l’affaire portant sur un paiement de deux millions de francs suisses versé à ce dernier, que le parquet helvétique considérait comme illégal.

Les déclarations de Sepp Blatter et de Mark Pieth s’inscrivent dans un contexte international particulièrement tendu. Les relations diplomatiques entre les États-Unis et certains pays européens se sont récemment crispées, notamment en raison de la volonté affichée de Washington d’annexer le Groenland et des menaces de hausses de taxes douanières visant des États européens opposés à cette orientation. Ce climat de défiance alimente les inquiétudes autour de l’organisation du Mondial 2026.

Drogue à Ouakam : la BRS de Dakar démantèle un réseau de dealers à la Cité Avion

Les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants (BRS) de Dakar, rattachée à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), ont porté un coup dur au trafic de drogue dans la capitale. Le vendredi 23 janvier 2026, aux environs de 19 heures, une opération ciblée a permis le démantèlement d’un réseau de vente et de consommation de chanvre indien à la Cité Avion de Ouakam.

Au cours de cette intervention, quatre individus ont été interpellés, dont un ressortissant centrafricain. Il s’agit de M. Dioum, agent immobilier né en 1997, de B.Y.M. Martin, étudiant centrafricain né en 2003 à Bangui, de A.K. Mangranene, maçon né en 1987, et de Ba. Ndao, électricien né en 2005 à Ouakam. Tous sont domiciliés dans le même quartier, selon des sources proches de l’enquête.

Cette opération fait suite à de nombreuses dénonciations des habitants de la Cité Avion, excédés par la prolifération du trafic de drogue dans leur environnement immédiat. Les riverains faisaient état d’allées et venues suspectes et d’une transformation progressive de certains points du quartier en véritables lieux de vente et de consommation de chanvre indien, communément appelés « fumoirs ».

Alertée par ces signalements répétés, la BRS a mené des investigations approfondies qui ont permis d’identifier les principaux acteurs de ce trafic. L’intervention policière a abouti à l’arrestation des quatre suspects sur les lieux mêmes de leurs activités illicites. Lors de la fouille, les agents ont saisi quatre cornets de chanvre indien.

Par ailleurs, cinq téléphones portables ainsi qu’une somme de 20 500 francs CFA ont été retrouvés en possession des mis en cause. Ces objets ont été provisoirement consignés par les services compétents en vue de leur mise sous scellés, dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.

Conférence des Nations Unies sur l’eau : Bassirou Diomaye Faye appelle à une mobilisation mondiale depuis Dakar

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a procédé ce lundi 26 janvier 2026, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), à l’ouverture officielle de la réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’eau. Cette rencontre internationale marque une étape clé dans la perspective de la grande conférence onusienne prévue à Abu Dhabi en décembre 2026, pour une durée de deux jours.

Placée sous le sceau de l’urgence et de la solidarité internationale, cette réunion vise à mobiliser les gouvernements, les partenaires techniques et financiers ainsi que l’ensemble des acteurs concernés autour des défis majeurs liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Elle ambitionne également de renforcer la coopération internationale en matière de gestion durable des ressources hydriques, d’identifier des solutions innovantes et adaptées aux réalités locales, tout en favorisant la mobilisation des financements indispensables aux investissements structurants dans le secteur de l’eau.

Dans son discours d’ouverture, le chef de l’État sénégalais a rappelé avec force que l’eau constitue une ressource vitale, à la fois pour l’humanité et pour la planète. Il a insisté sur la nécessité d’une action collective et concertée afin de faire face à une crise de l’eau devenue mondiale et multidimensionnelle. Selon les chiffres évoqués par le président Faye, 2,2 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre, tandis que 3,5 milliards sont privées de services d’assainissement adéquats.

Le président de la République a particulièrement attiré l’attention sur la situation préoccupante du continent africain, où près de 40 % de la population n’a pas accès à l’eau potable et où plus de 70 % des habitants manquent de services d’assainissement de base. Pour Bassirou Diomaye Faye, ces statistiques traduisent non seulement une urgence humanitaire, mais aussi un frein majeur au développement économique, à la santé publique et à la stabilité sociale.

Face à cette réalité, le chef de l’État a lancé un appel pressant à une mobilisation accrue des financements internationaux afin de réaliser les investissements nécessaires dans les infrastructures hydrauliques et les systèmes d’assainissement. Il a souligné que la réussite de cette lutte passe impérativement par un renforcement de la coopération internationale, fondée sur le partage d’expériences, de technologies et de bonnes pratiques.

Bassirou Diomaye Faye a également mis en avant l’importance d’une gouvernance inclusive de l’eau, insistant sur la participation active des communautés locales, des jeunes et des femmes dans la gestion des ressources hydriques et dans les processus de prise de décision. Selon lui, ces acteurs jouent un rôle essentiel dans la préservation de l’eau et dans la mise en œuvre de solutions durables et adaptées aux réalités de terrain.

Finale CAN 2025 au Maroc : le sacre du Sénégal éclipsé par une tempête disciplinaire et politique

La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, disputée au Maroc, restera comme l’un des épisodes les plus tumultueux de l’histoire récente du football africain. Sacrée championne d’Afrique au terme d’un match d’une intensité exceptionnelle, l’équipe nationale du Sénégal, les Lions de la Téranga, se retrouve paradoxalement au centre d’une crise aux multiples dimensions : sportive, disciplinaire, institutionnelle et politique. Une semaine après le sacre face au pays hôte, la rencontre continue d’alimenter les débats dans la presse nationale et internationale, ainsi que sur les réseaux sociaux, où l’attente de la décision de la commission disciplinaire de la CAF est devenue une véritable source de tension collective.

Les événements survenus pendant la finale ont profondément marqué les esprits. Entre contestations arbitrales, tensions sur la pelouse, débordements en tribunes et incidents aux abords du terrain, le match a basculé bien au-delà du simple cadre sportif. Le moment le plus symbolique demeure la sortie temporaire des Lions du terrain, en signe de protestation après l’octroi d’un penalty en faveur du Maroc, un geste inédit dans une finale continentale à ce niveau de compétition. Cet épisode, largement relayé par les médias internationaux, est aujourd’hui au cœur de la procédure disciplinaire ouverte par la Confédération africaine de football, avec l’appui de la FIFA.

Face à cette situation, l’analyse de Mbaye Jacques Diop, journaliste, analyste sportif et ancien conseiller technique en communication au ministère des Sports, apporte un éclairage structurant. Selon lui, la CAF dispose d’un arsenal disciplinaire suffisamment large pour sanctionner à la fois des individus et des institutions. « Le geste le plus sensible reste l’interruption volontaire du jeu. Le règlement est très clair sur ce point », explique-t-il, soulignant que le sélectionneur Pape Thiaw pourrait s’exposer à une suspension de plusieurs matchs, l’instruction de quitter la pelouse relevant directement de sa responsabilité technique et disciplinaire.

Au-delà du staff, certains joueurs sénégalais pourraient également être sanctionnés pour avoir quitté le terrain sans autorisation ou retardé la reprise de la rencontre. Des sanctions financières visant la Fédération sénégalaise de football (FSF), des matchs à huis clos ou encore des restrictions de déplacement pour les supporters sénégalais figurent parmi les options envisagées par l’instance continentale. Toutefois, Mbaye Jacques Diop nuance cette perspective en rappelant que « le retour des joueurs sur la pelouse avant la fin de la rencontre constitue un élément atténuant majeur ». La commission disciplinaire, précise-t-il, s’appuiera sur les rapports de l’arbitre, de l’observateur du match et des responsables de la sécurité avant de rendre toute décision.

La CAF, soutenue par la FIFA, a déjà qualifié les comportements des joueurs et officiels sénégalais « d’inacceptables », traduisant une volonté claire de réaffirmer son autorité et de préserver l’image des compétitions africaines. Pour l’analyste, cette posture institutionnelle est compréhensible, mais n’exclut pas la possibilité de sanctions mesurées. « Dans d’autres contextes similaires, notamment hors d’Afrique, les décisions ont parfois été moins sévères. Tout dépendra de la lecture politique et symbolique que fera la CAF de cet épisode », souligne-t-il.

Mais la crise a pris une dimension encore plus explosive avec la sortie médiatique sans précédent du président de la FSF, Abdoulaye Fall. Dans une déclaration virulente, ce dernier a dénoncé ce qu’il considère comme une mainmise du Maroc sur la CAF, mettant en cause l’arbitrage, la désignation tardive de l’officiel du match, les conditions d’hébergement, la sécurité, l’accès aux billets et les conditions d’entraînement imposées à la délégation sénégalaise. Des propos qui ont immédiatement provoqué une onde de choc dans les sphères sportives et diplomatiques africaines.

Pour Mbaye Jacques Diop, ces déclarations « relèvent davantage de l’affirmation que de la simple accusation » et sont « politiquement explosives ». Elles risquent, selon lui, de tendre durablement les relations entre la FSF, la CAF et la Fédération royale marocaine de football. Toutefois, il estime que ces propos ne peuvent être ignorés sans enquête approfondie. « La CAF et la FIFA ne peuvent pas balayer ces accusations d’un revers de main sans vérifications sérieuses », affirme-t-il, rappelant que cette sortie a été publiquement contredite par le ministère sénégalais des Affaires étrangères, révélant une dissonance institutionnelle rare entre autorités sportives et diplomatiques.

L’analyste attire également l’attention sur des faits survenus du côté marocain durant la finale. Les agissements de certains ramasseurs de balles et joueurs marocains, notamment autour de la serviette du gardien sénégalais Édouard Mendy, sont jugés contraires à l’esprit du fair-play. « Les images suggèrent une véritable stratégie de déstabilisation. Ce ne sont ni des actes anodins ni des faits isolés », affirme-t-il, plaidant pour des sanctions individuelles et, le cas échéant, des amendes contre la Fédération marocaine.

Désormais, l’affaire dépasse largement le cadre d’une simple finale de football. Elle révèle des tensions structurelles dans la gouvernance du football africain et une crise de confiance profonde entre les acteurs institutionnels. Le sacre continental du Sénégal, qui aurait dû être un moment d’unité nationale et de célébration sportive, se transforme en un bras de fer institutionnel aux conséquences potentiellement durables.

Journée internationale de la Douane : l’Administration sénégalaise célèbre la vigilance et l’engagement au service de la nation

L’Administration des Douanes du Sénégal a célébré, hier, la Journée internationale de la Douane aux côtés de la communauté douanière mondiale. La cérémonie officielle, organisée au siège de la Direction générale, a réuni les principaux responsables de l’institution, des représentants des Forces de Défense et de Sécurité ainsi que plusieurs partenaires stratégiques. Présidant l’événement, le Ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a placé cette célébration sous le signe du thème retenu cette année : « Une Douane qui protège sa population par sa vigilance et son engagement ».

Dans son allocution, le ministre a souligné la pertinence de ce thème, qu’il considère comme une parfaite illustration des missions quotidiennes confiées aux agents des douanes. Selon lui, au-delà de la mobilisation des ressources financières indispensables au fonctionnement de l’État, la Douane joue un rôle fondamental dans la protection des citoyens, notamment à travers la lutte contre la fraude, les trafics illicites, la contrebande et toutes les formes de criminalité transfrontalière. Il a insisté sur la nécessité d’une vigilance constante et d’un engagement sans faille dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques de plus en plus complexes.

Le Directeur général des Douanes, Babacar Mbaye, entouré de son équipe dirigeante, a pour sa part salué l’engagement exemplaire des agents et la qualité du travail accompli sur l’ensemble du territoire national. Il a mis en avant la dynamique de modernisation de l’Administration des Douanes, axée sur le renforcement des capacités humaines, l’amélioration des outils de contrôle et la digitalisation des procédures, afin de mieux répondre aux exigences de performance et de transparence.

Le Ministre des Finances et du Budget a également rendu un vibrant hommage aux résultats obtenus par l’institution au cours de l’année 2025. Il a souligné que les performances enregistrées ont eu un impact positif notable sur l’économie nationale, contribuant de manière significative à la mobilisation des recettes publiques. « Les performances enregistrées témoignent du professionnalisme, du sens du devoir et du dévouement des agents des douanes », a-t-il déclaré, avant d’adresser ses félicitations et ses encouragements à l’ensemble des équipes.

La cérémonie a aussi été marquée par un moment fort de reconnaissance et de mémoire avec l’inauguration de nouvelles infrastructures au sein de la Direction générale. Trois bâtiments ont été baptisés en hommage à d’anciens dirigeants de l’Administration des Douanes, figures emblématiques qui ont marqué l’histoire de l’institution par leur leadership et leur engagement. Une salle de conférence porte désormais le nom de l’ancien Directeur général Mouhamadou Makhtar Cissé. Une nouvelle annexe de la Direction générale a été dédiée à la mémoire de Mamadou Moustapha Tall, également ancien Directeur général des Douanes. Enfin, le Centre de Commandement opérationnel a été baptisé du nom du regretté Colonel des Douanes Mbaye Ndao.

À travers ces baptêmes, l’Administration des Douanes réaffirme sa volonté de perpétuer la mémoire de ceux qui ont contribué à son rayonnement et à la consolidation de ses valeurs. Ces hommages symbolisent la transmission d’un héritage fondé sur le sens du service public, l’intégrité et l’engagement au service de l’État et des populations.

Sécurité routière : le CCUAP alerte après le tragique accident sur l’Autoroute de l’Avenir à Rufisque

Le Collectif Citoyen des Usagers des Aménagements Publics et Privés (CCUAP) a exprimé, ce 26 janvier 2026 à Dakar, sa profonde inquiétude après le dramatique accident survenu sur l’Autoroute de l’Avenir, à hauteur de Keur Ndiaye Lô, Rufisque. L’accident, survenu dimanche vers 13 h, a coûté la vie à cinq personnes et laissé deux autres gravement blessées, soulignant la vulnérabilité persistante des usagers malgré la modernisation des infrastructures.

Le collectif a présenté ses condoléances aux familles des victimes et son soutien aux blessés, rappelant que chaque accident constitue une tragédie aux répercussions humaines considérables, touchant non seulement les familles, mais également les communautés.

Dans son communiqué, le CCUAP déplore la fréquence élevée des accidents graves sur les grands axes du pays, notamment sur l’Autoroute de l’Avenir. Le collectif attire l’attention sur la présence régulière de gros porteurs, camions et bus de transport, souvent en excès de vitesse ou insuffisamment sécurisés. Selon lui, les mesures techniques et organisationnelles actuelles restent insuffisantes pour assurer une cohabitation sûre entre véhicules légers, transports publics et véhicules lourds, exposant ainsi les usagers à des risques importants.

