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Lendemain du Gamou : Serigne Moustapha Sy et son fils « Capitaine » s’expriment sur l’actualité nationale

À l’occasion du lendemain du Gamou, le guide spirituel des Moustarchidines, Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum, s’est une nouvelle fois prononcé sur la situation politique, économique et sociale du Sénégal. Dans son adresse, il a d’abord exprimé sa gratitude envers les foyers religieux qui ont contribué à la réussite de l’événement, ainsi qu’aux délégations étrangères ayant fait le déplacement.

Le marabout a également salué la présence de la Première Dame, venue représenter le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors de cette commémoration de la naissance du Prophète (PSL).

Après son intervention, le guide a cédé la parole à son fils, Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, surnommé « Capitaine ». Celui-ci n’a pas manqué de rappeler l’autorité spirituelle et la légitimité de son père face aux critiques dont il est souvent l’objet.

« Je rappelle que vous êtes notre guide, notre père et notre référence. Nous connaissons vos compétences et votre niveau de spiritualité. Mais je peux dire que vous n’êtes pas comparable à ceux qui s’agitent contre votre autorité. Si cela ne dépendait que de leur personne, ils seraient tous à votre niveau. Mais c’est le bon Dieu qui vous a choisi. Donc le chien aboie, la caravane passe… », a lancé « Capitaine », sous le regard approbateur de son père.

Cette sortie, marquée par un ton à la fois solennel et ferme, illustre une fois de plus l’ancrage des Moustarchidines dans le débat public, où le religieux et le social croisent souvent le politique.

Kaolack – Couverture sécuritaire et médicale du Gamou : le dispositif des sapeurs-pompiers dévoilé

À l’occasion du Gamou, un important dispositif sécuritaire et médical a été mis en place par les sapeurs-pompiers. Le commandant du groupement d’incendie, Erasme Samb, a détaillé les moyens humains et matériels mobilisés.

« En termes de personnel, nous avons engagé 173 sapeurs, dont 5 officiers, 42 sous-officiers et 126 militaires du rang. Sur le plan logistique, nous avons mobilisé 9 ambulances, plusieurs moyens spéciaux ainsi que 10 engins de lutte contre les incendies, dont 3 camions-citernes de grande capacité. Le dispositif inclut également des moyens nautiques : une vedette ambulance et deux zodiacs pour assurer la sécurité des pèlerins empruntant le fleuve, notamment entre Foundiougne et Kaolack, au niveau des points d’embarquement et de débarquement », a-t-il expliqué.

Depuis le début des opérations, 41 sorties ont été effectuées pour divers types d’interventions. Les plus marquantes concernent les accidents de la circulation : 20 cas recensés, impliquant 48 victimes. Parmi elles, 43 ont pu être assistées, mais malheureusement 5 décès ont été enregistrés lors d’un accident survenu entre Matam et Linguère.

GCR Ratings abaisse la note du Port autonome de Dakar : un signal d’alerte pour Waly Diouf Bodiang

Le 29 août 2025, l’agence de notation GCR Ratings a abaissé les notes de long et court terme du Port autonome de Dakar, ainsi que celle de son emprunt obligataire de 60 milliards FCFA. Une décision qui met en exergue la vulnérabilité de l’infrastructure portuaire face au risque pays et qui interpelle sur l’urgence de renforcer sa flexibilité financière.

Pour le directeur général du port, Waly Diouf Bodiang, cette révision ne remet pas en cause la solidité de l’institution, mais constitue un avertissement dans un contexte marqué par de fortes ambitions de modernisation. « C’est un signal qu’il nous faut prendre en compte, tout en poursuivant les projets structurants indispensables à la compétitivité du port », souligne-t-il.

Entre solidité financière et pressions d’investissement

Malgré la baisse de notation, les fondamentaux du Port autonome de Dakar restent solides. Les marges opérationnelles se maintiennent et la rentabilité s’améliore, offrant un socle de confiance. Toutefois, les lourds investissements engagés pour moderniser les infrastructures et équiper les quais accentuent la pression sur la capacité de financement.

La direction est donc confrontée à une équation complexe : continuer à attirer et rassurer les investisseurs tout en mobilisant les ressources nécessaires pour mener à bien des projets stratégiques.

Un hub régional face à ses défis

Situé à un carrefour maritime clé en Afrique de l’Ouest, le Port autonome de Dakar bénéficie d’une position géographique avantageuse. Ses revenus récurrents et l’intérêt soutenu des investisseurs privés constituent des atouts majeurs. Mais la dégradation de sa note de crédit rappelle la fragilité de l’équilibre entre ambitions de développement et contraintes financières.

Un litige foncier aux Almadies : Ecotra et Vacap SA devant le tribunal de commerce de Dakar

Le tribunal de commerce de Dakar s’apprête à trancher un différend opposant l’entreprise Ecotra, dirigée par l’homme d’affaires Abdoulaye Sylla, à la société Vacap SA, autour d’un imposant bien immobilier situé aux Almadies, l’un des quartiers les plus prisés de la capitale sénégalaise.

Dans le cadre de cette procédure judiciaire, Ecotra réclame la vente forcée de l’immeuble appartenant à Vacap SA, déjà saisi à titre conservatoire. La propriété, d’une superficie de 18 534 m², fait l’objet d’une mise à prix fixée à 6 388 570 797 F CFA. Ce montant correspond également à la caution exigée pour participer à la vente, conformément aux dispositions légales encadrant les procédures de saisie immobilière.

L’affaire a été inscrite au rôle du juge des Criées, magistrat en charge des ventes judiciaires, qui devra superviser les opérations. La prochaine audience, prévue pour le 7 octobre 2025, sera décisive : elle pourrait sceller l’avenir du bien immobilier et, par ricochet, mettre un terme à ce contentieux commercial qui oppose les deux parties depuis plusieurs mois.

Extradition de Doro Gaye : la justice française exige des garanties avant de trancher

La procédure d’extradition visant l’homme d’affaires sénégalais Doro Gaye vient de connaître un nouveau développement. La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Paris, saisie par la justice sénégalaise, a décidé de reporter sa décision et de surseoir à l’examen de la requête. Elle exige des compléments d’informations avant toute décision définitive.

Selon des sources judiciaires, huit points restent encore en suspens, notamment la garantie d’un procès équitable au Sénégal et la prise en compte de l’état de santé de Doro Gaye, décrit comme fragile. La juridiction française a fixé une nouvelle audience au 10 décembre prochain, à l’issue de laquelle Dakar devra fournir des réponses précises aux interrogations soulevées.

Doro Gaye est poursuivi dans le cadre d’un différend avec Zakiroulah Sow, qui l’accuse de lui avoir extorqué 1,2 milliard de francs CFA dans une transaction foncière controversée. À la suite de cette affaire, un mandat d’arrêt international a été délivré par le juge du troisième cabinet d’instruction du tribunal de Dakar.

Après une détention préventive au Sénégal, l’homme d’affaires avait bénéficié d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire, avant de quitter clandestinement le pays pour la France. Interpellé à Paris sur la base du mandat transmis à Interpol, il avait été incarcéré, puis libéré contre une caution de 160 000 euros (environ 104 millions de francs CFA).

Le dossier, déjà marqué par plusieurs renvois, reste donc en suspens jusqu’à la prochaine audience en décembre, qui sera décisive pour l’avenir de l’homme d’affaires sénégalais.

Sangue Barhamou Ndiaye : Un destin scellé par la spiritualité

Né le 5 février 1958 à Thiakho Thiof Yôr, dans la région du Saloum, Sangue Barhamou Ndiaye est issu d’une lignée noble. Fils d’Ibrahima Ndiaye et d’Aminata Cissé, il grandit dans un environnement marqué par la foi et la tradition. Très tôt, il fut initié à l’apprentissage coranique auprès de plusieurs maîtres, dont Ibra Gueye et Cheikh Mbaye Awa, qui virent en lui les prémices d’une vocation spirituelle singulière.

Parmi les souvenirs de son enfance, un épisode demeure gravé dans sa mémoire comme le sceau de sa destinée. Un jour béni, alors qu’il n’était qu’un enfant de Thiakho, le village eut l’honneur de recevoir la visite du grand maître Shaykh Ibrahim Niass. L’événement attira une foule enthousiaste, et les enfants, débordants d’ardeur, s’éparpillèrent entre un acacia et un baobab avant de courir derrière la voiture qui transportait le guide. Sangue Bi, le plus vif, fut le premier à atteindre le véhicule. Lorsque Baye descendit, il posa sa main avec douceur sur la tête du jeune garçon. Ce simple geste provoqua en lui une émotion indicible, une vibration intérieure qu’il n’avait jamais ressentie. Il en garda le souvenir comme une marque intime, un signe silencieux scellant un destin spirituel hors du commun.
En 1978, il s’installa définitivement à Dakar, où son cheminement spirituel prit une dimension nouvelle. Sa quête de vérité l’amena à fréquenter divers cercles de savoir et de spiritualité, jusqu’à franchir les portes d’églises pour écouter des prêtres. Cette ouverture rare, loin d’être une errance, traduisait une soif ardente de Dieu. Elle s’inscrivait dans la continuité de la tradition des grands maîtres soufis, qui passèrent par de multiples écoles avant de recevoir la grâce définitive. Shaykh Ahmad at-Tijânî lui-même, bien qu’essence de sainteté dès avant sa naissance, avait suivi une douzaine de maîtres avant que le Prophète – en état de veille – ne l’investisse directement de la voie tijânie.
Cette quête inlassable trouva son accomplissement en 1996, lorsque Sangue Barhamou Ndiaye rencontra Mawlânâ Shaykh Ibrahim Niass, vers qui il fut conduit par Mawlânâ Shaykh Uld Khayr de Mauritanie. Dès lors, il devint l’un de ses disciples les plus fervents, entièrement dévoué à sa voie. Déjà, Shaykh Uld Khayr avait pressenti son destin spirituel en affirmant que « Babacar Ndiaye », comme on le nommait alors, connaîtrait une ouverture totale qui l’élèverait au-dessus de ses semblables. L’un de ses proches, Baye Abdul Qâdir Lo, avait lui aussi reconnu son envergure exceptionnelle : « Ton horizon spirituel est si vaste qu’il te faudra longtemps pour trouver un maître à ta mesure. »
Aujourd’hui, Sangue Bi s’impose comme une figure majeure de la Fayda Tijâniyya. Sa rigueur, sa générosité et sa constante disponibilité au service de la transmission de la gnose font de lui une référence incontournable de la spiritualité contemporaine. Son itinéraire, marqué par l’humilité et l’ardeur, incarne la continuité vivante d’une tradition qui dépasse les frontières du temps et de l’espace.

CHEIKH MOUHAMADOUL MAHI NIASSE : Un guide spirituel au service de l’humanité

À la fois érudit, pédagogue et médiateur, Cheikh Mouhamadoul Mahi Niasse reste fidèle à l’héritage de son père, El Hadji Ibrahima Niasse, tout en façonnant une vision contemporaine de l’Islam fidèle aux enseignements du Prophète Mouhammad (Paix et salut sur lui). De la bibliothèque de Médina Baye à la médiation des conflits à l’international, sa mission repose sur le savoir et l’amour de l’humanité.

Chaque jour, le cinquième khalife de Médina Baye, depuis 2020, s’entoure d’un cercle de fidèles et de proches. Ces rencontres quotidiennes, empreintes d’humilité et de culture générale, traduisent la proximité d’un guide spirituel qui aime échanger sur tous les aspects de la vie contemporaine. Modeste et généreux, il incarne l’image d’un érudit accessible, profondément enraciné dans la tradition tout en demeurant attentif aux défis du monde moderne.
Sa passion pour la lecture et son attachement à la jeunesse renforcent l’image d’un apôtre de la paix, soucieux de transmettre les valeurs de dialogue, de tolérance et de savoir.
En 2022, Cheikh Mahi Ibrahima Niass s’est distingué par une médiation historique dans la crise soudanaise, contribuant ainsi à rapprocher des belligérants que tout semblait opposer. Cet acte a confirmé son rôle de passeur de paix et d’acteur incontournable de la diplomatie religieuse. Héritier spirituel de son illustre père, El Hadji Ibrahima Niasse, il perpétue une tradition d’ouverture et d’engagement au service de la Oumma et de l’humanité.
En 2024, celui qui est également Président de l’Union islamique africaine, a été l’artisan de la conversion de plus d’une centaine de personnes à l’Islam.

QUÊTE ÉTERNELLE DU SAVOIR
Né en 1938, Cheikh Mahi Ibrahima Niasse est unanimement décrit comme un homme d’une humilité exemplaire, d’une disponibilité constante et d’une érudition remarquable. Alors que la plupart des enfants de sa génération commençaient l’apprentissage du Coran à l’âge de 7 ans, il en entama la mémorisation dès l’âge de 5 ans en Mauritanie, auprès de maîtres coraniques réputés auxquels son père l’avait confié. Arraché à l’affection maternelle pour être initié aux sciences religieuses, il s’est très tôt consacré à la quête de Dieu, aux côtés de ses frères également dédiés à cette mission spirituelle.
De retour au Sénégal, il poursuivit son apprentissage avant de s’exiler en Égypte. À l’Université Al Azhar du Caire, en Égypte, haut lieu du savoir islamique, il s’illustra par sa rigueur intellectuelle et obtint en 1976 une maîtrise en Histoire islamique.
Très impliqué dans les mouvements estudiantins du monde arabe, il fut tenté de prolonger son engagement militant en dehors du Sénégal. Mais son père, conscient des dérives possibles, le rappela à ses responsabilités spirituelles et le ramena à une voie plus mesurée. Ce rappel paternel marqua un tournant décisif dans son parcours : Cheikh Mahi choisit alors de mettre son érudition et son énergie au service du savoir et de la communauté.
Directeur de l’Institut franco-arabe El Hadji Abdoulaye Niasse de Médina Baye, il s’impose depuis plusieurs décennies comme un pédagogue passionné, transmettant aux nouvelles générations son amour de la connaissance. Il confia un jour que, lors d’une retraite auprès de son père, il avait prié pour une seule chose : le savoir. Cette prière fut exaucée, tant sa maîtrise des sciences islamiques et des enjeux contemporains force aujourd’hui l’admiration de ses pairs et de ses disciples.

APÔTRE DE LA PAIX
Propulsé sur le devant de la scène en tant que vice-khalife sous le magistère du quatrième khalife, Cheikh Ahmed Tidiane Niasse, Cheikh Mahi a toujours préféré la discrétion aux honneurs. Il affectionne davantage l’esplanade de la grande mosquée, où il improvise des conférences sur la géopolitique, l’histoire ou l’œuvre de son père, que les tribunes officielles. Sa résidence, abritant une bibliothèque riche et variée, est devenue un lieu de rencontres et d’échanges, où il reçoit sans protocole et où chacun peut trouver écoute et conseil.
Au-delà de son érudition et de sa proximité avec les fidèles, c’est son rôle dans la résolution de conflits qui demeure le plus marquant. L’exemple le plus frappant est sans doute celui du Darfour, où il mit fin à une guerre ethnique qui avait duré 9 ans et impliqué plus de cinquante (50) tribus. Sans mobilisation militaire ni moyens financiers, il réussit à instaurer un cessez-le-feu fondé uniquement sur l’amour d’Allah et les valeurs universelles de l’islam. Cette victoire silencieuse, obtenue par la seule force du dialogue et de la foi, illustre parfaitement sa vision d’une diplomatie spirituelle au service de la paix et de la réconciliation.
Humble, visionnaire et profondément attaché au service de l’humanité, Cheikh Mouhamadoul Mahi Niasse apparaît aujourd’hui comme l’un des grands artisans de paix de notre temps.
Fidèle à l’héritage de son père tout en affirmant sa propre voie, il demeure un serviteur infatigable de la Oumma et un guide éclairé dont l’influence dépasse largement les frontières du Sénégal.

BAYE SERIGNE ASSANE SECK : Le Khalife bâtisseur

Serigne Assane Seck, 9ᵉ Khalife général de Thiénaba, perpétue une tradition tidiane séculaire. Issu d’une lignée prestigieuse, il allie guidance spirituelle, engagement moral et actions concrètes pour renforcer l’unité, la justice et le développement de sa communauté.

Né en 1939 à Thiouty, un village situé à proximité de Thiénaba, Serigne Assane Seck est le 9ᵉ Khalife général de la confrérie tidjane de Thiénaba. Fils de Serigne Ibrahima Seck, le 6ᵉ Khalife, il a grandi dans un environnement profondément religieux, imprégné des valeurs de droiture, de générosité et de dévouement à la communauté. Très tôt, il a reçu une éducation religieuse solide, à Thiouty puis à Thiénaba, qui a forgé son attachement aux enseignements de la Tidjania et à la Sunna du Prophète Muhammad (PSL).
Avant son accession au khalifat, Serigne Assane Seck a longuement accompagné son frère, Serigne Abdou Rahim Seck, dans la gestion des affaires de la confrérie, acquérant ainsi une connaissance fine des besoins spirituels et matériels de sa communauté. Sa réputation de gardien vigilant des valeurs tidianes repose sur son intégrité, son sens de la justice et son engagement constant pour l’unité de la communauté.
Intronisé Khalife en 2021, il a immédiatement affirmé son désir de poursuivre et d’élargir les projets de ses prédécesseurs. Sous sa direction, Thiénaba a poursuivi son développement, avec notamment l’électrification de plusieurs villages et l’amélioration des infrastructures locales. Il valorise l’action concrète autant que la guidance spirituelle, convaincu que le progrès matériel et la vie religieuse doivent se renforcer mutuellement.
Serigne Assane Seck n’hésite pas à souligner l’importance historique et religieuse de Thiénaba dans le paysage national. Lors de la célébration du Gamou 2025, il a appelé à une plus grande reconnaissance de la cité par les autorités étatiques, rappelant son rôle central dans la préservation des valeurs tidianes et dans la promotion de l’éthique religieuse au Sénégal.
Sa stature morale, son dévouement à la communauté et sa capacité à incarner l’unité font de lui une figure respectée et écoutée, non seulement par ses talibés, mais aussi par l’ensemble de la société sénégalaise. Avec un équilibre rare entre tradition et modernité, Serigne Assane Seck illustre la continuité d’une lignée religieuse prestigieuse et demeure un pilier de la Tidjania, guidant sa communauté avec sagesse, fermeté et humilité.

SERIGNE MBAYE SY MANSOUR : Sentinelle de la justice et de la vérité

Héritier d’une lignée prestigieuse et formé à l’école de Tivaouane, Serigne Mbaye Sy Mansour, 7e Khalife général, se distingue par son attachement indéfectible à la vérité, à la justice et à la Sunna du Prophète Muhammad (PSL). Reconnu pour son franc-parler et sa droiture, il se présente comme le gardien vigilant des valeurs spirituelles et morales de la Tidjania, inspirant respect et admiration au sein de la communauté.

Serigne Mbaye Sy Mansour est le 7e Khalife général de Tivaouane, succédant à Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine.
Né en 1932 et formé à l’École de Tivaouane, il a d’abord été porte-parole de la famille Tidiane avant d’accéder au khalifat. Fils aîné de Cheikh El Hadj Mouhamadou Mansour Sy Maodo (1900-1957) et petit-fils de Sokhna Safiétou Niang, il puise dans cet héritage aristocratique et spirituel les valeurs qui façonnent sa personnalité : droiture, justice, vérité, honneur et vertu.
Sa mère, Sokhna Aminata Seck, descendante de Doudou Seck Bou El Mogdad, illustre par son exemple la générosité, la foi et la probité, tandis que son père et ses tuteurs spirituels – El Hadji Mansour Sy, Cheikh Al Seydi Khalifa Ababacar Sy et Seydi Djamil – lui ont transmis un caractère bien trempé, fondé sur la constance et la fidélité aux principes religieux. Cette éducation lui a permis de rester un pur orthodoxe, attaché aux valeurs de la Tarikha et à la vérité, tout en rejetant toute forme d’aristocratie ostentatoire.
Serigne Mbaye Sy Mansour est connu pour son franc-parler ; d’où son surnom « Pa Allemand ». Cette franchise n’est pas un simple trait de caractère, mais le reflet d’un engagement profond envers la vérité et le désintéressement. Il apparaît comme le gardien vigilant et intransigeant des vertus attachées à Tivaouane, garantissant que la Tarikha conserve sa force morale et spirituelle. Partout où il s’impose, c’est par son intégrité et sa constance dans l’application des principes islamiques les plus fondamentaux, parmi lesquels la justice, la paix et la vérité occupent une place centrale.
En plus de ses racines familiales et spirituelles, son héritage moral et intellectuel se nourrit de figures historiques et religieuses de la région, comme sa grand-mère Sokhna Arame Bonkho, connue pour sa générosité et son dévouement envers autrui, et les poèmes dédiés par Khaly Madiakhaté Kalla à Doudou Seck Bou El Mogdad, son arrière-grand-père. Cette lignée confère à Serigne Mbaye Sy Mansour une légitimité morale qui dépasse les frontières de la famille Tidiane, en faisant un repère respecté par l’ensemble de la communauté musulmane.

L’ÉTHIQUE COMME PIERRE ANGULAIRE

La vérité est la nourriture quotidienne de Serigne Mbaye Sy Mansour. Son attachement intrépide à la justice, au désintéressement et à la rigueur morale le distingue de nombreux leaders religieux. Sa vision dépasse les considérations égoïstes et hiérarchiques, privilégiant toujours la responsabilité morale et religieuse dans la société. Pour lui, défendre la foi islamique va de pair avec la protection de la République, l’unité nationale, la paix civile et la citoyenneté.
Doté d’un caractère incorruptible, d’une constance sans faille et d’une sincérité exemplaire, le Khalife impose le respect partout où il passe. Il répète volontiers : « Devant Dieu, qui est Seul souverain, nul n’est fort et tous sont périssables », rappelant que la puissance humaine reste limitée face à la vérité et à la justice divine. Sa probité morale et sa conformité aux préceptes coraniques font de lui une référence spirituelle et morale, forgeant la fierté et la confiance des talibés tidianes.
Le Khalife est une université vivante, un silo inépuisable de grandeur morale et de vertu ainsi qu’un ambassadeur infatigable de la Tidjania. Ces qualités expliquent la crédibilité et le respect unanime dont il jouit auprès des citoyens de toutes confessions et obédiences. Contrairement à ceux qui privilégient les statuts sociaux ou les privilèges de naissance, Serigne Mbaye Sy Mansour a choisi de mettre son Moi individuel au service du suprême Soi et de la communauté, incarnant ainsi un idéal de dévouement et de service religieux.
Durant toute sa vie, il s’est illustré comme un homme de justice et de vérité, toujours constant dans ses engagements moraux et spirituels. Chez lui, la liberté n’abdique jamais et la vérité ne saurait être une marchandise. Il incarne la sentinelle vigilante d’une tradition religieuse respectueuse des lois divines et humaines, guidant la communauté vers la vertu, l’éthique et la piété.
Ainsi, Serigne Mbaye Sy Mansour reste-t-il un modèle de vertu et de fidélité ; un guide religieux dont la voix et les actes résonnent comme des repères solides dans un monde en perpétuelle mutation. Sa vie et son engagement demeurent un exemple vivant de la Tidjania et une inspiration pour tous ceux qui aspirent à la justice, à la vérité et à l’intégrité.

« La vie humaine est sacrée » : Alioune Tine demande la liberté provisoire pour Farba Ngom

Le défenseur des droits humains, Alioune Tine, a rendu visite à Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba, à la suite de la publication d’un rapport d’expertise médicale alarmant sur son état de santé. Les conclusions des médecins sont sans équivoque : sa condition est « incompatible avec un maintien en milieu carcéral, même dans un centre hospitalier », et son pronostic vital pourrait être engagé avec un risque de « mort subite ».

