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Justice paralysée : les syndicats SYTJUST et UNTJ déclenchent 48 heures de grève et interpellent le Président Diomaye

Le bras de fer entre l’État et les travailleurs de la justice prend un nouveau tournant. L’entente SYTJUST–UNTJ, qui regroupe le Syndicat des travailleurs de la justice et l’Union nationale des travailleurs de la justice, a annoncé dans un communiqué une grève de 48 heures ce jeudi 10 et vendredi 11 juillet 2025 sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision intervient dans un climat de plus en plus tendu, marqué par l’accumulation des frustrations et le sentiment d’un profond mépris à l’égard des revendications des agents du secteur.

Dans leur déclaration, les deux organisations syndicales pointent du doigt une administration qu’elles qualifient de « bureaucratique » et « déconnectée des réalités du service public de la justice ». Elles dénoncent une « inaction coupable » et des « manœuvres dilatoires » qui, selon elles, sabotent la dynamique de réformes et bloquent l’amélioration des conditions de travail et de rémunération des personnels judiciaires. Les grévistes jugent qu’il n’est plus possible d’attendre et estiment que la lutte qu’ils mènent est « légitime, juste et vitale ».

Leurs principales revendications portent sur l’alignement des greffiers à la hiérarchie A2, un engagement reconnu mais jamais concrétisé, la constitution initiale du corps des assistants des greffes et parquets, bloquée par ce qu’ils décrivent comme une technostructure incompétente, ainsi que la satisfaction des autres points inscrits dans les préavis de grève successifs déposés par le SYTJUST et l’UNTJ. Ces organisations affirment qu’elles ne comptent plus être les « victimes silencieuses d’un système qui profite de leur résilience pour les maintenir dans la précarité et l’indignité ».

Les travailleurs de la justice interpellent directement le Président Bassirou Diomaye Faye, garant du fonctionnement régulier des institutions, ainsi que le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’ils exhortent à se saisir de ce dossier qu’ils qualifient de « scandale administratif ». Ils estiment que seule une implication des plus hautes autorités permettra de débloquer la situation et d’éviter un enlisement qui risquerait de paralyser durablement le service public de la justice.

Ousmane Sonko somme Pastef de boycotter les médias hostiles et promet de leur « faire face »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu ce jeudi 10 juillet 2025 une déclaration au ton particulièrement ferme à l’endroit des médias qu’il accuse de s’acharner contre son parti. Déterminé à rompre avec une pratique qu’il considère contre-productive, le chef du gouvernement a intimé l’ordre à ses partisans de ne plus fréquenter les plateaux télévisés de certaines chaînes qu’il estime ouvertement hostiles au Pastef.

Ousmane Sonko a rappelé qu’il avait déjà exprimé ce point de vue lorsqu’il était dans l’opposition, sans pour autant être entendu. Il a souligné que la progression politique de Pastef n’a jamais dépendu de ces médias traditionnels, mais qu’elle s’est bâtie grâce à la mobilisation numérique de la jeunesse sénégalaise. Selon lui, la présence récurrente de ses responsables dans des émissions hostiles n’a pas empêché que ces chaînes continuent à nourrir un discours systématiquement critique contre le parti. Il a cité l’exemple du débat télévisé impliquant le chroniqueur Badara Gadiaga et le député Amadou Bâ, où ce dernier, dit-il, a dû se défendre seul face à une atmosphère qu’il juge partiale et agressive.

Dans sa prise de parole, le Premier ministre a accusé ces télévisions d’avoir toujours cherché à nuire au Pastef. Il s’est interrogé sur les motivations réelles de ceux qu’il considère comme des adversaires acharnés et a dénoncé l’acharnement médiatique contre sa formation. Selon lui, si la presse avait eu le pouvoir d’orienter la volonté populaire, Pastef n’aurait jamais connu l’ascension qui l’a conduit à la tête du pays. Il a également précisé qu’il ne met pas toute la presse dans le même sac, mais qu’il vise spécifiquement des médias qui, selon lui, ont pris fait et cause contre le projet politique qu’il porte.

Ousmane Sonko a conclu en réaffirmant qu’il assumait pleinement cette position de fermeté. Il a annoncé qu’il mènerait lui-même le combat contre les dérives qu’il impute à ces télévisions, promettant de s’opposer frontalement à celles qu’il juge déterminées à nuire à son action gouvernementale. Selon lui, cette ligne de tolérance zéro est désormais la seule réponse appropriée à ce qu’il qualifie de campagne de désinformation et de déstabilisation. Il a enfin mis en garde ceux qui espèrent que le gouvernement restera passif face à ces attaques, en martelant qu’ils se trompent lourdement.

Arrestation de Badara Gadiaga : L’APR dénonce un « régime autoritaire » et exige sa libération immédiate

La récente arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga a mis le feu aux poudres dans le paysage politique sénégalais. L’Alliance pour la République (APR) est montée au créneau, fustigeant ce qu’elle qualifie de dérives graves du pouvoir actuel. Dans un communiqué au ton particulièrement offensif, rendu public ce jeudi, le Secrétariat Exécutif National (SEN) du parti de l’opposition a exprimé sa vive indignation face à une « volonté constante d’effacer toutes les voix libres et indépendantes » dans le pays, en ciblant notamment le secteur des médias.

Pour l’APR, ces convocations répétées – dont celles du journaliste Madiambal Diagne et du chroniqueur Badara Gadiaga – traduisent une « panique du régime » qui chercherait à masquer « son incurie et son incompétence » en s’attaquant aux libertés constitutionnellement protégées. Le cas de Badara Gadiaga, placé en garde à vue après un vif échange sur un plateau télévisé, est jugé d’une injustice flagrante par l’opposition. Le parti souligne que « la personne victime de provocation et d’agression verbale est placée en garde à vue, pendant que son agresseur, membre de Pastef, est laissé libre après audition. » L’APR réclame la libération immédiate et sans condition de M. Gadiaga et réitère son attachement à une justice indépendante, qu’elle considère comme un pilier essentiel de l’État de droit.

Au-delà de cette affaire, le Secrétariat Exécutif a réitéré sa demande de démission du Premier ministre Ousmane Sonko, après sa condamnation définitive pour diffamation. Selon le parti, le verdict de la Cour suprême le disqualifie moralement et politiquement de ses fonctions. Le SEN accuse également le régime en place d’organiser « une véritable prise d’otage politique », citant les cas de Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop et Abdoulaye Ndiaye, ainsi que le placement sous bracelet électronique de l’ancien ministre Ismaïla Madior Fall et d’Aïssatou Sophie Gladima. L’APR demande la libération de tous les détenus politiques et d’opinion, notamment Moustapha Diakhaté, Abdou Nguer, Bachir Fofana, Assane Diouf, Djiby Ndiaye NFFA, Jérôme Bandiaky et l’homme d’affaires Tahirou Sarr, qu’elle considère comme les victimes d’un régime « aux abois ».

Face à ce climat de crispation, le SEN a lancé un appel solennel à la mobilisation générale des forces vives et de la diaspora sénégalaise. L’objectif est de faire front contre ce qu’il qualifie de « manœuvres dictatoriales » et de préserver les acquis démocratiques. Dans le même élan, l’APR a réaffirmé son soutien aux mouvements sociaux dans les secteurs de la justice, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la santé, invitant le gouvernement à privilégier le dialogue social pour ramener la sérénité. Enfin, sur le plan international, l’Alliance a salué l’engagement de l’ancien président Macky Sall, désormais président du Centre mondial pour l’adaptation, qui mène des plaidoyers pour l’Afrique face aux bouleversements climatiques qui menacent la planète.

Ousmane Sonko hausse le ton : tolérance zéro face aux attaques médiatiques et mise en garde directe au Président Diomaye

Le Premier ministre Ousmane Sonko a décidé de rompre le silence et d’adopter une posture ferme. Agacé par ce qu’il qualifie de « climat médiatique nuisible et malsain », il a annoncé qu’il n’y aurait désormais plus aucune tolérance face aux attaques personnelles dont il se dit victime. Dans une déclaration musclée, il a dénoncé avec virulence les propos qu’il juge répétés et injustifiés à son encontre, accusant certaines plumes et voix médiatiques d’entretenir volontairement la confusion et la haine.

Prenant la parole sur un ton particulièrement offensif, Ousmane Sonko a mis en avant sa position institutionnelle et sa vie privée pour justifier cette nouvelle ligne de fermeté. Il a estimé qu’il était inadmissible, pour un homme investi de responsabilités nationales et internationales, d’être constamment la cible d’invectives et d’insultes publiques. « Pour quelqu’un qui est père d’un garçon en âge de se marier, qui a lui-même des épouses et assume d’importantes responsabilités en représentant le Sénégal à l’international, il est inadmissible d’être la cible d’individus proférant toutes sortes d’insanités », a-t-il dénoncé.

Le Premier ministre a ensuite dirigé ses flèches vers certains acteurs de la société civile, qu’il a désignés comme responsables d’une partie de cette escalade verbale. Sans détour, il les a qualifiés de « fumiers », estimant qu’ils avancent masqués derrière des causes prétendument citoyennes alors qu’ils poursuivraient en réalité des intérêts politiques. Sonko a prévenu que son gouvernement ne resterait plus passif face à ces attaques qu’il juge attentatoires à la dignité des institutions et à sa personne. « Quiconque pense que nous allons rester passifs face à ces agissements se trompe lourdement », a-t-il lancé.

Enfin, dans un avertissement qui n’est pas passé inaperçu, il a interpellé le président Bassirou Diomaye Faye en l’appelant à prendre ses responsabilités pour réguler la situation et faire cesser ce qu’il décrit comme des dérives médiatiques dangereuses pour la stabilité du pays. Ousmane Sonko a clairement signifié que, si des mesures concrètes n’étaient pas prises rapidement, il se réservait le droit d’agir lui-même. Il a conclu en comparant cette situation à celle des grandes démocraties, soulignant que « même dans les démocraties les plus avancées à travers le monde, ce genre de dérives ne serait jamais toléré ». Ces propos tranchants illustrent un tournant dans sa communication et laissent présager une intensification du bras de fer entre le gouvernement et certains segments de la presse et de la société civile.

Dérives autoritaires et économie en panne : la CDS tire la sonnette d’alarme et appelle à un sursaut républicain

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) est sortie de sa réserve ce jeudi à Dakar. Dans un contexte politique marqué par une succession d’arrestations de chroniqueurs et une crispation palpable du climat national, la coalition de partis de gauche a tenu une conférence de presse pour exprimer sa profonde inquiétude.

Face aux journalistes, Nicolas Ndiaye, secrétaire général de la Ligue Démocratique (LD), a livré une analyse sévère de l’état du pays. Selon lui, le Sénégal traverse une période critique sur tous les plans. Il a pointé « des dérives autoritaires en cours », une économie qu’il juge « à l’arrêt », ainsi qu’une diplomatie qu’il estime en « régression inquiétante ». Pour Nicolas Ndiaye, le régime en place, depuis sa prise de fonction, tâtonne sans orientation claire et sans cohérence dans la conduite des affaires publiques.

Le responsable politique est allé jusqu’à affirmer que le pays est « en danger » à plusieurs niveaux. Il a insisté sur le fait que le Sénégal est fragilisé sur le plan démocratique, avec des atteintes répétées aux libertés et aux droits humains, mais aussi sur le plan économique et social, où la pauvreté et le chômage accentuent la défiance envers les institutions. Selon la CDS, cette situation installe un climat de peur et d’incertitude qui menace la stabilité et la cohésion nationale.

Face à ce qu’ils considèrent comme une crise profonde et multiforme, les leaders de la CDS estiment qu’un silence serait coupable. Nicolas Ndiaye a martelé qu’il était urgent d’appeler à un « sursaut républicain » pour engager une refondation morale et opérationnelle de l’action publique. Selon lui, taire les dérives actuelles reviendrait à trahir les principes qui fondent l’engagement des partis progressistes : la défense de l’intérêt général, la sauvegarde de la démocratie et l’exigence d’une gouvernance républicaine exemplaire. La CDS promet de poursuivre la mobilisation citoyenne afin de préserver les acquis démocratiques et de mettre fin à l’immobilisme économique qui plombe le pays.

Pape Djibril Fall dénonce la garde à vue de Badara Gadiaga : « Ce n’est pas une démocratie, c’est une dérive autoritaire »

Le député Pape Djibril Fall a, une nouvelle fois, exprimé son soutien indéfectible au chroniqueur Badara Gadiaga, toujours retenu en garde à vue par la Division spéciale de la cybersécurité. Ce jeudi, il s’est rendu devant les locaux de ladite division, renouvelant une présence déjà remarquée la veille. L’élu a vigoureusement dénoncé une arrestation qu’il juge injustifiée et profondément alarmante pour l’état de la démocratie au Sénégal.

« Ce qui se passe aujourd’hui ridiculise l’État du Sénégal. Cela ridiculise Ousmane Sonko, son camp, et son clan », a-t-il lancé devant la presse. Selon lui, le placement en garde à vue de Badara Gadiaga pour avoir interprété une décision de justice en langue nationale est non seulement disproportionné, mais surtout révélateur d’une dérive institutionnelle.

Pour Pape Djibril Fall, l’affaire dépasse de loin le cadre judiciaire. « Ce n’est pas une démocratie, c’est anticonstitutionnel. On n’acceptera pas qu’on fasse du Sénégal une dictature », a-t-il affirmé avec gravité, pointant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Il accuse notamment le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, d’agir sous les ordres du pouvoir exécutif, évoquant une perte d’indépendance de l’appareil judiciaire : « On lui donne des ordres, il exécute. »

Dans une déclaration forte, le député a également salué la posture de Badara Gadiaga, qu’il décrit comme un homme digne et déterminé : « Il est très serein, c’est un combattant. Sa culture politique, son parcours, ses efforts pour ce pays dépassent largement ceux de Sonko. »

Pape Djibril Fall appelle enfin à un recentrage du débat national sur les vraies urgences du moment : l’emploi, la stabilité économique et le respect des droits fondamentaux. Il déplore que, pendant que des milliers de Sénégalais perdent leur travail, le pouvoir semble plus préoccupé par des règlements de comptes politiques que par la gestion des crises sociales.