Face à cette situation préoccupante, le CCUAP appelle les autorités compétentes, notamment le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres, à renforcer immédiatement les contrôles de vitesse, le respect du code de la route et la surveillance sur les tronçons d’autoroutes à péage. Le collectif recommande également l’instauration de limites de vitesse strictes pour les camions, gros porteurs et bus, assorties de sanctions effectives en cas de dépassement.

Les exploitants des autoroutes à péage sont également interpellés pour mettre en œuvre des mesures spécifiques visant à améliorer la sécurité : gestion différenciée des flux entre véhicules légers et poids lourds, installation de radars, barrières de sécurité renforcées et signalisation visible. Le CCUAP insiste également sur la nécessité d’une campagne nationale de sensibilisation impliquant l’ensemble des usagers et des conducteurs professionnels afin de promouvoir les bonnes pratiques et réduire les comportements à risque.

Le collectif rappelle que la sécurité routière est l’affaire de tous et encourage une mobilisation collective, citoyenne et institutionnelle, afin de faire des routes sénégalaises des espaces sûrs où la protection de la vie humaine prime sur toute autre considération.

Affaire Softcare : 40 jours après, la vérité toujours attendue

Quarante jours se sont écoulés depuis le communiqué du ministère de la Santé annonçant l’envoi imminent d’une mission pour faire la lumière sur l’affaire Softcare. Le 18 décembre 2025, à la suite d’une inspection de l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), les autorités sanitaires avaient promis des investigations « sans délai » afin d’établir les responsabilités et de rassurer l’opinion publique sur la sécurité des produits incriminés. Mais, à ce jour, aucune information officielle n’a été rendue publique.

Ni rapport d’enquête, ni conclusions, ni même une communication intermédiaire. Un silence que de nombreux acteurs de la société civile interprètent comme un signal inquiétant, d’autant plus que les produits Softcare continuent de circuler sur le marché national sans restriction apparente. Pour le Collectif « Lumière sur l’affaire Softcare », cette situation traduit une forme de désinvolture face à un enjeu majeur de santé publique.

Dans une déclaration rendue publique ce 26 janvier 2026 à Dakar, le collectif estime que ce mutisme dépasse le cadre d’un simple retard administratif. Il y voit un « choix politique », dénonçant une volonté de protéger des intérêts privés au détriment de la sécurité sanitaire des populations. Les membres du collectif rappellent que la santé publique ne peut être réduite à une logique marchande et que la transparence doit être la règle, en cohérence avec les principes de gouvernance prônés par les autorités actuelles.

Depuis la publication du communiqué ministériel, le collectif affirme avoir multiplié les initiatives pour obtenir des clarifications, notamment à travers une conférence de presse et des correspondances officielles adressées aux autorités compétentes. Ces démarches seraient, selon eux, restées sans réponse.

Face à ce qu’il qualifie de « silence méprisant », le Collectif Lumière sur l’affaire Softcare hausse le ton et brandit la menace d’actions plus radicales. Si aucune vérité n’est rendue publique et si aucune mesure concrète n’est prise dans les prochains jours, il annonce son intention d’appeler au boycott total des produits Softcare, ainsi qu’à l’organisation d’une grande manifestation devant le ministère de la Santé.

Pour les membres du collectif, la question dépasse largement le cas d’une seule entreprise. Elle touche au droit fondamental des citoyens à être informés et protégés, ainsi qu’à la crédibilité du système de contrôle sanitaire. « Il n’y aura pas de confiance sans vérité », martèlent-ils, estimant que la souveraineté sanitaire passe nécessairement par un contrôle citoyen effectif et par des institutions capables de rendre des comptes.

Alors que l’affaire continue d’alimenter l’inquiétude et les interrogations, l’attente se prolonge autour d’une prise de parole officielle des autorités sanitaires. Une communication claire et des décisions visibles pourraient, selon de nombreux observateurs, constituer un premier pas pour restaurer la confiance et dissiper les doutes qui entourent désormais le dossier Softcare.

Marchés financiers : l’or franchit un seuil historique au-dessus de 5.100 dollars, les investisseurs en quête de refuges

Les marchés financiers mondiaux ont été marqués, ce lundi, par une nouvelle envolée spectaculaire de l’or, qui a dépassé pour la première fois de son histoire la barre symbolique des 5.100 dollars l’once. Cette progression s’inscrit dans un contexte d’incertitude géopolitique et monétaire persistante, tandis que les principales places boursières évoluent avec prudence à l’entame d’une semaine dense en rendez-vous économiques.

Le métal jaune, considéré comme la valeur refuge par excellence, s’est hissé à un record absolu de 5.111,07 dollars l’once (31,1 grammes) avant de se stabiliser autour de 5.068,30 dollars en milieu d’après-midi, affichant une hausse de plus de 1,6 %. Cette dynamique haussière est notamment alimentée par la faiblesse du dollar américain et par un regain de méfiance des investisseurs vis-à-vis des monnaies fiduciaires.

Selon Fawad Razaqzada, analyste de marché chez Forex.com, cette évolution traduit « une perte plus large de confiance dans les devises traditionnelles », combinée à une incertitude persistante autour des politiques économiques mondiales. Dans ce climat, de plus en plus de capitaux se redirigent vers des actifs tangibles, perçus comme des réserves de valeur plus sûres.

La récente montée des cours de l’or est également liée aux tensions géopolitiques, notamment autour du Groenland. Les déclarations du président américain Donald Trump, affirmant vouloir s’emparer du territoire et menaçant un temps les alliés européens de taxes douanières en cas d’opposition, ont ravivé les craintes d’une nouvelle escalade diplomatique. Même si ces menaces ont ensuite été nuancées, le simple fait qu’elles aient été formulées a renforcé le climat d’instabilité.

Dans le sillage de l’or, l’argent a lui aussi atteint un niveau inédit, dépassant brièvement les 114,50 dollars l’once avant de refluer légèrement autour de 112,61 dollars, tout en affichant une progression impressionnante de plus de 9 % sur la séance. Pour Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com, ce mouvement témoigne d’un changement profond du comportement des investisseurs : les métaux précieux ne sont plus seulement utilisés comme instruments de couverture, mais de plus en plus comme des alternatives crédibles aux monnaies traditionnelles, dans un monde traversé par des fractures politiques, des tensions budgétaires et une incertitude monétaire durable.

Sur les marchés actions, l’ambiance reste plus mesurée. Les investisseurs préfèrent temporiser à la veille d’une réunion très attendue de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui se tient dans un contexte institutionnel délicat. Le président de la Fed, Jerome Powell, a récemment révélé l’existence d’une procédure engagée par le ministère américain de la Justice à son encontre, dénonçant ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation de l’exécutif envers l’indépendance de la banque centrale.

En Europe, les principales places ont clôturé sans direction franche. La Bourse de Paris a légèrement reculé, tandis que Londres est restée proche de l’équilibre. Francfort et Milan ont, de leur côté, terminé en timide hausse. Cette prudence prolonge les turbulences observées la semaine précédente, provoquées par les annonces inattendues de Donald Trump sur de possibles sanctions douanières visant certains pays européens.

À Wall Street, l’orientation était plus favorable, les principaux indices affichant des gains modérés, dans l’attente de la publication des résultats de plusieurs géants technologiques. Microsoft, Meta et Tesla doivent dévoiler leurs performances après la clôture de mercredi, tandis qu’Apple publiera ses chiffres jeudi, des annonces susceptibles d’influencer fortement la tendance des marchés.

Parallèlement, le marché de l’énergie connaît également de fortes tensions. Le gaz naturel américain a atteint un sommet inédit depuis 2022, à plus de 6,29 dollars par million de BTU. Cette flambée s’explique par une vague de froid intense touchant une large partie des États-Unis, poussant près de la moitié des États à déclarer l’état d’urgence et faisant grimper la demande de chauffage. En Europe, le contrat de référence TTF néerlandais a également progressé, atteignant un plus haut depuis mars 2025, signe d’un marché toujours sensible aux aléas climatiques et géopolitiques.

Sur le marché des changes, le yen japonais s’est fortement apprécié face au dollar, gagnant plus de 1 % en une séance. Cette hausse est liée à des informations selon lesquelles la Réserve fédérale américaine pourrait soutenir une intervention des autorités japonaises afin de stabiliser la monnaie nippone, affaiblie ces dernières semaines. Pour les analystes, cette perspective renforce l’idée d’une possible coordination entre Tokyo et Washington sur les questions de change.

Dans ce contexte global marqué par l’incertitude, la flambée de l’or apparaît comme un signal fort : les investisseurs cherchent avant tout à protéger leur capital, en privilégiant des actifs perçus comme plus sûrs face aux multiples risques qui pèsent sur l’économie mondiale.

Crise de l’eau et ODD 6 : Bassirou Diomaye Faye appelle à une accélération urgente des actions

À l’approche de l’échéance de 2030 fixée par l’Agenda des Nations Unies pour les Objectifs de développement durable (ODD), le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé une vive inquiétude quant au niveau d’atteinte de l’ODD 6, consacré à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. À cinq ans seulement de cette échéance, le chef de l’État estime que les résultats enregistrés restent largement insuffisants au regard des ambitions initiales, appelant à une mobilisation plus forte et à une accélération significative des efforts.

S’exprimant lors de la réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’eau, le président Diomaye Faye a rappelé que l’ODD 6 occupe une place centrale dans l’architecture globale du développement durable. Selon lui, l’eau et l’assainissement constituent des piliers transversaux, dont dépendent directement la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, l’industrialisation, la protection de l’environnement et, plus largement, la dignité humaine. Faire progresser cet objectif, a-t-il insisté, revient donc à créer les conditions favorables à l’atteinte de l’ensemble des autres ODD.

Le chef de l’État a reconnu que des avancées ont été réalisées ces dernières années, notamment en matière d’accès à l’eau potable dans certaines zones urbaines et rurales, ainsi que dans l’amélioration progressive des infrastructures d’assainissement. Toutefois, il a souligné que ces progrès demeurent encore trop lents et inégalement répartis pour permettre d’espérer un respect des engagements d’ici 2030.

« À cinq ans de l’échéance, force est de constater que nous sommes loin des objectifs fixés, même si des progrès sont observés, prouvant que l’accélération des performances reste possible si nous agissons sur les bons leviers », a-t-il déclaré, invitant les États à repenser leurs stratégies et à renforcer leurs mécanismes de mise en œuvre.

Le président sénégalais a également mis l’accent sur la situation particulière du continent africain, qu’il considère comme l’un des épicentres de la crise mondiale de l’eau. Il a rappelé que l’Afrique est confrontée à une combinaison de défis structurels, parmi lesquels la croissance démographique rapide, l’urbanisation non maîtrisée, l’insuffisance des infrastructures et les effets de plus en plus visibles du changement climatique.

Selon Bassirou Diomaye Faye, cette vulnérabilité est d’autant plus injuste que l’Afrique demeure l’un des continents les moins responsables des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tout en subissant de manière disproportionnée les impacts des dérèglements climatiques, notamment les sécheresses, les inondations et la raréfaction des ressources hydriques.

Face à ce constat, le chef de l’État a plaidé pour un engagement renforcé des partenaires internationaux, en faveur d’un financement plus conséquent et plus accessible des projets liés à l’eau et à l’assainissement. Il a également appelé à une meilleure coordination entre les États, les institutions multilatérales, le secteur privé et les communautés locales, afin de garantir des solutions durables, adaptées aux réalités de chaque territoire.

Pour le président Diomaye Faye, l’accès équitable et durable à l’eau potable et à l’assainissement ne doit plus être considéré comme un luxe, mais comme un droit fondamental et une priorité absolue de l’action publique. À ses yeux, l’urgence est désormais de transformer les engagements politiques en actions concrètes et mesurables, afin d’éviter que l’ODD 6 ne devienne, en 2030, l’un des grands rendez-vous manqués du développement durable.

Forage offshore au Sénégal : un livre blanc alerte sur des menaces graves pour l’environnement et les communautés côtières

L’expansion des projets pétroliers et gaziers offshore au Sénégal pourrait avoir des conséquences lourdes et durables sur l’environnement, la santé publique et les moyens de subsistance des populations. C’est l’avertissement lancé dans un livre blanc publié par Waterkeeper Alliance, en partenariat avec Hann Baykeeper et Bargny Coast Waterkeeper, dans le cadre de la campagne « Sauver la mer et la pêche ». Le document dresse un tableau préoccupant des impacts actuels et potentiels des activités extractives en mer, pointant des risques majeurs pour les écosystèmes marins et les communautés côtières.

Selon les auteurs, les opérations de forage offshore exposent les populations à des dangers multiples, notamment à travers la pollution de l’eau, la dégradation des habitats marins et la perturbation des ressources halieutiques. Ces atteintes fragilisent directement la pêche artisanale, pilier de l’économie locale et principale source de revenus pour des milliers de familles. Le livre blanc souligne que ces impacts compromettent également la sécurité alimentaire, dans un contexte où de nombreuses communautés dépendent quasi exclusivement des produits de la mer pour leur alimentation.

Le document rappelle que ces menaces s’inscrivent dans une réalité environnementale déjà complexe. Les zones côtières sénégalaises sont confrontées à l’élévation du niveau de la mer, à l’érosion du littoral et aux effets du changement climatique. L’ajout d’activités pétrolières et gazières intensives accentuerait ces pressions, augmentant les vulnérabilités des populations les plus exposées.

Les organisations signataires dénoncent par ailleurs une injustice environnementale. Alors que des multinationales internationales tirent d’importants bénéfices de l’exploitation des ressources offshore, ce sont les communautés locales qui supportent l’essentiel des coûts sociaux et écologiques. Pollution, risques sanitaires, perte de revenus et dégradation du cadre de vie constituent le revers d’une activité dont les profits sont en grande partie externalisés.

Un autre aspect central du livre blanc concerne l’opacité entourant les mécanismes d’assurance des projets offshore. Les auteurs expliquent que la couverture d’assurance est un élément clé permettant le développement de ces projets, mais que très peu d’informations sont accessibles au public sur les garanties existantes au Sénégal. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la capacité des opérateurs et de l’État à faire face à d’éventuels accidents majeurs, tels que des fuites d’hydrocarbures ou des marées noires, et à indemniser correctement les populations affectées.