Face à la gravité de la situation, Alioune Tine dit avoir constaté l’angoisse de ses proches et recueilli les explications de son avocat, Me Baboucar Cissé. Pour lui, la responsabilité du moment incombe avant tout au juge :

« Sa responsabilité première est de protéger la vie conformément à notre Constitution qui déclare que la vie humaine est sacrée et que l’État a l’obligation de la protéger », a-t-il déclaré.

Le fondateur d’Afrikajom Center estime incompréhensible que ce droit fondamental, garanti par la Constitution, semble être refusé à Farba. Il insiste que ni le Premier ministre Ousmane Sonko, ni le président Bassirou Diomaye Faye, ne peuvent être rendus responsables d’une telle situation.

« C’est au juge, et au juge seul, de prendre ses responsabilités en appliquant la loi et la Constitution sénégalaise, en accordant la liberté provisoire à Farba. Dans les meilleurs délais. C’est la voie de la sagesse et de la prudence », a martelé Alioune Tine.

Gambie : Le président Adama Barrow décrète le 5 septembre jour férié pour le Mawlid Al-Nabi

Le chef de l’État gambien, Adama Barrow, a proclamé le vendredi 5 septembre 2025 jour férié sur l’ensemble du territoire national, à l’occasion du Mawlid Al-Nabi, célébration marquant la naissance du Prophète Mohamed (PSL).

Dans un communiqué officiel diffusé par la présidence, la State House souligne que cette décision vise à offrir aux citoyens l’opportunité de commémorer dans la dignité et la ferveur religieuse cet événement majeur du calendrier islamique.

À cette occasion, le président Barrow a présenté ses « chaleureuses félicitations » et formulé des vœux de « célébration heureuse et bénie » à l’endroit de l’ensemble du peuple gambien, ainsi qu’aux amis et partenaires de la Gambie.

Le Mawlid Al-Nabi, également connu sous le nom de Gamou dans certains pays de la sous-région, constitue un temps fort de rassemblement spirituel. Les fidèles y prennent part à des prières collectives, des récitations de textes religieux et des activités communautaires, renforçant ainsi les valeurs de fraternité et de solidarité.

Gamou 2025 : à Thiès, plus de 2 300 baguettes et 12 tonnes de produits impropres saisis par la Brigade régionale du commerce

À l’occasion du Gamou 2025, la Brigade régionale du commerce de Thiès a procédé à une vaste opération de contrôle destinée à sécuriser l’approvisionnement et à protéger les consommateurs. Les vérifications menées sur plusieurs sites de vente ont abouti à des saisies massives, traduisant à la fois la vigilance des autorités et les manquements persistants de certains commerçants.

Selon Khadim Ndiaye, chef du service régional du commerce, l’une des infractions relevées concerne directement le prix du pain, denrée de première nécessité très consommée pendant les rassemblements religieux. « Un boulanger a été pris en flagrant délit en vendant la baguette à 200 francs CFA, alors que le prix officiel est fixé à 150 francs. Cette irrégularité a conduit à la saisie de 2 309 baguettes et à leur revente immédiate aux consommateurs au tarif réglementaire », a-t-il expliqué.

Outre cette fraude sur le pain, les équipes de contrôle ont également retiré du marché 12 tonnes de produits impropres à la consommation. Ces marchandises, composées de denrées alimentaires avariées mais aussi de produits non alimentaires, représentaient un danger direct pour la santé des consommateurs.

Pour Khadim Ndiaye, ces résultats illustrent l’importance des missions de veille menées par ses services, particulièrement lors des grands événements religieux qui rassemblent des millions de pèlerins. « Ces opérations illustrent l’efficacité des services de contrôle qui, à travers leurs missions de veille et d’alerte, contribuent à garantir la protection des consommateurs et à permettre aux pèlerins de vivre un Gamou en toute sécurité sur le plan alimentaire », a-t-il souligné.

Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des marchés lors du Gamou, période durant laquelle la demande explose et favorise les tentatives de spéculation ou la mise en circulation de produits de mauvaise qualité. Les autorités rappellent qu’elles resteront vigilantes tout au long de l’événement afin d’éviter de nouveaux abus et de préserver la santé publique.

Mercure dans le poisson importé : le ministère des Pêches rassure, le Brown Croaker déclaré sans danger pour la consommation

Face aux inquiétudes soulevées ces derniers jours par certaines informations relayées dans les médias sur la présence supposée de mercure dans le poisson importé, notamment le Brown Croaker, le ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires a tenu à clarifier la situation. Dans un communiqué parvenu à Ledakarois, il a apporté des précisions visant à rassurer les consommateurs et à rétablir les faits.

Selon la Direction des Industries de Transformation de la Pêche (DITP), tous les produits de la pêche et de l’aquaculture importés au Sénégal sont soumis à des contrôles sanitaires rigoureux avant leur mise sur le marché. Ces vérifications comprennent plusieurs étapes : inspection documentaire et physique, évaluation sensorielle des produits et analyses obligatoires en laboratoire. L’objectif est de s’assurer que les poissons ne présentent pas de traces de métaux lourds tels que le mercure, le plomb ou le cadmium, ni de résidus de pesticides ou de médicaments vétérinaires.

Le ministère rappelle que la commercialisation d’un produit de la pêche n’est autorisée qu’après réception des résultats d’analyses conformes aux normes sanitaires en vigueur. Chaque lot importé doit obligatoirement être accompagné d’un certificat délivré par l’autorité compétente, attestant de sa salubrité et garantissant qu’il est sans danger pour la consommation.

Les résultats récents des analyses effectuées dans des laboratoires accrédités confirment que les niveaux de mercure et d’autres métaux lourds contenus dans le Brown Croaker respectent parfaitement les normes internationales de sécurité alimentaire. « La consommation de ce poisson ne présente aucun risque pour la santé humaine », a souligné le ministère, qui insiste sur la fiabilité du dispositif national de contrôle sanitaire.

Réaffirmant son rôle en tant qu’autorité de contrôle, de certification et de régulation, le ministère appelle les acteurs du secteur et les citoyens à faire preuve de responsabilité dans leurs propos, surtout lorsqu’ils portent sur des questions aussi sensibles que la santé publique. Pour les autorités, la diffusion d’informations infondées risque de créer une panique inutile et de nuire à la confiance des consommateurs comme à la réputation du secteur halieutique sénégalais.

Accident sur l’axe Linguère-Matam : cinq morts et quinze blessés, dont huit dans un état grave

Un nouvel accident mortel vient endeuiller les routes sénégalaises. Ce mercredi matin, un drame s’est produit sur l’axe Linguère-Matam, au niveau du village de Loumbelana, dans la commune de Barkédji. Le bilan est particulièrement lourd : cinq personnes ont perdu la vie et quinze autres ont été blessées, dont huit grièvement.

Selon les premières informations fournies par l’adjudant-chef Papa Élimane Ndour, commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers de Linguère, l’accident s’est produit lorsqu’un véhicule de transport en commun, de type « Cheikhou Chérifou », reliant Kaolack à Matam, est entré en collision avec un camion en stationnement sur le bord de la route. La violence du choc a été telle que plusieurs passagers sont morts sur le coup.

Les secours ont rapidement été déployés sur place. Six ambulances et quatre véhicules d’intervention ont été mobilisés pour évacuer les victimes. Quinze blessés ont été transportés vers l’hôpital Magatte Lô de Linguère. Parmi eux, huit présentaient des blessures graves nécessitant une prise en charge urgente, tandis que sept souffraient de traumatismes plus légers. Deux des cas les plus critiques ont dû être transférés d’urgence vers l’hôpital de Matam.

Les corps sans vie des cinq victimes ont été déposés à la morgue de l’hôpital de Linguère, où familles et proches se sont rendus dans une grande consternation. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et établir les responsabilités.

Ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité routière au Sénégal, alors que les accidents de la circulation continuent de faire des dizaines de victimes chaque mois, en particulier sur les axes interrégionaux. Les causes souvent invoquées vont de l’excès de vitesse au stationnement dangereux des camions, en passant par l’état dégradé des routes.

Diplomatie : Ousmane Sonko renonce au BIG de Paris et annonce une visite officielle aux Émirats Arabes Unis

Le Premier ministre Ousmane Sonko a décliné l’invitation de la France à participer en tant qu’invité d’honneur à la 11ᵉ édition de Bpifrance Inno Génération (BIG), prévue le 23 septembre prochain à Paris. L’annonce a été faite dans un communiqué diffusé par la Primature sur les réseaux sociaux, précisant que ce renoncement est lié à des contraintes d’agenda.

« En raison d’un empêchement lié à son calendrier, le Premier ministre ne pourra honorer cette invitation, à laquelle il aurait souhaité prendre part personnellement », indique le texte officiel. Toutefois, le Sénégal sera représenté à l’événement par un membre du gouvernement, dont le nom n’a pas encore été communiqué.

Si Ousmane Sonko renonce à Paris, il ne ferme pas la porte au dialogue avec la France. Le communiqué précise en effet qu’il accueillera prochainement à Dakar son homologue français, à l’occasion du Séminaire intergouvernemental (SIG), une initiative conjointe annoncée par les deux Chefs d’État pour renforcer la coopération bilatérale.

En parallèle, la Primature a confirmé que le Premier ministre effectuera une visite officielle aux Émirats Arabes Unis, du 8 au 12 septembre 2025. Durant ce déplacement, il sera reçu par Son Altesse Sheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, Président des Émirats, avec qui il discutera de partenariats stratégiques dans les domaines de l’investissement, de l’énergie, des infrastructures et de la technologie. Cette mission s’inscrit dans la volonté du Sénégal de diversifier ses alliances diplomatiques et économiques, en multipliant les partenariats avec les puissances émergentes et les pays du Golfe.

Ousmane Sonko a par ailleurs tenu à adresser ses remerciements à Bpifrance et à son Directeur général, Nicolas Dufourcq, pour l’invitation officielle qui lui avait été transmise le 22 juillet 2025. Ce courrier l’invitait à représenter le Sénégal comme invité d’honneur d’un événement international réunissant chaque année des milliers d’acteurs économiques, institutionnels et innovateurs.

En déclinant Paris pour privilégier Abu Dhabi, le Premier ministre sénégalais envoie un signal fort sur ses priorités diplomatiques. Tout en maintenant une ouverture avec la France, il affiche une volonté assumée de consolider les relations avec les Émirats, partenaires de plus en plus présents sur le continent africain.

Lonase–GFM : une rupture de contrat qui relance le débat sur l’indépendance des médias

La Loterie nationale sénégalaise (Lonase) a mis fin, de manière « unilatérale », à son contrat de partenariat signé le 21 mai dernier avec le Groupe Futurs Médias (GFM). La décision, notifiée le 29 août, intervient après la diffusion du contrat sur les réseaux sociaux, laquelle a suscité une vague de critiques et de polémiques.

Au cœur des contestations, l’article 7 du contrat stipule que GFM devait s’abstenir de publier tout contenu susceptible de « ternir l’image de la Lonase ou de ses responsables ». Une clause perçue comme une atteinte directe à la liberté éditoriale et au principe d’indépendance de la presse, piliers fondamentaux dans un État de droit. Elle apparaît également en décalage avec les valeurs de transparence et de gouvernance prônées par le nouveau régime sous le slogan « Jubb, Jubbal, Jubbanti ».

La publication du contrat a déclenché une série de réactions hostiles sur les réseaux sociaux, notamment de la part d’internautes se réclamant du « Projet » du régime en place. Certains ont appelé au boycott et à l’asphyxie du groupe fondé par Youssou Ndour. Dans ce climat tendu, le directeur général de la Lonase, Toussaint Manga, se retrouve sous le feu des critiques, particulièrement de la part de militants du Pastef.

Le contrat prévoyait que la Lonase verse 100 millions de francs CFA à GFM. La résiliation brutale de cette convention risque donc d’aggraver la situation financière déjà fragile du groupe de presse, qui a annoncé récemment des licenciements massifs. Pour de nombreux observateurs, ce bras de fer illustre la fragilité des relations entre les institutions publiques et les médias privés, surtout quand les clauses contractuelles empiètent sur l’indépendance journalistique.

Diplomatie : Ousmane Sonko attendu aux Émirats et en Italie, en amont du séminaire intergouvernemental avec la France

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, poursuit son agenda diplomatique et économique chargé de ce mois de septembre.

Dans un communiqué, la Primature a indiqué que le chef du gouvernement a adressé ses remerciements à BPI France, qui l’avait convié par courrier en date du 22 juillet 2025, à la 11ᵉ édition de BPIFrance Inno Génération (BIG), prévu le 23 septembre prochain à Paris. Considéré comme le plus grand rendez-vous business d’Europe, l’événement réunira plusieurs milliers d’acteurs économiques. Le Sénégal y sera représenté par un membre du gouvernement.

Au-delà de ce rendez-vous économique, les prochaines semaines seront marquées par des rencontres bilatérales d’importance. Dakar s’apprête en effet à accueillir le Premier ministre français dans le cadre du séminaire intergouvernemental (SIG), annoncé conjointement par les deux chefs d’État.

En attendant cette échéance, Ousmane Sonko effectuera une visite officielle aux Émirats Arabes Unis du 8 au 12 septembre. Il y sera reçu par le président Sheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan. Cette visite vise à renforcer la coopération bilatérale, notamment dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et des investissements.

Le Premier ministre poursuivra ensuite son déplacement en Italie les 13 et 14 septembre, où il rencontrera la diaspora sénégalaise établie en Europe. Cette étape sera consacrée à l’écoute et au dialogue avec les compatriotes vivant à l’étranger, une communauté considérée comme un pilier de l’économie nationale à travers les transferts financiers.

Tragique accident sur la route de Ranérou : cinq morts et plusieurs blessés

Un grave accident de la circulation s’est produit ce mercredi 3 septembre, aux environs de 6h15, sur la route de Ranérou, à hauteur du village de Ndoumbélane. Selon le communiqué quotidien de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP) relatif au Gamou, le drame a impliqué un mini-car en partance pour Médina Baye et un camion.

Le choc violent a provoqué un lourd bilan : vingt victimes recensées, dont cinq ont perdu la vie sur le coup. Huit autres personnes ont été grièvement blessées et évacuées en urgence vers les structures sanitaires les plus proches, tandis que sept blessés légers ont reçu une prise en charge sur place.

La BNSP, qui a rapidement déployé ses équipes pour les opérations de secours et d’évacuation, s’est inclinée devant la mémoire des disparus et a présenté ses condoléances aux familles endeuillées.

À l’approche du Gamou, marquée par des déplacements massifs de fidèles vers les cités religieuses, les autorités appellent une nouvelle fois à la prudence sur les routes afin de prévenir de telles tragédies.

Tragique accident sur la route de Ranérou : cinq morts et plusieurs blessés

Un grave accident de la circulation s’est produit ce mercredi 3 septembre, aux environs de 6h15, sur la route de Ranérou, à hauteur du village de Ndoumbélane. Selon le communiqué quotidien de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP) relatif au Gamou, le drame a impliqué un mini-car en partance pour Médina Baye et un camion.

Le choc violent a provoqué un lourd bilan : vingt victimes recensées, dont cinq ont perdu la vie sur le coup. Huit autres personnes ont été grièvement blessées et évacuées en urgence vers les structures sanitaires les plus proches, tandis que sept blessés légers ont reçu une prise en charge sur place.

La BNSP, qui a rapidement déployé ses équipes pour les opérations de secours et d’évacuation, s’est inclinée devant la mémoire des disparus et a présenté ses condoléances aux familles endeuillées.

À l’approche du Gamou, marquée par des déplacements massifs de fidèles vers les cités religieuses, les autorités appellent une nouvelle fois à la prudence sur les routes afin de prévenir de telles tragédies.

Scandale dans un bus Tata : un passager éjacule sur une femme et finit entre les mains de la police

La scène a choqué plus d’un. Le 1er septembre, un incident pour le moins troublant s’est produit à bord du bus Tata numéro 58, reliant Castor à d’autres quartiers de Dakar. Un homme de 27 ans, identifié comme Idrissa Sy, commerçant domicilié à Castor, a été arrêté pour outrage public à la pudeur après avoir agressé une passagère en plein trajet.

Selon la victime, Mme M. Dieng, le bus était bondé lorsque des frottements suspects se sont fait sentir sur son fessier. Quelques secondes plus tard, elle a réalisé l’impensable : l’homme derrière elle venait d’exhiber son sexe et avait éjaculé sur ses vêtements.

Sous le choc, mais déterminée, Mme Dieng a immédiatement interpellé le mis en cause devant tous les passagers. Le chauffeur du bus, informé de la situation, a pris une décision radicale : il a détourné son itinéraire pour conduire directement le bus au commissariat de la Médina, où le suspect a été remis aux forces de l’ordre.

Interrogé par les enquêteurs, Idrissa Sy a reconnu les faits sans détour. « C’est la première fois que cela m’arrive, je reconnais que je suis malade. C’est une erreur regrettable que j’ai commise et je demande la clémence de la justice », aurait-il déclaré.

Après sa garde à vue, le mis en cause a été déféré au parquet hier, mardi 2 septembre. Il devra répondre d’outrage public à la pudeur, une infraction lourdement sanctionnée par la loi sénégalaise, surtout lorsqu’elle est commise dans un espace public.

Abdoulaye Fall prend officiellement les commandes de la Fédération Sénégalaise de Football

La transition est désormais actée à la tête de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Le président sortant, Me Augustin Senghor, a officiellement transmis ses pouvoirs à son successeur, Abdoulaye Fall, lors d’une cérémonie tenue dans les locaux de l’institution.

Dans une atmosphère sobre mais empreinte de solennité, Me Augustin Senghor a réitéré ses félicitations au nouveau président, soulignant l’importance de la continuité et de l’engagement au service du football sénégalais. En retour, Abdoulaye Fall a salué le travail accompli par son prédécesseur, qui a marqué de son empreinte plusieurs années de gestion à la tête de la FSF.

À présent, Abdoulaye Fall et son équipe sont attendus sur de nombreux chantiers. Le nouveau bureau promet de placer la transparence au cœur de son action, tout en misant sur l’innovation et le renforcement des infrastructures sportives pour accompagner l’essor du football sénégalais, aussi bien au niveau local qu’international.

Sénégal – Les retraités de l’IPRES dénoncent des pensions « dérisoires » et exigent des mesures urgentes

Une lettre ouverte adressée à la direction générale de l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) et aux autorités compétentes fait résonner la colère grandissante des retraités et allocataires. Dans ce document rendu public, ils expriment leur frustration face à la situation jugée « indigne » des pensions de retraite au Sénégal.

Si les signataires saluent l’introduction récente d’une plateforme numérique destinée à simplifier la preuve de vie et le pointage à distance, ils dénoncent en revanche ce qu’ils considèrent comme un « écran de fumée » masquant l’essentiel. « Notre problème n’a jamais été le clic de validation, mais la dignité de notre vie quotidienne », écrivent-ils, rappelant que des milliers de retraités, au Sénégal comme dans la diaspora, vivent avec des pensions insuffisantes pour assurer leurs besoins fondamentaux.

Des prélèvements fiscaux jugés « incompréhensibles »

Les allocataires fustigent notamment les impôts appliqués à leurs pensions. Selon eux, ces prélèvements n’ont pas lieu d’être, puisque les retraités ont déjà contribué toute leur vie active au financement du système. À cela s’ajoute le poids des dépenses de santé. « Nous nous ruinons pour des soins médicaux qui devraient être pris en charge par une véritable couverture sociale », déplorent-ils, dénonçant également la flambée des prix qui aggrave la précarité.

Face à ce qu’ils qualifient de « simples annonces techniques » déconnectées de la réalité, les retraités exigent des solutions tangibles :

une revalorisation substantielle des pensions, la suppression de l’impôt sur les retraites, une couverture médicale complète et accessible, et un dialogue franc et permanent avec leurs représentants.

Le ton de la lettre est sans ambiguïté. « Assez de demi-mesures ; assez de distractions numériques », martèlent-ils, en réclamant « respect et justice sociale » pour ceux qui ont contribué à bâtir le Sénégal par leur travail et leurs sacrifices. Les retraités préviennent enfin que, faute de réponses rapides et concrètes, ils se réservent le droit de « prendre leurs responsabilités » et de porter leur combat dans l’espace public, laissant présager de possibles mobilisations dans les semaines à venir.

Lord Collins of Highbury réaffirme à Dakar le soutien du Royaume-Uni au Sénégal

Au lendemain du Forum africain sur les systèmes alimentaires, le ministre britannique chargé de l’Afrique, Lord Collins of Highbury, a réitéré à Dakar l’engagement de Londres aux côtés du Sénégal, tant sur le plan économique que sécuritaire.

Dans un entretien accordé à Seneweb, le ministre a souligné la volonté du Royaume-Uni de développer avec l’Afrique des « relations sincères entre égaux ». Au Sénégal, cette ambition se traduit par une orientation claire : appuyer l’industrialisation, la création d’emplois et le développement du secteur privé.

« Depuis 2020, nous avons déjà triplé le commerce bilatéral et les entreprises britanniques ont investi plus de 2 810 milliards de FCFA dans l’économie sénégalaise », a-t-il rappelé. Londres se positionne ainsi comme premier investisseur étranger dans le secteur énergétique, notamment à travers le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim.

Le Royaume-Uni se veut également un acteur majeur de la transition énergétique. En partenariat avec Dakar, il soutient l’Initiative pour une transition énergétique juste (JETP), qui ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 40 % d’ici 2030.

Sur le plan sanitaire, Lord Collins a annoncé un nouveau partenariat stratégique de 10 millions de livres sterling (plus de 7 milliards FCFA) avec l’Institut Pasteur de Dakar. Ce financement vise à renforcer la recherche et la production locale de vaccins, un axe jugé crucial pour la souveraineté sanitaire africaine.

Lors de ses entretiens avec le président Bassirou Diomaye Faye et le ministre des Finances Cheikh Diba, le représentant britannique a réaffirmé le soutien de Londres aux efforts de transparence budgétaire du Sénégal et à la conclusion rapide d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI). « Nous voulons accompagner le Sénégal dans la gestion de ses finances publiques afin de consolider sa stabilité macroéconomique », a-t-il précisé.

Enfin, la coopération sécuritaire figure aussi parmi les priorités. Le Royaume-Uni s’est engagé à renforcer ses échanges militaires avec Dakar, dans un contexte régional marqué par les menaces persistantes dans le Sahel.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°550 – 03 AU 07/09/2025

🔴 SERIGNE MBAYE SY MANSOUR : SENTINELLE DE LA JUSTICE ET DE LA VÉRITÉ
🔴 THIÉNABA / ENTRE SPIRITUALITÉ ET DÉVELOPPEMENT : BAYE SERIGNE ASSANE SECK : LE KHALIFE BÂTISSEUR

🔴 TRANSMISSION DU FLAMBEAU À ABDOULAYE FALL : NOUVEAU LEADERSHIP À LA FSF
🔴 MONDIAUX D’ATHLÉTISME 2025 : QUATRE « LIONS » DÉCROCHENT LEUR TICKET POUR TOKYO !

Ousmane Sonko charge l’Urbanisme, les Impôts et Domaines et le Cadastre : « Dakar est victime d’une urbanisation sauvage insoutenable ! »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a lancé un véritable cri d’alarme sur la situation urbaine de Dakar, dénonçant une « urbanisation sauvage » qui, selon lui, menace l’avenir de la capitale sénégalaise. Prenant la parole lors de la journée de partage du projet Dakar Métropole Internationale 2050, il a pointé du doigt les responsabilités institutionnelles dans ce qu’il qualifie de désastre planifié.

