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Absence de Premier ministre au Conseil des ministres : une nouvelle tension entre Diomaye et Sonko ?

Le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 22 octobre 2025 a intrigué plus d’un observateur : aucune communication du Premier ministre Ousmane Sonko n’y est mentionnée. Ce détail, qui pourrait passer inaperçu dans un autre contexte, a cette fois-ci attiré l’attention, tant les relations entre le Chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre semblent, selon plusieurs sources, traverser une période de crispation.

Selon des informations relayées par PressAfrik, une source gouvernementale a confirmé que le Premier ministre n’a pas pris part au Conseil des ministres tenu ce mercredi au Palais de la République. Cette absence, dans une instance considérée comme le cœur du fonctionnement gouvernemental, soulève des interrogations sur la nature des rapports actuels entre les deux hommes, jadis alliés indissociables du projet politique issu de Pastef.

L’absence d’Ousmane Sonko intervient dans un contexte déjà chargé en signes de tension. Ces dernières semaines, plusieurs observateurs ont noté un froid apparent entre le président et son chef de gouvernement. Si certains y voient un simple désaccord stratégique ou un incident passager, d’autres évoquent une divergence plus profonde dans la gestion du pouvoir et l’interprétation du projet politique qu’ils portent ensemble.

Le silence officiel des deux parties entretient d’ailleurs le mystère. Aucun communiqué de la Primature ni du Palais n’est venu expliquer l’absence du Premier ministre à cette réunion hebdomadaire, où sont discutées les grandes orientations de la politique nationale.

Un autre fait, survenu quelques jours plus tôt, semble conforter la thèse d’un malaise latent. Le vendredi 17 octobre, lors d’un déplacement officiel du président Diomaye Faye, ce dernier était accompagné de son Directeur de cabinet, Mary Teuw Niane, et non du Premier ministre. Une situation inhabituelle, relevée par le journaliste Adama Gaye, qui y a vu une entorse au protocole habituel : « Le Premier ministre est souvent celui qui accompagne le Chef de l’État ou, à défaut, lui souhaite bon voyage au pied de l’avion », a-t-il rappelé dans une publication sur Facebook.

Cette scène, anodine en apparence, a été perçue par certains comme le symbole d’une mise à l’écart progressive du Premier ministre dans certaines activités présidentielles.

Malgré ces signes de distanciation, plusieurs analystes estiment que le duo Diomaye–Sonko reste encore fonctionnel sur l’essentiel. Leur projet commun de refondation de l’État, basé sur la rupture, la transparence et la souveraineté, continue d’être décliné à travers les politiques publiques, notamment dans les secteurs de la justice, de la fiscalité et de la gouvernance économique.

Cependant, il n’est un secret pour personne que la cohabitation au sommet de l’exécutif n’est pas exempte de frictions. Ousmane Sonko, chef de parti et figure politique charismatique, conserve une forte base militante et une liberté de ton parfois dérangeante pour les équilibres institutionnels. De son côté, Bassirou Diomaye Faye, en sa qualité de président, entend affirmer son autorité et garantir la cohérence de l’action gouvernementale.

Si l’absence du Premier ministre à un Conseil des ministres peut s’expliquer par un empêchement personnel ou une divergence ponctuelle, elle prend une dimension politique symbolique dans le contexte actuel. Certains observateurs redoutent qu’elle ne traduise un réajustement silencieux des équilibres au sein du pouvoir exécutif.

Carte d’égalité des chances : le Sénégal vise 50 % d’enrôlement des personnes handicapées d’ici 2027

Le gouvernement sénégalais entend franchir un cap décisif dans la politique d’inclusion sociale et numérique des personnes vivant avec un handicap. À travers le Projet d’accélération de l’économie numérique du Sénégal (PAENS), l’État ambitionne de permettre à 50 % des personnes handicapées d’obtenir la carte d’égalité des chances d’ici à 2027. Cette annonce a été faite par Mamadou Lamine Faty, directeur de la promotion et de la protection des personnes handicapées, lors d’un atelier de formation sur les outils du recensement spécial organisé cette semaine à Dakar.

Selon M. Faty, cet objectif constitue l’un des indicateurs majeurs du PAENS, un programme structurant du gouvernement visant à réduire la fracture numérique et sociale dans le pays. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre des directives présidentielles appelant à une refonte de la stratégie nationale du handicap, afin de mieux répondre aux besoins spécifiques de cette frange vulnérable de la population.

Les données issues du dernier recensement général font état de 1 210 726 personnes handicapées au Sénégal, soit environ 7,3 % de la population nationale. Pour M. Faty, ces statistiques mettent en évidence l’ampleur du défi : « On ne peut pas mener une politique efficace sans disposer de données fiables et pertinentes », a-t-il déclaré. C’est dans cette optique que le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités a lancé une étude nationale visant à redéfinir les priorités de la stratégie d’inclusion et à adapter les interventions sociales aux réalités du terrain.

Depuis le lancement de la carte d’égalité des chances, 100 021 cartes ont été délivrées à ce jour, soit environ 9 % des personnes éligibles. Ce document, rappelons-le, permet à ses titulaires d’accéder à une série d’avantages tels que la gratuité de certains soins médicaux, l’accès facilité à l’emploi public et privé, ou encore des appuis financiers et logistiques. Pour atteindre l’objectif fixé d’ici 2027, le ministère devra encore enrôler plus de 605 000 bénéficiaires supplémentaires.

Le recensement spécial prévu dans les mois à venir, avec l’appui de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), sera déterminant pour identifier les bénéficiaires et accélérer la délivrance des cartes. Ce travail de terrain permettra également de mieux géolocaliser les populations handicapées, d’évaluer leurs besoins spécifiques et de faciliter la mise en œuvre des programmes d’accompagnement.

Le projet s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’action sociale et de numérisation des services publics, conformément à la vision du président Bassirou Diomaye Faye, axée sur l’équité et la participation inclusive. Le gouvernement souhaite, à travers cette démarche, faire de la carte d’égalité des chances un outil central de justice sociale, garantissant à chaque citoyen, quelle que soit sa condition, un accès équitable aux droits et aux opportunités.

Extorsion de fonds : le rappeur « 10 000 Problèmes » et l’influenceur Lamine Kangam condamnés à la prison ferme

L’affaire qui a secoué les réseaux sociaux sénégalais ces dernières semaines vient de connaître son épilogue judiciaire. Le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a rendu, hier mercredi, son verdict dans le dossier opposant le marabout Serigne Abdoulaye Faye au rappeur Mohamed Fall, alias « 10 000 Problèmes », et à l’influenceur Lamine Kangam. Les deux hommes ont été reconnus coupables d’extorsion de fonds à la suite d’une vaste campagne de diffamation orchestrée en ligne contre le religieux.

Selon les faits établis à l’audience, tout a commencé par la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos virulentes et diffamatoires accusant le marabout d’homosexualité et de comportements indécents avec de jeunes garçons, qu’il aurait prétendument promis d’« enrichir ». Ces publications, devenues virales en quelques heures, ont gravement entaché la réputation de Serigne Abdoulaye Faye et provoqué une vague d’indignation sur internet.

Mais l’enquête menée par la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar a rapidement révélé une tout autre réalité. Derrière cette campagne se cachait, selon les enquêteurs, un stratagème d’extorsion bien orchestré. Après la diffusion des vidéos, les deux accusés ont contacté le marabout pour lui proposer de retirer les publications compromettantes contre paiement. Craignant pour son image et sa crédibilité au sein de sa communauté, la victime a finalement cédé à la pression, versant la somme de 1 300 000 F CFA aux deux hommes.

Cependant, malgré ce paiement, les vidéos n’ont jamais été supprimées, aggravant le préjudice subi par le marabout. Le parquet a alors ouvert des poursuites pour extorsion de fonds, diffamation et atteinte à l’honneur d’autrui par voie électronique. À la barre, les deux prévenus ont tenté de se dédouaner en affirmant qu’il ne s’agissait que de « simples manœuvres » pour soutirer de l’argent, sans réelle volonté de nuire à leur victime. Des explications que le tribunal a jugées peu crédibles, soulignant la gravité des faits et le caractère destructeur de leurs actes sur la réputation et la dignité du plaignant.

Au terme du procès, le tribunal a condamné Lamine Kangam à deux ans de prison, dont six mois ferme, et Mohamed Fall, alias “10 000 Problèmes”, à un an de prison, dont trois mois ferme. Les deux hommes devront également rembourser intégralement les 1,3 million de francs CFA versés par Serigne Abdoulaye Faye.

Cette affaire, largement médiatisée, met une nouvelle fois en lumière les dérives des réseaux sociaux au Sénégal, où la recherche du buzz et de la notoriété conduit souvent à des dérapages graves. En condamnant les deux influenceurs, la justice sénégalaise entend ainsi envoyer un signal fort contre la cybercriminalité et la diffamation en ligne, rappelant que la liberté d’expression ne saurait servir de prétexte à la destruction de réputations ou à l’enrichissement illégal.

Affaire de la « dette cachée » : Mamadou Lamine Diallo somme Macky Sall de publier le décret sur le PDIES

L’affaire dite de la « dette cachée » continue d’alimenter le débat politique et judiciaire au Sénégal. Après la contre-offensive lancée par l’ancien président Macky Sall, qui réclame la publication intégrale du rapport de la Cour des comptes, plusieurs voix s’élèvent pour exiger davantage de clarté sur la gestion financière de son régime. Parmi elles, celle du député Mamadou Lamine Diallo, président du mouvement Tekki, qui interpelle directement l’ex-Chef de l’État sur un document clé : le décret 2017-74 du 12 janvier 2017, relatif au Programme de Défense des Intérêts Économiques et Sécuritaires du Sénégal (PDIES).

Dans une déclaration rendue publique ce jeudi, l’économiste et parlementaire a invité Macky Sall à faire preuve de transparence en rendant public ce décret présidentiel, qu’il considère comme un élément central pour comprendre l’origine et la nature des engagements financiers non déclarés de l’ancien régime. « Plutôt que de réclamer les rapports de la Cour des comptes, il serait plus utile qu’il publie le décret PDIES afin que les Sénégalais sachent comment ont été gérées certaines dépenses », a-t-il martelé.

Pour Mamadou Lamine Diallo, la divulgation de ce texte permettrait de « faire la lumière sur les liens entre les comptes de dépôt intitulés « Cap/Gouvernement » et le PDIES, à l’origine de dettes estimées à 167 milliards de francs CFA qui n’ont jamais été présentées à l’Assemblée nationale ». Le député dénonce ainsi ce qu’il qualifie de « montage budgétaire opaque », qui aurait permis d’engager des dépenses importantes en dehors des circuits officiels du contrôle parlementaire.

L’affaire du PDIES, souvent évoquée dans les rapports d’audit internes et certaines notes du ministère des Finances, concerne un mécanisme de financement parallèle créé en 2017, officiellement pour soutenir des programmes stratégiques liés à la sécurité et à la souveraineté économique. Mais selon plusieurs observateurs, ce dispositif aurait servi à couvrir des opérations financières non justifiées, alimentant ce que certains appellent désormais la « dette cachée » du Sénégal.

Le président du mouvement Tekki, connu pour son franc-parler et ses prises de position sur la gouvernance économique, estime qu’il est temps de rompre avec la culture du secret budgétaire. « Les Sénégalais ont droit à la vérité sur l’utilisation de leurs ressources. Macky Sall doit des explications au peuple », a-t-il insisté, avant d’appeler la Cour des comptes et le ministère des Finances à jouer pleinement leur rôle dans la transparence et la reddition des comptes.

Cette interpellation intervient alors que la nouvelle administration a engagé une revue approfondie de la dette publique, notamment celle contractée entre 2012 et 2023, afin d’en identifier les contours, les bénéficiaires et les impacts sur les finances nationales. Le gouvernement actuel, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, a d’ailleurs affirmé sa volonté d’assainir les pratiques budgétaires héritées du passé et de publier les résultats des audits en cours.

En attendant, l’ancien chef de l’État n’a pas encore réagi publiquement à cette demande de Mamadou Lamine Diallo, qui fait désormais de la publication du décret PDIES une condition préalable à toute clarification sur la gestion de la « dette cachée ». Une affaire appelée à rebondir, tant les enjeux financiers et politiques qu’elle soulève semblent considérables.

Amadou Ba visite la ZAMPA de Diamniadio pour relancer le secteur automobile

Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Amadou Ba, a effectué une visite de terrain à la Zone d’Aménagement des Mécaniciens et Professionnels de l’Automobile (ZAMPA) de Diamniadio, dans le cadre d’une initiative visant à stimuler le développement et la modernisation de ce secteur clé de l’artisanat sénégalais.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté de concertation avec les acteurs locaux et de relance de la ZAMPA, avec l’ambition d’en faire un modèle de zone artisanale moderne et compétitive. L’objectif est de créer un cadre structuré et sécurisé pour les professionnels, tout en encourageant l’innovation et la qualité des services proposés aux usagers du secteur automobile.

Au cours de cette visite, le ministre Amadou Ba a réaffirmé son engagement à soutenir la structuration du secteur de l’artisanat, soulignant l’importance de fournir aux artisans un environnement de travail propice à la créativité et à la performance. Selon lui, la modernisation de la ZAMPA contribuera non seulement à renforcer le secteur automobile, mais également à valoriser le savoir-faire des artisans et à stimuler l’économie locale.

Le ministre était accompagné par plusieurs autorités, dont le préfet de Rufisque, le sous-préfet de Diamniadio, ainsi que les directeurs généraux de l’AGETIP, de GETRAN et du Cadre de Vie. Les autorités locales et techniques mobilisées autour du projet étaient également présentes, témoignant de l’importance accordée à cette initiative.

Lutte contre le cancer : une subvention annuelle de 300 millions FCFA pour renforcer la prise en charge et alléger les coûts des traitements

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la lutte contre le cancer. Le Directeur général de la Santé, Ousmane Cissé, a annoncé une importante mesure de soutien financier destinée à améliorer la prise en charge des malades et à renforcer les capacités des structures hospitalières spécialisées. Désormais, une subvention annuelle de 300 millions de FCFA sera allouée aux hôpitaux pratiquant la radiothérapie, un traitement essentiel pour de nombreux patients atteints de cancer.

Cette initiative vise à réduire considérablement les coûts liés aux soins, particulièrement ceux du kit de radiothérapie, dont le prix passera de 700 000 FCFA à 150 000 FCFA, rendant ainsi le traitement plus accessible à une large frange de la population. Le ministère de la Santé souhaite, à travers cette mesure, lever les obstacles financiers qui freinent souvent la continuité des soins et aggravent la situation des patients issus de milieux modestes.

En parallèle, le gouvernement a pris une décision majeure pour deux types de cancer particulièrement fréquents au Sénégal. La chimiothérapie est désormais gratuite pour les cancers du sein et du col de l’utérus, deux pathologies qui représentent un défi de santé publique. Pour les autres formes de cancer, les traitements sont subventionnés entre 40 et 60 %, une avancée significative dans la politique d’équité sanitaire. Par ailleurs, la morphine, médicament essentiel pour soulager les douleurs liées à la maladie, est désormais disponible gratuitement dans les structures hospitalières publiques.

Le Directeur général de la Santé a également annoncé la création d’un Centre d’Oncologie multidisciplinaire à Diamniadio, une infrastructure moderne qui regroupera sur un même site les services de Chirurgie, Chimiothérapie et Radiothérapie. Ce centre, conçu pour offrir une prise en charge intégrée et coordonnée des malades, s’inscrit pleinement dans la vision du président Bassirou Diomaye Faye, qui met l’accent sur la prévention sanitaire, la décentralisation des soins et la modernisation du plateau médical national.

Dans cette dynamique, le ministère prévoit aussi l’extension des services de radiothérapie vers les zones centre et nord du pays, afin d’éviter les déplacements coûteux et éprouvants des patients vers Dakar. Cette décentralisation des soins spécialisés permettra une couverture médicale plus équilibrée sur le territoire national et contribuera à réduire les délais de traitement.

De son côté, le professeur Demba Diédhiou, Directeur de l’hôpital Abass Ndao, a informé de la réhabilitation en cours de plusieurs services hospitaliers, notamment la maternité, dans le but de renforcer la capacité d’accueil et d’améliorer la prise en charge des urgences sanitaires. Ces travaux devraient être achevés d’ici 2026, marquant une étape importante dans la modernisation de l’un des plus anciens établissements hospitaliers du pays.

Cette série de mesures traduit une volonté politique claire : placer la lutte contre le cancer parmi les priorités nationales de santé publique. En rendant les traitements plus accessibles et en renforçant les infrastructures médicales, les autorités sénégalaises entendent offrir aux patients une meilleure qualité de soins et une réelle chance de guérison, tout en consolidant le système sanitaire dans son ensemble.

Fièvre de la Vallée du Rift : deux cas confirmés à Daara, dont un décès

Une alerte sanitaire est en cours à Daara, dans le nord-ouest du Sénégal, où deux cas de fièvre de la Vallée du Rift ont été confirmés par les autorités sanitaires, dont un décès enregistré. L’annonce a été faite ce jeudi par le docteur Abdou Ndiaye, médecin-chef du district sanitaire de Daara, confirmant la présence active de la maladie depuis une semaine dans la localité.

Selon Dr Ndiaye, la maladie touche principalement les éleveurs, considérés comme la population la plus exposée. « Comme vous l’avez vu dans le communiqué du ministère de la Santé et de l’Action sociale, le district de Daara, en épidémie depuis une semaine, a enregistré son deuxième cas de fièvre de la Vallée du Rift, et malheureusement, ce dernier est décédé. D’après nos constats, tous nos cas concernent des éleveurs, ce qui montre qu’ils sont les plus exposés, car ils sont constamment en contact avec les animaux », a-t-il déclaré au micro du Groupe Futur Média (TFM).

La fièvre de la Vallée du Rift, une maladie virale transmise à l’homme par la piqûre de moustiques infectés ou par le contact avec le sang et les organes d’animaux contaminés, représente une menace à la fois pour la santé publique et pour le cheptel. Elle provoque des fièvres aiguës, des saignements et, dans certains cas, la mort, comme cela a été observé à Daara.

Face à cette situation, le district sanitaire a renforcé ses actions de riposte. « Il faut impliquer la sous-brigade des jeunes, les vétérinaires et les collectivités territoriales pour soigner les animaux malades ou présentant des symptômes », a plaidé Dr Ndiaye, insistant sur la dimension communautaire et intersectorielle de la lutte. Les autorités locales misent sur une approche coordonnée entre la santé humaine, animale et environnementale, conformément à la stratégie “Une seule santé”.

Des équipes mobiles de sensibilisation sillonnent déjà les marchés à bétail et les zones d’élevage pour informer les populations sur les gestes de prévention. Des moustiquaires imprégnées ont été distribuées aux ménages, notamment aux éleveurs, afin de réduire les risques de transmission. « Lorsque le moustique pique un animal ou une personne infectée, il peut transmettre la maladie. C’est pourquoi nous insistons sur la prévention, la communication et la sensibilisation », a ajouté le médecin-chef.

Le docteur Ndiaye a tenu à rassurer les populations : la fièvre de la Vallée du Rift ne se transmet pas d’homme à homme. Cela signifie que la maîtrise de la propagation reste possible si les mesures de protection et d’hygiène sont scrupuleusement respectées. Les autorités sanitaires appellent donc à la vigilance et à la collaboration de tous les acteurs locaux pour endiguer la progression de cette maladie, qui menace non seulement la santé humaine, mais aussi l’économie pastorale de la région.

Conférence de presse des avocats de Macky Sall : les hôtels refusent d’accueillir l’événement

La conférence de presse des avocats de l’ancien président sénégalais Macky Sall a connu un épisode pour le moins inhabituel. Prévue initialement dans un cadre neutre, elle s’est finalement tenue ce jeudi au siège de l’Alliance pour la République (APR), à Mermoz, après que plusieurs hôtels contactés ont opposé un refus d’accueillir l’événement.

Ce fait, d’abord rapporté par plusieurs médias, a été confirmé par Me Amadou Sall, l’un des membres du pool d’avocats de Macky Sall. Face à la presse, il a expliqué les circonstances qui ont conduit les défenseurs de l’ancien chef de l’État à organiser leur point de presse dans les locaux du parti présidentiel sortant.

« Nous nous expliquons un peu sur les raisons pour lesquelles des avocats que nous sommes, dont le métier est marqué par une certaine neutralité scientifique, nous nous retrouvons au siège d’un parti politique », a-t-il déclaré d’un ton ferme. Me Sall a précisé que cette situation n’était nullement un choix politique, mais plutôt une contrainte imposée par les circonstances.

« La raison est très simple : depuis hier, nous avons des difficultés à avoir un lieu où nous aurions pu tenir cette réunion », a-t-il poursuivi, avant d’insister sur le fait que cette difficulté à trouver un espace neutre les avait forcés à se rabattre sur le siège de l’APR.

Selon lui, cette décision n’a aucune portée politique ni symbolique. « C’est la seule raison. Il n’y a pas une autre raison », a-t-il martelé, tenant à lever toute ambiguïté sur l’interprétation possible de cette localisation.

Cette situation suscite toutefois de nombreuses interrogations dans les milieux politiques et médiatiques. Certains y voient un signe de tension autour du dossier dit de la « dette cachée », qui alimente depuis plusieurs semaines le débat public au Sénégal. D’autres estiment qu’il s’agit d’un simple concours de circonstances, sans portée politique réelle.

LFI 2026 : Un « choc fiscal sans précédent » selon l’économiste Seydina Alioune Ndiaye

L’économiste Seydina Alioune Ndiaye tire la sonnette d’alarme sur la Loi de Finances Initiale (LFI) 2026, qu’il qualifie de véritable « choc fiscal sans précédent » pour le Sénégal. Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur, il avertit que l’année à venir pourrait s’avérer plus difficile que 2025 si le gouvernement ne parvient pas à concilier rigueur budgétaire et protection sociale.

Selon ses analyses, l’exécutif sénégalais « marche sur une corde raide » en engageant une politique de redressement budgétaire d’une ampleur rarement observée. L’onde de choc fiscale représenterait une hausse équivalente à 3,9 points de PIB, dont 92,8 % seraient supportés directement par les ménages et les entreprises. Une charge considérable, estime-t-il, qui pourrait à la fois redresser les finances publiques ou, à l’inverse, plonger le pays dans une crise économique et sociale de grande ampleur.

Pour Seydina Alioune Ndiaye, le pari du gouvernement est risqué, mais pas impossible. S’il réussit, ce tournant fiscal pourrait « restaurer la crédibilité budgétaire du pays » et jeter les bases d’une croissance soutenable. En revanche, un échec exposerait le Sénégal à « un choc de confiance » et à une aggravation des tensions économiques et sociales.

L’économiste met particulièrement en garde contre les répercussions sur les ménages, déjà fragilisés par la hausse continue du coût de la vie. Il redoute une érosion du pouvoir d’achat et une pression inflationniste accrue, dans un contexte où l’inflation alimentaire atteint désormais 36 %, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Les foyers les plus modestes, déjà éprouvés par les difficultés économiques de 2025, risquent de subir de plein fouet l’effet cumulatif des nouvelles taxes et de la cherté des produits de base.

Du côté des entreprises, le constat n’est guère plus rassurant. L’économiste prévoit un triple impact : une compression des marges bénéficiaires, une menace sur la compétitivité et un risque de délocalisation de certaines activités. Il cite notamment l’augmentation de la Taxe sur les Activités Financières (TAF) de 56 %, ainsi que la hausse de 32 % des impôts sur les salaires, des mesures qui pourraient peser lourdement sur le secteur privé et freiner les investissements.

Face à ces défis, Seydina Alioune Ndiaye appelle à une stratégie plus équilibrée. Il plaide pour une pédagogie fiscale de la part du gouvernement, afin d’expliquer aux citoyens et aux entreprises la nécessité de cet effort collectif. Dans le même temps, il insiste sur la mise en place de mécanismes de compensation pour protéger les ménages les plus vulnérables et éviter une explosion sociale.

Enfin, il souligne que la réussite de cette politique dépendra largement de la croissance économique attendue à 5 % en 2026. Si cette projection ne se matérialise pas et que la dette publique — déjà supérieure à 130 % du PIB — continue de s’alourdir, le pays pourrait entrer dans une zone de turbulence financière et sociale sans précédent.

Le Magal de Porokhane 2026 fixé au 29 janvier : la communauté mouride se prépare à célébrer Mame Diarra Bousso

Le Magal de Porokhane, célébration dédiée à Mame Diarra Bousso, mère du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul Mbacké, se tiendra le 29 janvier 2026. La date a été officiellement fixée par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, marquant ainsi un rendez-vous spirituel majeur pour la communauté mouride et, plus largement, pour l’ensemble des fidèles musulmans du Sénégal et de la diaspora.

Le Magal de Porokhane occupe une place singulière dans le calendrier religieux du mouridisme. Contrairement aux autres grands rassemblements confrériques, il est le seul consacré exclusivement à une femme, symbole de piété, de dévouement et d’éducation islamique. Mame Diarra Bousso, surnommée affectueusement « Yaay Diarra », est reconnue pour sa vertu, sa sagesse et son rôle dans la formation spirituelle et morale de son fils, Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la voie mouride. À travers cette commémoration, les fidèles expriment leur profonde reconnaissance envers cette figure maternelle qui incarne la pureté, la foi et l’humilité.

La ville de Porokhane, située dans le département de Nioro du Rip, devient, à chaque édition du Magal, un centre spirituel bouillonnant. Des milliers de disciples, venus des quatre coins du Sénégal et de l’étranger, convergent vers ce lieu béni pour se recueillir, prier et célébrer la mémoire de Mame Diarra Bousso. Les préparatifs, menés par le comité d’organisation et les autorités religieuses locales, débutent plusieurs semaines à l’avance afin d’assurer le bon déroulement de l’événement.

Outre les prières et les récitations du Saint Coran, le Magal de Porokhane est aussi marqué par des conférences religieuses, des causeries spirituelles et des moments de partage autour des enseignements de la confrérie mouride. Les fidèles profitent de cette occasion pour renforcer leur foi, renouveler leur engagement dans le chemin tracé par Cheikh Ahmadou Bamba et méditer sur les valeurs d’obéissance, de travail et de dévotion.

Sur le plan logistique, les autorités administratives, sanitaires et sécuritaires collaborent étroitement avec la communauté mouride pour garantir la fluidité du transport, l’accueil des pèlerins et la sécurité des lieux. Des dispositifs spéciaux sont également mis en place pour l’approvisionnement en eau, l’électricité, ainsi que pour la gestion de la santé publique durant toute la durée de la célébration.

Le Magal de Porokhane n’est pas seulement une manifestation religieuse ; il est aussi un moment de communion, de solidarité et de transmission des valeurs culturelles et spirituelles du mouridisme. En honorant Mame Diarra Bousso, les disciples réaffirment leur attachement à la place essentielle de la femme dans l’éducation et la spiritualité islamique.

Le Magal de Porokhane 2026 fixé au 29 janvier : la communauté mouride se prépare à célébrer Mame Diarra Bousso

Le Magal de Porokhane, célébration dédiée à Mame Diarra Bousso, mère du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul Mbacké, se tiendra le 29 janvier 2026. La date a été officiellement fixée par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, marquant ainsi un rendez-vous spirituel majeur pour la communauté mouride et, plus largement, pour l’ensemble des fidèles musulmans du Sénégal et de la diaspora.

Le Magal de Porokhane occupe une place singulière dans le calendrier religieux du mouridisme. Contrairement aux autres grands rassemblements confrériques, il est le seul consacré exclusivement à une femme, symbole de piété, de dévouement et d’éducation islamique. Mame Diarra Bousso, surnommée affectueusement « Yaay Diarra », est reconnue pour sa vertu, sa sagesse et son rôle dans la formation spirituelle et morale de son fils, Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la voie mouride. À travers cette commémoration, les fidèles expriment leur profonde reconnaissance envers cette figure maternelle qui incarne la pureté, la foi et l’humilité.

La ville de Porokhane, située dans le département de Nioro du Rip, devient, à chaque édition du Magal, un centre spirituel bouillonnant. Des milliers de disciples, venus des quatre coins du Sénégal et de l’étranger, convergent vers ce lieu béni pour se recueillir, prier et célébrer la mémoire de Mame Diarra Bousso. Les préparatifs, menés par le comité d’organisation et les autorités religieuses locales, débutent plusieurs semaines à l’avance afin d’assurer le bon déroulement de l’événement.

Outre les prières et les récitations du Saint Coran, le Magal de Porokhane est aussi marqué par des conférences religieuses, des causeries spirituelles et des moments de partage autour des enseignements de la confrérie mouride. Les fidèles profitent de cette occasion pour renforcer leur foi, renouveler leur engagement dans le chemin tracé par Cheikh Ahmadou Bamba et méditer sur les valeurs d’obéissance, de travail et de dévotion.

Sur le plan logistique, les autorités administratives, sanitaires et sécuritaires collaborent étroitement avec la communauté mouride pour garantir la fluidité du transport, l’accueil des pèlerins et la sécurité des lieux. Des dispositifs spéciaux sont également mis en place pour l’approvisionnement en eau, l’électricité, ainsi que pour la gestion de la santé publique durant toute la durée de la célébration.

Le Magal de Porokhane n’est pas seulement une manifestation religieuse ; il est aussi un moment de communion, de solidarité et de transmission des valeurs culturelles et spirituelles du mouridisme. En honorant Mame Diarra Bousso, les disciples réaffirment leur attachement à la place essentielle de la femme dans l’éducation et la spiritualité islamique.

Affaire de la « dette cachée » : les avocats de Macky Sall dénoncent des « rapports cachés »

Les avocats de l’ancien président Macky Sall sont montés au créneau ce jeudi pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « manipulation » autour du dossier de la dette dite cachée. Face à la presse nationale et internationale, Me Pierre-Olivier Sur, coordonnateur du pool d’avocats de l’ancien chef de l’État, a fermement rejeté l’existence d’un scandale financier lié à des dettes dissimulées par l’administration Sall. Selon lui, le véritable problème n’est pas celui de dettes non déclarées, mais celui de rapports occultés par les autorités actuelles.

« Il n’y a pas de problème de dettes cachées au Sénégal », a déclaré Me Sur d’un ton ferme. « Le problème, c’est celui des rapports cachés », a-t-il poursuivi, en pointant du doigt plusieurs documents administratifs et financiers restés inaccessibles, selon lui, aussi bien à la défense qu’à l’opinion publique.

Le premier document évoqué par l’avocat est le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), qu’il accuse d’avoir allumé la mèche dans cette affaire. « C’est ce rapport de l’Inspection des finances qui est à l’origine de toute cette polémique sur les dettes cachées. Mais ce rapport lui-même est caché. Nul d’entre vous ne peut affirmer l’avoir vu ou l’avoir eu entre les mains », a-t-il insisté.

Le second rapport incriminé par le juriste français est celui de la Cour des Comptes, dont une version préliminaire aurait circulé dans certains cercles administratifs sans être rendue publique. « Ce pré-rapport de la Cour des Comptes est également caché. Nous ne l’avons pas reçu, malgré les courriers que j’ai adressés, il y a maintenant quinze jours, au président de la Cour des Comptes et au ministre des Finances », a-t-il précisé, dénonçant un manque de transparence dans la procédure.

Enfin, Me Sur a cité un troisième document, le rapport d’audit du cabinet Mazars, censé éclairer la situation de la dette publique sénégalaise. « Tout le monde parle du rapport Mazars, tout le monde en fait mention, mais personne ne l’a vu. Ce rapport aussi est caché », a-t-il martelé, accusant certains milieux politiques et médiatiques de propager des conclusions dont ils ne détiennent pas les sources.

En filigrane, la défense de Macky Sall semble vouloir déplacer le débat : il ne s’agirait pas d’une affaire de dissimulation de dette, mais d’une manipulation autour de documents non publiés et partiellement exploités. Me Sur a ainsi conclu en appelant à la publication intégrale des rapports évoqués, afin de « rétablir la vérité » et de « sortir des rumeurs ».

Thiès – Une dispute autour d’une paire de chaussures vire au drame au marché central

Un drame d’une rare violence a secoué, ce jeudi, le marché central de Thiès. Une altercation entre deux individus a tragiquement viré au meurtre, après qu’un homme a été mortellement poignardé à la suite d’une banale dispute liée à une paire de chaussures, selon les informations rapportées par PressAfrik.

Les faits se sont produits en pleine journée, en plein cœur du marché, sous le regard médusé des commerçants et des passants. Selon des témoins, tout serait parti d’une vive querelle opposant deux hommes, dont l’un aurait été accusé d’avoir porté, sans autorisation, une paire de chaussures appartenant à un tiers. La tension est montée d’un cran, jusqu’à ce que le tonnerre des mots laisse place à la violence physique.

Dans la confusion, le suspect a sorti un couteau qu’il portait sur lui et a porté deux coups à la victime, l’atteignant au dos et à l’abdomen. Cette dernière s’est effondrée sur le sol, grièvement blessée, tandis que la panique s’emparait du marché. Alertés par des riverains, les éléments du poste de police de Nginth, appuyés par ceux du Groupement mobile d’intervention (GMI), ont rapidement convergé vers les lieux.

Le suspect, qui tentait de prendre la fuite, a été maîtrisé après une brève course-poursuite. Il a ensuite été conduit au poste de police pour audition. L’arme du crime, un couteau encore maculé de sang, a été saisie et versée au dossier.

La victime, quant à elle, a été évacuée d’urgence vers l’hôpital régional de Thiès. Malgré les efforts du personnel médical, elle a succombé à ses blessures quelques heures plus tard. Selon les premiers éléments de l’enquête, elle ne serait pas directement impliquée dans la querelle initiale, mais aurait simplement tenté de calmer les protagonistes avant d’être mortellement touchée.