Le document met également en garde contre les contradictions entre l’expansion des projets fossiles et les engagements climatiques du Sénégal. En misant fortement sur le pétrole et le gaz, le pays risque de retarder sa transition vers des énergies propres et de s’éloigner des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les auteurs estiment que cette orientation pourrait exposer le Sénégal à des risques économiques à long terme, notamment face à la volatilité des marchés énergétiques mondiaux.

Face à ces constats, le livre blanc appelle à un changement de cap dans les politiques énergétiques nationales. Il recommande l’instauration d’un moratoire sur les nouveaux projets pétroliers et gaziers offshore, ainsi que la suspension des plans d’expansion en cours. Les organisations plaident également pour l’arrêt des opérations actuelles, dans l’attente d’évaluations environnementales et sociales approfondies, transparentes et conformes aux normes internationales.

Enfin, les auteurs suggèrent la réalisation d’un audit national public des contrats et des mécanismes de financement liés aux combustibles fossiles, afin de renforcer la transparence, la responsabilité et la viabilité de la dette. À travers ce livre blanc, Waterkeeper Alliance et ses partenaires entendent encourager un débat national sur l’avenir énergétique du Sénégal, en mettant l’accent sur la protection de l’environnement, la justice sociale et un développement véritablement durable.

Crise à la RTS : le Synpics et le Synpap montent au créneau contre Pape Alé Niang

La tension reste vive au sein de la Radiotélévision Sénégalaise (RTS). Le bras de fer entre la Direction générale et les syndicats de travailleurs est loin de connaître son épilogue. Les sections locales du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) et du Syndicat des professionnels de l’audiovisuel public (Synpap) ont annoncé la tenue d’une conférence de presse, ce mercredi 28 janvier dans l’après-midi, afin de dénoncer ce qu’ils considèrent comme de graves dysfonctionnements dans la gestion actuelle de l’entreprise publique.

Selon le journal Libération, les deux organisations syndicales appellent à une remobilisation générale de l’ensemble des travailleurs de la RTS. Objectif : attirer l’attention de l’opinion publique et des autorités sur un malaise profond qui, selon elles, perdure depuis plusieurs mois et qui s’est accentué sous la direction de Pape Alé Niang.

Au cœur de cette contestation, l’intersyndicale évoque une série de « dérives managériales » qui compromettraient le bon fonctionnement de la maison et fragiliseraient le climat social. Les syndicats pointent notamment la suspension de certains accords conclus avec les travailleurs, sans concertation préalable, ainsi qu’une gouvernance jugée autoritaire et peu inclusive.

Le Synpics et le Synpap accusent également la Direction générale de pratiques qu’ils qualifient de « népotiques et nébuleuses », évoquant des soupçons de favoritisme dans les recrutements, les nominations et la gestion des ressources humaines. À cela s’ajouteraient, selon eux, des zones d’ombre dans la gestion financière de l’entreprise, alimentant un sentiment de méfiance et de frustration chez de nombreux agents.

Pour les syndicats, cette situation met en péril non seulement les droits et acquis des travailleurs, mais aussi la mission de service public de la RTS. Ils estiment que la télévision et la radio nationales ne peuvent pleinement jouer leur rôle d’information, d’éducation et de cohésion sociale dans un climat marqué par la défiance interne et l’instabilité.

À travers cette sortie médiatique annoncée, le Synpics et le Synpap entendent interpeller directement les plus hautes autorités de l’État afin qu’elles se saisissent du dossier et prennent les mesures nécessaires pour rétablir un climat social apaisé au sein de la RTS.

En attendant, la Direction générale n’a pas encore officiellement réagi à ces accusations. Mais cette nouvelle escalade dans le bras de fer laisse présager des jours encore difficiles pour l’audiovisuel public sénégalais, déjà confronté à de nombreux défis structurels et financiers.

Sonko au Maroc : « Les incidents après la CAN doivent être considérés comme des excès isolés liés à l’émotion »

En visite officielle au Royaume du Maroc, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a tenu à apaiser les tensions nées à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, marquée par des incidents regrettables entre supporters. Reçu par son homologue marocain Aziz Akhannouch, le chef du gouvernement sénégalais a rappelé la profondeur des relations historiques, politiques et humaines entre Dakar et Rabat, insistant sur la nécessité de ne pas laisser des débordements sportifs altérer une coopération solide et ancienne.

S’exprimant devant la presse, Ousmane Sonko a souligné que les violences observées après la CAN doivent être analysées avec discernement. Pour lui, il s’agit d’actes isolés, dictés par l’émotion intense qui entoure les grandes compétitions sportives, et non de l’expression d’une hostilité entre les peuples sénégalais et marocain. « Après la CAN, les incidents observés ici ou là doivent être considérés comme des excès isolés liés à l’émotion, et non comme des fractures profondes entre nos peuples. Le sport, par essence, est un puissant facteur de rapprochement et de fraternité, et ne saurait remettre en cause la solidité des relations entre le Sénégal et le Maroc », a déclaré le Premier ministre.

Cette prise de position vise à réaffirmer l’attachement des autorités sénégalaises à une diplomatie fondée sur le dialogue, le respect mutuel et la coopération. Ousmane Sonko a également salué l’accueil chaleureux réservé à la délégation sénégalaise, symbole de l’excellence des relations bilatérales entre les deux pays.

Arrivé à l’aéroport international de Rabat à bord d’un vol spécial affrété par Air Sénégal, le Premier ministre a été accueilli par Aziz Akhannouch ainsi que plusieurs responsables marocains. Ce geste protocolaire fort illustre la volonté partagée de renforcer davantage les liens entre Dakar et Rabat, notamment dans les domaines économique, diplomatique et culturel.

Dans la continuité de sa visite, Ousmane Sonko s’est rendu au mausolée de Mohamed V pour se recueillir à la mémoire du grand-père de l’actuel souverain marocain. Il était accompagné du ministre marocain porte-parole du gouvernement, Moustapha Baitas. Cet acte symbolique traduit le respect du Sénégal pour l’histoire du Royaume du Maroc et pour les figures emblématiques ayant contribué à façonner son identité.

À travers cette visite et ces déclarations, le chef du gouvernement sénégalais entend tourner la page des tensions post-CAN et recentrer les relations sénégalo-marocaines sur leurs fondamentaux : la fraternité, la coopération et la solidarité entre deux nations liées par une longue histoire commune.

Dette publique : le Sénégal au cœur d’une tempête financière et diplomatique

Le Sénégal traverse l’une des périodes financières les plus délicates de son histoire récente. Selon Africa Intelligence, la situation budgétaire du pays s’est nettement détériorée depuis la révélation, fin 2024, de l’ampleur réelle de sa dette publique. Longtemps sous-estimée, celle-ci a été réévaluée de manière spectaculaire, passant de 99,6 % du produit intérieur brut (PIB) fin 2023 à 132 % fin 2025, selon les chiffres désormais reconnus par l’État sénégalais et le Fonds monétaire international (FMI). Cette réévaluation a conduit l’institution de Bretton Woods à geler son programme d’aide au Sénégal dès octobre 2024, plongeant les finances publiques dans une zone de fortes turbulences.

Dans ce contexte déjà tendu, la position de la France marque un tournant stratégique majeur. En décembre 2025, en marge de la visite du président Emmanuel Macron à Pékin, le directeur général du Trésor français, Bertrand Dumont, a rencontré les dirigeants de la China Exim Bank. Cette rencontre, restée discrète, a permis d’aborder plusieurs dossiers sensibles liés à l’endettement des pays africains, parmi lesquels figurait désormais le cas du Sénégal, aux côtés de situations plus anciennes et déjà critiques comme celles de la Zambie ou de l’Éthiopie.

D’après Africa Intelligence, Bertrand Dumont aurait sondé ses interlocuteurs chinois sur la possibilité de mettre en place un comité de créanciers officiels dédié au Sénégal. Cette structure serait coprésidée par la France et la Chine et s’inscrirait dans le cadre commun du G20, un mécanisme destiné à coordonner la réduction ou la réorganisation de la dette des pays à faibles revenus. Cette initiative n’est pas anodine : selon une étude publiée en décembre 2025 par le Finance for Development Lab, la France et la Chine figurent parmi les deux principaux créanciers bilatéraux du Sénégal, ce qui leur confère un poids décisif dans toute discussion sur l’avenir de la dette sénégalaise.

Cependant, à Dakar, cette perspective suscite de fortes réticences. Contrairement à la Zambie et à l’Éthiopie, qui ont accepté d’entrer dans un processus de restructuration de leur dette sous l’égide du cadre commun du G20, les autorités sénégalaises se montrent résolument opposées à cette option. Le Premier ministre Ousmane Sonko incarne cette ligne dure au sein de l’exécutif. Début janvier, il a publiquement dénoncé toute tentative visant à « imposer une restructuration » au Sénégal, selon des propos rapportés par Africa Intelligence. Ces déclarations n’ont pas été sans conséquence : elles auraient fortement crispé les cadres du FMI, qui reprochent au chef du gouvernement d’avoir rendu publics des éléments de discussions considérés comme confidentiels.

Face à la polémique, le FMI a tenté d’apaiser les tensions. Une semaine plus tard, son porte-parole a rappelé que l’institution se limite à fournir des analyses techniques et des recommandations, soulignant que la décision de restructurer ou non la dette relève exclusivement de la souveraineté des autorités sénégalaises. Une mise au point destinée à calmer le jeu, sans pour autant dissiper les divergences de fond entre Dakar et ses partenaires financiers.

Pour éviter une restructuration formelle de sa dette, le gouvernement sénégalais explore une autre voie, inspirée de ce que certains observateurs qualifient de stratégie du « Sud global ». Dakar regarde de près le modèle égyptien. Malgré une dette publique avoisinant 100 % de son PIB, l’Égypte est parvenue à éviter une restructuration en mobilisant d’importants financements en provenance d’Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis. En contrepartie, Le Caire a consenti à des garanties substantielles, incluant notamment des actifs fonciers stratégiques. Le Sénégal tente aujourd’hui de reproduire cette approche en sollicitant des appuis financiers auprès des États du Golfe, dans l’espoir de desserrer l’étau budgétaire sans passer par un processus de restructuration jugé politiquement coûteux.

Malgré les crispations, les discussions avec le FMI ne sont pas rompues. Africa Intelligence indique qu’une nouvelle dynamique s’est amorcée avec la nomination d’une nouvelle cheffe de mission pour le Sénégal. L’Espagnole Mercedes Vera-Martin a remplacé le Libano-Américain Edward Gemayel et a effectué son premier déplacement à Dakar du 19 au 23 janvier 2026. Son profil est loin d’être anodin : elle pilotait jusqu’alors le dossier zambien, où elle a joué un rôle central dans la mise en œuvre de la restructuration de la dette. Sa présence au Sénégal est perçue comme un signal fort, laissant entendre que le FMI se prépare à tous les scénarios.

De son côté, Paris avance avec prudence. Soucieuse de préserver ses relations diplomatiques avec Dakar, la France pousse néanmoins, de manière feutrée, vers une solution coordonnée qui passerait par une réorganisation de la dette. Un tel scénario permettrait notamment au Trésor sénégalais de régler les importants arriérés accumulés auprès d’entreprises françaises. Conscients de la sensibilité du sujet, les responsables français évitent soigneusement le terme de « restructuration », lui préférant des expressions plus consensuelles telles que « rôle de coordination » avec les autres créanciers.

Entre pressions internationales, résistances politiques internes et recherches d’alternatives financières, le Sénégal se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Les choix opérés dans les mois à venir pourraient durablement redessiner son paysage économique, mais aussi ses équilibres diplomatiques.

Naissance du mouvement « Diomaye 2029 » : une machine politique déjà lancée pour la réélection du chef de l’État

Les préparatifs de la prochaine élection présidentielle commencent à se dessiner dans le paysage politique sénégalais. Selon Les Échos, dans son édition de ce lundi, des acteurs politiques ont officiellement lancé un nouveau mouvement baptisé « Diomaye 2029 », dont l’objectif clairement affiché est de porter la candidature du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à la présidentielle prévue en 2029.

La création de cette entité marque une étape supplémentaire dans la structuration du camp présidentiel, à peine quelques années après l’accession de Diomaye Faye à la magistrature suprême. Le mouvement se veut un cadre de mobilisation et de soutien politique, destiné à consolider les acquis du régime en place et à préparer, dès à présent, le terrain pour une éventuelle réélection du chef de l’État.

Coordonnateur du mouvement, Moïse Kama a levé toute ambiguïté lors d’une conférence de presse consacrée au lancement officiel de « Diomaye 2029 ». Face aux journalistes, il a assumé sans détour la finalité de l’initiative. Lui et ses camarades, a-t-il déclaré, travaillent résolument à la réélection de Bassirou Diomaye Faye en 2029. Pour Moïse Kama, cette démarche s’inscrit dans une volonté de continuité, estimant que le président en exercice doit disposer du temps nécessaire pour poursuivre et approfondir les réformes engagées depuis son arrivée au pouvoir.

Les initiateurs du mouvement soutiennent que « Diomaye 2029 » n’est pas seulement un outil électoral, mais aussi un espace de réflexion et d’animation politique. Ils affirment vouloir accompagner l’action gouvernementale sur le terrain, sensibiliser les populations aux politiques publiques en cours et fédérer les différentes sensibilités favorables au projet présidentiel autour d’une vision commune pour le Sénégal.

Cette annonce intervient dans un contexte politique encore marqué par des recompositions internes au sein de la majorité et par des attentes fortes des citoyens sur les questions économiques, sociales et institutionnelles. La naissance de « Diomaye 2029 » pourrait ainsi raviver le débat sur l’opportunité de lancer si tôt une dynamique de réélection, alors que le président entame seulement les premières années de son mandat.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°657 – 26/01/2026

🔴 AFFAIRE ASER : JEAN MICHEL SÈNE À LA LOUPE DE «  LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS » DU DÉPUTÉ THIERNO ALASSANE SALL : «L’INDÉCENCE DE LA MANIPULATION »
🔴 EXISTENCE D’UNE IMPASSE AU NIVEAU DE PASTEF – TIVAOUANE : GORGUI MASSAMBA BOYE PARLE D’AMBITIONS LÉGITIMES

🔴 FINALE CONTROVERSÉE À LA CAN 2025 : ABDOULAYE FALL DÉNONCE LE MAROC ET LA CAF

PASTEF à Tivaouane : pas d’impasse, mais des ambitions légitimes

À Tivaouane, les récentes publications médiatiques faisant état d’une prétendue « impasse » au sein du parti PASTEF Les Patriotes ne reflètent pas la réalité, selon Gorgui Massamba Boye, responsable local du parti. Dans un droit de réponse adressé à la rédaction de L’Évidence, il apporte des précisions pour clarifier la situation.