Affaire Gadiaga : La Nouvelle Responsabilité dénonce une atteinte à la liberté d’expression

Le mouvement politique s’indigne de la garde à vue du chroniqueur et appelle à la défense des libertés publiques.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le mouvement La Nouvelle Responsabilité a vivement réagi à la garde à vue de Badara Gadiaga, chroniqueur à l’émission Jakaarlo, interpellé par la Division spéciale de la cybercriminalité pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs.

« La garde à vue de M. Gadiaga, à la suite de son audition par la Division Spéciale de la cybercriminalité, est une atteinte préoccupante à la liberté d’expression. Badara Gadiaga n’a fait qu’exercer un droit fondamental : celui de s’exprimer », déclare le mouvement dans sa note.

Se joignant à de nombreuses voix au sein de l’opposition, La Nouvelle Responsabilité condamne ce qu’elle qualifie de dérive liberticide et appelle à une mobilisation pour la sauvegarde des droits fondamentaux. « Dans une démocratie, aucune voix ne doit être muselée. Nous refusons la banalisation de l’intimidation contre les esprits libres et restons mobilisés pour défendre les libertés publiques. »

Enfin, le mouvement conclut sa déclaration en exprimant sa solidarité à l’endroit du chroniqueur ainsi que de toutes les personnes détenues pour leurs opinions : « Tout notre soutien à Badara Gadiaga et à tous les autres détenus. La liberté ne se négocie pas. »

Kaolack / Santé : Élection du représentant du personnel – Amadou Diaw Gueye déclare sa candidature et promet de meilleures conditions de travail

Les élections des représentants du personnel à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack s’annoncent déterminantes, avec une campagne déjà âprement disputée entre les différents candidats.

Parmi eux figure Amadou Diaw Gueye, aide-opérateur au service ophtalmologie dudit hôpital, par ailleurs conseiller spécial du président du Conseil départemental de Kaolack et président du mouvement Kaolack Vision Avenir.

Prévue pour le 15 juillet prochain, cette élection permettra aux différents candidats de décliner leurs ambitions au service du personnel hospitalier.

« Je souhaite m’engager pour défendre davantage nos intérêts et améliorer notre cadre de vie au sein de notre établissement », promet-il.

Professionnel de santé fort de 15 années d’expérience, Amadou Diaw Gueye estime qu’un nouveau souffle est nécessaire pour améliorer les conditions de travail au sein de l’hôpital.

« Je fais partie de l’équipe d’ophtalmologie, où j’ai eu l’occasion de me former en optométrie. Cette expérience m’a permis de bien cerner les défis auxquels nous sommes confrontés : la charge de travail, les conditions matérielles, ou encore l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. »

Conscient des attentes du personnel, il plaide pour une écoute active, une prise en charge sérieuse des préoccupations, et un dialogue constant avec la direction.

« Je suis convaincu que chaque voix mérite d’être entendue et que chaque membre du personnel a un rôle à jouer dans la construction d’un environnement de travail sain et collaboratif. Si je suis élu, je m’engage à recueillir les préoccupations et suggestions pour les porter à la direction », affirme-t-il.

Au-delà de la représentation, Amadou Diaw Gueye ambitionne, une fois élu, de promouvoir le bien-être de tout le personnel, notamment à travers :

le renforcement de la sécurité du personnel, la promotion de la communication et de la transparence entre le personnel et la direction, et le développement de la formation continue.

Une candidature qui veut allier expérience, proximité et engagement au service de ses collègues.

Tragédie à Gueule Tapée : une femme tuée par son mari, le quartier sous le choc

Un drame d’une rare violence a secoué le quartier de Gueule Tapée, à Dakar, où une femme a tragiquement perdu la vie, tuée par son mari dans des circonstances encore floues. La nouvelle, largement relayée sur les réseaux sociaux et par Wassaré TV, a bouleversé les habitants, profondément touchés par cet acte incompréhensible.

Les voisins, visiblement choqués, ont livré des témoignages poignants, décrivant une scène d’horreur qui restera longtemps gravée dans les mémoires. Selon plusieurs d’entre eux, rien ne laissait présager un tel dénouement. La victime, décrite comme une femme affable et respectée, ne semblait pas être en conflit ouvert avec son époux, du moins de ce que les proches et les riverains pouvaient percevoir.

« Elle était toujours souriante, toujours polie. On ne les a jamais entendus se disputer violemment », confie une voisine, encore sous le coup de l’émotion. « Ce qui s’est passé est inimaginable. On a entendu des cris, et ensuite, c’était le silence. Puis on a découvert l’horreur… », ajoute un autre témoin.

Ce drame remet cruellement en lumière la question des violences conjugales, souvent silencieuses, parfois invisibles aux yeux même des proches. Il soulève également de nombreuses interrogations sur les mécanismes de prévention, d’écoute et de protection des victimes potentielles dans les foyers sénégalais.

À Gueule Tapée, l’émotion s’est rapidement transformée en colère et en appel à la justice. Les habitants réclament que toute la lumière soit faite sur cette affaire et exigent des mesures concrètes pour prévenir de telles tragédies à l’avenir.

Dernière minute – Nouvelle audition de Badara Gadiaga : des questions sur ses sources de revenus

Auditionné de nouveau ce jeudi par les enquêteurs, le chroniqueur Badara Gadiaga a été interrogé sur l’origine de ses ressources financières et l’existence présumée de sociétés à son nom, selon une source proche du dossier contactée par Le Dakarois.

L’audition, jugée tendue, a tourné court : Gadiaga aurait opposé un refus catégorique de répondre, en déclarant qu’il avait déjà signé son procès-verbal lors de sa précédente garde à vue.

Cette nouvelle convocation s’inscrit dans un contexte marqué par une vague d’interpellations d’activistes, journalistes et influenceurs, sur fond de tensions entre liberté d’expression et contrôle de l’espace public numérique.

Arrestation de Badara Gadiaga : le Parti Rewmi dénonce une dérive et exige sa libération immédiate

L’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga continue de provoquer une vague d’indignation au Sénégal. Depuis son placement en garde à vue mercredi, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles qualifient d’atteinte à la liberté d’expression. Parmi elles, le Parti Rewmi est monté au créneau pour condamner fermement la démarche du pouvoir.

Dans un communiqué rendu public, la formation dirigée par Idrissa Seck déplore une « récurrence des atteintes aux libertés publiques » depuis l’installation des nouvelles autorités. Selon Rewmi, la convocation de Badara Gadiaga illustre une volonté manifeste de restreindre la parole libre et critique, pourtant garantie par la Constitution.

Le parti exige la libération sans délai du chroniqueur de la TFM et affirme lui apporter « son soutien total », ainsi qu’à toutes les personnes poursuivies ou détenues pour avoir exprimé leurs opinions. Pour Rewmi, le respect du droit fondamental à la liberté d’expression constitue un socle incontournable de la démocratie sénégalaise, que nul pouvoir ne saurait ébranler.

Alors que l’affaire prend une dimension nationale, le Parti Rewmi appelle les autorités à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue, plutôt que l’instrumentalisation de la justice pour museler les voix discordantes.

Adji Mbergane Kanouté au régime : « Les Sénégalais sont anxieux et impatients… mettez fin à ces convocations et arrestations »

Dans un contexte de crispation politique grandissante, l’Union pour le Développement du Sénégal / Authentique (UDS/A) sort de son silence pour adresser une mise en garde au pouvoir en place. Par la voix de sa présidente, Adji Mbergane Kanouté, la formation politique invite les autorités à recentrer leurs priorités sur les urgences économiques et sociales plutôt que sur les convocations et arrestations à répétition.

Dans un communiqué publié ce jeudi, l’UDS/A rappelle que les Sénégalais ont clairement tranché dans l’affaire Sweet Beauté en accordant leur confiance à Bassirou Diomaye Faye et à Ousmane Sonko lors de la présidentielle de mars et des législatives de novembre 2024. À ce titre, le parti considère que cette affaire est moralement, légitimement et définitivement close, et que le nouveau pouvoir doit tourner la page pour se concentrer sur les défis concrets.

Adji Mbergane Kanouté insiste sur la nécessité de répondre à la forte attente des populations : des ménages frappés par la cherté de la vie, des jeunes désillusionnés par le chômage, des familles vulnérables espérant le retour des bourses de sécurité familiale et des malades confrontés à un système de santé inaccessible. « Si on ne peut se passer des sujets politiques, le contexte difficile que vivent les ménages exige que le nouveau régime rassure les Sénégalaises et les Sénégalais, anxieux et impatients », affirme le communiqué.

L’UDS/A exhorte enfin les dirigeants actuels à mettre un terme aux mesures coercitives ciblant journalistes, chroniqueurs, opposants et membres de la société civile. Pour Adji Mbergane Kanouté, ces voix critiques sont les véritables poumons de la démocratie, et leur liberté conditionne la vitalité de l’État de droit.

Mali : le général Assimi Goïta s’octroie un mandat illimité de président

Le général Assimi Goïta, chef de la junte malienne arrivée au pouvoir après deux coups d’État en 2020 et 2021, a promulgué une loi qui lui confère un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable indéfiniment, sans passer par les urnes. Le texte, diffusé jeudi sur les réseaux sociaux et authentifié par des sources officielles, entérine la mainmise totale des militaires sur l’État malien, qu’ils promettaient pourtant de rendre aux civils au plus tard en mars 2024.

Selon cette nouvelle charte, le mandat peut durer « autant de fois que nécessaire », jusqu’à la « pacification du pays », en référence à la crise sécuritaire persistante qui ensanglante le Mali depuis 2012. La durée pourra théoriquement être écourtée si des conditions favorables à l’organisation d’une élection « transparente et apaisée » sont réunies, une hypothèse qui semble lointaine au regard de la situation politique et militaire.

Cette promulgation suit une concertation nationale organisée fin avril par la junte et largement boycottée par l’opposition. Cette rencontre avait recommandé non seulement le maintien du général Goïta à la tête du pays mais aussi la dissolution des partis politiques et l’interdiction de créer de nouvelles formations. Depuis, la junte a effectivement dissous tous les partis et interdit à leurs membres de se réunir.

Plongé dans une grave crise sécuritaire, le Mali est confronté aux violences des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique. L’armée malienne, épaulée par les mercenaires russes d’Africa Corps, mène des opérations controversées, souvent accusées de bavures et d’exactions contre des civils. Dans ce contexte de répression et d’instabilité, le régime militaire consolide ainsi un pouvoir sans limite, au mépris des engagements de retour à l’ordre démocratique.

DSC : La garde à vue de Badara Gadiaga prolongée après une nouvelle audition

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, reste en détention. Sa garde à vue a été prolongée ce jeudi par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), où il a fait face à une deuxième audition dans la matinée.

Placé en garde à vue depuis mercredi, le journaliste est poursuivi pour « discours contraire aux bonnes mœurs ». L’affaire fait suite à un échange tendu avec le député Amadou Bâ, membre de Pastef, sur le plateau de l’émission « Jakaarlo Bi ».

Cette décision continue de susciter de nombreuses réactions dans le paysage politique et médiatique, certains y voyant une tentative d’intimidation et un précédent dangereux pour la liberté d’expression.

L’avenir judiciaire de Badara Gadiaga reste pour l’heure incertain, en attendant les suites que donnera le parquet à cette procédure.

Expulsions de migrants : le Sénégal dans le viseur d’un vaste programme américain

Les États-Unis multiplient les démarches diplomatiques pour renvoyer chez eux des milliers de migrants africains en situation irrégulière sur leur territoire. Le Sénégal, avec près de 1 689 ressortissants en instance d’expulsion, figure parmi les pays les plus concernés par cette politique renforcée.

Selon plusieurs sources concordantes, Washington cherche à conclure des accords de coopération avec des États africains afin de faciliter l’identification, la délivrance de laissez-passer consulaires et l’organisation logistique des retours. Parmi les pays ciblés figurent la Somalie, la Mauritanie, le Nigéria, le Ghana, la Guinée et le Sénégal, qui abritent les populations les plus importantes de ressortissants sous le coup d’un ordre d’expulsion.

Les autorités américaines invoquent des raisons juridiques : dépassement de séjour, condamnations pénales ou rejets de demandes d’asile. L’Immigration and Customs Enforcement (ICE), l’agence en charge des expulsions, défend son action comme étant « conforme à la législation fédérale ».

Mais du côté des organisations de défense des droits humains, l’inquiétude grandit. Le retour forcé de migrants dans des pays confrontés à des défis socio-économiques, des tensions politiques ou encore des manquements aux droits fondamentaux soulève des critiques. « Le Sénégal n’est pas en guerre, mais il n’est pas non plus prêt à absorber en masse des jeunes souvent sans attaches, stigmatisés et en situation de vulnérabilité à leur retour », estime un militant d’une ONG sénégalaise spécialisée dans la réinsertion.

Les expulsés risquent de faire face à de nombreuses difficultés : chômage structurel, manque de soutien psychologique, rejet social ou familial, voire arrestations arbitraires à leur arrivée pour ceux ayant des antécédents judiciaires.

Face à cette pression américaine, le Sénégal marche sur une ligne étroite. Dakar ne souhaite pas compromettre ses relations diplomatiques et économiques avec Washington, mais doit aussi composer avec une opinion publique de plus en plus sensible aux questions migratoires. Pour rappel, ces dernières années, le pays a connu une forte vague d’émigration irrégulière, notamment par voie maritime vers l’Espagne, mettant en lumière l’ampleur du désespoir économique de nombreux jeunes.

Si l’État accepte de coopérer avec les États-Unis, il devra aussi mettre en place des mécanismes d’accueil dignes pour ses ressortissants. À défaut, ce programme d’expulsion pourrait aggraver les tensions sociales et renforcer le sentiment d’abandon chez des milliers de jeunes Sénégalais.