Placée en garde à vue, l’auteur présumé des faits a reconnu son implication. Devant les enquêteurs, il a expliqué que « la dispute autour d’une paire de chaussures avait dégénéré » et qu’il avait « poignardé la victime à deux reprises dans un moment de colère ».

Le corps de la victime a été déposé à la morgue de l’hôpital régional pour autopsie, tandis qu’une enquête judiciaire a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame qui a profondément choqué les habitants de Thiès.

Dette publique : le Sénégal prévoit un encours de 25 368 milliards de francs CFA en 2025

Les derniers chiffres du ministère des Finances apportent un éclairage nouveau sur la situation de la dette publique sénégalaise. Dans son Rapport économique et financier annexé à la loi de Finances 2026, récemment publié, le département dirigé par Abdourahmane Sarr a dévoilé ses prévisions concernant le niveau d’endettement du pays pour l’année 2025. Ces données interviennent dans un contexte marqué par des débats persistants sur la dette dite « cachée » et sur la soutenabilité globale des finances publiques.

Selon le document officiel, l’encours de la dette publique du Sénégal devrait atteindre 25 368,3 milliards de francs CFA en 2025, soit une hausse de 7,1 % par rapport à l’année 2024. Cette progression s’explique notamment par les besoins croissants de financement liés aux investissements publics et aux engagements antérieurs de l’État. Malgré cette augmentation en valeur absolue, le ministère souligne une légère amélioration du ratio dette/PIB, qui est attendu à 117,3 % en 2025, contre 119,0 % en 2024. Cela représente une baisse de 1,7 point de pourcentage du PIB, traduisant un certain redressement relatif du poids de la dette dans l’économie nationale.

Cependant, le rapport attire l’attention sur un indicateur particulièrement préoccupant : celui du service de la dette publique extérieure rapporté aux recettes budgétaires. Il devrait, selon les projections, atteindre 46,1 % en 2025, soit plus du double du plafond de 22 % fixé par les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ce dépassement important met en lumière la forte pression exercée par le remboursement de la dette sur les ressources publiques, ce qui pourrait réduire les marges de manœuvre budgétaires de l’État pour financer les politiques sociales et les investissements prioritaires.

Ces chiffres illustrent la complexité de la situation financière du Sénégal, pris entre la nécessité de soutenir la relance économique et l’impératif de maîtriser l’endettement. Si la baisse du ratio dette/PIB peut être interprétée comme un signe de stabilisation, la dynamique du service de la dette extérieure reste un défi majeur pour la soutenabilité budgétaire à moyen terme.

Drame à Ouest-Foire : un homme déféré pour le meurtre de son jeune frère après une dispute familiale

Un drame familial a bouleversé le quartier de Ouest-Foire, à Dakar. Ce jeudi 23 octobre 2025, un homme âgé de 32 ans, identifié sous les initiales B. S., a été déféré devant le tribunal de grande instance de Dakar pour répondre d’une accusation de meurtre. Il est accusé d’avoir mortellement poignardé son propre frère cadet, M. S., un étudiant de 22 ans, à la suite d’une violente altercation survenue le 11 octobre dernier au domicile familial.

Selon les informations rapportées par le site Kawtef, tout serait parti d’un différend d’ordre domestique. Dans la matinée du drame, la mère des deux frères aurait exprimé son désaccord quant à la présence de la petite amie de son fils aîné, qui avait passé la nuit chez eux. Estimant que cette situation n’était pas convenable, elle aurait demandé à son plus jeune fils, M. S., d’inviter la jeune femme à quitter la maison.

Le cadet s’est exécuté, mais ce geste a provoqué la colère de son frère aîné. Une vive dispute a alors éclaté entre les deux hommes, sous les yeux de leur mère impuissante. Les échanges verbaux ont rapidement dégénéré en bagarre. D’après les premiers éléments de l’enquête, B. S. aurait été dominé physiquement par son cadet lors de la rixe. C’est alors qu’il se serait emparé d’un couteau de cuisine et aurait porté trois coups à son frère avant de prendre la fuite en compagnie de sa compagne.

Grièvement blessé, M. S. a été évacué d’urgence vers une structure hospitalière de la capitale. Malgré les soins intensifs prodigués, le jeune étudiant a succombé à ses blessures le 18 octobre, soit une semaine après l’agression. Sa mort a plongé la famille et le voisinage dans une profonde consternation.

Pendant plusieurs jours, l’auteur présumé des faits est resté introuvable. C’est finalement après une traque menée par la brigade de gendarmerie de la Foire qu’il a été arrêté. Placé en garde à vue, B. S. a été présenté au procureur de la République ce jeudi 23 octobre. Il fait désormais face à une accusation de meurtre, un crime passible de lourdes peines selon le Code pénal sénégalais.

Affaire Madiambal Diagne : ses avocats demandent à Interpol la suppression de la Notice rouge et l’effacement de ses données personnelles

Une nouvelle bataille judiciaire s’ouvre pour Madiambal Diagne, cette fois sur le terrain international. Alors que les procédures se poursuivent devant la justice sénégalaise, ses avocats ont choisi de porter le combat en France, où ils ont introduit une requête auprès de la Commission de contrôle des fichiers d’Interpol. Selon les informations rapportées par Le Quotidien, cette démarche vise à obtenir l’effacement des données personnelles du journaliste ainsi que la suppression de la Notice rouge émise contre lui.

La requête, déposée le 30 septembre dernier par Me William Bourdon et ses associés, dénonce ce qu’ils considèrent comme une utilisation abusive du système d’Interpol par les autorités sénégalaises. Les conseils du fondateur du Groupe Avenir Communication soutiennent que « le traitement des données personnelles » de leur client et « l’émission d’une Notice rouge à son encontre » ne répondent à aucune des finalités prévues par les textes fondamentaux de l’organisation internationale de police criminelle. Selon eux, cette procédure viole plusieurs articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, à laquelle renvoie l’article 2 du Statut de l’OIPC-Interpol.

Les avocats de Madiambal Diagne estiment que la publication d’une Notice rouge doit impérativement être conforme aux instruments internationaux relatifs aux droits humains, et qu’en l’espèce, cette exigence n’a pas été respectée. Dans leur argumentaire, ils attirent également l’attention sur la situation dramatique de la famille du journaliste : son épouse et leurs deux enfants ont été placés en détention dans le cadre de la même affaire. Une mesure que la défense juge arbitraire et sans fondement apparent, estimant qu’elle vise avant tout à « faire pression sur M. Diagne ».

Me Bourdon et ses confrères dénoncent ce qu’ils décrivent comme « des pratiques judiciaires contraires aux principes fondamentaux du droit international », notamment en matière de sûreté, de protection contre la détention arbitraire et de droit à un procès équitable. Ils évoquent des « méthodes partiales et inéquitables » qui, selon eux, caractérisent certains procès à dimension politique au Sénégal. Ces pratiques, affirment-ils, sont « largement documentées » et confirment la nature politique des poursuites engagées contre leur client.

Pour les avocats, le risque est manifeste : en cas d’extradition vers le Sénégal, Madiambal Diagne pourrait voir ses droits fondamentaux gravement bafoués. C’est pourquoi ils considèrent que le maintien de la Notice rouge est contraire au Statut d’Interpol. En soutenant une éventuelle extradition, cette mesure contribuerait, selon eux, à une violation directe des droits humains de leur client.

La défense va même plus loin en accusant les autorités sénégalaises « d’instrumentaliser les outils d’Interpol à des fins politiques », transformant ainsi une procédure judiciaire en « vengeance d’État ». À leurs yeux, les poursuites engagées contre le journaliste manquent de transparence et reposent sur des bases fragiles, voire inexistantes. « Les accusations portées contre Madiambal Diagne doivent être examinées avec les plus grandes précautions », soutiennent-ils, soulignant « l’absence totale de preuves communiquées » et le « risque évident d’un détournement politique de la procédure ».

Dans leur requête adressée à la Commission de contrôle des fichiers d’Interpol, les avocats demandent donc que soit déclarée recevable leur demande d’effacement des données, que la Notice rouge soit immédiatement supprimée, et que l’ensemble des informations relatives à Madiambal Diagne encore traitées par Interpol soient effacées.

En outre, ils ont sollicité le blocage temporaire de l’accès à ces données pour tous les pays membres d’Interpol, le temps que la Commission statue sur le dossier. Une mesure préventive qui, selon Le Quotidien, vise à éviter tout usage abusif ou détourné des informations personnelles du journaliste dans un contexte qu’ils estiment « manifestement politisé ».

Gueum Sa Bopp et les députés Pape Djibril Fall et Mbaye Dione exigent la vérité sur le « scandale des 8 milliards » et s’opposent à la nouvelle taxe de 1 % sur les paiements en espèces

Le mouvement Gueum Sa Bopp a tenu une importante séance de travail avec les députés Pape Djibril Fall et Mbaye Dione autour du désormais célèbre « scandale des 8 milliards », une affaire qui suscite de vives polémiques au sein de l’opinion publique. Ces fonds, initialement alloués pour venir en aide aux populations du département de Bakel et des zones affectées par les débordements du fleuve Sénégal, font aujourd’hui l’objet d’accusations graves de mauvaise gestion et de détournement présumé.

À l’issue de la rencontre, les participants ont appelé à la mise en place urgente d’une commission d’enquête parlementaire. L’objectif : faire toute la lumière sur la destination réelle de ces ressources, identifier les responsables et leurs complices, et restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. « Le peuple a droit à la vérité. Nous ne pouvons plus accepter que des milliards destinés à des populations sinistrées soient dilapidés dans le silence et l’impunité », a martelé un responsable du mouvement.

Anticipant les critiques sur une éventuelle récupération politique de cette affaire, Gueum Sa Bopp a tenu à clarifier sa position. Le mouvement assure que son engagement n’a rien à voir avec un quelconque calcul partisan. Il se veut, selon ses dirigeants, un acte « républicain, citoyen et moral », porté par la volonté de défendre les ressources publiques et de protéger les populations de Bakel, parmi les plus vulnérables du pays. Dans le même esprit, le mouvement a salué la « démarche patriotique » des députés Pape Djibril Fall et Mbaye Dione, qu’il considère comme des figures d’une « opposition lucide, responsable et unie, déterminée à faire triompher la vérité sur le mensonge d’État ».

Mais au-delà du dossier des 8 milliards, Gueum Sa Bopp s’est également insurgé contre la nouvelle taxe de 1 % sur les paiements en espèces dans les grandes surfaces, récemment introduite par le gouvernement. Une mesure que le mouvement qualifie de « décision injuste, illégale et économiquement absurde », surtout dans un contexte de vie chère et de pression fiscale croissante sur les ménages.

Selon ses porte-paroles, cette taxe constitue une double imposition : « Après la TVA, voilà qu’on veut taxer une transaction déjà taxée. Une taxe sur une taxe, c’est une double peine pour le peuple. » Gueum Sa Bopp estime que cette disposition fiscale pénalise les consommateurs et les petits commerçants, tout en accentuant la fracture sociale.

Face à cette situation, le mouvement a annoncé une riposte multiforme. Il compte engager des concertations avec les organisations de consommateurs et solliciter la mobilisation des plateformes citoyennes « Noo Lank » et « Rappel à l’Ordre » pour former un large front commun contre cette mesure jugée inéquitable. En parallèle, un collectif d’avocats mandaté par le mouvement déposera, dès ce jeudi 23 octobre, un recours devant la Cour suprême. Ce recours vise à obtenir l’annulation pure et simple de la taxe, sur la base du principe juridique de la double imposition, interdit par la législation sénégalaise.

Conférence de presse de Me Pierre-Olivier Sur : l’APR confrontée à des refus d’hôtels par crainte de représailles

À Dakar, la défense de l’ancien président Macky Sall se heurte à un obstacle inattendu dans sa stratégie de communication autour du dossier dit de la « dette cachée ». Me Pierre-Olivier Sur, avocat et coordonnateur du collège d’avocats mobilisé pour assurer la défense de l’ex-chef de l’État, devait s’entretenir avec la presse nationale et internationale afin d’éclairer l’opinion sur la position de son client. Mais la tenue de cette rencontre, jugée déterminante, s’annonce plus compliquée que prévu.

Selon des informations relayées par L’Observateur, plusieurs hôtels de la capitale sénégalaise ont opposé un refus aux demandes de réservation formulées par l’Alliance pour la République (APR), le parti fondé par Macky Sall. Les établissements contactés ont, pour la plupart, décliné l’offre, évoquant des « raisons de prudence » ou, de manière plus directe, la « crainte de représailles ». Un responsable du parti, cité par le journal, affirme que ces refus seraient motivés par la sensibilité politique du dossier et le climat de tension qui l’entoure.

Cette situation embarrasse visiblement l’ex-parti au pouvoir, qui voit dans ces refus une forme de pression indirecte. D’après la même source, l’APR soupçonne certains milieux d’exercer une influence sur les établissements hôteliers, dans le but de freiner sa communication publique sur ce dossier explosif. Pour contourner ces difficultés logistiques, les responsables du parti envisagent désormais de tenir la conférence de presse dans leurs propres locaux, au siège de l’APR, situé à Mermoz.

Cette solution, bien que moins protocolaire qu’une salle d’hôtel, permettrait au parti de maintenir le rendez-vous et de garantir la parole de Me Pierre-Olivier Sur, arrivé à Dakar pour un séjour de 24 heures qualifié de décisif par ses proches collaborateurs. L’avocat français entend y présenter la ligne de défense de Macky Sall face aux accusations de mauvaise gestion et aux allégations autour de la dette publique contractée durant ses mandats.

Niger : le gouvernement revalorise le SMIG de près de 40 % pour améliorer les conditions de vie des travailleurs

Le gouvernement nigérien a franchi une étape importante dans la politique de revalorisation des revenus du travail. Réuni en Conseil des ministres le 22 octobre 2025, l’exécutif a annoncé une hausse substantielle du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), qui passe de 30 047 francs CFA à 42 000 francs CFA, soit une augmentation de 39,78 %. Cette décision, saluée par les partenaires sociaux, vise à renforcer la protection sociale et à améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs dans un contexte économique marqué par la hausse du coût de la vie.

Selon le communiqué publié à l’issue du Conseil, cette revalorisation répond à une revendication ancienne des organisations syndicales et s’inscrit dans le cadre d’un dialogue social constructif entre le gouvernement, les employeurs et les représentants des travailleurs. L’objectif affiché est de garantir à chaque salarié un revenu minimum décent, capable de couvrir les besoins essentiels d’un ménage moyen.

Le nouveau SMIG est désormais fixé à 8 370,526 francs CFA de l’heure pour les travailleurs soumis à la durée légale hebdomadaire de 40 heures. Pour les employés du secteur agricole et assimilé, dont les conditions de travail diffèrent, le taux horaire est arrêté à 236,865 francs CFA. Cette distinction vise à prendre en compte la spécificité des activités agricoles, tout en assurant une amélioration notable des revenus de ces travailleurs souvent parmi les plus vulnérables.

En parallèle, le gouvernement a adopté un décret fixant les salaires minima par catégorie professionnelle, conformément à la Convention collective interprofessionnelle. Cette mesure permet d’encadrer de manière plus précise les rémunérations selon les qualifications, les secteurs d’activité et les niveaux de responsabilité. Elle constitue également un outil de régulation du marché du travail et un levier pour encourager la formalisation de l’emploi.

La revalorisation du SMIG s’inscrit dans une série d’initiatives sociales engagées par les autorités nigériennes pour renforcer la justice sociale et améliorer les conditions de vie des travailleurs. Elle devrait avoir un impact positif sur la consommation intérieure et, à terme, sur la croissance économique. Toutefois, certains observateurs estiment que cette mesure devra s’accompagner d’un suivi rigoureux pour éviter qu’elle ne se traduise par une hausse des prix ou des difficultés pour les petites entreprises à absorber la charge salariale supplémentaire.

En décidant d’augmenter le salaire minimum de près de 40 %, le gouvernement du Niger envoie un signal fort de son engagement à lutter contre la précarité et à promouvoir une économie plus inclusive. Cette réforme marque une avancée sociale majeure pour des milliers de travailleurs nigériens qui verront, dès les prochains mois, une amélioration tangible de leurs revenus.

Kaolack : La police démantèle un réseau nigérian de “faux médecins”

Le commissariat central de Kaolack a réussi un important coup de filet en mettant fin aux activités d’un réseau de ressortissants nigérians impliqués dans l’exercice illégal de la médecine et la commercialisation de produits pharmaceutiques non autorisés. Six individus ont été interpellés, mardi, lors d’une opération menée par la Sûreté urbaine sous la direction du commissaire divisionnaire Souleymane Ba.

Tout est parti d’une information reçue aux environs de 14 heures, faisant état de pratiques médicales suspectes exercées par un groupe d’individus d’origine étrangère dans certains quartiers de la ville. Ces derniers proposaient des consultations, mesuraient la tension artérielle et prescrivaient divers médicaments à leurs clients, se présentant comme des spécialistes de la santé.

Aussitôt alertés, les éléments de la Brigade de Recherches se sont rendus sur les lieux et ont appréhendé un premier suspect, identifié sous le nom de H.A. Raheem, âgé de 33 ans et originaire de Lagos, au Nigéria. Conduit dans les locaux de la police, il a rapidement reconnu les faits, admettant qu’il n’agissait pas seul. Il a révélé l’existence d’un réseau bien organisé composé de plusieurs complices exerçant la même activité illégale dans différents secteurs de Kaolack.

Selon ses aveux, leur mode opératoire reposait sur une approche commerciale : ils proposaient des consultations à domicile ou dans des lieux publics, prétendaient diagnostiquer diverses maladies et vendaient ensuite des “vitamines” et compléments alimentaires à des clients souvent crédules, moyennant paiement. Ces produits étaient présentés comme des remèdes efficaces contre de multiples affections.

À la suite de ces révélations, les enquêteurs ont effectué une perquisition au domicile du suspect principal, situé dans le quartier de Médina Baye. L’opération a permis de localiser et d’interpeller cinq autres individus : B. Olanrewaju, V. Anyachebelu, W. Olajunon, B. Effiwatt et K. Tarkariku. Tous sont de nationalité nigériane et affirmaient exercer en tant que « nutritionnistes ».

La fouille du domicile a permis la découverte d’une importante quantité de produits pharmaceutiques d’origine douteuse. Parmi eux figuraient des boîtes de comprimés étiquetées « Tre-en-en », « Fibre Tablette », « Cal-Mag » et d’autres substances non homologuées. Les policiers ont également saisi des documents promotionnels rédigés en anglais, vantant les mérites de la marque « NEOLIFE ». Ces supports présentaient des slogans de nature à tromper le public, évoquant des maladies graves telles que les maladies cardiaques, le diabète, les troubles de la vue ou encore la faiblesse du système immunitaire. Les produits étaient décrits comme des solutions miracles capables de prévenir ou guérir ces affections.

Face à la gravité des faits, l’Antenne régionale de l’Agence de Régulation Pharmaceutique (ARP) a été sollicitée afin d’expertiser les médicaments saisis. L’objectif est de déterminer la composition exacte des produits, leur provenance, leur niveau de dangerosité et leur conformité aux normes sanitaires en vigueur. Cette expertise permettra également d’évaluer les risques encourus par les personnes ayant consommé ces substances.

Les six ressortissants nigérians ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Ils sont poursuivis pour exercice illégal de la médecine, mise en danger de la vie d’autrui, usurpation de fonction et séjour irrégulier sur le territoire sénégalais. Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance du Saloum a été informé de l’affaire et a ordonné l’ouverture d’une enquête approfondie pour déterminer l’ampleur réelle des activités du réseau et identifier d’éventuelles victimes dans la région.

Affaire de la « dette cachée » : Me Pierre-Olivier Sur à Dakar pour définir la riposte judiciaire de Macky Sall

L’ancien bâtonnier de Paris, Me Pierre-Olivier Sur, est arrivé ce mercredi à Dakar pour un séjour de vingt-quatre heures jugé décisif dans le cadre de la défense de l’ancien président de la République, Macky Sall, visé par des investigations dans l’affaire dite de la « dette cachée ». Selon le quotidien L’Observateur, cette visite, discrète mais hautement stratégique, s’inscrit dans la coordination du collège d’avocats et d’experts financiers chargés d’assurer la défense de l’ex-chef de l’État.

Dès son arrivée à l’aéroport international Blaise-Diagne, Me Sur a été accueilli par plusieurs proches collaborateurs de Macky Sall, parmi lesquels des membres de son entourage juridique et politique. L’avocat français, connu pour avoir défendu de nombreuses personnalités politiques à l’international, doit présider une série de réunions à huis clos avec les avocats et experts sénégalais impliqués dans le dossier. Ces échanges confidentiels visent à harmoniser la stratégie de défense et à tracer les lignes directrices d’une riposte à la fois judiciaire et politique.

L’enjeu principal de cette visite est de définir la conduite à adopter face au silence persistant du ministère des Finances et de la Cour des comptes. Ces deux institutions n’ont, à ce jour, donné aucune suite à la demande officielle adressée par Macky Sall le 7 octobre dernier. L’ancien Président sollicitait la communication du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), un document jugé crucial pour sa défense dans cette affaire complexe.

D’après L’Observateur, Me Sur estime que l’absence de réponse des autorités sénégalaises ne saurait perdurer. L’avocat français a laissé entendre que si cette situation devait se prolonger, son équipe n’excluait pas de recourir à des voies légales plus contraignantes, notamment une mise en demeure formelle ou un référé devant les juridictions compétentes, afin d’obtenir l’accès aux pièces administratives demandées.

La réunion prévue ce jeudi entre Me Sur et les avocats de Macky Sall s’annonce donc déterminante. Elle devrait permettre d’arrêter une position claire sur la stratégie à suivre dans les prochains jours. Entre pression juridique et argumentaire politique, la défense de l’ancien président entend désormais passer à une phase plus offensive, dans un contexte où le dossier de la « dette cachée » continue de susciter de vives interrogations au sein de l’opinion publique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°590 – 23/10/2025

🔴 AFFAIRES DES 8 MILLIARDS F CFA DE BAKEL ET DE LA TAXE DE 1% SUR LES PAIEMENTS EN ESPÈCES : GUEUM SA BOPP SUR DEUX FRONTS
🔴 BADARA GADIAGA FACE AU DOYEN DES JUGES D’INSTRUCTION CE 27 OCTOBRE : PREMIER TÊTE-À-TÊTE AVEC ABDOUL AZIZ DIALLO

🔴 SÉNÉGAL VS MAURITANIE / LES REVENUS DE LA FSF GRIMPENT DE 27% : LA RÉVOLUTION DIGITALE PAIE !
🔴 CAF AWARDS 2025 : SALAH ET HAKIMI, GRANDS FAVORIS

Dakar : Deux individus arrêtés pour vol à main armée par la Sûreté urbaine

La Sûreté urbaine (SU) du Commissariat central de Dakar a procédé à l’interpellation de deux individus soupçonnés d’avoir commis un vol avec usage d’arme blanche. Ces arrestations font suite à une plainte déposée par une victime le 26 juin 2025. Selon sa déclaration, elle avait été agressée par deux hommes circulant à bord d’un scooter, qui l’avaient dépouillée de ses biens après l’avoir menacée avec une arme blanche.

Dès la réception de la plainte, les enquêteurs de la Sûreté urbaine ont ouvert une enquête approfondie. Les premières investigations ont permis d’identifier l’un des suspects, rapidement localisé et interpellé. Lors d’une séance de confrontation, la victime l’a formellement reconnu comme l’un de ses agresseurs. Face aux éléments présentés, le mis en cause a fini par reconnaître les faits qui lui sont reprochés.

Une perquisition menée à son domicile a permis de découvrir plusieurs objets incriminants, confirmant son implication dans l’affaire. Les policiers y ont saisi un lot d’armes blanches, dont celle utilisée lors de l’agression, une cagoule, un sac de dame appartenant à la victime, ainsi que le scooter utilisé pour commettre le vol.

Poursuivant leurs investigations, les agents de la Sûreté urbaine sont parvenus à identifier le second suspect, présenté comme le complice du premier. Ce dernier a été arrêté dans le quartier de Petit Mbao, après une opération menée avec efficacité et discrétion.

Les deux individus ont été placés en garde à vue pour vol avec usage d’arme blanche et association de malfaiteurs. L’enquête se poursuit sous la direction du Parquet, qui devra déterminer les suites judiciaires à donner à cette affaire.

Bassirou Diomaye Faye présidera le premier Conseil supérieur d’Orientation agrosylvopastoral ce 23 octobre

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, présidera ce jeudi 23 octobre 2025 la première réunion du Conseil supérieur d’Orientation agrosylvopastoral. Cette session inaugurale, hautement symbolique, s’inscrit dans la dynamique de relance et de planification du développement rural, au cœur de la politique gouvernementale en matière de souveraineté alimentaire, de sécurité nutritionnelle et de valorisation du monde agricole.

Selon la présidence, la tenue de cette instance stratégique traduit la volonté du chef de l’État de réorganiser et de renforcer la gouvernance des politiques rurales, en mettant en synergie les trois grands secteurs de production que sont l’agriculture, l’élevage et la foresterie. L’objectif est de promouvoir une approche intégrée du développement rural, articulée autour d’une meilleure utilisation des ressources naturelles, de l’innovation agricole et du développement des chaînes de valeur locales.

Cette rencontre constitue également une étape décisive dans la mise en œuvre de la vision présidentielle d’un Sénégal résolument tourné vers l’autonomie alimentaire, à travers des politiques cohérentes, participatives et adaptées aux réalités territoriales. Le Conseil supérieur d’Orientation agrosylvopastoral devrait ainsi servir de cadre de concertation entre les différents acteurs institutionnels, économiques et sociaux du secteur rural, pour mieux orienter les choix stratégiques et opérationnels de l’État.

Par ailleurs, au cours du dernier Conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu à exprimer sa gratitude et ses félicitations à son homologue rwandais, Son Excellence Paul Kagame, pour « l’accueil exceptionnel et le succès notable » de la visite d’État et de travail qu’il a effectuée à Kigali du 17 au 19 octobre 2025. Le chef de l’État a salué le professionnalisme et la qualité des échanges qui ont marqué ce déplacement, qualifié de « tournant majeur » dans les relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et le Rwanda.

Dans le même esprit, le président Diomaye Faye a également adressé ses remerciements à son homologue kényan, Son Excellence William Ruto, pour « la parfaite réussite » de sa visite officielle au Kenya, tenue du 19 au 21 octobre 2025. Ces deux visites successives en Afrique de l’Est ont permis, selon la présidence, de consolider les partenariats stratégiques du Sénégal dans des domaines prioritaires tels que l’agriculture, la transformation industrielle, les infrastructures et le numérique.

Le ciel financier du Sénégal s’assombrit : la dette publique explose à l’approche de la mission du FMI

Le ciel financier du Sénégal s’assombrit sérieusement. Selon une publication de l’agence Reuters datée du 21 octobre 2025, Dakar a revu à la hausse ses prévisions de remboursement de la dette pour les trois prochaines années. Une révision spectaculaire, avec une augmentation de plus de 3 200 milliards de francs CFA, soit environ 5,8 milliards de dollars supplémentaires. Cette mise à jour budgétaire intervient à un moment charnière, juste avant la mission du Fonds monétaire international (FMI) attendue à Dakar du 22 octobre au 4 novembre 2025.

Les nouvelles projections du ministère sénégalais des Finances témoignent d’une envolée inquiétante du service de la dette. En 2026, les paiements devraient atteindre 5 490 milliards de francs CFA, soit une hausse de 11 % par rapport aux prévisions de juin dernier. L’année suivante, en 2027, la facture grimperait à 4 410 milliards, presque un tiers de plus que ce qui était initialement prévu. Et pour 2028, le Sénégal devrait débourser 4 970 milliards, une progression vertigineuse de près de 50 %.

Derrière ces chiffres se cache une réalité amère : le pays continue de subir les conséquences du scandale des dettes cachées, découvert en 2024. Cette affaire avait provoqué un séisme budgétaire et contraint le FMI à suspendre un programme de financement de 1,8 milliard de dollars, fragilisant durablement la crédibilité financière de l’État sénégalais.

Le document révisé a été rendu public à Washington, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, où les autorités sénégalaises ont entamé des discussions pour la mise en place d’un nouveau programme de prêts. Dakar espère, dans la foulée, obtenir une dérogation spéciale du Conseil d’administration du FMI, afin d’atténuer les sanctions liées aux dettes non déclarées.

Mais le Fonds monétaire reste particulièrement vigilant. L’évaluation de la soutenabilité de la dette par ses experts sera déterminante : elle dira si le Sénégal peut continuer à emprunter, ou s’il doit envisager des mesures plus lourdes, telles qu’un reprofilage ou une restructuration de sa dette. D’après les dernières estimations du FMI, le ratio dette/PIB du pays – incluant les engagements de l’État, des entreprises publiques et les arriérés intérieurs – atteignait déjà 132 % à la fin de 2024. Un niveau alarmant, largement supérieur aux seuils tolérés pour un pays en développement ou émergent.

Face à cette situation critique, le ministère des Finances reste silencieux. Contactée par Reuters, sa porte-parole a refusé de commenter les nouvelles prévisions. Ce silence, dans un contexte de forte tension financière, n’a fait qu’accentuer les interrogations sur la trajectoire budgétaire du pays. Les marchés internationaux, quant à eux, suivent de près l’évolution du dossier sénégalais, à la recherche du moindre signal de stabilité.

Conseil des ministres : Bassirou Diomaye Faye prône une gestion budgétaire rigoureuse et axée sur les priorités nationales

Le Conseil des ministres tenu ce mercredi au Palais de la République a été marqué par une intervention ferme du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur la question du pilotage budgétaire et de la gestion des finances publiques. En pleine session budgétaire, le Chef de l’État a tenu à rappeler l’importance d’une gouvernance économique fondée sur la rigueur, la transparence et l’efficacité.

Revenant sur le contexte de la préparation du budget 2025, le président Faye a souligné la nécessité d’un pilotage budgétaire rigoureux et d’une gestion préventive des urgences économiques et sociales, afin de faire face aux défis conjoncturels et structurels du pays. Selon lui, le budget national ne doit pas être un simple document comptable, mais un véritable outil au service du développement inclusif et du bien-être des citoyens.

Le président a insisté sur le fait que le budget 2025 devait être le reflet des priorités du Plan Jubbanti Koom, tout en traduisant les attentes légitimes des populations. Il a exhorté les membres du gouvernement à faire preuve d’une cohérence renforcée dans la conception et l’exécution des politiques publiques. À cet effet, il a appelé à une meilleure coordination entre les départements ministériels, gage d’une action gouvernementale harmonisée et efficace.

Bassirou Diomaye Faye a également mis en avant la question de la soutenabilité financière et de l’équilibre budgétaire, qui, selon lui, doivent rester au cœur de la stratégie nationale. Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’anticiper les tensions économiques et sociales, afin d’éviter toute dérive susceptible de compromettre les équilibres macroéconomiques et la stabilité du pays.

Dans le même esprit, le président a demandé une vigilance accrue dans la gestion des finances publiques, rappelant que « chaque franc dépensé doit contribuer directement à l’amélioration du quotidien des Sénégalais ». Cette orientation, a-t-il précisé, implique non seulement un suivi rigoureux des dépenses sociales, mais également un contrôle strict de l’efficacité des programmes gouvernementaux, pour garantir que les politiques engagées produisent des résultats concrets et mesurables.

En conclusion, le chef de l’État a réaffirmé son engagement pour une gouvernance économique fondée sur la responsabilité, la transparence et l’efficacité, tout en appelant le gouvernement à rester à l’écoute des préoccupations des populations et à inscrire son action dans la durabilité et la justice sociale.

Du concret au vide : le contraste entre Macky Sall et le duo Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko

‎De 2012 à 2024, le Sénégal a connu une véritable métamorphose sous la houlette du Président Macky Sall. Douze années où le pays a construit, innové, modernisé, pendant que le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko, en poste depuis deux ans, semble encore chercher son premier bilan concret à présenter.

‎Le Sénégal d’aujourd’hui, c’est d’abord des villes et infrastructures qui respirent la modernité. La Nouvelle Ville de Diamniadio, les autoroutes Dakar–Saint-Louis, Dakar–AIBD, Dakar–Kaolack ou vers Touba, les VDN 2 et 3, des ponts gigantesques à Foundiougne, Rosso ou Gambie… le pays a été connecté, ouvert et fluide. Plus de 2 500 km de routes rénovées et des transports publics repensés – BRT, TER, Dakar Dem Dikk – pour faire circuler un Sénégal en marche.

‎Dans le ciel et au-delà, le Sénégal a pris de l’altitude. Aéroports modernisés, flotte de 9 avions dernière génération, école de l’aviation civile, centre de maintenance, et même un satellite lancé dans l’espace en 2023. Une véritable démonstration que le pays n’a plus peur de viser haut.

‎Éducation, innovation et numérique ne sont pas en reste. Chaque région a désormais son ISEP, l’université Amadou Moctar Mbow s’ouvre à tous, l’UCAD a été rénovée, les universités numériques fleurissent, et les parcs numériques de Diamniadio font du Sénégal un acteur africain de l’innovation.

‎La santé et l’agriculture ont également été révolutionnées : hôpitaux flambants neufs, production agricole triplée en 10 ans, usine de vaccins à Diamniadio. L’énergie a été triplée, l’électrification universelle pour 2025 est en vue, et l’eau potable arrive enfin partout grâce aux projets KM2, KM3 et à l’usine de dessalement.

‎Industrie, logement, sport, culture : le pays s’est armé pour le futur. Parcs industriels, agropoles, programme 100 000 logements, Dakar Arena, Stade Abdoulaye Wade, Arène Nationale de Lutte… le Sénégal de Macky Sall respire la croissance, la modernité et l’ambition.