Contrairement aux affirmations de certains articles, il n’existe aucune crise au sein du parti dans la commune. Ce qui a été interprété comme une impasse relève en réalité d’expressions d’ambitions légitimes et normales dans une formation politique qui valorise la démocratie interne et le débat d’idées. « Ces ambitions ne sont ni antagonistes ni conflictuelles. Elles s’inscrivent pleinement dans le respect de la discipline et des règles du parti », souligne Gorgui Massamba Boye.

Le responsable local insiste sur le fait que la diversité des profils et des aspirations constitue une force pour PASTEF et non une faiblesse. Selon lui, il ne s’agit nullement d’une opposition personnelle ou d’un blocage, mais bien de déclarations d’ambition de deux citoyens engagés, partageant la même vision : servir le parti et contribuer au développement de Tivaouane.

Ce droit de réponse vise à rétablir la vérité et à informer correctement l’opinion publique sur la réalité du fonctionnement interne du parti PASTEF Les Patriotes à Tivaouane, qui reste uni et mobilisé autour de ses objectifs politiques et sociaux.

Kaolack – Conférence annuelle d’El Hadji Abdoulaye Aidara : la Fayda à l’épreuve de son authenticité

À Médina Baye Niass, haut lieu de la spiritualité tidjane, la conférence annuelle d’El Hadji Abdoulaye Aidara a pris, ce samedi, les allures d’un appel solennel à la rectification spirituelle au sein de la Fayda. Devant une assistance nombreuse, composée de fidèles et de disciples, le conférencier a posé un diagnostic sans complaisance sur l’évolution de certaines pratiques religieuses contemporaines.

Placée sous le thème « Retour aux fondamentaux de la Fayda, tels que tracés par Cheikh Al Islam Baye Niass », la rencontre s’est voulue moins commémorative que réformatrice. Elle a mis en lumière la nécessité de distinguer l’essence spirituelle de la Fayda de certaines expressions qui tendent parfois à en dénaturer le sens profond.

Dans un discours à forte portée doctrinale, El Hadji Abdoulaye Aidara a rappelé que la Fayda tidjane repose avant tout sur une éducation de l’âme, fondée sur la sincérité, la rigueur spirituelle et l’obéissance fidèle aux enseignements de Baye Niass. Il a mis en garde contre la tendance croissante à réduire la Fayda à de simples manifestations extérieures, au détriment du travail intérieur et de l’exigence éthique.

« La Fayda n’est ni folklore ni exhibition », a-t-il souligné, insistant sur le fait que la véritable appartenance à cette voie spirituelle se mesure à la qualité du comportement, à la droiture morale et à l’utilité sociale du croyant.

Abordant les réalités actuelles, le conférencier a affirmé que la Fayda, loin d’être un héritage figé, demeure une force vivante, capable d’apporter des réponses pertinentes aux crises sociales, morales et spirituelles que traverse la société contemporaine. Il a ainsi appelé à un retour conscient aux sources, condition indispensable pour préserver l’authenticité du message de Baye Niass.

Un message fort a été adressé à la jeunesse, présentée comme la clé de la continuité et du renouveau de la Fayda. El Hadji Abdoulaye Aidara a exhorté les jeunes disciples à dépasser les slogans et les apparences, pour s’approprier pleinement les valeurs de discipline, de travail, de responsabilité et d’engagement prônées par la voie tidjane.

La conférence s’est conclue par des prières et des invocations, scellant un moment de haute intensité spirituelle. Au-delà de l’émotion, cette rencontre a surtout constitué un rappel ferme à l’ordre religieux, invitant les fidèles à redonner à la Fayda sa profondeur, sa sobriété et sa vocation véritablement transformatrice.

Hydraulique rurale : le Sénégal lance la phase 2 du projet chinois de 60 milliards FCFA

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa politique d’amélioration de l’accès à l’eau potable en milieu rural. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a procédé au lancement officiel de la phase 2 du projet d’approvisionnement en eau potable financé par la République populaire de Chine. La cérémonie s’est tenue à Diaglé, dans la commune de Toubacouta, marquant le démarrage effectif d’un programme d’envergure nationale destiné à renforcer durablement les infrastructures hydrauliques dans les zones rurales.

Doté d’un financement de 60 milliards de francs CFA, ce projet vise à réduire de manière significative les inégalités d’accès à l’eau entre les différentes régions du pays. Treize régions sont concernées par cette deuxième phase, faisant de Dakar la seule région non couverte par le programme, en raison de son niveau d’équipement relativement plus avancé. À travers cette initiative, l’État du Sénégal entend répondre à une demande sociale forte et améliorer les conditions de vie de millions de citoyens confrontés, au quotidien, aux difficultés d’approvisionnement en eau potable.

Lors de sa visite au forage de Diaglé, Cheikh Tidiane Dièye a insisté sur la dimension vitale et stratégique de ce projet. Il a rappelé que l’accès à l’eau constitue un droit fondamental et un levier essentiel pour le développement économique, la santé publique et la stabilité des communautés rurales. Selon lui, la mise en œuvre de cette phase 2 permettra de garantir une eau de qualité et en quantité suffisante à près de deux millions de Sénégalais à travers le territoire national.

Le ministre a également salué la qualité de la coopération entre le Sénégal et la République populaire de Chine, qu’il a qualifiée de partenariat solide et efficace. « Je remercie le gouvernement chinois pour son écoute et sa compréhension de la situation du Sénégal », a-t-il déclaré, soulignant que cet appui témoigne de la volonté des deux pays de travailler ensemble pour répondre aux besoins prioritaires des populations.

Dans la zone de Toubacouta, les retombées du projet sont déjà très attendues. Treize villages ont été directement intégrés dans le programme, avec des travaux portant notamment sur la réalisation de nouveaux forages, la réhabilitation d’ouvrages existants, l’extension des réseaux de distribution et l’installation de châteaux d’eau. À Diaglé, le ministre a constaté l’état d’avancement des travaux de réhabilitation et annoncé que l’eau devrait être disponible dans les robinets d’ici la fin du mois de février 2026.

Au-delà de l’amélioration de l’accès à l’eau potable, cette initiative devrait également contribuer à réduire la pénibilité des corvées d’eau, en particulier pour les femmes et les jeunes filles, souvent chargées de cette tâche dans les zones rurales. Elle devrait aussi favoriser le développement d’activités économiques locales, notamment l’agriculture, l’élevage et la transformation, grâce à une disponibilité accrue de la ressource.

Lutte contre le faux monnayage : Kaolack au cœur d’une saisie record de près de 5 milliards FCFA

La région de Kaolack vient d’être le théâtre d’une opération majeure dans la lutte contre le faux monnayage et les trafics illicites. Les unités douanières locales ont procédé à l’incinération d’une importante quantité de produits prohibés, dont des faux billets d’une valeur exceptionnelle estimée à 4,9 milliards de francs CFA. Une saisie qualifiée de record, qui porte la valeur globale des marchandises détruites à près de 6 milliards de francs CFA.

L’opération s’est déroulée en présence du Gouverneur de la région, Mouhamadou Moctar Watt, qui a salué la performance des services des douanes et mis en avant la portée stratégique de cette action. Pour l’autorité administrative, il s’agit d’une véritable démonstration de force de l’État face aux réseaux criminels qui tentent de s’implanter durablement dans les territoires.

Selon les chiffres officiels communiqués, les faux billets représentent l’essentiel des produits saisis, illustrant l’ampleur du phénomène de contrefaçon monétaire dans la zone. À ces coupures frauduleuses s’ajoutent d’autres marchandises illicites issues de divers trafics, dont la nature n’a pas été détaillée, mais qui participent, selon les autorités, à alimenter une économie souterraine aux conséquences graves pour la stabilité économique et sécuritaire du pays.

Pour Mouhamadou Moctar Watt, ces résultats sont le fruit d’un engagement constant des unités douanières dans la lutte contre ce qu’il qualifie « d’économie criminelle ». Il estime que cette économie parallèle constitue une menace directe pour la sécurité nationale, en fragilisant les circuits financiers, en favorisant la criminalité organisée et en portant atteinte à la confiance dans la monnaie.

Le Gouverneur a également tenu à rappeler que le rôle de la Douane sénégalaise dépasse largement la seule mission de collecte de recettes. Longtemps perçue principalement comme une administration fiscale, la Douane s’affirme de plus en plus comme un acteur central de la chaîne sécuritaire nationale.

« Il faudra y décrypter un ensemble de messages », a déclaré Mouhamadou Moctar Watt au micro d’iRadio, avant de préciser que cette opération montre clairement que la douane a toute sa place dans le dispositif de sécurité du pays. « Cela montre également qu’au-delà de la perception des recettes, la douane est véritablement un rempart contre le développement de l’économie criminelle au niveau de nos territoires », a-t-il insisté.

Cette saisie record intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises multiplient les actions pour assécher les circuits de financement des réseaux criminels. Elle illustre, selon les responsables, la montée en puissance des capacités opérationnelles des services de contrôle et la volonté de l’État de renforcer la surveillance aux frontières comme à l’intérieur du pays.

Santé : And Gueusseum décrète la radicalisation et annonce 96 heures de grève sans service minimum

L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) – And Gueusseum durcit le ton. Face à ce qu’elle qualifie de « mépris persistant » des autorités gouvernementales, la coalition syndicale a annoncé une radicalisation de son mouvement, marquée par un nouveau plan d’actions comprenant notamment 96 heures de grève totale sans service minimum, ainsi qu’un boycott prolongé de plusieurs programmes de santé.

Dans son « Communiqué de grève n°5 », publié ce dimanche, le Directoire national d’And Gueusseum dresse un bilan qu’il juge largement positif de ses récentes mobilisations. Selon le syndicat, les débrayages des 21, 22 et 23 janvier ont été suivis à hauteur de 80 à 90 % sur l’ensemble du territoire national. Malgré quelques « défaillances » relevées notamment à Dakar et à Dioffior, les leaders syndicaux estiment que l’impact sur le fonctionnement du système hospitalier a été « majeur ».

Pour And Gueusseum, cette forte mobilisation démontre que la coalition « pèse et compte » dans le paysage syndical et impose, selon elle, une intervention urgente de l’État afin d’apurer ce qu’elle qualifie de « passif social moralement imprescriptible ». Le syndicat affirme que les multiples alertes adressées aux autorités sont restées sans réponse concrète, alimentant ainsi la colère des travailleurs de la santé.

Dans un ton à la fois symbolique et interpellateur, And Gueusseum a tenu à féliciter les Lions du football, doubles champions d’Afrique, tout en soulignant un contraste saisissant avec la situation du secteur sanitaire. « Pendant que le peuple exulte, des millions de Sénégalais sont privés de soins », dénonce la coalition, qui affirme que les différentes grèves ont déjà entraîné 268 heures cumulées de rupture de service.

Le syndicat rejette également l’argument avancé par le gouvernement faisant état d’un « pays en ruine et surendetté ». À l’inverse, il pointe ce qu’il considère comme un « train de vie dispendieux » de l’exécutif et du parlement, qu’il juge incompatible avec les discours de rigueur budgétaire. And Gueusseum met aussi en avant plusieurs dossiers sociaux restés sans solution, notamment le sort des 120 hectares de Daga-Kholpa promis en 2021 aux victimes du programme SUTSAS-Namora, l’absence de délivrance de certains actes administratifs, la privation de l’indemnité de logement pour les contractuels des collectivités territoriales et des établissements publics de santé, ainsi que les insuffisances en matière de protection sociale.

La coalition appelle par ailleurs à une jonction des luttes syndicales, notamment contre le projet d’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans, qu’elle considère comme une mesure socialement injuste.

Face à ce qu’elle qualifie de « conspiration du silence étatique », And Gueusseum annonce un sixième plan d’actions. Celui-ci prévoit, du 28 janvier au 9 février, une tournée nationale accompagnée d’assemblées générales. Du 10 au 13 février, une grève totale de 96 heures sera observée sans service minimum. À partir du 28 février, un boycott des programmes de santé, des réunions de coordination et des supervisions est annoncé pour une durée de trois mois, soit jusqu’au 28 mai.

Enfin, And Gueusseum met en garde les directeurs d’hôpitaux et les autorités administratives contre toute tentative de sanction, de réquisition ou de pression jugée illégale sur les agents grévistes. Le syndicat réaffirme sa détermination à s’inscrire dans une lutte de longue durée pour la défense des droits, de la dignité et des conditions de travail des professionnels de santé.

Drame minier à Saraya : le bilan s’alourdit à six morts après un effondrement meurtrier

Vingt-quatre heures après l’effondrement tragique survenu dans la commune de Bembou, dans le département de Saraya, le bilan humain continue de s’alourdir. Un nouveau corps a été extrait des décombres ce dimanche, portant à six le nombre de personnes décédées. Sur le terrain, l’espoir de retrouver d’éventuels survivants s’amenuise au fil des heures, tandis que les opérations de secours ont été provisoirement suspendues pour des raisons de sécurité.

Le drame s’est produit le samedi 24 janvier, aux environs de 10 heures, sur le périmètre de la société minière AfriGold, situé à l’ouest du village de Gamba-Gamba, dans le sud-est du Sénégal. Selon des sources sécuritaires relayées par l’Agence de presse sénégalaise (APS), un groupe de mineurs artisanaux s’était introduit clandestinement sur ce site d’exploitation industrielle à la recherche d’or.

Alors que plusieurs d’entre eux s’activaient au fond des fosses d’extraction, les parois, déjà fragilisées par des travaux antérieurs et l’instabilité du sol, se sont brusquement effondrées. Pris au piège sous des tonnes de sable et de gravats, plusieurs mineurs ont été ensevelis sur le coup.

Dans les minutes qui ont suivi l’accident, la solidarité des orpailleurs présents sur les lieux a permis de dégager huit personnes des décombres. Parmi elles, quatre étaient déjà décédées. Les blessés, quant à eux, ont été évacués en urgence vers des structures sanitaires de la zone avant l’arrivée des forces de défense et de sécurité.