« Les déséquilibres sont profonds, la croissance urbaine est devenue insoutenable », a-t-il martelé devant un parterre d’experts, d’élus et de partenaires. Les chiffres qu’il avance traduisent l’ampleur du problème : 4 millions d’habitants concentrés sur moins de 0,3 % du territoire national, et une moyenne de 100 000 nouveaux arrivants chaque année. Le Premier ministre souligne que près de 45 % de l’habitat est hors-norme, sans planification urbaine ni raccordement aux réseaux essentiels.

Cette urbanisation incontrôlée, selon lui, se traduit par des problèmes majeurs de congestion, une pénurie criante de logements adaptés, un déficit d’équipements publics et une mobilité urbaine devenue chaotique.

M. Sonko a également balayé l’argument récurrent selon lequel les inondations à Dakar seraient dues à la nature du sol. « Avant cette urbanisation sauvage, il pleuvait peut-être même plus à Dakar et il n’y avait pas ces problèmes », a-t-il rappelé, prenant l’exemple du sud du pays où les pluies atteignent parfois 2 000 mm par an, contre 400 mm seulement à Dakar, sans que les populations y connaissent des inondations majeures. Pour lui, c’est bien la mauvaise urbanisation qui est à la base de ce fléau récurrent.

Le Premier ministre n’a pas hésité à pointer directement les responsabilités des services publics. Il a critiqué la gestion actuelle des lotissements, citant nommément l’Urbanisme, les Impôts et Domaines ainsi que le Cadastre. « Autrefois, sous la colonisation, on réglait d’abord les questions d’assainissement et de voirie avant d’admettre les constructions. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui », a-t-il regretté.

Selon lui, la logique s’est inversée : les quartiers dits « sauvages » prolifèrent, et même dans certains lotissements administratifs, les services publics valident les plans sans garantir les infrastructures de base. « On laisse l’Urbanisme, les Impôts et Domaines et le Cadastre piloter, puis chacun se débrouille après pour amener l’eau, faire l’assainissement ou amener l’électricité », a-t-il dénoncé avec amertume.

En posant ce diagnostic sévère, Ousmane Sonko appelle à une refonte radicale de la gouvernance urbaine de Dakar, afin de stopper une dynamique qui, selon lui, met en péril non seulement la capitale mais aussi l’équilibre territorial et social du pays.

Réforme de la décentralisation : Ousmane Sonko lance l’Acte 4 à partir des pôles territoires

Le Sénégal s’achemine vers une nouvelle étape de sa politique de décentralisation. Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé, ce mardi, la création d’un comité ad hoc à la Primature chargé de conduire une réforme majeure qui sera connue sous le nom d’Acte 4 de la décentralisation. L’annonce a été faite lors du lancement du projet Dakar métropole internationale 2050, un programme stratégique destiné à redessiner l’avenir urbain et territorial du pays.

Le chef du gouvernement a précisé que cette réforme reposera sur les huit pôles territoires, appelés à devenir la base d’application du plan national de développement. Pour garantir la cohérence de l’action publique tout en respectant les spécificités locales, des conférences interministérielles sur la territorialité seront organisées dans les prochaines semaines. « Il s’agit d’harmoniser les politiques publiques et d’assurer leur cohérence nationale, tout en tenant compte des réalités propres à chaque territoire », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a confié au ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Balla Moussa Fofana, la mission de superviser la synthèse des concertations prévues. Cette étape doit permettre de préparer un document conforme aux décisions déjà prises lors du Conseil des ministres du 29 janvier 2025, qui portait sur la matérialisation des pôles territoires.

Ousmane Sonko a par ailleurs insisté sur la nécessité de doter cette réforme d’un cadre juridique solide et durable, à travers l’élaboration et l’adoption d’une loi d’orientation spécifique. Cette loi, selon lui, conférera aux pôles territoires un statut clair, renforcera l’autonomie des collectivités locales, rapprochera les citoyens des instances décisionnelles et améliorera la coordination de l’action publique.

Mais au-delà des considérations institutionnelles, le Premier ministre a mis l’accent sur la viabilité financière des collectivités territoriales, qu’il considère comme le nerf de la réforme. Il a rappelé que le Sénégal ne consacre même pas 5 % de son budget national aux démembrements administratifs, un ratio particulièrement faible par rapport à d’autres pays africains. Citant l’exemple du Maroc, il a souligné que la contribution de l’État au financement des collectivités y dépasse les 20 %, ce qui explique les performances de villes comme Casablanca dans le domaine de la gouvernance locale.

Pour Ousmane Sonko, la question du financement est donc centrale et déterminera en grande partie le succès de l’Acte 4 de la décentralisation. « Le renforcement de l’autonomie des collectivités doit aller de pair avec des ressources suffisantes pour répondre aux attentes des populations », a-t-il insisté, tout en appelant à une réflexion collective sur de nouveaux mécanismes de financement.

Avec cette réforme, le gouvernement entend franchir une nouvelle étape dans la décentralisation sénégalaise, amorcée depuis les années 1970 et marquée par trois précédents « Actes ». L’Acte 4 se veut une réponse aux défis de gouvernance, de proximité et de financement, dans une perspective alignée avec la Vision Sénégal 2050.

Sénégal : saisie de 438 kg de faux médicaments d’une valeur de 503 millions FCFA

Les autorités sénégalaises ont porté un coup dur aux réseaux de trafic pharmaceutique. Une vaste opération menée conjointement par l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) et les Forces de défense et de sécurité (FDS) a permis de saisir 438 kilogrammes de faux médicaments, dont la valeur marchande est estimée à plus de 503 millions de francs CFA.

Cette mission, conduite entre le 18 et le 29 août 2025, visait à démanteler des réseaux spécialisés dans la distribution de médicaments falsifiés et de compléments alimentaires non homologués. Selon les informations recueillies, les opérations se sont concentrées sur plusieurs quartiers de Dakar, notamment Grand Yoff, Médina, Thiaroye, Foire et Scat Urbam, identifiés comme des zones de forte activité pour ces trafics.

Les saisies réalisées révèlent l’ampleur et la dangerosité de ce commerce illicite. Parmi les produits interceptés figurent des antalgiques, anti-inflammatoires, antitussifs, antihypertenseurs, antidiabétiques, stimulants sexuels, antifongiques et dermocorticoïdes, mais également des abortifs, produits de croissance mammaire et génitale, et du matériel destiné à la chirurgie esthétique féminine. Autant de substances vendues en dehors du circuit réglementé, et dont l’usage non contrôlé représente un risque majeur pour la santé publique.

L’ARP a tiré la sonnette d’alarme en soulignant que « les récentes sessions d’évaluation ont mis en évidence une recrudescence de maladies rénales et hépatiques liées à la consommation de ces produits ». Ces constats viennent rappeler la gravité de la menace, tant pour les individus que pour le système de santé, confronté à une augmentation de pathologies évitables.

Face à ce constat, l’Agence appelle à la vigilance et exhorte les populations à n’acheter leurs médicaments qu’en pharmacie, seuls points de vente autorisés au Sénégal. L’opération menée fin août s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la contrefaçon pharmaceutique, un fléau transnational qui alimente un marché parallèle aussi lucratif que dangereux.

En renforçant la coopération entre régulateurs et forces de sécurité, les autorités entendent envoyer un signal fort : la santé des Sénégalais n’est pas négociable et la lutte contre les faux médicaments restera une priorité nationale.

Migration irrégulière : près de 2 000 migrants interpellés et 74 convoyeurs arrêtés au premier semestre 2025

Le premier semestre de l’année 2025 confirme l’ampleur et la persistance du phénomène migratoire au Sénégal. Selon les chiffres communiqués par le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), les forces de sécurité ont procédé à l’interpellation de 1 946 migrants, dont plus de la moitié sont des ressortissants étrangers. Dans le même temps, 74 convoyeurs ont été arrêtés et 32 pirogues saisies, dans le cadre des opérations de contrôle menées sur l’ensemble du territoire national et sur les côtes sénégalaises.

Ces données ont été présentées par le Dr Modou Diagne, Secrétaire permanent du CILMI, à l’occasion de l’ouverture de l’atelier d’alignement du plan d’action opérationnel de la Stratégie nationale de lutte contre la migration irrégulière avec la Vision Sénégal 2050.

Validée en 2023, cette stratégie repose sur un ensemble d’axes complémentaires : prévention, répression, gestion et surveillance des frontières, mais aussi protection et réintégration des migrants de retour. Désormais, elle doit être arrimée au nouveau référentiel stratégique adopté par les autorités, qui place la sécurité, la stabilité et le développement inclusif au cœur des priorités nationales.

Le Dr Diagne a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour atteindre des résultats tangibles. « L’implication de toutes les parties prenantes est nécessaire pour aboutir à des résultats », a-t-il souligné, rappelant que la lutte contre la migration irrégulière ne peut reposer uniquement sur les services de sécurité, mais exige aussi l’engagement des collectivités, des acteurs sociaux et des partenaires internationaux.

Les travaux de cet atelier, prévus sur deux jours, doivent permettre de dégager des solutions opérationnelles pour renforcer l’efficacité du dispositif national. Ils visent notamment à améliorer la coordination interinstitutionnelle, à intensifier les actions de prévention auprès des jeunes candidats à l’émigration et à promouvoir des mécanismes de réinsertion durable pour les migrants de retour.

Dans un contexte où les routes migratoires continuent de coûter la vie à des centaines de jeunes africains chaque année, ce bilan intermédiaire vient rappeler l’urgence de renforcer les actions conjointes, à la fois pour protéger les populations et pour s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière.

Gamou 2025 : un dispositif exceptionnel de sapeurs-pompiers déployé à Tivaouane et Thiénaba

À la veille du Gamou 2025, célébration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL) prévue ce jeudi 4 septembre, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) a annoncé la mise en place d’un dispositif spécial pour encadrer l’événement. Cette mission, qui s’étend du 31 août au 6 septembre, couvre l’ensemble des foyers religieux, avec un accent particulier sur Tivaouane et Thiénaba, qui accueillent chaque année des centaines de milliers de fidèles.

L’objectif des soldats du feu est clair : prévenir et gérer les risques liés à la forte affluence, qu’il s’agisse des accidents de circulation, des incendies, des sinistres sanitaires ou encore des inondations qui touchent actuellement plusieurs régions du pays. Le plan prévoit également une présence renforcée autour des sites de prières, des grandes cuisines collectives et des zones de rassemblement, considérées comme des espaces sensibles.

Dans son communiqué, la BNSP a détaillé les contours de son intervention. Outre la prévention et la prévision des risques, les sapeurs-pompiers assureront l’assistance médicale et les secours d’urgence, la sécurisation des mosquées et des esplanades, ainsi que le ravitaillement en eau des pèlerins. Des équipes spécialisées seront également mobilisées pour superviser les cérémonies officielles et accompagner le dispositif sanitaire déployé par le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Pour mener à bien cette mission, la Brigade a mobilisé 550 sapeurs-pompiers, dont 25 officiers, 155 sous-officiers et 370 militaires du rang. Le dispositif repose sur un parc de 93 véhicules comprenant 14 engins d’incendie, 24 ambulances, 8 véhicules de secours routiers, 9 camions-citernes de 30 000 litres et plusieurs engins spéciaux adaptés aux interventions en terrain difficile.

La BNSP insiste sur l’importance de la coordination interservices, notamment avec les structures de santé publique, afin d’apporter un soutien efficace aux millions de pèlerins attendus cette année. Dans un contexte marqué par les risques sanitaires et climatiques, les autorités veulent rassurer : tout est mis en œuvre pour garantir la sécurité et le bon déroulement de ce grand rendez-vous spirituel.

Le Gamou, célébré dans plusieurs villes religieuses du Sénégal, demeure l’un des événements les plus fédérateurs du pays. Le dispositif exceptionnel des sapeurs-pompiers vient ainsi renforcer l’encadrement de cette célébration, où la ferveur religieuse se conjugue à une mobilisation logistique et sécuritaire sans précédent.

Panne du scanner de l’Hôpital Idrissa Pouye : le Directeur rassure et annonce un retour rapide à la normale

L’Hôpital Général Idrissa Pouye (HGIP) de Grand Yoff a connu, ces derniers jours, une perturbation de ses services d’imagerie médicale en raison de la panne de son scanner. Face à l’inquiétude des patients et de leurs familles, la direction de l’établissement est sortie de son silence pour apporter des précisions et rassurer l’opinion.

Dans un communiqué daté du 2 septembre 2025, le Directeur de l’hôpital, le Dr Ousmane Gueye, a tenu à clarifier la nature du problème. Selon lui, il ne s’agit en aucun cas d’un manque de moyens financiers, mais d’un incident technique complexe. « Le scanner est couvert par un contrat de maintenance actif. Il s’agit d’un dysfonctionnement qui nécessite l’intervention du fabricant, basé à l’étranger », a-t-il expliqué.

Le Directeur a ajouté que les équipes spécialisées du fournisseur et du constructeur sont déjà mobilisées afin d’apporter une solution définitive. Les démarches ont été enclenchées dès les premières heures de la panne, ce qui permet d’espérer un retour rapide à la normale dans les prochains jours.

En attendant, l’Hôpital Général Idrissa Pouye présente ses excuses aux patients pour les désagréments causés par cette situation imprévue. La direction réaffirme par ailleurs son engagement à offrir des soins de qualité, dans un environnement sécurisé et conforme aux standards internationaux.

Cette communication vise à couper court aux rumeurs qui faisaient état de difficultés financières ou d’un abandon de la maintenance des équipements. Le Dr Ousmane Gueye insiste : le problème est purement technique, et toutes les dispositions sont prises pour que l’hôpital continue d’assurer sa mission de service public auprès des populations.

Notation abaissée : le Port autonome de Dakar sous pression malgré des performances solides

Le Port autonome de Dakar (PAD) traverse une zone de turbulence financière. Le 29 août 2025, l’agence de notation GCR Ratings a abaissé la note d’émetteur de long terme du port de A-(WU) à BBB-(WU). Dans le même temps, l’emprunt obligataire de 60 milliards de FCFA émis en 2020 et arrivant à échéance en 2027 a subi la même dégradation. La note de court terme est également revue à la baisse, passant de A2(WU) à A3(WU), même si la perspective est jugée stable.

Selon GCR, cette révision traduit une aggravation des risques liés au contexte macroéconomique sénégalais. Le pays fait face à un endettement public élevé et à des déséquilibres persistants, qui fragilisent l’environnement financier dans lequel évolue le PAD. Ces contraintes structurelles pèsent lourdement, malgré les performances en nette progression du port et sa position stratégique sur la façade atlantique.

Les résultats de 2024 confirment pourtant une solide dynamique. Le PAD a enregistré une hausse de 9,3 % de ses revenus et une progression de 27 % de ses autres produits d’exploitation. Dans le même temps, les charges de personnel ont reculé de 4,4 %. Ces évolutions se traduisent par une marge d’EBITDA de 35,8 %, en hausse par rapport aux 31 % de 2023, et une marge nette de 25 %, contre 20 % un an plus tôt et seulement 5 % en 2021. La liquidité du port s’est également améliorée, avec une couverture des besoins à un an supérieure à 200 %, un niveau jugé satisfaisant par les analystes.

Toutefois, ces performances sont ternies par un endettement toujours préoccupant. Le ratio dette brute/EBITDA s’établissait encore à 8,9x fin 2024, après un pic de 12,9x en 2023. De plus, la couverture des intérêts nets reste faible, à seulement 1,3x, ce qui limite la capacité du PAD à absorber les charges financières sans fragiliser ses marges.

Les investissements massifs engagés dans la construction du Port de Ndayane expliquent en grande partie cette pression financière. S’il s’agit d’un projet stratégique destiné à renforcer l’avantage compétitif du Sénégal face à la montée en puissance des hubs portuaires de la sous-région, son financement par l’endettement alourdit la structure financière du PAD. GCR estime que cette politique demeure « agressive », malgré le caractère structurant des infrastructures en cours de réalisation.

La perspective stable accordée par l’agence repose sur des anticipations prudentes : une amélioration progressive des performances opérationnelles et une meilleure maîtrise des coûts pourraient permettre au port de conserver sa notation actuelle. Mais les risques restent élevés. Un nouvel abaissement interviendrait en cas de dégradation de la marge nette ou de la liquidité. À l’inverse, un relèvement exigerait un ratio dette/EBITDA ramené sous 5x et une couverture des intérêts supérieure à 4,5x, deux objectifs ambitieux au regard de la situation actuelle.

Introduit à la BRVM en 2020, le PAD demeure un acteur central de l’économie sénégalaise, vital pour les échanges commerciaux du pays et de la sous-région. Mais sa dépendance aux fragilités macroéconomiques du Sénégal et aux tensions budgétaires de l’État, son unique actionnaire, accentue la pression qui pèse sur sa trajectoire financière.

Numérique : l’ARTP expose ses priorités stratégiques à l’UIT lors du Symposium mondial des régulateurs

Le Sénégal continue de renforcer sa voix sur la scène internationale du numérique. En marge du Symposium mondial des régulateurs, qui se tient actuellement en Arabie Saoudite, le Directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), Dahirou Thiam, a eu un long entretien avec la Secrétaire générale de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), Mme Doreen Bogdan-Martin.

Selon une note publiée par l’ARTP, cette rencontre a permis d’aborder plusieurs sujets stratégiques, avec en ligne de mire le renforcement de la coopération entre le Sénégal et l’UIT. Le Directeur général a saisi l’occasion pour présenter la nouvelle vision de son institution, bâtie autour d’une approche inclusive. Cette démarche, explique le document, vise à impliquer toutes les parties prenantes, y compris l’UIT, dans l’élaboration du futur plan stratégique de l’ARTP.

Ce plan, qui repose sur un diagnostic jugé « sans complaisance », mettra l’accent sur des priorités majeures. Parmi elles figurent la co-régulation, considérée comme un levier d’efficacité, la prise en compte du changement climatique, la régulation par la donnée, la gouvernance de l’intelligence artificielle ou encore la régulation des réseaux non-terrestres, un domaine en pleine expansion avec le développement des constellations satellitaires.

Dahirou Thiam a également souligné que ce plan stratégique ne saurait ignorer la vision des nouvelles autorités sénégalaises, notamment le Référentiel 2050 et sa déclinaison numérique, connue sous le nom de New Deal Technologique. Cette orientation place le numérique au cœur de la transformation économique et sociale du pays, et l’ARTP entend jouer un rôle de catalyseur dans cette dynamique.

De son côté, Mme Bogdan-Martin a salué l’approche présentée par le Directeur général, qu’elle a jugée en phase avec les orientations de l’UIT. Elle a, dans le même temps, exprimé son souhait d’effectuer prochainement une visite officielle au Sénégal, signe de l’importance accordée par son organisation au partenariat avec Dakar.

Membre du Conseil de l’UIT depuis 1972, le Sénégal s’est toujours illustré par son implication active dans les instances internationales de gouvernance du numérique. Le pays abrite d’ailleurs à Dakar le bureau régional de l’UIT pour l’Afrique de l’Ouest, ce qui renforce son rôle de hub régional dans le domaine des télécommunications et des nouvelles technologies.

Cette rencontre de haut niveau illustre une volonté partagée : positionner le Sénégal comme un acteur incontournable du numérique en Afrique, tout en consolidant son partenariat avec l’UIT pour relever les défis d’un secteur en mutation rapide.

Kaolack – Manque d’assainissement, insécurité et absence de délégué de quartier : les habitants de Touba Kaolack Extension élèvent la voix

Dans le quartier de Touba Kaolack Extension, en pleine expansion dans la commune de Kaolack, la grogne des habitants se fait de plus en plus entendre. Les populations dénoncent un cumul de difficultés qui impactent directement leur quotidien : le manque criant d’assainissement, l’insécurité grandissante et surtout l’absence d’un délégué de quartier capable de porter leurs préoccupations auprès des autorités compétentes.

Un environnement insalubre

Eaux usées stagnantes, tas d’ordures non ramassés, absence de caniveaux adéquats… certaines ruelles se transforment en véritables foyers d’infection.

Une insécurité croissante

À la tombée de la nuit, les habitants disent vivre dans la peur. Le manque d’éclairage public et la quasi-absence de patrouilles policières favorisent les agressions et les vols à main armée.

« Nous ne pouvons plus rentrer tard, et même en journée, certains jeunes sont dépouillés en pleine rue », déplore Samba Kandji, porte-parole des populations de Touba Kaolack Extension, lors d’un point de presse tenu ce mardi 2 septembre 2025.

L’absence de délégué de quartier pointée du doigt

À ces difficultés s’ajoute une situation administrative préoccupante : le quartier n’a pas de délégué officiel. Les habitants estiment que cette absence prive la communauté d’un relais institutionnel pour faire entendre leurs doléances.

« Sans délégué, nous n’avons personne pour transmettre nos revendications aux autorités locales. Nous sommes laissés à nous-mêmes », a regretté M. Kandji.

Un appel pressant aux autorités

Face à ces problèmes, les populations interpellent les autorités municipales et étatiques. Elles réclament en urgence un programme d’assainissement, un renforcement de la sécurité et surtout la désignation d’un délégué de quartier.

« Nous ne demandons pas l’impossible, juste le minimum pour vivre dignement », a conclu un habitant.

Éliminatoires Coupe du monde 2026 : Les Lions poursuivent leur préparation, inquiétudes autour d’Édouard Mendy

L’équipe nationale du Sénégal a effectué ce mardi 2 septembre 2025 sa deuxième séance d’entraînement en vue des matchs comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Sur la pelouse, 22 joueurs étaient présents pour cette étape importante de la préparation.

Toutefois, deux absences notables ont retenu l’attention : celles d’Édouard Mendy et de Nicolas Jackson. Le gardien d’Al Ahli, récemment touché, n’a pas pu prendre part à la séance, ce qui suscite des inquiétudes à seulement deux jours du choc face au Soudan. Le staff médical suit de près l’évolution de sa situation, alors que son rôle reste central dans le dispositif d’Aliou Cissé.

Quant à Nicolas Jackson, l’attaquant de Chelsea, il manquait également à l’appel, laissant planer des interrogations sur sa disponibilité pour les prochaines rencontres.

Les Lions poursuivront leur préparation mercredi, avec l’espoir de récupérer leurs cadres avant le duel décisif contre le Soudan, un rendez-vous capital dans la course à la qualification pour le Mondial 2026.

Sénégal : suspension historique des importations de bananes à partir du 1er septembre

Le Sénégal franchit un nouveau cap dans sa quête d’autosuffisance alimentaire. À compter du 1er septembre 2025, toutes les importations de bananes seront suspendues. L’annonce a été faite par l’Agence de régulation des marchés (ARM), dirigée par Babacar Sembène, dans un entretien accordé à Seneweb.

Cette mesure, inédite dans l’histoire du pays, s’inscrit dans le prolongement des recommandations du Conseil interministériel d’avril 2025 consacré à la campagne agricole 2025-2026. Elle vise à renforcer la production locale et à mettre en œuvre une politique de substitution aux importations, déjà appliquée avec succès sur des filières comme l’oignon, la pomme de terre ou le riz.

« Le Sénégal dépense chaque année près de 1000 milliards de francs CFA pour importer des denrées alimentaires. Or, pour la banane, nous avons atteint un niveau de production qui permet de réduire significativement cette dépendance », souligne Babacar Sembène.