‎Pendant ce temps, le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko, en poste depuis deux ans, semble encore chercher quelques chiffres à mettre dans un bilan. Entre vision et gesticulation, le contraste est saisissant. Le Sénégal a avancé quand les projets étaient portés par une ambition claire. Aujourd’hui, le pays regarde, attend et se demande… quand est-ce que ça bougera vraiment ?

Guem Sa Bopp, Papa Djibril Fall et Mbaye Dione unis pour la vérité sur les 8 milliards de Bakel et contre la taxe de 1 % sur les paiements en espèces

Le mouvement Guem Sa Bopp, dirigé par Bougane Guèye Dany, intensifie son offensive politique et citoyenne face à deux sujets brûlants qui agitent l’actualité nationale : l’affaire des 8 milliards de francs CFA destinés aux sinistrés de Bakel et la nouvelle taxe de 1 % sur les paiements en espèces. À travers un communiqué rendu public ce mercredi 22 octobre 2025, le mouvement annonce une série d’initiatives politiques, judiciaires et citoyennes pour exiger la transparence et défendre le pouvoir d’achat des Sénégalais.

Au cœur de cette mobilisation, des rencontres de haut niveau ont eu lieu à Dakar entre une délégation du mouvement conduite par Moussa Niang, Délégué national à la vie politique, et plusieurs acteurs de l’opposition parlementaire. Le mardi 21 octobre, la délégation a échangé avec le député Papa Djibril Fall, membre de la coalition Sam Sa Kaddu, avant de rencontrer le lendemain le député Mbaye Dione, figure respectée de l’opposition. Ces discussions ont principalement porté sur la gestion controversée des 8 milliards de francs CFA alloués aux populations en détresse du département de Bakel et des zones affectées par le débordement du fleuve Sénégal.

Selon Guem Sa Bopp, ce dossier illustre parfaitement les dérives d’une administration publique minée par la mauvaise gouvernance, le favoritisme et les suspicions de détournement de fonds destinés aux victimes. Le mouvement rappelle qu’une plainte a été déposée devant le Pôle judiciaire et financier, marquant une étape importante dans la recherche de la vérité et la lutte contre l’impunité. Pour Bougane Guèye Dany et ses collaborateurs, il ne s’agit pas d’un combat politique, mais d’un devoir républicain et moral, visant à protéger les deniers publics et à défendre les intérêts des populations marginalisées.

Dans cette dynamique, Guem Sa Bopp, soutenu par les députés Papa Djibril Fall et Mbaye Dione, réclame la création d’une commission d’enquête parlementaire. Cette instance, selon eux, devra faire toute la lumière sur la gestion des fonds, identifier les responsables des malversations et restaurer la confiance, aujourd’hui ébranlée, entre l’État et les citoyens. Le mouvement insiste sur la nécessité d’un contrôle parlementaire rigoureux, seule garantie d’une gouvernance éthique et responsable.

Au-delà de cette affaire, Guem Sa Bopp s’attaque également à la nouvelle taxe de 1 % sur les paiements en espèces dans les grandes surfaces, récemment annoncée par le gouvernement. Dans son communiqué, le mouvement juge cette mesure injuste, illégale et économiquement incohérente, arguant qu’elle constitue une double imposition. En effet, les transactions commerciales sont déjà soumises à la TVA, et cette nouvelle taxe revient à pénaliser deux fois le consommateur.

« Une taxe sur une taxe, c’est une double peine pour le peuple », dénonce le communiqué, qui fustige une décision « déconnectée de la réalité sociale » et « motivée par la seule volonté de renflouer les caisses de l’État ». Pour le mouvement, cette politique fiscale renforce la précarité des ménages sénégalais, déjà accablés par la flambée des prix des denrées de première nécessité et la stagnation des revenus.

Face à ce qu’il qualifie d’injustice fiscale, Guem Sa Bopp prévoit une riposte multiforme. Le mouvement entend engager des concertations avec les organisations de consommateurs, saisir les plateformes citoyennes comme Nio Lank et Rappel à l’Ordre, et constituer un collectif d’avocats chargé de déposer dès le jeudi 23 octobre un recours devant la Cour suprême. Cette action en justice vise à faire annuler une taxe jugée anticonstitutionnelle, contraire aux principes fondamentaux de la fiscalité et aux droits économiques des citoyens.

Dans un ton ferme et résolument combatif, Guem Sa Bopp prévient que toute mesure qui pèse injustement sur le citoyen fera face à la mobilisation et à l’action judiciaire. Le mouvement se positionne ainsi comme un contre-pouvoir vigilant, déterminé à défendre la justice sociale et la bonne gouvernance.

« Le peuple n’est pas une vache à lait », conclut le communiqué, avant de rappeler que la rupture ne doit pas être un simple slogan politique, mais une exigence morale et républicaine. À travers ces initiatives, Guem Sa Bopp confirme sa volonté d’incarner une opposition crédible et constructive, au service de la vérité, de la transparence et du bien-être des Sénégalais.

Mbadakhoun : Thierno Diallo présente le Daara en chantier aux pensionnaires

Le président de l’Association Nouvelle Vision de l’Éducation, de la Santé et de l’Action Humanitaire, Thierno Diallo dit “Bilal”, en collaboration avec son partenaire financier Elhadji Aboubacar Bop, a convié ce mercredi 22 octobre 2025 plus d’une centaine de pensionnaires du Daara à une visite guidée du chantier en cours.

L’objectif de cette initiative était de leur permettre de découvrir l’état d’avancement des travaux et de se projeter dans leur futur cadre de vie et d’apprentissage.

Au cours de la visite, Thierno Diallo “Bilal” a détaillé les différentes étapes du projet, soulignant les efforts consentis pour offrir des conditions d’accueil et d’éducation modernes aux talibés.

Les pensionnaires, visiblement enthousiastes, ont exprimé leur fierté et leur impatience de rejoindre ce nouvel espace.

Le Daara en construction symbolise la volonté de moderniser l’enseignement coranique tout en préservant les valeurs traditionnelles.

Selon M. Diallo, les travaux devraient être achevés dans les prochains mois, marquant une étape importante pour la communauté de Gokoré Peulh, dans la commune de Mbadakhoun.

Les futurs responsables du Daara ont lancé un appel à toutes les bonnes volontés — institutions, associations et particuliers — afin qu’ils contribuent à la réussite de cette initiative porteuse d’avenir.

Guem Sa Bopp dépose plainte dans l’affaire des 8 milliards de Bakel et dénonce la nouvelle taxe sur les paiements en espèces

Le mouvement Guem Sa Bopp, dirigé par l’opposant Bougane Guèye Dany, s’invite dans l’affaire des 8 milliards de F CFA destinés aux populations sinistrées du département de Bakel. Face aux soupçons de détournement et de mauvaise gestion qui entourent ce dossier, le mouvement a annoncé avoir déposé une plainte devant le Pool judiciaire et financier.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 22 octobre 2025, Guem Sa Bopp a exigé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin de « faire toute la lumière sur l’utilisation des 8 milliards, identifier les responsables et restaurer la confiance entre l’État et les citoyens ». Le mouvement estime que cette démarche ne relève pas d’une manœuvre politique, mais d’un « acte républicain et moral » visant à défendre l’intérêt général.

« Il ne s’agit pas d’un combat partisan, mais d’une exigence de transparence et de justice pour les populations de Bakel, qui attendent toujours que les promesses d’aide se traduisent en actions concrètes », peut-on lire dans le document. Pour Guem Sa Bopp, la protection des ressources publiques et la défense des victimes doivent primer sur toute considération politique ou institutionnelle.

Au-delà de cette affaire, le mouvement s’est également élevé contre la nouvelle taxe de 1 % sur les paiements en espèces effectués dans les grandes surfaces, récemment instaurée par le gouvernement. Selon Guem Sa Bopp, cette mesure est « injuste, illégale et économiquement absurde », car elle représenterait une double imposition qui alourdit davantage le fardeau des ménages dans un contexte marqué par la flambée des prix et la précarité économique.

Pour contrer cette décision, le mouvement a annoncé son intention d’engager des concertations avec les organisations de consommateurs et de saisir la Cour suprême, dès ce jeudi 23 octobre 2025, par le biais d’un collectif d’avocats. Il envisage également la création d’un front commun citoyen avec les plateformes Nio Lank et Rappel à l’ordre, afin de coordonner la mobilisation contre ce qu’il considère comme une mesure anti-sociale.

Dans son communiqué, Guem Sa Bopp avertit que « toute mesure qui pèse injustement sur le citoyen trouvera son contrepied dans la mobilisation et l’action judiciaire ». Le mouvement réaffirme ainsi sa détermination à rester vigilant face aux dérives économiques et institutionnelles, et à défendre sans relâche les intérêts des populations, notamment les plus vulnérables.

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 22 octobre

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 22 octobre 2025, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Commémoration du 81ème anniversaire du Massacre de Thiaroye et célébration de la journée des tirailleurs sénégalais

Le Président de la République a informé le Conseil avoir reçu, le jeudi 16 octobre 2025, le livre blanc sur le Massacre des Tirailleurs sénégalais à Thiaroye, le 1er décembre 1944. Il adresse ses félicitations au Premier Ministre qui a supervisé ce travail de mémoire et de vérité, d’une portée symbolique et historique exceptionnelle. Il rend également un vibrant hommage au Professeur Mamadou DIOUF qui a coordonné les travaux du Comité de commémoration ayant enregistré la contribution d’éminents historiens ainsi qu’à son équipe.

Rappelant que la restauration de la mémoire des résistants et héros africains demeure un axe majeur du Projet panafricain du Sénégal, le Chef de l’Etat a exprimé sa gratitude à son homologue du Kenya, Son Excellence Monsieur William RUTO, à la suite de sa participation, en qualité d’invité d’honneur, aux célébrations officielles de la Journée des Héros de son pays, le 20 octobre 2025. Poursuivant sa communication, le Président de la République demande au Gouvernement d’exploiter les constats, enseignements, conclusions et recommandations du livre blanc sur le Massacre de Thiaroye et de prendre toutes les dispositions pour l’implantation, dans les meilleurs délais, du Centre spécial de documentation au sein du Cimetière de Thiaroye. Il invite, enfin, le Premier Ministre à coordonner l’organisation et le déroulement des activités indiquées dans le cadre de la commémoration du 81ème anniversaire du Massacre de Thiaroye, prévue le 1er décembre 2025.

Déroulement de la session budgétaire et gestion préventive des urgences économiques et sociales

Rappelant le dépôt du projet de Loi de Finances de l’année 2026 à l’Assemblée nationale, le 15 octobre 2025, jour de l’ouverture de la session ordinaire unique du Parlement, le Président de la République félicite le Premier Ministre, le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, le Ministre des Finances et du Budget et l’ensemble des membres du Gouvernement pour le travail effectué, en vue de bâtir un budget pour la Nation conforme aux orientations du Plan de Redressement en cours d’exécution et de l’Agenda national de Transformation porté par la Vision Sénégal 2050.

  Dans ce cadre, le Président de la République, après avoir fait observer que la session budgétaire est un moment fort de dialogue démocratique, de vérité et de transparence, demande aux membres du Gouvernement de prendre toutes les dispositions requises, afin de présenter devant la Représentation nationale, au mieux et en vue d’asseoir la performance de la gestion sectorielle, les politiques, programmes, projets et actions pour accélérer : (i) la relance de l’investissement productif et l’emploi ; (ii) le développement du secteur privé ; (iii) l’amélioration du bien-être des populations sur l’étendue du territoire national.

Par ailleurs, le Président de la République indique au Premier Ministre, au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et au Ministre des Finances et du Budget l’urgence de procéder à l’évaluation des mesures et impacts du Plan de redressement économique et social (PRES) et de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de Développement (SND). Dans l’exécution du PRES, il invite le Premier Ministre à veiller à : (i) la maitrise des prix des denrées alimentaires et services de consommation courante et la préservation du pouvoir d’achat des ménages ; (ii) la justice sociale et la protection des groupes vulnérables.

Amélioration concertée de l’aménagement urbain et du cadre de vie des populations

Le Président de la République souligne que la gestion inclusive et responsable du cadre de vie des populations demeure un élément fondamental de la modernisation des villes et communes. Il instruit le Gouvernement, à cet égard, de prendre toutes les dispositions et mesures afin de favoriser le développement d’un urbanisme commercial maitrisé, qui préserve les espaces aménagés, la sécurité et la salubrité publiques ainsi que le cadre de vie des populations. En outre, le Président de la République rappelle son attachement à l’accélération de la mise en œuvre du programme de modernisation des marchés et espaces commerciaux.

Le Chef de l’Etat demande, par ailleurs, au Ministre en charge de l’Environnement et de la Transition écologique, au Ministre de l’Urbanisme et des Collectivités territoriales, et au Ministre de l’Assainissement de travailler à l’amélioration continue et durable du système de gestion des déchets solides et liquides, à travers des concertations soutenues et des cadres opérationnels d’intervention entre les sociétés, services, projets et acteurs.

Enfin, le Chef de l’Etat souligne l’importance d’un aménagement paysager adéquat des villes et communes qui doivent davantage faire de la propreté, de la modernisation des espaces publics et de la qualité du cadre de vie, des priorités dans leurs programmes urbains de transformation.

Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats

Le Chef de l’Etat a exprimé sa gratitude et ses félicitations à son homologue rwandais, Son Excellence Monsieur Paul KAGAME, pour l’accueil exceptionnel et le succès notable de sa visite d’Etat et de travail du 17 au 19 octobre 2025, tournant majeur dans les relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et le Rwanda. Il a, en outre, exprimé sa reconnaissance à son homologue, Son Excellence Monsieur William RUTO, pour la parfaite réussite de sa visite officielle au Kenya du 19 au 21 octobre 2025.

Pour clore sa communication, le Président de la République annonce qu’il présidera, le jeudi 23 octobre 2025, la première réunion du Conseil supérieur d’Orientation Agrosylvopastoral.

 AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
– Monsieur le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a présenté une communication sur l’accélération de l’inclusion numérique au Sénégal.

– Monsieur le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait le point sur la situation hebdomadaire de la gestion des inondations.

– Monsieur le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires a fait une communication sur les vérifications administratives et financières des collectivités territoriales.

AU TITRE DES TEXTES LÉGISLATIFS ET RÈGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :
– le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité national de Coordination de la Lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive;

– le projet de décret relatif au contrôle et à la supervision des personnes assujetties du secteur non financier en matière de Lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FP) ;

– le projet de décret fixant les redevances issues de la régulation du secteur pharmaceutique et leurs modalités de perception.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE :

• Monsieur Djibril NDOYE, Auditeur interne, titulaire d’un Master en Direction Financière-Contrôle de Gestion-Audit interne, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère de la Justice, en remplacement de Monsieur Aliou NDIAYE.

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE :

• Madame Djireye Clotilde COLY, Expert-comptable, est nommée Directeur de l’Emploi au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, en remplacement de Monsieur Babacar SY.
• Madame Khady MBODJ, Psychologue conseiller, matricule de solde n° 725 803/A, est nommée Directeur de l’Orientation professionnelle au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, poste vacant.

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE

• Monsieur Massamba NDIAYE, Ingénieur en Développement Economique local, est nommé Directeur général de l’Association Sénégalaise de Normalisation au Ministère de l’Industrie et du Commerce, en remplacement de Monsieur Abdourahmane NDIONE, appelé à d’autres fonctions.

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR ET DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE :

• Monsieur Amadoune DIOP, Administrateur civil, matricule de solde n° 606 107/D, précédemment Préfet du Département de Gossas, est nommé Préfet du Département de Podor, en remplacement de Monsieur Mactar DIOP, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

• Monsieur Georges Samba FAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 722 161/K, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Thiès chargé des Affaires administratives, est nommé Préfet du Département de Gossas, en remplacement de Monsieur Amadoune DIOP, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Omar Sarr DIOP, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 638 488/G, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Kolda, est nommé Adjoint au Prefet du Département de Thiès, poste vacant.

• Monsieur Alioune Badara Sibiri GASSAMA, Instituteur, matricule de solde n° 600 304/A, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Niaming, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Goudomp, en remplacement de Monsieur Baba WILLANE, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Mohameth El Amine NDOYE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 681 470/B, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Bignona, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Rufisque, en remplacement de Monsieur Modou SAMB, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Modou SAMB, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 696 217/E, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Rufisque, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Ziguinchor, poste vacant.

• Monsieur Ibrahima POUYE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 731 835/F,  précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Malika, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Bignona, en remplacement de Monsieur Mohameth El Amine NDOYE, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Babacar DIOUF, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 722 192/M, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Rufisque Est, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Salémata, poste vacant.

• Monsieur Mamadou Farba SY, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 661 449/H, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Saraya, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Mbour, poste vacant.

• Monsieur Serigne FALL, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 696 210/B, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Nioro du Rip, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Dakar, poste vacant.

• Monsieur Landing DIATTA, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 635 228/Z, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Sam Notaire, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Dagana, en remplacement de Monsieur Hubert Lazare Birame FAYE, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Henry Ndiagne GUEYE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 681 461/Z, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Koumpentoum, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Fatick, en remplacement de Monsieur Bou KAMARA, appelé à d’autres fonctions.

• Madame Jacqueline dite Khadidiatou DIOP, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 722 239/A précédemment Adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement des Parcelles assainies, est nommée Adjointe au Préfet du Département de Pikine, poste vacant.

• Monsieur Boubacar BA, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 722 225/B, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Wakhinane Nimzatt, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Kaffrine, en remplacement de Monsieur Modou THIAO, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Moussa BA, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 722 223/D, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Bambey, en remplacement de Monsieur Mamadou FAYE, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Etienne Antoine LOPY, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 645 476/D, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Yeumbeul, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Kaolack, en remplacement de Monsieur Ousseynou KABA, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Ousmane THIOUB, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 722 190/0, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Thiaroye, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Louga, en remplacement de Monsieur Sékhou SEYDI, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Ciré BA, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 722 246/C, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Notto, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Mbacké, en remplacement de Monsieur Amadou SOW, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Ababacar Sadikhe GUEYE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 722 244/E, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Grand Dakar, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Goudiry, en remplacement de Monsieur Thierno Hamidou SOW, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Abdoul SOW, Instituteur, matricule de solde n° 622 919/K, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Gossas, est nommé Adjoint au Préfet du Département d’Oussouye, en remplacement de Monsieur Georges Gabriel DIARRA, appelé à d’autres fonctions.

• Madame Néné DIOMBANA, Inspectrice de l’Animation et du Développement, matricule de solde n° 619 133/M, précédemment Adjointe au Préfet du Département de Matam, est nommée Adjointe au Préfet du Département de Gossas, en remplacement de Monsieur Abdoul SOW, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Abiboulaye DIALLO, Instituteur, matricule de solde n° 514 624/L, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissaient de Ouadiour, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Nioro du Rip, en remplacement de Monsieur Serigne FALL, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Youssoupha SEYE, Instituteur, matricule de solde n° 632 336/A, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndindy, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Matam, en remplacement de Madame Néné DIOMBANA, appelée à d’autres fonctions.

• Monsieur Hubert Lazare Birame FAYE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 681 460/A, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Dagana, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Diendé, Département de Sédhiou, en remplacement de Monsieur Sébastien SENGHOR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

• Monsieur Baba WILLANE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 681 472/Z, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Goudomp, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Djirédji, Département de Sédhiou, en remplacement de Monsieur Moussa SY, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

• Monsieur Mouhamadou Lamine THIAM, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 609 859/C, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement des Almadies, Département de Dakar, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Keur Mousseu, Département de Thiès, en remplacement de Monsieur Oumar DIA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

• Monsieur Ousmane THIAO, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 621 196/G, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Mbédiène, Département de Louga, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement des Almadies, Département de Dakar, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Lamine THIAM, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Amadou SARR, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 661 448/G, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Bala, Département de Goudiry, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Mbédiène, Département de Louga, en remplacement de Monsieur Ousmane THIAO, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Modou THIAO, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 601 271/K, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Kaffrine, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Bala, Département de Goudiry, en remplacement de Monsieur Amadou SARR, appelé à d’autres fonctions.
• Madame Khady Basse NDIAYE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 744 779/D, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommée Adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement des Parcelles assainies, Département de Dakar, en remplacement de Madame Jacqueline dite Khadidiatou DIOP, appelée à d’autres fonctions.

• Monsieur Ababacar DIEYE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 666 319/E, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Grand Dakar, Département de Dakar, en remplacement de Monsieur Ababacar Sadikhe GUEYE, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Tafsir Mouhamed THIAW, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 744 883/D, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Dakar Plateau, Département de Dakar, en remplacement de Monsieur Masse BOUSSO, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Masse BOUSSO, Instituteur, matricule de solde n° 626 748/A, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Dakar Plateau, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement Saré Coly Sallé, Département de Vélingara, en remplacement de Monsieur Younousse DIOP, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Mamadou Diallo WADE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 629 496/L, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Rufisque Est, Département de Rufisque, en remplacement de Monsieur Babacar DIOUF, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Ibrahima MBENGUE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 746 002/G, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Gamadji Saré, Département de Podor, en remplacement de Monsieur Fary NDAO, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Tafsir Oumar SALL, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 746 019/A, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Dioulacolon, Département de Kolda, en remplacement de Monsieur El Hadji Djibril FALL, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Coliba DIATTA, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 746 280/0, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Paoskoto, Département de Nioro du Rip, en remplacement de Monsieur Lamine KABA, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Moustapha SECK, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 732 308/E, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Missira Wadène, Département de Koungheul, en remplacement de Monsieur Kéba SALL, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Pierre Nestor Noêl COLY, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 744 923/C, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Notto, Département de Thiès, en remplacement de Monsieur Ciré BA, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Adama PAYE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 645 826/E, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Sam Notaire, Département de Guédiawaye, en remplacement de Monsieur Landing DIATTA, appelé à d’autres fonctions.

• Madame Sébastiana BADJI, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 746 012/H, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommée Adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement de Malika, Département de Keur Massar, en remplacement de Monsieur Ibrahima POUYE, appelé à d’autres fonctions.

• Madame Fatou Diaw NIANG, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 746 002/G, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommée Adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement de Thiès Sud, Département de Thiès, en remplacement de Monsieur Ibrahima DRAME, appelé à d’autres fonctions.

• Madame Mané DIAW, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 744 947/C, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommée Adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement de Diamniado, Département de Rufisque, en remplacement de Madame Marième Sylvia KANE, appelée à d’autres fonctions.

• Madame Marième Sylvia KANE, institutrice, matricule de solde n° 676 530/C, précédemment adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement de Diamniadio, est nommée Adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement de Wack Ngouna, Département de Nioro du Rip, en remplacement de Monsieur Ciré DIALLO, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Cheikh DIAGNE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 744 905/G, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Niakhar, Département de Fatick, en remplacement de Monsieur Amadou BA, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Daouda MBOW, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 688 521/B, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndame, Département de Mbacké, en remplacement de Monsieur Mamadou Mansour NIANG, appelé à d’autres fonctions.

• Madame Mariama DIAW, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 744 996/A, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommée Adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement des Almadies, Département de Dakar, en remplacement de Monsieur Madiéye NDIAYE, appelé à d’autres fonctions

• Monsieur Madièye NDIAYE, Instituteur, matricule de solde n° 611 323/B, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement des Almadies, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Koumbal, Département de Kaolack, en remplacement de Monsieur Birahime Fall, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Abdourahmane KEBE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 701 583/H, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Fimela, Département de Fatick, en remplacement de Monsieur Oumar KABA, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Mouhamed Malick NGOM, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 744 919/J, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Fissel, Département de Mbour, en remplacement de Monsieur Léopold Yangane DIOP, appelé à d’autres fonctions.

• Madame Adji Mame Diarra Bousso MBAYE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 744 945/G, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommée Adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement de Wakhinane Nimzatt, Département de Guédiawaye, en remplacement de Monsieur Boubacar BA, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur El Hadji Balla CAMAR A, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 651 696/A, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Pikine Dagoudane, Département de Pikine, en remplacement de Monsieur Hamady TOURE, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Amadou Garmy WADE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 746 017/G, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Méouane, Département de Tivaoune, en remplacement de Monsieur Cheikh Tidiane SOW, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Cheikh Tidiane SOW, Instituteur, matricule de solde n° 513 210/F, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Méouane, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Vélingara Ferlo, Département de Ranérou Ferlo, poste vacant.

• Madame Soda Mariama CISSE, Secrétaire d’administration, matricule de solde n° 744 877/A, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommée Adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement de Thiaroye, Département de Pikine, en remplacement de Monsieur Ousmane THIOUB, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Amadou NDIAYE, Instituteur, matricule de solde n° 632 612/B, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Dakatély, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Tattaguine, Département de Fatick, en remplacement de Madame Guéda DOUCOURE, appelée à d’autres fonctions.

• Madame Guéda DOUCOURE, Institutrice, matricule de solde n° 683 357/D, précédemment Adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement de Tattaguine, est nommée Adjointe au Sous-préfet de l’Arrondissement de Lour Escale, Département de Koungheul, en remplacement de Monsieur Mamadou DIENG, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Birahime FALL, Professeur de Collèges d’Enseignement moyen, matricule de solde n° 515 486/H, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Koumbal, est nommé Adjoint au Sous-préfet de Arrondissement de Pakour, Département de Vélingara, en remplacement de Monsieur Cheikh Sarr THIOUNE, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Oumar DIENG, Instituteur, matricule de solde n° 629 978/C, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Fongolimbi, Département de Kédougou, en remplacement de Monsieur Yoro SY, appelé à d’autres fonctions.

• Monsieur Hamady NIANG, Instituteur, matricule de solde n° 713 594/I, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Niaming, Département de Médina Yoro Foulah, en remplacement de Monsieur Alioune Badara Sibiri GASSAMA, appelé à d’autres fonctions.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement

Ghana : Démantèlement d’un vaste réseau de traite humaine et de cybercriminalité – Cinq arrestations et cinquante-sept Nigérians libérés

Les autorités ghanéennes ont annoncé, ce mercredi 22 octobre 2025, une importante opération ayant conduit au démantèlement d’un réseau de traite humaine et de cybercriminalité. Menée par le Criminal Investigation Department (CID) du Ghana Police Service, l’opération s’est soldée par l’arrestation de cinq individus et la libération de cinquante-sept ressortissants nigérians victimes d’exploitation.

Selon un communiqué signé par la Chief Inspector Brigitte Babanawo, responsable des relations publiques du CID, les suspects arrêtés ont été identifiés comme Joel Nosa, Collins Rotimi, Shadrack Lulu, Austin Amahuaro et John Uloko. Ils ont été appréhendés à Adom Estates, dans la localité de Community 25, à la suite d’une opération d’infiltration minutieusement préparée sur la base de renseignements recueillis par l’unité des opérations spéciales.

Les premières investigations ont révélé que le réseau opérait sous la couverture d’un trafic de main-d’œuvre transfrontalier. Les suspects promettaient à de jeunes Nigérians des emplois stables et des opportunités éducatives au Ghana. Une fois sur place, les victimes — âgées de 18 à 26 ans — étaient privées de liberté et contraintes à participer à des activités de cybercriminalité, notamment à des escroqueries sentimentales en ligne visant des cibles étrangères.

L’intervention de la police a permis la saisie de 77 ordinateurs portables, 38 téléphones portables, 2 véhicules, 3 téléviseurs et plusieurs autres appareils électroniques utilisés dans les opérations frauduleuses. Tous ces objets ont été placés sous scellés et feront l’objet d’une expertise médico-légale afin de retracer les activités du réseau et d’identifier d’éventuelles complicités.

Les cinquante-sept victimes secourues bénéficient actuellement d’une prise en charge médicale et psychologique dans des structures partenaires du Ghana Police Service. Les autorités ghanéennes ont précisé que les cinq suspects restent en détention provisoire, le temps de poursuivre les investigations visant à déterminer l’ampleur et les ramifications internationales de ce réseau criminel.

Dans son communiqué, le CID a profité de l’occasion pour alerter la population, en particulier les jeunes, sur les dangers liés aux fausses offres d’emploi et de bourses d’études circulant sur les réseaux sociaux. « Nous exhortons le public à rester vigilant et à ne pas céder aux propositions suspectes émanant de sources non vérifiées », a déclaré la Chief Inspector Babanawo.

Les autorités ghanéennes ont réaffirmé leur engagement à lutter sans relâche contre la traite des personnes et la cybercriminalité, deux fléaux en constante évolution en Afrique de l’Ouest. Elles ont renouvelé leur détermination à poursuivre « tous les auteurs de crimes liés à l’exploitation humaine, à la fraude en ligne et aux escroqueries électroniques ». Le CID invite enfin toute personne disposant d’informations crédibles sur des activités similaires à se rapprocher du poste de police le plus proche afin de contribuer à la lutte contre ces réseaux criminels transnationaux.

PREMIER FACE-À-FACE : Badara Gadiaga devant le juge le 27 octobre

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, est convoqué ce lundi 27 octobre 2025 devant le juge du premier cabinet du tribunal de grande instance de Dakar. Inculpé depuis le 14 juillet dernier, il est poursuivi pour discours contraires aux bonnes mœurs, diffusion de fausses nouvelles et offense à une personne exerçant les prérogatives du président de la République.
Il est également visé par les articles 80 alinéa 2, 254, 255 et 257 du Code pénal. Ce dernier sanctionnant la réception ou l’acceptation de dons destinés à une propagande compromettant la sécurité publique.
L’issue de cette procédure est très attendue dans un contexte où les poursuites visant des journalistes et chroniqueurs relancent le débat sur la protection des libertés publiques au Sénégal.

LEADERSHIP LOCAL / PROGRAMME MËN NAA KO (Polaris Asso) : les communes de Khombole et Thiaroye-sur-Mer distinguées pour leur innovation citoyenne

Les communes de Khombole et de Thiaroye-sur-Mer ont été distinguées lors de l’édition 2025 du Prix d’Excellence du Leadership Local (PELL). Cette reconnaissance panafricaine souligne leur engagement en faveur du développement inclusif, de la participation citoyenne et de l’innovation sociale, des dynamiques encouragées par le programme Mën Naa Ko, initié par Polaris Asso.

L’innovation locale sénégalaise a ainsi brillé sur la scène panafricaine. À l’occasion du PELL 2025, les communes de Khombole et Thiaroye-sur-Mer ont été honorées pour leur exemplarité en matière de gouvernance participative et d’innovation sociale.

Le programme, porté par Polaris Asso en partenariat avec le Ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, l’Ambassade de France au Sénégal et plusieurs collectivités locales, œuvre depuis 2024 à renforcer le pouvoir d’agir des jeunes. Il crée des espaces citoyens dédiés à l’entrepreneuriat social, au leadership communautaire et à la participation publique via le numérique et les industries culturelles et créatives.

À Khombole, les actions menées reposent sur la transparence, la modernisation des écoles et la participation active des jeunes dans la vie communale, renforçant ainsi la confiance entre élus, citoyens et communautés éducatives.

De son côté, Thiaroye-sur-Mer a séduit le jury grâce à un programme innovant de nutrition scolaire, garantissant chaque matin un petit-déjeuner aux élèves, contribuant à améliorer la réussite et le bien-être des enfants.

Ces initiatives locales montrent qu’un leadership communautaire, fondé sur la participation citoyenne et l’innovation, peut transformer concrètement la vie des populations.

Lors du déjeuner de presse organisé par Polaris Asso ce mercredi, M. Ousseynou Gueye, Directeur exécutif de l’association, a salué des résultats concrets, extrêmement encourageants après un an et demi de mise en œuvre du programme :

“Nous voulons montrer qu’au-delà des débats partisans, il existe des territoires qui bougent, des communes qui innovent, et un pays qui change, commune par commune…” a-t-il affirmé.

Le programme, qui mobilise à ce jour sept communes — Cambérène, Yoff, Thiaroye-sur-Mer, Khombole, Mbour, Golf Sud et Thiargua — mise sur le numérique, les industries culturelles et la gouvernance participative pour impulser une nouvelle dynamique de développement local.

“Ces communes ont été distinguées pour leur capacité à innover démocratiquement, à impliquer les jeunes et à faire participer les citoyens dans la gestion publique…” a ajouté M. Gueye.

Le succès du programme repose sur une collaboration inédite entre Polaris Asso, les collectivités territoriales et le gouvernement du Sénégal.

Grâce au soutien du Ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, des espaces jeunes et incubateurs ESS (Économie sociale et solidaire) voient le jour dans les communes partenaires. Ces centres servent à la fois de laboratoires d’innovation sociale et de structures de formation et de financement pour les jeunes entrepreneurs.

“Le ministère apporte l’appui institutionnel, Polaris Asso équipe et anime, et la commune met à disposition l’espace. Chacun joue son rôle pour un objectif commun : renforcer l’économie sociale et solidaire à l’échelle locale…” explique Ousseynou Gueye.

Pour Magueye Boye, maire de Khombole, cette distinction marque un pas important vers la reconnaissance du rôle stratégique des communes :

“Le développement local, c’est l’intelligence de nos deux pieds : la participation des populations et l’action concrète. Il faut donner plus de pouvoirs, plus de ressources et plus de dignité aux élus locaux pour répondre efficacement aux besoins des citoyens…” a plaidé l’édile, porte-parole des maires présents.

Le maire a également insisté sur la nécessité d’un transfert accru de compétences et de moyens vers les collectivités territoriales afin de relever les défis quotidiens : inondations, éducation, santé, cadre de vie ou emploi des jeunes.

Face à l’engouement suscité par les résultats du programme, Polaris Asso envisage déjà son extension à d’autres communes du Sénégal. Des discussions sont en cours avec l’Union des associations des élus locaux (UAEL) et plusieurs partenaires institutionnels pour élargir la portée du dispositif.