Les recherches se sont poursuivies tout au long de la journée de dimanche. Elles ont conduit à la localisation et à l’extraction de nouveaux corps, portant le bilan provisoire à six morts. Toutefois, l’absence d’un recensement précis des personnes présentes au moment de l’effondrement complique l’évaluation réelle du nombre de victimes. Les autorités n’excluent pas la possibilité que d’autres personnes se trouvent encore sous les décombres.

Face à l’ampleur des dégâts et à l’instabilité persistante du terrain, les équipes de secours ont été contraintes de suspendre les opérations de fouilles ce dimanche soir, afin d’éviter de nouveaux accidents. Les recherches devraient reprendre lundi, sous réserve de conditions de sécurité jugées acceptables.

Ce nouveau drame relance une fois de plus la problématique de l’orpaillage clandestin dans la région de Kédougou, régulièrement endeuillée par des accidents similaires. Malgré les campagnes de sensibilisation et les opérations de sécurisation menées par l’État, de nombreux jeunes continuent de risquer leur vie dans des sites non sécurisés, attirés par l’espoir d’un gain rapide.

Dans l’attente de la reprise des recherches, les populations de Bembou et des villages environnants restent plongées dans la consternation, tandis que les familles des victimes vivent dans l’angoisse et l’incertitude.

Rufisque : la police démantèle une bande organisée spécialisée dans le vol de carburant

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Rufisque (est) a annoncé, ce dimanche, avoir démantelé une bande organisée spécialisée dans le vol de carburant, à l’issue d’une opération menée dans la nuit du 20 au 21 janvier 2026. Trois individus ont été interpellés et placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec usage de moyen de locomotion, selon un communiqué de la police.

Cette opération fait suite à une plainte déposée en septembre 2025 par la société TRANS GAYE, victime de vols répétés de gasoil dans sa gare de stationnement située au Km 22. Face à la récurrence des faits et à l’importance des pertes enregistrées, les services de police ont ouvert une enquête approfondie afin d’identifier les auteurs et de mettre fin à ces agissements.

Les investigations ont permis aux enquêteurs d’exploiter un renseignement opérationnel signalant une nouvelle opération de siphonnage programmée dans la nuit du 20 au 21 janvier 2026. Un dispositif de surveillance discret a alors été mis en place autour du site ciblé. C’est dans ces circonstances que les agents ont surpris un groupe d’individus, tous employés de la société et vêtus de leurs tenues de service, en train de siphonner le gasoil de camions-citernes stationnés sur les lieux.

Selon la police, le carburant volé était transvasé dans des bouteilles avant d’être chargé à bord d’un véhicule particulier de marque Volkswagen, utilisé pour le transport du produit. L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis l’interpellation de trois suspects sur place, mettant ainsi un terme à l’opération frauduleuse.

Lors de l’assaut, les policiers ont procédé à la saisie de dix bouteilles, dont quatre remplies de gasoil, ainsi que du véhicule Volkswagen ayant servi au convoyage. Placés en garde à vue, les mis en cause ont reconnu les faits lors de leurs auditions. Ils ont notamment révélé que le véhicule avait été acheminé depuis Thiès spécialement pour les besoins de cette opération illégale.

Crise interne au sein de la coalition « Diomaye Président » : la polémique des billets pour La Mecque ravive les fractures

La coalition présidentielle « Diomaye Président » traverse une période de fortes turbulences, secouée par une controverse autour de la répartition des billets pour le pèlerinage à La Mecque offerts par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Ce qui devait être un geste symbolique et fédérateur s’est transformé en une source de tensions majeures, révélant des dissensions profondes au sein de la mouvance au pouvoir et alimentant un climat de méfiance et de frustration parmi les responsables et militants.

Au cœur de la tempête, Madame Aminata Touré, figure influente de la coalition, est directement mise en cause. Plusieurs membres de l’instance dirigeante l’accusent d’avoir géré le processus de manière partiale et opaque. Ces critiques ont été publiquement formulées par Serigne Modou Guèye, membre de la Conférence des leaders et leader de l’Union Patriotique (UP/Beug Sa Rëw), qui n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il considère comme une injustice flagrante. Selon lui, la répartition des billets aurait favorisé des proches et des responsables arrivés tardivement dans la coalition, au détriment des militants de la première heure, restés fidèles au projet politique à une période où Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko faisaient face à l’isolement et à la stigmatisation.

La contestation ne s’arrête pas là. Serigne Modou Guèye va jusqu’à évoquer des actes assimilables à un « sabotage » de l’unité de la coalition. Il affirme que certains bénéficiaires des billets auraient soutenu l’opposition lors de la dernière élection présidentielle, ce qui, à ses yeux, constitue une provocation et une remise en cause de la loyauté politique. Plus grave encore, il soutient qu’un individu cité dans des affaires présumées de malversations de fonds publics figurerait parmi les bénéficiaires. Des accusations lourdes de conséquences, qui jettent une ombre sur la crédibilité du processus et sur la cohésion interne du camp présidentiel. Face à cette situation, il appelle le président de la République à intervenir rapidement afin de prévenir une crise plus profonde.

Pour ses détracteurs, cette affaire s’inscrit dans un passif plus large reproché à Madame Aminata Touré. Serigne Modou Guèye rappelle notamment l’épisode de la réception de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Palais présidentiel, où la distribution des invitations avait déjà suscité des critiques similaires, certains dénonçant une gestion sélective et peu inclusive. À ses yeux, ces précédents traduisent un manque récurrent de transparence et d’équité, nourrissant le soupçon d’un agenda personnel incompatible avec l’esprit de rassemblement que requiert la conduite de l’action publique.

Alors que la polémique continue d’enfler, cette crise menace désormais l’unité de la coalition « Diomaye Président », à un moment jugé stratégique pour la mise en œuvre des réformes promises aux Sénégalais. Dans un contexte politique et social exigeant cohésion et clarté, cette affaire des billets pour le pèlerinage apparaît comme un révélateur des fragilités internes du pouvoir, et pose la question de la gouvernance, de l’équité et de la transparence au sommet de l’État.

La FSF se désolidarise des déclarations d’El Hadji Ousseynou Diouf

La Fédération sénégalaise de football réaffirme son respect des institutions de la République et précise que les propos de son ambassadeur n’engagent que sa responsabilité personnelle

COMMUNIQUÉ

La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a pris connaissance, avec regret, des récentes sorties médiatiques de l’ancien international, Monsieur El Hadji Ousseynou Diouf, relatives notamment à la gestion des récompenses financières octroyées par l’État du Sénégal aux acteurs du football, ainsi qu’à divers sujets traitant de l’actualité sportive internationale.

Devant la gravité et la teneur de ces propos, la Fédération Sénégalaise de Football tient, par le présent communiqué, à apporter les précisions suivantes :

  1. Sur les interpellations à l’endroit de l’État du Sénégal

La FSF tient à se démarquer totalement des propos tenus par Monsieur Diouf à l’encontre de l’État du Sénégal.
L’instance fédérale condamne fermement tant le fond que la forme des réclamations formulées concernant l’octroi des terrains.

La FSF rappelle que l’État du Sénégal, à travers la Haute Autorité, a toujours fait preuve d’une sollicitude constante et d’un accompagnement institutionnel et financier sans faille à l’endroit du football national.
À cet égard, la Fédération tient à rassurer l’opinion que la question foncière évoquée fait l’objet d’une prise en charge diligente par les plus hautes autorités de la République et demeure convaincue qu’une solution idoine sera trouvée.

Par conséquent, les déclarations publiques et la voie de presse utilisées pour poser des revendications personnelles ou collectives ne sauraient être cautionnées par notre institution, qui privilégie le dialogue républicain et les canaux administratifs appropriés.

  1. Sur la responsabilité des propos tenus

La Fédération précise que les déclarations de Monsieur El Hadji Ousseynou Diouf n’engagent que sa propre personne.
Bien qu’étant une légende du football sénégalais, ses opinions, exprimées à titre personnel, ne reflètent en aucune manière la position officielle de la FSF, ni celle de son Comité Exécutif.

  1. Sur l’actualité sportive internationale

S’agissant des prises de position de l’intéressé sur la gouvernance du football international et l’actualité des instances dirigeantes du sport, la FSF tient à marquer sa nette démarcation.

La politique internationale de la FSF est définie par son Comité Exécutif et s’exprime par la voix de son Président ou de ses porte-paroles officiels, dans le strict respect des règles diplomatiques et des relations de bon voisinage avec les instances sœurs.

En conclusion

La Fédération Sénégalaise de Football réitère son attachement indéfectible au respect des institutions de la République et invite l’ensemble des acteurs gravitant autour de la sélection nationale et du football sénégalais à faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect dans leurs prises de parole publiques, afin de préserver l’image de notre pays et la sérénité nécessaire à la bonne marche de notre discipline.

Fait à Dakar, le 25 janvier 2026
Le Secrétariat Général

Autoroute à péage : un conteneur se détache d’un poids lourd et paralyse la circulation à Rufisque

Un grave accident de la circulation s’est produit ce dimanche sur l’autoroute à péage, précisément au niveau du péage de Rufisque, dans le sens Mbour–Dakar. Un conteneur transporté par un poids lourd s’est détaché en pleine circulation avant de s’abattre violemment sur un véhicule particulier qui roulait sur la même voie, provoquant une situation de chaos sur cet axe stratégique.

Selon les premières informations recueillies, l’incident s’est produit de manière soudaine, ne laissant que peu de marge de manœuvre aux autres usagers de la route. Le conteneur, après s’être décroché du camion, a percuté la voiture avec une extrême violence, entraînant un arrêt immédiat de la circulation. L’autoroute s’est rapidement retrouvée obstruée, rendant tout passage impossible dans ce sens.

Cette situation a entraîné une interruption quasi totale du trafic entre Mbour et Dakar. De longues files de véhicules se sont formées sur plusieurs kilomètres, plongeant les automobilistes dans une attente prolongée. Les embouteillages ont fortement perturbé la mobilité des usagers, notamment ceux se rendant vers Dakar en cette journée dominicale.

Alertés, les services de secours et de sécurité se sont rendus sur les lieux peu après l’accident. Leur intervention a permis de sécuriser la zone afin d’éviter d’éventuels sur-accidents, de porter assistance aux occupants du véhicule impliqué et de lancer les opérations de dégagement du conteneur tombé sur la chaussée. Les forces de l’ordre ont également procédé à une régulation du trafic, orientant les automobilistes et tentant de fluidifier la circulation dans la mesure du possible.

Drones et infographie : Sunu Kaolack 2027 et la DER/FJ ouvrent des portes à la jeunesse

Vingt jeunes de la région de Kaolack ont récemment renforcé leurs compétences dans des domaines porteurs, à travers une formation en pilotage de drones et en infographie. Cette initiative est le fruit d’un partenariat entre le mouvement « Sunu Kaolack 2027 » et la Délégation à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) du département.

La formation a été officiellement clôturée par une cérémonie de remise d’attestations, tenue ce vendredi 23 janvier dans les locaux de la DER/FJ.

Entièrement gratuite, cette session visait à doter les bénéficiaires de compétences techniques pointues, en adéquation avec les exigences du marché moderne. Le pilotage de drones et l’infographie offrent en effet de réelles perspectives dans des secteurs variés tels que l’agriculture, la cartographie, l’audiovisuel, la communication ou encore la topographie.

Lors de la cérémonie, M. Mbaye Diop, formateur agréé de la DER/FJ, n’a pas tari d’éloges à l’endroit des participants. Il a notamment salué « la ponctualité des étudiants ainsi que la qualité intrinsèque des vingt formés », mettant en avant leur sérieux et leur engagement tout au long du processus d’apprentissage.

Prenant la parole au nom des bénéficiaires, Mariama Thiam, porte-parole des lauréats, a exprimé la gratitude de toute la promotion. Elle a remercié chaleureusement Sunu Kaolack 2027 pour la gratuité et la qualité de la formation reçue, tout en affirmant la disponibilité des étudiants à accompagner le mouvement dans ses futures activités, afin de mettre leurs nouvelles compétences au service du développement local.

De son côté, Mme Bessane, représentante de la DER/FJ, a mis l’accent sur l’après-formation. Elle a rappelé que sa structure demeure ouverte aux jeunes pour les étapes suivantes, essentielles à leur insertion professionnelle. « Après la formation, notre structure accompagne les jeunes et les femmes dans la formalisation et le financement de leurs projets, quel que soit le domaine d’activité », a-t-elle indiqué.

Cette action concrète illustre la synergie entre les associations citoyennes et les institutions publiques en faveur de l’employabilité et de l’autonomisation de la jeunesse, à travers la promotion de l’innovation et des technologies numériques.

Diamniadio-Politique: le Parti populaire Tawfekh d’El Hadji Omar KAMBY fait son AG et projette 2027.

Assemblée générale du parti populaire Tawfekh tenue ce samedi 25 janvier à Diamniadio.
‎Une occasion pour le Pdt El Hadji Omar KAMBY de faire le bilan des années de luttes politique ainsi de se pencher sur les elections locales 2027.
‎Par ailleurs M. KAMBY n’a pas manquer de soulever les échecs du maire actuel Mamadou moulaye GUEYE avant d’assoir ses capacités relationnelles au service de sa communauté.

Diamniadio-Politique: le Parti populaire Tawfekh d'El Hadji Omar KAMBY fait son AG et projette 2027.

Transport routier au Sénégal : les gros porteurs tirent la sonnette d’alarme

Le Regroupement national des gros porteurs du Sénégal (RNGPS) a tenu, ce samedi 24 janvier 2026 à Kaolack, une conférence de presse pour alerter l’opinion publique et les autorités sur les difficultés persistantes du secteur du transport routier. La rencontre, marquée par un ton ferme et des revendications claires, s’inscrit dans un contexte où le transport demeure un pilier stratégique de l’économie nationale.

Face à la presse, Tamsir Ndiaye, président national du RNGPS, s’exprimant au nom des responsables de l’organisation, a dénoncé les lenteurs dans l’application des réformes annoncées par les autorités, pourtant jugées cruciales pour la modernisation et la sécurisation du transport routier. Selon le regroupement, ces retards aggravent les conditions de travail des transporteurs et fragilisent l’ensemble de la chaîne logistique du pays.

Parmi les principales doléances figure le plaidoyer pour le retour des trois postes de contrôle réglementaires. Le RNGPS estime que leur suppression a favorisé la surcharge des camions, la concurrence déloyale et une recrudescence des accidents de la circulation. « Ces postes sont indispensables pour garantir la sécurité routière et le respect des normes », a insisté M. Ndiaye.