Selon l’ARM, les prévisions pour 2025 tablent sur 112 000 tonnes de bananes produites localement, contre une consommation nationale estimée à 130 000 tonnes. Le déficit restant est jugé « relativement faible » par rapport aux capacités de la filière. « Entre septembre et novembre, 70 à 80 % de la production sera récoltée », précise le directeur général de l’agence.

Avant de prendre cette décision, l’ARM a mené plusieurs missions de terrain afin d’évaluer les capacités des producteurs, mais aussi les contraintes liées à la commercialisation. Des échanges ont également eu lieu avec les importateurs, commerçants et distributeurs pour partager la vision du gouvernement, alignée sur l’Agenda Sénégal 2050.

Cette suspension, présentée comme une mesure pilote et historique, ouvre une nouvelle ère pour la filière bananière sénégalaise. Elle doit permettre d’encourager la consommation de produits locaux, tout en stimulant la compétitivité des producteurs nationaux.

Le Sénégal suspend les importations de banane : cap sur l’autosuffisance

À partir du 1er septembre 2025, plus aucune banane étrangère ne franchira les frontières sénégalaises. L’annonce a été faite par le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE), qui mise sur une production nationale en forte progression pour couvrir la demande.

Pour la campagne 2025, les prévisions se veulent optimistes : 112 500 tonnes de bananes devraient sortir des plantations sénégalaises, avec un pic de production entre septembre et novembre. « Les producteurs locaux sont désormais en mesure de répondre à la consommation nationale. Il est temps de donner la priorité au “Made in Sénégal” », explique un responsable du MASAE.

Afin d’accompagner cette transition, le Comité de pilotage de régulation de la filière banane a réuni, le 18 août dernier, producteurs et commerçants importateurs au siège de l’Agence de régulation des marchés (ARM). Résultat : un protocole d’accord et un cahier des charges ont été validés, fixant les règles du jeu pour garantir l’écoulement de la production locale.

La suspension des importations est présentée comme une mesure pilote. Un comité de suivi a été mis sur pied pour surveiller de près l’approvisionnement du marché et anticiper toute rupture de stock. « Nous voulons éviter que cette décision ne se traduise par une hausse des prix pour les consommateurs », a rassuré un membre du comité.

Cette décision marque une étape importante dans la mise en œuvre de l’Agenda Sénégal 2050, qui ambitionne de réduire la dépendance alimentaire du pays. Pour les producteurs, c’est une bouffée d’oxygène. « C’est une victoire pour nous, car nos efforts sont enfin reconnus et soutenus », se réjouit Mamadou Diop, producteur de bananes à Tambacounda.

Avec cette mesure, l’État envoie un signal fort : le Sénégal veut désormais miser sur ses propres forces pour nourrir sa population et bâtir une véritable souveraineté alimentaire.

Rentrée scolaire : les enseignants menacent de perturber les cours faute d’accords respectés

À un mois de la rentrée scolaire, les syndicats d’enseignants tirent la sonnette d’alarme. Le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS) accuse le gouvernement de n’avoir pas tenu ses engagements, malgré les nombreux accords signés ces dernières années.

« Rien ne garantit la stabilité de la prochaine rentrée. Nous avertissons le gouvernement et nous nous préparons à la lutte », a déclaré El Malick Youm, secrétaire général du SAEMS, ce mardi sur les ondes de Sud FM.

Selon lui, les vacances scolaires auraient dû être mises à profit pour solder les dossiers en suspens. Parmi les points les plus urgents, M. Youm cite les questions statutaires, la régularisation des enseignants dits “décisionnaires” qui n’attendrait que la signature d’un décret, mais aussi la matérialisation des accords signés depuis 2022.

« La question des actes relatifs à la gestion de la carrière des enseignants a connu une recrudescence, ce qui est inacceptable pour nous », a-t-il fustigé.

Autre point de discorde : la réforme du système de rémunération. Le secrétaire général du SAEMS déplore que le gouvernement, depuis sa mise en place, n’ait pas encore corrigé les disparités salariales ni apporté de réponses aux revendications des syndicats.

Face à ces blocages, les enseignants brandissent la menace d’un nouveau bras de fer. « Si le gouvernement ne règle pas ces questions, les syndicats seront sur le pied de guerre dès l’ouverture des classes », a prévenu M. Youm.

Ousmane Sonko alerte sur l’urbanisation anarchique de Dakar

Le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme sur la situation urbaine de Dakar, qu’il juge devenue « insoutenable ». Intervenant lors de la journée de partage Dakar Métropole Internationale 2050, il a pointé la responsabilité des institutions dans la gestion chaotique de la capitale.

« Les déséquilibres sont profonds, la croissance urbaine est devenue incontrôlable. Dakar, c’est 4 millions d’habitants sur moins de 0,3 % du territoire national, avec en moyenne 100.000 nouveaux arrivants chaque année. 45 % de l’habitat est hors-norme, sans plan ni raccordement », a dénoncé le chef du gouvernement.

Selon lui, cette urbanisation sauvage engendre congestion, manque de logements, déficit d’équipements et problèmes de mobilité. Il a également rejeté l’argument qui attribue les inondations aux caractéristiques du sol de Dakar :

« Avant cette urbanisation incontrôlée, il pleuvait peut-être même plus et il n’y avait pas ces problèmes. Dans le sud du pays, il tombe près de 2.000 mm de pluie contre 400 mm à Dakar, pourtant les inondations y sont rares. C’est bien la mauvaise urbanisation qui explique la situation », a-t-il insisté.

Le Premier ministre a par ailleurs critiqué la gestion des lotissements par les services publics. « Autrefois, sous la colonisation, on réglait d’abord les questions d’assainissement et de voirie avant d’autoriser les constructions. Aujourd’hui, avec les quartiers sauvages et même les lotissements administratifs, l’Urbanisme, les Impôts et Domaines et le Cadastre pilotent chacun de leur côté, et ensuite chacun se débrouille pour amener l’eau, l’électricité ou l’assainissement », a-t-il regretté.

À travers ce constat, Ousmane Sonko entend replacer la question de la planification urbaine au cœur des priorités pour l’avenir de Dakar, capitale confrontée à une pression démographique et foncière sans précédent.

Dakar : La Fondation Abdou Diouf Sport Vertu rend hommage aux 90 ans de l’ancien président

La Fondation Abdou Diouf Sport Vertu a organisé, ce mardi à Dakar, une exposition suivie d’une conférence publique pour célébrer les 90 ans de l’ancien président de la République du Sénégal, Abdou Diouf. Une cérémonie solennelle marquée par la présence de plusieurs personnalités du monde politique, institutionnel et académique.

La rencontre, animée par le professeur Souleymane Bachir Diagne, a permis de revenir sur le parcours de l’ancien chef de l’État, son engagement au service de la nation et son rôle dans la consolidation de la démocratie sénégalaise.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a été représenté par son ministre secrétaire général, Oumar Samba Bâ, qui a transmis un message à la famille de l’ancien président. « Le président de la République m’a demandé de le représenter à cette cérémonie historique. Célébrer Abdou Diouf, c’est d’abord rendre hommage à un digne fils du Sénégal, attaché à son terroir et à ses origines. Mais également, un démocrate accompli », a-t-il déclaré.

Le représentant du chef de l’État s’est également félicité de cette initiative, estimant qu’elle participe à l’immortalisation de la trajectoire politique et humaine d’Abdou Diouf, deuxième président de la République du Sénégal (1981-2000).

Cette cérémonie commémorative a ainsi offert un moment de réflexion et de reconnaissance, en retraçant le parcours d’un homme dont l’empreinte continue de marquer l’histoire politique du pays.

Kaolack : Visite des politiques chez le Khalife général de Médina Baye en prélude du Maouloud

À quelques jours de la célébration du Maouloud, la cité religieuse de Médina Baye, à Kaolack, vit déjà au rythme des préparatifs. Comme le veut la tradition, plusieurs personnalités politiques et institutionnelles ont effectué le déplacement ce week-end pour rendre visite au Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass.

Ce lundi 1er septembre 2025, une délégation de la coalition de l’opposition Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR), composée notamment de Samba Sy, Modou Diagne Fada, Oumar Sarr et de responsables locaux, est venue présenter ses civilités au guide religieux et lui réitérer son soutien dans l’organisation de cet événement d’envergure internationale. Le Maouloud, qui commémore la naissance du Prophète Mohammed (PSL), attire chaque année des milliers de fidèles venus du Sénégal, de la sous-région et même de la diaspora en Europe et aux États-Unis.

Accueillis dans une ambiance empreinte de solennité et de ferveur spirituelle, les membres du FDR ont salué le rôle de la famille de Baye Niass dans la préservation des valeurs islamiques et la promotion de la cohésion sociale au Sénégal.

« C’est une délégation du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République qui est venue rendre visite au Khalife général de la Fayda Tidianya, Cheikh Mahi Ibrahima Niass, en prélude du Maouloud. Nous avons été reçus avec beaucoup d’humanité et de courtoisie, ce qui ne nous surprend pas puisque, à chaque fois que nous venons dans cette concession, l’accueil est toujours le même », a expliqué le chef de la délégation, le ministre Samba Sy.

Et d’ajouter : « Nous avons exprimé au Khalife tout notre respect, notre estime et nous lui avons renouvelé notre attachement. Nous avons tendu nos bras et lui avons demandé de prier davantage pour notre pays. Car, en réalité, le Sénégal a besoin de prières, surtout de l’union des cœurs, afin de surmonter les difficultés auxquelles il fait face. Le Khalife a été attentif à notre message. Ce n’est pas le moment de disserter sur la situation nationale, mais il est évident que le pays a besoin de prières pour être sauvé. »

Dans son allocution, le Khalife a insisté sur l’importance de la paix, de l’unité nationale et du vivre-ensemble pour le bien-être du pays, avant de prier pour le Sénégal. Il a rappelé que le Maouloud n’est pas seulement une fête religieuse, mais aussi un moment de communion et de solidarité.

Affaire Lonase : Mouhamad Dieng dénonce une « campagne de diabolisation » après le rapport de la CENTIF

Le rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), daté de juillet 2025 et transmis au parquet financier, met en cause l’homme d’affaires Mouhamad Dieng, PDG de MIR HOLDING SAS, dans le cadre de l’affaire Lonase. Le document fait état de soupçons de blanchiment de capitaux portant sur plus de 3 milliards de francs CFA.

Dans un communiqué transmis à la presse et consulté par L’AS, Mouhamad Dieng a vivement réagi, dénonçant une « entreprise de diabolisation mûrement orchestrée ». Il affirme n’avoir jamais été associé à l’élaboration du rapport et conteste la véracité de plusieurs informations.

son revenu principal, qui proviendrait de dividendes et non d’un salaire mensuel de 1,5 million de francs CFA, comme indiqué par la CENTIF ; l’immeuble R+5 situé aux Mamelles, qu’il attribue à Bet Online et non à son patrimoine personnel ; sa villa de Saly, d’une superficie de 3 500 m² et non d’un hectare, comme mentionné dans le rapport ; le coût du matériel de sonorisation, qu’il évalue à 75 millions avec facture à l’appui, contre 250 millions avancés par le document.

Concernant les 45 véhicules cités, il précise qu’ils appartiennent à sa société de transport MD Global Business Services et ne devraient pas être associés à ses biens personnels.

Mouhamad Dieng insiste également sur la légalité de ses activités, rappelant que MIR HOLDING SAS est organisée conformément aux normes du SYSCOHADA et regroupe plusieurs filiales actives dans différents secteurs. Il dénonce l’attribution « à tort » de sociétés comme PayMeTrust, ainsi que toute relation supposée entre Pay Dunya et Service Online International, qu’il qualifie de « fabrications de toutes pièces ».

« Un succès présenté comme un délit »

Pour le PDG, son parcours d’entrepreneur est injustement assimilé à une infraction. « Mon succès est transformé en délit », regrette-t-il, avant d’assurer être disposé à prouver l’origine licite de ses biens. Il promet par ailleurs que les « véritables commanditaires » de ce qu’il considère comme une campagne de déstabilisation seront identifiés.

Affaire Arcelor Mittal : l’ancien ministre Birima Mangara entendu par le doyen des juges

Dans une atmosphère discrète, loin des caméras, l’ancien ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, a été auditionné le 21 août dernier par le doyen des juges du tribunal de Dakar. Selon le quotidien Libération, cette convocation s’inscrit dans le cadre de l’affaire Arcelor Mittal, un dossier à la fois sensible et complexe qui mobilise depuis plusieurs mois la justice sénégalaise.

Cette audition intervient seulement vingt-quatre heures après celle d’Aly Ngouille Ndiaye, ex-ministre de l’Industrie et des Mines. Une succession qui confirme l’avancée progressive mais résolue de l’enquête.

Le parquet de Dakar a ouvert une information judiciaire visant des faits graves : association de malfaiteurs, corruption, recel, blanchiment de capitaux, escroquerie et complicité. L’État du Sénégal, partie civile dans cette affaire, a formulé sa plainte contre plusieurs entités du géant sidérurgique : Arcelor Mittal Holdings AG (anciennement Mittal Steel Holdings AG), Arcelor Mittal Limited, Arcelor Mittal Holland II BV, Arcelor Mittal Mining Sénégal SA et Arcelor Mittal Infrastructures Sénégal SA.

Cette multiplication des chefs d’accusation traduit le caractère tentaculaire du dossier et la volonté des autorités judiciaires de faire toute la lumière sur les conditions dans lesquelles certaines décisions ont été prises.

Un épisode de 2014 revient avec insistance dans l’enquête. Le 30 mai de cette année-là, alors qu’il était en poste, Birima Mangara avait saisi le tribunal arbitral pour demander le retrait de la procédure engagée contre Mittal.

Cette démarche suscite aujourd’hui de nombreuses interrogations : elle relevait en principe des prérogatives de l’agent judiciaire de l’État, pourtant écarté de la procédure. Une anomalie qui intrigue les enquêteurs et alimente les soupçons sur de possibles interférences dans la gestion du contentieux.

Conflit interne au PS : le procès entre la direction et les dissidents renvoyé au 15 septembre

Le Parti socialiste (PS) poursuit son bras de fer devant la justice. Hier, le tribunal a examiné le contentieux opposant la direction actuelle du parti, dirigée par Aminata Mbengue Ndiaye, aux militants dissidents qui contestent sa légitimité. À l’issue de l’audience, le juge a décidé de renvoyer l’affaire au 15 septembre prochain.

D’après Les Échos, la secrétaire générale par intérim du PS, en poste depuis le décès d’Ousmane Tanor Dieng en 2019, s’est présentée à la barre avec un soutien limité. Elle était défendue par les avocats Me Aïssata Tall Sall et Me Doudou Ndoye. Face à elle, les contestataires, assistés de Me El Hadji Diouf, ont affiché une mobilisation plus importante.

La salle d’audience a ainsi révélé un déséquilibre dans les forces en présence. Aux côtés d’Aminata Mbengue Ndiaye, seuls quelques fidèles, dont Gorgui Ciss, se sont distingués. En revanche, la majorité des militants socialistes présents semblaient pencher pour le camp des dissidents, parmi lesquels figuraient des figures notoires comme le doyen Idrissa Ndiaye, Birahim Camara, Daour Sagna et Ben Sylla.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°549 – 02/09/2025

🔴 CHEIKH MOUHAMADOUL MAHI NIASSE : SERVITEUR INFATIGABLE DE LA OUMMA ET DE L’HUMANITÉ
🔴 RENCONTRE AVEC BAYE NIASSE : SANGUE NDIAYE : UN DESTIN TOUT TRACÉ

🔴 MERCATO : NICOLAS JACKSON AU BAYERN MUNICH
🔴 TEUNGUETH FC : BAYE ASSANE CISS REJOINT LE SHERIFF TIRASPOL

« Nous devons réussir le pari de faire de l’agriculture un choix de carriere désirable pour les jeunes africains ».Pdt Bassirou D.D.FAYE

Au Forum Africain sur les systèmes alimentaires (AFS), le président Bassirou Diomaye Faye a dressé un constat sans détour sur les paradoxes agricoles du continent.

‎« Nous avons 60 % des terres arables, mais 64 % de ces terres ne sont pas cultivées. Nous disposons d’une jeunesse nombreuse et dynamique, et pourtant nous importons massivement notre nourriture alors que nous devrions nourrir le monde », a-t-il déclaré face à l’influenceuse agricole djiboutienne Fahima Mohamed Ismael.

‎Avec une population africaine appelée à atteindre 2,3 milliards d’habitants d’ici 2050, dont 600 millions de jeunes, le chef de l’État sénégalais estime urgente l’autosuffisance alimentaire. Mais un défi majeur persiste : « Beaucoup de jeunes ne considèrent pas, à tort, l’agriculture comme un secteur porteur. Pourtant, il peut être source de richesse et d’opportunités », a-t-il souligné.


‎Pour inverser la tendance, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant trois priorités :


‎investir dans la maîtrise de l’eau et les infrastructures hydrauliques ; moderniser les techniques grâce à la mécanisation et au numérique ; faciliter l’accès au financement et aux marchés locaux comme internationaux.

‎« La terre et la force de travail existent. Ce qui manque, c’est l’organisation, l’innovation et la confiance dans la jeunesse », a insisté le président, qui se définit comme « agriculteur dans l’âme ».

‎Il a conclu en appelant à une mobilisation collective pour bâtir une agriculture africaine « moderne, durable et compétitive ».

 Le pari c'est de faire de l'agriculture un choix de carriere désirable pour les jeunes africains.

Forum Africain sur les systèmes alimentaires : Bassirou Diomaye Faye plaide pour une agriculture moderne et attractive

Au Forum Africain sur les systèmes alimentaires (AFS), le président Bassirou Diomaye Faye a dressé un constat sans détour sur les paradoxes agricoles du continent.

« Nous avons 60 % des terres arables, mais 64 % de ces terres ne sont pas cultivées. Nous disposons d’une jeunesse nombreuse et dynamique, et pourtant nous importons massivement notre nourriture alors que nous devrions nourrir le monde », a-t-il déclaré face à l’influenceuse agricole djiboutienne Fahima Mohamed Ismael.

Avec une population africaine appelée à atteindre 2,3 milliards d’habitants d’ici 2050, dont 600 millions de jeunes, le chef de l’État sénégalais estime urgente l’autosuffisance alimentaire. Mais un défi majeur persiste : « Beaucoup de jeunes ne considèrent pas, à tort, l’agriculture comme un secteur porteur. Pourtant, il peut être source de richesse et d’opportunités », a-t-il souligné.

Pour inverser la tendance, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant trois priorités :

investir dans la maîtrise de l’eau et les infrastructures hydrauliques ; moderniser les techniques grâce à la mécanisation et au numérique ; faciliter l’accès au financement et aux marchés locaux comme internationaux.

« La terre et la force de travail existent. Ce qui manque, c’est l’organisation, l’innovation et la confiance dans la jeunesse », a insisté le président, qui se définit comme « agriculteur dans l’âme ».

Il a conclu en appelant à une mobilisation collective pour bâtir une agriculture africaine « moderne, durable et compétitive ».

Université Gaston Berger : les étudiants de Sédhiou sous la menace d’expulsion faute de loyer payé

À quelques semaines de la reprise des cours, l’avenir académique des étudiants originaires de Sédhiou inscrits à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis se retrouve sérieusement compromis. Ces jeunes, regroupés au sein de leur amicale, font face à une menace d’expulsion en raison de cinq mois d’arriérés de loyer pour l’immeuble qu’ils occupent collectivement.

Réunis à Sédhiou lors d’une conférence de presse, ils ont tiré la sonnette d’alarme et lancé un appel pressant aux autorités locales et aux bonnes volontés. En première ligne de leurs sollicitations figure le maire de la ville, Abdoulaye Diop, à qui ils demandent un soutien urgent. « Depuis trois ans, nous ne recevons plus la subvention de la mairie qui nous permettait de régulariser nos factures de location. Nous remercions le maire Abdoulaye Diop pour son appui par le passé et réitérons notre demande d’accompagnement, car depuis cinq mois, nous n’arrivons plus à payer », a déclaré El Hadji Cissé, président de l’amicale des étudiants.

Le problème, selon eux, ne date pas d’hier. L’absence de subventions régulières fragilise leur quotidien, au point d’en pousser certains à l’abandon. « Beaucoup de jeunes ont été contraints de quitter leurs études à cause de ce problème de logement, particulièrement les nouveaux bacheliers », alerte Sidou Cissé, un ancien étudiant qui suit encore de près la situation.

Malgré la patience du propriétaire des lieux, la situation atteint aujourd’hui ses limites. Sans solution rapide, le spectre d’une expulsion plane, ce qui risquerait d’entraîner des abandons massifs, en particulier parmi les nouveaux étudiants récemment orientés à Saint-Louis.

Les étudiants rappellent les aides ponctuelles de certaines personnalités, à l’image de Dr Labaly Touré et du footballeur Salif Sané, mais soulignent que ces soutiens restent insuffisants face à l’ampleur de leurs difficultés. Pour eux, seule une intervention institutionnelle durable — impliquant la mairie, les élus locaux et le ministère de l’Enseignement supérieur — pourra mettre un terme à ce calvaire et leur permettre de poursuivre sereinement leurs études.

RTS : Pape Alé Niang dissout trois cellules stratégiques rattachées à la Direction générale

Un vent de réorganisation souffle sur la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS). Dans une décision datée du 29 août 2025, sous le numéro 1945, le directeur général Pape Alé Niang a prononcé la dissolution de trois cellules rattachées directement à la Direction générale de l’entreprise publique.

Selon le document officiel, il s’agit de la cellule de Contrôle de gestion, de la cellule d’Audit interne et de la cellule de Passation des marchés. À compter de la date de signature, ces entités cessent donc d’exister dans l’organigramme de la RTS.

Cette mesure ne manque pas de susciter des interrogations, tant ces structures étaient considérées comme des piliers de la bonne gouvernance et de la transparence financière. La cellule de Contrôle de gestion assurait le suivi budgétaire et l’évaluation des performances ; l’Audit interne veillait au respect des procédures administratives et financières ; quant à la Passation des marchés, elle garantissait la régularité des appels d’offres et des contrats, conformément à la réglementation nationale. Leur suppression pure et simple dépasse ainsi le cadre d’une simple mesure administrative et soulève des inquiétudes quant au futur mode de fonctionnement de la RTS.

Interrogé par Le Quotidien, Pape Alé Niang a tenu à relativiser la portée de sa décision. Pour lui, il ne s’agit nullement d’une remise en cause des missions de contrôle interne, mais d’une réorganisation structurelle : « C’est juste une réorganisation. Et sortir ces cellules rattachées à la Direction », a-t-il expliqué, sans donner davantage de détails sur le dispositif qui pourrait remplacer ces entités.

Cette réorientation stratégique intervient dans un contexte où la RTS est régulièrement appelée à moderniser son fonctionnement et à renforcer sa gestion interne. La dissolution de ces trois cellules stratégiques pourrait marquer le début d’une restructuration plus large de l’entreprise publique.

Sénégal – FIDA : un partenariat renforcé pour moderniser l’agriculture et soutenir les zones rurales

En marge du Forum africain des systèmes alimentaires qui se tient actuellement à Diamniadio, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Alvaro Lario.

Selon une note publiée sur la page officielle de la Présidence, cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la solidité et la pertinence du partenariat entre le Sénégal et le FIDA, un partenariat construit autour de projets concrets en faveur de l’agriculture et du développement des zones rurales.

Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux stratégiques. Les deux parties ont d’abord mis en avant la souveraineté alimentaire, considérée comme une priorité partagée et incontournable pour le continent. Le président Faye a insisté sur la nécessité d’accompagner durablement le monde rural à travers des investissements structurants, capables de renforcer les capacités de production, de réduire les pertes post-récoltes et de soutenir les exploitations familiales.