Badara Gadiaga après sa garde à vue : « Je préfère cent ans de prison à une seconde de liberté sans honneur ni dignité »

Le chroniqueur Badara Gadiaga a livré ses premiers mots après son interpellation et sa garde à vue au commissariat central de Dakar. Convoqué la veille par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), il a tenu à remercier publiquement tous ceux qui se sont mobilisés en sa faveur.

« Grand merci à tous mes soutiens, aux démocrates de ce pays épris de justice qui m’accompagnent de près ou de loin », a-t-il écrit sur sa page Facebook officielle. Son message est empreint de gratitude mais également de fermeté face aux accusations qui le visent.

Badara Gadiaga a salué le courage et le professionnalisme de ses avocats, qu’il décrit comme « restés debout malgré les dures conditions d’exercice de leur mission d’assistance et sacerdotale ». Il leur a exprimé toute sa reconnaissance pour leur présence constante à ses côtés.

Se voulant rassurant, le chroniqueur a précisé qu’il se portait bien malgré l’épreuve. « Je vais super bien par la grâce du Tout Puissant et je vis cette injustice avec fierté et dignité », a-t-il affirmé. Il a conclu en martelant sa détermination : « Je préfère cent ans de prison à une seconde de liberté sans honneur ni dignité. Je préférerais mourir debout ! »

Grève dans le secteur de la Justice : Guy Marius Sagna reçoit une délégation de greffiers pour tenter une médiation

Depuis plusieurs semaines, le secteur judiciaire sénégalais est fortement perturbé par une grève des greffiers, paralysant le fonctionnement des tribunaux et retardant le traitement de nombreux dossiers. Face à cette situation critique, le député et militant engagé Guy Marius Sagna a reçu, ce mardi, quatre greffiers membres du Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) et de l’Union Nationale des Travailleurs de la Justice (UNTJ).

Me Aya Diop, Me Abdoulaye Mboup, Me Tanor Diamé et Me Ameth Touré ont pris part à une rencontre de près de deux heures avec le parlementaire. L’échange a permis d’aborder en profondeur les causes de la grève, les doléances des grévistes et les blocages persistants dans les négociations avec les autorités compétentes.

Guy Marius Sagna a expliqué avoir été interpellé par de nombreux citoyens, ainsi que par des membres du corps des greffiers, sur l’urgence d’une solution. « Face à la paralysie engendrée par cette grève, et conscient des difficultés rencontrées par les justiciables, je ne pouvais rester en marge. J’ai donc saisi l’occasion offerte par la disponibilité de ces quatre greffiers pour écouter leurs doléances et ouvrir un dialogue constructif », a-t-il affirmé.

Les représentants syndicaux ont salué l’ouverture et la disponibilité du député, soulignant son engagement constant en faveur des travailleurs et de la justice sociale. Cette initiative pourrait marquer un tournant dans la résolution de ce conflit, en facilitant un rapprochement entre les grévistes et l’État.

Washington : Le Président Diomaye Faye multiplie les rencontres stratégiques pour le développement du Sénégal

En marge de sa visite officielle à la Maison Blanche, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a mené une série d’audiences de haut niveau à Washington, illustrant sa volonté de renforcer les partenariats stratégiques en faveur du développement économique et technologique du Sénégal.

Parmi les moments forts de ce séjour diplomatique, figure une rencontre décisive avec une délégation dirigeante du géant de l’aéronautique Boeing, conduite par Michael Schnabel, Vice-président exécutif en charge des opérations internationales. Cette audience a permis de discuter du renforcement du partenariat entre Boeing et Air Sénégal. Les échanges ont notamment porté sur l’acquisition d’aéronefs de nouvelle génération, le transfert de compétences, la formation technique, et la création d’emplois qualifiés dans le secteur aéronautique national. Un partenariat jugé stratégique pour l’ambition sénégalaise de devenir un hub régional du transport aérien.

Le Président Faye a également été reçu par les dirigeants du Millennium Challenge Corporation (MCC). Cette rencontre a permis d’explorer les possibilités d’une coopération accrue autour de projets structurants déjà en cours, et d’envisager de nouveaux programmes pour stimuler la croissance inclusive, améliorer les infrastructures et favoriser un développement durable à long terme.

Enfin, le chef de l’État a eu un échange chaleureux et fructueux avec des cadres sénégalais occupant des postes de responsabilité au sein du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale. Les discussions ont porté sur les défis économiques actuels, les politiques de résilience et les leviers d’une croissance soutenue et équitable pour le Sénégal.

Tensions foncières à Sam Notaire : Le Collectif des éleveurs et maraîchers de Guédiawaye au bord de l’implosion

Accusations de gestion opaque, détournements présumés et plaintes sans suite : les membres du CEM dénoncent une trahison interne sur fond de spéculation foncière.

Un climat de suspicion et de frustration secoue le Collectif des éleveurs et maraîchers de Guédiawaye (CEM), implanté sur l’ancienne bande des filaos de Sam Notaire. Ce site, autrefois délaissé et envahi par des occupations irrégulières, avait fait l’objet d’un ambitieux projet d’aménagement soutenu par la mairie et l’État dans le cadre du Plan d’urbanisme de détail (PUD) du littoral.

Historiquement actif sur cette bande, le collectif s’était vu officiellement attribuer 52 parcelles. Mais aujourd’hui, à en croire plusieurs membres cités par le journal L’Observateur, seuls 26 lots auraient été effectivement distribués. Le reste aurait été octroyé de manière discrétionnaire à des membres jugés non représentatifs, voire, selon certaines allégations, à des tiers dans une logique de spéculation.

Au cœur de cette crise, les regards se tournent vers la direction du collectif, en particulier son président et son adjoint, accusés de pratiques opaques, d’exclusions arbitraires et de détournement de lots. “Nous avons été trahis par ceux-là mêmes qui devaient défendre nos intérêts”, confie un membre lésé sous couvert d’anonymat.

Le lieutenant-colonel à la retraite Matar Diène, cofondateur du collectif, est monté au créneau. Il parle d’une “injustice flagrante” et fustige un système de gestion qui, selon lui, s’est écarté des principes fondateurs du collectif. “C’est une dérive gravissime. L’État ne peut pas rester indifférent à cette mascarade”, a-t-il déclaré.

Pour faire la lumière sur la situation, les membres lésés ont porté plainte devant l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), enregistrée sous le numéro 199/2024. Ils ont également saisi la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (DSCOS). Mais selon leurs dires, ces démarches sont restées sans suite à ce jour.

Face à ce qu’il considère comme une inertie inquiétante des autorités, Matar Diène en appelle directement au président de la République et au Premier ministre. Il demande une régularisation équitable, en faveur des véritables acteurs du développement local, souvent laissés pour compte dans les processus de formalisation.

Cette affaire met en lumière les tensions récurrentes autour du foncier urbain dans la banlieue dakaroise, particulièrement dans des zones naguère marginalisées, aujourd’hui convoitées en raison de leur fort potentiel économique et urbain.

Samba Sy met en garde contre les dérives du pouvoir : « Les ressorts essentiels de la Nation sont attaqués »

Dans une sortie remarquée dans L’Observateur, Samba Sy, ancien ministre et secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), aujourd’hui coordonnateur du Front pour la défense de la République (FDR), a lancé une sévère mise en garde contre ce qu’il qualifie de dérives préoccupantes du pouvoir en place. Selon lui, le Sénégal fait face à une crise politique et institutionnelle d’autant plus grave qu’elle provient de l’intérieur même de l’appareil d’État.

« Les ressorts essentiels de la Nation sont attaqués », a-t-il déclaré, soulignant que les menaces ne viennent plus d’acteurs extérieurs, mais de ceux qui « détiennent aujourd’hui les leviers de l’État ». L’homme politique estime que l’exercice du pouvoir a eu pour effet de « grossir les traits » de certains dirigeants et de révéler des comportements « inquiétants » qui mettent en péril la stabilité du pays.

L’ancien ministre a notamment dénoncé le climat délétère qui s’installe entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Il a particulièrement critiqué les propos du Premier ministre Ousmane Sonko à l’endroit des magistrats, qualifiés d’« affligeants » et dangereux pour l’équilibre républicain. « Même un citoyen simple ne devrait pas s’exprimer ainsi », a-t-il martelé, estimant que « délégitimer la justice, c’est fragiliser tout l’édifice social ».

Au-delà de l’impact institutionnel, Samba Sy alerte également sur les conséquences économiques d’un tel discours. À ses yeux, les attaques verbales contre l’appareil judiciaire et les remises en cause systématiques de l’ordre établi nuisent à la confiance des investisseurs et à la stabilité économique. « Ce type de discours, porté pour faire ombrage au régime sortant, nous a valu le sort qui est le nôtre aujourd’hui », a-t-il conclu.

Lac rose/Projet ville verte: » Une étude d’impact environnementale à été bien menée ».

‎Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique M. Daouda NGOM a procèder a une visite au lac rose pour s’enquérir de visu au projet d’implantation de ville verte porter par la dgpu en partenariat avec casaorescom.
‎Dans le cadre de ce projet, le ministre a affirmé qu’une étude d’impact environnementale a été menée avec un passage au comité technique qui a valider cette étude.
‎En perspective le ministre a annoncer la création d’une réserve naturelle urbaine.

Lac rose/Projet ville verte:" Une étude d'impact environnementale à été bien menée".

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°508 – 10/07/2025

🔴 DE NOMBREUX SYMPATHISANTS, ACTEURS POLITIQUES ET MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DEVANT LA DSC : BADARA GADIAGA ASSOMME LES « 4000 CADRES »
🔴 CLIMAT PROPICE POUR LES INVESTISSEMENTS AMÉRICAINS : DIOMAYE SÉDUIT TRUMP

🔴 COUPE DE LA LIGUE : WALLY DAAN S’OFFRE UNE FINALE CONTRE L’AS PIKINE
🔴 CAN FÉMININE 2024 / PORTÉES PAR NGUÉNAR NDIAYE : LES « LIONNES » S’INCLINENT FACE À LA ZAMBIE

Le chroniqueur Badara Gadiaga placé en garde à vue par la Cybercriminalité

La Division Spéciale de la Cybercriminalité (DSC) a procédé, dans la soirée de ce mercredi 10 juillet, à l’interpellation du chroniqueur Badara Gadiaga. Il a été placé en garde à vue, une mesure qui lui a été officiellement notifiée au motif de « discours contraires aux bonnes mœurs », selon des sources proches du dossier.

Bien connu sur les réseaux sociaux et les plateaux de télévision pour ses prises de position tranchées, Gadiaga est accusé d’avoir tenu des propos jugés offensants ou inappropriés au regard de la loi sénégalaise et des normes sociales. Les autorités n’ont pour l’instant pas précisé la nature exacte des contenus incriminés, mais l’affaire relance le débat sur les limites de la liberté d’expression dans l’espace numérique.

Selon nos informations, les enquêteurs de la DSC ont été saisis à la suite de plusieurs signalements, probablement en lien avec des publications récentes de l’intéressé. Après son audition, le chroniqueur pourrait être présenté au procureur dans les prochaines heures, si le parquet décide de donner une suite judiciaire à cette affaire.

Cette arrestation intervient dans un contexte de vigilance accrue des autorités face aux dérives sur Internet, où les influenceurs, activistes et chroniqueurs sont régulièrement rappelés à l’ordre lorsqu’ils franchissent certaines lignes rouges fixées par la législation, notamment en matière de respect des bonnes mœurs, de diffamation ou d’incitation à la haine.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Tandis que certains internautes dénoncent une nouvelle atteinte à la liberté d’opinion, d’autres estiment qu’il est nécessaire de fixer des limites claires dans les discours publics, surtout lorsqu’ils peuvent heurter la sensibilité collective.

Diomaye Faye taquine Donald Trump et l’invite à investir dans le golf au Sénégal

Lors de sa visite officielle à la Maison Blanche, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye n’a pas manqué d’ajouter une touche d’humour à la diplomatie. En s’adressant à son hôte américain, Donald Trump, il l’a chaleureusement félicité pour ses talents… de golfeur, tout en lui glissant une proposition inattendue : investir dans le tourisme au Sénégal en y construisant un complexe hôtelier avec un parcours de golf.

« Ce serait aussi pour vous l’occasion idéale de prouver votre talent sur le green », a plaisanté Diomaye Faye, sourire en coin, devant une assemblée mi-amusée, mi-surprise. Le président sénégalais a saisi cette opportunité pour rappeler les atouts de son pays, vantant notamment la position géographique du Sénégal, « à seulement six heures de vol de New York ou de Miami ».

L’allusion au golf n’était pas fortuite. Elle visait habilement à flatter l’ego sportif de Donald Trump, connu pour sa passion pour ce sport, tout en glissant une proposition économique : celle de faire du Sénégal une nouvelle destination haut de gamme pour les touristes américains et les amateurs de golf.

Cette déclaration, à mi-chemin entre la boutade et la stratégie d’influence, illustre bien la manière décontractée mais efficace avec laquelle Diomaye Faye entend repositionner le Sénégal sur l’échiquier diplomatique et économique. Le ton léger adopté face à un Trump tout sourire a permis de briser le protocole rigide, humanisant l’échange et créant une atmosphère propice à des discussions plus profondes sur les investissements bilatéraux.

Au-delà de l’humour, l’offre est sérieuse. Le Sénégal ambitionne de développer davantage son secteur touristique, notamment dans le haut de gamme et le tourisme sportif. Des régions comme Saly, Cap Skirring ou encore la Petite Côte présentent déjà des infrastructures attractives et un potentiel énorme pour accueillir des projets internationaux.

Kaolack – Développement territorial : le bilan diagnostic et le SDADT du Pôle Centre présentés au public

Kaolack, le 9 juillet 2025 – Une étape cruciale dans le processus de planification territoriale du Sénégal a été franchie ce mercredi à Kaolack. Le gouverneur de la région, Mouhamadou Moctar Watt, a présidé une réunion du Comité régional de développement (CRD) dédiée à la restitution des résultats du bilan diagnostic et à la présentation du Schéma directeur d’aménagement et de développement territorial (SDADT) du Pôle territoire Centre. Une initiative stratégique portée par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT).