La question de la formation des chauffeurs de gros porteurs a occupé une place centrale dans les échanges. Le regroupement appelle à l’instauration d’une formation continue et obligatoire pour les conducteurs, afin de renforcer la maîtrise du code de la route, améliorer les comportements au volant et réduire significativement les accidents, souvent meurtriers, impliquant les poids lourds. Pour le RNGPS, la professionnalisation du métier de chauffeur constitue une urgence nationale.

Les transporteurs ont également attiré l’attention sur les nombreuses erreurs administratives relevées sur les cartes grises, sources d’amendes injustifiées, de blocages aux postes de contrôle et de lourdes pertes financières. Ils demandent ainsi une correction systématique et gratuite de ces anomalies.

Autre point sensible abordé : les relations avec la douane. Le RNGPS dénonce certains contrôles jugés abusifs, qui occasionnent des retards dans la livraison des marchandises et alourdissent les coûts d’exploitation. Le regroupement plaide pour un dialogue constructif et une harmonisation des procédures afin d’apaiser le climat entre transporteurs et agents de contrôle.

À l’issue de cette conférence de presse, le Regroupement national des gros porteurs du Sénégal a réaffirmé son engagement à œuvrer pour un transport routier plus sûr, mieux organisé et respectueux des lois. Il a également appelé l’État à instaurer un dialogue permanent avec les acteurs du secteur, à un moment où la sécurité routière, la formation des chauffeurs et le renouvellement du parc automobile demeurent des enjeux majeurs pour le développement du pays.

Développement économique : Foundiougne pose les jalons de son forum départemental

Un Comité départemental de développement (CDD) préparatoire au Forum départemental de développement économique de Foundiougne, dans la région de Fatick, s’est tenu le week-end dernier. La rencontre a réuni l’ensemble des acteurs territoriaux du département.

La réunion s’est déroulée sous la présidence du préfet de Foundiougne, Jean Paul Malick Faye, en présence des autorités administratives, des élus locaux, des services techniques déconcentrés de l’État ainsi que d’autres acteurs du développement local.

Prévu les 12, 13 et 14 février prochains, le forum vise, selon le préfet, à promouvoir le marketing territorial du département de Foundiougne en mettant en exergue ses atouts économiques, sociaux et culturels. À cette occasion, l’autorité administrative a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner le Conseil départemental afin d’assurer la pleine réussite de l’événement.

Prenant la parole, Moustapha Ngor Léon Diop a souligné l’importance stratégique de ce forum, qu’il considère comme une opportunité majeure pour l’exploitation des potentialités économiques du département. Il a notamment mis en avant les perspectives offertes par le projet pétrolier de Sangomar ainsi que par le pont Nelson Mandela de Foundiougne, des infrastructures clés pour le développement local et régional.

De son côté, le président de la commission communication du forum, Issa Ba, a décliné les grandes orientations de l’événement. Il a également annoncé une revalorisation des aspects culturels, appelés à occuper une place importante dans le programme du forum.

Kaolack – 8ᵉ de finale inter-établissements : l’IIAA plus réaliste que Pédagogue

Kaolack a vibré au rythme du football scolaire ce samedi, à l’occasion du 8ᵉ de finale du match inter-établissements opposant l’Institut Islamique Arabe Africain (IIAA) à l’établissement Pédagogue. Une rencontre âprement disputée, riche en émotions et en engagement, qui s’est finalement conclue par une victoire de l’IIAA à l’issue de la séance des tirs au but (4-3).

Dès le coup d’envoi, les deux équipes ont affiché une détermination sans faille, portées par un public enthousiaste venu nombreux soutenir les jeunes talents. Sur la pelouse, l’intensité était palpable : duels engagés, pressing constant et volonté affirmée de prendre l’ascendant. Malgré plusieurs occasions de part et d’autre, aucune des deux formations n’est parvenue à faire la différence au terme du temps réglementaire, laissant le score vierge.

Il a donc fallu recourir à l’épreuve fatidique des tirs au but pour départager les deux équipes. Dans cet exercice de sang-froid et de précision, l’IIAA s’est montrée plus réaliste et plus sereine, s’imposant par quatre tirs réussis contre trois pour Pédagogue. Le gardien de l’IIAA, décisif, a joué un rôle clé dans ce succès en stoppant une tentative adverse, déclenchant une explosion de joie dans le camp des vainqueurs.

Au-delà du résultat sportif, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique éducative et citoyenne. Organisée à l’initiative de l’Inspection académique de Kaolack, l’activité vise à renforcer la cohésion entre les établissements, à promouvoir les valeurs du fair-play, de la discipline et de l’esprit d’équipe, tout en encourageant la pratique du sport en milieu scolaire.

À travers ce match, l’Inspection académique réaffirme son engagement à faire du sport un véritable outil d’éducation et d’épanouissement pour les élèves. Une initiative saluée par les encadreurs et les participants, qui appellent à la pérennisation et à l’élargissement de ce type de compétitions inter-établissements dans la région.

Accès à l’eau potable en milieu rural : la deuxième phase du projet national lancée à Diaglé par le ministre Cheikh Tidiane Dièye

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a procédé à Diaglé, dans la commune de Toubacouta (région de Fatick), au lancement officiel de la deuxième phase du vaste projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural. Cette nouvelle étape marque un tournant décisif dans la politique nationale de réduction des inégalités d’accès à l’eau, un enjeu vital pour le développement économique et social du Sénégal.

Financé à hauteur de 60 milliards de francs CFA par la République populaire de Chine, ce programme d’envergure nationale ambitionne de corriger durablement les disparités entre zones urbaines et rurales en matière d’accès à une eau potable de qualité. Si la cérémonie de lancement s’est tenue dans la région de Fatick, le projet dépasse largement ce cadre géographique. Il concerne au total treize régions du pays, faisant de Dakar la seule région non intégrée à ce dispositif, en raison de ses infrastructures hydrauliques déjà couvertes par d’autres programmes spécifiques.

Lors de sa visite sur le site du forage de Diaglé, Cheikh Tidiane Dièye a mis l’accent sur la portée sociale et humaine de ce projet structurant. Pour le ministre, l’accès à l’eau potable ne saurait être considéré comme un privilège, mais bien comme un droit fondamental. L’objectif affiché est d’assurer une desserte fiable et durable en eau potable à près de deux millions de Sénégalais vivant principalement en milieu rural, souvent confrontés à la rareté de la ressource et à des conditions d’approvisionnement précaires.

Dans son allocution, le ministre a tenu à saluer la qualité du partenariat entre le Sénégal et la Chine, soulignant l’importance de cette coopération dans la réalisation d’infrastructures stratégiques. « Je remercie le gouvernement chinois pour son écoute et sa compréhension de la situation du Sénégal », a-t-il déclaré, mettant en avant le rôle déterminant de ce soutien financier dans l’accélération des projets hydrauliques à fort impact social.

Pour les populations de Toubacouta, les retombées concrètes de cette initiative se font déjà sentir. Treize villages de la zone sont directement intégrés au projet, avec des travaux de réhabilitation et de modernisation des installations hydrauliques en cours. À Diaglé, l’état d’avancement des travaux est jugé satisfaisant par les autorités. Le ministre a ainsi annoncé que l’eau potable devrait couler dans les robinets d’ici la fin du mois de février 2026, une perspective qui suscite un réel espoir parmi les habitants.

À travers ce projet, l’État du Sénégal réaffirme sa volonté de placer l’accès à l’eau au cœur de ses priorités de développement. La deuxième phase du programme d’approvisionnement en eau potable en milieu rural apparaît ainsi comme un levier majeur pour améliorer les conditions de vie, renforcer la résilience des communautés rurales et soutenir durablement le développement local à l’échelle nationale.

Fatick – Djilor : une gouvernance locale au service de la jeunesse et de la souveraineté alimentaire

À Djilor, au cœur du Sine, les pirogues de fortune et les routes de l’exil ont trouvé un adversaire inattendu : la terre nourricière. Là où, hier encore, de nombreux jeunes rêvaient de départ vers l’inconnu, les sillons de riz, les champs de légumes et les périmètres de culture hors saison redonnent aujourd’hui tout son sens au mot avenir.

Dans cette commune rurale du département de Foundiougne, la lutte contre l’immigration clandestine se mène au quotidien, loin des projecteurs. Elle se joue dans la boue des rizières, sous le soleil ardent des périmètres maraîchers, et dans les regards désormais confiants des jeunes producteurs.

Sous l’impulsion de la municipalité dirigée par le maire Lansana Sano, Djilor a fait le choix d’investir dans ce qu’elle possède de plus précieux : son potentiel agricole et humain. Riziculture, maraîchage et cultures hors saison sont devenus de véritables leviers de stabilisation sociale. Grâce à l’aménagement de périmètres agricoles, à l’accès aux semences, à l’eau et à la formation, de nombreuses femmes et de nombreux jeunes retrouvent une autonomie longtemps espérée.

Mais l’engagement communal ne s’arrête pas aux champs. Il se traduit également par des investissements dans les infrastructures sociales. À Djilor, la santé n’est plus un luxe. De deux postes de santé en 2014, la commune en compte aujourd’hui cinq. Trois infirmiers chefs de poste ont été recrutés et rémunérés sur fonds propres, tandis que les dotations annuelles sont passées de 100 000 à 850 000 francs CFA par structure. Des ambulances, obtenues grâce à des partenariats avec des organisations italiennes et françaises, sillonnent désormais les pistes, rapprochant les soins des populations, selon le maire Lansana Sano.

Le sport constitue également un outil de cohésion sociale et de prévention. Un stade municipal est actuellement en construction sur fonds propres, avec l’ambition d’y aménager une piste d’athlétisme dès l’année prochaine. « Occuper sainement la jeunesse, c’est aussi prévenir les départs », confie le maire.

À Djilor, la gouvernance locale se veut ainsi pragmatique et tournée vers l’avenir, misant sur la terre, la santé et la jeunesse pour bâtir une souveraineté alimentaire durable et offrir des perspectives solides aux populations.

Sécurité renforcée à Touba et Mbacké : le ministre de l’Intérieur supervise une vaste opération conjointe

Le ministre de l’Intérieur, Me Bamba Cissé, s’est rendu ce samedi à Touba et Mbacké pour superviser une importante opération de sécurisation menée conjointement par la gendarmerie nationale et la police. Cette initiative d’envergure, mobilisant l’ensemble des brigades territoriales et de proximité, s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer durablement la sécurité dans ces localités stratégiques, à forte densité humaine et à forte activité économique et religieuse.

Sur le terrain, le ministre a tenu à s’adresser directement aux forces de défense et de sécurité engagées dans l’opération. Il a salué la qualité de la coordination entre la gendarmerie et la police, ainsi que l’efficacité des actions déployées. Selon lui, les résultats observés témoignent d’une dynamique positive en matière de sécurité. « Vous avez raison de dire que la tendance sécuritaire est en train d’être inversée », a-t-il déclaré, encourageant les agents à maintenir cette synergie opérationnelle.

Me Bamba Cissé a également insisté sur la nécessité d’adapter en permanence les méthodes de contrôle aux réalités du terrain. Il a souligné que les contrôles effectués en journée doivent rester fluides afin de ne pas perturber excessivement la circulation et les activités quotidiennes des populations. En revanche, les opérations nocturnes requièrent, selon lui, une vigilance accrue, face à des malfaiteurs capables de dissimuler des armes ou de profiter de l’obscurité pour agir. Le ministre a rappelé, à cet effet, une vérité fondamentale en matière de sécurité : « Aucun pays ne peut dire qu’il est sécurisé à 100 %. Aucun pays ne peut avoir la garantie qu’il est à l’abri de toute forme de délinquance ».

Dans la foulée, le commandant de compagnie a présenté l’ampleur du dispositif mis en place pour cette opération conjointe. Pas moins de neuf brigades ont été mobilisées, incluant une brigade spéciale, une brigade de recherches et un escadron. Les unités concernées proviennent notamment de Belel, Ndindy, Touba Fall, Mbacké, Touba, Kael, Taïf et Sadio. Au total, la gendarmerie a engagé 175 éléments et 21 véhicules, avec l’appui d’un détachement du Groupement mobile d’intervention (GMI), renforçant ainsi la capacité d’intervention rapide sur l’ensemble de la zone.

Du côté de la police, le capitaine Babacar Ngom, commandant du corps urbain, a mis en lumière la stratégie opérationnelle adoptée pour garantir le succès de l’opération. Il a particulièrement insisté sur l’importance du poste de contrôle situé à proximité de Khayra, qu’il a qualifié de « pont névralgique » du dispositif sécuritaire. Ce point stratégique fait l’objet d’une surveillance permanente, avec un dispositif fonctionnant 24 heures sur 24, permettant de filtrer les mouvements et de prévenir toute tentative d’intrusion ou d’acte criminel.

Inauguration du marché au poisson de Thiès : le maire Babacar Diop interpelle fermement la ministre des Pêches

À l’occasion de la cérémonie officielle d’inauguration du marché au poisson de Thiès, le maire de la ville, le Dr Babacar Diop, n’a pas manqué de profiter de la tribune pour adresser un message sans détour à la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, le Dr Fatou Diouf. Devant les autorités administratives, les acteurs du secteur et les populations, l’édile de Thiès a tenu à rappeler certaines vérités qu’il juge essentielles pour une gouvernance concertée et respectueuse des collectivités territoriales.

Dans son intervention, le maire est d’abord revenu sur l’historique du site abritant le marché au poisson. Il a rappelé que l’acquisition dudit terrain s’est faite à travers une délibération régulière du conseil municipal de la ville de Thiès, adoptée sous le magistère de l’ancien maire Talla Sylla. Selon lui, cette précision est importante afin de reconnaître le rôle déterminant joué par la commune dans la mise en place de cette infrastructure aujourd’hui présentée comme un joyau au service des acteurs de la pêche et de l’économie locale.

Le Dr Babacar Diop a ensuite insisté sur la nécessité, pour l’État et particulièrement pour le ministère des Pêches et de l’Économie maritime, de privilégier la concertation avec l’ensemble des parties prenantes. Il a plaidé pour une démarche inclusive associant non seulement les services techniques de l’État, mais aussi les collectivités territoriales et tous ceux qui, en amont, ont contribué à la réalisation du marché. À ses yeux, une telle approche est la seule à même de garantir une gestion harmonieuse et durable de l’infrastructure.