“Nous voulons que le changement de mentalité et de gouvernance observé dans ces communes fasse système, qu’il inspire l’ensemble du pays…” a conclu Ousseynou Gueye.

Au-delà du poste, une mission : Sinna Amadou Gaye, bâtisseuse d’avenir à l’ANPEJ

Dans le paysage institutionnel sénégalais, rares sont les personnalités qui allient avec autant de naturel la jeunesse, la rigueur et l’engagement patriotique. Madame Sinna Amadou Gaye, actuelle Directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (ANPEJ), fait indéniablement partie de celles-là.

Sa trajectoire force le respect autant qu’elle inspire confiance. Femme de conviction, de méthode et d’écoute, elle incarne cette nouvelle génération de cadres qui ne se contentent pas de discourir sur le développement, mais qui s’y engagent au quotidien, avec énergie et lucidité.

Formée à l’école de l’excellence et aguerrie sur le terrain exigeant de la gestion publique, Sinna Amadou Gaye s’est imposée par un management fondé sur la proximité, l’efficacité et la clairvoyance. À la tête de l’ANPEJ, elle a insufflé une dynamique nouvelle à la politique de l’emploi des jeunes, transformant l’agence en un véritable levier d’insertion, d’entrepreneuriat et d’innovation sociale.

Sous sa gouvernance, les programmes de formation et de financement ont été repensés pour répondre aux défis réels du marché du travail : adapter les compétences des jeunes aux besoins des entreprises, encourager la création de valeur locale et renforcer la compétitivité des talents sénégalais.

Mais au-delà des chiffres et des dispositifs, c’est sa vision profondément humaine du service public qui la distingue. Pour elle, chaque jeune formé, chaque entrepreneur accompagné représente une victoire collective — une promesse tenue au nom d’un Sénégal qui croit en sa jeunesse. Discrète mais efficace, elle agit plus qu’elle ne parle. Elle sait déléguer, sans jamais se dérober à ses responsabilités. Elle écoute avant de décider, convaincue que l’autorité sans compréhension n’est qu’un vain exercice de pouvoir.

Son engagement politique est à l’image de sa personnalité : fidèle, réfléchi et résolument tourné vers l’action. Elle s’inscrit dans la continuité du projet de société du Président de la République et du Premier ministre, qu’elle accompagne avec loyauté et pragmatisme dans l’édification d’un Sénégal émergent. Chez elle, la politique n’est pas un tremplin personnel, mais une mission de service collectif, un moyen d’améliorer concrètement la vie des populations, en particulier celle des jeunes et des femmes.

Derrière le titre de Directrice générale se dévoile une femme d’influence, mais aussi de cœur. Son dynamisme, sa capacité à fédérer les énergies, son sens aigu du devoir et sa fine compréhension des enjeux socioéconomiques font d’elle une référence en matière de leadership féminin. Sinna Amadou Gaye incarne une jeunesse sénégalaise consciente de ses responsabilités, fière de servir sa nation et déterminée à ériger le travail bien fait en valeur cardinale.

Dans un monde où beaucoup se contentent d’observer les changements, elle fait partie de celles qui les provoquent — par la constance, la compétence et une conviction inébranlable.

Paiements en liquide : SEN’EAU applique une taxe de 1 % conformément à la nouvelle loi fiscale

La société SEN’EAU a annoncé ce mardi l’application d’un droit de timbre de 1 % sur tous les paiements effectués en espèces, une mesure rendue obligatoire par la loi n°2025 du 27 septembre 2025. Dans un communiqué transmis à la presse, l’entreprise précise que cette disposition, entrée en vigueur depuis le 4 octobre 2025, s’applique à l’ensemble des règlements en liquide réalisés auprès de ses guichets.

« En application de la loi n°2025 du 27 septembre 2025, un droit de timbre de 1 % est à payer en sus sur tous les règlements en espèces, quel qu’en soit le montant », indique SEN’EAU. Cette décision découle de la volonté des autorités fiscales de réduire les transactions en cash et d’encourager l’utilisation de moyens de paiement électroniques, jugés plus sûrs et plus traçables.

Ce nouveau prélèvement concerne uniquement les paiements en espèces. Les clients qui règlent leurs factures par chèque, virement bancaire ou via les plateformes de mobile money ne sont donc pas concernés par cette taxe. SEN’EAU souligne que le montant du droit de timbre sera calculé sur la base du montant total réglé, avant d’être ajouté au paiement dû.

L’entreprise précise qu’elle se conforme strictement aux nouvelles dispositions fiscales adoptées par l’État et assure qu’aucun prélèvement supplémentaire ne sera appliqué en dehors du cadre légal.

Cette mesure, bien qu’elle suscite déjà des interrogations parmi certains usagers, s’inscrit dans une politique plus large de modernisation du système de recouvrement des taxes et de promotion de la digitalisation des paiements au Sénégal.

Pour les consommateurs, cette réforme représente un léger surcoût sur les paiements en liquide, mais elle vise, selon le ministère des Finances, à renforcer la transparence fiscale et à favoriser les transactions électroniques, considérées comme un levier de modernisation de l’économie nationale.

Inclusion financière : plus de 6,8 milliards FCFA injectés dans la microfinance pour dynamiser l’économie sociale au Sénégal

Le ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire (MMESS) a franchi une étape majeure dans la promotion de l’inclusion financière au Sénégal. Mardi, à Dakar, le ministre Alioune Dione a présidé la signature de conventions d’un montant global de 6,826 milliards FCFA avec plusieurs institutions de microfinance partenaires. Cet engagement marque le lancement effectif du Pacte pour l’inclusion financière universelle (PACTIFU), un programme stratégique visant à renforcer l’accès aux services financiers pour les populations les plus vulnérables.

Selon le ministre, le PACTIFU « formalise le cadre de collaboration entre le ministère et l’Association professionnelle des institutions de microfinance du Sénégal (APIM-Sénégal) », conformément à la stratégie de finance ciblée adoptée en Conseil des ministres du 18 décembre 2024. L’initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire de la microfinance un levier central de la lutte contre la pauvreté et de la relance économique inclusive.

Au total, 18 conventions individuelles ont été signées pour un montant de 5,267 milliards FCFA, tandis que six institutions de microfinance ont reçu des chèques symboliques représentant 1,559 milliard FCFA, portant ainsi le total à plus de 6,8 milliards FCFA. Ces financements seront principalement orientés vers les acteurs de l’Économie sociale et solidaire (ESS), notamment dans les secteurs clés que sont l’agriculture, la pêche, l’élevage et la transformation des produits locaux. L’objectif est clair : encourager la substitution aux importations, stimuler la production locale et favoriser la création d’emplois durables à travers un modèle économique équitable et participatif.

Alioune Dione a exhorté les institutions bénéficiaires à concevoir des produits financiers innovants, inclusifs et adaptés aux besoins des populations cibles, tout en respectant des normes rigoureuses de gouvernance, de transparence et de performance sociale. Il a également insisté sur l’importance de lier la rentabilité économique à des finalités sociales concrètes, notamment la réduction de la pauvreté et l’autonomisation des femmes et des jeunes, deux priorités de la politique nationale d’inclusion.

En conclusion, le ministre a rappelé que la finance islamique devait jouer un rôle de plus en plus déterminant dans ce dispositif. À travers le développement des coopératives productives solidaires (CPS), ce modèle alternatif constitue, selon lui, « un pilier essentiel du développement national », capable d’offrir des solutions éthiques et durables à la finance traditionnelle.

Le général Mbaye Cissé promu au grade de général d’armée par le président Bassirou Diomaye Faye

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à une promotion majeure au sein des Forces armées sénégalaises. Par décret présidentiel en date du 15 octobre 2025, il a élevé le général de corps d’armée Mbaye Cissé au grade supérieur de général d’armée. Cette décision, rapportée par FDS TV, prendra effet à compter du 30 octobre 2025.

Cette distinction marque une reconnaissance du parcours exemplaire et du leadership du général Mbaye Cissé, actuellement chef d’État-major général des armées (CEMGA). Nommé à ce poste stratégique le 6 avril 2023, il s’est illustré par son sens du devoir, son professionnalisme et sa contribution déterminante au maintien de la stabilité et à la modernisation de l’armée sénégalaise.

La promotion du général Cissé intervient à quelques mois de son départ à la retraite. En effet, selon les dispositions réglementaires en vigueur, il atteindra la limite d’âge du service actif en février 2026. À cette date, il rejoindra la deuxième section des officiers d’État-major, conformément à la réglementation militaire.

Cette élévation au grade de général d’armée – le plus haut dans la hiérarchie militaire sénégalaise – vient ainsi couronner une carrière jalonnée de responsabilités et d’engagement au service de la nation. Elle s’inscrit également dans la continuité des efforts du chef de l’État pour honorer et valoriser les hauts cadres de l’armée ayant marqué de leur empreinte la défense et la sécurité du pays.

SEN’EAU applique désormais un droit de timbre de 1 % sur tous les paiements en espèces

Depuis le 4 octobre 2025, un changement important est entré en vigueur pour les clients de la société nationale des eaux, SEN’EAU. Désormais, tous les paiements effectués en espèces sont soumis à un droit de timbre de 1 %, conformément à la loi N°2025 promulguée le 27 septembre 2025. Cette nouvelle disposition fiscale concerne l’ensemble des usagers, sans distinction de catégorie, et s’applique à toutes les transactions réglées en liquide, quel que soit le montant concerné.

Concrètement, chaque client qui choisit de payer sa facture d’eau en espèces devra désormais supporter un léger surcoût correspondant à 1 % du montant total versé. Ainsi, une facture de 10 000 F CFA payée en liquide reviendra à 10 100 F CFA, les 100 F CFA supplémentaires représentant le droit de timbre exigé par la nouvelle réglementation. SEN’EAU précise que cette mesure ne résulte pas d’une décision interne, mais découle directement des nouvelles obligations fiscales imposées par le gouvernement sénégalais.

Selon les autorités, cette réforme s’inscrit dans une politique nationale visant à moderniser le système fiscal, à renforcer la transparence et à encourager la traçabilité des transactions financières. Le gouvernement entend ainsi limiter la circulation excessive d’espèces dans l’économie, un phénomène souvent associé à l’informalité et à la difficulté de suivi des flux financiers. L’objectif est également d’inciter les citoyens et les entreprises à privilégier les moyens de paiement électroniques, jugés plus sûrs, plus pratiques et plus faciles à contrôler.

De son côté, SEN’EAU invite sa clientèle à prendre en compte cette nouvelle taxe lors du règlement de leurs factures et recommande vivement de privilégier les paiements dématérialisés — notamment par transfert mobile, carte bancaire ou autres solutions numériques disponibles. L’entreprise rappelle que ces canaux offrent plusieurs avantages, dont la sécurité, la rapidité et l’absence de frais supplémentaires liés au droit de timbre.

Affaire Badara Gadiaga : le chroniqueur de TFM enfin entendu après plus de cent jours de détention préventive

Après plus de trois mois passés derrière les barreaux, le chroniqueur de la Télévision Futurs Médias (TFM), Badara Gadiaga, voit enfin son dossier connaître une évolution significative. Selon des informations rapportées par Seneweb, le journaliste est convoqué ce lundi 27 octobre 2025 pour son audition au fond devant le juge du premier cabinet du tribunal de grande instance de Dakar. Cette étape marque un tournant décisif dans une procédure judiciaire restée longtemps en suspens depuis son inculpation en juillet dernier.

Inculpé le 14 juillet 2025 par le doyen des juges d’instruction, Badara Gadiaga fait face à une série de chefs d’accusation lourds. Il est notamment poursuivi pour discours contraires aux bonnes mœurs, diffusion de fausses nouvelles et offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République. À ces chefs s’ajoute la violation de plusieurs dispositions du Code pénal, notamment les articles 80 alinéa 2, 254, 255 et 257. Ce dernier article réprime la réception ou l’acceptation de dons destinés à mener une propagande susceptible de compromettre la sécurité publique, une infraction passible de lourdes sanctions.

L’audition de ce lundi est perçue par beaucoup comme un moment de vérité pour le chroniqueur. Elle lui permettra de présenter sa version des faits et de répondre directement aux accusations portées contre lui. Après plusieurs semaines d’attente marquées par un silence judiciaire pesant, cette convocation est accueillie comme un signe d’espoir par ses proches et ses soutiens. Certains y voient même un indicateur d’un possible déblocage de la situation, qui pourrait ouvrir la voie à une issue favorable.

Du point de vue procédural, cette audition au fond constitue une étape cruciale. À son issue, le juge d’instruction pourra décider de plusieurs options : ordonner le renvoi du dossier devant une juridiction de jugement, accorder une remise en liberté provisoire ou poursuivre l’instruction en fonction des éléments recueillis.

Affaire du prêt BNDE : Aïssatou Diop Fall dénonce une “cabale financière” contre son entreprise médiatique

La journaliste et patronne de presse Aïssatou Diop Fall se retrouve au cœur d’une tempête médiatico-financière après avoir été accusée par la Banque nationale pour le développement économique (BNDE) de « détournement » de fonds. L’affaire porte sur un prêt d’environ 100 millions de francs CFA, contracté en 2022 par sa société Prod ADF (SUARL), dans le cadre du lancement et du développement d’un groupe médiatique indépendant.

Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi, la fondatrice du média a tenu à apporter des éclaircissements sur ce dossier qui, selon elle, « prend une tournure injuste et malveillante ». Aïssatou Diop Fall a d’abord rappelé que le financement obtenu auprès de la BNDE entrait dans le cadre d’un partenariat transparent, soutenu par des mécanismes publics de garantie destinés à encourager l’entrepreneuriat féminin.

Elle a précisé que le montant du crédit avait été intégralement investi dans la mise en place de l’infrastructure technique et numérique de sa société, notamment la création de la chaîne YouTube du groupe, l’achat de matériel logistique, ainsi que la constitution d’un fonds de roulement pour assurer le fonctionnement quotidien de l’entreprise. « Chaque franc déboursé a été justifié et utilisé conformément à l’objet du prêt », a-t-elle déclaré face à la presse.

Concernant les modalités financières, la patronne de Prod ADF a indiqué avoir versé un dépôt de garantie équivalent à 20 % du montant total du prêt, tandis que le Fonds de garantie des investissements prioritaires (FONGIP) couvrait 50 % du risque bancaire. Elle affirme par ailleurs avoir respecté ses engagements initiaux en procédant à des remboursements mensuels d’environ 1 650 000 FCFA.

Toutefois, la journaliste admet que sa société a traversé une période difficile, marquée par des « attaques répétées contre son média », ce qui aurait considérablement fragilisé sa trésorerie. Face à cette situation, elle dit avoir sollicité une restructuration de la dette, conformément aux pratiques courantes dans le milieu bancaire. Cette demande, selon elle, avait été « reçue favorablement » par les services de la BNDE.

C’est donc avec « étonnement » qu’elle dit avoir appris, quelque temps plus tard, qu’une réclamation de 49 millions de francs CFA lui était adressée sous le régime UTN (Unité de Travail Nationale), accompagnée d’une plainte pour détournement. « Comment peut-on parler de détournement alors que le prêt a été utilisé pour les besoins mêmes de l’entreprise, avec un suivi régulier des décaissements ? » s’est-elle interrogée.

Pour Aïssatou Diop Fall, cette affaire s’apparente à une « cabale financière » visant à ternir son image et à affaiblir un média indépendant, porté par une femme entrepreneure. Elle a annoncé son intention de faire valoir ses droits devant la justice afin de rétablir la vérité et de défendre la réputation de son entreprise.

Fièvre de la Vallée du Rift et Mpox : le Sénégal reste en alerte face à la progression des épidémies

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a tiré la sonnette d’alarme ce mercredi 22 octobre 2025 à travers son dernier point de situation sanitaire. Le document révèle que le Sénégal fait face à une double menace épidémiologique : la fièvre de la Vallée du Rift (FVR) et la Mpox, anciennement appelée variole du singe. Depuis l’apparition de ces maladies, 277 cas confirmés ont été recensés à l’échelle nationale, dont 22 décès. Toutefois, 207 patients ont déjà été déclarés guéris, selon le communiqué officiel.

La situation la plus préoccupante demeure celle de la fièvre de la Vallée du Rift, qui enregistre une propagation rapide dans le nord du pays. La région de Saint-Louis est classée en zone rouge, concentrant à elle seule 240 cas sur l’ensemble du territoire. Le ministère indique que les districts sanitaires de Richard-Toll et Saint-Louis sont les plus touchés, avec respectivement 126 et 71 cas confirmés. D’autres localités de la région, telles que Dagana (20 cas) et Podor (16 cas), enregistrent également une incidence significative.

Le reste des cas de FVR est réparti dans plusieurs zones : Pété (7), Matam (13), Thilogne (8), Kanel (2), Ranérou (1), Louga (12), Linguère (5), Keur Momar Sarr (2), Sakal (2), Dahra (2), Fatick (8), Diofior (6), Kaolack (2), Nioro (1), ainsi que quelques cas isolés dans la région de Dakar, notamment à Keur Massar (1) et Sangalkam (1). Cette répartition géographique montre que, bien que la maladie reste principalement concentrée dans le Nord, elle tend à se disséminer vers d’autres régions, ce qui justifie le renforcement des mesures de surveillance et de riposte.

S’agissant de la Mpox, la situation demeure relativement stable selon le ministère. Depuis la confirmation du premier cas le 22 août 2025, 7 cas confirmés et 2 cas probables ont été recensés, tous localisés dans la région de Dakar. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée jusqu’à présent, et huit patients ont déjà été guéris. Néanmoins, les autorités sanitaires maintiennent une surveillance renforcée, notamment à travers le suivi de 30 personnes contacts actuellement sous observation.

Dans son communiqué, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique exhorte les populations à faire preuve d’un sens élevé de responsabilité et de vigilance, en respectant scrupuleusement les mesures de prévention. Il appelle également à une collaboration active avec le personnel médical et les relais communautaires, essentiels pour freiner la propagation de ces deux épidémies.

La fièvre de la Vallée du Rift, transmise principalement par les moustiques et affectant à la fois les animaux et les humains, représente une menace majeure pour les zones rurales du Nord, où l’élevage est une activité dominante. Quant à la Mpox, elle continue de faire l’objet d’une surveillance épidémiologique accrue, afin d’éviter une propagation dans les zones urbaines densément peuplées.

Réorganisation de l’espace public à Mbour : le Préfet annonce le retrait des épaves de véhicules à partir du 4 novembre

Dans le cadre de la politique de réorganisation et de libération de l’espace public, le Préfet du département de Mbour, Amadou Diop, a annoncé le lancement d’une vaste opération de retrait systématique des épaves de véhicules sur l’ensemble du périmètre communal. Cette initiative, d’envergure départementale, débutera officiellement le mardi 4 novembre 2025, selon un communiqué rendu public le 21 octobre.

Cette mesure s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités locales de remettre de l’ordre dans l’occupation des voies publiques et d’améliorer le cadre de vie des populations. En effet, la présence d’épaves de véhicules dans plusieurs quartiers de Mbour constitue depuis des années une véritable source de désordre urbain, d’insalubrité et parfois même d’insécurité. En procédant à leur enlèvement, l’administration préfectorale entend assurer la libre circulation des personnes et des biens, tout en favorisant une meilleure fluidité du trafic.

Le communiqué précise également que cette opération vise à renforcer la sécurité routière et à promouvoir un environnement plus sain et plus agréable pour les habitants. Les véhicules abandonnés ou stationnés de manière irrégulière sur la voie publique seront donc retirés par les services compétents à compter du 4 novembre. Toutefois, avant le démarrage effectif de cette campagne, le Préfet invite tous les propriétaires concernés à procéder, de manière volontaire, à l’enlèvement de leurs véhicules afin d’éviter toute mesure coercitive.

Amadou Diop a par ailleurs tenu à rappeler que cette initiative s’inscrit dans une logique d’intérêt général et ne vise nullement à sanctionner, mais à restaurer l’ordre et la propreté dans l’espace public. Il en appelle ainsi au sens du civisme, de la responsabilité et de la collaboration de tous les citoyens pour la réussite de cette opération.

Le Préfet a conclu en soulignant que la réussite de cette campagne dépendra de l’engagement collectif des populations, des collectivités locales et des forces de l’ordre, mobilisées pour redonner à Mbour un visage plus harmonieux et sécurisé.

Jaxaay : 17 individus arrêtés dans un appartement pour pratiques jugées contre nature

Une opération de grande envergure a été menée par les éléments du commissariat de Jaxaay, à la suite de dénonciations répétées faisant état de fréquentations jugées douteuses dans un appartement situé à la Cité Kalia. Ces signalements faisaient mention de rassemblements réguliers d’individus du même sexe, ce qui a suscité la vigilance des forces de l’ordre.

Selon le journal Libération, les policiers ont effectué une descente musclée dans la nuit du week-end dernier, aboutissant à l’arrestation de dix-sept personnes, dont une femme. Les mis en cause ont été identifiés comme suit : Djiby Sèye, âgé de 32 ans et commerçant domicilié aux Parcelles Assainies ; Ameth Thiam, 22 ans, tailleur résidant à Malika Plage ; Mouhamet Seck, 25 ans, tailleur à Yeumbeul ; Pape Mbaye, 28 ans, également tailleur et habitant Rufisque ; Alé Lô, 18 ans, danseur originaire de Guédiawaye ; Mayacine Guèye, 36 ans, tailleur à Guédiawaye ; Serigne Saliou Fall, 27 ans, commerçant à Almadies 2 ; Assirou Niang, 25 ans, footballeur à Guédiawaye ; Aly Sané, 34 ans, tailleur à Louga ; Mouhamed Diakhaté, 18 ans, élève domicilié à Liberté 6 ; Cheikh Mbaye, 25 ans, commerçant à Keur Massar ; Aliou Cissé, 22 ans, mécanicien à Diamniadio ; Mbaye Seck, 20 ans, tailleur à Guédiawaye ; Serigne Bara Kanté, 32 ans, étudiant résidant au Lac Rose ; Mamadou Baldé, 23 ans, artiste à Grand-Yoff ; et enfin Balla Kane, 20 ans, conducteur de moto-taxi domicilié à Jaxaay.

Lors de l’intervention, la plupart des suspects étaient en tenue d’Adam, certains étant même surpris en pleins ébats sexuels. Les policiers ont découvert sur place plusieurs préservatifs usagés éparpillés dans les toilettes, des huiles de massage, des lubrifiants ainsi qu’un cornet de chanvre indien déjà entamé.

Une femme, identifiée comme Seynabou Ndong, née en 2002 à Kaolack, se trouvait également dans l’appartement. Elle a déclaré exercer comme travailleuse du sexe, mais sans détenir de carnet sanitaire, ce qui constitue une infraction supplémentaire au regard de la réglementation en vigueur.

Bambilor : la Caisse des Dépôts et Consignations accusée de destruction des champs de la famille Diallo Pitch

Le conflit foncier opposant la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), dirigée par Fadilou Keita, à la famille de feu l’homme d’affaires Diallo Pitch, vient de franchir un nouveau cap. À Bambilor, des bulldozers envoyés par la CDC ont envahi le champ d’exploitation agricole appartenant à la famille Diallo, détruisant l’ensemble des plants cultivés depuis plusieurs mois. Cette opération, menée sous forte présence sécuritaire, a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et relancé le débat sur la gestion foncière au Sénégal.

Selon les informations recueillies sur place, le site agricole, exploité depuis des années par la famille Diallo, aurait été au centre d’un litige foncier opposant les héritiers à la CDC. La semaine dernière déjà, le gardien du terrain avait été expulsé manu militari, avant qu’une conférence de presse organisée par la famille pour dénoncer « une spoliation en règle » ne soit brutalement interrompue par la gendarmerie.

L’incident a pris une tournure nationale après la diffusion d’une vidéo par Cheikh Fall Guéye, membre du comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Sur les images devenues virales, on voit un bulldozer raser méthodiquement les champs verdoyants de la famille Diallo, sous les regards impuissants de ses membres. La scène a profondément choqué l’opinion publique, relançant les critiques sur les méthodes jugées expéditives de certaines institutions publiques en matière de gestion des terres.

Dans une longue publication, Cheikh Fall Guéye a dénoncé ce qu’il qualifie de « visage brutal de la gestion foncière au Sénégal ». Selon lui, « derrière les mots techniques comme expropriation, déguerpissement ou contentieux, se cache une réalité plus crue : celle d’une famille qu’on prive de sa terre, de ses efforts et de sa récolte… parfois en une matinée ». Le chroniqueur s’interroge : « Fallait-il vraiment envoyer des bulldozers avant la moisson ? Fallait-il, au nom de la légalité, sacrifier la dignité et la patience d’une famille qui a cultivé, entretenu et fait vivre ce sol ? » Pour lui, l’État a, une fois de plus, « choisi la force au détriment du bon sens ».

Le professeur et journaliste Khalifa Ababacar Gaye a également fustigé l’attitude de la CDC. Dans une publication très partagée, il a écrit : « Mon sang de paysan ne peut que dénoncer cette cruauté face à cette culture détruite en deux temps trois mouvements. Peu importe le contentieux, il fallait attendre la moisson. C’est cela, humaniser la justice et le droit. »

Sur les réseaux sociaux, les réactions d’indignation se sont multipliées. De nombreux internautes ont exprimé leur colère face à ce qu’ils considèrent comme une atteinte grave à la dignité humaine. « Ce qui manque dans ce pays, c’est l’empathie, savoir se mettre à la place de l’autre, ne serait-ce qu’un instant. Cet acte est lâche et ignoble. Attendez au moins qu’ils fassent leur récolte, bon sang ! », s’est emportée Adja Mbeya sur Facebook.

France – Le patron du groupe Avenir Communication placé sous contrôle judiciaire : la défense dénonce une procédure politique

Le directeur du groupe de presse Avenir Communication, propriétaire notamment du journal Le Quotidien, a été interpellé en France dans le cadre d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires sénégalaises. Selon les informations rapportées par RFI, cette interpellation a eu lieu après la notification officielle du mandat par le parquet général de la Cour d’appel de Versailles.

L’audition du patron de presse s’est tenue devant le magistrat de la juridiction française, qui devait décider de son éventuel placement en détention provisoire. À l’issue du débat, le juge a finalement opté pour un contrôle judiciaire, écartant ainsi la demande de placement en détention.

Son avocat, Me Vincent Brengarth, membre du barreau de Paris et du collectif des avocats de la défense, a confirmé cette décision et dénoncé une procédure à connotation politique. « Un débat a eu lieu pour déterminer si mon client devait être placé en détention provisoire ou bénéficier d’un contrôle judiciaire. Nous avons fait valoir le risque inhérent à cette procédure dont l’inspiration est profondément politique », a-t-il déclaré.

La défense estime que la demande d’extradition formulée par les autorités sénégalaises repose sur des accusations infondées et injustifiées. Me Brengarth parle d’une « instrumentalisation de la justice » visant à faire taire un acteur influent du paysage médiatique sénégalais. Selon lui, les éléments du dossier ne permettent pas de justifier une telle démarche internationale à l’encontre de son client.

La prochaine étape de cette affaire se jouera devant la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Versailles, qui devra examiner la régularité et le bien-fondé de la demande d’extradition. C’est à cette instance qu’il reviendra de trancher sur la suite à donner à la procédure engagée par Dakar.

En attendant cette audience, le directeur du groupe Avenir Communication demeure en liberté, mais sous contrôle judiciaire. Il reste donc tenu de se conformer à certaines obligations fixées par la justice française, dans l’attente du jugement sur le fond du dossier.

Démantèlement d’un important trafic de carburant à Keur Massar : un commerçant arrêté avec 770 litres de gasoil et d’essence

Un vaste trafic de carburant vient d’être mis à nu par la Brigade de recherches de la compagnie de Keur Massar. Les gendarmes, agissant sur la base d’un renseignement anonyme, ont interpellé un commerçant en flagrant délit de détention et de vente illicite de produits pétroliers. L’opération, minutieusement préparée, s’est soldée par la saisie de 770 litres de gasoil et d’essence stockés illégalement à son domicile.

Tout a commencé lorsqu’une source anonyme a alerté les forces de l’ordre sur l’existence d’un trafic de carburant à l’orée de la commune de Niague, plus précisément à Keur Marème Mbengue, dans le secteur du Lac Rose. Selon les informations recueillies, un individu y écoulait régulièrement du gasoil et de l’essence en dehors des circuits légaux.

Face à cette information, les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar ont rapidement mis en place une opération d’observation et de surveillance. L’objectif était de confirmer les soupçons et de surprendre le principal suspect en pleine activité.

Le samedi 18 octobre 2025, l’équipe de surveillance décide de passer à l’action. Les gendarmes, en civil, se rendent discrètement au domicile du suspect. Ils y trouvent le commerçant, identifié sous le nom de A. Baldé, né en 1990, en train de procéder à l’équilibrage de la contenance de plusieurs bidons remplis de carburant. Pris sur le fait, il est immédiatement interpellé.

La perquisition menée dans la foulée permet de mesurer l’ampleur du trafic. Les enquêteurs découvrent une impressionnante réserve de produits pétroliers entreposés à l’intérieur de la maison. Au total, 35 bidons de 20 litres de gasoil et d’essence, 5 bidons de 10 litres de gasoil et 20 bidons d’un litre d’essence sont saisis, pour un volume global de 770 litres.

Interrogé sur la provenance de ce carburant, A. Baldé a refusé de livrer l’identité de ses fournisseurs. Il a simplement déclaré qu’il s’agissait de « personnes qu’il croisait occasionnellement », une version jugée peu crédible par les enquêteurs.

À la suite de son arrestation, le commerçant a été conduit dans les locaux de la Brigade de recherches de Keur Massar, où il a été placé en garde à vue. Les bidons de carburant ont été saisis et consignés comme pièces à conviction.

Au terme de l’enquête préliminaire, A. Baldé a été déféré lundi dernier devant le parquet pour trafic illicite de produits pétroliers, une infraction passible de lourdes sanctions prévues par la législation sénégalaise.

Démantèlement d’un vaste réseau de braqueurs dirigé par le tiktokeur « Rang Mouy Gaaw »

Selon des informations exclusives rapportées par le journal L’Observateur, la série d’attaques à main armée qui avait récemment semé la terreur à Linguère, Thiès et Kathialy vient de connaître un tournant décisif. Les forces de police ont réussi à mettre la main sur une redoutable bande criminelle, dirigée, d’après les enquêteurs, par un personnage bien connu des réseaux sociaux : le tiktokeur Samba Kâ, alias « Rang Mouy Gaaw ». Ce dernier, âgé de 34 ans et originaire de Diaffé, a été arrêté hier en compagnie de la majorité de ses complices, marquant ainsi l’un des coups de filet les plus marquants de ces derniers mois.

Les éléments du Commissariat urbain de Linguère, à l’origine de cette opération, enquêtaient depuis plusieurs semaines sur une série de braquages audacieux qui avaient visé notamment des points de transfert d’argent et des établissements commerciaux. Le nom de Samba Kâ était apparu très tôt dans l’enquête comme celui du principal suspect. Berger de profession mais devenu une figure populaire sur TikTok, il est désormais présenté par la police comme le cerveau présumé du braquage du point Wave de Linguère, survenu dans la nuit du 8 au 9 septembre 2025.

L’arrestation du tiktokeur a été rendue possible grâce à une enquête minutieuse et à la coopération de plusieurs commissariats de la région. D’après L’Observateur, un de ses présumés complices, M. Diop, vigile originaire de Kathialy, a été le premier à tomber. Interpellé par la police, celui-ci a livré des aveux partiels, niant toute implication directe dans le braquage, mais désignant formellement Samba Kâ comme « le cerveau » de l’opération. Ces déclarations ont suffi à déclencher une vaste traque policière, qui s’est soldée par l’arrestation du principal suspect après plusieurs jours de filature et de ratissage.

Dans le cadre de cette même opération, huit autres individus ont été interpellés. Parmi eux figurent A. Dia, maçon âgé de 33 ans, A. Diouga, maçon de 23 ans, N. Diouga, 38 ans, et S. Diouga, ouvrier de 25 ans, tous domiciliés à Kathialy, ainsi que I. Fall, conducteur de moto-Jakarta résidant à Linguère. Tous seraient impliqués, à divers niveaux, dans les attaques menées ces dernières semaines dans la région.

Les investigations en cours ont permis d’établir des liens entre cette bande et plusieurs autres braquages perpétrés dans le centre du pays. Les enquêteurs soupçonnent notamment le groupe d’être à l’origine de trois attaques majeures : celle du point Wave de Linguère, celle de la station-service Elton de Thiès, et celle du restaurant Yaye Awa à Kathialy. Ces soupçons sont appuyés par des preuves matérielles et des enregistrements issus de caméras de surveillance, qui auraient permis d’identifier plusieurs membres du réseau lors des faits.

La police, qui se félicite de cette avancée significative, reste toutefois prudente. Des sources proches de l’enquête indiquent que certains complices présumés sont toujours en fuite et activement recherchés. Les forces de l’ordre poursuivent donc leurs opérations afin de mettre un terme définitif aux agissements de cette bande, dont les méthodes violentes et la mobilité avaient jusque-là compliqué le travail des enquêteurs.

Démantèlement d’un réseau de proxénétisme et de trafic de drogue aux Almadies : une affaire qui secoue la jet-set dakaroise

Un vaste réseau mêlant proxénétisme et trafic de drogue a été mis à jour par les forces de sécurité sénégalaises dans le quartier huppé des Almadies, à Dakar. Selon les informations rapportées par Le Témoin dans son édition de mardi, ce réseau bien structuré opérait au cœur même de la capitale et ciblait une clientèle triée sur le volet, composée de personnalités influentes et de membres de la haute société.