Dans le cadre de la politique nationale de décentralisation et de réorganisation territoriale, le Sénégal a été divisé en huit pôles territoires. Le Pôle Centre regroupe les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine. Cette configuration vise à renforcer la cohérence territoriale et à promouvoir un développement équilibré à l’échelle nationale.

« Il s’agit d’un processus participatif fondé sur une collecte de données rigoureuse réalisée par les services techniques déconcentrés. Après un prétraitement, cette restitution marque une avancée vers la validation finale du SDADT », a expliqué le gouverneur Watt.

Avec plus de trois millions d’habitants, le Pôle Centre couvre 11,9% du territoire national. Il se distingue par une prépondérance du secteur primaire, en particulier l’agriculture. Le gouverneur a notamment souligné que, selon les statistiques présentées, le Pôle Centre arrive en tête pour la production de céréales, à l’exception du riz.

« Le secteur secondaire est encore embryonnaire, mais nous travaillons, avec la Chambre de commerce, à revitaliser le tissu industriel local », a-t-il ajouté. Quant au secteur tertiaire, Kaolack se positionne comme un véritable hub régional, offrant de nombreuses potentialités en matière de services et de logistique.

Le directeur général de l’ANAT, Tidiane Sidibé, a indiqué que le Pôle Centre sera le premier à voir son diagnostic validé et son SDADT finalisé, lors d’ateliers prévus les 14, 15 et 16 juillet prochains. Pour lui, ce pôle incarne un véritable levier de croissance nationale.

« C’est un pôle ouvert, frontalier, agricole, minier et culturel. Avec une bonne planification, nous sommes convaincus qu’il peut jouer un rôle majeur dans le développement du Sénégal », a-t-il affirmé.

Présent à la rencontre, le maire de Latmingué, Dr Macoumba Diouf, s’est dit satisfait du diagnostic, le qualifiant de « conforme à 80% » aux réalités des collectivités territoriales. Il a toutefois signalé quelques oublis, notamment des données transmises par les sous-préfets, qu’il souhaite voir intégrées dans la version finale du document.

Cette initiative marque une avancée significative vers une gouvernance territoriale plus intégrée, fondée sur une meilleure coordination entre les acteurs locaux, régionaux et nationaux. Le SDADT du Pôle Centre devrait, à terme, servir de feuille de route pour le développement économique, social et environnemental de cette zone stratégique du pays.

Avec ce schéma en cours de validation, le Pôle Centre se positionne comme un acteur-clé dans la dynamique de transformation territoriale engagée par les autorités sénégalaises.

Alioune Sall dénonce une campagne de dénigrement contre Ousmane Sonko

Le membre de PASTEF fustige les attaques médiatiques « orchestrées par les anciens tenants du pouvoir » et réaffirme l’engagement du parti pour un Sénégal juste, souverain et transparent.

Chers compatriotes,

Une fois encore, notre Président de parti, Ousmane SONKO, fait l’objet d’attaques ignominieuses, injustifiées et malhonnêtes de la part d’individus sans visage, camouflés en chroniqueurs, mais dont l’unique mission est de semer le trouble et la division au Sénégal.

Ces politiciens encagoulés, serviteurs zélés d’un système moribond, instrumentalisent certains médias irresponsables pour tenter de salir l’honneur d’un homme et d’un mouvement qui incarnent l’espoir d’un Sénégal juste et souverain.

Cette stratégie de provocation permanente, orchestrée par ceux qui ont tenté un coup d’État institutionnel en février 2024, est inacceptable dans une République qui se veut démocratique.

Macky Sall, Amadou Bâ, Sidiki Kaba et leurs troubadours, installés à l’Assemblée nationale entre 2017 et 2024, pour servir leurs desseins inavouables, n’ont visiblement pas renoncé à leurs manœuvres destructrices.

Balayés par une volonté populaire irrépressible entre mars et novembre 2024, ils persistent dans leur obsession du chaos, utilisant des mercenaires médiatiques pour détourner l’attention des Sénégalais des véritables enjeux notamment la reddition des comptes et la fin de l’impunité pour les pillages et les falsifications dont ils se sont rendus coupables.

Mais qu’ils comprennent ceci, Pastef n’est pas dupe.

Aux Patriotes de Pastef, rappelons leur que notre engagement pour la transformation du Sénégal n’a jamais été aussi ferme.

Rappelons à ceux qui croient que le « Gatsa Gatsa » est rangé dans les tiroirs parce que nous assumons désormais les responsabilités gouvernementales qu’ils se trompent lourdement.

Chers Patriotes, disons à ceux qui imaginent que nous les laisserons entraver le Juub Jubaal Jubbanti, cette marche inexorable vers la justice et la transparence, doivent déchanter.

Comme le dit l’adage, « Qui peut le plus, ne saurait ne pas faire le moins ».

Notre projet de société, Inchallah se réalisera avec le peuple sénégalais, comme nous l’avons promis.

Face aux défis du développement, de la création de richesse partagée et de la souveraineté nationale, nous restons déterminés.

Et face aux manigances politiques de ces opposants couards, qui se cachent derrière des hurleurs de plateaux télévisés, notre réponse sera ferme, légale et républicaine.

Le Sénégal avancera, malgré les calculs mesquins de ceux qui refusent de voir émerger une nouvelle ère.

Notre Président de parti, aujourd’hui à la tête de l’exécutif, saura conduire cette bataille avec lucidité et courage, entouré de ses troupes et du peuple qui l’a porté au pouvoir.

À bon entendeur, salut.

Alioune SALL
Membre de PASTEF

Sénégal – Le PDS dénonce une dérive autoritaire et exige la fin des arrestations arbitraires

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) a exprimé, ce mardi, sa « vive préoccupation » face à ce qu’il qualifie de « multiplication des arrestations et convocations arbitraires » visant des voix dissidentes. Dans une déclaration ferme et sans détour, la formation politique libérale dénonce des pratiques qu’elle assimile à « des dérives d’un pouvoir autoritaire » et appelle le président Bassirou Diomaye Faye à « prendre ses responsabilités ».

Selon le PDS, ces actes traduisent une volonté manifeste d’« instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins de répression », au détriment de la liberté d’opinion et d’expression, piliers jugés essentiels de toute démocratie. « Ce droit inaliénable ne peut être sacrifié au profit d’une volonté de contrôle ou de silence imposé », insiste le communiqué.

Fidèle à son histoire de lutte pour les libertés, le parti de Me Abdoulaye Wade réaffirme son attachement à la consolidation démocratique du Sénégal. « Nous n’accepterons jamais que les acquis chèrement obtenus par les générations passées soient remis en cause par des pratiques liberticides », martèle-t-il.

Dans cette logique, le PDS appelle le chef de l’État à mettre un terme immédiat à ce qu’il considère comme des « convocations et arrestations injustifiées », au nom d’un climat de liberté et de sérénité, indispensable selon lui à la cohésion nationale.

La déclaration intervient dans un contexte tendu, marqué par la convocation ce jour du chroniqueur Badara Gadiaga, dont le cas semble avoir été un élément déclencheur de la réaction du parti. Le PDS lui apporte un « plein soutien » et exige « la libération immédiate de tous les prisonniers d’opinion ».

Par ailleurs, le PDS exhorte les autorités à « se recentrer sur les véritables urgences » qui affectent le quotidien des Sénégalais. Il cite notamment « la flambée du coût de la vie, la précarité sociale, le chômage des jeunes, la crise du système éducatif et sanitaire » et souligne « la nécessité urgente d’une relance économique audacieuse ».

Sénégal – Affaire Tahirou Sarr : la justice gèle ses comptes bancaires, ses avocats font appel

Nouveau rebondissement dans le dossier explosif de l’homme d’affaires Seydou Sarr, alias Tahirou. Le juge d’instruction financier a ordonné la saisie des comptes bancaires du mis en cause, domiciliés à NSIA Banque. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’enquête menée sur un vaste scandale financier estimé à 125 milliards FCFA.

Les avocats de Tahirou Sarr ont immédiatement interjeté appel devant la Chambre d’accusation financière pour contester cette mesure de saisie pénale visant les soldes créditeurs. L’audience, qui devait se tenir ce mardi 9 juillet, a finalement été renvoyée au 23 juillet 2025. Un délai qui pourrait s’avérer décisif dans la stratégie de défense de l’homme d’affaires.

Pour rappel, Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt le 28 février dernier, après avoir été épinglé par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) dans le cadre d’opérations jugées suspectes, portant sur un montant total de 125 milliards FCFA. Il est inculpé pour association de malfaiteurs en groupe criminel organisé, escroquerie sur les deniers publics et blanchiment de capitaux, des délits particulièrement graves, portant sur une somme de 91 milliards FCFA.

L’affaire suscite un vif intérêt de l’opinion publique, d’autant plus que Tahirou Sarr est une figure bien connue du monde des affaires sénégalais. Certains y voient le symbole d’une volonté affichée des autorités judiciaires de s’attaquer aux circuits de la corruption financière, tandis que d’autres dénoncent une forme de harcèlement judiciaire.

AFFAIRE BADARA GADIAGA : l’Alliance Sauver le Sénégal parle au régime Pastef et interpelle le tandem Diomaye /Sonko

Vous avez des obligations de résultats. L’enjeu est ailleurs !

Relativement au débat public en chute libre , il convient de souligner que si la majorité au pouvoir peut envoyer à l’Assemblee Nationale des députés analphabètes pour: représenter le peuple sénégalais, voter des lois, contrôler l’action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques, elle ne devrait pas souffrir de chroniqueurs qui , fussent -ils non brevetés, ont fini de convaincre de leur capacité d’analyse et de synthèse ?

Aujourd’hui l’urgence est ailleurs ! Elle devrait étre centrée sur les préoccupations majeures des sénégalais. ⁠
-Travaillez à mettre la nourriture dans le ventre de nos compatriotes plutôt que la peur au ventre…
-Retournez au projet er aux engagements de rupture( don de soi à la patrie, bonne gouvernance , l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, la maîtrise de la dette,l’indépendance de la justice……,); engagements ,qui. honorés , peuvent sans doute développer notre pays.

Le sacerdoce c’est de mobiliser les sénégalais,toutes les énergies,chacune à son niveau de compétences, autour des défis à relever: l’économie, la souveraineté alimentaire, la sécurité, la défense de nos frontières face à la menace terroriste……
Le temps ne nous attend.
La durée du mandat et l’intransigeance du peuple à sauvegarder les acquis démocratiques conquis de hautes luttes n’est pas favorable à une tentative de transformation de notre Démocratie en Autocratie

Convocations et arrestations : Barthélémy Dias dénonce une « injustice notoire » et met en garde contre les dérives autoritaires

L’escalade des convocations et arrestations d’activistes et chroniqueurs continue d’alimenter les réactions dans la classe politique sénégalaise. Cette fois, c’est Barthélémy Dias, ancien maire de Dakar et leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk, qui a pris la parole pour condamner la situation.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, l’opposant a dénoncé ce qu’il qualifie « d’injustice notoire », pointant du doigt l’emprisonnement de citoyens dans un pays où la liberté d’expression est censée être garantie par la Constitution.

« Je voudrais rappeler, suite à toute cette injustice notoire sur d’honnêtes citoyens emprisonnés ou menacés, que le Sénégal est une République et un État de droit dans lequel la liberté d’expression est un droit constitutionnel », écrit-il.

Barthélémy Dias invite les autorités à « la tenue et à la retenue », quelle que soit leur position ou leur fonction, soulignant que nul n’est au-dessus des principes démocratiques :

« Quelque soit votre rang, titre ou grade ! Tout protocole observé, je vous invite à la tenue et à la retenue. »

L’ancien édile met également en garde contre les conséquences à long terme de ce qu’il considère comme des dérives autoritaires :

« Je rappelle que l’histoire et la justice finissent toujours par rattraper les dérives autoritaires et dictatoriales. »

Convocation de Badara Gadiaga : TAS dénonce une « instrumentalisation » de la justice et recadre Ousmane Sonko

La comparution du chroniqueur Badara Gadiaga devant la Division spéciale de la cybersécurité continue de faire réagir la classe politique. Ce mardi, Thierno Alassane Sall, président du parti La République des Valeurs, s’est rendu sur place pour lui manifester son soutien, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de dérives inquiétantes.

Face aux journalistes, l’ancien ministre a fustigé une « instrumentalisation de l’appareil judiciaire » au service de visées politiques :

« La justice est aujourd’hui utilisée comme un outil de répression contre ceux qui expriment des opinions critiques. C’est une dérive autoritaire qu’il faut condamner fermement », a-t-il affirmé.

Thierno Alassane Sall a également profité de l’occasion pour revenir sur les déclarations polémiques du Premier ministre Ousmane Sonko à l’encontre des magistrats. Il a estimé que ces attaques verbales allaient bien au-delà de ce qui est reproché à Badara Gadiaga :

« Les propos tenus par Ousmane Sonko à l’endroit des magistrats sont bien plus graves que tout ce qu’on a pu entendre sur les plateaux de télévision », a-t-il souligné, dénonçant un traitement à géométrie variable des prises de parole publiques.

Convocation de Badara Gadiaga et mise en demeure de GFM : Thierno Bocoum dénonce les dérives du pouvoir et du CNRA

La convocation du chroniqueur Badara Gadiaga à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC) continue de susciter de vives réactions. Ce mardi, Thierno Bocoum, leader du mouvement AGIR, s’est rendu sur place pour lui apporter son soutien, tout en fustigeant ce qu’il considère comme une offensive contre les libertés au Sénégal.

Devant les journalistes rassemblés aux abords des locaux de la DSC, Thierno Bocoum a livré un discours ferme :

« La liberté d’expression est un acquis démocratique essentiel dans notre pays. C’est elle qui a permis les différentes alternances politiques. Personne ne pourra empêcher les Sénégalais d’exprimer librement leurs opinions », a-t-il martelé.

Il a appelé à la libération immédiate de Badara Gadiaga, dont il estime l’interpellation injustifiée. Pour illustrer son propos, le président du mouvement AGIR a évoqué les déclarations controversées d’un député membre de Pastef.