La modernisation des pratiques agricoles et la valorisation de la jeunesse ont également occupé une place centrale dans les échanges. Pour le chef de l’État, il s’agit non seulement de garantir une agriculture plus performante et résiliente, mais aussi d’en faire un véritable levier de création d’emplois et de perspectives pour les jeunes générations.

La rencontre a également permis de rappeler l’importance des axes de la Vision Sénégal 2050, qui place l’agriculture au cœur de la transformation économique et sociale du pays. Dans cette perspective, le rôle du FIDA est jugé essentiel pour appuyer des projets innovants, durables et inclusifs.

À l’issue de l’audience, le président Bassirou Diomaye Faye et Alvaro Lario ont réitéré leur volonté commune de consolider une coopération exemplaire, orientée vers l’innovation, la durabilité et le mieux-être des populations rurales.

Ce renforcement du partenariat Sénégal–FIDA s’inscrit dans une dynamique plus large, où l’agriculture est perçue comme le moteur d’une transformation structurelle de l’économie sénégalaise et un pilier pour atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Préparatifs du Gamou de Ndiassane : le ministre de l’Intérieur juge les avancées « acceptables »

À quelques jours du Gamou de Ndiassane, prévu le 4 septembre prochain, les préparatifs étaient au centre d’une rencontre nationale présidée, jeudi dernier, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le général Jean-Baptiste Tine. La réunion s’est tenue en présence de Serigne Khalifa Abdallah Kounta, porte-parole de Cheikh Bouh Sidy Makhtar Kounta, Khalife général de la famille Ahloul Kountiyou, entouré d’une forte délégation.

Lors des échanges, le représentant du Khalife a fait part de plusieurs préoccupations majeures. Il a notamment insisté sur les insuffisances constatées dans les domaines de la santé, de l’assainissement, des routes, de l’électricité et des télécommunications. Il a particulièrement attiré l’attention des autorités sur la nécessité de mettre en place un programme spécial d’électricité pour Ndiassane, afin de garantir une couverture adéquate durant la période du Gamou. Il a par ailleurs critiqué l’Agence des routes (Ageroute), accusée de n’avoir « rien construit dans la cité religieuse depuis dix ans », en dépit de la fréquentation grandissante du site.

En réponse, le ministre Jean-Baptiste Tine a reconnu les défis à relever, tout en se félicitant du « niveau acceptable » d’exécution des travaux en cours. Il a annoncé que le secrétaire général de son département assurerait un suivi quotidien des décisions arrêtées, notamment dans les domaines sensibles de la santé, de l’électricité et de l’assainissement, et ce jusqu’à la fin de l’événement.

Le ministre de l’Intérieur a également saisi l’occasion pour solliciter les prières du Khalife général, afin d’accompagner le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, dans la réussite du « projet de transformation systémique du Sénégal » porté par le nouveau gouvernement.

Considéré comme l’un des plus grands rassemblements religieux du pays, le Gamou de Ndiassane attire chaque année des milliers de fidèles venus de toutes les régions du Sénégal ainsi que de plusieurs pays de la sous-région. Les autorités entendent ainsi renforcer les mesures d’organisation et de sécurité pour assurer le bon déroulement de cette importante manifestation spirituelle.

Rentrée scolaire 2025/2026 : reprise fixée au 6 octobre pour les enseignants et au 8 octobre pour les élèves

Le gouvernement a officiellement arrêté les dates de la rentrée scolaire pour l’année académique 2025/2026. Selon un décret signé conjointement par le président de la République et son Premier ministre, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, la reprise des cours est fixée au lundi 6 octobre 2025 à 8 heures pour les enseignants et le personnel administratif.

Les élèves, quant à eux, bénéficieront de deux jours supplémentaires avant de reprendre le chemin des classes. Leur rentrée est prévue pour le mercredi 8 octobre 2025 à 8 heures. Ce décalage permet aux équipes pédagogiques de disposer du temps nécessaire pour préparer les établissements et organiser les conditions d’accueil.

Le décret précise également que la fixation du calendrier des examens scolaires relève de la compétence du ministre de l’Éducation nationale, qui devra aussi définir les modalités pratiques de l’année académique. En ce qui concerne l’enseignement technique et la formation professionnelle, la répartition des congés et vacances sera arrêtée par décision ministérielle spécifique.

Plusieurs départements ministériels sont associés à l’exécution de ce texte, notamment ceux des Forces armées, de la Formation professionnelle, des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, en plus du ministère de l’Éducation nationale. Cette transversalité traduit la volonté des autorités de mieux coordonner les actions pour une rentrée apaisée et une année scolaire sans perturbations.

Avec ce calendrier désormais fixé, l’ensemble de la communauté éducative se prépare à entamer une nouvelle année, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de qualité d’enseignement et de stabilité du système scolaire.

54ᵉ session de l’UPCI : Malick Ndiaye appelle l’OCI à s’opposer à la judaïsation d’Al Qods et à soutenir fermement la Palestine

La capitale sénégalaise a accueilli, ce lundi 1ᵉʳ septembre 2025, la 54ᵉ session du comité exécutif de l’Union parlementaire de la Conférence islamique (UPCI). Les travaux, qui réunissent parlementaires et diplomates venus de plusieurs pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont été largement dominés par la question palestinienne.

Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a lancé un appel solennel à l’ensemble des délégations pour « rejeter sans équivoque la tentative de judaïsation de la ville sainte d’Al Qods », qu’il a qualifiée de « patrimoine sacré des trois religions révélées ».

Le président du Parlement sénégalais a exhorté les États membres à dénoncer « avec la plus grande fermeté le génocide en cours » et à soutenir « la solution des deux États », présentée comme la seule issue crédible pour un règlement pacifique et durable du conflit israélo-palestinien. En rappelant l’incendie criminel de la mosquée El Aqsa en 1969, événement fondateur de l’OCI, il a insisté sur la dimension historique de ce combat. « La Palestine n’est pas seulement une cause, elle est notre cause commune », a-t-il martelé devant ses homologues.

Malick Ndiaye a par ailleurs invité les pays membres de l’OCI à porter « haut et fort la voix du peuple palestinien dans toutes les enceintes diplomatiques », soulignant que défendre la Palestine équivaut à « défendre la justice, protéger notre identité commune et préserver la dignité de la communauté musulmane ».

Au-delà de la question palestinienne, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de bâtir une Oumma forte, respectée et influente grâce à « des décisions courageuses et une solidarité agissante ». Il a mis en avant l’urgence de renforcer la lutte contre le terrorisme, de protéger les minorités musulmanes souvent persécutées et de garantir les droits fondamentaux, notamment ceux des femmes et des enfants.

Il a également rappelé le rôle actif et constant du Sénégal au sein de l’OCI et sur la scène internationale. En tant que président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien aux Nations unies, le Sénégal, a-t-il rappelé, « n’a cessé de défendre le droit à l’autodétermination, à la dignité et à la justice ».

Pastef : le député Cheikh Bara Ndiaye critiqué après son refus de participer à une marche commémorative

Le député Cheikh Bara Ndiaye fait face à une vague de critiques au sein de son parti, Pastef. En cause, sa récente déclaration exprimant son opposition à la marche organisée samedi dernier en mémoire des victimes des répressions politiques.

Cette manifestation, à laquelle ont pris part des ex-détenus ainsi que des familles de victimes, visait à réclamer justice et à dénoncer la lenteur dans le traitement des dossiers. L’absence du parlementaire, justifiée par son refus de s’y associer, a suscité des réactions contrastées parmi les militants.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs sympathisants du parti ont exprimé leur désapprobation, certains allant jusqu’à qualifier cette position de « trahison ». La comparaison a été faite avec le député Guy Marius Sagna, présent lors de la marche, renforçant ainsi l’idée d’un décalage entre les deux élus.

Hydrologie : la DGPRE alerte sur les fluctuations du fleuve Gambie

Le fleuve Gambie connaît actuellement des variations significatives de son niveau d’eau, selon le dernier bulletin hydrologique publié ce lundi par la Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau (DGPRE). Ce document met en évidence une évolution contrastée entre l’amont et l’aval du cours d’eau, conséquence des dynamiques complexes de la saison des pluies.

Dans la partie amont, la tendance est clairement à la baisse. À Kédougou, le niveau du fleuve est passé de 500 centimètres le 30 août à 465 centimètres le 1er septembre, soit une diminution de 35 centimètres en seulement deux jours. À Mako, la situation apparaît encore plus préoccupante, avec une baisse de 51 centimètres sur la même période. Ces reculs inquiètent fortement les populations riveraines dont les activités agricoles dépendent étroitement de la disponibilité en eau. Une chute prolongée pourrait compromettre les cultures en cours et accentuer les risques de précarité alimentaire dans des zones déjà fragiles.

En revanche, l’aval du fleuve présente une évolution encourageante. Le niveau a progressé de 45 centimètres à Simenti, atteignant 805 centimètres, et de 43 centimètres à Gouloumbou, pour s’établir à 742 centimètres. Ces hausses sont accueillies avec optimisme par les éleveurs et les pêcheurs, qui y voient la promesse d’une meilleure disponibilité en eau pour l’abreuvement du bétail, la pêche artisanale et la régénération des écosystèmes.

La DGPRE insiste sur l’importance du suivi de ces variations pour la prévention des risques liés aux crues. Les mesures hydrométriques sont relevées deux fois par jour, matin et soir, puis transmises aux autorités locales afin d’alimenter le système national d’alerte précoce. « Notre mission est d’assurer un suivi rigoureux afin de protéger les populations et leurs activités face aux aléas climatiques », a expliqué Idrissa Ka, chef de la Brigade des Ressources en Eau de Tambacounda.

Ces contrastes observés entre l’amont et l’aval rappellent à quel point les équilibres hydrologiques restent sensibles en période hivernale. Si certaines zones bénéficient d’un apport vital en eau, d’autres doivent faire face à un déficit préoccupant. Dans ce contexte, la DGPRE appelle les communautés riveraines à rester vigilantes et à suivre attentivement les prochains bulletins, considérés comme essentiels pour anticiper toute évolution défavorable et adapter les activités agricoles, pastorales ou de pêche.

Forum africain des systèmes alimentaires : le président Bassirou Diomaye Faye plaide pour une agriculture moderne et inclusive

Le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio accueille depuis ce lundi l’édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires (AFSF). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, aux côtés du président rwandais Paul Kagame et de l’ancien Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, actuel président de l’AFSF. Les travaux, qui réunissent décideurs, experts et acteurs du secteur agricole, se poursuivront jusqu’à vendredi autour du thème central : l’innovation et la transformation des systèmes agroalimentaires.

Dans son allocution d’ouverture, le président Diomaye Faye a rappelé l’importance stratégique de l’agriculture pour le continent africain, tout en soulignant ses fragilités persistantes. « En ce moment même, des millions de femmes et d’hommes sont dans les champs, à la faveur de la saison des pluies. La plupart travaillent la terre à la force des bras ou avec des outils rudimentaires, et n’ont que quelques mois pluvieux pour espérer nourrir leur famille », a-t-il déclaré, insistant sur la dépendance du secteur agricole aux aléas climatiques.

Le chef de l’État a évoqué les conséquences directes du changement climatique, qui accentuent l’irrégularité des pluies et limitent fortement les capacités de production. À cela s’ajoutent les pertes post-récoltes, parfois estimées à près de 30 % des denrées produites, un facteur qui contribue à la persistance de la faim et de la malnutrition sur le continent.

Pour étayer ses propos, le président a rappelé les chiffres alarmants publiés par la FAO en 2024 : plus de 700 millions de personnes ont souffert de la faim dans le monde l’année dernière, dont une part importante en Afrique. Une situation qui éloigne davantage le continent de l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°2 (ODD), qui vise l’éradication de la faim d’ici à 2030. Si la tendance actuelle persiste, a-t-il averti, plus d’un demi-milliard d’êtres humains seront en situation de sous-alimentation chronique à cette échéance, et la moitié d’entre eux se trouvera en Afrique.

Face à ce constat, Bassirou Diomaye Faye estime que l’Afrique se trouve à un tournant décisif. Pour lui, la transformation des systèmes alimentaires est désormais une urgence de première nécessité, qui exige non seulement des politiques adaptées mais aussi une mobilisation accrue des acteurs sociaux et économiques.

Le président sénégalais a particulièrement insisté sur le rôle central de la jeunesse dans cette transformation. « Nous devons mettre les jeunes au cœur de nos politiques de développement », a-t-il plaidé, avant de préconiser leur responsabilisation et leur implication directe dans la formulation des politiques agricoles. Pour atteindre cet objectif, il appelle à développer une offre de formation adaptée aux besoins d’une agriculture moderne, intensive et durable, capable de concilier productivité et respect de l’environnement.

Cette édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires se veut un espace de réflexion mais aussi d’action, où les innovations technologiques et les modèles inclusifs devront être partagés pour répondre à un défi commun : assurer la sécurité alimentaire et la souveraineté agricole de l’Afrique.

Polémique autour du règlement intérieur : Amadou Ba recadre l’expert Alioune Souaré

Le débat autour de la promulgation du nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale continue d’alimenter la presse et la classe politique. Dans son édition du jour, le quotidien Les Échos a mis en avant l’analyse de l’expert en droit parlementaire, Alioune Souaré, qui estime que le Conseil constitutionnel a censuré la disposition relative à l’audition des magistrats par les commissions d’enquête. Une lecture vivement contestée par le député de Pastef, Amadou Ba, qui a tenu à clarifier les termes juridiques.

« Une réserve d’interprétation n’est pas juridiquement une censure », a martelé le parlementaire dans sa réplique. Selon lui, la nuance est fondamentale : « La disposition incriminée reste bel et bien dans le texte promulgué, mais elle prend le sens indiqué par le Conseil constitutionnel. Or, celui-ci n’a jamais interdit l’audition des magistrats par les commissions d’enquête de l’Assemblée nationale. »

Pour Amadou Ba, la décision des Sages a simplement précisé les conditions dans lesquelles cette audition est possible, à savoir sans dépendre d’une autorisation préalable du ministre de la Justice. En d’autres termes, le Conseil n’a pas supprimé la mesure, mais en a encadré l’application.

Le député a également dénoncé la manière dont l’affaire a été relayée par Les Échos. Il estime que le quotidien aurait dû vérifier ses informations auprès des services de l’Assemblée nationale, plutôt que de s’appuyer sur une analyse qu’il juge « totalement erronée ». « L’expert Alioune Souaré confond censure et réserve d’interprétation », a-t-il insisté.

Amadou Ba rappelle par ailleurs que les décisions du Conseil constitutionnel, qu’elles plaisent ou non, s’imposent à l’ensemble des pouvoirs publics. Il souligne que dans le cas présent, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a respecté scrupuleusement l’avis du Conseil en promulguant le règlement intérieur tel qu’interprété par les Sages.

Cette mise au point vient ainsi contrer la lecture faite par Alioune Souaré, qui soutenait que la disposition relative à l’audition obligatoire des magistrats avait été annulée par le Conseil, mais réintroduite par le chef de l’État lors de la promulgation. Une interprétation jugée infondée par Amadou Ba, qui conclut que l’expert « n’a pas bien lu la décision » rendue par le Conseil constitutionnel.

Kaolack : Deux salles de classe et un bloc administratif endommagés au CEM de Darou Mbitèyène

La rentrée scolaire 2024-2025 s’annonce difficile pour les élèves du CEM de Darou Mbitèyène, dans la région de Kaolack. Une forte pluie accompagnée de vents violents, survenue hier entre 17 heures et 18 heures, a causé d’importants dégâts matériels au sein de l’établissement.

Selon Demba Senghor, principal du collège, deux salles de classe et le bâtiment servant de bloc administratif ont été totalement endommagés. « Le préjudice est énorme. La situation actuelle du CEM ne permet pas d’accueillir les élèves dans de bonnes conditions », a-t-il déclaré.

Les toitures arrachées, les salles inondées et le matériel pédagogique détruit laissent planer un sérieux doute quant à la reprise normale des cours prévue dans quelques semaines. L’inquiétude grandit au sein de la communauté éducative. « Nos enfants risquent de rester à la maison si rien n’est fait », témoigne un parent d’élève, visiblement préoccupé.

Face à cette situation, enseignants, parents d’élèves et autorités locales appellent à une intervention urgente de l’État et de ses partenaires afin de réhabiliter les infrastructures endommagées. Ils craignent que l’année scolaire ne soit compromise, plongeant ainsi des centaines d’élèves dans une incertitude totale.

Si aucune solution rapide n’est trouvée, ce sinistre risque d’aggraver les difficultés déjà rencontrées par le système éducatif dans plusieurs localités rurales, où les infrastructures sont souvent précaires et vulnérables aux intempéries.

Mpox au Sénégal : guérison du patient importé et levée de l’alerte immédiate

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé, ce lundi 1er septembre 2025, la guérison complète du patient testé positif au Mpox il y a une dizaine de jours. Diagnostiqué le 22 août dernier, l’individu avait été immédiatement pris en charge par les équipes médicales spécialisées, avant d’être déclaré rétabli et autorisé à quitter l’hôpital ce jour.

Dans son communiqué, le ministère précise que la surveillance mise en place autour du malade a porté ses fruits. Trente personnes identifiées comme cas contacts ont été suivies de près par les services sanitaires durant toute la période d’incubation. Aucun symptôme n’a été détecté chez elles, ce qui permet de confirmer que le pays ne compte plus aucun cas actif de Mpox.

Si cette issue rassurante marque un soulagement pour les autorités sanitaires comme pour la population, le ministère appelle toutefois à ne pas baisser la garde. La vigilance reste de mise face à une maladie encore présente dans plusieurs pays. Les recommandations habituelles demeurent en vigueur : se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique, éviter les contacts rapprochés avec des personnes présentant des lésions cutanées ou des symptômes suspects, et consulter rapidement un centre de santé en cas de doute.

Cette annonce intervient après plusieurs semaines d’inquiétude et confirme l’efficacité du dispositif de surveillance épidémiologique du Sénégal. Le ministère assure que ses services resteront mobilisés pour prévenir toute nouvelle introduction du virus et protéger la santé publique.

Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement sur les pratiques de Yango

À l’Assemblée nationale, le député Guy Marius Sagna a adressé une série de questions écrites au gouvernement du Premier ministre Ousmane Sonko concernant la plateforme de transport et de livraison Yango. L’élu de la Nation relaie ainsi les doléances de nombreux chauffeurs et livreurs qui dénoncent des pratiques jugées abusives et contraires à leurs droits.

Selon les témoignages recueillis, les travailleurs se disent contraints d’accepter des courses « à l’aveugle », sans connaître ni le prix ni la destination à l’avance. En cas de refus ou d’annulation, leurs comptes seraient immédiatement bloqués, sans possibilité de recours.

Autre grief relevé par le parlementaire : le niveau élevé des commissions prélevées par la plateforme, parfois estimées à 28 % ou plus, alors même que certaines courses ne rapporteraient que 100 à 200 francs CFA aux livreurs. Un système de bonus est également pointé du doigt, car il n’est débloqué qu’après la réalisation d’au moins trente courses par jour, un objectif jugé irréaliste par une majorité d’acteurs.

Le député met également en avant l’absence de contrats formels et de couverture sociale, plaçant les chauffeurs et livreurs dans une grande précarité face aux aléas de leur activité.

Pour Guy Marius Sagna, ces pratiques soulèvent de sérieuses questions de justice sociale et de protection des travailleurs, dans un secteur numérique en plein essor mais encore largement insuffisamment encadré au Sénégal. Il exhorte le gouvernement à « faire toute la lumière sur les conditions réelles imposées par Yango » et à préciser les mesures envisagées pour mieux réguler cette activité afin de protéger les travailleurs.

Drame à la Cité Mixta : le lutteur Pokola chute du 3e étage d’un immeuble

La Cité Mixta a été le théâtre d’un grave accident ce lundi matin, aux alentours de 10h. Le lutteur Pokola, bien connu des amateurs de l’arène, a chuté du troisième étage d’un immeuble.

Alertés dans la foulée, les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus pour lui porter assistance avant de l’évacuer d’urgence vers une structure sanitaire. Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite sur son état de santé, mais l’inquiétude est grande dans son entourage et parmi ses fans.

Un témoin sous le choc

« J’ai vu quand il tombait du 3e étage. Au début, je pensais que c’était un sachet d’ordures jeté par inadvertance, mais le bruit du choc m’a rapidement fait comprendre que c’était lui. Je l’ai vu dans un état que je ne peux pas vous confier », confie notre informateur, encore bouleversé par la scène.

Très vite, la nouvelle s’est propagée sur les réseaux sociaux, alimentant rumeurs et interrogations. Pourquoi Pokola se trouvait-il à la Cité Mixta, un lieu régulièrement associé à des soirées festives et controversées ? Était-ce un simple accident ou les circonstances de sa présence sur les lieux soulèvent-elles d’autres hypothèses ? Était-il seul ou accompagné lors du drame ?

Pour l’instant, aucune réponse claire n’a été apportée. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les causes exactes de la chute.

Kaolack : Sarata Sonko du PASTEF officialise sa candidature à la candidature pour la mairie

À Kaolack, l’effervescence politique gagne du terrain à l’approche des élections municipales. Dans les quartiers comme au centre-ville, les débats portent de plus en plus sur les nouveaux visages qui ambitionnent de diriger la municipalité. Parmi eux, Madame Sarata Sonko, responsable politique du parti PASTEF au niveau de la commune, vient d’annoncer officiellement sa candidature à la candidature pour briguer la mairie.

C’est face à la presse, ce 1er septembre 2025, que la figure montante de la scène politique locale a fait part de sa décision. « Ma démarche s’inscrit dans une volonté de renouvellement et de mise en avant des préoccupations réelles des populations », a-t-elle déclaré en marge de cette rencontre.

Connue pour son engagement dans les associations de jeunes et ses initiatives en faveur du développement communautaire, Sarata Sonko s’est progressivement imposée comme une voix écoutée au sein du parti et dans plusieurs quartiers de Kaolack. Ses actions sociales, notamment dans l’éducation, la santé et l’appui aux femmes entrepreneures, lui valent une notoriété grandissante.

Cette entrée en lice pourrait rebattre les cartes dans une commune où les ambitions politiques s’expriment de plus en plus ouvertement. Si sa candidature est validée par les instances du PASTEF, Sarata Sonko deviendra l’une des premières femmes à convoiter sérieusement la mairie de Kaolack, un symbole fort dans un paysage politique encore largement dominé par les hommes.

Les prochains jours s’annoncent décisifs, alors que les candidatures internes se multiplient au sein du PASTEF et que les états-majors politiques affûtent déjà leurs stratégies en vue des municipales.

Gamou Médina Baye : la chaîne de solidarité se renforce avec Actions Kaolack

En prélude aux célébrations du Gamou, commémoration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL), l’association Actions Kaolack a insufflé un puissant élan de solidarité en apportant son soutien à trois structures locales. Ce lundi, une cérémonie de remise de dons, tenue symboliquement devant le domicile de Baye Niass, a mis en lumière la tradition d’entraide qui caractérise cette période spirituelle.

Sous la houlette de son représentant, M. Moussa Diaw, Actions Kaolack a offert son appui aux associations Jeunes Espoirs de Médina Baye, dirigée par Macky Seck, Khidmal Baye, présidée par Babacar Thiam, et Wa Sam Gamou, représentée par Malick Sarr. Le don, composé de 50 packs d’eau et de 10 casiers de boissons, vise à soutenir les vastes opérations de ravitaillement et de restauration prévues pour accueillir les milliers de pèlerins attendus.