À la tête de cette organisation se trouverait une jeune femme du nom de A. Diallo, issue d’un milieu aisé et particulièrement connue dans les milieux mondains dakarois. Cette figure de la jet-set gérait, d’après les premières investigations, un réseau de prostitution haut de gamme tout en fournissant à ses clients des substances stupéfiantes, notamment de la cocaïne et d’autres drogues dures.

A. Diallo n’agissait pas seule. Elle bénéficiait du concours d’une complice, une étudiante djiboutienne également bien introduite dans les cercles festifs de la capitale sénégalaise. Ensemble, les deux femmes auraient mis en place un système sophistiqué, combinant soirées privées, livraisons discrètes et couverture médiatique soigneusement entretenue.

Cependant, l’étau s’est rapidement resserré autour du réseau. Une série d’opérations de surveillance et d’interpellations menées par les forces de sécurité ont permis d’identifier plusieurs membres actifs et d’arrêter certains intermédiaires. Des quantités importantes de drogue, ainsi que du matériel compromettant, auraient été saisis lors des perquisitions.

Pendant ce temps, les deux principales suspectes, conscientes de la gravité de la situation, auraient pris la fuite. Des sources proches de l’enquête indiquent qu’elles se trouveraient actuellement à Dubaï, où elles sont activement recherchées grâce à une collaboration entre les autorités sénégalaises et leurs homologues étrangères.

L’affaire, encore en cours d’instruction, suscite déjà une vive émotion à Dakar, tant par l’identité des personnes impliquées que par les ramifications sociales et économiques du réseau. La révélation prochaine de l’identité complète de la principale suspecte pourrait faire grand bruit dans les milieux mondains et relancer le débat sur les dérives liées à la débauche, à la drogue et à l’argent facile dans certains cercles de la capitale.

Le LSS de Kaolack apporte son soutien à Samuel Sarr pour sa défense du Président Nicolas Sarkozy

Le Parti du Libéralisme Social Sénégalais (LSS) de Kaolack tient à exprimer publiquement son soutien à l’ancien ministre d’État Samuel A. Sarr, à la suite de sa prise de position en faveur de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, actuellement confronté à une épreuve judiciaire.

Dans une déclaration empreinte de fraternité et de loyauté, M. Sarr a dénoncé ce qu’il qualifie de « scandale judiciaire sans précédent », tout en saluant les sacrifices et les engagements du Président Sarkozy envers la France et les peuples africains.

Le LSS de Kaolack salue cette démarche courageuse et réaffirme son attachement aux valeurs de justice, de solidarité et de reconnaissance.

Le parti appelle l’ensemble des forces libérales et panafricaines à rester mobilisées et unies pour la défense des principes fondamentaux de l’État de droit et du respect des personnalités ayant œuvré pour le rapprochement entre les continents.

Samba Sadji,

Coordonnateur régional du LSS à Kaolack.

PLUS DE 60% DES AGRICULTEURS / ÉLEVEURS ET PRÈS DE 40% DES PÊCHEURS TOUCHÉS : Les changements climatiques menacent la sécurité alimentaire

Le Sénégal subit de plein fouet les effets du changement climatique et les populations rurales en ressentent les conséquences les plus directes. Selon la première Enquête nationale sur les risques environnementaux et la vulnérabilité de la population selon le genre (ENREVG), réalisée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), plus de 60% des agriculteurs et éleveurs ont enregistré une baisse de rendement en raison des aléas climatiques.
Les femmes sont particulièrement touchées : 62,2% d’entre elles déclarent une diminution de leur production contre 59,5% chez les hommes.
En milieu rural, la situation est encore plus préoccupante puisque 68,2% des producteurs ont vu leurs rendements chuter contre 42,4% en milieu urbain. Les régions de Kolda (81,3%), Sédhiou (79,8%), Kaffrine (74,7%) et Fatick (74,6%) figurent parmi les plus affectées.
Les écarts de genre persistent à travers tout le territoire. À Dakar, par exemple, 40,5% des femmes rapportent une baisse de rendement contre seulement 14% des hommes. Des disparités similaires s’observent dans des zones agricoles clés comme Diourbel (52,3% contre 36%), Kaolack (69,8% contre 57,9%), Kaffrine (74,7% contre 74,6%) et Fatick (74,7% contre
74,6%). En effet, l’accès limité des femmes à la terre, aux intrants et aux équipements agricoles accentue leur vulnérabilité.
D’après les agriculteurs et éleveurs, cette situation est principalement due aux vagues de chaleur récurrentes (81,7%), l’augmentation des températures (66,9%), la diminution des précipitations (59,4%), la dégradation des terres (44%) et la désertification (35,8%).
Parallèlement, la pêche n’est pas épargnée. Près de 40% des pêcheurs ont dû augmenter leur temps de travail pour faire face à la raréfaction des ressources halieutiques et à la dégradation de l’environnement marin. Les pêcheurs des zones urbaines sont davantage affectés (57%) que ceux des zones rurales (12,9%). Cependant dans ce secteur, les hommes restent les plus nombreux à prolonger leurs heures de pêche (47,1% contre 1,6% de femmes).
Cette intensification du travail en mer est surtout liée aux vagues de chaleur récurrentes (88,8%), à la perte de biodiversité aquatique (84%), à l’augmentation des températures (67,6%) et aux épisodes de froid extrême (64,8%).
Les résultats de l’étude mettent également en évidence que sur les dix premiers évènements/phéno-mènes climatiques, les femmes enregistrent des proportions plus élevées que celles des hommes en cas de perte de biodiversité aquatique / raréfaction des espèces (100% contre 83,9%), d’épisodes de froid extrême récurrents (100,0% contre 64,5) et de perte de la biodiversité terrestre et aérienne / raréfaction des espèces (81,6% contre 61,6%).
Entre sécheresses, inondations, érosion côtière et perte de biodiversité, le Sénégal est confronté à une série de crises climatiques qui fragilisent les moyens de subsistance et aggravent les inégalités. Ces bouleversements menacent la sécurité alimentaire et accentuent la précarité, notamment chez les femmes.
Face à ces défis, les résultats de l’enquête de l’ANSD et d’ONU Femmes rappellent l’urgence d’une adaptation inclusive, qui devrait tenir compte du rôle et des besoins spécifiques des femmes dans la résilience climatique. Qu’elles cultivent la terre ou jettent leurs filets en mer, ce sont elles qui, souvent, subissent le plus durement les caprices d’une nature en perpétuelle mutation.


Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°589 – 22/10/2025

🔴 PLUS DE 60% DES AGRICULTEURS / ÉLEVEURS ET PRÈS DE 40% DES PÊCHEURS FRAPPÉS PAR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES : LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE MENACÉE
🔴 « ASER-GATE » / VÉRIFICATION DU TAUX D’EXÉCUTION D’ÉLECTRIFICATION RURALE : TAS EN TOURNÉE

🔴 SAISON 2025/2026 : LA LSFP FIXE LE COUP D’ENVOI AUX 1er ET 2 NOVEMBRE

Octobre Rose au Centre Hospitalier Abass Ndao : une mobilisation totale pour la prévention et le dépistage des cancers féminins

Le Centre Hospitalier Abass Ndao (CHAN) s’illustre une nouvelle fois comme un acteur majeur de la santé féminine au Sénégal à l’occasion des Journées d’Octobre Rose 2025, qui se déroulent sur deux jours, du 21 au 22 octobre. La cérémonie officielle, prévue le 22 octobre, se tiendra sous la présidence effective du Directeur Général du CHAN, le Pr Demba Diedhiou, entouré de figures clés du centre hospitalier telles que Pr Halimatou Diop, chef de service de biologie moléculaire, et le Dr Raymond Alipio, chef de service de la maternité. Cette initiative vise à renforcer la lutte contre le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus, maladies qui continuent de représenter un lourd fardeau pour la santé des femmes au Sénégal.

Dès l’ouverture de la campagne, les équipes du CHAN ont mis en place des salles de consultation spécialisées, permettant aux patientes de bénéficier d’un dépistage et d’une prise en charge médicale gratuite et personnalisée. La direction de l’hôpital a effectué une visite de contrôle pour s’assurer de la bonne organisation des activités et de la disponibilité des équipements nécessaires à la prise en charge optimale des patientes. Cette attention particulière reflète l’importance accordée par le CHAN à la qualité et à la rigueur des services offerts.

La mobilisation du personnel est totale, tous les services étant engagés dans un effort collectif pour assurer le dépistage, la sensibilisation et le suivi médical des femmes. Au-delà de la prise en charge clinique, l’accent est mis sur l’éducation et l’information, afin de permettre aux femmes de mieux comprendre l’importance de la prévention, des examens réguliers et d’une détection précoce des cancers féminins. Selon le Pr Demba Diedhiou, « votre santé est notre priorité », rappelant ainsi l’engagement indéfectible du CHAN envers la santé publique et la promotion de la santé féminine.

Cette initiative n’est pas seulement médicale mais également sociale. Elle constitue une plateforme de sensibilisation pour l’ensemble de la communauté, invitant les familles et le grand public à participer activement à la lutte contre les cancers féminins. Les autorités sanitaires espèrent ainsi renforcer la conscience collective sur l’importance de la prévention et de l’accès à des services de santé de qualité, surtout pour les populations les plus vulnérables.

En somme, les Journées d’Octobre Rose au CHAN témoignent d’une volonté de conjuguer efforts médicaux, sensibilisation communautaire et engagement institutionnel pour réduire l’impact des cancers féminins au Sénégal. Cette campagne s’inscrit dans la continuité des actions de santé publique visant à protéger, informer et accompagner chaque femme, dans une approche intégrée où prévention, dépistage et traitement sont étroitement liés.

Électrification rurale : Thierno Alassane Sall entame une tournée de contrôle du projet ASER-AEE Power EPC dans le nord du pays

Le député Thierno Alassane Sall a annoncé le lancement d’une mission de terrain dans les départements de Kébémer et de Louga à partir du jeudi 23 octobre 2025, pour une durée de quatre jours. Cette tournée s’inscrit dans le cadre du suivi du projet d’électrification rurale ASER-AEE Power EPC, une initiative d’envergure nationale destinée à accélérer l’accès à l’électricité dans les zones rurales du Sénégal.

L’ancien ministre de l’Énergie a précisé que cette visite vise avant tout à « vérifier concrètement les taux de réalisation », à évaluer la matérialité des chantiers en cours et à constater sur place la disponibilité des équipements installés. Pour Thierno Alassane Sall, cette démarche s’inscrit dans une logique de redevabilité et de transparence sur l’utilisation des fonds publics alloués à l’électrification rurale.

Le projet ASER-AEE Power EPC, confié à la société AEE Power, ambitionne de connecter des centaines de villages aux réseaux électriques nationaux ou isolés. L’avance de démarrage, fixée à 37 milliards de francs CFA, devait permettre à terme l’électrification de plus de 500 localités réparties principalement entre les régions de Louga et de Saint-Louis. Ces zones figurent parmi les plus concernées par le déficit énergétique rural, avec de nombreux villages encore privés d’électricité malgré les engagements pris dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE).

En choisissant de commencer sa tournée dans ces départements du nord, Thierno Alassane Sall entend poser un regard critique sur la gestion et le rythme d’exécution du programme. Selon lui, « il est impératif de s’assurer que les chantiers avancent réellement, que les ressources investies servent à ce pour quoi elles ont été débloquées, et que les populations rurales bénéficient effectivement du droit fondamental à l’énergie. »

Le parlementaire a également invité la presse nationale à accompagner cette mission afin de garantir une couverture médiatique transparente de la situation sur le terrain. Pour lui, la lumière publique constitue un levier essentiel de la bonne gouvernance : « Plus les citoyens sont informés, plus les acteurs sont redevables et efficaces. »

Le projet d’électrification rurale ASER-AEE Power EPC, s’il est conduit à terme dans les conditions prévues, pourrait contribuer à réduire significativement les inégalités énergétiques entre les zones urbaines et rurales, tout en stimulant l’activité économique locale à travers l’éclairage public, l’accès à l’eau potable et la dynamisation des petites entreprises.

Cette tournée de contrôle marque ainsi une étape importante dans la volonté de Thierno Alassane Sall d’imposer un suivi rigoureux des projets publics et de s’assurer que les promesses de développement ne restent pas lettre morte dans les zones les plus reculées du pays.

Rufisque : le maire Omar Cissé tire la sonnette d’alarme face à l’érosion côtière et appelle à une intervention urgente de l’État

La ville de Rufisque fait face à une situation environnementale de plus en plus alarmante. Confrontée à une érosion côtière accélérée, la vieille cité, l’une des plus anciennes du Sénégal, voit son littoral reculer chaque année sous l’effet de la montée des eaux et des vagues dévastatrices. Devant cette menace qui met en péril des quartiers entiers, le maire Omar Cissé a lancé un appel solennel à l’État du Sénégal pour qu’il engage des actions concrètes et rapides.

Le maire s’exprimait mardi à Dakar lors d’un atelier de l’Initiative pour la résilience en Afrique, un programme conjoint de la GIZ, de la CEDEAO et de l’Union africaine, consacré à la recherche de solutions durables face aux impacts du changement climatique. « Le prochain défi, pour lequel je sollicite l’accompagnement de l’État, c’est la lutte contre l’érosion côtière », a déclaré Omar Cissé, soulignant que le phénomène constitue aujourd’hui un véritable « problème » et un « défi majeur » pour sa municipalité.

À Rufisque, l’avancée de la mer a déjà provoqué la disparition de pans entiers du littoral, détruisant des habitations et menaçant des zones densément peuplées. Certaines parties historiques de la ville, autrefois animées, sont aujourd’hui envahies par les vagues. Pour le maire, la situation est d’autant plus préoccupante qu’elle risque d’empirer si rien n’est fait : « La mairie n’est pas encore parvenue à protéger la ville », a-t-il reconnu, tout en saluant les efforts accomplis dans la lutte contre les inondations, un autre fléau récurrent dans la commune.

Omar Cissé a indiqué que le conseil municipal de Rufisque a engagé plusieurs initiatives pour faire face à la dégradation du littoral, notamment par la sensibilisation des populations et l’identification des zones les plus menacées. Cependant, il admet que les moyens locaux sont limités : « Nous faisons ce que nous pouvons avec nos ressources, mais la nature du problème dépasse les capacités d’une collectivité locale. Nous avons besoin de l’appui de l’État et de ses partenaires techniques et financiers. »

L’édile espère que la rencontre tenue dans le cadre de l’Initiative pour la résilience en Afrique permettra de mobiliser des financements et d’aboutir à des projets concrets, capables de renforcer la résilience de Rufisque face aux impacts du changement climatique. Selon lui, il est temps de passer des études et diagnostics aux actions réelles sur le terrain.

Outre l’érosion, Omar Cissé a également attiré l’attention sur le déficit d’infrastructures de la commune, qui aggrave sa vulnérabilité. Routes dégradées, réseaux d’assainissement insuffisants, absence d’ouvrages de protection côtière : autant de facteurs qui fragilisent encore davantage la ville face aux aléas naturels.

Le cas de Rufisque est loin d’être isolé. De Saint-Louis à Saly, en passant par Joal, Kayar ou Dakar, plusieurs localités du littoral sénégalais subissent de plein fouet les effets de l’érosion marine. Des centaines de familles ont déjà été déplacées, des écoles et des commerces détruits, et des pans d’activités économiques menacés. Selon les experts, près de 70 % du littoral sénégalais présente aujourd’hui un risque élevé d’érosion.

Pour de nombreux observateurs, la réponse doit être nationale et intégrée. Les collectivités locales ne peuvent agir seules face à ce défi environnemental d’une telle ampleur. L’appel du maire de Rufisque résonne donc comme un cri d’alarme pour la sauvegarde d’un patrimoine historique et d’un espace vital, symbole de l’identité urbaine et maritime du Sénégal.

Affaire Madiambal Diagne : Bachir Fofana rectifie et assure que le journaliste s’est présenté volontairement à la police française

La situation entourant le journaliste et patron de presse Madiambal Diagne continue de faire couler beaucoup d’encre. Alors que plusieurs médias, aussi bien au Sénégal qu’en France, avaient annoncé son interpellation à Paris dans le cadre d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités sénégalaises, de nouvelles précisions viennent apporter un éclairage différent sur cette affaire.

C’est Bachir Fofana, un proche collaborateur de Madiambal Diagne, qui a pris la parole pour corriger ce qu’il qualifie de “désinformation”. Dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook, il a fermement démenti la version faisant état d’une arrestation forcée du journaliste par la police française. Selon lui, Madiambal Diagne n’a jamais été arrêté ni interpellé, mais s’est volontairement présenté aux autorités françaises afin de faire preuve de transparence et de collaborer pleinement avec la justice.

« Madiambal Diagne n’a jamais été cueilli ni arrêté. Il n’a pas été interpellé par les éléments du commissariat des Yvelines. Et ce n’est pas une arrestation pour l’exécution du mandat d’arrêt international lancé contre lui », a précisé Bachir Fofana, insistant sur le fait que le journaliste a voulu, par cette démarche volontaire, démontrer son respect du cadre légal et son refus de se soustraire à la justice.

Le proche du journaliste explique que Madiambal Diagne a pris l’initiative de se présenter accompagné de ses avocats aux services de police, afin de signaler sa présence sur le sol français. « La vérité est que Madiambal a pris les devants et s’est rendu de lui-même, accompagné de ses avocats, à la police pour les informer de sa présence sur le sol français. Il a été auditionné, puis il est rentré chez lui », a-t-il ajouté, soulignant ainsi le caractère volontaire de sa démarche.

Cette précision vient contredire les informations initiales selon lesquelles le journaliste aurait été interpellé à Paris sur ordre du parquet de Versailles. En réalité, il a été entendu par la Cour d’appel de Versailles, qui a décidé de le laisser libre sous contrôle judiciaire, en attendant la suite de la procédure d’extradition demandée par le Sénégal.

Pour rappel, Madiambal Diagne, directeur du Groupe Avenir Communication et propriétaire du journal Le Quotidien, fait l’objet d’une demande d’extradition émise par les autorités sénégalaises dans le cadre d’une condamnation pour diffamation. Ses avocats, parmi lesquels figurent Me El Hadj Amadou Sall, Me William Bourdon et Me Vincent Brengarth, ont dénoncé une procédure “irrégulière et infondée”, estimant que cette demande repose sur des motivations politiques plus que juridiques.

Cette affaire, très suivie par les milieux de la presse sénégalaise, suscite de nombreuses réactions sur la liberté d’expression, le rôle de la justice et la protection des journalistes. Le collectif de défense du journaliste a rappelé que Madiambal Diagne a toujours respecté la loi et qu’il “n’a jamais cherché à fuir ses responsabilités”.

En attendant la prochaine audience devant la Cour d’appel de Versailles, la tension reste vive entre partisans et détracteurs du journaliste. D’un côté, certains dénoncent une instrumentalisation politique de la justice, tandis que d’autres estiment que nul ne doit être au-dessus de la loi.

Quoi qu’il en soit, la sortie de Bachir Fofana vient apporter une nuance importante dans la compréhension des faits : Madiambal Diagne n’a pas été arrêté, mais s’est volontairement présenté aux autorités françaises, un geste que ses soutiens interprètent comme la preuve de sa bonne foi et de sa volonté d’affronter la justice à visage découvert.

Saint-Louis : le préfet annonce une vaste opération de retrait des épaves de véhicules à partir du 25 octobre

La ville de Saint-Louis s’apprête à vivre une importante opération de désencombrement de la voie publique. À partir du samedi 25 octobre 2025, la préfecture du département lancera une campagne de retrait systématique des épaves de véhicules abandonnés ou en stationnement irrégulier dans l’ensemble du périmètre communal.

Dans un communiqué signé par Abdoukhadre Dieylani Bâ, adjoint au préfet, les autorités administratives précisent que cette mesure s’inscrit dans une politique de réorganisation urbaine visant à rendre à la circulation et aux riverains les espaces publics longtemps occupés par des carcasses de véhicules et autres obstacles.

Selon le communiqué, l’opération a plusieurs objectifs : assurer la libre circulation des personnes et des biens, améliorer le cadre de vie des habitants, mais aussi renforcer la sécurité et la salubrité publiques. En effet, les épaves de véhicules, souvent abandonnées sur les trottoirs, dans les parkings ou le long des artères principales, constituent à la fois une gêne à la mobilité urbaine et un risque sanitaire. Elles favorisent l’insalubrité et servent parfois de repaires à des activités illicites.

La préfecture invite d’ores et déjà les propriétaires concernés à procéder volontairement à l’enlèvement de leurs véhicules avant le début de l’opération. À défaut, les services techniques compétents interviendront pour le retrait forcé des épaves, aux frais des contrevenants. « Cette mesure n’a pas pour but de punir, mais de restaurer l’ordre et la propreté dans nos espaces publics », souligne une source administrative.

Le préfet du département de Saint-Louis en appelle au sens de civisme et de responsabilité des citoyens pour la réussite de cette initiative d’intérêt général. Il rappelle que la propreté et la fluidité urbaine dépendent aussi de l’implication de chaque habitant dans la préservation de son environnement immédiat.

Cette campagne s’inscrit dans la dynamique nationale de désencombrement des voies publiques, initiée depuis plusieurs mois par le ministère de l’Intérieur et les collectivités territoriales. Après Saint-Louis, d’autres régions du pays devraient suivre dans les semaines à venir, afin d’harmoniser les efforts de modernisation urbaine et d’amélioration du cadre de vie dans toutes les grandes agglomérations du Sénégal.

Avec cette initiative, les autorités locales entendent donner un nouvel élan à la politique d’assainissement et d’embellissement de la ville tricentenaire, fidèle à sa vocation de capitale régionale historique, touristique et culturelle.

Transition énergétique : le Sénégal franchit le cap des 1 903,8 MW de puissance installée, dont près de 30 % issus des énergies renouvelables

Le Sénégal continue de renforcer sa position de modèle africain en matière de transition énergétique. Selon les chiffres officiels communiqués mardi par Cheikh Niane, secrétaire général du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, le pays a atteint une puissance installée totale de 1 903,8 mégawatts (MW), dont 29,1 % proviennent désormais des énergies renouvelables.

Cette performance marque une étape importante dans la stratégie nationale de diversification du mix énergétique, lancée depuis plusieurs années pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles et favoriser une production d’énergie plus propre et durable.

Lors de l’atelier de validation de l’Enquête nationale sur les énergies renouvelables, Cheikh Niane a insisté sur l’importance d’une approche basée sur des données fiables. « Je réaffirme notre engagement à faire de la donnée statistique et de l’analyse rigoureuse les fondements d’un secteur énergétique performant et résilient », a-t-il déclaré. Cette enquête constitue, selon lui, « la première photographie statistique complète du secteur énergétique sénégalais », intégrant aussi bien les usages des entreprises que ceux des ménages.

Les résultats révèlent toutefois des disparités marquées entre les zones urbaines et rurales, ainsi qu’entre les différents segments économiques. Le directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables (ANER), Diouma Kobor, a précisé que 93,3 % de la production d’énergie utilisée par les entreprises proviennent encore des sources fossiles, contre 6,7 % d’origine renouvelable. À l’inverse, le monde rural recourt davantage aux énergies vertes grâce à la multiplication des kits solaires individuels et des mini-réseaux électriques autonomes, qui permettent de pallier le déficit de raccordement au réseau national.

Pour Abdou Diouf, directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), cette enquête offre désormais aux décideurs un outil stratégique pour calibrer les politiques publiques. « Nous avons pu mesurer la puissance installée des systèmes solaires domestiques, le volume réel de production, mais aussi la perception des ménages face aux énergies vertes », a-t-il expliqué. Ces informations serviront à mieux orienter les incitations fiscales, les programmes d’investissement et les projets de modernisation du secteur.

Les partenaires techniques et financiers saluent cette initiative. Catherine Phuong, représentante du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a souligné que cette base de données « parle le langage des banques de développement, des fonds climat et des investisseurs privés ». Elle pourrait ainsi faciliter l’accès du Sénégal aux financements verts et permettre de mettre à jour les indicateurs d’accès universel à l’énergie, notamment la part du solaire dans le mix énergétique.

Pour le secrétaire général Cheikh Niane, cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision d’un Sénégal énergétiquement autonome, fondée sur la transparence statistique, la planification rationnelle et la souveraineté énergétique. « Nous voulons bâtir un secteur solide, durable et souverain, où chaque décision repose sur la preuve », a-t-il conclu.

Dakar – Un pompiste de la station Shell condamné à six mois avec sursis pour abus de confiance

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict dans une affaire d’abus de confiance impliquant un employé de longue date d’une station-service Shell. Vieux Cissé, pompiste depuis 1997, a été reconnu coupable d’avoir détourné des fonds de la caisse et condamné à six mois de prison avec sursis assortis d’une amende de 50 000 FCFA, lors de l’audience tenue le jeudi 16 octobre 2025.

L’affaire trouve son origine dans un déficit constaté à la fin du service du prévenu. Selon ses propres déclarations, il aurait découvert un manque de 194 000 FCFA dans la caisse après sa prise de fonction. « J’ai attendu le gérant sans le voir. J’ai noté le montant manquant sur le carnet », a tenté de se justifier Vieux Cissé à la barre. Le pompiste a également évoqué un second déficit, apparu en octobre, après deux ventes de carburant à des camions. Il a soutenu que cet argent aurait été égaré lors de ses déplacements et a assuré avoir proposé au gérant, Mbaye Mbow, de compenser la perte sur son salaire.

Mais ces explications n’ont pas convaincu le ministère public. Le procureur a pointé des contradictions dans le récit du prévenu : « Il parle tantôt d’une perte, tantôt d’un dépôt quelque part », a-t-il relevé avant de requérir six mois de prison assortis du sursis et une amende de 100 000 FCFA.

L’avocat de la partie civile, représentant la direction de la station, a de son côté dénoncé une récidive. « Ce n’était pas une erreur. Il avait déjà commis un premier manquement pour lequel la direction avait été conciliante. Mais il a recommencé », a-t-il soutenu. Le conseil a réclamé 800 000 FCFA de dommages et intérêts, tout en reconnaissant que Vieux Cissé, père de six enfants, avait déjà remboursé 400 000 FCFA avant le procès.

La défense, plaidant la bonne foi et la précarité du prévenu, a sollicité la clémence du tribunal. À l’issue des débats, la juridiction a décidé de retenir la culpabilité du pompiste tout en lui accordant les circonstances atténuantes. En plus de l’amende, Vieux Cissé devra verser 700 000 FCFA à la partie civile à titre de réparation des préjudices subis, selon les informations rapportées par le journal Le Soleil.

Ce verdict, qui met un terme à près de trois décennies de collaboration entachées par cette affaire, rappelle la rigueur du droit du travail face aux manquements à la probité professionnelle, même dans les secteurs où la confiance reste la pierre angulaire des relations entre employeurs et employés.

Négociations avec le FMI : la dette du Sénégal explose à 132 % du PIB selon le Fonds

Le Sénégal entame cette semaine des négociations décisives avec le Fonds Monétaire International (FMI), dans un contexte économique tendu marqué par une forte pression budgétaire et une crise de confiance des investisseurs. Ces discussions visent à finaliser un nouvel accord de financement, un an après la suspension du précédent programme d’un montant de 1,8 milliard de dollars, interrompu à la suite de divergences sur la gestion budgétaire et la transparence des comptes publics.

L’urgence de ces pourparlers s’explique par la révélation, jugée explosive, faite récemment par l’administration du président Bassirou Diomaye Faye. Selon les autorités actuelles, l’ancien gouvernement aurait dissimulé près de 7 milliards de dollars d’emprunts non déclarés, gonflant considérablement le niveau réel de la dette publique. Cette annonce a eu l’effet d’une bombe sur les marchés financiers et a conduit les agences de notation S&P et Moody’s à abaisser la note souveraine du Sénégal, invoquant un « manque de fiabilité des données budgétaires ».

La tension a encore monté d’un cran la semaine dernière, lorsque le FMI a publié ses propres évaluations. D’après les données relayées par Bloomberg, l’institution financière internationale estime désormais que la dette publique du Sénégal représente 132 % du Produit Intérieur Brut (PIB), bien au-delà des 119 % avancés par le gouvernement sénégalais. Cet écart de treize points de pourcentage a semé le doute parmi les partenaires financiers du pays et déclenché un net repli de la confiance sur les marchés obligataires régionaux.

Pour les observateurs économiques, cette divergence traduit un différend méthodologique, mais surtout un manque de transparence hérité de la précédente gestion. Plusieurs experts estiment que certains emprunts, notamment souscrits par des entreprises publiques ou garantis par l’État, n’auraient pas été intégrés dans les statistiques officielles, ce qui fausse la lecture réelle de l’endettement.

Dans ce contexte, les discussions avec le FMI s’annoncent particulièrement ardues. Le gouvernement cherche à restaurer la crédibilité du pays sur les marchés internationaux tout en évitant une cure d’austérité trop sévère. « Le Sénégal veut un accord équilibré qui protège les équilibres macroéconomiques sans compromettre les investissements sociaux », a confié une source proche du ministère des Finances.

Le président Bassirou Diomaye Faye et son équipe économique misent sur une approche de transparence et de vérité des comptes, censée convaincre le FMI et les bailleurs de la sincérité de la nouvelle gouvernance. Cette stratégie s’inscrit dans une logique de rupture avec les pratiques antérieures, accusées d’avoir masqué la réalité des chiffres.

Cependant, la tâche s’annonce difficile. Avec une dette équivalente à plus de 130 % du PIB, le Sénégal se trouve désormais au-dessus du seuil critique fixé par les institutions financières internationales pour les pays à revenu intermédiaire. Une telle situation pourrait limiter sa capacité à emprunter sur les marchés extérieurs et alourdir le coût du financement de sa dette.

Les négociations devraient se poursuivre tout au long de la semaine à Dakar, en présence d’une mission du FMI dirigée par Edward Gemayel, chef de division pour l’Afrique de l’Ouest. Les discussions porteront sur la consolidation budgétaire, la réforme du secteur public et la rationalisation des dépenses, mais aussi sur la manière d’assurer une croissance inclusive dans un contexte de contraintes financières accrues.

Affaire Madiambal Diagne : la défense dénonce une demande d’extradition « infondée et entachée d’irrégularités »

L’affaire Madiambal Diagne connaît un nouveau rebondissement. Les avocats du journaliste et patron de presse ont vivement réagi, ce mardi 21 octobre 2025, à la demande d’extradition formulée par les autorités sénégalaises à l’encontre de leur client. Selon eux, cette procédure est « dénuée de fondement et entachée d’irrégularités graves ».

Interpellé à Paris sur la base d’un mandat d’arrêt international transmis par le parquet général de Versailles, Madiambal Diagne a été entendu dans la journée par la Cour d’appel de Versailles. Après examen du dossier, la juridiction française a décidé de le laisser libre sous contrôle judiciaire, écartant ainsi toute détention provisoire, le temps de statuer sur la demande d’extradition.

Dans un communiqué conjoint, un collectif d’avocats composé notamment de Me El Hadj Amadou Sall, Me William Bourdon et Me Vincent Brengarth, a dénoncé « une tentative d’instrumentalisation de la justice internationale à des fins politiques ». Les conseils de M. Diagne soulignent que « la décision du premier président de la Cour d’appel de Versailles tient compte du statut de Madiambal Diagne, personnalité publique, journaliste connu, propriétaire d’un titre de presse et figure respectée dans le paysage médiatique sénégalais ».

Le collectif rappelle également qu’« aucun élément du dossier ne permettait de supposer que M. Diagne tenterait de se soustraire à la procédure judiciaire », et que cette absence de risque de fuite a logiquement conduit la justice française à privilégier la liberté sous contrôle judiciaire.

Sur le fond, la défense s’est montrée particulièrement critique à l’égard des autorités sénégalaises, estimant que « la procédure d’extradition souffre d’irrégularités manifestes et d’un manque flagrant de base juridique ». Les avocats soutiennent que les accusations portées contre leur client « relèvent davantage d’une volonté de représailles politiques que d’un véritable dossier pénal ».

D’après leurs déclarations, la demande d’extradition ne reposerait sur aucune infraction clairement définie dans les conventions bilatérales en vigueur entre la France et le Sénégal. Ils évoquent également un non-respect des procédures prévues par le Code de procédure pénale sénégalais, notamment en matière de notification et de transmission de documents.

Cette affaire, qui suscite une large attention dans les milieux médiatiques et juridiques, intervient dans un contexte de tensions récurrentes entre certains acteurs de la presse et le pouvoir en place à Dakar. Plusieurs observateurs y voient une tentative de museler les voix critiques, tandis que d’autres appellent à la prudence, rappelant que la procédure doit suivre son cours devant les juridictions françaises.

En attendant la prochaine audience, le journaliste reste sous contrôle judiciaire à Paris. Ses avocats se disent confiants quant à l’issue de la procédure et assurent que leur client « fera face à la justice avec sérénité et détermination ».

Le collectif a également tenu à rappeler le rôle essentiel de la liberté de la presse dans un État de droit, soulignant que « la criminalisation des opinions et des publications journalistiques constitue une menace directe pour la démocratie ».

Idrissa Sow élu président de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples

Le magistrat sénégalais Idrissa Sow a été porté à la tête de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), l’un des organes les plus importants de l’Union africaine en matière de protection et de promotion des droits humains sur le continent. Basée à Banjul, en Gambie, la CADHP a pour mission de veiller au respect et à la mise en œuvre de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, adoptée en 1981, et considérée comme le texte fondateur du système africain de protection des droits fondamentaux.

Cette élection marque une nouvelle étape dans la carrière d’Idrissa Sow, reconnu pour son engagement constant en faveur de la justice, de la gouvernance et des droits humains. Magistrat chevronné, il a exercé plusieurs fonctions de responsabilité au sein de la magistrature sénégalaise avant d’être nommé membre de la CADHP. Son parcours exemplaire et sa connaissance approfondie des enjeux juridiques et institutionnels du continent ont largement plaidé en sa faveur lors du processus de désignation.

