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Economie

Dette publique : le Sénégal prévoit un encours de 25 368 milliards de francs CFA en 2025

Les derniers chiffres du ministère des Finances apportent un éclairage nouveau sur la situation de la dette publique sénégalaise. Dans son Rapport économique et financier annexé à la loi de Finances 2026, récemment publié, le département dirigé par Abdourahmane Sarr a dévoilé ses prévisions concernant le niveau d’endettement du pays pour l’année 2025. Ces données interviennent dans un contexte marqué par des débats persistants sur la dette dite « cachée » et sur la soutenabilité globale des finances publiques.

Selon le document officiel, l’encours de la dette publique du Sénégal devrait atteindre 25 368,3 milliards de francs CFA en 2025, soit une hausse de 7,1 % par rapport à l’année 2024. Cette progression s’explique notamment par les besoins croissants de financement liés aux investissements publics et aux engagements antérieurs de l’État. Malgré cette augmentation en valeur absolue, le ministère souligne une légère amélioration du ratio dette/PIB, qui est attendu à 117,3 % en 2025, contre 119,0 % en 2024. Cela représente une baisse de 1,7 point de pourcentage du PIB, traduisant un certain redressement relatif du poids de la dette dans l’économie nationale.

Cependant, le rapport attire l’attention sur un indicateur particulièrement préoccupant : celui du service de la dette publique extérieure rapporté aux recettes budgétaires. Il devrait, selon les projections, atteindre 46,1 % en 2025, soit plus du double du plafond de 22 % fixé par les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ce dépassement important met en lumière la forte pression exercée par le remboursement de la dette sur les ressources publiques, ce qui pourrait réduire les marges de manœuvre budgétaires de l’État pour financer les politiques sociales et les investissements prioritaires.

Ces chiffres illustrent la complexité de la situation financière du Sénégal, pris entre la nécessité de soutenir la relance économique et l’impératif de maîtriser l’endettement. Si la baisse du ratio dette/PIB peut être interprétée comme un signe de stabilisation, la dynamique du service de la dette extérieure reste un défi majeur pour la soutenabilité budgétaire à moyen terme.


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