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Incidents de la finale de la CAN 2025 : la CAF tranche ce mardi sur les plaintes du Maroc et du Sénégal

La commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF) se réunit ce mardi 27 janvier pour statuer sur les plaintes déposées à la suite des graves incidents ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Le Maroc et le Sénégal, protagonistes directs de cette rencontre très tendue, ont chacun saisi l’instance disciplinaire de la CAF, en déposant des dossiers de poursuites réciproques.

Selon le quotidien L’Observateur, la partie marocaine a constitué un dossier qui s’appuierait sur plusieurs éléments matériels, notamment des images vidéo des incidents survenus avant, pendant et après la finale. Ces documents viseraient à étayer les accusations formulées par la Fédération royale marocaine de football, qui estime avoir été lésée par certains comportements et décisions intervenus au cours de la rencontre.

De son côté, la Fédération sénégalaise de football (FSF) affirme avoir transmis à la CAF un « dossier béton », mettant en avant des actes de violences ciblant des supporters sénégalais. Toujours selon les mêmes sources, au moins 17 supporters sénégalais seraient actuellement détenus dans des prisons marocaines pour des faits qualifiés de « troubles à l’ordre public ». La FSF considère ces arrestations comme disproportionnées et estime que ses ressortissants ont été victimes de violences et de traitements abusifs dans le contexte de la finale.

Le dossier sénégalais évoque également des faits survenus sur le terrain. La FSF a notamment documenté des situations ayant empêché, par moments, le gardien de but sénégalais Edouard Mendy d’utiliser correctement ses services, en raison du comportement des ramasseurs de balles et de l’attitude de certains joueurs marocains. Le cas d’Achraf Hakimi est notamment cité, même si le joueur marocain a par la suite présenté ses excuses pour son comportement.

Pour rappel, la finale de la CAN 2025 a été marquée par un épisode inédit et spectaculaire. Mécontents de certaines décisions arbitrales, les joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse, pendant environ un quart d’heure, en signe de protestation. C’est finalement le capitaine Sadio Mané qui avait convaincu ses coéquipiers de reprendre le match. La rencontre s’était achevée par une victoire du Sénégal en prolongations, mais dans un climat particulièrement électrique.

Ces événements ont été suivis d’actes de violences dans les tribunes et d’attitudes jugées « inacceptables » par les instances dirigeantes du football. La CAF et la FIFA ont toutes deux reconnu la gravité des faits, soulignant que l’image du football africain avait été ternie par ces débordements.

Conformément à l’article 42, alinéa 8, de ses statuts, la Confédération africaine de football est habilitée à prendre des mesures conservatoires et à infliger des sanctions avant, pendant ou après un match. La commission de discipline dispose ainsi d’un large éventail de sanctions possibles, allant des amendes financières aux suspensions, voire à des sanctions sportives plus lourdes.


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