« Nous savons tous qui a tenu des propos offensants en interprétant une décision de justice comme une relation entre un client et une prostituée. Ce n’est pas Badara Gadiaga, mais bien celui (Amadou Ba, député de Pastef) qui a porté atteinte à l’image de son propre leader. Qu’on laisse Gadiaga rentrer chez lui », a-t-il lancé.

CNRA pointé du doigt

Thierno Bocoum a également réagi à la récente mise en demeure adressée au Groupe Futurs Médias (GFM) par le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA). Dans une sortie sans détours, il a dénoncé ce qu’il considère comme un instrumentalisation politique de l’organe de régulation :

« Le CNRA n’a pas vocation à être le bureau politique de Pastef ni le bras armé du pouvoir en place. Sa mission est d’assurer un traitement équitable et professionnel de l’audiovisuel, pas de bâillonner les médias », a-t-il déclaré.

Pourquoi le chroniqueur Badara Gadiaga a drainé autant de monde lors de sa convocation à la direction de la Cybercriminalité ?

C’est à travers l’émission « Jakaarlo Bi » sur TFM que le grand public a découvert Badara Gadiaga. Réputé cogneur et non peureux, il a quand même impulsé un style atypique : des attaques directes, des critiques fondées et sans langue de bois. Il est un redoutable contradicteur qui maîtrise le wolof. Il a la particularité de polariser l’attention sur l’émission avec des mots comiques et bien puisés dans la richesse de la langue de Kocc Barma.

Chroniqueur et commentateur médiatique : Reconnu via l’émission Jakaarlo Bi sur TFM, il s’est fait un nom par son franc-parler et ses analyses politiques rigoureuses.

Ses interventions, toujours basées sur des faits précis et irréfutables, sont un mélange de rigueur intellectuelle et de franchise. Toutefois, son franc-parler, loin de faire l’unanimité, a parfois suscité des réactions vives au sein de l’opinion à travers les réseaux sociaux. La dernière émission avec Amadou Bâ a fini de montrer qu’il s’est érigé en farouche défenseur de la liberté d’expression en visant toujours ceux qui refusent la pensée plurielle et l’affaire Adji Sarr vs Sonko, qu’il a commenté après les propos du député Amadou BÂ, a été sûrement de mauvais goût pour le régime qui compte «  effacer » tous ses pourfendeurs selon les mots du PM.

Il est présentement en audition dans les locaux de la division de la Cybercriminalité sur la Corniche. Nos équipes sont sur place pour suivre de près la suite que le Procureur de la République va donner à cette affaire.

DSC : entré spectaculaire de Badara Gadiaga

Sénégal – Talla Sylla : « Le peuple ne suivra que pour des avancées concrètes et palpables »

Dans une déclaration empreinte de gravité et de lucidité, l’ancien maire de Thiès, Talla Sylla, est revenu sur les causes profondes de la rupture entre le régime de Macky Sall et le peuple sénégalais. Pour le président du parti Jëf-Jël, la sanction électorale infligée à l’ancien pouvoir ne s’explique pas uniquement par les politiques économiques ou sociales, mais surtout par un bilan immatériel désastreux, marqué par les atteintes aux libertés et à la justice.

« Le Sénégal : une nation ancrée dans la liberté et la justice. Si le régime de Macky Sall a été sanctionné, c’est principalement en raison de son bilan immatériel », a-t-il affirmé.

Talla Sylla insiste sur la maturité démocratique du peuple sénégalais, qui a démontré à plusieurs reprises qu’il ne se laisse ni dominer, ni intimider durablement.

« Il ne faut jamais confondre un peuple silencieux avec un peuple qui se tait », a-t-il averti, en référence à ceux qui pensent que l’absence de soulèvement équivaut à l’acceptation.

L’homme politique rappelle que le Sénégal est le fruit de combats historiques pour la démocratie, et qu’il n’a pas attendu l’alternance de 2012 ou l’arrivée au pouvoir de Macky Sall en 2014 pour exister politiquement.

« Le Sénégal n’est pas né en 2014. Nous en sommes à la troisième alternance démocratique, fruit du combat et des sacrifices de générations entières face à des adversités bien plus grandes. »

Dans une confession personnelle rare, Talla Sylla est revenu sur son propre parcours, marqué par la persécution politique.

« J’ai été interpellé, arrêté, emprisonné et même victime de tentatives d’assassinat à plusieurs reprises. Mais je suis resté inébranlable aux côtés des authentiques républicains et démocrates. »

Son engagement, dit-il, a toujours reposé sur la défense des principes républicains et la volonté de bâtir un Sénégal juste et équitable.

Talla Sylla se veut également pédagogique, citant une maxime comme une mise en garde contre les dérives autoritaires :

« D’une petite erreur on peut toujours faire une erreur monstrueuse, il suffit d’y insister, de lui trouver des justifications profondes, de la mener à son terme. »

Il appelle ainsi à rompre définitivement avec toute stratégie politique basée sur la domination et la peur :

« Il est grand temps de tourner le dos à une approche vouée à l’échec : celle de soumettre les Sénégalais. »

L’ancien ministre conseiller conclut son intervention par un appel clair à la nouvelle gouvernance, l’invitant à ne pas s’endormir sur le rejet du passé, mais à répondre aux attentes urgentes des citoyens.

« Notre peuple ne suivra que pour des avancées concrètes et palpables. Les Sénégalais aspirent à mieux se nourrir, mieux se soigner, mieux se loger et mieux s’instruire. »

Dakar – Justice : Le procès pour diffamation opposant Ibrahima Barry Gassama à Abdou Nguer et Bougane Gueye renvoyé au 8 octobre

Le procès très attendu opposant le chroniqueur Abdou Nguer et son employeur Bougane Dany Gueye à l’enseignant Ibrahima Barry Gassama a été renvoyé au 8 octobre 2025 par le tribunal correctionnel de Dakar. L’audience, qui devait marquer l’ouverture des débats sur les accusations de diffamation, n’a finalement pas pu se tenir dans les conditions prévues.

Abdou Nguer, actuellement placé en détention préventive dans le cadre d’autres dossiers judiciaires, n’a pas été extrait de sa cellule pour comparaître. Quant à Bougane Gueye, patron du groupe D-Media, il brillait également par son absence, ce qui a conduit le tribunal à repousser l’affaire.

L’enseignant Ibrahima Barry Gassama, partie civile dans ce dossier, poursuit Abdou Nguer pour des propos jugés diffamatoires tenus lors d’une émission diffusée sur SenTV, chaîne appartenant à D-Media. Le chroniqueur y avait mis en doute l’intégrité du professeur Gassama, notamment en s’attaquant à sa nomination au Grand Prix du Chef de l’État, l’accusant publiquement de fraude.

Une accusation grave qui, selon la partie civile, a causé un important tort moral et professionnel à l’enseignant, aujourd’hui déterminé à obtenir réparation devant la justice. La présence de Bougane Gueye dans la procédure, en tant que directeur de la chaîne ayant diffusé les propos incriminés, ajoute un enjeu médiatique à ce contentieux judiciaire.

Dernière minute : Bachir Fofana et Moustapha Diakhaté retournent en prison, le délibéré renvoyé au 16 juillet

Le couperet judiciaire n’est pas encore tombé pour le journaliste Bachir Fofana et l’ancien ministre-conseiller Moustapha Diakhaté. Le délibéré, initialement attendu ce mercredi, a été reporté au 16 juillet 2025, prolongeant ainsi leur incarcération.

Les deux hommes, poursuivis notamment pour diffusion de fausses nouvelles et outrage à magistrat, étaient comparus ces dernières semaines dans un climat de vives tensions entre leurs soutiens et les autorités judiciaires. Le tribunal a annoncé le renvoi du verdict, sans en préciser publiquement les motivations.

Cette décision suscite une nouvelle vague d’indignation parmi les organisations de défense des droits humains et une partie de la classe politique, qui dénoncent un « acharnement judiciaire » visant à museler des voix critiques.

Pour rappel, Bachir Fofana avait été placé en détention après la publication de plusieurs révélations controversées sur les avantages indus accordés à des élus, tandis que Moustapha Diakhaté, figure connue pour ses prises de position tranchées contre la majorité présidentielle, est accusé de propos jugés attentatoires à l’institution judiciaire.

En attendant le délibéré du 16 juillet, les deux prévenus demeurent sous mandat de dépôt. Leur sort continue d’alimenter un débat houleux sur la liberté d’expression et l’indépendance de la justice au Sénégal.

Babacar Ba alerte sur les dérives liberticides : « Aidons le régime à ne pas sombrer dans la dictature »

Le président du Forum du Justiciable, Babacar Ba, est monté au créneau après les récentes convocations de journalistes et chroniqueurs à la Division spéciale de la cybercriminalité. Dans un contexte marqué par de nombreuses interpellations et enquêtes judiciaires visant des voix critiques, il exprime sa vive préoccupation et invite les autorités à préserver les acquis démocratiques.

« J’ose espérer que l’auto-saisine du Procureur de la République ne s’est pas justifiée par une quelconque pression politique. La liberté d’opinion, dans la limite du respect des textes de loi, n’est pas négociable au Sénégal », a-t-il déclaré dans une réaction rendue publique ce mercredi.

Babacar Ba estime qu’il est de la responsabilité collective des acteurs politiques et de la société civile de défendre les libertés fondamentales et de prévenir tout basculement autoritaire. « Aidons le régime à ne pas sombrer dans la dictature », a-t-il insisté, soulignant que la démocratie sénégalaise a été bâtie sur la pluralité des opinions et la capacité à tolérer le débat contradictoire.

Ces propos interviennent alors que plusieurs journalistes et chroniqueurs sont convoqués pour avoir exprimé des opinions ou relayé des informations jugées sensibles. Pour le Forum du Justiciable, il est essentiel de rappeler que la justice n’est pas un outil de règlement politique et que la critique, même virulente, fait partie intégrante du jeu démocratique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°507 – 09/07/2025

🔴 CONVOCATION DE BADARA GADIAGA APRÈS LA COLÈRE « PASTÉFIENNE » SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : DU DÉJÀ-VU
🔴 CRITIQUES CONTRE LES MAGISTRATS : GUEUM SA BOPP RÉCLAME LA TÊTE DE SONKO

🔴 FSF / BRUITS DE COULOIRS : À QUI PROFITE LE REPORT ? (Par Alioune Fall)
🔴 LSFP : LE JARAAF PIÉGÉ PAR L’AS CAMBÉRÈNE

Affaire Badara Gadiaga : Thierno Bocoum dénonce une « volonté de faire taire les voix discordantes »

L’affaire Badara Gadiaga continue d’alimenter une vive polémique sur la liberté d’expression au Sénégal. Cette fois, c’est Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR et ancien député, qui a pris la parole pour fustiger ce qu’il décrit comme une dérive autoritaire du pouvoir en place.

Dans une déclaration sans détour, Thierno Bocoum a estimé qu’au lieu de convoquer le chroniqueur Badara Gadiaga, la justice devrait plutôt interroger le juriste de Pastef qui, selon lui, a introduit l’élément le plus offensant dans cette affaire : une interprétation de la condamnation d’Ousmane Sonko pour corruption de la jeunesse assimilant le dossier à une « relation entre un client et une prostituée ».

Pour Thierno Bocoum, ni le juge dans son verdict, ni l’article 324 du Code pénal sénégalais ne contiennent une telle qualification. « Cette interprétation offensante, venue de l’intérieur, a porté atteinte à la dignité de leur propre leader. C’est bien de là que vient le scandale, pas de ceux qui l’ont rapportée », a-t-il tranché.

Il estime que la convocation de Badara Gadiaga n’est qu’un nouvel épisode d’une stratégie assumée de répression contre les voix critiques : « Convoquer Badara aujourd’hui, c’est simplement chercher à faire taire une voix dissidente, comme on l’a fait hier avec tant d’autres et aujourd’hui avec Madiambal Diagne. »

L’opposant ne mâche pas ses mots pour qualifier l’attitude du pouvoir : « Une volonté manifeste d’effacer toute voix discordante est totalement assumée. Ce régime est dangereux non seulement par son incompétence mais aussi par sa méchanceté et son irresponsabilité flagrante. »

Thierno Bocoum affirme que cette escalade ne laisse plus d’autre option que de résister. « Ils ne nous laissent aucun autre choix que de leur faire face », a-t-il averti, avant de conclure sur un message de détermination : « Le Sénégal ne deviendra pas une dictature. Ce pays restera une démocratie. »

Dans ce climat tendu où convocations et poursuites judiciaires se multiplient contre des journalistes et chroniqueurs, ces propos viennent conforter les inquiétudes croissantes sur l’avenir des libertés publiques au Sénégal.

Alioune Tine sur l’affaire Badara Gadiaga : « Ce n’est ni au procureur ni à la cybercriminalité de faire la police des idées »

Le fondateur d’Afrikajom Center et défenseur des droits humains, Alioune Tine, a réagi avec gravité à la polémique qui enfle autour de la convocation et de la possible arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga. Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, il a mis en garde contre la tentation de la répression et rappelé que « ni la cybercriminalité, ni le procureur n’ont vocation à faire la police des idées dans une démocratie ».

Selon lui, le Sénégal, dont le modèle démocratique est cité en exemple sur le continent africain, ne doit pas céder à la dérive autoritaire. Il souligne que le pluralisme politique et la liberté d’expression impliquent nécessairement des confrontations verbales, parfois vives, qui relèvent du débat démocratique et non du champ judiciaire.

« Les partisans du Premier ministre Ousmane Sonko qui poussent le procureur à arrêter, détenir et emprisonner Badara Gadiaga et les chroniqueurs qui critiquent le régime ne lui rendent pas service », a averti Alioune Tine. « Ils ne rendent pas service au Sénégal dont le modèle démocratique suscite l’intérêt partout sur le continent et dans le monde. »

L’analyste rappelle que les « joutes verbales, les polémiques et les confrontations » sont consubstantielles à la vie démocratique et que c’est aux citoyens et aux téléspectateurs d’arbitrer ces débats, non à la justice pénale.