Dans son allocution, M. Diaw a rappelé l’engagement historique et inébranlable de son association :

« Notre soutien à la communauté de Médina Baye dure depuis des décennies. Chaque année, à l’approche du Gamou, nous sentons le devoir de perpétuer cette chaîne de solidarité et de contribuer, à notre échelle, à la réussite de cet événement majeur pour la Oumma. »

Ce geste philanthropique s’inscrit dans le cadre plus large des préparatifs du Gamou, une période où la fraternité et le partage sont élevés au rang de devoir religieux. La distribution de nourriture et de boissons fraîches aux fidèles, souvent après de longues heures de prière et de recueillement, constitue une pierre angulaire de l’accueil à Médina Baye. Elle incarne l’esprit de communauté et de générosité prôné par l’islam.

Les associations bénéficiaires, en première ligne de l’organisation logistique, ont salué ce soutien significatif. Ces dons leur permettront de renforcer leurs moyens et d’assurer, avec encore plus de dignité, l’accueil des fidèles venus des quatre coins du Sénégal et de l’étranger, en quête de bénédictions et de paix spirituelle.

Ainsi, au-delà de la ferveur religieuse, le Gamou de Médina Baye continue de se construire sur un pilier intangible : la solidarité agissante. L’action conjuguée de Actions Kaolack et des structures locales garantit que cette célébration reste, pour tous, un moment de spiritualité, de partage et de communion fraternelle.

Mbour : Deux présumés trafiquants de drogue arrêtés par la Sûreté Urbaine

La Sûreté Urbaine du Commissariat central de Mbour a frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Dans la nuit du 29 au 30 août, deux individus ont été interpellés lors d’une opération ciblée menée sur la base d’un renseignement.

Selon les informations recueillies, la police avait été alertée de l’existence d’un trafic de crack entre Thiès et Mbour. Une surveillance a alors été mise en place et a permis d’intercepter le premier suspect au croisement de Saly. Ce dernier était en possession de 20 képas de crack, dont la valeur marchande est estimée à 200 000 francs CFA, chaque unité se vendant à 10 000 francs.

Dans la foulée, un second individu a été arrêté la même nuit. Il détenait 35 képas de kush ainsi que 8 cornets de chanvre indien, confirmant l’ampleur du réseau en activité dans la zone.

Les deux suspects ont été placés en garde à vue. L’enquête, confiée aux éléments de la Sûreté Urbaine, se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler les circuits d’approvisionnement.

Pétrole au Sénégal : un démarrage modeste mais des perspectives encourageantes

Les premiers chiffres de l’exploitation pétrolière au Sénégal, publiés par le magazine spécialisé Le Marché, ont suscité de vives réactions. Sur un total de 1 536 milliards de francs CFA générés, seuls 67 milliards ont été reversés directement à l’État. Une proportion jugée faible par une partie de l’opinion publique, mais qui s’explique par plusieurs facteurs techniques et contractuels.

Interrogé par L’Observateur, l’économiste de l’énergie Ibnou Sougoufara rappelle que le projet est encore dans une phase initiale. « Les compagnies engagées dans l’exploration et l’exploitation – notamment l’australienne Woodside – doivent d’abord récupérer leurs investissements initiaux, appelés cost oil. Tant que ces coûts ne sont pas amortis, la part de revenus destinée à l’État reste marginale », explique-t-il.

Il souligne également que le risque financier a été intégralement porté par les investisseurs privés. « Si les forages n’avaient donné aucun résultat, les pertes auraient été à leur charge. Ce modèle de partage, courant dans l’industrie pétrolière, accorde un avantage initial aux compagnies pour compenser le risque encouru », ajoute-t-il.

La volatilité du marché mondial est un autre facteur déterminant. Une chute du baril sous les 40 à 50 dollars compromettrait la rentabilité des projets et réduirait mécaniquement les marges de l’État. « Publier des montants globaux sans mise en perspective peut induire en erreur. Il serait utile de créer une agence nationale d’information énergétique, indépendante et spécialisée, pour garantir une meilleure transparence », recommande l’économiste.

Malgré ces débuts modestes, les perspectives sont jugées favorables. La part de l’État, estimée autour de 10 % aujourd’hui, pourrait atteindre entre 25 et 30 % dans les prochaines années, selon l’évolution de la production et des cours mondiaux. Pour Ibnou Sougoufara, l’enjeu réside moins dans une renégociation systématique des contrats existants que dans la capacité du Sénégal à rendre attractifs ses futurs blocs pétroliers, afin d’attirer des investissements durables.

Diamniadio : un réseau de vigiles détourne plus de 54 millions de FCFA de matériels électroménagers

Les gendarmes de la brigade de recherches de Faidherbe ont mis fin aux agissements d’un réseau de vigiles qui pillait depuis près d’un an le stock de la société Ebs Électro Business, détentrice exclusive de la marque internationale « Astech » au Sénégal. Le préjudice provisoire est estimé à plus de 54 millions de FCFA, rapporte L’Observateur.

L’affaire a éclaté à la suite de la découverte de téléviseurs Astech sur le marché noir. Intrigués, les responsables d’Ebs Électro Business, propriétaire d’un hangar au Pôle urbain de Diamniadio où sont entreposés des appareils d’une valeur de plusieurs milliards de FCFA, ont mandaté Mayoro Kébé pour saisir la gendarmerie. La plainte, déposée le 23 août dernier, visait un numéro de téléphone relié au principal suspect.

Les investigations ont rapidement conduit à l’arrestation de Cheikh Dieng et de son complice Mamadou Baldé, à Thiaroye. Sous pression, Dieng a reconnu s’approvisionner en téléviseurs volés auprès de Samba Kandé, ancien vigile du hangar. Une perquisition à Dougar, au domicile de ce dernier, a permis de découvrir un stock important de matériel électroménager destiné à l’écoulement clandestin.

L’enquête a également révélé l’implication de Yaya Kandé, gardien attitré du hangar, ainsi qu’un système parfaitement organisé : Samba Kandé subtilisait les appareils, revendus ensuite à Mamadou Baldé pour 45 000 FCFA l’unité, avant d’être écoulés par Cheikh Dieng sur le marché noir. Une partie des gains servait même à financer l’ASC locale de Samba Kandé.

Au total, 44 téléviseurs ont été saisis chez les mis en cause. Toutefois, trois autres vigiles de la société – identifiés comme S. Baldé 1, S. Baldé 2 et B. Gallé – sont toujours en fuite et activement recherchés par les gendarmes.

Les quatre personnes arrêtées ont été déférées devant le procureur de la République pour association de malfaiteurs, vol et recel au détriment de Ebs Électro Business.

Affaire Hamidou Djiba : de l’envol indépendantiste aux regrets devant les enquêteurs

L’affaire Hamidou Djiba continue d’alimenter les débats judiciaires et politiques. Selon les révélations du quotidien Libération, l’autoproclamé porte-parole de l’aile politique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) de Mangoukoro, poursuivi pour complot contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et association de malfaiteurs criminelle, a radicalement changé de posture lors de ses auditions à la Section de recherches (Sr).

Âgé de 61 ans, Djiba s’était distingué à Ziguinchor lors de la commémoration du décès de l’abbé Diamacoune par des gestes et propos spectaculaires : proclamation d’une supposée « indépendance de la Casamance », présentation d’un drapeau et entonnement d’un hymne présenté comme celui d’une « République de Casamance ». Ces mises en scène, largement commentées, avaient contribué à son arrestation.

Intercepté alors qu’il circulait à moto vers Bouloum, l’homme a adopté un ton plus conciliant face aux enquêteurs. Il a reconnu son statut de responsable du Mfdc, tout en niant avoir voulu créer un État parallèle ou former un gouvernement indépendantiste. Concernant ses propos virulents à l’égard du Chef de l’État — qualifié de « nouveau-né politique » —, Djiba a tenté d’en minimiser la portée, expliquant qu’il voulait simplement souligner la jeunesse politique du Président.

Dans une démarche de désescalade, il est allé jusqu’à rappeler ses « liens de cousinage » avec le Chef de l’État, invoquant leurs origines ethniques communes, et affirmé lui vouer un profond respect. Exprimant des regrets, il a demandé la clémence de la Justice, reconnaissant ne pas avoir mesuré la gravité ni les conséquences de ses actes.

Richard-Toll : braquage spectaculaire à l’usine Dolima

Richard-Toll, 31 août 2025 – La ville s’est réveillée sous le choc. Dans la nuit du 30 au 31 août, l’usine Dolima, située à Thiabakh et considérée comme un fleuron de l’agroalimentaire sénégalais, a été la cible d’un braquage d’une rare violence. Selon des sources policières relayées par L’Observateur, un commando armé et encagoulé a investi les lieux avec une précision digne d’un film d’action.

Il était 04h24 lorsque le commissariat de Richard-Toll a été alerté. Étrangement, les assaillants n’ont eu aucun mal à pénétrer le site : la porte principale était grande ouverte. Deux vigiles de la société Phoenix assuraient la sécurité. Mais face à la brutalité du groupe, l’agente Dieynaba Diallo a pris la fuite, abandonnant son collègue Iba Diop, rapidement maîtrisé puis forcé à guider les malfaiteurs dans l’enceinte de l’usine.

Le commando a d’abord fait halte dans la mosquée attenante, s’emparant de deux téléphones portables. Il a ensuite méthodiquement pris pour cible quatre bureaux sensibles : celui de la collecte de lait, du directeur industriel, de la maintenance informatique et du KSDE (Kossam Société de Développement de l’Élevage), filiale de Dolima. Meubles fracturés, tiroirs arrachés, dossiers éparpillés… le saccage a été total.

L’attaque n’a pas seulement causé des dégâts matériels. Daouda Diagne, chauffeur de l’usine, a été grièvement blessé à la tête, tandis qu’Amadou Sy, agent de sécurité, a reçu un coup violent au poignet gauche. Après leur expédition, les assaillants ont pris la direction de Mbane, laissant derrière eux un site ravagé et des employés traumatisés.

Ce braquage survient dans un contexte sécuritaire déjà tendu. Ces derniers mois, plusieurs attaques spectaculaires ont secoué le pays : la résidence Les Diamantines à Saly, théâtre d’un viol collectif, l’hôtel Riu Baobab ou encore un établissement touristique de Guéréo. Désormais, c’est une entreprise stratégique comme Dolima qui tombe sous les coups de ces commandos.

Les forces de l’ordre ont immédiatement ouvert une enquête. Toutefois, les caméras de surveillance de l’usine étaient inopérantes au moment des faits, l’informaticien de service étant absent. Les autorités espèrent exploiter les enregistrements disponibles et recueillir de nouveaux témoignages pour remonter la piste de ce groupe criminel.

Amadou Hott nommé président du Conseil consultatif Afrique de Vision Invest

L’ancien ministre sénégalais de l’Économie, Amadou Hott, poursuit son ascension sur la scène économique internationale. Après avoir brigué sans succès la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), finalement remportée par le Nigérian Akinwumi Adesina, l’économiste sénégalais vient de décrocher un poste de premier plan.

Selon Les Échos, Amadou Hott a été nommé président du Conseil consultatif Afrique de Vision Invest, une importante société saoudienne spécialisée dans le développement et l’investissement à l’échelle mondiale. L’intéressé a officialisé la nouvelle sur son profil LinkedIn, en ces termes : « Je suis heureux de partager que j’entame une nouvelle fonction comme Chair of Africa Advisory Board à Vision Invest. »

À ce poste stratégique, il aura pour mission de définir les grandes orientations liées aux opérations africaines du groupe. Il devra notamment superviser la stratégie régionale, renforcer les relations avec les parties prenantes clés et accompagner l’expansion du portefeuille d’investissements de Vision Invest sur le continent.

Cette nomination confirme le retour d’Amadou Hott dans les hautes sphères économiques internationales, après son passage remarqué au gouvernement du Sénégal. Elle illustre aussi la confiance que les grands acteurs mondiaux de la finance et du développement placent dans son expertise en matière de financement innovant, de structuration de projets et de mobilisation de capitaux.

Scandale financier : le « Sukuk Ijara Sogepa SN 2022 » dans le viseur de la Dic

Dakar, 1er septembre 2025 – L’enquête ouverte par la Division des investigations criminelles (Dic) sur la gestion des finances publiques s’annonce explosive. Selon les révélations du journal Libération, les investigations vont bien au-delà des constats établis par la Cour des comptes et mettent en lumière un vaste scandale financier autour de l’opération « Sukuk Ijara Sogepa SN 2022 ».

D’un montant colossal de 330 milliards de F CFA, ce financement a été levé par la Banque islamique du Sénégal (BIS) dans le cadre d’une convention avec l’État, avec la participation d’autres structures dont CGF Bourse.

Dans son rapport initial, la Cour des comptes avait déjà pointé des dépenses irrégulières de 114 milliards de F CFA, effectuées en dehors de tout cadre comptable. Mais les enquêteurs de la Dic vont plus loin : ils auraient découvert que la BIS a retenu directement à la source près de 70 milliards de F CFA pour solder de prétendues créances de l’État.

Plus troublant encore, une commission de 5,6 milliards de F CFA aurait été versée à des intermédiaires impliqués dans cette opération financière. Des pratiques qui soulèvent de sérieuses interrogations sur la transparence et la légalité du montage.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°548 – 01/09/2025

🔴 LANCEMENT DE DAKAR MÉTROPOLE INTERNATIONALE 2050 PAR SONKO / APPROPRIATION D’UN CHANTIER DE MACKY SALL : LE PSE RÉADAPTÉ AU GRAND THÉÂTRE
🔴 GAMOU 2025 : BALLET DES OFFICIELS

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / BLESSURE D’ÉDOUARD MENDY : GROSSE FRAYEUR DANS LA « TANIÈRE »
🔴 PHASES NATIONALES 2025 : DOUBLE TITRE POUR WALLY DAAN

Addiction aux jeux d’argent : le cri du cœur de Seydina Mohamed M. Gueye, fondateur de SOS PARIEURS

Dans les rues de Dakar, derrière l’agitation quotidienne, une réalité silencieuse et douloureuse prend de l’ampleur. L’addiction aux jeux d’argent, longtemps ignorée ou minimisée, s’impose aujourd’hui comme un fléau social qui dévaste des familles entières. Face à cette urgence, l’association SOS PARIEURS SENEGAL, fondée par Seydina Mohamed M. Gueye, tente de porter secours, malgré des moyens dérisoires et une stigmatisation persistante.

« Quand j’ai lancé SOS PARIEURS il y a deux ans, j’étais animé par une profonde volonté d’agir, de répondre à une souffrance trop souvent invisible », confie Seydina Mohamed M. Gueye, les traits marqués par l’engagement. Depuis, les appels à l’aide se sont multipliés : parents désemparés, jeunes pris dans la spirale des paris sportifs, couples brisés par les dettes… « On reçoit des témoignages bouleversants chaque jour. Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. »

Avec la banalisation des paris en ligne et l’omniprésence des jeux de hasard, notamment dans les quartiers populaires, l’addiction gagne du terrain. Les plus jeunes sont particulièrement exposés, souvent sans réelle conscience des risques. Les dégâts sont multiples : isolement, dépression, perte de repères, voire tentatives de suicide.

Pourtant, l’association peine à suivre le rythme. « Nous manquons cruellement de ressources, confie le fondateur. Nous n’avons pas de siège fixe, pas de personnel salarié. Tout repose sur quelques bénévoles, courageux mais débordés. » L’urgence est là, mais les moyens manquent pour y répondre efficacement. Impossible, dans ces conditions, de mettre en place des dispositifs de suivi à long terme, ou d’élargir les campagnes de sensibilisation prévues.

Au-delà des contraintes matérielles, un autre obstacle pèse lourd : le tabou. « Beaucoup de personnes concernées n’osent pas demander de l’aide, par honte ou peur du jugement. L’addiction aux jeux reste perçue comme un échec personnel, alors qu’il s’agit d’un véritable trouble psychologique », explique Seydina Gueye.

Ce manque de reconnaissance sociale, doublé d’un vide institutionnel, empêche une prise en charge efficace. Dans le système de santé sénégalais, peu de structures sont spécialisées dans les addictions comportementales. « Les familles viennent vers nous, mais nous ne sommes pas des thérapeutes. Il est urgent de tisser des liens avec les psychologues, les hôpitaux, les écoles aussi, pour intervenir dès le plus jeune âge. »

Malgré l’adversité, SOS PARIEURS poursuit son combat avec détermination. Entre les permanences téléphoniques, les visites de terrain et le plaidoyer auprès des autorités, l’association fait de son mieux pour maintenir le lien avec les victimes et leurs proches.

Aujourd’hui, son fondateur lance un appel à la solidarité. « Nous ne pouvons pas faire face seuls. Chaque contribution compte, que ce soit un don, du temps offert en tant que bénévole, ou simplement relayer notre message. Ce combat est celui de toute la société. »

À travers ses mots, une conviction émerge : il est encore possible de faire reculer ce fléau, à condition que chacun prenne conscience de son ampleur. « L’addiction aux jeux d’argent peut être combattue. Ce n’est pas une fatalité. Mais pour y arriver, il faut que les pouvoirs publics, les médias, les citoyens s’unissent. Ensemble, nous pouvons sauver des vies. »

Le droit douanier à l’assaut de l’économie numérique :  l’endroit du dédouanement des services en gestation

La souveraineté s’entend, entre autres, de la capacité de l’Etat à élaborer sa politique fiscale et de ses droits régaliens à gérer ses ressources financières. 

S’appuyant sur le terreau de la souveraineté financière, le Plan de relance économique pour le Sénégal (PRES) promeut un développement endogène et durable, porté par des territoires responsabilisés, viables et compétitifs.

Parmi les leviers identifiés pour générer ces ressources internes figure la taxation de niches de financement ‘’sous fiscalisées’’ comme les logiciels,les jeux de hasard en ligne, les réseaux sociaux, le « mobile money », la connexion internet, la monnaie virtuelle et, plus généralement, l’économie numérique.

Dans ce contexte, il est plus que nécessaire pour les douanes de changer de paradigme et de mener les réflexions idoines pour mettre en place un système performant de contrôle douanier du numérique, en particulier et des services en général surtout lorsque ceux-ci traversent les frontières. 

Si le moratoire consistant à ne pas imposer de droits de douane sur les transmissions électroniques, devait effectivement prendre fin en 2026, les pays et les entreprises doivent sans plus attendre commencer à chercher la manière d’opérer dans un monde où toute une série de transmissions électroniques pourrait être assujettie à des droits de douane.

Il s’agit, alors de trouver les techniques appropriéesen s’inspirant, au besoin, des systèmes de fiscalisation et d’imposition des services déjàexistants.

Pour autant la démarche ne pourrait se dissocier complètement de la procédure classique de dédouanement. C’est pourquoi il est bien logique que le système de dédouanement de l’immatériel s’inspire du triptyque : origine, valeur et classification tarifaire, fronton de la procédure de dédouanement.

Des réaménagements techniques sur le système de dédouanement classique sont alors nécessaires, autant dans la manière de déterminer l’origine et la provenance des services importés, dans les modalités de calcul de leur valeur en douane que dans la manière de les classer.

L’origine d’un service renvoie à l’identification de la nationalité de la structure principale ayant conçue la donnée virtuelle. Le territoire virtuel d’où est originaire le service renvoie, de ce fait au territoire de rattachement de la structure mère créatrice du service.

L’identification du créateur du service peut se faire à travers les contrats de prestation de services et, oud’outils informatiques tels que la page web, le serveur, l’adresse IP pour les ordinateurs et le code IMEI pour les téléphones portables et autres smartphones, les routeurs etc…

Pour la détermination de la valeur des produits numérisés, l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) laisse aux administrations des douanes le choix, soit de taxer les supports y compris la valeur du logiciel, soit de prélever des droits sur le support seul. Seulement, l’intérêt de cette décision semble limité, puisque son champ d’application ne s’étend pas aux transmissions électroniques. Trois (03) approches sont possibles pour déterminer la valeur des services commerciaux.

Par référence à l’approche par les coûts : la valeur d’un service importé est identifiée à partir du montant nécessaire pour le remplacer ou correspondant aux potentiels bénéfices économiques issus de l’utilisation du service importé.

A travers l’approche par le marché, la valeur d’un service est définie à travers la comparaison avec un service similaire, dont le prix du marché est connu après un achat ou une vente antérieure. 

Partant de l’approche par les revenus, la détermination de la valeur s’établit en faisant la comparaison entre les futurs bénéfices d’un investissement alternatif. 

Quelle que soit l’option choisie, Il convientd’envisager comment le système douanier peut appréhender la valeur en douane des services de manière plus objective tant au niveau de l’assiette que du mode d’imposition.

Aux fins de classification tarifaire des services importés, Il existe présentement des nomenclatures diverses des activités économiques emboîtant un ensemble de services commerciaux à des fins statistiques. Il semble d’ailleurs qu’à Bruxelles (siège de l’Organisation mondiale des Douanes (OMD) l’idée de classer les services commence à avoir un traitement favorable avec le consensus ayant conduit à l’insertion de l’énergie électrique (27-16-00) dans le SH.

La démarche consiste à trouver un système declassement des services à l’image du classementtarifaire prévu par le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises (SH).En fonction du but poursuivi, des ambitions économiques et sécuritaires visées et des orientations politiques du moment, différents types de classification peuvent être retenus.

Une fois les critères de dédouanement déterminés,quid des modalités d’établissement de la déclaration en douane des services importés ?

Le scénario pourrait être le suivant : les fournisseurs d’accès à Internet (FAI), les opérateurs en ligne ou relais auront l’obligation d’insérer un « Fichier Douane » dans toutes les prestations informatiques. Ce fichier de nature électronique sera renseigné par l’utilisateur du service, à travers un simple « clic »sur un lien préconçu à cet effet.

En ce qui concerne le paiement des droits et taxes, un système de retenue à la source devrait s’opérer en collaboration avec les institutions bancaires. Dans cette vision, les receveurs des douanes auront des comptes dans les banques en connexion avec l’administration douanière.

A l’assaut du numérique, le droit douanier évolue en vue d’inclure les services commerciaux dans les produits, objet de dédouanement. La démarche vas’inscrire dans l’analyse objective des procédures de dédouanement en vigueur, en vue de leur adaptation pour la prise en compte de l’activité numérique.

A terme, dans l’optique de garantir une offre de service public de qualité, la modernisation des administrations douanières va passer nécessairement par une résilience forte des procédures automatisées et dématérialisées, à travers un outil informatique ouvert et interconnecté. 

En attendant que le dédouanement des services soit appliqué, les douanes peuvent, toujours, continuer à collaborer avec les attributaires de fréquences et de réseaux téléphoniques ou d’internet en vue, notamment de la sécurisation de la chaine logistique numérique.

 

Docteur Ndiaga SOUMARE,

Inspecteur principal des douanes de Classe exceptionnelle.

 

Le Président sénégalais reçoit Paul Kagame à Dakar pour le Africa Food Systems Forum 2025

Le Président de la République du Sénégal a accueilli ce dimanche à Dakar son homologue rwandais, Son Excellence Paul Kagame, à l’occasion du Africa Food Systems Forum 2025 (AFSForum2025).

Cette rencontre souligne la solidité des relations entre le Sénégal et le Rwanda et met en avant l’engagement des deux pays pour la transformation durable des systèmes alimentaires en Afrique.