Toutefois, le maire de Thiès n’a pas caché son amertume face au manque de considération qu’il estime avoir constaté de la part du ministère. Il a regretté que plusieurs correspondances officielles adressées par la mairie de Thiès au ministère des Pêches soient, jusqu’à présent, restées sans réponse. Une situation qu’il qualifie de regrettable et contraire aux principes de bonne gouvernance et de respect institutionnel entre l’État et les collectivités locales.

Dans un ton à la fois ferme et direct, le Dr Babacar Diop a tenu à préciser que les maires, en tant qu’élus locaux, soutiennent l’action de l’État et des ministres dans leurs missions respectives. Mais il a clairement posé les limites de ce soutien. « En tant que maires, nous vous soutenons », a-t-il déclaré avant d’ajouter, dans une formule empreinte de wolof et lourde de sens : « Mais forcing baxoul, mépris baxoul », pour signifier que ni l’imposition unilatérale des décisions ni le mépris des partenaires locaux ne sauraient être acceptables.

Riziculture : Mabouba Diagne lance la campagne de saison sèche 2026 et prône la souveraineté alimentaire

Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a officiellement lancé, ce samedi à Saint-Louis, la campagne de saison sèche chaude 2026 dans la vallée du fleuve Sénégal. La cérémonie s’est déroulée en marge d’un atelier organisé par la Société d’aménagement des terres du delta et de la Falémé (SAED), en présence des acteurs du secteur agricole, des autorités administratives et des partenaires techniques.

Ce lancement marque une étape importante dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer la production rizicole nationale et à réduire la forte dépendance du Sénégal aux importations de riz. Face aux producteurs, le ministre a tenu un discours sans détour, appelant à un sursaut collectif pour relever les défis persistants liés à la productivité, à la transformation et à la commercialisation du riz local.

Malgré les progrès enregistrés lors des dernières campagnes agricoles, Mabouba Diagne a rappelé que le pays continue d’importer plus d’un million de tonnes de riz blanc chaque année. Une situation qu’il juge préoccupante, tant sur le plan économique que stratégique. Selon lui, cette dépendance excessive pèse lourdement sur la balance commerciale nationale et expose le Sénégal aux fluctuations d’un marché international de plus en plus instable et spéculatif.

Pour le ministre, il est désormais impératif de rompre avec ce modèle. Il a souligné que le contexte mondial actuel, marqué par les crises géopolitiques, climatiques et économiques, impose au Sénégal de renforcer sa souveraineté alimentaire. « Cette dépendance est un risque que nous ne pouvons plus courir », a-t-il martelé, appelant les acteurs de la filière riz à jouer pleinement leur rôle dans cette dynamique.

C’est dans cette optique, a-t-il expliqué, que le gouvernement a engagé un changement de paradigme dans l’appui au secteur agricole. Il ne s’agit plus d’interventions ponctuelles et dispersées, mais d’une approche intégrée, structurée et durable, capable de transformer en profondeur les chaînes de valeur agricoles. Cette nouvelle orientation s’inscrit dans la Stratégie de Souveraineté alimentaire (SSA 2025-2034), elle-même alignée sur l’Agenda national de transformation Sénégal 2050.

À travers cette stratégie, les autorités ambitionnent d’intensifier les chaînes de valeur agricoles, de renforcer la résilience des territoires ruraux et de réduire de manière significative la dépendance du pays aux importations alimentaires. Dans ce schéma, la riziculture occupe une place centrale, compte tenu de son importance dans l’alimentation des Sénégalais et de son potentiel économique.

Mabouba Diagne a particulièrement mis en avant les atouts de la vallée du fleuve Sénégal, qu’il considère comme un levier stratégique majeur. Grâce à ses ressources naturelles abondantes, à la maîtrise de l’eau et aux infrastructures existantes, la zone dispose, selon lui, d’un potentiel exceptionnel pour faire du Sénégal un pays autosuffisant en riz, voire un acteur compétitif sur le marché sous-régional.

En lançant la campagne de saison sèche chaude 2026, le ministre a ainsi réaffirmé la volonté de l’État d’accompagner les producteurs, tout en les invitant à redoubler d’efforts pour améliorer les rendements et la qualité de la production. Un message clair qui traduit l’ambition des autorités de faire de la riziculture un pilier de la souveraineté alimentaire et du développement économique du pays.

Météo : l’ANACIM met en garde contre une houle dangereuse attendue du 25 au 26 janvier 2026

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a lancé une alerte concernant une houle dangereuse qui affectera les côtes sénégalaises à partir du dimanche 25 janvier 2026 à 18 heures jusqu’au lundi 26 janvier 2026 à la même heure. Cette alerte a été publiée ce samedi 24 janvier dans le bulletin de prévision météorologique de l’agence.

Selon l’ANACIM, les zones concernées par ce phénomène maritime s’étendent principalement autour de Dakar, avec un rayon d’environ 75 kilomètres sur la Grande Côte et près de 80 kilomètres sur la Petite Côte. La houle annoncée, en provenance du secteur Nord-Ouest, pourrait atteindre une hauteur significative d’environ 2,5 mètres, rendant les conditions en mer particulièrement dangereuses.

Cette situation représente un risque élevé pour les pêcheurs, les plaisanciers, les transporteurs maritimes ainsi que pour les populations vivant ou circulant dans les zones côtières exposées. Les fortes vagues pourraient provoquer des submersions locales, une érosion accrue du littoral et des difficultés de navigation, notamment pour les embarcations de petite taille.

Face à ces conditions météorologiques défavorables, les autorités appellent à la plus grande prudence. L’ANACIM recommande d’éviter toute sortie en mer durant la période concernée, de redoubler de vigilance le long des côtes et de se conformer strictement aux consignes émises par les autorités compétentes. Elle invite également les populations riveraines à suivre l’évolution de la situation à travers les bulletins météorologiques officiels.

L’agence rappelle enfin que le respect des mesures de prévention et des alertes météorologiques demeure essentiel afin de limiter les risques pour les personnes et les biens, dans un contexte où les phénomènes maritimes peuvent évoluer rapidement.

UGB : les étudiants observent 24 heures de cessation des activités pédagogiques pour exiger des réponses urgentes

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis fait face à une nouvelle zone de turbulence. La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a décrété 24 heures de cessation de toutes les activités pédagogiques, assorties de 24 heures de journées sans tickets, non renouvelables, à titre d’alerte. Cette décision, annoncée dans un communiqué rendu public le 23 janvier, vise à interpeller les autorités sur ce que les étudiants qualifient de « manque de considération » et d’« inertie prolongée » face à leurs préoccupations.

Selon la CESL, cette action intervient après plusieurs tentatives infructueuses de dialogue avec les autorités compétentes. La coordination rappelle qu’à l’issue de la dernière crise universitaire, un certain nombre de difficultés majeures avaient été clairement exposées, donnant lieu à des engagements pris par les autorités. Toutefois, plusieurs mois après ces promesses, les étudiants affirment ne constater aucune avancée concrète dans la résolution des problèmes soulevés.

Dans le cadre du suivi de sa plateforme revendicative, la CESL dit observer avec une profonde inquiétude l’absence de réponses institutionnelles. À en croire la coordination, aucun cadre d’échange effectif n’a, à ce jour, permis d’apporter des éclaircissements sur les solutions attendues. Cette situation alimente un climat de frustration et de mécontentement au sein de la communauté estudiantine, qui estime que ses revendications légitimes sont reléguées au second plan.

Face à ce qu’elle considère comme une forme de désintérêt des autorités, la CESL exige une rencontre urgente avec l’autorité compétente afin de discuter sérieusement des préoccupations des étudiants et d’aboutir à des solutions durables. La coordination prévient également que si les autorités continuent de « lambiner » sur les questions soulevées, elle se réserve le droit de durcir le mouvement. Elle affirme être prête à user de tous les moyens de lutte syndicale pour rétablir les étudiants dans leurs droits.

Malgré la fermeté de sa position, la CESL réaffirme son attachement au dialogue et à la recherche de solutions pacifiques. Elle se dit pleinement engagée et disponible pour défendre la cause estudiantine, tout en appelant les autorités à faire preuve de responsabilité afin d’éviter une nouvelle crise susceptible de perturber durablement le fonctionnement de l’Université Gaston Berger.

Sicap Mbao : une femme enceinte échappe à une violente tentative de vol, deux suspects arrêtés

Une scène d’une rare violence s’est déroulée dans la soirée du jeudi 23 janvier 2026 au quartier Taïf, à Sicap Mbao. Deux individus ont été interpellés par les éléments du poste de police de Diamaguène Sicap Mbao pour association de malfaiteurs, tentative de vol avec violence par effraction, usage de moyen de transport et mise en danger de la vie d’autrui. La victime, une femme en état de grossesse avancée, a frôlé le pire.

Selon les informations fournies par la Police nationale, les faits se sont produits aux environs de 18 heures. Alertés d’une attaque en cours contre un appartement, les agents de la Brigade de Recherches se sont immédiatement rendus sur les lieux. À leur arrivée, deux suspects avaient déjà été maîtrisés par des riverains, alertés par les cris de détresse de la victime, tandis qu’un troisième individu a réussi à prendre la fuite.

D’après le témoignage de la femme agressée, les trois assaillants se sont d’abord présentés à son domicile sous un faux prétexte afin de l’amener à ouvrir la porte. Face à son refus, ils ont violemment défoncé l’entrée de l’appartement. Terrorisée, la victime s’est réfugiée dans sa chambre qu’elle a verrouillée, tout en appelant au secours depuis son balcon. Les malfaiteurs ont alors tenté de forcer la porte de la chambre, mettant gravement en danger la vie de cette femme enceinte.

C’est l’intervention rapide et courageuse des voisins, alertés par ses appels à l’aide, qui a permis de mettre fin à l’agression. Les habitants ont réussi à neutraliser deux des assaillants avant l’arrivée de la police, évitant ainsi un drame aux conséquences potentiellement irréversibles.

La police indique également que la moto de marque Honda SH utilisée par les mis en cause pour se déplacer a été saisie et placée sous scellés dans le cadre de la procédure. Les deux suspects interpellés sont actuellement en garde à vue, tandis qu’une enquête a été ouverte pour élucider tous les contours de cette tentative de vol avec violence.

Les recherches se poursuivent activement afin de retrouver le troisième individu en fuite. Les autorités policières réaffirment, par ailleurs, leur détermination à lutter contre l’insécurité et appellent les populations à renforcer la collaboration avec les forces de défense et de sécurité en signalant tout comportement suspect.

COUD : des armes découvertes dans des chambres d’étudiants, le ministre Daouda Ngom annonce des sanctions fermes

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a tiré la sonnette d’alarme après la découverte d’armes blanches et d’objets dangereux dans certaines chambres d’étudiants au sein des résidences universitaires du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD). Les faits ont été révélés à la suite d’opérations de contrôle récemment menées par les agents de sécurité de l’établissement.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 23 janvier, le ministre Daouda Ngom a exprimé sa vive préoccupation face à la présence de tels objets dans un environnement académique. Il a rappelé avec insistance que l’université doit rester un espace dédié au savoir, à la tranquillité, à la liberté intellectuelle et à la sécurité, loin de toute forme de violence ou de menace.

Selon le ministre, l’introduction, la détention ou l’usage d’armes, qu’il s’agisse d’armes blanches ou de tout autre objet contondant, est strictement interdite dans les établissements d’enseignement supérieur. Il estime que ces pratiques constituent non seulement une violation grave des règlements universitaires, mais également un danger réel pour la sécurité des étudiants, du personnel administratif et des enseignants.

Face à cette situation jugée préoccupante, Daouda Ngom a annoncé le renforcement des mesures préventives, en étroite collaboration avec les autorités académiques et les forces de sécurité de l’État. Ces actions viendront compléter les campagnes de sensibilisation déjà engagées auprès des étudiants afin de promouvoir un climat de paix et de respect mutuel sur les campus universitaires.

Le ministre a également été clair sur les conséquences à venir. Des mesures disciplinaires et pénales seront envisagées contre toute personne dont la responsabilité sera établie dans la détention ou l’usage de ces objets prohibés. Il a précisé que la tolérance zéro sera appliquée pour préserver l’ordre et la sécurité au sein des universités publiques.

En conclusion, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a lancé un appel solennel à l’endroit de l’ensemble des étudiants, les invitant à faire preuve de responsabilité, à renoncer à toute forme de violence et à s’engager activement dans la préservation de la cohésion sociale et de la sécurité au sein des espaces universitaires.

Réorganisation de l’espace public : le ministre de l’Intérieur fixe de nouvelles instructions à Dakar

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, a présidé, ce jeudi 23 janvier 2026, une importante réunion de commandement avec les autorités administratives de la région de Dakar. La rencontre, qui s’est tenue en présence du Gouverneur de Dakar, des préfets et des sous-préfets, s’inscrit dans le cadre du suivi et de l’évaluation des opérations de réorganisation de l’espace public engagées par l’État.

Selon une note du ministère de l’Intérieur, cette réunion stratégique a également enregistré la participation de hauts responsables des forces de sécurité, notamment le Directeur général de l’administration territoriale, le Directeur général adjoint de la Police nationale ainsi que le Directeur de la Sécurité publique. L’objectif était de faire le point sur les actions déjà menées sur le terrain et d’apprécier leur impact sur l’ordre public, la mobilité urbaine et la sécurité des citoyens.

Au cours des échanges, le ministre Mouhamadou Bamba Cissé a salué l’engagement et le professionnalisme des autorités administratives et des autres acteurs impliqués dans la mise en œuvre de cette politique de réorganisation. Il a félicité les équipes pour la qualité du travail accompli, tout en soulignant la nécessité de consolider les acquis à travers un suivi rigoureux et coordonné des opérations en cours.

Toutefois, le ministre a insisté sur l’importance d’une approche équilibrée, combinant fermeté dans l’application des décisions de l’État et pédagogie à l’endroit des populations concernées. À cet effet, de nouvelles instructions ont été données afin de maintenir la dynamique enclenchée et de renforcer les campagnes de sensibilisation. Le ministère recommande une implication accrue de l’ensemble des acteurs concernés, notamment les collectivités territoriales, les forces de défense et de sécurité, ainsi que les organisations communautaires.

Cette réorganisation de l’espace public vise, selon les autorités, à restaurer l’ordre, améliorer la circulation, sécuriser les zones sensibles et garantir une meilleure cohabitation entre les différents usagers de la voie publique. Elle s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation de la gouvernance urbaine, en particulier dans la capitale, confrontée à une forte pression démographique et à des défis croissants en matière de sécurité et de mobilité.