Pour le Sénégal, cette nomination revêt une portée symbolique et diplomatique majeure. Selon des sources relayées par Emédia, elle conforte la position du pays comme un acteur de référence sur la scène africaine, notamment dans les domaines de la démocratie, de la transparence institutionnelle et de la promotion des droits de l’homme. Dakar s’impose ainsi comme une voix écoutée dans les débats relatifs à la gouvernance et à l’État de droit en Afrique.

Sous la présidence d’Idrissa Sow, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples devrait renforcer ses actions en matière de suivi des violations des droits fondamentaux, de dialogue avec les États membres de l’Union africaine et de sensibilisation à la culture des droits humains. Les défis sont nombreux, allant de la protection des défenseurs des droits humains à la lutte contre les atteintes aux libertés fondamentales dans certaines régions du continent.

Madiambal Diagne libre sous contrôle judiciaire en France, la procédure d’extradition se poursuit

Le journaliste et patron de presse sénégalais Madiambal Diagne est désormais libre de tous ses mouvements en France. Selon des informations obtenues par Seneweb, il a été entendu ce mardi devant le parquet général de Versailles dans le cadre de la procédure d’extradition engagée contre lui à la suite d’un mandat d’arrêt international émis par le Sénégal.

Au cours de son audition, Madiambal Diagne a présenté sa version des faits et apporté des éclaircissements sur sa situation judiciaire, notamment sur les raisons pour lesquelles il conteste le mandat d’arrêt dont il fait l’objet. La Cour d’appel, après examen du dossier, a estimé qu’il n’était pas nécessaire de le maintenir en détention. Elle a ainsi autorisé son retour à son domicile, mais sous contrôle judiciaire, le temps que la procédure suive son cours.

Le contrôle judiciaire implique que le journaliste reste à la disposition de la justice française en attendant la décision définitive concernant sa possible extradition vers le Sénégal. Cette mesure traduit une forme de liberté encadrée, sans placement en détention provisoire.

Dans un communiqué rendu public, le collectif d’avocats de Madiambal Diagne a vigoureusement dénoncé la procédure en cours, qualifiant la demande d’extradition d’« infondée » et « politiquement motivée ». Ses conseils estiment que les accusations mentionnées dans le mandat sénégalais ne reposent sur aucun élément concret et que leur client fait l’objet d’une instrumentalisation judiciaire.

Pour rappel, Madiambal Diagne, directeur général du groupe Avenir Communication, est cité dans une information judiciaire ouverte à Dakar. Celle-ci porte sur des transactions financières suspectes d’un montant estimé à 21 milliards de francs CFA, relevées dans un rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières).

Drame à Diourbel : un bébé meurt devant l’hôpital Heinrich Lübke, le parquet ouvre une enquête pour négligence médicale

L’affaire suscite une profonde émotion à Diourbel. Selon les informations rapportées par Libération, le parquet de la ville a procédé, hier, à l’exhumation du corps d’un bébé né prématuré, dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte après un drame survenu devant l’hôpital régional Heinrich Lübke. Les premiers éléments de l’enquête sont particulièrement accablants et laissent entrevoir de graves manquements dans la prise en charge médicale de la mère.

D’après le récit du journal, tout est parti d’un signalement reçu par la police le samedi 18 octobre 2025, aux environs de 15 heures. Les autorités ont été informées qu’une jeune femme avait accouché la veille, entre 21 heures et 22 h 30, juste devant la porte principale de l’hôpital régional. Selon les premières constatations, la patiente s’était présentée dans la structure sanitaire pour y accoucher, mais elle aurait été refoulée par le personnel de la maternité au motif qu’il n’y avait « pas de place » disponible.

Livrée à elle-même, en plein travail, la jeune femme aurait fini par accoucher devant la devanture de l’hôpital, dans des conditions extrêmement précaires. Le nouveau-né, né prématurément, serait décédé sur place, avant même de recevoir la moindre assistance médicale.

Alerté, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Diourbel a immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de situer les responsabilités. Dans le cadre de cette procédure, plusieurs témoignages ont déjà été recueillis, notamment celui de la grande sœur de la victime, Ndiague Ndiaye, dite Astou Ndiaye, âgée de 44 ans et domiciliée à Ngohé.

Entendue par les enquêteurs, cette dernière a confirmé que sa sœur n’avait pas été admise à la maternité malgré les signes évidents d’un accouchement imminent. Elle a également précisé que le personnel n’était intervenu qu’après la naissance du bébé, alors que celui-ci ne présentait plus de signes de vie. Le corps du nourrisson a ensuite été enterré le lendemain, samedi, dans leur village natal de Ngohé.

Face à la gravité des faits, le parquet de Diourbel a ordonné l’exhumation du corps du bébé afin de permettre la réalisation d’une autopsie. Cette expertise médicale vise à déterminer les causes exactes du décès et à établir s’il résulte d’une négligence ou d’un retard dans la prise en charge de la mère.

Parallèlement, les auditions se poursuivent au sein des services de police. Plusieurs membres du personnel de la maternité ont été convoqués et entendus sur procès-verbal. Certains agents seraient directement mis en cause dans le rapport préliminaire consulté par Libération, lequel fait état de graves manquements dans la chaîne de soins et de responsabilité médicale.

Madina Baffé : Les jeunes dénoncent une gestion « opaque et discriminatoire » des emplois à la mine de Managem

Une vive protestation a éclaté à Madina Baffé, où les jeunes et notables de la localité ont organisé une marche pacifique pour dénoncer ce qu’ils qualifient de gestion « opaque et discriminatoire » des opportunités d’emploi au sein de la société minière Managem. Cette mobilisation, conduite par Souleymane Samoura, Fodé Alpha Tandian et Taha Camara, visait à attirer l’attention des autorités locales et nationales sur un malaise social grandissant au sein des populations riveraines.

Les manifestants, rassemblés dans une atmosphère à la fois calme et déterminée, ont exprimé leur profond sentiment d’exclusion face aux recrutements effectués par la société minière. Selon eux, les jeunes de Madina Baffé et des villages environnants sont largement écartés des emplois offerts, alors même qu’ils subissent directement les impacts environnementaux et sociaux de l’exploitation minière. « Nous réclamons simplement justice et équité », ont scandé les protestataires, déplorant une politique d’embauche qui favoriserait des travailleurs venus d’autres régions du pays, voire de l’étranger.

Derrière cette mobilisation se cache un sentiment de marginalisation croissant. Les jeunes accusent Managem de négliger les communautés locales, pourtant premières concernées par les activités de la mine. Ils estiment que cette situation alimente les frustrations et accentue la fracture sociale entre la société minière et les populations hôtes.

Les manifestants ont également lancé un appel appuyé au respect du contenu local, une disposition inscrite dans la législation minière sénégalaise et censée garantir la participation active des entreprises et travailleurs locaux dans la chaîne d’exploitation. Ils reprochent à Managem de recourir massivement à des prestataires extérieurs, ce qui, selon eux, prive les structures locales d’opportunités économiques importantes. Pour les habitants, le respect du contenu local n’est pas seulement une obligation légale, mais un levier essentiel de développement communautaire, capable de créer des emplois durables et de favoriser une redistribution équitable des bénéfices issus de l’exploitation minière.

Au-delà de la revendication d’emplois, les populations de Madina Baffé appellent à une meilleure prise en compte de la responsabilité sociale de l’entreprise. Elles exhortent les autorités administratives et les dirigeants de Managem à instaurer un dialogue franc, inclusif et constructif afin d’apaiser les tensions et de répondre aux attentes légitimes des riverains.

Arrestation de Madiambal Diagne en France : la défense dénonce une procédure « infondée »

Le journaliste sénégalais Madiambal Diagne a été interpellé ce mardi 21 octobre 2025 en France, dans le cadre d’un mandat d’arrêt international émis par le parquet général de Versailles. L’information a été confirmée par Me El Hadj Amadou Sall, membre de son collectif d’avocats.

Selon les précisions fournies par ses conseils, le patron du groupe Avenir Communication a été placé sous contrôle judiciaire, en attendant qu’une décision soit rendue sur une éventuelle extradition vers le Sénégal. Madiambal Diagne a comparu devant la cour d’appel, qui a décidé de le laisser en liberté tout en imposant des mesures restrictives.

Le collectif d’avocats, qui comprend notamment Me Vincent Brengarth du cabinet Bourdon & Associés, a salué cette décision, estimant qu’elle tient compte du profil de leur client. « La cour a pris en considération le fait que M. Diagne est une personnalité publique, journaliste reconnu et propriétaire d’un organe de presse. Aucun élément ne laisse penser qu’il chercherait à se soustraire à la justice », a fait savoir la défense dans un communiqué.

Toutefois, les avocats contestent avec vigueur la procédure d’extradition engagée contre leur client. Ils dénoncent une demande « totalement infondée » et entachée d’« irrégularités manifestes ». Pour eux, les accusations formulées contre Madiambal Diagne ne reposent sur aucun fondement juridique solide.

La défense entend désormais faire valoir ses arguments devant la Chambre de l’instruction de Versailles, juridiction compétente pour statuer sur la validité de la demande d’extradition. Les conseils de M. Diagne se disent confiants et assurent que les éléments du dossier démontreront le caractère abusif de la procédure.

Le collectif d’avocats chargé de la défense du journaliste est composé de plusieurs figures du barreau sénégalais et français, parmi lesquelles Me El Hadj Amadou Sall, Me Baboucar Cissé, Me William Bourdon, Me Dior Diagne, Me Antoine Mbengue, Me Papa Sène, Me Ousmane Thiam, Me Ramatoulaye Bâ, Me Arona Basse, Me Philippine Vaganay et Me Vincent Brengarth.

Santé oculaire : 204 patients opérés gratuitement de la cataracte à Keur Massar grâce à Direct Aid

Le district sanitaire de Keur Massar a abrité, du 17 au 20 octobre 2025, la quatrième édition d’un camp gratuit de chirurgie de la cataracte au profit des populations vulnérables. À cette occasion, 204 patients ont bénéficié d’interventions chirurgicales gratuites, grâce à un programme entièrement financé par l’ONG koweïtienne Direct Aid Society, avec l’appui technique du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

Organisée au centre de santé de Keur Massar, cette campagne s’inscrit dans le cadre du programme national de promotion de la santé oculaire au Sénégal, dirigé par le Dr Moctar Dieng Badiane. L’initiative vise à redonner la vue aux personnes défavorisées souffrant de cataracte, une maladie qui constitue la première cause de cécité dans le pays.

« Il s’agit de notre quatrième camp gratuit de chirurgie de la cataracte en 2025, destiné aux personnes de la banlieue qui n’ont pas les moyens de se faire opérer de cette pathologie. Les coûts médicaux sont souvent très élevés, alors que la cataracte cause chaque année de nombreux cas de cécité au Sénégal », explique El Hadj Sall, responsable du programme santé de Direct Aid.

Selon lui, les interventions ont concerné 204 malades pris en charge « entièrement à nos frais, aussi bien pour l’opération chirurgicale que pour les médicaments ». Il se réjouit du succès total des opérations, remerciant Dieu, le Dr Moctar Dieng Badiane et ses équipes pour leur professionnalisme.

El Hadj Sall a également salué la présence du député-maire de la commune de Keur Massar, Mme Marie Angélique Diouf, lors de la clôture du camp, ainsi que l’accueil chaleureux des autorités sanitaires locales.

« Nous remercions particulièrement notre principal partenaire, le Dr Moctar Dieng Badiane, coordonnateur national du programme de promotion de la santé oculaire du ministère de la Santé, ainsi que ses collaborateurs du centre de santé de Keur Massar. Nous adressons aussi nos remerciements à Mme Marie Angélique Diouf, maire de la commune, pour sa disponibilité et son engagement », a-t-il ajouté, avant de se dire très satisfait du déroulement du camp.

Cette initiative humanitaire s’inscrit dans la volonté de l’ONG Direct Aid Society d’améliorer l’accès aux soins oculaires et de lutter contre la cécité évitable au Sénégal.

A. Saleh

Drame à Golf-Sud : un vigile originaire de Diakhaté retrouvé mort dans des conditions atroces

Le quartier de Golf-Sud, non loin de Cambérène, a été le théâtre d’un drame d’une rare violence dans la nuit du 16 au 17 octobre 2025.

Aliou Badara Tall, âgé de 41 ans, originaire du village de Diakhaté dans la commune de Ndiédieng (département de Kaolack), et vigile de profession, a été sauvagement agressé à l’arme blanche vers trois heures du matin, selon des sources proches de la victime.

Malgré son évacuation d’urgence à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, le quadragénaire a succombé à ses blessures d’une extrême gravité.

Selon le certificat d’inhumation, l’agression subie par A. B. Tall témoigne d’une brutalité inouïe. Le rapport médico-légal établi par le chef du service d’Anatomie et de Cytologie Pathologiques de l’hôpital Idrissa Pouye fait état de plaies profondes et létales.

Résidant aux Parcelles Assainies, Unité 11, la victime serait décédée d’un choc hémorragique secondaire à une plaie pénétrante de la région parotidienne gauche.

L’arme utilisée, vraisemblablement une lame tranchante de grande taille, aurait provoqué des lésions irréversibles : section de la veine jugulaire externe, atteinte du nerf vague et de l’artère carotide externe, ainsi qu’une perforation de l’oropharynx, avec présence de sang dégluti dans l’estomac, selon le rapport médical.

Très éprouvée, la famille du défunt dénonce un acte barbare et réclame justice.

« Nous ne voulons pas que cette affaire soit étouffée. Il a simplement fait son travail. Il mérite justice », a déclaré Omar Cissé, un proche parent de la victime.

Le commissariat d’arrondissement de Golf-Sud a ouvert une enquête afin d’identifier et d’arrêter l’auteur ou les auteurs de ce crime d’une rare sauvagerie. Les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur les circonstances et les motivations de cette agression mortelle.

Arrestation de Madiambal Diagne en France : 21 milliards de francs CFA au cœur d’une enquête judiciaire

Madiambal Diagne, patron du groupe Avenir Communication, a été arrêté en France sous le coup d’un mandat d’arrêt international. L’information a été confirmée par l’un de ses avocats à Seneweb, mettant ainsi un point d’attention sur une affaire judiciaire qui suscite déjà de vives réactions au Sénégal et au-delà.

Cette arrestation intervient dans le cadre d’une information judiciaire portant sur de présumées transactions suspectes. Selon les premières indications, ces opérations, détaillées dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), concernent un montant total de 21 milliards de francs CFA. Les investigations sont en cours afin de déterminer l’origine et la nature exacte de ces fonds, ainsi que la responsabilité éventuelle de Madiambal Diagne dans ces opérations financières.

Le groupe Avenir Communication, bien connu dans le paysage médiatique et entrepreneurial sénégalais, se retrouve ainsi au cœur d’une affaire qui pourrait avoir des répercussions importantes, tant sur le plan judiciaire qu’économique. Les avocats de Madiambal Diagne n’ont pas encore fait de déclaration officielle sur les suites de cette arrestation, mais le dossier est suivi de près par les autorités compétentes, tant en France qu’au Sénégal.

Cette affaire soulève également des questions sur le contrôle et la transparence des transactions financières de grande envergure dans le pays, et pourrait influencer les prochaines mesures de régulation et de surveillance mises en place par les institutions financières et judiciaires sénégalaises.

Cameroun : tensions post-électorales après l’annonce des résultats provisoires de la présidentielle

Au lendemain de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, le paysage politique camerounais est marqué par une vive tension. La Commission nationale de recensement des votes (CNRV) a annoncé hier que le président sortant, Paul Biya, serait le vainqueur du scrutin avec un score situé entre 53 et 54 % des suffrages exprimés, en attendant la validation définitive par le Conseil constitutionnel.

Âgé de 92 ans et au pouvoir depuis 43 ans, Paul Biya devancerait ainsi Issa Tchiroma Bakary, 72 ans, ancien ministre ayant démissionné en juin dernier, auquel la CNRV attribue entre 35 et 36 % des voix. Ces résultats, pourtant, sont contestés par l’ancien ministre de l’Information. Selon des procès-verbaux de bureaux de vote en sa possession et qu’il a publiés sur les réseaux sociaux, Issa Tchiroma Bakary serait en réalité en tête avec 60 % des suffrages.

Dans une vidéo diffusée dimanche et d’une durée de près de cinq minutes, Tchiroma, visiblement ému, a qualifié ce score de « victoire écrasante », affirmant qu’il représentait « une sanction claire du régime en place et un plébiscite en faveur d’un changement immédiat ». « Notre victoire est claire. Elle doit être respectée », a-t-il insisté, appelant le gouvernement à « accepter la vérité des urnes ou plonger le pays dans un tourment ».

Le gouvernement a réagi avec fermeté face à ces déclarations. Dans un communiqué, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a dénoncé « l’attitude irresponsable et arrogante » de Tchiroma, qualifiant sa démarche de « conspirationniste et anti-républicaine » et visant, selon lui, à « mettre le Cameroun à feu et à sang ». De son côté, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti de Paul Biya, a dénoncé « un grotesque canular » et une « forfaiture inadmissible dans un État de droit », affirmant attendre sereinement les résultats officiels.

Sur le terrain, la tension reste palpable. Des renforts de gendarmerie ont été déployés dans plusieurs villes, notamment à Garoua, Douala et Yaoundé, pour prévenir tout débordement. Les récentes manifestations des partisans de l’opposition ont déjà donné lieu à des incidents, dont la mise à feu d’une permanence du RDPC à Dschang, illustrant l’inquiétude croissante quant à la stabilité sociale dans le pays.

La situation reste donc extrêmement délicate, avec un risque de polarisation politique et sociale. Les prochains jours, et en particulier la validation finale des résultats par le Conseil constitutionnel, seront déterminants pour l’avenir politique du Cameroun.

Sédhiou : un drame conjugal vire au meurtre — Borry Sonko tue sa femme avant de s’enfuir en Gambie

Un drame d’une rare violence a secoué la localité de Samakoung, dans le département de Sédhiou, le jeudi 9 octobre 2025. Borry Sonko, un habitant du village, a battu à mort son épouse, B. Mandiang, mère de quatre enfants, après l’avoir soupçonnée d’infidélité. Le meurtrier présumé, qui avait pris la fuite juste après les faits, a été retrouvé en Gambie avant d’être remis aux autorités sénégalaises.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, tout serait parti d’un simple malentendu conjugal. Ce jour-là, B. Mandiang avait reçu sur son téléphone un transfert d’argent provenant d’un parent établi à Dakar. Cette somme devait être redistribuée à plusieurs membres de sa famille vivant dans la région. Pour éviter toute confusion, la jeune femme a aussitôt appelé l’expéditeur afin de s’assurer de la part de chacun.

C’est à cet instant que son mari, Borry Sonko, a surpris la conversation. Entendant une voix masculine au bout du fil, il a aussitôt cru que son épouse entretenait une relation avec un autre homme. Submergé par la jalousie, il a arraché le téléphone et s’est violemment jeté sur sa femme, la rouant de coups avec une brutalité extrême. Les cris de détresse de la victime ont alerté les proches, qui sont intervenus pour tenter de la sauver.

Au lieu d’alerter les autorités, la famille de Borry Sonko a préféré dissimuler le drame, espérant étouffer l’affaire. Craignant que la gravité des blessures ne soit découverte, ils ont décidé d’évacuer la jeune femme vers l’hôpital régional de Ziguinchor, plutôt que celui de Sédhiou, plus proche. Mais malgré les soins reçus, B. Mandiang a succombé à ses blessures quelques heures après son admission.

À l’annonce de sa mort, le mari violent a immédiatement pris la fuite. Pendant plusieurs jours, il est resté introuvable dans la région avant de franchir la frontière pour se réfugier en Gambie. Pendant ce temps, la gendarmerie de Sédhiou, informée des faits, a ouvert une enquête et procédé aux constats d’usage. La dépouille de la victime a été inhumée le samedi suivant, dans une atmosphère de profonde douleur.

Après dix jours de cavale, la traque du fugitif a finalement pris fin grâce à une étroite collaboration entre les forces de sécurité sénégalaises et gambiennes. Les enquêteurs ont réussi à localiser Borry Sonko dans le village de Bourfout, en territoire gambien. Pris par surprise, il a été arrêté par la police locale avant d’être remis, dimanche dernier, aux gendarmes de Sédhiou.

Entendu par les enquêteurs, le mis en cause a reconnu les faits. Il devrait être déféré dans les prochains jours devant le parquet de Sédhiou pour « homicide volontaire » sur son épouse. Ce drame, qui endeuille une famille et un village tout entier, relance une fois de plus le débat sur les violences conjugales, fléau persistant dans plusieurs régions du pays.

Maître Ciré Clédor Ly met en garde le tandem Sonko-Diomaye : « Le pouvoir est pris, mais il n’est pas pleinement exercé »

Dans un contexte post-électoral marqué par les attentes d’une jeunesse déterminée à voir le changement se concrétiser, Maître Ciré Clédor Ly, avocat de renom et figure influente du barreau sénégalais, a lancé un vibrant appel au duo présidentiel Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Selon lui, l’heure n’est plus à la prudence mais à l’action. Il estime que la survie du nouvel ordre politique issu des urnes dépend d’une refonte profonde, voire radicale, de la justice et de l’administration.

« Tout État qui ne se dote pas d’une justice forte est destiné à l’effondrement », avertit Maître Ly, pour qui la justice doit être « une lance de fer dans un fourreau d’acier ». L’avocat ne mâche pas ses mots et dénonce la faiblesse structurelle du système judiciaire sénégalais, qu’il juge gangrené par des années de compromissions et de soumissions au pouvoir politique. « Une justice faible est une justice de compromission », tranche-t-il, rappelant que de nombreux juges et procureurs ayant activement participé à la répression durant les trois années de crise politique « restent impunis et commencent à échapper à toute sanction pénale et pécuniaire ».

Pour l’avocat, cette absence de reddition de comptes met en péril la crédibilité du processus de rupture promis par le nouveau pouvoir. Mais le mal, selon lui, ne s’arrête pas à la justice. Maître Ly s’en prend également à une administration qu’il qualifie de « compradore », c’est-à-dire dépendante d’intérêts étrangers et hostiles au changement. « Cette administration travaille intelligemment et méthodiquement à l’échec du gouvernement d’Ousmane Sonko », accuse-t-il, estimant que des forces internes s’activent pour neutraliser les réformes.

Plus grave encore, il alerte sur l’existence d’une « contre-révolution » en gestation, soutenue selon lui par des réseaux internes et des appuis extérieurs. « Elle est prête à l’assaut, avec une 5e colonne qui partira de l’Hexagone, de Paris, dès la semaine prochaine », prévient-il, appelant le pouvoir à ne pas adopter une posture défensive, mais à réagir avec fermeté et anticipation.

Maître Ciré Clédor Ly, connu pour son franc-parler et son engagement constant aux côtés des victimes de la répression, exhorte le tandem Sonko-Diomaye à ne pas trahir l’esprit de la révolution citoyenne. Il rappelle le prix élevé payé par le peuple sénégalais au cours des dernières années : « Le Sénégal a vécu trois interminables années de répression sanglante, d’emprisonnements arbitraires, de tortures, de barbarie et de meurtres. »

Dans une mise en garde solennelle, il avertit le nouveau gouvernement : « Toute révolution non assumée et qui s’accommode de réformes non systémiques est vouée à un lamentable échec. » Pour lui, la rupture doit être totale et les réformes engagées doivent rompre avec les logiques du passé. « Le système doit être cassé, le pouvoir pleinement exercé et les commandes confiées à ceux qui avaient donné de leur liberté et de leur sang », martèle-t-il.

En s’adressant directement au président de la République et à son Premier ministre, l’avocat souligne la légitimité historique du duo au pouvoir : « Le tandem Sonko-Diomaye a l’onction de tout un peuple, la légitimité et la légalité. Le pouvoir est pris, mais il n’est pas pleinement exercé. »

Maître Ly conclut en revenant à ce qu’il considère comme le cœur de la transformation à venir : la justice. Selon lui, celle-ci, censée être la gardienne du nouvel ordre démocratique, « est restée sous le contrôle de l’ordre renversé ». D’où son appel à accélérer la cadence, à assumer sans réserve la rupture et à faire de la justice le socle d’un État véritablement nouveau.

Liberté 6 – Justice : Yassine Fall salue le courage des femmes du personnel pénitentiaire et promet une justice plus humaine

En visite ce lundi à la Maison d’arrêt pour femmes (MAF) de Liberté 6, la ministre de la Justice, Yassine Fall, a rendu un vibrant hommage aux femmes du personnel pénitentiaire, soulignant leur « courage » et leur « résilience » face aux défis quotidiens de leur mission. Cette étape s’inscrit dans le cadre d’une tournée nationale de contact initiée par la Garde des Sceaux dans les établissements pénitentiaires du pays.

Accueillie par la direction de la prison et les responsables de l’administration pénitentiaire, Mme Fall a d’abord tenu à échanger directement avec les détenues. Elle a écouté avec attention leurs doléances, portant notamment sur les conditions de détention, l’accès aux soins, la formation professionnelle et la réinsertion sociale. La ministre a assuré qu’elle examinerait ces préoccupations « avec la plus grande attention », réaffirmant la volonté du gouvernement de placer la dignité humaine au cœur de la politique carcérale.

Poursuivant sa visite, Yassine Fall s’est ensuite entretenue avec les agentes pénitentiaires, saluant leur dévouement et leur sens du devoir. « Je tiens à vous féliciter pour votre courage et votre engagement. Vous accomplissez une mission essentielle dans des conditions souvent difficiles, tout en assumant vos rôles de mères et d’épouses. Vous pouvez compter sur mon soutien pour améliorer vos conditions de travail », a-t-elle déclaré, sous les applaudissements du personnel.

Selon le ministère de la Justice, cette visite s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre l’administration pénitentiaire et les autorités de tutelle, afin de renforcer le dialogue, d’évaluer les besoins sur le terrain et d’identifier les priorités pour une réforme durable du système carcéral. Elle traduit la volonté du gouvernement de réhabiliter la fonction pénitentiaire, d’améliorer la prise en charge des détenus et de promouvoir une justice équitable, inclusive et respectueuse des droits humains.

Avant de quitter les lieux, Mme Fall a réaffirmé son engagement à poursuivre ces visites dans d’autres établissements du pays. « La justice ne se limite pas aux tribunaux, elle commence aussi dans nos prisons. C’est sur le terrain que nous pouvons écouter, comprendre et agir efficacement », a-t-elle souligné.

France – Nicolas Sarkozy incarcéré à la prison de la Santé : ses avocats déposent une demande de remise en liberté

Ce mardi 21 octobre 2025 restera comme une date inédite dans l’histoire politique française. Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, a été incarcéré à la prison de la Santé, à Paris. Une première dans la Ve République pour un ancien chef de l’État, qui ouvre une nouvelle page judiciaire dans une affaire déjà très médiatisée.

Dès son arrivée à la maison d’arrêt, ses avocats ont immédiatement déposé une demande de remise en liberté. Cette procédure, prévue par le code de procédure pénale, marque le début d’un nouveau bras de fer judiciaire entre la défense de l’ancien président et la justice française. Selon les informations recueillies, la cour d’appel devrait examiner cette demande dans les délais standards, sans aucun traitement particulier lié à son statut d’ancien chef d’État.

Interrogé sur le plateau de BFMTV, Me Christophe Ingrain, l’un des avocats de Nicolas Sarkozy, a affirmé : « Il n’y a objectivement aucune raison pour que la cour d’appel refuse cette mise en liberté, mais il y a l’aléa judiciaire et on y fera face. » Une déclaration prudente, qui traduit la tension entourant ce dossier.

Son confrère, Me Jean-Michel Darrois, visiblement ému, a pour sa part dénoncé une situation qu’il juge injuste : « C’est une honte. C’est un jour funeste pour Nicolas Sarkozy, mais aussi pour notre justice. » L’avocat a tenu à préciser que la procédure suivra son cours normal : « Il n’y aura pas de régime de faveur, sa demande sera examinée dans le délai moyen, soit environ un mois. En toute hypothèse, Nicolas Sarkozy fera trois semaines à un mois de détention avant que la cour d’appel statue. »

Selon les textes en vigueur, la justice dispose d’un maximum de deux mois pour se prononcer sur une demande de remise en liberté. Toutefois, plusieurs observateurs estiment que la décision pourrait intervenir plus rapidement, compte tenu de la sensibilité et de la visibilité du dossier.

L’incarcération de Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé marque un tournant symbolique. Pour la première fois, un ancien président français se retrouve derrière les barreaux, rappelant l’exigence d’égalité de tous devant la loi, mais ravivant aussi un profond débat sur la justice, la politique et la mémoire du quinquennat sarkozyste.

Goudomp – Singuère Diola : un village renaît avec sa première école après des années d’exil

Le son des rires d’enfants a de nouveau envahi les ruelles sablonneuses de Singuère Diola. Après plus de deux décennies d’exode forcé à cause du conflit en Casamance, les habitants de ce petit village de la commune de Kaour, dans le département de Goudomp, célèbrent un symbole fort du retour à la vie : l’ouverture de leur première école élémentaire.

Cette réalisation a été rendue possible grâce au leadership du maire Sékhou Samb Ndiaye, qui a procédé, ce lundi 20 octobre 2025, à la réception officielle de deux (02) salles de classe entièrement construites.

L’initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat fructueux entre la municipalité et le Programme de Développement Économique Communal (PDEC).

La cérémonie, présidée par les autorités locales, a réuni une foule nombreuse composée d’enseignants, d’élèves, de parents d’élèves et de notables du village. Tous sont venus témoigner leur reconnaissance pour cette œuvre qui vient renforcer les infrastructures scolaires de la localité.

Prenant la parole, le maire Sékhou Samb Ndiaye a réaffirmé son engagement en faveur de l’éducation :

« Parler peu mais travailler beaucoup, c’est notre credo. Ces deux salles de classe ne sont qu’un début. L’école est le socle du développement et nous continuerons à investir dans l’avenir de nos enfants », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

Le représentant du PDEC a, de son côté, salué la qualité du partenariat avec la municipalité de Kaour et la rigueur dans l’exécution des travaux. L’entrepreneur, l’équipe municipale et la population ont également été félicités pour leur implication tout au long du processus.

Ces nouvelles infrastructures permettront d’améliorer considérablement les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants, tout en réduisant la surcharge dans certaines classes.

Cette réception marque une étape importante dans la politique de développement local impulsée par la mairie de Kaour, qui fait de l’éducation une priorité.

L’initiative vient ainsi renforcer la dynamique communautaire autour d’un objectif commun : offrir à chaque enfant de Singuère Diola un cadre d’étude digne et propice à la réussite.

États-Unis : Moody’s condamnée à payer une amende record de 864 millions de dollars pour son rôle dans la crise des subprimes

La justice américaine a annoncé, dans un communiqué officiel, avoir conclu un accord historique avec l’agence de notation financière Moody’s. L’entreprise devra s’acquitter d’une amende de 864 millions de dollars, soit un peu plus de 486 milliards de francs CFA, pour avoir joué un rôle déterminant dans le déclenchement de la crise financière de 2008, dite des subprimes.

Selon le communiqué, repris par le quotidien Le Soleil, cette somme sera répartie entre plusieurs bénéficiaires. Le département de la Justice des États-Unis percevra 437,5 millions de dollars (près de 250 milliards de francs CFA), tandis que 21 États américains et la ville de Washington se partageront 426,3 millions de dollars (près de 240 milliards de francs CFA).

L’accord met fin à plusieurs années d’enquête et de procédures engagées contre Moody’s. Les autorités américaines reprochaient à l’agence d’avoir surévalué la note de titres financiers adossés à des créances immobilières risquées, les fameux prêts subprimes, qui se sont révélés être au cœur de la crise économique mondiale de 2008. Ces pratiques ont contribué à induire en erreur les investisseurs et à provoquer une onde de choc sur les marchés financiers.

Après de longues négociations, Moody’s a reconnu les faits et accepté non seulement de payer l’amende, mais aussi de mettre en œuvre de nouvelles mesures de transparence et de contrôle pour garantir l’intégrité de ses notations à l’avenir.

Le responsable du pôle anti-trust du département d’État américain, Bill Baer, a sévèrement critiqué le comportement de l’agence :

« Moody’s n’a pas respecté ses propres standards de notation financière et a failli à sa promesse de transparence dans la période qui a précédé la Grande récession », a-t-il déclaré, cité par Le Soleil.

Cette condamnation retentissante pourrait avoir des répercussions au-delà des États-Unis, notamment au Sénégal. En effet, les autorités sénégalaises avaient récemment contesté la crédibilité de la notation de Moody’s, qui avait décidé de dégrader la note souveraine du pays de B3 à Caa1. Une décision jugée injuste par le gouvernement.

Dans un communiqué officiel, le ministère sénégalais des Finances et du Budget avait dénoncé une évaluation fondée sur des « hypothèses spéculatives, subjectives et biaisées », estimant qu’elle « ne reflète ni la réalité des fondamentaux économiques du pays ni les efforts entrepris pour consolider la stabilité et renforcer la soutenabilité de la dette ».

La sanction infligée à Moody’s pourrait ainsi conforter la position du Sénégal, qui reproche depuis plusieurs mois aux grandes agences de notation de manquer d’objectivité et de rigueur dans leur évaluation des économies africaines. Pour Dakar, cette affaire relance le débat sur la fiabilité et la transparence du système international de notation financière, dont les décisions peuvent avoir un impact considérable sur l’accès des pays en développement aux marchés internationaux.