Le forum, qui rassemble chefs d’État, décideurs politiques, acteurs du secteur privé, organisations paysannes et partenaires au développement, est conçu comme une plateforme stratégique. L’objectif : identifier des solutions innovantes face aux défis de la sécurité alimentaire et du changement climatique sur le continent.

Pour les experts et participants, l’événement constitue également une opportunité de renforcer les partenariats, d’échanger sur les meilleures pratiques et de promouvoir des politiques publiques visant à moderniser l’agriculture africaine et à améliorer l’accès à une alimentation saine et durable.

Kafountine : 17 personnes arrêtées lors d’une tentative d’émigration irrégulière

Kafountine, 31 août 2025 – Une opération de la gendarmerie de Kafountine a permis de déjouer une nouvelle tentative d’émigration irrégulière dans la nuit du samedi au dimanche. Dix-sept personnes ont été interpellées dans un campement à Abéné, localité frontalière réputée pour être un point de départ vers l’Europe par voie maritime.

Selon nos informations, l’alerte est parvenue aux gendarmes vers 3 heures du matin, signalant la présence suspecte d’un groupe de jeunes sur l’axe Kafountine–Diannah–Abéné. Les forces de l’ordre, en patrouille, se sont rapidement déployées sur les lieux. L’intervention, menée aux environs de 3 h 30, a permis d’appréhender 14 candidats à l’émigration et 3 complices présumés.

Parmi les candidats figurent 11 Sénégalais, dont un enfant âgé d’environ 8 ans, ainsi que trois ressortissants gambiens. Les trois complices arrêtés seraient des logeurs, accusés d’avoir mis leurs habitations à la disposition du groupe en attente du départ.

La fouille du site a conduit à la saisie de plusieurs bagages, de vivres et de matériels divers destinés à ce voyage clandestin. Une enquête a été ouverte pour identifier les commanditaires et les autres acteurs de ce réseau.

La gendarmerie a tenu à saluer la vigilance des populations locales, dont la collaboration a été décisive dans cette opération. Les autorités rappellent que la lutte contre l’émigration irrégulière demeure une priorité sécuritaire et appellent les jeunes à privilégier les voies légales et les opportunités offertes sur place.

Sénégal – Environnement : l’alerte rouge de Seydi Gassama

Au Sénégal, le droit à un environnement sain, pourtant inscrit dans la Constitution, reste un vœu pieux. C’est le constat amer dressé par Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International/Sénégal, qui dénonce l’aveuglement des autorités face aux dérives environnementales.

Cimenteries, carrières à ciel ouvert, décharges implantées au cœur des zones d’habitation… Le pays s’industrialise dans le chaos, au détriment de la santé des populations. Et comme toujours, les riverains ne sont ni consultés ni protégés. Ils respirent la poussière, subissent les nuisances et voient leur cadre de vie détruit, pendant que les investisseurs engrangent les bénéfices.

Pire encore, les études d’impact environnemental, censées être un garde-fou, ne sont souvent qu’une mascarade. Financées par les promoteurs eux-mêmes, elles sont validées au forceps, dans un climat de menaces, de répression et d’exclusion. Une mécanique bien huilée où l’intérêt public passe systématiquement après les intérêts privés.

Seydi Gassama tire la sonnette d’alarme : la complaisance de l’État face à ces pratiques bafoue un droit fondamental et ouvre la voie à des catastrophes écologiques et sanitaires. Les autorités ne peuvent plus se réfugier derrière de beaux discours. Elles doivent agir, et vite.

Car derrière chaque usine polluante, chaque décharge improvisée, il y a des vies humaines en danger, des écosystèmes sacrifiés et un avenir compromis. Le silence officiel face à cette réalité n’est pas seulement une faute politique. C’est une faute morale.

Guinée : Quand la Constitution se fait otage d’un homme

Par Mamadou Ismaïla KONATÉ

Chaque peuple inscrit dans une trajectoire républicaine aspire, tôt ou tard, à se doter d’un texte fondamental qui exprime son identité politique, ses valeurs communes et ses aspirations collectives. La Constitution n’est pas un document ordinaire : elle est le contrat social par excellence, l’armature juridique de l’État et la garantie de ses citoyens. Elle crée les institutions, fixe leurs pouvoirs, établit les contre-pouvoirs et dessine les voies d’alternance. Elle doit, de par sa nature, transcender les ambitions individuelles et protéger le peuple contre toute confiscation de sa souveraineté.

En Guinée, pourtant, le processus constitutionnel en cours semble s’éloigner de cette exigence. Au lieu de constituer un moment de refondation nationale, il donne l’impression de se réduire à une opération politique de légitimation personnelle. Les signaux sont clairs : mobilisation forcée des cadres de l’administration, allégeance exigée des représentants de l’État dans les collectivités, soumission affichée de chefs d’institutions transformés en relais de propagande. La presse, de son côté, ne joue plus son rôle de contre-pouvoir : elle relaie la parole officielle et se ferme aux voix dissonantes, notamment celles des partis politiques suspendus ou menacés.

Cette dérive interroge, car elle réactive un cycle déjà douloureusement connu en Guinée : celui de Constitutions qui ne fondent pas l’État mais consacrent des hommes. Après Sékou Touré, Lansana Conté et Alpha Condé, le pays s’apprête-t-il à inscrire une nouvelle fois son avenir dans le sillage d’une personnalisation du pouvoir, au détriment d’un véritable pacte républicain ?

Un texte fondamental au service de qui ?

Une Constitution n’est pas un texte anodin. Elle est l’acte fondateur d’un ordre politique, la charte qui régit l’organisation de l’État, son fonctionnement et ses institutions. Elle est censée protéger les citoyens contre l’arbitraire, incarner la souveraineté du peuple et transcender les ambitions personnelles.

Or, ce qui se dessine en Guinée, c’est l’inverse : le processus constitutionnel se trouve happé par une logique de légitimation d’un seul homme, celui-là même qui a renversé Alpha Condé au nom d’un sursaut national. Les cadres de l’administration, les représentants de l’État dans les collectivités et les chefs d’institutions sont sommés de manifester une loyauté sans réserve. Le débat public, réduit à une formalité, exclut les voix discordantes, celles des partis politiques suspendus et menacés. La presse, bridée, relaie plus la propagande que le pluralisme.

L’histoire constitutionnelle guinéenne en témoigne : depuis Sékou Touré, les textes fondamentaux ont rarement servi de pactes citoyens. La Constitution de 1958 fut vite réduite à une façade d’un parti unique tout-puissant ; celle de 1990, adoptée sous Lansana Conté, suscita un espoir vite déçu par la manipulation des textes et la prolongation autoritaire du pouvoir ; celle de 2020, sous Alpha Condé, ne fut qu’un habillage pour justifier un troisième mandat. La constante est claire : les Constitutions guinéennes ont souvent été conçues comme des instruments de pouvoir, non comme des garanties démocratiques.

La double faute du putschiste

L’histoire immédiate de la Guinée éclaire la gravité de la situation. Le colonel auteur du coup d’État s’était présenté en 2021 comme un sauveur, promettant de libérer le pays de la confiscation du pouvoir par Alpha Condé et de restaurer l’ordre constitutionnel. Il avait juré qu’il ne briguerait aucun mandat, tirant les leçons de ses prédécesseurs : Moussa Dadis Camara, emporté par les excès sanglants du 28 septembre 2009, et Alpha Condé, qui trahit son héritage d’opposant historique en s’accrochant à un troisième mandat.

Mais aujourd’hui, la tentation est palpable : au lieu de s’effacer pour laisser place à une transition crédible, le putschiste s’installe, s’expose et s’enferme dans la même logique de personnalisation du pouvoir qu’il avait dénoncée. C’est la **double faute** : avoir renversé un président honni sans pour autant permettre au peuple de tourner la page, et vouloir à son tour inscrire son nom dans une Constitution qui devrait appartenir à la nation tout entière.

Quand la presse se tait, la propagande parle

Cette dérive est aggravée par l’absence d’un débat libre. La presse, qui devrait être l’espace du contradictoire, est instrumentalisée. Les micros s’ouvrent aux partisans de la nouvelle Constitution, mais se ferment aux opposants. Les partis politiques suspendus sont menacés, les voix critiques intimidées. La presse devient ainsi l’écho d’une parole officielle, transformant un processus censé être inclusif en une campagne de propagande.

Ce silence imposé est d’autant plus inquiétant que, partout en Afrique de l’Ouest, les transitions militaires cultivent le même mirage : celui d’un pouvoir « provisoire » qui tend à s’éterniser. De Bamako à Ouagadougou, en passant par Niamey, les coups d’État récents ont d’abord promis de restaurer l’ordre démocratique, avant de chercher à inscrire la domination militaire dans la durée, souvent par le biais de Constitutions taillées sur mesure.

Un pays pris en otage

Le résultat est une prise d’otage politique. Le pays, la nation et les Guinéens eux-mêmes se trouvent prisonniers d’une transition qui se prolonge et se dénature. La souveraineté populaire, au lieu d’être réhabilitée, est confisquée. Les institutions, au lieu d’être refondées, sont subordonnées. Et la Constitution, au lieu d’incarner un pacte social, devient un instrument de domination.

La métaphore est cruelle mais juste : les Guinéens finissent par danser au son d’un tam-tam qui sonne faux. Ils applaudissent, parfois par peur, parfois par lassitude, un chef qui, à force de confondre pouvoir de fait et légitimité, risque d’apparaître davantage comme un bourreau que comme un sauveur.

L’avertissement de l’histoire

L’histoire de la Guinée enseigne une vérité dure : chaque fois qu’un pouvoir a voulu confisquer la Constitution pour la mettre au service d’un homme, il a fini par s’effondrer, emportant avec lui l’illusion de stabilité qu’il prétendait garantir. Sékou Touré avait bâti un parti-État, Lansana Conté a prolongé son règne par la manipulation des textes, Alpha Condé a cru pouvoir tordre la loi pour s’offrir un troisième mandat. Tous ont fini par être désavoués, parfois brutalement, par le cours de l’histoire.

Aujourd’hui, le colonel au pouvoir prend le risque de s’inscrire dans la même trajectoire. En voulant inscrire son empreinte dans une Constitution qui devrait appartenir au peuple, il s’expose au même sort que ses prédécesseurs : celui d’être perçu non comme l’artisan d’une refondation, mais comme l’auteur d’une imposture. Car tôt ou tard, la danse s’arrête, et le tam-tam qui sonne faux cesse de séduire. Le peuple, lassé, se détourne de ceux qui ont confondu salut et domination.

La prémonition est claire : si la Constitution devient l’otage d’un homme, elle portera en elle les germes de son rejet. Les Guinéens finiront par réclamer, comme toujours, un texte qui soit enfin le leur, un pacte qu’ils reconnaissent et respectent.

Mais il existe aussi une lueur d’espoir. Car la société civile, les forces vives, la diaspora guinéenne et une jeunesse désormais connectée au monde refusent de se résigner. Leur capacité à se mobiliser, à maintenir vivante l’exigence démocratique et à rappeler que la souveraineté appartient au peuple, reste la meilleure garantie contre la répétition indéfinie du cycle des désillusions. Si cette vigilance se renforce et s’organise, alors la Guinée pourra, tôt ou tard, rompre avec ses impasses et se donner enfin une Constitution de vérité, une Constitution qui fonde l’État plutôt qu’elle ne consacre un homme.

Mamadou Ismaïla KONATÉ
Avocat à la Cour, Barreaux du Mali et de Paris
Arbitre, ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice

Seydi Gassama : « Le régime Sonko-Diomaye ne fait pas mieux que les précédents en matière d’environnement »

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a exprimé sa déception face à la politique environnementale du gouvernement actuel. Dans un message publié sur X, il estime que l’équipe dirigée par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye reproduit les mêmes erreurs que les précédents régimes dans la gestion du droit à un environnement sain.

« En matière de protection du droit à un environnement sain, le régime ne fait pas mieux que les précédents », a-t-il dénoncé. Pour le défenseur des droits humains, l’implantation de cimenteries, de carrières polluantes et de décharges d’ordures à ciel ouvert près des agglomérations illustre ce manque de considération pour les populations.

Seydi Gassama accuse également les autorités de valider des études d’impact environnemental biaisées, financées par les promoteurs eux-mêmes. Il évoque des méthodes marquées par « les menaces, la répression, la division, l’exclusion et le forcing » pour faire passer des projets contestés.

Ces critiques viennent rappeler que la gouvernance écologique demeure un défi majeur au Sénégal. Alors que les attentes citoyennes sont fortes, la société civile réclame une véritable rupture en faveur d’une politique plus respectueuse de l’environnement et des communautés.

Kafountine : dix-sept candidats à l’émigration interceptés par la gendarmerie

La lutte contre l’émigration irrégulière se poursuit dans le sud du Sénégal. Dans la nuit de samedi à dimanche, la Brigade de gendarmerie de Kafountine a interpellé dix-sept personnes qui tentaient de rallier clandestinement les côtes espagnoles à partir du village d’Abéné, situé dans la région de Ziguinchor.

Selon une source sécuritaire citée par l’APS, parmi les migrants arrêtés figurent onze Sénégalais. Trois individus soupçonnés d’être des complices dans l’organisation de ce départ ont également été mis aux arrêts. Il s’agit de deux Sénégalais et d’un ressortissant étranger, dont l’identité n’a pas été révélée.

Cette nouvelle opération intervient seulement quelques jours après une précédente arrestation. Dans la nuit de mardi à mercredi, les gendarmes de Kafountine avaient déjà intercepté trente-quatre candidats à l’émigration. Ce groupe comprenait quatre femmes, dont l’une voyageait accompagnée de ses deux enfants mineurs, soulignant encore une fois la diversité des profils qui tentent de franchir la mer au péril de leur vie.

Ces interpellations successives témoignent de l’ampleur du phénomène migratoire dans la région sud du pays, où les départs clandestins se multiplient malgré les dangers. Les autorités locales insistent sur leur détermination à renforcer la surveillance des côtes et à démanteler les réseaux qui alimentent ce trafic humain.

À Kafountine comme ailleurs, la gendarmerie reste en alerte face à ce fléau qui continue d’endeuiller de nombreuses familles et d’alimenter les débats sur la recherche de solutions durables pour offrir des perspectives meilleures à la jeunesse sénégalaise.

L’État du Sénégal réduit ses charges locatives de 1,7 milliard F CFA

En période de rigueur budgétaire, l’État du Sénégal poursuit ses efforts de rationalisation des dépenses publiques. Selon le directeur général de la Société de gestion du patrimoine bâti de l’État (Sogepa), Elimane Pouye, 114 conventions de location ont été résiliées entre juin 2024 et juin 2025.

Cette opération a permis de réaliser plus de 3 milliards de francs CFA d’économies brutes. Toutefois, après le relogement de certains services dans des bâtiments administratifs existants, l’impact net sur les finances publiques est évalué à 1,7 milliard de francs CFA.

« Il s’agit d’une mesure qui participe à l’optimisation du patrimoine immobilier de l’État et à la réduction de ses charges de fonctionnement », a indiqué M. Pouye sur les ondes de la RTS.

La décision s’inscrit dans la volonté des autorités de mieux maîtriser les dépenses de fonctionnement et d’instaurer une gestion plus efficiente des ressources, conformément aux orientations du président Bassirou Diomaye Faye.

Inondations à Louga : des familles sinistrées, l’appel à la solidarité de l’imam Mouhamed Sow

À Louga, les pluies diluviennes des derniers jours ont provoqué d’importantes inondations, plongeant plusieurs quartiers dans la détresse. Des familles ont vu leurs habitations envahies par les eaux et ont dû se réfugier chez des proches ou dans des abris précaires.

Lors de la prière du vendredi, l’imam Mouhamed Sow a lancé un appel à la prière et à la solidarité. Il a imploré « des pluies abondantes et bienfaitrices, sans destructions ni inondations », afin de préserver les récoltes et la quiétude des ménages.

Le phénomène des inondations, récurrent au Sénégal, est aggravé par la croissance urbaine, la réduction des zones d’infiltration et l’accumulation de déchets plastiques. Les experts appellent à des mesures fortes, notamment l’interdiction de constructions dans les zones inondables et le relogement progressif des habitants installés dans les zones les plus vulnérables.

L’imam Sow a également rappelé l’importance de la solidarité, invitant les plus aisés à soutenir les sinistrés, dans l’esprit de la tradition islamique. Il a exhorté les autorités à mieux accompagner les victimes et à mettre en œuvre des solutions durables face à ce fléau.

À Louga comme ailleurs, les habitants redoutent désormais que chaque pluie ne rime avec effondrements, maladies et insécurité.

Tourmente politique à Kaolack : la présidente du mouvement And Taxawu Madjiguène Diouf Doolel Sérigne Mboup hausse le ton

Une conférence-débat s’est tenue sur la place publique du quartier Thioffack à Kaolack, réunissant femmes politiques, responsables d’associations citoyennes, maîtres coraniques et diverses personnalités. Le thème choisi, particulièrement sensible, portait sur : « L’intérêt personnel et ses manifestations dans la vie politique ».

Organisé par le mouvement And Taxawu Madjiguène Diouf Doolel Sérigne Mboup, l’événement visait à analyser l’impact des ambitions individuelles lorsqu’elles priment sur l’intérêt général, et comment elles influencent la pratique politique locale.

« Nous sommes réunis aujourd’hui à travers une conférence populaire pour échanger avec la population sénégalaise, et particulièrement kaolackoise, afin de la sensibiliser sur des faits qui pourraient être source de conflits entre citoyens, simplement à cause de rivalités politiques entre l’opposition et les gouvernants », a expliqué Ndèye Madjiguène Diouf Ndiaye, adjointe au maire chargée de l’assainissement et présidente du mouvement.

Mme Ndiaye a rappelé que la politique, souvent perçue comme éloignée du quotidien, joue pourtant un rôle central dans l’organisation de la société et l’amélioration des conditions de vie. « La politique est avant tout un outil permettant d’améliorer la vie des citoyens et de construire un avenir plus juste et équitable. Mais de plus en plus, la scène politique est polluée par les insultes, les attaques personnelles et un langage qui frôle parfois l’indécence », a-t-elle regretté.

Selon elle, certains acteurs politiques privilégient les invectives, la moquerie ou la diffamation, au lieu de convaincre par la force des arguments. « Quand les dirigeants donnent l’image d’une politique faite d’insultes, ils banalisent le manque de respect dans l’espace public », a-t-elle dénoncé.

La présidente du mouvement a insisté sur la nécessité de faire de la politique un facteur de rassemblement, et non de division. Elle a exhorté ses militants à rester solidaires, à faire preuve de force et d’inclusivité aux côtés du maire Sérigne Mboup. En conclusion, elle a lancé un appel à la remobilisation à la base afin de soutenir la politique municipale et faire de Kaolack « une ville émergente et prospère ».

Journée africaine de la médecine traditionnelle : vers une régulation renforcée au Sénégal

Le Sénégal a célébré, ce dimanche 31 août 2025, la Journée africaine de la médecine traditionnelle dans les locaux du Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (SNEIPS). Placée cette année sous le thème « Renforcer la base factuelle sur la médecine traditionnelle », la cérémonie a été l’occasion pour les autorités sanitaires de réaffirmer leur volonté de réglementer et de valoriser cette pratique ancestrale, utilisée par près de 80 % des Africains, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans son allocution, le directeur général de la Santé a rappelé que plusieurs plantes médicinales locales disposent déjà de propriétés pharmacologiques scientifiquement validées. Toutefois, leur intégration dans des traitements modernisés reste limitée, notamment en raison de l’absence d’un cadre réglementaire adapté.

« Le gouvernement du Sénégal s’engage résolument à doter le pays d’un cadre juridique et réglementaire permettant aux tradipraticiens de soigner les populations en toute sécurité », a-t-il déclaré. Après l’adoption de la loi n°2003-06 du 13 juin 2023 instituant la Pharmacopée sénégalaise, deux projets de lois devraient bientôt voir le jour : l’un pour encadrer la mise sur le marché des médicaments à base de plantes, et l’autre pour sanctionner l’usage abusif d’herbes polythérapeutiques.

Le président de la Fédération nationale des praticiens de la médecine traditionnelle, Pape Sandiane Ndiaye, a dénoncé les dérives liées aux pratiques anarchiques et aux publicités mensongères. Il a notamment évoqué une rencontre organisée récemment avec des patrons de presse, pour les sensibiliser à l’arrêt de la diffusion d’annonces vantant des traitements miracles non vérifiés.

De son côté, le professeur Emmanuel Bassène, président de la cellule de médecine traditionnelle au ministère de la Santé, a souligné que le Sénégal dispose de ressources humaines qualifiées pour bâtir une pharmacopée nationale solide. Il a plaidé pour une collaboration accrue entre chercheurs, praticiens et autorités afin de faire de la médecine traditionnelle un véritable pilier de la souveraineté sanitaire.

Si la médecine traditionnelle reste incontournable dans le système de soins sénégalais, son avenir dépendra de sa capacité à se conformer aux exigences de sécurité et de qualité. En s’engageant à doter le pays d’une réglementation claire, les autorités espèrent mettre fin aux abus et garantir aux populations un accès sécurisé à des soins enracinés dans le patrimoine culturel.

Kaolack – Gamou 2025 à Médina Baye : la SONAGED déploie 200 agents et un important dispositif logistique

À l’approche du Gamou de Médina Baye, prévu le 4 septembre prochain, la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED SA) a mis en place un plan spécial pour assurer l’assainissement et la propreté de la cité religieuse, qui accueille chaque année des centaines de milliers de pèlerins venus du Sénégal et de la sous-région.

Consciente des défis liés à la forte production de déchets durant cet événement, la SONAGED a mobilisé d’importants moyens humains et matériels. Selon Lamine Kébé, directeur adjoint des exploitations, ce dispositif s’inscrit dans la vision du directeur général, Khalifa Babacar Sarr, de garantir aux fidèles des conditions optimales de séjour :

« Nous avons renforcé le dispositif de nettoiement, de sensibilisation et de collecte des ordures pour accompagner l’organisation du Gamou. Tout cela vise à permettre aux pèlerins de vivre cet événement religieux dans la propreté et la sobriété. »

À Kaolack, plus de 1 000 agents de la SONAGED sont déjà mobilisés, renforcés par 200 agents supplémentaires venus en appui. L’opération de nettoiement bénéficie également de nouveaux équipements, parmi lesquels :

10 pelles à benne, 20 bacs à ordures ménagères, des équipes spéciales déployées autour de la grande mosquée de Médina Baye et dans les principaux lieux de rassemblement.

« Rien que sur le périmètre de la grande mosquée, nous avons affecté une équipe de 20 agents supplémentaires, car la production de déchets y est particulièrement importante », précise M. Kébé.

Au-delà du nettoiement, la SONAGED a introduit cette année une nouvelle dimension à son action : la promotion de l’écocitoyenneté. Une direction dédiée a été mise en place pour sensibiliser les pèlerins au tri et à la valorisation des déchets, afin d’inscrire progressivement le Gamou dans une démarche durable et respectueuse de l’environnement.

Avec ce dispositif renforcé, la SONAGED entend accompagner l’une des plus grandes célébrations religieuses du pays dans les meilleures conditions. L’objectif est clair : permettre aux fidèles de vivre leur ziarra dans un environnement propre et assaini, tout en contribuant à préserver l’image et l’hospitalité légendaires de Médina Baye.

La CENTIF soupçonne Mouhamad Dieng de blanchiment de capitaux

Un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) met en cause l’homme d’affaires Mouhamad Dieng, soupçonné d’avoir mis en place un système de blanchiment de capitaux et de fraude fiscale en lien avec la LONASE.

