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Société

Richard-Toll : braquage spectaculaire à l’usine Dolima

Richard-Toll, 31 août 2025 – La ville s’est réveillée sous le choc. Dans la nuit du 30 au 31 août, l’usine Dolima, située à Thiabakh et considérée comme un fleuron de l’agroalimentaire sénégalais, a été la cible d’un braquage d’une rare violence. Selon des sources policières relayées par L’Observateur, un commando armé et encagoulé a investi les lieux avec une précision digne d’un film d’action.

Il était 04h24 lorsque le commissariat de Richard-Toll a été alerté. Étrangement, les assaillants n’ont eu aucun mal à pénétrer le site : la porte principale était grande ouverte. Deux vigiles de la société Phoenix assuraient la sécurité. Mais face à la brutalité du groupe, l’agente Dieynaba Diallo a pris la fuite, abandonnant son collègue Iba Diop, rapidement maîtrisé puis forcé à guider les malfaiteurs dans l’enceinte de l’usine.

Le commando a d’abord fait halte dans la mosquée attenante, s’emparant de deux téléphones portables. Il a ensuite méthodiquement pris pour cible quatre bureaux sensibles : celui de la collecte de lait, du directeur industriel, de la maintenance informatique et du KSDE (Kossam Société de Développement de l’Élevage), filiale de Dolima. Meubles fracturés, tiroirs arrachés, dossiers éparpillés… le saccage a été total.

L’attaque n’a pas seulement causé des dégâts matériels. Daouda Diagne, chauffeur de l’usine, a été grièvement blessé à la tête, tandis qu’Amadou Sy, agent de sécurité, a reçu un coup violent au poignet gauche. Après leur expédition, les assaillants ont pris la direction de Mbane, laissant derrière eux un site ravagé et des employés traumatisés.

Ce braquage survient dans un contexte sécuritaire déjà tendu. Ces derniers mois, plusieurs attaques spectaculaires ont secoué le pays : la résidence Les Diamantines à Saly, théâtre d’un viol collectif, l’hôtel Riu Baobab ou encore un établissement touristique de Guéréo. Désormais, c’est une entreprise stratégique comme Dolima qui tombe sous les coups de ces commandos.

Les forces de l’ordre ont immédiatement ouvert une enquête. Toutefois, les caméras de surveillance de l’usine étaient inopérantes au moment des faits, l’informaticien de service étant absent. Les autorités espèrent exploiter les enregistrements disponibles et recueillir de nouveaux témoignages pour remonter la piste de ce groupe criminel.


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