En attendant, cette amende record marque un tournant pour Moody’s, contrainte de revoir ses pratiques et de restaurer la confiance dans ses évaluations, après avoir reconnu sa responsabilité dans l’une des plus grandes crises économiques de l’histoire contemporaine.

Dette cachée : Macky Sall saisit le ministère des Finances et la Cour des comptes pour obtenir la vérité

L’ancien président de la République, Macky Sall, ne compte pas rester en marge du débat autour de la dette cachée attribuée à son régime. Dans un entretien paru ce lundi dans le journal L’Observateur, son avocat, Me Pierre-Olivier Sur, a révélé que son client a officiellement saisi le ministère des Finances et du Budget ainsi que la Cour des comptes afin d’obtenir des « documents et données brutes » relatifs à cette affaire.

Selon l’avocat français, cette démarche vise à clarifier la situation et à établir les faits sur des bases objectives. « Le Président Macky Sall souhaite à travers cette procédure obtenir des éléments concrets, vérifiables et officiels sur la question de la dette cachée », a expliqué Me Sur, soulignant la volonté de transparence de l’ancien chef de l’État.

Cependant, les institutions saisies n’auraient, pour l’instant, donné aucune suite. L’avocat précise que malgré des relances, ni le ministère des Finances ni la Cour des comptes n’ont répondu aux correspondances envoyées par la défense de l’ancien président. Face à ce silence, Macky Sall envisage désormais d’élever le ton. « Nous prévoyons une mise en demeure formelle de communication des pièces sollicitées. Si cette voie amiable demeure infructueuse, nous n’excluons pas d’introduire un recours en référé pour obtenir ces documents ou de saisir toute autorité judiciaire compétente », a prévenu Me Sur.

Pour l’ancien président, cette initiative s’inscrit dans une démarche claire : « Le message est simple : la vérité, la procédure, la justice », a résumé son avocat. Macky Sall, poursuit-il, aborde ce combat avec « calme et confiance dans les institutions de son pays ».

Me Pierre-Olivier Sur insiste par ailleurs sur la sérénité et la détermination de son client, convaincu que la lumière finira par être faite sur ce dossier. « Il n’a rien à cacher et demeure attaché à la transparence et à la reddition des comptes. Il sait que la vérité finira par s’imposer, dès lors que les faits seront établis sur des bases techniques et non politiques », a-t-il conclu.

Macky Sall, un ex-président toujours au cœur du jeu politique sénégalais

Plus de six mois après la fin de son mandat, Macky Sall continue de susciter débats et controverses sur la scène politique sénégalaise. Loin d’un retrait discret, l’ancien chef de l’État semble entretenir une présence soutenue, entre interventions médiatiques, voyages à l’étranger et influence persistante de ses réseaux politiques. Une posture que beaucoup interprètent comme une volonté de rester dans le jeu, voire d’influer sur la recomposition du pouvoir en place.

Invité du Grand Jury de la RFM ce dimanche 19 octobre 2025, l’enseignant-chercheur Moussa Diaw a livré une analyse franche du comportement de l’ancien président. Selon lui, « Macky Sall n’a jamais quitté le jeu. Il a choisi la confrontation plutôt que la neutralité. » Contrairement à ses prédécesseurs Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf, qui s’étaient volontairement retirés de la scène politique après leur départ du pouvoir, Macky Sall semble avoir conservé un agenda politique bien défini. Cet agenda, estime le Pr. Diaw, repose sur deux axes majeurs : la défense de son héritage politique et la volonté de contrer certaines réformes entreprises par le régime de Bassirou Diomaye Faye.

Pour le politologue, cette posture s’apparente à une forme « d’ingérence » dans les affaires internes du pays. Il évoque notamment le maintien de réseaux d’influence actifs, une présence médiatique continue et des prises de position publiques sur des questions sensibles comme la gestion de la dette ou la gouvernance économique. « Macky Sall cherche à contester les orientations du pouvoir actuel et à retarder certaines décisions stratégiques », affirme-t-il.

L’universitaire pointe également un activisme diplomatique jugé mal perçu par les nouvelles autorités. Les apparitions internationales de l’ancien président, notamment lors de la présentation de son livre à l’ONU, sont perçues comme des tentatives de repositionnement politique et de maintien d’une visibilité sur la scène mondiale. Ces déplacements, loin d’être anodins, témoigneraient d’une stratégie de communication visant à rappeler son rôle et son influence au-delà des frontières nationales.

Sur le plan judiciaire, la tension reste palpable. Plusieurs proches de l’ancien président sont visés par des procédures, tandis que des voix s’élèvent pour réclamer la mise en accusation de Macky Sall lui-même. Pour le Pr. Diaw, cette situation est en partie le résultat de l’attitude adoptée par l’ancien chef de l’État après son départ du pouvoir. « Il a lui-même déclenché ce bras de fer, mû par la crainte d’un règlement de comptes », analyse-t-il.

L’universitaire reconnaît toutefois à Macky Sall le droit de poursuivre une carrière politique, mais l’invite à plus de clarté dans sa démarche. « S’il veut vraiment servir le Sénégal, qu’il revienne et mène le débat ici, plutôt que depuis l’extérieur », a-t-il lancé. Un appel à l’apaisement, mais aussi à la responsabilité, dans un contexte où les divisions politiques et les tensions institutionnelles continuent de marquer la vie publique sénégalaise.

En définitive, plus qu’un ancien président, Macky Sall apparaît aujourd’hui comme un acteur incontournable d’un paysage politique en pleine recomposition. Son influence, qu’elle soit directe ou indirecte, continue de peser sur les équilibres du pouvoir, alimentant le débat sur la place que doivent occuper les anciens chefs d’État dans la vie politique nationale.

Mobilisation autour de Cheikh Touré : plus de 3 millions de FCFA récoltés pour rapatrier le corps du jeune footballeur décédé au Ghana

La disparition tragique du jeune footballeur sénégalais Cheikh Touré continue de susciter une vive émotion au Sénégal comme dans la diaspora. Depuis l’annonce de son décès à Kumasi, au Ghana, la solidarité ne faiblit pas. En quelques heures seulement, une vaste mobilisation s’est organisée pour venir en aide à sa famille et rapatrier sa dépouille.

À l’initiative de l’influenceur Mame Balla Mbow, une cagnotte en ligne a été lancée afin de couvrir les frais liés au rapatriement du corps et à l’organisation des funérailles. L’élan de générosité a été immédiat : à peine quelques heures après son ouverture, la collecte affichait déjà la somme de 3 405 000 FCFA, soit 68 % de l’objectif fixé.

« J’avais fixé un délai au 10 novembre, pensant que l’objectif ne serait pas atteint rapidement. Nous sommes déjà à 68 %, d’ici quelques heures ce sera fait et nous fermerons la cagnotte », a déclaré Mame Balla Mbow, visiblement ému par la réactivité et la solidarité des internautes.

Le drame remonte au 17 octobre 2025. Cheikh Touré, âgé de 18 ans, avait quitté le Sénégal pour le Ghana après avoir été contacté par des individus se présentant comme des recruteurs de football. Ces derniers lui auraient promis un essai dans un club professionnel ghanéen. Malheureusement, il s’agissait d’un piège macabre. À son arrivée à Kumasi, le jeune joueur aurait été enlevé et retenu en otage, sa famille recevant par la suite des demandes de rançon.

Les circonstances de sa mort demeurent troubles. Selon les premières informations, un individu nommé Issah, qui se serait présenté comme le frère de Cheikh Touré, a conduit le jeune homme à l’hôpital public de Manhyia le 16 octobre, affirmant qu’il souffrait de graves douleurs abdominales. Mais les médecins ont rapidement constaté que le footballeur était déjà décédé à son arrivée. Après ce constat, Issah a transféré le corps à la morgue Ebenezer de Tafo, à Kumasi.

La police régionale d’Ashanti a immédiatement ouvert une enquête afin d’élucider les circonstances du décès. Les enquêteurs ghanéens ont relevé plusieurs incohérences dans les déclarations d’Issah, renforçant la thèse d’un meurtre prémédité. Les autorités du Ghana travaillent désormais en étroite collaboration avec la police sénégalaise pour identifier les auteurs de ce crime et assurer que justice soit rendue.

En attendant les conclusions de l’enquête, la famille de Cheikh Touré reste plongée dans la douleur. Le jeune homme, décrit par ses proches comme « ambitieux, humble et passionné de football », nourrissait de grands rêves de carrière professionnelle. Sa mort tragique met une nouvelle fois en lumière les dérives du trafic de faux recruteurs sportifs, un phénomène en pleine expansion en Afrique de l’Ouest.

Alors que l’émotion reste vive, la mobilisation pour rapatrier le corps du défunt au Sénégal se poursuit, symbole d’une solidarité nationale face à la tragédie.

Kaffrine – Santé : Randonnée pédestre pour sensibiliser sur les cancers

Le district sanitaire de Kaffrine a organisé, le week-end dernier, une randonnée pédestre dans la commune, marquée par une forte mobilisation des populations venues participer massivement à l’activité.

Les randonneurs ont sillonné plusieurs artères de la ville dans le but de sensibiliser sur les cancers du col de l’utérus et du sein, dans le cadre des activités d’Octobre Rose.

Selon Aïssata Hanne, responsable de l’information et de l’éducation pour la santé au district sanitaire de Kaffrine, cette activité a été organisée en partenariat avec le Réseau des femmes enseignantes, l’Association régionale des sages-femmes d’État et l’Association des jeunes.

« Cette randonnée pédestre marque le démarrage des activités d’Octobre Rose au niveau du district sanitaire de Kaffrine. D’autres actions sont prévues, notamment une caravane de sensibilisation, des émissions radiophoniques et des activités décentralisées dans d’autres localités », a expliqué Mme Hanne.

Elle s’est réjouie de la forte mobilisation des populations et a salué l’accompagnement des partenaires techniques et financiers.

« Je lance un appel aux femmes à pratiquer régulièrement l’auto-palpation des seins afin de détecter à temps les signes précurseurs de la maladie », a-t-elle recommandé.

De son côté, le médecin-chef adjoint du district sanitaire de Kaffrine, Baye Baba Yassine Ndiaye, a également salué la réussite de cette activité et l’engagement communautaire noté tout au long de la randonnée.

Kaolack – Éducation religieuse : Une association lance un projet de construction d’un daara et d’un lieu de culte pour accompagner les sérignes daaras

Dans un élan de solidarité et de soutien à l’éducation religieuse, une association dénommée « Association Nouvelle Vision de l’Éducation, de la Santé et de l’Action Humanitaire » a lancé un ambitieux projet de construction d’un daara moderne et d’un lieu de culte. L’objectif est d’accompagner les sérignes daaras dans leur noble mission de formation spirituelle et sociale des jeunes.

Selon le président de l’association, Thierno Diallo dit “Bilal”, ce projet vise à offrir de meilleures conditions d’apprentissage et d’hébergement aux talibés, tout en permettant aux maîtres coraniques d’évoluer dans un environnement plus digne et structuré.

« Nous voulons moderniser le daara tout en préservant nos valeurs religieuses et culturelles. C’est un devoir moral envers les enfants et les enseignants du Coran », a-t-il déclaré.

Le futur complexe comprendra des salles de classe équipées, un dortoir, un réfectoire, ainsi qu’une mosquée pouvant accueillir plusieurs centaines de fidèles. Il sera érigé à Gokoré, dans la commune de Mbadakhoun, une localité qui ne dispose actuellement d’aucune mosquée.

Pour la réalisation de ce projet, l’association bénéficie du soutien financier d’Elhadji Aboubacar Bop, un partenaire de longue date qui a contribué à la réussite de plusieurs initiatives portées par l’organisation.

Les sérignes daaras et la population de Gokoré Peulh ont salué cette initiative, soulignant qu’elle répond à un besoin urgent de modernisation des structures d’enseignement religieux, tout en respectant la tradition islamique sénégalaise.

Ce projet symbolise une nouvelle étape dans l’amélioration des conditions de vie et d’éducation dans les daaras, au service d’un islam de paix, de savoir et de solidarité.

Lors d’une récente cérémonie religieuse, Thierno Diallo “Bilal” a lancé un vibrant appel aux bonnes volontés, les invitant à soutenir toutes les initiatives à caractère religieux qui contribuent à la cohésion sociale et au développement spirituel du pays.

Il a également interpellé le président Bassirou Diomaye Faye, l’invitant à accompagner et encourager les porteurs de projets religieux œuvrant pour la paix, la solidarité et le renforcement des valeurs morales au sein des communautés.

Selon M. Diallo, de telles initiatives constituent un levier essentiel pour la stabilité et le développement durable du Sénégal, en favorisant l’unité nationale et la transmission des valeurs culturelles et spirituelles.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°588 – 21/10/2025

🔴 REVUE À LA BAISSE DE LA CROISSANCE DANS L’UEMOA PAR LE FMI : LE SÉNÉGAL PASSE DE 8,4% À 6%
🔴 HUIT HABITANTS SUR DIX EXPOSÉS À DES RISQUES ENVIRONNEMENTAUX : LE SÉNÉGAL FACE À L’URGENCE ÉCOLOGIQUE

🔴 MORT DE CHEIKH TOURÉ À KUMASI : LES AUTORITÉS GHANÉENNES OUVRENT UNE ENQUÊTE
🔴 N2 / ENTENTE SPORTIVE GRAND YOFF : DAME NDOYE AUX COMMANDES !

Drame à Diourbel : le bébé d’Astou Ndiaye décède après un refus d’admission à l’hôpital régional

Un drame d’une rare douleur secoue la région de Diourbel. Astou Ndiaye, une jeune femme enceinte, a perdu son bébé après avoir été, selon plusieurs témoignages, refoulée à l’entrée de l’hôpital régional de Diourbel, faute de place disponible au service de maternité. Les faits se sont déroulés en fin de semaine, devant l’établissement hospitalier, provoquant une vive émotion et une vague d’indignation sur les réseaux sociaux.

Face à l’ampleur de la polémique, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette tragédie.

Invité de l’émission Soir d’Info sur la TFM, Cheikh Seck, secrétaire général de la Fédération des travailleurs de la santé (FDTS), a réagi à cette affaire en appelant à la prudence et à une analyse approfondie avant tout jugement hâtif. Pour lui, cette situation met en lumière les failles du système de prise en charge des urgences obstétricales, mais elle nécessite avant tout une approche méthodique.

« J’analyse en tant qu’agent de santé. Quand on parle d’hôpital ou de la maternité qui s’y trouve, c’est la structure au sommet de la pyramide sanitaire », a-t-il déclaré. Selon lui, l’hôpital régional de Diourbel, en tant qu’établissement public de santé de niveau 3, dispose d’un plateau technique important et ne peut normalement référer des cas que vers Dakar. « Il faut donc une analyse beaucoup plus profonde par rapport à la situation », a-t-il ajouté, soulignant la nécessité d’un audit complet.

Cheikh Seck insiste sur le fait que chaque décès maternel doit faire l’objet d’une enquête détaillée pour situer les responsabilités à tous les niveaux de la chaîne sanitaire. « Cette femme a porté sa grossesse pendant neuf mois. Faisait-elle ses consultations prénatales ? Y a-t-il eu, au cours de ces visites, des anomalies qui justifient qu’elle ne devait pas accoucher dans un poste de santé ? À quel moment est-elle arrivée à l’hôpital ? Tous ces éléments doivent être examinés avant de tirer des conclusions », a-t-il expliqué.

Le syndicaliste pointe également du doigt un autre problème récurrent dans le système de santé : les retards fréquents des patientes à consulter les structures médicales. « Les malades ne viennent souvent pas à temps. Ils attendent le dernier moment et les risques sont énormes. On peut avoir une rupture prématurée de la membrane, une hémorragie. Souvent, les lenteurs avant d’arriver à l’hôpital aggravent la situation », a-t-il regretté.

Toutefois, Cheikh Seck rappelle qu’en matière de santé publique, un principe demeure inaliénable : toute urgence doit être prise en charge, quelles que soient les contraintes de place ou de personnel. « Si des difficultés avaient été détectées, la parturiente ne devait pas être éconduite. Quelle que soit la situation, les urgences doivent être levées. C’est ce qu’on nous apprend en santé publique », a-t-il martelé.

En attendant les conclusions de l’enquête et de l’audit médical annoncé, le syndicaliste invite à la retenue et à la responsabilité. « Il est plus judicieux d’attendre les conclusions de l’audit pour comprendre exactement ce qui s’est passé. C’est à partir de là que nous pourrons parler en toute responsabilité », a-t-il conclu.

Polémique autour de l’attribution du marché de gardiennage à la LONASE : la transparence mise en avant

La Loterie Nationale Sénégalaise (LONASE) se retrouve au centre d’une controverse concernant l’attribution de son marché de gardiennage, suite à des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux évoquant un « deal » douteux. Face à l’indignation et aux suspicions d’irrégularités, la Cellule de Passation des Marchés de l’institution a tenu à clarifier la situation en rappelant les règles strictes du Code des Marchés publics.

Selon les informations relayées, la société Fambène Sécurité aurait été écartée du marché malgré une offre inférieure de 13 millions de FCFA par rapport à celle retenue. L’Agence Sénégalaise de Sécurité (ASS) se serait, quant à elle, vue attribuer le contrat, suscitant des interrogations sur la légitimité du choix.

Dans un communiqué officiel, la LONASE a apporté des précisions chiffrées. L’appel d’offres ouvert (AOO) a reçu quatre propositions : Sypress Sécurité avec 644 418 828 F CFA, Fambène Sécurité avec 800 834 376 F CFA, l’Agence Sénégalaise de Sécurité (ASS) avec 813 492 000 F CFA, et Vigassistance Sénégal avec 1 495 526 100 F CFA. Si le montant de l’offre de Fambène Sécurité était inférieur de 13 millions à celui de l’ASS, la différence financière n’était pas le seul critère déterminant. Le communiqué souligne que le dossier d’appel d’offres exigeait notamment une attestation de ligne de crédit garantissant la capacité du prestataire à couvrir ses charges de fonctionnement sans dépendre des paiements du marché.

Or, la garantie bancaire fournie par Fambène Sécurité ne remplissait pas cette exigence. La banque mentionnait que la ligne de crédit, pouvant aller jusqu’à 50 millions de FCFA, serait examinée au cas par cas et pouvait être refusée selon sa discrétion, ne constituant donc pas une garantie ferme et absolue. La Commission des Marchés a jugé que cette condition s’écartait substantiellement des exigences du dossier et ne permettait pas d’assurer la bonne exécution du contrat. En conséquence, l’ASS a été retenue, son offre respectant l’ensemble des critères techniques et financiers fixés par l’appel d’offres.

La LONASE a également insisté sur le contrôle a priori effectué par la Direction centrale des marchés publics (DCMP), qui a donné son avis de non-objection le 24 septembre 2025, certifiant ainsi la légalité du processus de passation. L’avis d’attribution provisoire a été publié le 2 octobre 2025 dans « SUD Quotidien », confirmant la conformité de la procédure.

L’institution conclut son communiqué en rappelant son attachement au respect strict du décret N° 2022-2295 portant Code des Marchés publics et met fin, selon elle, aux controverses autour de l’attribution de ce marché de gardiennage.

Longue détention et surpopulation : la ministre de la Justice Yacine Fall dénonce et promet des solutions

En visite à la Maison d’arrêt et de correction des femmes de Liberté 6 ce lundi, la ministre de la Justice, garde des Sceaux, Yacine Fall, a constaté la surpopulation et la longue détention des femmes dans les prisons. La prison de Liberté 6 compte aujourd’hui 154 détenues, un chiffre alarmant, dont 87 % sont en attente de jugement. Mme Fall a lancé un appel au système judiciaire pour « accélérer les dossiers ».

Une prison au bord de l’asphyxie

La Maison d’arrêt et de correction des femmes de Liberté 6 est au bord de l’asphyxie. C’est le constat sans appel dressé ce lundi par la ministre de la Justice lors d’une visite de terrain destinée à mieux appréhender les réalités du milieu carcéral. Après une première visite à la prison pour hommes de Rebeuss, Mme Fall a été confrontée à une situation de surpopulation critique : l’établissement, d’une capacité théorique de 100 places, accueille aujourd’hui 154 détenues.

La détention préventive, cœur du problème

Plus que le chiffre global, c’est sa décomposition qui révèle l’ampleur du dysfonctionnement. Sur les 154 femmes incarcérées, seules 20 ont été condamnées. Les 134 autres, soit 87 % de l’effectif, sont des prévenues en attente de jugement. Une situation que la ministre a qualifiée de particulièrement difficile, soulignant que la promiscuité et le surpeuplement portent atteinte à la dignité humaine. Selon Mme Fall, la racine du problème est la longueur des détentions préventives.

Cette visite a également été l’occasion pour la ministre d’échanger avec les détenues et le personnel pénitentiaire. Ces derniers ont soulevé un certain nombre de problèmes structurels, mais aussi des difficultés qui peuvent être résolues à court terme.

Des besoins spécifiques pour 3 % de la population carcérale

La ministre a rappelé que les femmes, bien que ne représentant que 3 % de la population carcérale sénégalaise, ont des « besoins spécifiques » consacrés par les instruments internationaux, notamment les Règles de Bangkok adoptées par l’ONU.

« Les femmes détenues doivent être protégées contre les abus, les discriminations et les violences », a-t-elle insisté, soulignant l’importance de l’accès aux soins, y compris la santé reproductive, ainsi que la nécessité d’une attention particulière pour les femmes enceintes et les mères accompagnées d’enfants. Des besoins que l’inadaptation des infrastructures et la surpopulation actuelle rendent difficiles à satisfaire.

Un appel pour « accélérer les dossiers »

Face à cette urgence, Mme Yacine Fall a annoncé des actions sur deux fronts. D’abord, la tenue imminente d’une réunion avec l’administration pénitentiaire pour identifier les mesures pouvant être prises à court terme.

Ensuite, et c’est là le fond du problème, elle a lancé un appel aux maisons de justice et aux responsables du système judiciaire afin d’accélérer les dossiers et répondre à l’éminente question de la surpopulation carcérale.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté de réforme affichée par l’exécutif. La ministre a rappelé l’engagement du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko, concrétisé par la tenue des Assises nationales sur la réforme de la justice en mai et juin.

« La question carcérale reste un défi central pour notre système judiciaire », a conclu Mme Fall, réaffirmant sa responsabilité de s’attaquer à cet enjeu à la jonction de la dignité humaine, de la sécurité et de la réforme des institutions.

Enquête ouverte au Ghana sur le décès d’un jeune Sénégalais à Kumasi

Kumasi, 20 octobre 2025 – La police ghanéenne a annoncé ce lundi l’ouverture d’une enquête concernant les circonstances entourant la mort de Cheikh Touré, un jeune Sénégalais âgé de 20 ans, dont le corps a été déposé à la morgue Ebenezer de Tafo, dans la région d’Ashanti.

Selon le communiqué officiel du Commandement de la police, les premières investigations ont permis d’identifier un individu prénommé Issah, qui se serait présenté comme le frère du défunt. Les éléments recueillis indiquent que c’est ce dernier qui aurait conduit Cheikh Touré à l’hôpital public de Manhyia le 16 octobre. À son arrivée, la victime était décrite comme étant « dans un état critique, présentant plusieurs blessures abdominales », Issah expliquant que le jeune homme aurait été victime d’un accident.

Toutefois, la police précise que les dossiers hospitaliers révèlent que Cheikh Touré était déjà décédé au moment de son admission, confirmant ainsi que l’état critique signalé par Issah ne correspondait pas à la réalité médicale. Toujours selon les autorités, c’est ce même individu qui aurait ensuite transporté la dépouille à la morgue d’Ebenezer.

Le Commandement de la police a souligné dans son communiqué que tous les moyens sont mobilisés afin de mener une enquête approfondie pour élucider les circonstances exactes de la mort de Cheikh Touré et déterminer la responsabilité des personnes impliquées. Les autorités ghanéennes s’engagent à fournir des éclaircissements dès que les investigations auront progressé.

Huit Sénégalais sur dix exposés à des risques environnementaux : l’alerte de l’ANSD sur une vulnérabilité croissante

La vulnérabilité environnementale des populations sénégalaises atteint un niveau préoccupant. Selon les résultats de l’Enquête nationale sur les risques environnementaux et la vulnérabilité des populations selon le genre (ENREVG), présentés ce lundi 20 octobre à Dakar, huit Sénégalais sur dix ont déjà été victimes ou témoins d’une catastrophe ou d’un risque environnemental. Cette étude, rendue publique par le directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), Abdou Diouf, coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de la statistique, placée cette année sous le thème : « Favoriser le changement grâce à des statistiques et des données de qualité disponibles pour tous. »

Selon Abdou Diouf, l’écrasante majorité de la population vit dans un environnement exposé à des menaces multiples. L’étude a répertorié pas moins de 43 types de risques, parmi lesquels figurent la proximité des décharges publiques, la salinisation des terres, la sécheresse, la pollution de l’air ou encore les tempêtes de poussière. Les risques liés à la chaleur et à la poussière sont les plus courants, touchant respectivement six à sept Sénégalais sur dix, ce qui témoigne d’une exposition quasi généralisée à des conditions climatiques extrêmes.

Le rapport indique que 43 % des personnes interrogées ont eu accès à un système d’alerte précoce, notamment lors des vagues de chaleur et des tempêtes de sable. Toutefois, près de la moitié de la population déclare ne pas être informée à temps. Cette situation, selon le directeur général de l’ANSD, révèle « la nécessité de renforcer les dispositifs d’alerte et les capacités d’adaptation communautaire ». Le manque d’information rapide et fiable sur les phénomènes météorologiques accentue la vulnérabilité des populations rurales et périurbaines.

Les conséquences de cette exposition aux risques environnementaux sont lourdes pour de nombreux ménages. Environ 15 % des foyers interrogés ont signalé des dégâts matériels, tandis que 26 % affirment que leurs moyens de subsistance ont été affectés. Les secteurs de la pêche, de l’agriculture et de la foresterie sont particulièrement touchés, mettant en péril la sécurité alimentaire et les revenus de milliers de familles. Abdou Diouf a aussi insisté sur le fait que « les femmes, les enfants et les personnes vivant avec un handicap sont les groupes les plus exposés », en raison de leur plus grande dépendance aux ressources naturelles et de leur faible accès à l’information et aux moyens de protection.

Pour remédier à cette situation, le directeur général de l’ANSD a plaidé pour une promotion accrue des emplois verts et un renforcement de l’éducation environnementale dans les communautés. Il a également souligné l’importance de la collecte et de l’exploitation des données issues de nouvelles sources, telles que la téléphonie mobile et les données numériques, dans un contexte d’ouverture et de transparence statistique. Ces données, a-t-il affirmé, permettront d’éclairer les politiques publiques de manière plus efficace et de mieux anticiper les catastrophes environnementales.

De son côté, Abdourahmane Ndiaye, de la Direction de la planification et de la veille environnementale, a salué cette enquête qu’il considère comme « une traduction concrète de la volonté du Sénégal de fonder ses politiques publiques sur des données fiables et scientifiquement établies ».

La directrice régionale adjointe d’ONU Femmes, Mireille Kamitatou, a pour sa part félicité le « partenariat exemplaire entre l’ANSD et les institutions internationales », soulignant que le Sénégal fait figure de pionnier dans la production de statistiques intégrant la dimension genre.

Cette étude vient ainsi rappeler l’urgence d’une action concertée pour faire face aux menaces environnementales croissantes. Dans un contexte marqué par les changements climatiques et la pression démographique, la planification fondée sur des données scientifiques devient un impératif national pour protéger les populations les plus vulnérables.

LONASE : la vérité derrière le marché de 813 millions de FCFA attribué à ASS malgré une offre inférieure de Fambène Sécurité

La Loterie Nationale Sénégalaise (LONASE) est depuis quelques jours au cœur d’une vive polémique concernant l’attribution de son marché de gardiennage évalué à plus de 813 millions de francs CFA. Des rumeurs, propagées sur les réseaux sociaux, évoquent un « deal » suspect entre la direction de l’entreprise publique et la société attributaire, l’Agence Sénégalaise de Sécurité (ASS). Les internautes et plusieurs observateurs y voient un cas de favoritisme, arguant qu’une autre entreprise, Fambène Sécurité, avait proposé une offre financière inférieure de 13 millions de francs CFA. Face à la controverse, la Cellule de Passation des Marchés de la LONASE a rompu le silence, brandissant le Code des Marchés Publics et donnant des explications détaillées pour justifier sa décision.

Selon le communiqué de la LONASE, quatre sociétés avaient soumissionné à l’appel d’offres ouvert pour le marché de gardiennage de ses locaux. Il s’agit notamment de Sypress Sécurité, Fambène Sécurité, Agence Sénégalaise de Sécurité (ASS) et Vigassistance Sénégal. Les offres déposées variaient considérablement, mais les deux plus compétitives étaient celles de Fambène et d’ASS, séparées par un écart de 13 millions de francs CFA. Cette différence de prix, jugée minime, a suffi à déclencher une vague de suspicion. Mais, selon la LONASE, ce n’est pas le prix seul qui détermine le choix final d’un adjudicataire dans un marché public, car les critères techniques et financiers priment sur le montant proposé lorsqu’il s’agit d’assurer l’exécution correcte du contrat.

L’institution précise que le Dossier d’Appel d’Offres (DAO) comportait un critère de qualification financière obligatoire, qualifié de « non négociable ». Chaque société devait fournir une attestation de ligne de crédit délivrée par une banque, prouvant sa capacité à couvrir ses charges de fonctionnement pendant l’exécution du contrat, sans dépendre des paiements de la LONASE. C’est sur ce point précis que la société Fambène Sécurité a été recalée.

La LONASE souligne que l’attestation bancaire présentée par Fambène Sécurité n’offrait aucune garantie ferme sur la disponibilité des fonds nécessaires. Le document fourni par la banque indiquait simplement qu’elle serait « disposée, si toutes les conditions sont réunies, à étudier toute demande de crédit jusqu’à hauteur de 50 millions de francs CFA », tout en précisant qu’elle restait « libre d’accepter ou de rejeter ladite demande ». Pour la commission d’évaluation, cette formulation conditionnelle est incompatible avec les exigences du DAO, car elle ne constitue pas une ligne de crédit effective, mais une simple promesse soumise à appréciation future.

En revanche, la société Agence Sénégalaise de Sécurité (ASS) a, selon la LONASE, rempli toutes les conditions exigées, aussi bien sur le plan technique que financier. Son offre, bien que légèrement plus élevée, a été jugée complète et conforme aux critères du marché. La Commission des Marchés a donc recommandé son attribution, décision qui a par la suite reçu l’aval de la Direction Centrale des Marchés Publics (DCMP). Celle-ci a donné son avis de non-objection le 24 septembre 2025, validant la régularité du processus d’évaluation et d’attribution.

La LONASE précise que l’avis d’attribution provisoire a été publié le 2 octobre 2025 dans le journal Sud Quotidien, conformément aux dispositions du décret n° 2022-2295 portant Code des Marchés Publics. Ce texte encadre les procédures de passation de marchés et impose un strict respect des règles de transparence et de concurrence. En se conformant à ce décret, la direction générale estime avoir agi dans la légalité la plus absolue.

Face aux accusations de favoritisme, la LONASE insiste sur le fait que le choix de l’ASS repose exclusivement sur des critères techniques et administratifs, et non sur des considérations politiques ou personnelles. L’entreprise rappelle qu’elle a mené tout le processus sous la supervision de la DCMP, garant institutionnel du respect des règles en matière de marchés publics.

Cependant, malgré ces clarifications, la polémique continue d’enfler sur les réseaux sociaux, où certains observateurs estiment que l’écart de 13 millions entre les deux offres aurait pu être négligé au profit d’une société locale réputée sérieuse. D’autres, en revanche, saluent la rigueur administrative de la LONASE, qui a préféré privilégier la conformité technique à la tentation du moindre coût.

Ce nouvel épisode met en lumière la fragilité de la confiance du public dans les procédures de passation des marchés publics au Sénégal, souvent perçues comme opaques, même lorsqu’elles respectent la lettre de la loi. Pour la LONASE, cette affaire illustre surtout la complexité de concilier transparence, performance financière et rigueur administrative dans un contexte de forte suspicion généralisée.

En conclusion, si la LONASE se félicite d’avoir respecté les normes juridiques et techniques qui encadrent les appels d’offres, cette affaire révèle une fois de plus la nécessité pour les entreprises publiques de renforcer leur communication et leur pédagogie sur les décisions de gestion, afin d’éviter que les zones d’ombre administratives ne se transforment en scandales médiatiques.

Blocages du déminage en Casamance et gestion des licences d’importation de riz : le gouvernement répond à Guy Marius Sagna

Le député Guy Marius Sagna a rendu publiques les réponses du gouvernement à plusieurs de ses interpellations écrites portant sur des sujets sensibles, notamment le déminage humanitaire en Casamance et la gestion des Déclarations d’Importation de Produits Alimentaires (DIPA). Ces réponses, transmises par les ministères concernés, apportent un éclairage sur les difficultés administratives, budgétaires et structurelles qui freinent certains programmes publics.

Dans sa question écrite intitulée « Casamance : le déminage humanitaire bloqué par une absence de base légale », introduite le 21 juillet 2025, le député de la coalition Yewwi Askan Wi avait attiré l’attention sur la situation critique du Centre National d’Action Antimines du Sénégal (CNAMS) et de son Projet d’Assistance à la Lutte Antimine en Casamance (PALAC). Il avait évoqué une série de dysfonctionnements internes, citant des retards de paiement de salaires, des coupures d’Internet, des factures d’eau et d’électricité impayées, et surtout, la suspension des missions de supervision sur le terrain.