Selon Seneweb, ses sociétés actives dans les jeux en ligne, l’immobilier et la location de véhicules auraient bénéficié de contrats opaques avec la Loterie nationale. Le document relève un patrimoine jugé disproportionné par rapport à ses revenus déclarés : immeubles, terrains, parc automobile de 45 véhicules et acquisitions en numéraire.

La CENTIF souligne aussi le rôle de sa fondation, qui aurait servi à redistribuer de l’argent liquide sous couvert d’actions caritatives, ainsi que celui de l’étude notariale Diop & Dièye, accusée d’avoir facilité des flux financiers atypiques. Le rapport conclut à l’existence d’indices concordants d’un schéma de blanchiment de capitaux.

Dakar : Meridiam dresse un premier bilan du BRT, un an après son lancement

Plus d’un an après la mise en service du Bus Rapid Transit (BRT) de Dakar, la société Meridiam, concessionnaire en charge de la fourniture des bus et de l’exploitation du réseau, a livré une première évaluation. Dans un entretien accordé à l’Agence Ecofin, le nouveau directeur Afrique du groupe, Mete Saraçoğlu, s’est félicité des acquis du projet tout en pointant des pistes d’amélioration.

« Ce projet répond à un besoin fondamental de mobilité durable, efficace et de haute qualité à Dakar. Nous avons introduit un réseau de bus électriques, une technologie inédite au Sénégal, reposant sur des ressources humaines locales. Cela permet le transfert de compétences, le développement du savoir-faire et la création d’emplois. Après une première année d’opération, nous constatons d’ailleurs une satisfaction très élevée de la population », a déclaré le responsable.

Le projet BRT a été structuré en deux volets : la construction de l’infrastructure par l’État d’une part, et l’acquisition du matériel roulant ainsi que l’exploitation du service confiées par appel d’offres à Meridiam, d’autre part. Selon Mete Saraçoğlu, ce modèle de concession présente de la flexibilité pour l’État, mais aurait pu être optimisé en associant plus en amont l’opérateur à la phase de conception.

« Dans notre cas, l’infrastructure avait été pensée pour une autre technologie. Nous avons donc dû procéder à des adaptations pour accueillir les bus électriques, ce qui a entraîné des délais supplémentaires », a-t-il précisé.

Ousmane Sonko annonce un audit du Plan décennal de lutte contre les inondations

En visite à Kaolack ce samedi dans le cadre de ses « ziaras » d’avant Gamou, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait escale à Médina Baye, où il a abordé la question des inondations qui frappent régulièrement plusieurs localités du pays.

Le chef du gouvernement a révélé avoir reçu un pré-rapport relatif à l’audit du Plan décennal de lutte contre les inondations, qui avait mobilisé, selon les autorités précédentes, 800 milliards de francs CFA en dix ans.

« Ils disent avoir investi 800 milliards en dix ans pour lutter contre les inondations. J’ai reçu le pré-rapport. Les Sénégalais sauront si tout cet argent a été bien investi comme ils le prétendent », a déclaré Ousmane Sonko.

Le Premier ministre a également exprimé ses doutes sur l’efficacité des investissements réalisés dans le cadre du programme des dix villes. « S’ils avaient bien investi tout cet argent, notamment dans le programme des dix villes, je ne pense pas que les choses se seraient présentées ainsi », a-t-il estimé, soulignant la persistance des problèmes d’assainissement et de drainage dans plusieurs zones urbaines.

Ousmane Sonko annonce un audit du Plan décennal de lutte contre les inondations

En visite à Kaolack ce samedi dans le cadre de ses « ziaras » d’avant Gamou, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait escale à Médina Baye, où il a abordé la question des inondations qui frappent régulièrement plusieurs localités du pays.

Le chef du gouvernement a révélé avoir reçu un pré-rapport relatif à l’audit du Plan décennal de lutte contre les inondations, qui avait mobilisé, selon les autorités précédentes, 800 milliards de francs CFA en dix ans.

« Ils disent avoir investi 800 milliards en dix ans pour lutter contre les inondations. J’ai reçu le pré-rapport. Les Sénégalais sauront si tout cet argent a été bien investi comme ils le prétendent », a déclaré Ousmane Sonko.

Le Premier ministre a également exprimé ses doutes sur l’efficacité des investissements réalisés dans le cadre du programme des dix villes. « S’ils avaient bien investi tout cet argent, notamment dans le programme des dix villes, je ne pense pas que les choses se seraient présentées ainsi », a-t-il estimé, soulignant la persistance des problèmes d’assainissement et de drainage dans plusieurs zones urbaines.

Touba inaugure la GIGA FANII FACTORY : une étape décisive pour le textile africain

Ville sainte et pôle économique en plein essor, Touba vient de franchir un cap important dans l’industrie textile. Le groupe FANII, dirigé par Monsieur Seyni Diaw, a lancé son projet le plus ambitieux à ce jour : la GIGA FANII FACTORY.

Cette nouvelle structure, équipée d’une centaine de machines de pointe, va bien au-delà d’un simple atelier de couture. Elle symbolise l’innovation, l’excellence et la modernisation du secteur textile en Afrique. Pensée comme un futur centre de référence pour la mode, la GIGA FANII FACTORY ambitionne de stimuler l’économie locale et d’offrir de nombreuses opportunités professionnelles aux jeunes de la région.

À travers ce projet, Seyni Diaw et son équipe posent une étape décisive dans la dynamique industrielle et entrepreneuriale de Touba, mais aussi du continent. L’inauguration de cette usine prestigieuse reflète une vision audacieuse ainsi qu’une détermination sans faille pour redéfinir l’avenir de la mode africaine.

La GIGA FANII FACTORY marque le début d’une aventure porteuse d’espoir pour l’entrepreneuriat et l’industrie textile en Afrique. Avec cette initiative, Seyni Diaw s’affirme comme un acteur majeur de l’innovation et du développement économique, offrant à Touba un rayonnement qui dépasse largement ses frontières.

Santé fragile de Farba Ngom : ses avocats dégainent la contre-attaque judiciaire

Après plusieurs mois de bras de fer mêlant procédures judiciaires et expertise médicale, la défense de Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba, a décidé de changer de cap. Selon des informations rapportées par L’Observateur, ses avocats ont introduit une nouvelle requête demandant la main levée du mandat de dépôt ainsi qu’une mise en liberté provisoire pour leur client. Cette démarche, appuyée par un rapport médical jugé accablant, est présentée comme une riposte juridique ferme face à la position jugée inflexible du parquet financier.

Le document sur lequel s’appuie la défense est une contre-expertise médico-légale réalisée par trois spécialistes de renom : le cardiologue Ousmane Dièye, le professeur Papa Saliou Mbaye et le professeur Serigne Maguèye Gueye. Le rapport, qualifié d’alarmant, décrit un état de santé critique, évoquant une cardiopathie débutante, un diabète ancien, une obésité et un syndrome d’apnée obstructive du sommeil sévère. Selon les experts, l’ensemble de ces pathologies expose l’homme politique à un risque réel de mort subite nocturne. Pour ses avocats, ces conclusions dépassent la simple analyse médicale et deviennent un véritable bouclier juridique, rendant injustifiable le maintien en détention de leur client.

Cette contre-offensive judiciaire intervient dans un contexte marqué par un précédent rejet. Le parquet financier avait en effet balayé une première demande de liberté provisoire, remettant en cause la crédibilité du rapport du professeur Alassane Mbaye, désigné par l’Ordre des Médecins. Soupçonnant un document complaisant, le ministère public avait alors exigé qu’une contre-expertise soit confiée à un collège médical indépendant. Mais loin d’infirmer les conclusions initiales, ce second rapport les a non seulement confirmées mais encore renforcées, donnant ainsi un poids supplémentaire aux arguments de la défense.

Les conseils de Farba Ngom s’appuient désormais sur cette double validation scientifique pour exiger que le juge ordonne la main levée du mandat de dépôt. Et si cette requête venait à être rejetée, ils invoquent les dispositions du Code de procédure pénale qui permettent d’obtenir au moins une liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Dans leur stratégie, le médical devient un levier juridique, et leurs propos traduisent une détermination sans faille : « Ce rapport clôt définitivement le débat », assurent-ils, estimant que l’autorité judiciaire n’a plus aucune base légale pour maintenir leur client derrière les barreaux.

Écroué hier par le doyen des juges : Hamidou Djiba, figure controversée du MFDC, replonge dans les ténèbres de la prison

Le feuilleton de la crise casamançaise vient de s’enrichir d’un nouvel épisode. Hamidou Djiba, 61 ans, connu pour s’être autoproclamé porte-parole de l’aile politique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) de Mangoukoro, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt vendredi dernier par le doyen des juges. Arrêté à Ziguinchor le 20 août 2025, il a passé sa première nuit derrière les barreaux, accusé de complot contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire, de participation à un mouvement insurrectionnel et d’association de malfaiteurs criminelle.

Cette arrestation n’est pas le fruit du hasard. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, l’opération a été soigneusement planifiée et menée conjointement par les Sections de recherches (SR) de Dakar et de Ziguinchor. Pendant plusieurs jours, les enquêteurs ont surveillé les moindres faits et gestes du suspect avant de l’intercepter, le 20 août aux alentours de 18 heures, à Bouloum, près de Boutoute, alors qu’il circulait à moto. Après son arrestation, il a été transféré sous bonne escorte à Dakar, où il a été pris en charge dès le lendemain matin par les services de la SR de la capitale pour les besoins de l’enquête. Dans le même temps, une perquisition effectuée à son domicile de Djibock, dans la périphérie de Ziguinchor, a permis de saisir plusieurs tee-shirts floqués de symboles jugés liés au mouvement indépendantiste, considérés comme pièces à conviction.

Les autorités judiciaires expliquent que cette opération a été déclenchée à la suite de propos incendiaires tenus par Hamidou Djiba lors d’une cérémonie de commémoration dédiée à l’abbé Augustin Diamacoune Senghor, figure emblématique du MFDC. Ses déclarations, filmées et largement diffusées, ont été interprétées comme une menace directe contre la stabilité nationale, poussant le parquet à demander l’ouverture d’une information judiciaire.

Ce n’est pas la première fois que le nom d’Hamidou Djiba apparaît dans les chroniques judiciaires. Déjà en 1995, il avait été arrêté lors d’une vaste opération militaire avant d’être détenu pendant quatre ans à la prison de Rebeuss. Sa libération, intervenue dans le cadre des négociations de paix entre l’État du Sénégal et le MFDC, lui avait alors permis de retrouver une liberté surveillée. Mais trois décennies plus tard, le sexagénaire se retrouve de nouveau face aux mêmes accusations, confirmant ainsi son statut de figure controversée et persistante d’un conflit qui continue de hanter la Casamance.

Aujourd’hui, son incarcération marque une nouvelle étape dans ce long bras de fer entre l’État et les franges les plus radicales du MFDC. Elle rappelle aussi que, malgré les multiples tentatives de médiation et les accords de paix successifs, la question casamançaise reste une plaie ouverte dans l’histoire politique et sécuritaire du Sénégal.

Gamou 2025 : Le président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye en visite auprès des foyers religieux de Thiénaba, Thiès et Dakar

À quelques jours de la célébration du Gamou, marquant la naissance du Prophète Mohammed (PSL), le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a entamé une tournée de courtoisie ce samedi 30 août auprès de plusieurs foyers religieux situés à Thiénaba, Thiès et Dakar. Une démarche qui s’inscrit dans la tradition républicaine de dialogue et de proximité avec les guides spirituels du pays.

Première étape de cette tournée : Thiénaba, haut lieu de l’islam au Sénégal. El Malick Ndiaye y a été reçu par le khalife, Baye Serigne Assane Seck, à qui il a rendu hommage pour le rôle historique et spirituel joué par cette cité dans l’enracinement et la diffusion de la religion musulmane. Dans son allocution, il a souligné que les familles religieuses constituent des piliers de stabilité, de paix et de cohésion nationale, rappelant ainsi leur place centrale dans la vie sociale et spirituelle du pays.

À Thiès, le président de l’Assemblée nationale a ensuite rendu visite au khalife Serigne Mounirou Ndiéguéne. L’occasion pour lui de magnifier l’héritage spirituel et intellectuel de la famille de Mame El Hadj Ndiéguéne, dont il a salué l’apport à l’éducation islamique et à la préservation des valeurs fondamentales de foi, de discipline et de solidarité qui forgent la société sénégalaise.

La tournée s’est achevée à Dakar, où El Malick Ndiaye a été reçu par le khalife de la famille omarienne, Serigne Thierno Madani Tall. Dans son intervention, il a exprimé toute son estime pour l’œuvre de la famille omarienne dans la diffusion du savoir religieux et la défense des valeurs islamiques, tout en sollicitant des prières pour la paix et la prospérité du Sénégal.

Dans chacune de ces étapes, le président de l’Assemblée nationale a demandé des prières pour le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que pour le Premier ministre, Ousmane Sonko, afin que Dieu les accompagne dans leur mission de service à la Nation. Les khalifes, en retour, ont formulé des prières pour la réussite de ses actions, mais aussi pour les autorités et l’ensemble du peuple sénégalais, dans un esprit de bénédiction et de solidarité nationale.

Coupé du reste du pays en pleine saison des pluies : le village de Yero Nguedol lance un cri de détresse aux autorités

En pleine saison des pluies, le village de Yero Nguedol, situé dans la commune de Dakatéli, département de Salémata (région de Kédougou), vit une situation d’isolement quasi total. Les pistes devenues impraticables et une rivière en crue coupent toute communication avec l’extérieur, privant les habitants d’accès aux services essentiels. Cette coupure fragilise encore davantage les populations déjà confrontées à un quotidien difficile, notamment les malades, les enfants et les femmes enceintes.

Sur les ondes d’Iradio, Mamadou Touré, habitant du village, a témoigné du calvaire que vivent les populations depuis plusieurs semaines. « Dans un village où on peut rester une semaine sans traverser. Personne ne sort, personne n’entre. C’est comme si nous n’étions pas au Sénégal. Quand on voit les gens dans d’autres villes, on se demande si nous ne sommes pas des Sénégalais, alors que nous avons les mêmes pièces d’identité », a-t-il dénoncé, exprimant le sentiment d’abandon qui anime la communauté.

La situation est particulièrement alarmante pour les cas d’urgence. Les malades et les femmes enceintes se retrouvent dans une détresse indescriptible. « Nos enfants sont malades, les femmes enceintes sont là. On les transporte par des charrettes, mais arrivé au fleuve, on ne peut pas traverser. On ne peut pas emporter une femme enceinte pour traverser le fleuve avec elle », a alerté Mamadou Touré. Ces obstacles rendent les évacuations sanitaires presque impossibles, mettant en danger la vie des plus vulnérables.

Face à ce drame silencieux, les habitants de Yero Nguedol lancent un appel pressant aux autorités locales et nationales. Ils réclament une intervention urgente pour désenclaver la localité et mettre fin à leur isolement. Routes praticables, passerelles sécurisées ou tout autre aménagement durable sont attendus pour garantir la libre circulation des personnes et l’accès aux services de base.

Ousmane Sonko en visite à Médina Baye : « D’ici trois ans, nous allons redresser le Sénégal »

Le Premier ministre Ousmane Sonko, à la tête d’une forte délégation gouvernementale, s’est rendu ce samedi 30 août 2025 à Médina Baye, dans la ville de Kaolack. Cette visite de courtoisie auprès du Khalife général de la Fayda Tidjanya, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass, s’inscrit dans le cadre des préparatifs du Maouloud, célébration annuelle marquant la naissance du Prophète Mohammed (PSL).

Accueilli dans une atmosphère empreinte de ferveur religieuse, le chef du gouvernement a saisi l’occasion pour dresser un état des lieux de la situation nationale et exposer les grandes lignes de son plan de redressement. Face au Khalife, Ousmane Sonko a rappelé les difficultés héritées de ses prédécesseurs, dénonçant une gouvernance marquée par l’opacité et la mauvaise gestion. « Le pays dispose d’énormes potentialités, mais il a longtemps été retardé par une mauvaise gouvernance et un manque de transparence. Nous avons hérité d’une situation catastrophique, marquée par une dette colossale. Les Sénégalais nous ont élus pour y remédier, et nous sommes résolument engagés dans ce défi national. D’ici trois ans, nous allons redresser le Sénégal », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a également insisté sur le caractère collectif de l’effort à fournir pour sortir le pays de ses difficultés. Selon lui, le développement ne peut être atteint qu’au prix de sacrifices. « Aucun pays ne s’est développé sans sacrifice. En Chine, avec la révolution culturelle, des millions de personnes ont perdu la vie. Nous n’en arriverons pas là, mais nous sommes la génération qui va consentir des efforts pour que nos enfants vivent dans un Sénégal développé », a-t-il poursuivi.

Dans cette perspective, Ousmane Sonko a annoncé que son plan de redressement, déjà présenté aux instances gouvernementales, sera bientôt partagé avec l’ensemble des guides religieux, traduit en wolof et en arabe pour une meilleure appropriation par tous.

Saint-Louis : SEN’EAU alerte sur des perturbations liées à la crue du fleuve

La société SEN’EAU a annoncé ce samedi 30 août 2025 des perturbations dans la distribution d’eau potable à Saint-Louis. Ces désagréments, qui touchent directement les populations de la capitale du Nord, sont liés à la montée des eaux consécutive à l’installation de la crue du fleuve Sénégal.

Dans un communiqué transmis à Ledakarois, l’entreprise a expliqué que « les perturbations notées dans la distribution et les fluctuations de la qualité de l’eau sont consécutives à l’installation de la crue du fleuve ». L’usine de traitement de Saint-Louis, qui fournit l’ensemble de la production destinée à l’alimentation en eau potable des ménages, a été contrainte de réduire son rythme de fonctionnement afin de s’adapter aux nouvelles conditions hydriques.

« Nous avons enregistré une baisse de la capacité de production pour mieux nous adapter aux nouvelles conditions des eaux du fleuve », a précisé SEN’EAU, tout en rassurant que la continuité du service public reste garantie. L’entreprise a souligné que l’approvisionnement se fait dans le respect des normes de qualité exigées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Cependant, ces ajustements techniques ne sont pas sans conséquences pour les habitants de Saint-Louis. La société a averti que la distribution d’eau connaîtra par moments des baisses de pression, voire des coupures temporaires. Une situation qui suscite déjà l’inquiétude dans certains quartiers, où les ménages se préparent à recourir à des solutions alternatives pour assurer leurs besoins quotidiens.

Consciente de l’impact de ces perturbations sur le quotidien des usagers, SEN’EAU a tenu à présenter ses excuses. « Nous remercions nos clients pour leur compréhension face à ce phénomène naturel indépendant de notre volonté », indique la note de l’entreprise, qui affirme suivre l’évolution de la situation de près.

La crue du fleuve Sénégal, phénomène saisonnier attendu mais souvent redouté, met une fois de plus en lumière la vulnérabilité des infrastructures hydrauliques de la région face aux aléas climatiques. Elle pose également la question de la résilience des systèmes de distribution d’eau dans un contexte marqué par le changement climatique et la pression croissante sur les ressources hydriques.

Cancers féminins : le retard de consultation, un danger mortel pour les patientes

Le gynécologue-obstétricien Mamadou Guèye a lancé un cri d’alerte ce samedi sur la gravité des cancers féminins, notamment le cancer du sein et celui du col de l’utérus, lors d’un panel consacré aux cancers uro-génitaux organisé par l’Association Actions Sanitaires pour le Fouta (ASFO). Selon lui, la majorité des patientes arrivent à l’hôpital dans un état trop avancé, ce qui réduit considérablement leurs chances de survie.

« Sur dix femmes que nous recevons pour ces cancers, sept arrivent déjà au stade 4, le plus avancé », a déclaré le médecin à l’Agence de presse sénégalaise (APS). « À ce stade, 90 % décèdent au bout de cinq ans », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de renforcer la prévention, la sensibilisation et surtout le dépistage précoce.

Le spécialiste a pointé du doigt une situation particulièrement alarmante dans les zones rurales, notamment dans la région de Matam, où les femmes consultent souvent trop tard, parfois après plusieurs mois de symptômes ignorés ou tus. Les causes de ces retards sont multiples : manque d’accès aux structures de santé spécialisées, déficit d’information, mais aussi poids des tabous.

« Le cancer du col touche à l’intimité de la femme. Beaucoup hésitent à consulter malgré les saignements ou les douleurs, jusqu’à ce que la situation devienne grave. Il en est de même pour le cancer du sein », a expliqué le gynécologue, rappelant que ces silences sont lourds de conséquences.

Malgré ce constat inquiétant, le médecin a tenu à saluer les efforts de sensibilisation de l’ASFO, qui mène depuis plusieurs années des campagnes de proximité dans le Fouta et ses environs. Le président de la commission scientifique de l’association, Abdoul Aziz Gaye, a d’ailleurs annoncé la tenue de la 26ᵉ édition de ces campagnes de dépistage et de soins, prévue du 11 au 17 septembre prochain. Huit villages de la région de Matam seront concernés et plus de 110 professionnels de santé, parmi lesquels des médecins spécialistes, des sages-femmes et des nutritionnistes, seront mobilisés.

Selon l’ASFO, ces campagnes ont déjà permis de consulter près de 10 000 patients lors des précédentes éditions, contribuant ainsi à rapprocher les services de santé des populations et à briser certains tabous. Mais face à l’ampleur du défi, Mamadou Guèye estime que la lutte contre les cancers féminins nécessite encore davantage d’efforts concertés de l’État, des structures sanitaires et des organisations communautaires, afin de sauver des milliers de vies menacées par le silence et le retard de consultation.

Tivaouane : le Président Bassirou Diomaye Faye annonce la création d’un budget dédié au culte dès 2026

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a profité de sa visite de courtoisie à Tivaouane, ce samedi 30 août, dans le cadre de la célébration du Maouloud (Gamou), pour annoncer une mesure majeure en faveur des confréries religieuses et de la vie spirituelle nationale. Dès 2026, un budget spécifique sera consacré au culte au Sénégal.

C’est à l’auditorium Serigne Babacar Sy, où se tenait le lancement du symposium sur le Gamou organisé par la cellule Zawiya Tidiane, que le chef de l’État a révélé cette initiative. « Nous sommes en train de travailler sur sa mise en place et son administration », a-t-il déclaré, soulignant que ce budget sera reconduit chaque année et renforcé progressivement afin de mieux soutenir les familles religieuses dans l’organisation des grands événements spirituels, à l’image du Maouloud.

En mettant l’accent sur l’importance du rôle des confréries dans la société sénégalaise, le président Faye a tenu à magnifier leur contribution au vivre-ensemble. « Les confréries religieuses au Sénégal sont des références, sources de paix et de développement », a-t-il affirmé, mettant en avant la place centrale qu’elles occupent dans l’équilibre social et spirituel du pays.

Le chef de l’État n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à El Hadj Malick Sy, fondateur du Gamou de Tivaouane en 1902. Évoquant son œuvre et son héritage, Bassirou Diomaye Faye a salué « l’attitude exemplaire » de ses descendants, qu’il considère comme les « dépositaires et continuateurs du legs de l’auteur de Mimiya », un ouvrage de référence retraçant la vie et les enseignements du prophète Mouhammad.

Par cette annonce, le président inscrit son action dans une volonté de renforcer le dialogue entre l’État et les foyers religieux, tout en institutionnalisant un appui qui jusque-là se faisait de manière ponctuelle. Le budget du culte, qui devrait être dévoilé dans les prochains mois, s’annonce ainsi comme une innovation majeure dans la gouvernance sénégalaise en matière de politique religieuse.

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