Il a pris l’exemple de l’émission « Jakaarlo », qualifiée de véritable arène politique, qui attire l’attention des Sénégalais comme un grand combat de lutte. « Quand on va dans une émission comme Jakaarlo, on sait à l’avance à quoi s’en tenir. Cela suscite autant d’intérêt que la confrontation entre Eumeu Sène et Balla Gaye, avec la même polarisation et presque la même attitude des supporters », a-t-il observé.

Alioune Tine met également en garde contre l’effet pervers de la criminalisation des opinions, qui contribue à transformer ceux qui en sont victimes en figures héroïques. « Envoyer Badara Gadiaga en prison, c’est le soumettre à une épreuve politique qualifiante qui va en faire un héros », estime-t-il. Il rappelle que c’est exactement ce mécanisme qui a renforcé la popularité d’Ousmane Sonko : « Sa résistance farouche à la liquidation politique a fait de lui le héros politique adulé par les jeunes. »

Plus largement, Alioune Tine a souligné la fragilité du contexte national et international, marqué par des « mutations civilisationnelles disruptives » qui rendent la société sénégalaise particulièrement vulnérable aux tensions.

Il appelle toutes les parties prenantes, responsables politiques et citoyens, à faire preuve de retenue et à calmer le jeu. « On doit mettre la balle à terre, éviter de mettre de l’huile sur le feu. Nous avons une démocratie polarisée et antagonique avec des adversaires qui se détestent », a-t-il insisté.

Enfin, Alioune Tine en appelle directement au Premier ministre Ousmane Sonko pour qu’il s’adresse à tous les Sénégalais et invite à la sérénité. « Il n’est pas le Premier ministre d’un seul parti, mais le Premier ministre de tous les citoyens sénégalais. À tous les citoyens sénégalais de le respecter, et de respecter l’institution qu’il incarne. »

Pour Alioune Tine, l’épreuve actuelle est l’occasion de choisir la voie de l’apaisement plutôt que celle de la répression. Car, rappelle-t-il, « quand ça chauffe et ça dérive, la solution ce n’est pas la prison, ce ne sont pas les intimidations, ce n’est pas la répression ».

Visite de Diomaye Faye aux États-Unis : Gueum Sa Bopp annonce une manifestation à Washington ce 9 juillet

Alors que le président Bassirou Diomaye Faye est attendu aux États-Unis pour une visite officielle sur invitation de son homologue américain, Donald Trump, le mouvement « Gueum Sa Bopp » entend faire entendre sa voix à Washington. Ce mardi 8 juillet, la Cellule des cadres du mouvement, dénommée « les Jambaars », a annoncé l’organisation d’une manifestation pacifique dans la capitale américaine, prévue pour ce mardi 9 juillet, jour d’arrivée du chef de l’État sénégalais.

Face à la presse, les responsables de Gueum Sa Bopp ont précisé avoir saisi leurs « partenaires démocratiques » établis aux États-Unis pour coordonner cette mobilisation. Leur objectif est de sensibiliser l’opinion internationale sur ce qu’ils qualifient de « répression silencieuse qui se poursuit au Sénégal, malgré les promesses de rupture et de renouveau démocratique » formulées par les nouvelles autorités.

Cette initiative marque un tournant dans la posture du mouvement dirigé par Bougane Gueye Dany, qui a décidé de porter la contestation sur le plan international. En plus de la manifestation de Washington, le mouvement annonce une série d’actions diplomatiques. Dès ce jeudi, une tournée sera lancée auprès des représentations diplomatiques présentes à Dakar, ainsi que des organisations internationales spécialisées dans la défense des droits humains.

Les cadres de Gueum Sa Bopp ont également déclaré qu’« une délégation de haut niveau » serait dépêchée dans plusieurs pays pour saisir les instances internationales compétentes, avec l’appui de leurs antennes implantées dans la diaspora. Cette campagne de plaidoyer vise, selon eux, à « alerter le monde sur les contradictions et les dérives » qu’ils attribuent à l’actuel pouvoir.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une série de tensions entre le pouvoir et certains segments de la presse et de la société civile, alimentées notamment par les convocations récentes de journalistes devant la Division spéciale de la cybersécurité (DSC) et la mise en demeure adressée par le CNRA à la télévision TFM.

Le CNRA ou la dérive d’un régulateur partisan

Le dernier communiqué du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), adressé au Groupe Futurs Médias (GFM) à la suite de l’altercation entre le député Amadou Ba et le chroniqueur Badara Gadiaga, marque une nouvelle étape inquiétante dans la politisation rampante des institutions de régulation au Sénégal. Ce qui devait être une instance neutre et impartiale est en train de devenir un instrument au service d’un agenda politique clair : celui de plaire au chef du parti Pastef, Ousmane Sonko.

Le CNRA semble avoir perdu toute mesure, et surtout toute distance. Au lieu de jouer son rôle de garant de la liberté et de la responsabilité dans les médias, il s’érige désormais en arbitre des opinions, avec une sévérité à géométrie variable. Le communiqué, plus politique que juridique, vise manifestement à intimider les médias qui n’entrent pas dans le moule idéologique du pouvoir actuel.

Cette posture n’est guère surprenante lorsque l’on connaît le parcours du doyen Mamadou Omar Ndiaye, président du CNRA, dont l’engagement en faveur du “projet” Pastef ne date pas d’hier. Son militantisme assumé rend toute prétention à l’impartialité caduque. Il est devenu régulateur du régime, non de l’audiovisuel.

Ce communiqué, plus qu’un avertissement, est un signal grave envoyé à toute la presse sénégalaise : il ne faut plus critiquer les figures du pouvoir, sous peine d’être rappelé à l’ordre par un régulateur aux ordres. Or, dans une démocratie, la liberté d’expression – y compris le droit à la polémique, à la satire, à l’ironie – doit rester une valeur cardinale. Ce n’est pas à un Conseil de régulation, surtout inféodé à un camp politique, de tracer les frontières de ce qui peut être dit ou non dans un débat public.

Ce dernier communiqué du CNRA contre le Groupe Futurs Médias, est une honte institutionnelle et une agression directe contre la liberté d’expression au Sénégal.

Dans un débat télévisé, c’est bien le député Amadou Ba lui-même – et non le chroniqueur – qui a employé en premier le mot “client” pour qualifier son interlocuteur, avant de franchir une limite grave : présenter publiquement Adji Sarr comme une prostituée, sans retenue, sans égard pour les principes de réserve que commande sa fonction. Pourquoi l’assemblée du CNRA n’a pas osé parler de cà ?
Où était la régulation quand un élu de la République se permet de tenir de tels propos sur une chaîne de télé ? Pourquoi ce deux poids, deux mesures ?

Le CNRA s’est contenté de cibler un média. Il a choisi le silence sur les dérapages du député et l’indignation sélective sur les propos du chroniqueur. Cette attitude n’est ni neutre ni professionnelle, elle est militante. Ce n’est pas une régulation. C’est une opération de protection politique, menée au nom d’une impartialité de façade.

Ce scénario est malheureusement bien connu. Hier, sous Macky Sall, c’était D-Media qui faisait les frais de cette régulation à géométrie variable. Deux coupures de signal, sans base juridique solide, avaient été décidées contre SEN TV et Zik FM, sous la houlette du CNRA. À l’époque déjà, on savait que ce “gendarme” des médias ne régulait que ce qui dérangeait le pouvoir de Maky Sall. Aujourd’hui, rien n’a changé. Seuls les alliés ont changé.

Sur le plan juridique, cette mise en demeure du CNRA viole les principes essentiels consacrés dans :
• l’article 8 de la Constitution qui garantit la liberté d’expression et la liberté de la presse,
• l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (ratifié par le Sénégal),
• la loi 2017-27 portant Code de la presse, qui exige que les mesures prises soient proportionnées, motivées, et dénuées de partialité politique.

Aucune de ces conditions n’est remplie ici. La mise en demeure du CNRA est non motivé sur le plan légal, biaisé dans son analyse, et discriminatoire dans sa cible. Il cherche à faire taire les voix critiques dans les médias, à faire peur, à imposer une nouvelle forme d’autocensure. Or, la régulation n’est pas la censure. Le CNRA n’a pas été créé pour défendre un président, un parti ou une idéologie. Il a été institué pour défendre l’intérêt général, l’équilibre de la parole publique, et la diversité des opinions.

Face à cette dérive, l’opinion publique ne doit pas rester passive. Les médias doivent résister, les journalistes doivent parler, les citoyens doivent dénoncer. Sinon, nous glisserons lentement mais sûrement vers une République où les institutions dites “indépendantes” deviennent les bras armés d’un régime, quel qu’il soit.

Le Sénégal mérite mieux qu’une régulation aux couleurs d’un parti.

Mouhamed Diop Journaliste a Dmedia

Affaire Jakaarlo : Les cadres de la République des Valeurs dénoncent une dérive liberticide après la mise en demeure de TFM

Le Cercle des Cadres de la République des Valeurs (CECAR) est monté au créneau après la mise en demeure adressée par le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) à la Télévision Futurs Médias (TFM), à la suite de l’émission Jakaarlo qui a suscité une vive polémique.

Dans une déclaration rendue publique, le CECAR exprime sa « profonde indignation » et dénonce ce qu’il qualifie de « tentative flagrante d’intimidation médiatique », estimant qu’elle traduit une volonté de restreindre la liberté d’expression et de mettre au pas les voix critiques.

Pour ces cadres issus de la République des Valeurs, formation politique fondée par Thierno Alassane Sall, le CNRA, censé incarner la neutralité et l’indépendance, a dévié de sa mission en prenant position « du côté du pouvoir en place, au détriment du débat public et de l’équilibre démocratique ».

Le CECAR rappelle qu’aucun manquement professionnel ou éthique n’a été constaté dans l’intervention du chroniqueur Badara Gadiaga, qui s’est limité, selon eux, à « commenter deux décisions de justice dans le cadre d’un débat légitime ». Ils soutiennent que ses propos relèvent du « droit fondamental à la liberté d’opinion », garanti par l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, par l’article 8 de la Constitution sénégalaise et par le Code de la presse.

Dans leur déclaration, les cadres soulignent que le rôle du CNRA n’est pas de devenir le « procureur d’un parti politique, quel qu’il soit », mais de garantir un « espace médiatique libre, pluraliste et responsable », conformément aux principes d’éthique et de déontologie tels que définis par la Charte de Munich de 1971 et les textes réglementant la presse sénégalaise.

« Cela suppose d’écouter toutes les voix, même celles qui dérangent, car la liberté d’expression n’est pas à géométrie variable », insistent-ils.

Le CECAR appelle l’ensemble des citoyens, des journalistes, des enseignants, des travailleurs et des jeunes à rester vigilants et à défendre les droits démocratiques fondamentaux. « Ce qui est en jeu ici, ce n’est pas seulement une émission de télévision, mais notre capacité collective à dire ce que nous pensons, à critiquer ce qui ne va pas et à exiger des comptes des gouvernants. C’est un droit, pas un privilège », peut-on lire dans leur communiqué.

Enfin, les cadres de la République des Valeurs expriment leur « soutien total » aux professionnels des médias, saluant leur « courage et leur intégrité » malgré les « pressions et les menaces » qu’ils subissent. « Ils sont la conscience vivante de notre démocratie et nous serons toujours à leurs côtés », conclut le texte.

Kenya : Macky Sall participe à la pose de la première pierre du siège du Centre mondial pour l’adaptation

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a pris part à Nairobi à la cérémonie officielle de pose de la première pierre du tout premier siège du Centre mondial pour l’adaptation (GCA), un projet inédit qui relie les pays du Sud et du Nord autour des défis climatiques.

Aux côtés du président kényan William Samoei Ruto, de l’ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et du président-directeur général du Centre, le Professeur Patrick V. Verkooijen, Macky Sall a souligné l’importance d’unir les efforts pour faire face aux effets du changement climatique sur le continent africain.

Dans un message publié sur Facebook, l’ancien chef de l’État sénégalais a salué un événement « marquant » qui, selon lui, illustre « l’engagement en faveur d’un partenariat équitable » et met en lumière le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique (AAAP), considéré comme l’initiative phare de l’Afrique en matière de résilience.

« Cet événement met en valeur le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique et encourage la mise en œuvre de solutions climatiques locales », a-t-il déclaré.

Ce nouveau siège du GCA vise à renforcer la coopération internationale, coordonner les financements et promouvoir l’innovation pour aider les pays africains à mieux s’adapter aux impacts du dérèglement climatique.

Macky Sall a conclu son intervention en appelant à la mobilisation collective : « Ensemble, nous construisons un avenir résilient et prospère pour tous. »

Grève des greffiers : le Haut Conseil du Dialogue Social alerte sur un risque d’effondrement de la fonction publique

La paralysie qui touche l’appareil judiciaire sénégalais depuis plusieurs semaines prend une tournure de plus en plus alarmante. Ce week-end, le président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), Mamadou Lamine Dianté, a tiré la sonnette d’alarme lors du 2ᵉ Déjeuner de la Paix à Dakar. Face aux positions irréconciliables qui opposent l’État aux greffiers en grève, il a évoqué un risque majeur de rupture du pacte social et d’effondrement de l’architecture de la fonction publique.

Le conflit porte sur la revalorisation du statut des greffiers. Ces derniers réclament un alignement direct de leur catégorie actuelle, le B2, au grade A2, et cela sans formation préalable. Pour eux, cette reconnaissance est un impératif de justice sociale et d’équité avec d’autres corps administratifs. De son côté, le gouvernement se montre ouvert à l’évolution de carrière mais pose comme préalable une formation de douze mois. Problème majeur : aucune structure d’accueil n’est à ce jour disponible pour organiser cette mise à niveau, et aucune procédure concrète n’a encore été entamée pour y remédier.

« Nous avons fait toutes les démarches nécessaires, rencontré les deux parties. Mais les positions sont restées tranchées. Ce blocage menace l’équilibre même de notre République », a regretté Mamadou Lamine Dianté, dont l’institution a multiplié les tentatives de médiation ces dernières semaines. Selon le président du HCDS, le risque est double : d’un côté, le prolongement de la crise judiciaire qui pénalise justiciables et avocats ; de l’autre, un précédent dangereux susceptible d’entraîner une cascade de revendications similaires dans d’autres segments de la fonction publique.

