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Santé

Fièvre de la Vallée du Rift : deux cas confirmés à Daara, dont un décès

Une alerte sanitaire est en cours à Daara, dans le nord-ouest du Sénégal, où deux cas de fièvre de la Vallée du Rift ont été confirmés par les autorités sanitaires, dont un décès enregistré. L’annonce a été faite ce jeudi par le docteur Abdou Ndiaye, médecin-chef du district sanitaire de Daara, confirmant la présence active de la maladie depuis une semaine dans la localité.

Selon Dr Ndiaye, la maladie touche principalement les éleveurs, considérés comme la population la plus exposée. « Comme vous l’avez vu dans le communiqué du ministère de la Santé et de l’Action sociale, le district de Daara, en épidémie depuis une semaine, a enregistré son deuxième cas de fièvre de la Vallée du Rift, et malheureusement, ce dernier est décédé. D’après nos constats, tous nos cas concernent des éleveurs, ce qui montre qu’ils sont les plus exposés, car ils sont constamment en contact avec les animaux », a-t-il déclaré au micro du Groupe Futur Média (TFM).

La fièvre de la Vallée du Rift, une maladie virale transmise à l’homme par la piqûre de moustiques infectés ou par le contact avec le sang et les organes d’animaux contaminés, représente une menace à la fois pour la santé publique et pour le cheptel. Elle provoque des fièvres aiguës, des saignements et, dans certains cas, la mort, comme cela a été observé à Daara.

Face à cette situation, le district sanitaire a renforcé ses actions de riposte. « Il faut impliquer la sous-brigade des jeunes, les vétérinaires et les collectivités territoriales pour soigner les animaux malades ou présentant des symptômes », a plaidé Dr Ndiaye, insistant sur la dimension communautaire et intersectorielle de la lutte. Les autorités locales misent sur une approche coordonnée entre la santé humaine, animale et environnementale, conformément à la stratégie “Une seule santé”.

Des équipes mobiles de sensibilisation sillonnent déjà les marchés à bétail et les zones d’élevage pour informer les populations sur les gestes de prévention. Des moustiquaires imprégnées ont été distribuées aux ménages, notamment aux éleveurs, afin de réduire les risques de transmission. « Lorsque le moustique pique un animal ou une personne infectée, il peut transmettre la maladie. C’est pourquoi nous insistons sur la prévention, la communication et la sensibilisation », a ajouté le médecin-chef.

Le docteur Ndiaye a tenu à rassurer les populations : la fièvre de la Vallée du Rift ne se transmet pas d’homme à homme. Cela signifie que la maîtrise de la propagation reste possible si les mesures de protection et d’hygiène sont scrupuleusement respectées. Les autorités sanitaires appellent donc à la vigilance et à la collaboration de tous les acteurs locaux pour endiguer la progression de cette maladie, qui menace non seulement la santé humaine, mais aussi l’économie pastorale de la région.


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