Selon la réponse du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, le problème n’est pas lié à un manque de financement, mais à une anomalie administrative héritée de la création du PALAC. Le gouvernement a précisé que, même si le budget du CNAMS pour 2025 a été augmenté à 465 millions de francs CFA, soit 165 millions de plus que la subvention habituelle, les fonds ne peuvent pas être légalement versés au personnel. En effet, « les contrats des travailleurs du PALAC étaient initialement prévus pour la période 2007-2009, et aucune décision administrative n’a formellement prolongé ce projet », a indiqué la tutelle. Cette absence de texte officiel constituerait donc une « absence de base légale » empêchant le paiement des salaires.

Toutefois, le gouvernement a assuré qu’un travail de réforme et de régularisation du statut du CNAMS/PALAC est en cours, afin de résoudre durablement cette impasse juridique et budgétaire. Guy Marius Sagna, tout en prenant acte de cette réponse, a déclaré qu’il entendait se rapprocher des travailleurs pour mieux comprendre leurs conditions et exiger plus de célérité dans la régularisation du projet. Selon lui, les difficultés actuelles « ne relèvent pas de la responsabilité des travailleurs », mais d’un dysfonctionnement administratif persistant.

S’agissant du dossier des DIPA (Déclarations d’Importation de Produits Alimentaires), le député a rappelé que ce système, longtemps critiqué pour son opacité et son caractère clientéliste, devait faire l’objet d’une refonte complète après le changement de régime en avril 2024. Dans sa question adressée au ministre de l’Industrie et du Commerce, il a demandé des clarifications sur la gestion actuelle des DIPA, notamment dans le cadre de la distribution du sucre et du riz, deux produits stratégiques pour la souveraineté alimentaire du pays.

Guy Marius Sagna a posé une série de questions précises : un audit des DIPA délivrés depuis avril 2024 a-t-il été effectué ? Le schéma de répartition du sucre (50 % aux commerçants, 25 % à la Compagnie Sucrière Sénégalaise, 25 % aux stocks de sécurité) a-t-il mis en lumière des pratiques de favoritisme ? Le ministre est-il informé de reventes de DIPA entre 20 000 et 25 000 F CFA la tonne ? Les critères d’attribution des licences ont-ils été revus, et existe-t-il un comité collégial pour valider ces déclarations, ou une seule personne détient-elle le pouvoir de décision ? Enfin, des non-commerçants ont-ils pu bénéficier de DIPA ?

Pour l’heure, a indiqué le parlementaire, le ministre de l’Industrie et du Commerce n’a pas encore communiqué sa réponse officielle sur cette question sensible. Guy Marius Sagna promet de rendre publiques les réponses dès qu’elles seront disponibles, afin de garantir la transparence et de vérifier la rupture promise par le nouveau pouvoir dans la gestion de ces autorisations d’importation.

Enfin, le député a mentionné que le ministère des Affaires étrangères a également répondu à une autre de ses interpellations, concernant les dysfonctionnements du serveur 206010 du Bureau État Civil (BEC). Le ministère a assuré avoir pris des mesures correctives pour résoudre les difficultés rencontrées par les usagers dans la délivrance de documents administratifs.

À travers ces réponses, le gouvernement tente d’apporter des éléments de clarification sur des dossiers complexes hérités du passé. Cependant, les réponses incomplètes ou en attente, notamment sur les DIPA, laissent planer de nouvelles interrogations sur la réelle portée des réformes promises par l’administration. Guy Marius Sagna, fidèle à sa posture de député du peuple, assure qu’il poursuivra ses interpellations jusqu’à ce que les zones d’ombre soient totalement levées.

Dakar Dem Dikk : les travailleurs en colère exigent la signature de l’accord d’établissement et de meilleures conditions de travail

Un vent de contestation souffle sur la société nationale de transport public, Dakar Dem Dikk (DDD). Ce lundi, les travailleurs ont manifesté leur mécontentement en arborant des brassards rouges pour exprimer leur ras-le-bol face à ce qu’ils qualifient de « manque de considération » de la Direction générale. Réunis autour de la coordination des syndicats, ils exigent des améliorations urgentes de leurs conditions de travail et surtout la signature d’un accord d’établissement qu’ils qualifient d’« historique ».

Le mouvement social, initié depuis plusieurs semaines, s’est transformé en véritable bras de fer entre les représentants du personnel et la direction dirigée par Assane Mbengue. Selon Masseck Ndiaye, coordinateur de la coordination des syndicats de DDD, plusieurs points de revendication avaient été soumis lors d’une réunion tenue le 3 juillet dernier avec le Directeur général, mais « rien n’a bougé depuis ». « Nous avons l’impression que la direction générale de Dakar Dem Dikk joue au dilatoire. L’accord d’établissement devait être signé depuis le mois de mai, et nous n’avons toujours aucune avancée concrète », a-t-il déploré.

Au cœur des revendications, la signature de cet accord d’établissement apparaît comme une question de dignité pour les travailleurs. Ce document, attendu depuis des années, devait harmoniser les droits et avantages du personnel et instaurer un cadre clair pour les relations professionnelles au sein de la société. « Cet accord est essentiel pour nous. Il fixe nos conditions de travail, nos primes, nos droits à la retraite et les avantages sociaux. Sans lui, nous restons dans une précarité administrative », a expliqué Masseck Ndiaye.

Les conditions de travail jugées « extrêmement difficiles » sont également au centre des plaintes. Les employés dénoncent un environnement dégradé, notamment la vétusté des bus et le manque de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions. « Les receveurs tombent en période de canicule à cause de la chaleur insupportable dans les bus non climatisés », a alerté M. Ndiaye. Il a également fait une comparaison avec le personnel du Bus Rapid Transit (BRT), récemment mis en service : « Regardez les conditions de travail du BRT. Dakar Dem Dikk existe depuis plus de vingt ans et pourtant, les travailleurs sont traités comme s’ils n’étaient pas dans une entreprise publique. »

Les travailleurs réclament aussi l’octroi d’une indemnité de logement, l’augmentation des salaires et le paiement des primes non encore versées. Ces revendications, selon eux, sont légitimes face à la hausse du coût de la vie et aux sacrifices quotidiens consentis pour assurer le transport des populations de la capitale.

Pour Mor Wade, délégué du personnel, la rupture du dialogue social est l’une des causes principales du conflit. « Au début, le Directeur général avait affiché une volonté d’écoute et de collaboration. Mais depuis quelque temps, il ne reçoit plus directement les représentants des travailleurs. Il nous renvoie systématiquement au DRH et les procès-verbaux ne reflètent jamais fidèlement nos échanges », a-t-il regretté.

Face à cette situation, les syndicats ont décidé d’adopter un plan d’action progressif. Le port des brassards rouges, premier signal de contestation, a été observé « à 100 % » par les travailleurs, selon leurs responsables. Une requête a déjà été adressée à la Direction du Travail, et une lettre d’ultimatum sera envoyée à la Direction générale pour exiger la signature de l’accord d’établissement dans un délai de quinze jours. « Si rien n’est fait, nous n’allons pas baisser les bras. Nous irons jusqu’à bloquer le réseau », a prévenu Mor Wade, tout en précisant que l’objectif immédiat n’est pas de paralyser les activités, mais d’alerter l’opinion publique.

Les syndicats ont d’ores et déjà prévu d’organiser une grande conférence de presse le vendredi 24 octobre afin d’exposer en détail les difficultés rencontrées par les employés et de sensibiliser les autorités sur l’urgence d’agir. Déterminés à obtenir gain de cause, les travailleurs de Dakar Dem Dikk affirment qu’ils poursuivront leur mobilisation « jusqu’à la satisfaction totale » de leurs revendications.

Ce mouvement, s’il venait à s’intensifier, pourrait impacter lourdement le transport urbain dakarois, déjà marqué par une forte pression liée à la fréquentation quotidienne des usagers. Entre frustrations syndicales et crispation managériale, Dakar Dem Dikk traverse une période de turbulences sociales dont l’issue dépendra largement de la volonté de la direction à renouer le dialogue.

​Dakar Dem Dikk : les travailleurs exigent de meilleures conditions de travail et la signature de l'accord d'établissement
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Macky Sall face à la polémique sur la « dette cachée » : sérénité et appel à la transparence

L’ancien président de la République, Macky Sall, se retrouve au cœur d’une polémique autour d’une prétendue « dette cachée ». Confronté à ces accusations, l’ancien chef de l’État affiche néanmoins une sérénité notable, tout en exprimant un certain regret quant à ce qu’il perçoit comme un manque de respect de la part du régime en place.

Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur, Me Pierre-Olivier Sur, bâtonnier et coordinateur du collège d’avocats et d’experts financiers qui défendent Macky Sall, brosse le portrait d’un ancien président calme, confiant et profondément attaché à la transparence dans la gestion des affaires publiques. Selon l’avocat, Macky Sall reste convaincu que « la vérité finira par s’imposer, dès lors que les faits seront examinés sur des bases techniques et non politiques ».

Pour l’ancien président, cette controverse autour de la « dette cachée » ne constitue pas une attaque personnelle, mais plutôt un « accident politique » inhérent à la transition entre son mandat et celui de ses successeurs. Selon lui, l’arrivée au pouvoir de ses successeurs s’est faite sans usage ni respect envers les prédécesseurs, ce qui, d’après lui, contribue à l’intensité et à la médiatisation de cette polémique.

Malgré la pression médiatique et politique, Macky Sall semble donc aborder cette période avec confiance et patience, insistant sur la nécessité d’un examen impartial des faits. La question de la dette nationale, précise-t-il à travers ses avocats, ne devrait pas être instrumentalisée à des fins politiques, mais traitée avec rigueur et transparence, conformément aux normes financières et administratives en vigueur.

« Dette cachée » : l’avocat de Macky Sall dénonce une manipulation politique et prépare la riposte judiciaire

La controverse autour de la supposée « dette cachée » du Sénégal prend une ampleur inédite, désormais au cœur d’une bataille à la fois politique, économique et judiciaire. Depuis Paris, Me Pierre-Olivier Sur, coordonnateur du collège d’avocats et d’experts financiers de l’ancien président Macky Sall, est sorti de son silence pour dénoncer ce qu’il qualifie de « manipulation politique » orchestrée contre son client. Dans un entretien accordé à L’Observateur ce dimanche 19 octobre 2025, l’avocat français a annoncé une série d’actions judiciaires et administratives destinées à faire toute la lumière sur ce dossier explosif qui secoue la scène publique sénégalaise.

Selon Me Sur, l’affaire de la « dette cachée » est entretenue par des acteurs politiques cherchant à réécrire l’histoire économique du Sénégal. « La vérité ne sert pas un camp, elle sert le Sénégal », a-t-il affirmé d’un ton ferme. Le juriste, connu pour avoir défendu plusieurs figures politiques africaines et européennes, a indiqué qu’il demanderait officiellement au Premier président de la Cour des comptes et au ministre du Budget la communication de l’ensemble des documents comptables relatifs à la dette publique sénégalaise. Il s’agit, selon lui, de créer une base de travail « équitable et contradictoire » pour permettre à toutes les parties, y compris les institutions internationales comme le FMI, de juger sur pièces.

Me Sur, qui doit se rendre à Dakar dans les prochains jours, a précisé qu’il rencontrera la presse locale et les autorités judiciaires afin de lancer les premières procédures. « Nous voulons des faits, pas des rumeurs. Il faut que la lumière soit faite sur les chiffres, sur les mécanismes et sur les responsabilités », a-t-il martelé, regrettant le climat d’amalgames qui, selon lui, alimente la confusion et la suspicion autour du dossier.

Revenant sur le bilan économique de Macky Sall, l’avocat a rappelé que « sous sa présidence, le PIB du Sénégal a été multiplié par deux ». Il a mis en avant les réalisations majeures du régime précédent : l’accès accru à l’eau potable et à l’électricité, le développement des infrastructures, l’émergence de nouvelles zones économiques et la modernisation des transports. Pour Me Sur, la dette contractée sous Macky Sall ne saurait être qualifiée de dissimulée ni d’illégitime, car elle s’inscrivait dans une logique de financement du développement. « Il s’agit d’une dette vertueuse, qui a servi à bâtir des routes, des hôpitaux, des écoles et à soutenir la croissance. Les chiffres parlent d’eux-mêmes », a-t-il insisté.

Le coordinateur du collège d’avocats a en outre dénoncé un manque de transparence institutionnelle, estimant que l’absence de communication officielle entretient les suspicions. Il a demandé expressément que soient transmis au pool de défense les lois de règlement qui clôturent chaque exercice budgétaire, les rapports de l’Inspection générale des finances ainsi que le pré-rapport de la Cour des comptes. « À ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse ni du ministère du Budget, ni de la Cour des comptes », a-t-il déploré, tout en annonçant qu’en cas de silence prolongé, une mise en demeure formelle serait adressée aux institutions concernées.

L’avocat entend replacer le débat sur un terrain purement juridique et technique, loin des interprétations partisanes. Il affirme vouloir travailler avec un réseau d’experts internationaux en finances publiques afin d’analyser en profondeur la structure de la dette du Sénégal. « Ce débat n’est pas une bataille d’opinion, c’est une question de méthode et de vérité comptable. Il faut clarifier ce qui relève réellement de la dette publique et ce qui ne l’est pas », a-t-il expliqué.

Me Sur a listé plusieurs points d’interrogation à examiner : faut-il inclure ou non les dettes des établissements publics garanties par l’État dans le calcul global ? Comment traiter les avances de trésorerie, les facilités de paiement et les dettes hors bilan ? À quel moment une garantie devient-elle un engagement budgétaire ? Autant de questions que l’avocat souhaite soumettre à un audit contradictoire, ouvert aux observateurs nationaux et internationaux.

En conclusion, il a rejeté avec vigueur les chiffres avancés dans les médias, évoquant une prétendue dissimulation de 7 à 10 milliards de dollars de dette. « Il est impossible pour un État aussi structuré que le Sénégal de masquer une telle somme sans que le FMI, la BCEAO ou les marchés financiers ne s’en aperçoivent. C’est absurde », a-t-il tranché.

La sortie de Me Pierre-Olivier Sur marque une nouvelle étape dans cette affaire qui divise l’opinion. Elle annonce surtout une contre-offensive juridique destinée à défendre l’image de Macky Sall et à tenter de restaurer la crédibilité d’une gouvernance économique dont les chiffres font aujourd’hui l’objet d’une âpre bataille d’interprétations. Le débat sur la dette sénégalaise, désormais porté devant la justice, s’annonce long, technique et hautement politique.

Chirurgie pédiatrique : 100 enfants bénéficient gratuitement de soins pour l’appendicite et les hernies

L’hôpital pour enfants de Diamniadio abrite, du 16 octobre au 30 novembre, un camp gratuit de chirurgie pédiatrique destiné à 100 enfants âgés de 0 à 15 ans issus de familles défavorisées. Cette initiative concerne la chirurgie de l’appendicite et des hernies, rendue possible grâce à un partenariat entre l’ONG Direct Aid Society et le Centre hospitalier pour enfants de Diamniadio.

Pour Mohamed Lamine Hamadi, directeur général de l’ONG Direct Aid Society, cette action vise à permettre aux familles vulnérables d’accéder aux soins.

« L’objectif est d’aider les familles démunies dont les enfants souffrent de maladies nécessitant des interventions chirurgicales, afin de soulager leur souffrance », a-t-il déclaré, tout en soulignant la satisfaction de l’ONG quant à sa collaboration avec l’hôpital : « Nous sommes très satisfaits, raison pour laquelle nous revenons régulièrement. Ce n’est pas la première fois que nous organisons des camps de chirurgie pédiatrique. »

La directrice du Centre hospitalier national pour enfants de Diamniadio, Ouleymatou Khadija Diagne, a également salué ce partenariat avec l’ONG humanitaire koweïtienne.

« Ce partenariat est d’une importance capitale pour nous. Il constitue un soulagement pour l’hôpital, car les bénéficiaires sont des enfants vulnérables », a-t-elle expliqué, rappelant que 100 enfants souffrant d’appendicite et de hernie ont été pris en charge par l’ONG. Selon elle, cette aide est précieuse, car la prise en charge de ces urgences pose un réel problème dans les structures sanitaires, notamment sur le plan financier.

« Cette ONG vient en appoint pour soulager l’hôpital dans la prise en charge des cas sociaux. Nous disposons d’un budget très insuffisant pour le service social. Tout partenaire qui vient renforcer ce budget nous soulage grandement. Direct Aid collabore avec nous depuis 2019. Ils ont pris en charge plus de 789 enfants et injecté une centaine de millions de francs CFA dans notre budget, ce qui constitue un véritable soulagement pour l’hôpital », a-t-elle ajouté.

Mme Diagne a également souligné que l’État fait de son mieux pour la prise en charge des enfants, mais qu’il serait nécessaire de renforcer les partenariats avec les ONG et les bonnes volontés :

« La prise en charge des enfants est très lourde. Nous lançons donc un appel pour renforcer ces partenariats et mobiliser des financements endogènes », a-t-elle estimé.

Pour sa part, le coordinateur des camps de chirurgie a précisé que parmi les enfants opérés le lundi 20 octobre, quatre présentaient des pathologies isolées, dont deux hernies ombilicales et inguinales. Un nourrisson de huit mois, de sexe féminin, a également bénéficié d’une intervention pour une hernie ovarienne, considérée comme une urgence chez la fille.

« Tous les enfants se porteront bien. Nous allons assurer leur suivi, avec des soins et des contrôles jusqu’à la guérison. Les médicaments sont également pris en charge gratuitement », a-t-il expliqué.

Cette initiative de l’ONG Direct Aid Society est vivement appréciée par les parents des enfants bénéficiaires.

« Je viens de Keur Massar. Mon enfant a été opéré gratuitement alors que l’intervention coûtait normalement 210 000 francs. Grâce à ces bienfaiteurs, tout a été pris en charge gracieusement. Nous remercions les initiateurs de ce camp », s’est réjouie une mère.

« Nous venons d’une famille démunie, et si ce n’était pas grâce à cette ONG, nous n’aurions jamais eu l’occasion de soulager la douleur de notre enfant. Nous sommes très heureux et prions pour les initiateurs », a ajouté une autre maman.

Fièvre de la Vallée du Rift au Sénégal : le gouvernement renforce la riposte face à l’épidémie

Face à la progression inquiétante de la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR), le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a animé ce lundi 20 octobre 2025 un point de presse pour faire le point sur l’évolution de l’épidémie et présenter les mesures mises en œuvre par le gouvernement pour en freiner la propagation.

Selon le dernier bilan communiqué par le ministère, le Sénégal a enregistré 258 cas confirmés de FVR, dont 192 guérisons et 21 décès. La maladie affecte désormais six régions du pays : Saint-Louis, Matam, Louga, Fatick, Dakar et Kaolack, avec une concentration plus marquée dans le Nord, notamment dans la région de Saint-Louis.

Le ministre Ibrahima Sy a exprimé sa compassion envers les familles touchées, présentant ses condoléances aux victimes et à la nation. Il a également salué le travail des équipes techniques ayant permis l’identification de plusieurs espèces de moustiques vecteurs, dont le Killex, particulièrement actif dans la vallée du fleuve Sénégal.

Pour contenir la maladie, le gouvernement a mis en place une riposte coordonnée à l’échelle nationale et régionale. Cette stratégie inclut l’activation des comités de gestion des épidémies à tous les niveaux, le renforcement de la prise en charge médicale avec hospitalisation des cas graves et suivi à domicile des cas plus légers, ainsi qu’un soutien matériel accru avec une dotation de 139,9 millions de F CFA en équipements pour les hôpitaux de Saint-Louis et Richard-Toll. Parallèlement, la vaccination du bétail, en particulier des petits ruminants, a été renforcée afin d’interrompre la transmission animale du virus. Des opérations de lutte anti-vectorielle ont été menées, incluant la destruction des gîtes larvaires, l’usage de drones, la mise en place de pièges à moustiques et la distribution de moustiquaires imprégnées.

Le ministre a également insisté sur l’importance de la communication et de la sensibilisation de proximité. Des messages de prévention sont diffusés dans les langues locales pour toucher efficacement les populations rurales et pastorales. Ibrahima Sy a recommandé de signaler tout cas suspect ou avortement chez le bétail aux services vétérinaires, d’utiliser systématiquement les moustiquaires imprégnées, de maintenir un environnement sain en assainissant les zones d’eau stagnante et de se rendre dans les structures de santé en cas de fièvre, tout en évitant l’automédication.

Le ministre a précisé que la FVR touche majoritairement les jeunes et les adultes, notamment ceux qui passent une grande partie de la journée et de la nuit à l’extérieur, car le vecteur de la maladie est particulièrement actif à partir de 20 heures en dehors des concessions. Cette observation souligne que l’infection se produit souvent en dehors du domicile et à des heures bien précises.

Ibrahima Sy a également rendu hommage à Abdoul Aziz Mbaye, décédé la veille, saluant son rôle déterminant dans le renforcement de l’engagement communautaire lors des crises sanitaires passées.

Daba Mbodj, alias “Gaïndé Macky”, condamnée à deux mois de prison dont un mois ferme

Daba Mbodj, plus connue sous le pseudonyme de “Gaïndé Macky” et reconnue pour sa proximité avec l’Alliance pour la République (APR), le parti politique anciennement au pouvoir, a été condamnée ce lundi par le tribunal à deux mois de prison, dont un mois ferme.

L’affaire remonte à une interpellation de Mme Mbodj par la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Elle avait été placée en garde à vue pour des faits d’« injures publiques » et de « propos contraires aux bonnes mœurs ». Selon les autorités, la militante avait diffusé une vidéo dans laquelle elle proférait des propos injurieux à l’encontre des militants du parti Pastef et de son leader, Ousmane Sonko.

Au cours du procès, le tribunal a examiné les différentes accusations portées contre Mme Mbodj. Après délibération, les juges ont décidé d’écarter les faits d’« injures publiques » et ont retenu uniquement l’infraction de « discours contraire aux bonnes mœurs ». Cette décision se traduit par une peine totale de deux mois d’emprisonnement, dont un mois ferme.

Cette condamnation intervient dans un contexte politique sensible, marqué par des tensions entre différents acteurs et partis politiques. Le jugement suscite déjà des réactions diverses au sein de l’opinion publique, certains dénonçant une atteinte à la liberté d’expression, tandis que d’autres estiment qu’il s’agit de l’application stricte de la loi.

Les travailleurs de Dakar Dem Dikk dénoncent des conditions de travail difficiles et réclament un accord d’établissement

Ce lundi, les employés de la Société nationale de transport public, Dakar Dem Dikk (DDD), ont manifesté leur mécontentement en arborant des brassards rouges, symboles de leur ras-le-bol face à la situation au sein de l’entreprise. Lors d’un point de presse, les représentants syndicaux ont exprimé leurs revendications, notamment l’amélioration des conditions de travail et la signature d’un accord d’établissement qu’ils qualifient « d’historique ».

Masseck Ndiaye, coordinateur de la coordination des syndicats de DDD, a rappelé que de nombreux points soulevés lors d’une réunion avec le Directeur Général, Assane Mbengue, le 3 juillet dernier, n’ont toujours pas trouvé de solution. Selon lui, le principal point de tension réside dans le retard de la signature de l’accord d’établissement, qui aurait dû être effectif depuis le mois de mai. « On a l’impression que la direction générale de Dakar Dem Dikk est en train de jouer au dilatoire », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de cet accord pour les employés.

Les conditions de travail représentent un autre sujet de préoccupation majeur. Masseck Ndiaye a dénoncé l’état des bus, rappelant que, notamment en période de canicule, les receveurs sont exposés à de grandes difficultés. « Allez voir les conditions de travail du personnel du BRT. Et Dakar Dem Dikk a fait plus de 20 et quelques années avant que le BRT n’arrive », a-t-il comparé, soulignant le retard accusé par la société en matière de modernisation et de sécurité.

Outre l’accord d’établissement et l’amélioration des conditions de travail, les syndicats demandent l’octroi d’une indemnité de logement pour tous les employés, une augmentation des salaires ainsi que le paiement des primes non versées. Mor Wade, délégué du personnel, a déploré le manque de collaboration avec la direction. Selon lui, si le Directeur Général a « réalisé beaucoup de choses » à son arrivée, il a « commencé à reculer ». Il a également dénoncé le fait que M. Mbengue ait cessé de recevoir directement les représentants du personnel, les renvoyant au service des ressources humaines, alors que les procès-verbaux des réunions ne reflètent pas toutes les revendications.

Le plan d’action des travailleurs a débuté par le port des brassards rouges, un mot d’ordre respecté à 100 %, selon Masseck Ndiaye. Les syndicats ont également saisi la Direction du Travail et prévoient d’envoyer une lettre d’ultimatum au Directeur Général, lui donnant un délai de 15 jours pour signer l’accord d’établissement. Mor Wade a averti : « S’il ne réagit pas, nous n’allons pas baisser les bras. Nous irons jusqu’à bloquer le réseau », tout en précisant que le point de presse visait avant tout à alerter l’opinion publique et non à perturber immédiatement le service.

La mère de Mame Ndiaye Savon arrêtée pour « injures publiques » après une vidéo virale sur TikTok

Après l’interpellation de l’influenceuse Adji Mass Guèye, les arrestations se poursuivent dans la sphère TikTok. La mère de Mame Ndiaye Savon a été conduite ce lundi à la Brigade de recherche de Faidherbe. Elle est accusée d’avoir tenu, dans une vidéo devenue virale, des propos jugés offensants envers des proches de sa fille.

Les arrestations continuent de secouer le réseau social TikTok, qui devient de plus en plus le théâtre de polémiques et de dérives verbales. Après l’interpellation de l’influenceuse Adji Mass Guèye, placée sous mandat de dépôt pour « discours contraire aux bonnes mœurs », une nouvelle arrestation a été signalée ce lundi. Il s’agit cette fois de la mère de l’influenceuse Mame Ndiaye Savon, figure bien connue du commerce en ligne et des vidéos virales.

Selon plusieurs sources médiatiques concordantes, la mère de Mame Ndiaye Savon a été arrêtée et conduite à la Brigade de recherche de Faidherbe. Elle est visée par une enquête pour « injures publiques », à la suite d’une vidéo qui a récemment circulé sur les réseaux sociaux. Dans cet enregistrement, elle aurait tenu des propos jugés offensants à l’égard de certaines amies de sa fille, provoquant un tollé sur TikTok et au-delà.

Cette nouvelle arrestation intervient dans un climat tendu marqué par la multiplication des contentieux liés aux publications en ligne. Depuis plusieurs semaines, les autorités semblent accentuer leur vigilance face aux dérapages verbaux et aux comportements jugés inappropriés sur les réseaux sociaux. Des influenceurs et utilisateurs de TikTok sont ainsi régulièrement interpellés pour des propos considérés comme injurieux ou contraires aux bonnes mœurs.

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a encore été faite par la gendarmerie sur les suites judiciaires de cette affaire. Toutefois, cette interpellation suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la communauté TikTok sénégalaise, où les tensions s’exacerbent entre partisans et détracteurs de ces figures de la toile.

Décès d’un nouveau-né à l’hôpital de Diourbel : une enquête interne ouverte par le ministère de la Santé

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a annoncé, ce lundi 20 octobre 2025, l’ouverture d’une enquête interne à la suite du décès tragique d’un nouveau-né survenu à l’hôpital régional de Diourbel. Selon les premières informations rapportées par Seneweb, le drame serait consécutif à une défaillance dans la prise en charge médicale d’une patiente, ce qui a conduit à la perte du nourrisson.

Dans un communiqué, le ministère a tenu à exprimer sa « profonde compassion » et ses « sincères condoléances » à la famille endeuillée. Il a également indiqué que l’enquête engagée vise à faire toute la lumière sur les circonstances exactes du décès et à identifier les éventuelles responsabilités à chaque étape du processus de soins. L’objectif, précise le département ministériel, est de comprendre ce qui s’est réellement passé et de garantir que des mesures correctives soient prises en conséquence.

« Toutes les conséquences nécessaires seront tirées et les mesures appropriées seront prises », a assuré le ministère, qui se veut ferme sur la question de la qualité des soins et de la sécurité des patients. Cette affaire relance d’ailleurs le débat sur la gestion des urgences et la responsabilité médicale dans les structures sanitaires publiques du pays.

Réaffirmant son engagement à consolider le système de santé, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a réitéré sa détermination à éviter que de tels drames ne se reproduisent. Il assure demeurer mobilisé pour améliorer la prise en charge des patients et renforcer la confiance des populations dans les services hospitaliers.

Mort tragique de Cheikh Touré au Ghana : un jeune footballeur sénégalais victime d’un réseau d’extorsion

Le rêve de Cheikh Touré s’est brisé dans des circonstances atroces. Le jeune gardien de but de 18 ans, pensionnaire de l’académie Esprit Foot de Yeumbeul, a perdu la vie au Ghana, dans ce qui s’apparente à une sordide affaire d’escroquerie et d’extorsion. Le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a confirmé ce samedi la terrible nouvelle : le corps sans vie du jeune footballeur a été déposé à la morgue Ebenezer de Tafo, dans la région d’Ashanti, à environ 200 kilomètres d’Accra.

Cheikh Touré avait quitté le Sénégal avec l’espoir de passer des tests de football au Ghana, première étape d’un parcours censé le mener vers le Maroc. Mais ce voyage s’est transformé en cauchemar. Selon les informations rapportées par le journal Libération, le jeune homme serait tombé entre les mains d’un réseau spécialisé dans l’extorsion de fonds, qui piège de nombreux jeunes à travers de fausses promesses d’opportunités sportives ou professionnelles.

Dès son arrivée au Ghana, Cheikh Touré a été pris en otage. Ses ravisseurs ont exigé à sa mère une somme de 850 000 francs CFA pour prétendus « frais » de procédure. Sous la menace et l’inquiétude, la famille a fini par envoyer 650 000 francs CFA en deux versements. Après le second envoi, toute communication avec le jeune homme a cessé. Lorsque la mère, inquiète de ne plus avoir de ses nouvelles, a tenté d’en savoir plus, un des ravisseurs lui a simplement indiqué que son fils avait subi un « choc ». En réalité, selon des sources proches de l’enquête, Cheikh Touré serait mort des suites de tortures, comme en témoignent les blessures visibles sur son corps retrouvé vêtu d’un simple caleçon.

Cette tragédie a profondément ému l’opinion publique. D’autant plus que le jeune gardien, orphelin de sœur et fils unique, incarnait l’espoir de sa famille. Les autorités sénégalaises ont immédiatement pris les choses en main, en coordination avec leurs homologues ghanéennes. Une enquête est en cours, alors que plusieurs autres jeunes, dont un certain Bamba – ami proche de Cheikh et celui qui l’aurait encouragé à effectuer le voyage – seraient toujours entre les mains des ravisseurs.

Les premiers éléments de l’enquête laissent entendre que les auteurs ne seraient pas ghanéens, bien qu’ils opèrent depuis le Ghana. Les échanges audios interceptés révèlent qu’ils s’expriment en français sans accent anglais, ce qui laisse supposer qu’il s’agit de ressortissants de pays francophones voisins.

Cette affaire rappelle tristement les méthodes utilisées par certains réseaux se réclamant de la société « Qnet ». Ces organisations, déjà pointées du doigt au Sénégal et dans la sous-région, attirent de jeunes victimes par des annonces trompeuses de recrutement ou de placement à l’étranger, avant de les séquestrer et de les rançonner. En juillet 2025, le commissariat de Saint-Louis avait ainsi démantelé un groupe de onze individus impliqués dans des activités similaires, après la dénonciation d’un enseignant-chercheur. Ces derniers avaient été arrêtés pour association de malfaiteurs, escroquerie et tentative d’extorsion de fonds, à la suite de la séquestration d’une jeune fille malienne attirée par une fausse offre d’emploi au Sénégal.

Le drame de Cheikh Touré vient donc relancer le débat sur la vigilance face aux réseaux d’escroquerie transfrontaliers qui prospèrent en Afrique de l’Ouest, exploitant les rêves de jeunesse et la détresse économique. En attendant les conclusions de l’enquête ouverte au Ghana, les autorités sénégalaises appellent à la prudence et promettent de tout mettre en œuvre pour retrouver et traduire les responsables devant la justice.

Deux militants de Pastef condamnés à un mois de prison ferme pour discours contraires aux bonnes mœurs

En détention préventive depuis le 2 octobre 2025, les militants du parti Pastef, Mandoumbé Diop, plus connu sous le nom de Lamignou Darou, et Serigne Mbaye Diagne, alias Boy Dakar, ont été fixés sur leur sort ce lundi. Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict en les condamnant à une peine d’un mois de prison ferme.

Les deux prévenus étaient poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment « discours contraires aux bonnes mœurs », « injures via un système informatique » et « menaces de castration visant un groupe ethnique ». Ces faits, jugés graves par le parquet, s’inscrivaient dans le cadre d’échanges et de publications sur les réseaux sociaux qui ont suscité une vive polémique.

Lors de l’audience tenue le 15 octobre dernier, le procureur de la République avait requis une peine de six mois d’emprisonnement ferme, estimant que les propos tenus par les accusés dépassaient le cadre de la liberté d’expression et constituaient une atteinte à la dignité humaine. La défense, pour sa part, avait plaidé la relaxe, soutenant que les propos incriminés relevaient du débat politique et qu’ils ne visaient pas à attiser la haine ou à menacer qui que ce soit.

Après délibération, le tribunal a finalement opté pour une condamnation plus clémente, fixant la peine à un mois ferme. Une décision qui tient compte, selon plusieurs observateurs, de la situation personnelle des deux militants et de la nature du dossier.

Cette condamnation intervient dans un contexte politique marqué par une recrudescence des poursuites contre des activistes et sympathisants du Pastef, formation dissoute puis reconstituée autour de la figure de son leader, Ousmane Sonko. Elle relance le débat sur les limites entre la liberté d’expression et le respect des lois encadrant la communication en ligne.

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