« Si on cède sur ce point sans cadre ni critères clairs, d’autres corps vont suivre et c’est toute l’architecture de l’administration qui va s’effondrer », a-t-il averti. Il a par ailleurs confirmé que les consultations effectuées par le Haut Conseil auprès des institutions compétentes montrent qu’un dispositif de formation est possible, à condition qu’il soit formalisé dans un délai réaliste et encadré par un référentiel rigoureux.

Mamadou Lamine Dianté a donc lancé un appel pressant aux deux parties : « La rigidité ne mène nulle part. Il faut un consensus dynamique, fondé sur la responsabilité partagée, pour préserver la paix sociale et la crédibilité de l’État. » Le HCDS redoute que, faute d’accord rapide, cette crise ne devienne une fracture institutionnelle irréversible, dans un contexte marqué par des tensions budgétaires et des attentes sociales accrues.

Sortie d’audition : « Ce que j’ai dit aux enquêteurs », déclare Madiambal Diagne

Après plusieurs heures passées dans les locaux de la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), le journaliste et patron du Groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, s’est présenté devant la presse pour livrer sa version des faits et dénoncer ce qu’il considère comme une tentative manifeste d’intimidation.

D’entrée, il a tenu à affirmer qu’aucune pression ne saurait lui faire renoncer à son droit fondamental à la liberté d’expression. « La liberté d’expression ne peut pas être menacée au Sénégal, seulement il y a des tentatives d’entrave à la liberté d’expression. Ceux qui essaient de le faire se trompent lourdement. Il leur incombe justement de la protéger. Mais ils doivent savoir qu’ils vont échouer », a-t-il déclaré d’un ton ferme. Il en a profité pour remercier les nombreux soutiens venus manifester leur solidarité, qu’ils soient des personnalités politiques, des membres de la société civile ou de simples citoyens.

Interrogé sur le motif de sa convocation, Madiambal Diagne a expliqué qu’il ne se sentait pas concerné par les propos reprochés. Selon lui, il aurait été plus logique d’entendre le député Amadou Bâ, protagoniste de l’altercation verbale survenue en plateau avec le chroniqueur Badara Gadiaga. « Je ne devais pas être convoqué, encore moins Badara Gadiaga. Celui qui devait être convoqué, c’est le député Amadou Bâ qui a tenu ces propos. Et j’ai dit ça aux enquêteurs », a-t-il martelé. Il a souligné que des milliers de Sénégalais ont déjà tenu des propos similaires, sans jamais être inquiétés, et qu’il ne comprend pas pourquoi lui seul devrait être poursuivi dans ce contexte.

Pour Madiambal Diagne, cette convocation est le signe d’une volonté d’ériger la peur en méthode de gouvernement. « S’ils pensent qu’ils peuvent me faire taire, c’est peine perdue », a-t-il lancé.

Le journaliste est également revenu sur la décision du CNRA, qui a mis en demeure la Télévision Futurs Médias après la diffusion de l’émission « Jakaarlo Bi ». Il a dénoncé une mesure qu’il juge disproportionnée et contraire à l’esprit du débat démocratique. « Moi, je suis un homme de médias et je dirige des journalistes francophones. Et quand il y a un débat public, il faut qu’on arrive à situer les responsabilités. Badara Gadiaga n’a attaqué personne, au contraire, il a été insulté. Est-ce qu’il n’a pas le droit de répondre aux attaques qui sont dirigées contre lui ? C’est ça le débat », a-t-il insisté.

Pour conclure, Madiambal Diagne a estimé que la situation révèle un malaise plus profond concernant les relations entre le pouvoir et la presse. Il a assuré qu’il ne cesserait pas d’exercer son métier, quels que soient les obstacles : « Badara Gadiaga a touché là où ça fait mal. Il n’a fait que rapporter des faits. »

Mise en demeure du CNRA contre TFM : Birahim Seck dénonce une « judiciarisation » du débat démocratique

Le coordinateur du Forum Civil, Birahim Seck, a vivement critiqué la mise en demeure adressée à la Télévision Futurs Médias (TFM) par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA). Une décision qui, selon lui, illustre une dangereuse dérive : celle d’une « judiciarisation du débat démocratique » au Sénégal.

Présent ce mardi matin dans les locaux de la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), où il accompagnait le journaliste Madiambal Diagne convoqué pour audition, Birahim Seck a profité de l’occasion pour se prononcer sur la situation actuelle des médias et sur la posture du CNRA.

Selon lui, il est inadmissible que des échanges d’idées dans une émission de débat comme « Jakaarlo Bi » soient traités comme des infractions à sanctionner plutôt que comme des expressions normales et nécessaires de la vie démocratique. Pour le responsable du Forum Civil, une telle démarche ne fait qu’aggraver le climat de méfiance entre les pouvoirs publics et les médias.

Il estime que le CNRA, en s’attaquant à une émission populaire diffusée sur une chaîne privée, risque de compromettre la liberté de la presse et d’instaurer un précédent dangereux pour l’expression pluraliste. Il appelle donc les autorités à faire preuve de retenue et à recentrer leur action sur les véritables priorités du pays.

Birahim Seck a par ailleurs rappelé que le rôle de l’État est de garantir la liberté d’opinion, même lorsque celle-ci dérange. Il a invité le gouvernement à se concentrer sur les urgences économiques et sociales, plutôt que de multiplier les convocations de journalistes et les décisions perçues comme des formes de répression.

Pour lui, le débat d’idées ne saurait être criminalisé, et l’espace médiatique doit rester un lieu ouvert à la contradiction, à la critique, mais aussi à la construction démocratique.

Kaolack – Sénégal / Société : Le peuple Sérère s’engage pour revaloriser l’éducation et la culture

Longtemps marginalisée et menacée par une modernité galopante, la culture sérère connaît aujourd’hui un véritable mouvement de renaissance. À l’initiative de journalistes, d’enseignants, de jeunes et de femmes engagés, un combat s’est engagé pour sauvegarder cette richesse identitaire.

Le peuple sérère, l’un des plus anciens groupes ethniques du Sénégal, est reconnu pour sa spiritualité, ses traditions agricoles et son profond attachement à la terre. Jadis transmis de génération en génération, les savoirs ancestraux — chants sacrés, récits oraux, rites initiatiques — sont aujourd’hui en péril. L’exode rural et une éducation souvent éloignée de la langue maternelle ont éloigné une partie de la jeunesse de son héritage culturel.

« Nos enfants parlent de moins en moins le sérère. Ils ne connaissent plus les contes, ni les chants traditionnels. Si rien n’est fait, nous risquons de perdre notre identité », alerte Birama, journaliste à Sud FM, initiateur d’une émission radiophonique dédiée intitulée Njoocktorr Ndioffana Pam.

C’est dans ce contexte qu’une conférence publique s’est tenue ce mardi 8 juillet 2025 à Kaolack, autour du thème : « Redynamiser la langue et l’éducation en milieu sérère ». L’événement, organisé dans le Sine-Saloum, avait pour objectif de sensibiliser les populations, notamment celles issues de cette région, sur l’urgence de préserver leur patrimoine culturel.

« Cette rencontre s’inscrit dans un vaste mouvement de remobilisation et de revalorisation de la culture sérère. Il s’agit de réveiller les consciences, surtout chez les jeunes », a déclaré Mamadou Faye, instituteur de formation et membre de l’inspection d’académie de Fatick.

Sur le plan historique, M. Faye a rappelé les origines du peuple sérère, remontant selon certaines traditions à l’Égypte pharaonique. « Le peuple sérère serait passé par le Sahara et le Namadirou avant de s’installer dans les régions actuelles du Sine, du Saloum et du Baol », a-t-il expliqué.

Il a également évoqué les fondements de l’éducation traditionnelle sérère, structurée autour des rôles sociaux genrés.

« L’éducation n’était pas uniforme, car chaque individu avait un rôle à jouer dans la société. Les hommes et les femmes recevaient des enseignements spécifiques, liés à leurs responsabilités respectives. Un garçon héritait souvent du métier de son père. C’est pourquoi l’éducation était à la fois diversifiée et spécialisée », a-t-il précisé.

Fata Ndiaye, ancien directeur d’école, a plaidé pour une approche bilingue de l’enseignement :

« Nous voulons que nos enfants sachent lire et écrire en sérère, pour qu’ils soient fiers de leur culture. L’éducation bilingue est une solution prometteuse. »

Les initiateurs du mouvement insistent : il ne s’agit pas de rejeter le français ni le système éducatif national, mais plutôt de bâtir des passerelles entre les savoirs modernes et les traditions locales.

« Quand un enfant connaît ses origines, il développe confiance et fierté. Revaloriser notre culture n’est pas un choix, c’est une nécessité pour exister demain », a conclu Mamadou Faye.

Médias : Le CDEPS dénonce une instrumentalisation du CNRA contre la presse sénégalaise

Le climat entre les autorités de régulation et les médias privés sénégalais s’envenime encore. Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a exprimé ce mardi sa « profonde indignation et inquiétude » après la Décision 0001/CNRA du 7 juillet 2025, par laquelle le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a mis en demeure le Groupe Futurs Médias, menaçant de suspendre tout ou partie des programmes de la TFM.

Dans son communiqué, le CDEPS rappelle qu’un précédent communiqué daté du 26 mars 2025 avait déjà été publié par le CNRA, alors même que son collège n’était pas encore installé. Pour le CDEPS, cette répétition d’attaques contre le même organe de presse traduit un acharnement intolérable et une logique partisane contraire aux missions d’un régulateur indépendant. L’organisation professionnelle estime qu’il est inconcevable qu’un organe censé garantir la pluralité et la liberté des médias prenne parti dans les divergences d’opinion et les débats télévisés, qui sont le socle même de la démocratie.

Le CDEPS souligne qu’il est « incompréhensible » que le CNRA condamne systématiquement une partie au profit d’une autre, comme en témoigne l’épisode de l’émission « Jakaarlo » du 4 juillet 2024, au cours de laquelle un chroniqueur et un militant politique avaient échangé des propos vifs. La décision de sanctionner la chaîne au lieu d’en appeler à l’équilibre et à la responsabilité des intervenants est perçue comme une démonstration de parti-pris manifeste.

L’organisation s’alarme également de ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire visant à « mettre au pas » la presse, en conformité avec des injonctions qu’elle attribue à un parti politique. Depuis plus de quinze mois, le CDEPS dit se battre contre ce qu’il qualifie de menaces et de manœuvres visant à « asphyxier les médias privés ». Il évoque des mesures cumulatives, telles que l’inquisition fiscale, la privation de ressources publicitaires, le refus d’honorer des prestations pourtant déjà exécutées, les coupures jugées illégales de signaux de certaines chaînes et le blocage prolongé depuis deux ans du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP).

La situation est d’autant plus préoccupante, estime l’organisation, que des journalistes font de plus en plus l’objet de convocations policières et de procédures pénales jugées « expéditives et contraires aux règles judiciaires ». La convocation de Madiambal Diagne par la Division spéciale de la cybersécurité est citée comme le dernier exemple d’un climat de suspicion et de pression constante exercé sur les professionnels des médias.

Face à ce qu’il qualifie de dérive dangereuse, le CDEPS affirme son soutien sans réserve au Groupe Futurs Médias et appelle à un sursaut démocratique. L’organisation exige une indépendance absolue du CNRA et met en garde contre toute tentative d’instaurer ce qu’elle appelle une « police de la pensée » visant à censurer les débats et à intimider les journalistes.

Réaffirmant son attachement indéfectible à la liberté de presse, qu’il considère comme un pilier essentiel de la démocratie, le CDEPS appelle solennellement le président de la République et son gouvernement à assumer leur responsabilité de garants de l’État de droit et des libertés fondamentales. Il invite la société civile, les autorités coutumières, les chefferies religieuses musulmanes et chrétiennes, ainsi que l’ensemble des forces politiques et des citoyens sénégalais à défendre les principes fondateurs d’une société démocratique et pluraliste.

Pour le CDEPS, la liberté d’expression et l’indépendance des médias ne sauraient être des variables d’ajustement au gré des rapports de force politiques.

Cybercriminalité : Badara Gadiaga convoqué après un accrochage télévisé avec le député Amadou Ba

Le chroniqueur politique Badara Gadiaga est convoqué ce mercredi 9 juillet à 15 heures par la Division de la cybercriminalité. L’annonce a été faite par l’intéressé lui-même sur ses réseaux sociaux. Cette convocation intervient quelques jours seulement après une altercation très remarquée entre lui et le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, sur le plateau de l’émission « Jakarlo », diffusée vendredi dernier sur la TFM.

Dans une publication sobre mais évocatrice, Badara Gadiaga a indiqué : « Chers compatriotes, je viens de recevoir un coup de fil de la Cybercriminalité m’informant de ma convocation demain mercredi 09 juillet à 15h. L’essentiel le Sénégal ». Aucun autre détail n’a pour l’instant été donné sur l’objet exact de cette convocation, mais le lien avec le récent accrochage télévisé semble évident.

L’émission en question, suivie par des milliers de téléspectateurs, avait viré à l’affrontement verbal entre les deux invités. Les échanges, parfois houleux, ont attiré l’attention sur les tensions croissantes entre figures médiatiques et responsables politiques, dans un climat où la liberté d’expression et la critique politique sont de plus en plus surveillées.

Cette convocation s’inscrit dans une série d’interpellations récentes de journalistes et chroniqueurs ayant exprimé des points de vue jugés critiques à l’égard du pouvoir. Elle relance les débats autour du respect des libertés publiques et de la place du débat démocratique dans l’espace médiatique sénégalais.

Dans l’attente de son audition, Badara Gadiaga n’a pas encore donné de précisions sur sa ligne de défense. Mais son ton résolu laisse entrevoir une volonté de faire face, dans un contexte où plusieurs voix s’élèvent déjà pour dénoncer ce qu’elles perçoivent comme une dérive sécuritaire dans le traitement des opinions dissidentes.