Le ministère de l’Intérieur assure que ces mesures se poursuivront dans le respect des lois et règlements en vigueur, tout en appelant les citoyens à la collaboration et au civisme pour une occupation harmonieuse et responsable de l’espace public.

Santé fragile : les visites à Farba Ngom temporairement suspendues

La cellule de communication du député-maire Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom, a annoncé la suspension temporaire de toutes les visites à son encontre, invoquant des raisons strictement médicales. L’information a été rendue publique à travers un communiqué daté du 22 janvier, dans lequel il est fait état d’un « état de santé particulièrement fragile » nécessitant des mesures de précaution renforcées.

Selon la note transmise à la presse, cette décision intervient à la suite d’avis médicaux formels émis par les médecins traitants de l’élu, avis également appuyés par les recommandations de ses conseils juridiques. Dans ce contexte, il a été jugé indispensable de suspendre provisoirement toute forme de visite afin de garantir des conditions optimales de prise en charge sanitaire.

La cellule de communication précise que cette mesure est exclusivement médicale et préventive. Elle vise avant tout à préserver l’intégrité physique et morale de Farba Ngom, dans un cadre de suivi rigoureux exigeant repos, sérénité et stabilité. Les proches du député-maire insistent sur le fait qu’aucune autre considération ne motive cette décision, qui s’inscrit dans une logique de protection de sa santé.

Dans le même communiqué, Farba Ngom a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères à l’ensemble du peuple sénégalais, en général, et aux populations du Fouta, en particulier. Il a également exprimé sa reconnaissance à l’endroit de la diaspora pour les nombreux témoignages de solidarité, de fidélité et d’affection reçus depuis près de onze mois, traduisant, selon ses proches, un soutien constant et indéfectible.

Enfin, la cellule de communication indique que toute évolution relative à l’état de santé du député-maire ou aux modalités de visites fera l’objet d’une communication officielle ultérieure. En attendant, elle appelle à la compréhension et au respect strict de cette période de repos, jugée cruciale pour le rétablissement de Farba Ngom.

Propos blessants : l’Université Internationale de Casablanca présente ses excuses et écarte l’enseignante mise en cause

L’Université Internationale de Casablanca (UIC) est sortie de son silence après la controverse suscitée par des propos jugés blessants et largement relayés sur les réseaux sociaux, attribués à l’une de ses enseignantes. Dans un communiqué officiel rendu public, l’établissement universitaire a présenté ses excuses à l’ensemble de sa communauté ainsi qu’à toutes les personnes qui ont pu se sentir choquées ou offensées par ces déclarations.

Tout en précisant que les propos incriminés ont été tenus à titre strictement personnel et en dehors de tout cadre institutionnel, l’UIC affirme assumer pleinement sa responsabilité morale en tant qu’institution académique et éducative. L’université reconnaît l’émotion légitime suscitée par cette affaire et regrette profondément l’impact qu’elle a pu avoir, tant au sein de la communauté universitaire qu’au-delà.

Dès que les faits ont été portés à sa connaissance, la direction de l’UIC indique avoir agi avec diligence, sérieux et fermeté. Un examen rigoureux de la situation a été engagé, débouchant sur une décision qualifiée de ferme et définitive. L’enseignante mise en cause a ainsi été écartée et n’exerce désormais plus aucune fonction au sein de l’Université Internationale de Casablanca. Cette mesure, selon l’établissement, a été prise dans le strict respect du Code de conduite interne et du cadre réglementaire en vigueur.

Dans son communiqué, l’UIC tient à réaffirmer son identité d’université panafricaine fondée sur des valeurs non négociables. Elle insiste notamment sur son attachement au respect de la dignité humaine, à la diversité, à la tolérance et au vivre-ensemble, qui constituent, selon elle, le socle même de son projet éducatif. L’institution souligne que ces principes doivent guider le comportement de l’ensemble de ses collaborateurs, aussi bien dans le cadre professionnel que dans leur expression publique.

L’université assure par ailleurs que toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin de garantir la continuité des enseignements et le bon déroulement des activités académiques dans un environnement serein, sûr et respectueux. Elle se dit pleinement mobilisée pour préserver un cadre inclusif et protecteur pour l’ensemble de sa communauté, composée d’étudiants, d’enseignants et de personnels administratifs.

Enfin, l’Université Internationale de Casablanca lance un appel à l’apaisement, au sens des responsabilités et au respect mutuel. Elle affirme vouloir tirer toutes les leçons de cet épisode afin de renforcer ses mécanismes de prévention et d’éviter qu’une situation similaire ne se reproduise à l’avenir.

Le président de la république à reçu en audience le PDG de MAVAMAR industrie, M. Souleymane NDOYE.

Cette rencontre a porté sur la raffinerie implantée à Sendou, un projet industriel majeur qui sera inauguré par le Chef de l’État la semaine prochaine. L’usine affichera une capacité de production de 600 tonnes d’huiles alimentaires par jour, pour un investissement global de 60 milliards de francs CFA, avec à la clé la création de nombreux emplois.

À travers ce projet structurant, l’État réaffirme sa volonté de soutenir l’industrialisation, la transformation locale et la consolidation de la souveraineté alimentaire, tout en favorisant l’investissement productif et l’emploi.

Kaolack – Ndiédieng : le mouvement Naatal Sa Gox renforce la santé communautaire et l’autonomisation des femmes

La commune de Ndiédieng, dans le département de Kaolack, a récemment été le théâtre d’une importante action de solidarité initiée par le mouvement Naatal Sa Gox. Cette initiative a permis d’apporter un appui significatif aux structures sanitaires, aux groupements de femmes et aux daaras des localités de Mbitène Abdou et Paymar, dans un contexte marqué par des besoins sociaux persistants en milieu rural.

Sur le plan sanitaire, le mouvement a procédé à la remise de ventilateurs et de matelas aux postes de santé des villages concernés. Selon le coordonnateur du mouvement, Thierno Kébé, ce matériel vise à améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge des patients, tout en renforçant le cadre de travail du personnel de santé. Une contribution jugée précieuse par les responsables sanitaires locaux, confrontés à des ressources souvent limitées.

Au-delà de la santé, Naatal Sa Gox a également mis l’accent sur les activités génératrices de revenus (AGR) à travers un appui financier destiné aux groupements de femmes. Ces fonds permettront de développer des initiatives économiques locales, de favoriser l’autonomisation financière des bénéficiaires et de renforcer leur rôle dans le tissu socio-économique local. D’après M. Kébé, cette démarche vise également à lutter contre l’exode rural, notamment celui des jeunes filles attirées par les grandes villes à la recherche de meilleures opportunités.

Par ailleurs, le mouvement a inscrit son action dans une dimension éducative, religieuse et sociale, en procédant à la remise de nattes aux daaras de la zone. Cette intervention s’inscrit dans la promotion des valeurs de solidarité, de responsabilité communautaire et d’ancrage culturel et religieux. À travers ces gestes, Naatal Sa Gox entend contribuer à la stabilisation des familles, à l’épanouissement des femmes et à la préservation des repères éducatifs et spirituels en milieu rural.

En combinant santé communautaire, développement économique et éducation religieuse, le mouvement Naatal Sa Gox confirme ainsi son engagement en faveur d’un développement local inclusif et durable à Ndiédieng, redonnant espoir à des communautés souvent confrontées à la précarité.

Diourbel : lancement de la première phase des travaux de drainage des eaux pluviales et de voirie

Un Comité régional de développement (CRD) s’est tenu ce jour à la gouvernance de Diourbel, en présence du gouverneur de la région, du préfet, de plusieurs autorités administratives, ainsi que du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Moussa Bala Fofana.

L’objectif majeur de cette rencontre est la résolution durable des problèmes d’inondations dans la commune de Diourbel.

Au cours des échanges, le ministre Moussa Bala Fofana est revenu sur les zones les plus exposées aux inondations, notamment le marché Ndoumbé Diop, où de nombreuses cantines restent fermées pendant une longue période durant l’hivernage.

Dans la foulée, la pose de la première pierre de la première phase des travaux a été effectuée dans le quartier Roukou Bou Sew, marquant le démarrage de la réalisation de caniveaux destinés à l’évacuation des eaux pluviales.

Le ministre n’a pas manqué de souligner la nécessité de créer de nouveaux bassins de rétention dans la commune afin de faciliter l’écoulement des eaux et de prévenir les inondations récurrentes.

Ces projets s’inscrivent dans le cadre du programme national de lutte contre les inondations mis en œuvre par le gouvernement du Sénégal.

Natif de Diourbel, le ministre Moussa Bala Fofana a réaffirmé son engagement ferme à résoudre définitivement le problème des inondations dans la commune. Il a assuré que les travaux de drainage et de construction de caniveaux démarreront dans un futur proche, promettant ainsi que la question des inondations deviendra très bientôt un vieux souvenir à Diourbel.

Santé fragile : Farba Ngom suspend temporairement toutes ses visites sur avis médical

La cellule de communication du député-maire Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom, a annoncé ce mercredi la suspension temporaire de l’ensemble des visites qui lui étaient rendues. Cette décision, précise le communiqué parvenu à la rédaction, est motivée par des raisons strictement médicales liées à l’état de santé jugé « particulièrement fragile » de l’élu.

Selon la même source, cette mesure fait suite aux recommandations formelles de ses médecins traitants, appuyées par ses conseils juridiques, dans un souci de préservation de son intégrité physique et morale. Le contexte actuel nécessiterait, d’après le communiqué, « repos, sérénité et stabilité », afin de permettre un suivi sanitaire rigoureux et adapté à son état.

La cellule de communication insiste sur le caractère exclusivement médical et préventif de cette décision, écartant toute autre considération. Elle souligne également la vigilance et la rigueur du dispositif de suivi sanitaire dont bénéficie le député-maire.

Dans ce communiqué, Farba Ngom a tenu à exprimer ses remerciements les plus sincères au peuple sénégalais, aux populations du Fouta ainsi qu’à la diaspora, pour les nombreux témoignages de solidarité, de fidélité et d’affection reçus depuis près de onze mois. Ces marques de soutien, indique-t-il, ont été d’un grand réconfort dans une période éprouvante.

Les nombreuses visites enregistrées à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, y compris au pavillon spécial, sont qualifiées par ses proches de « soutien moral majeur ». Elles traduisent, selon eux, un profond attachement aux valeurs de dignité, de justice et de solidarité.

Contentieux fiscal : Majorel Sénégal obtient gain de cause contre la DGID

Le contentieux fiscal opposant Majorel Sénégal à la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) a trouvé son épilogue devant la juridiction compétente, avec une décision favorable à l’entreprise. Saisie par la société, la deuxième chambre civile du tribunal a rendu un jugement condamnant l’administration fiscale à restituer à Majorel Sénégal la somme de 176.987.462 FCFA. Ce montant correspond à un crédit de TVA que l’entreprise avait déclaré comme déductible et qui n’avait pas été restitué par l’administration.

Si le tribunal a rejeté la demande de nouvelle expertise formulée par Majorel, il a néanmoins reconnu le bien-fondé de la demande sur le fond du litige. Le montant à restituer couvre la TVA supportée et déclarée comme déductible sur la période allant d’août 2019 à décembre 2020, à l’exclusion de certaines lignes spécifiques qui restaient contestées.

La juridiction a en outre ordonné l’exécution provisoire du jugement sur l’ensemble de la somme. Cette mesure permet à Majorel Sénégal de recouvrer immédiatement les fonds, même si l’administration fiscale décidait d’exercer une voie de recours ultérieure.

Cette décision constitue une étape significative dans le bras de fer fiscal opposant la société à la DGID et rappelle l’obligation pour l’administration de respecter les droits des contribuables lorsque les conditions légales de déductibilité et de restitution de la TVA sont réunies. Elle met également en lumière l’importance pour les entreprises de défendre leurs droits devant les instances judiciaires compétentes afin de garantir la récupération de crédits fiscaux légitimement dus.

CAN 2025-2026 : Mohammed VI apaise la controverse et consacre, en filigrane, le sacre du Sénégal

La sortie du roi Mohammed VI, relayée par le cabinet royal, intervient à un moment particulièrement sensible, alors que la polémique entourant la finale de la CAN 2025-2026 menaçait de dépasser largement le cadre sportif. Les incidents survenus dans les toutes dernières minutes de la rencontre opposant le Maroc au Sénégal avaient ravivé les tensions, nourrissant débats, contestations et interprétations parfois excessives, tant dans l’opinion publique que sur les réseaux sociaux.

En prenant publiquement la parole, le souverain chérifien ne se contente pas de condamner des débordements liés à la fin du match. Il engage une véritable opération de stabilisation politique et diplomatique, consciente des enjeux régionaux et symboliques que porte une compétition de cette envergure. Son message, mesuré et volontairement apaisant, vise avant tout à préserver l’image du Maroc en tant que pays hôte et organisateur crédible d’un événement continental majeur.

Sans jamais évoquer explicitement le score ni la légitimité du résultat final, Mohammed VI adresse néanmoins un signal clair. En affirmant que la CAN demeure une réussite globale et en appelant à dépasser les tensions nées de cet épisode, le roi valide, en creux, le sacre du Sénégal. Ce silence assumé sur les détails sportifs n’est pas anodin : il permet d’éviter toute remise en cause officielle du verdict du terrain tout en désamorçant les velléités de contestation.

Cette posture s’inscrit dans une logique de responsabilité institutionnelle. En rappelant que la compétition ne saurait être disqualifiée ou ternie par un incident de fin de match, le souverain trace une ligne rouge : la CAN organisée sur le sol marocain ne peut devenir l’otage d’émotions à chaud ou de polémiques partisanes. Il s’agit autant de défendre l’intégrité de l’événement que de préserver la cohésion entre nations africaines.

Au-delà du football, cette intervention révèle une lecture plus large des rapports diplomatiques et symboliques entre le Maroc et le Sénégal. En privilégiant l’apaisement et la continuité, Mohammed VI choisit de consolider une relation bilatérale stratégique, tout en envoyant un message fort à l’ensemble du continent : l’Afrique gagne davantage à célébrer ses réussites sportives qu’à s’enfermer dans des querelles post-match.

Ainsi, sous couvert de sagesse et de retenue, le roi du Maroc transforme une crise potentielle en acte de régulation politique. Une sortie qui, sans proclamer de vainqueur, entérine les faits et referme la parenthèse polémique, au nom de l’unité, du sport et de la stabilité régionale.

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