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Convoqué à la DSC : Madiambal Diagne reçoit le soutien de Birahim Seck qui tacle sévèrement le régime de Pastef

Le journaliste Madiambal Diagne, patron du groupe Avenir Communication, a été convoqué ce mardi 8 juillet à la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC). Alors que les motifs exacts de cette convocation ne sont pas encore connus, cette démarche suscite déjà de nombreuses réactions. L’une des plus virulentes est celle de Birahim Seck, coordinateur du Forum Civil, venu apporter son soutien au journaliste.

Face à la presse, Birahim Seck a haussé le ton et dénoncé l’attitude du régime actuel. « Le régime de Pastef a tort, et il continue de faire des erreurs. Le Parti Pastef pense qu’il est toujours dans l’opposition. Ils veulent intimider les Sénégalais et les faire taire. Ils se trompent », a-t-il déclaré avec fermeté.

Pour l’acteur de la société civile, cette convocation s’inscrit dans une tendance inquiétante de restriction de la liberté d’expression, là où le pouvoir devrait plutôt s’ouvrir à la critique. Il estime que la parole publique, même dérangeante, ne saurait être muselée. « Les Sénégalais qui ont porté ce régime au pouvoir ne sont pas dupes. On ne doit pas avoir peur de dire la vérité à ceux qui nous gouvernent. Lorsqu’ils ont tort, on a le droit de leur dire qu’ils ont tort », a-t-il martelé.

Birahim Seck a également recentré le débat sur les priorités du pays. Il a rappelé que le gouvernement doit répondre aux attentes pressantes des populations en matière de développement économique, d’emploi et de gestion des finances publiques. « Ce que le peuple attend, ce ne sont pas des débats autour d’une personne. Il faut des solutions aux problèmes réels des Sénégalais, des réponses concrètes aux promesses de campagne », a-t-il souligné.

La convocation de Madiambal Diagne, personnage central du paysage médiatique sénégalais, et la réaction ferme du Forum Civil, ouvrent ainsi un nouvel épisode dans les relations tendues entre le pouvoir en place et certaines voix critiques. Une tension qui ravive les inquiétudes sur l’état des libertés publiques sous l’ère Pastef.

Madiambal Diagne après son audition : « Peut-être qu’on veut me réduire au silence, mais c’est peine perdue »

Le journaliste et patron du Groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, s’est exprimé à l’issue de son audition par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC). Visiblement surpris par sa convocation, il n’a pas caché son incompréhension et a pointé du doigt ce qu’il considère comme un acharnement injustifié.

« Je n’aurais pas dû être convoqué, et Badara Gadiaga non plus », a-t-il déclaré devant la presse, dénonçant une procédure qu’il juge infondée. Pour Madiambal Diagne, le véritable auteur des propos ayant suscité la polémique est le député Amadou Bâ. Il estime que ce dernier, dont les déclarations ont alimenté les débats sur les réseaux sociaux et dans les médias, devrait être celui à répondre aux questions des enquêteurs.

Le journaliste va plus loin en s’interrogeant sur les motivations réelles de cette convocation. « Peut-être pour essayer de me réduire au silence, mais c’est peine perdue », a-t-il lancé, déterminé à ne pas se laisser intimider. Il défend son droit à l’expression et affirme qu’il continuera à exercer son métier sans crainte ni concession.

Par ailleurs, il a exprimé sa solidarité avec Badara Gadiaga, également convoqué dans ce contexte. Ce dernier est lui aussi au centre de plusieurs polémiques médiatiques récentes, ce qui soulève des interrogations sur les critères ayant conduit à ces convocations ciblées.

Le BTP sénégalais au bord du gouffre : entre dettes abyssales, chantiers à l’arrêt et silence d’État

Le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) sénégalais est à l’agonie. Étranglé par une dette colossale estimée à plus de 650 milliards FCFA, miné par des chantiers abandonnés, des salaires impayés et une trésorerie exsangue, il se trouve aujourd’hui au bord de l’effondrement. L’aide de 105 milliards FCFA inscrite dans la loi de finances rectificative adoptée le 28 juin 2025, censée servir de bouffée d’oxygène, est perçue par les professionnels du secteur comme un remède dérisoire à une gangrène généralisée.

Le drame se lit dans le paysage urbain : grues figées, chantiers à l’arrêt, machines rouillées, ouvriers renvoyés… À Rufisque, un ingénieur évoque une « hémorragie silencieuse du BTP sénégalais ». La crise n’est plus invisible. Elle est palpable, brutale, et suscite la colère de tout un écosystème. Selon les données de L’Observateur, des dizaines d’entreprises font face à des licenciements massifs, des retards de salaire, et des banques qui, face à l’insolvabilité, ferment leurs guichets.

Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs du BTP, Jaaraf Alassane Ndao, ne mâche pas ses mots. Pour lui, les 105 milliards annoncés ne sont qu’un signal d’abandon :

« Ce montant est insignifiant. Rien que pour sept entreprises, les dettes cumulées dépassent 250 milliards. C’est comme si on jetait un seau d’eau sur un incendie de forêt. »

Il exige un apurement total des dettes, la relance immédiate des chantiers et une politique claire de préférence nationale dans l’attribution des marchés publics. Mais plus encore, il dénonce une lenteur « criminelle » dans le décaissement des fonds.

Même constat du côté de Seydina Kounta, PDG de Bild Construction. Dans les colonnes de L’Observateur, il décrit un secteur littéralement abandonné par son principal moteur :

« Quand l’État arrête, tout s’arrête. Les équipements sont détériorés, les équipes dispersées, les machines rouillées. Redémarrer coûtera encore plus cher. »

Il pointe également les blocus provoqués par les enquêtes sur les surfacturations : si les audits étaient nécessaires, dit-il, ils auraient pu se faire sans paralyser tout le secteur. Résultat : les entreprises n’ont plus de rentrées, mais les banques continuent de réclamer les remboursements. Un cercle vicieux infernal.

Le BTP est un pilier central de l’économie sénégalaise. Il mobilise une main-d’œuvre massive, alimente des dizaines de filières (transport, matériaux, ingénierie, sous-traitance…) et structure l’aménagement du territoire. Sa paralysie représente donc bien plus qu’une crise sectorielle : c’est une menace sur l’ensemble du tissu économique national.

À court terme, ce sont des milliers d’emplois qui risquent de disparaître. À moyen terme, la chaîne de valeur complète du BTP pourrait se désintégrer. Et à long terme, c’est la capacité du Sénégal à mener ses propres projets d’infrastructures qui sera compromise.

Les professionnels du secteur attendent autre chose qu’un pansement budgétaire. Ils appellent à une restructuration profonde :

Apurement total et immédiat des dettes publiques ; Redémarrage des chantiers gelés ; Plan de soutien aux entreprises locales ; Assainissement clair des procédures de passation des marchés ; Et surtout, une relance ambitieuse à long terme appuyée par une stratégie industrielle nationale.

En l’absence de mesures fortes, les acteurs du BTP sénégalais préviennent : le secteur court vers un point de non-retour. L’enveloppe de 105 milliards FCFA, si elle n’est pas rapidement suivie d’actes concrets, risque de n’être qu’un répit éphémère avant l’effondrement total.

Libération sous bracelet électronique d’Aïssatou Sophie Gladima : une décision inattendue qui relance les interrogations

C’est un virage aussi discret que déconcertant dans une affaire emblématique de la gouvernance sous Macky Sall. L’ancienne ministre des Mines, Aïssatou Sophie Gladima, incarcérée depuis le 21 mai pour un présumé détournement de 73 millions FCFA dans le cadre du Fonds Force Covid-19, a été libérée sous contrôle électronique. Cette mesure prise en toute discrétion par la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

Alors que l’opinion publique s’était habituée à la rigueur de la Haute Cour dans les affaires post-alternance, le cas Gladima vient casser cette logique apparente. Sa libération n’est pas le résultat d’une bataille judiciaire intense ni d’une quelconque transaction en coulisses. « Il s’agit d’une libération d’office », explique son avocat Me Michel Simel Basse, dans les colonnes de L’Observateur du 8 juillet. La Commission d’instruction, pourtant la même qui avait rejeté une demande de liberté provisoire quelques jours auparavant, a cette fois décidé unilatéralement de l’élargir, sous bracelet électronique.

Ce revirement, qualifié de “coup de théâtre” par certains observateurs, illustre une facette méconnue — et potentiellement stratégique — du traitement des dossiers de la reddition des comptes.

Pendant 47 jours de détention au Camp pénal de Dakar, Aïssatou Sophie Gladima s’est illustrée par une posture intransigeante : refuser toute caution, par principe. Elle disait ne pas vouloir « acheter sa liberté », préférant affronter la procédure de manière frontale. Une posture saluée par ses proches, qui y voient un acte de dignité. Pourtant, elle a fini par accepter le port du bracelet électronique, encadrée par l’article 138 du Code de procédure pénale. Cette mesure, qui substitue à l’enfermement une liberté surveillée, est assortie de restrictions géographiques : l’ex-ministre est désormais confinée aux régions de Dakar et de Thiès.

La décision de la Commission semble avoir pris en compte le statut public de Mme Gladima. Elle reste en effet mairesse de la commune de Joal et enseigne à l’université. Selon Me Basse, cette liberté sous contrôle électronique lui permettra de reprendre ses activités municipales et académiques. Mais cette bouffée d’air reste conditionnée : l’enquête suit son cours, les charges ne sont pas levées, et les 73 millions de FCFA présumés détournés restent au cœur du contentieux.

La libération d’Aïssatou Sophie Gladima ouvre une nouvelle séquence dans l’affaire du Fonds Force Covid-19, qui implique plusieurs anciens dignitaires du régime de Macky Sall. Alors que d’autres figures restent derrière les barreaux ou voient leurs demandes de liberté systématiquement rejetées, cette décision pourrait être interprétée comme un tournant — ou du moins, une exception.

Quelles en sont les motivations profondes ? Humanitaires ? Politiques ? Stratégiques ? Le mystère demeure entier. Mais une chose est sûre : la Commission d’instruction, en s’autorisant un tel geste, vient d’introduire une nouvelle dynamique dans une justice scrutée de près par l’opinion.

Cybersécurité : Le journaliste Madiambal Diagne convoqué suite à un tweet controversé

Le journaliste et directeur du Groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, a été convoqué par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’un message publié sur son compte X (ex-Twitter). Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une autosaisine du Parquet, selon des sources proches du dossier.

L’affaire fait suite à la diffusion récente de l’émission Jaakarlo sur la TFM, au cours de laquelle le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, aurait tenu des propos jugés sensibles et controversés. Réagissant à cette sortie, Madiambal Diagne a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, dénonçant la gravité des déclarations du parlementaire. C’est ce tweet qui aurait motivé l’ouverture d’une enquête par les services de la cybercriminalité.

Sur son propre compte X, Madiambal Diagne a confirmé avoir reçu une convocation de la DSC. Il a précisé avoir demandé à connaître les motifs exacts de cette audition afin de se préparer, mais n’aurait reçu aucune indication claire. « J’ai demandé, au chargé de l’enquête, le Lieutenant Diallo de la Cybercriminalité, l’objet afin de préparer des documents et preuves au besoin. Il a indiqué ne pas pouvoir me dire davantage », a-t-il écrit.

Cette situation relance le débat sur la liberté d’expression des journalistes et sur les limites de l’usage des réseaux sociaux par les professionnels des médias. Elle intervient également dans un contexte politique tendu, marqué par une forte polarisation entre les acteurs politiques et les figures médiatiques.

Affaire Khadim Bâ : Une détention prolongée malgré une proposition de transaction validée par la Douane

Alors que sa demande de liberté provisoire vient d’être rejetée pour la seconde fois, Khadim Bâ, administrateur de société poursuivi pour une infraction douanière, reste disposé à transiger avec l’État. Une offre concrète, accompagnée de chèques certifiés, a été déposée entre les mains de la Douane, en attente d’un feu vert politique.

Malgré le refus répété du juge du Pool judiciaire financier (PJF) de lui accorder une liberté provisoire, Khadim Bâ ne renonce pas à la voie transactionnelle. Son avocat, Me Djiby Diallo, s’est confié au journal L’Observateur pour dénoncer une situation qu’il juge injuste et politiquement bloquée, alors même qu’un accord semble avoir été trouvé avec l’Administration des Douanes.

« Nous avons formulé une proposition. La Douane nous a fait une contre-proposition que nous avons acceptée. Mieux encore, nous avons émis des chèques certifiés pour deux (2) milliards FCFA, avec possibilité de moratoire », a affirmé Me Diallo, soulignant que la balle est désormais dans le camp des plus hautes autorités.

Selon l’avocat, cette volonté de transiger remonte aux premiers instants de l’enquête. Le pool d’avocats dirigé par Me Seydou Diagne avait proposé un arrangement dès la saisine du parquet, bien avant que le dossier ne soit transmis au juge d’instruction. Mais cette première tentative avait été rejetée sans explication.

Plus récemment, une nouvelle offre transactionnelle aurait trouvé un écho favorable auprès de la Douane. Toutefois, l’administration douanière aurait demandé un délai pour obtenir le feu vert de sa hiérarchie, en raison de la sensibilité politique du dossier.

Pour la défense, la détention de Khadim Bâ est d’autant plus incompréhensible que le rapport d’expertise commandité par le juge lui-même contredit les allégations douanières. Ce rapport, établi par le cabinet indépendant Cecogex, met en doute les fondements de la procédure.

« Il n’existe aucun document prouvant que Khadim Bâ aurait transféré une dette à l’État. En réalité, c’est l’État qui s’est substitué à ses dettes vis-à-vis des banques. Ce rapport affirme en outre que Khadim Bâ n’est pas importateur. Ce sont Total, Touba Oil, SAR… qui ont importé les produits et qui ont déjà payé les droits de douane », martèle Me Diallo.

Pourtant, selon lui, le juge n’a même pas mentionné ledit rapport dans l’ordonnance de rejet de la demande de liberté provisoire.

L’avocat dénonce un traitement inéquitable et évoque un précédent troublant : « Un ressortissant tchèque, poursuivi pour une infraction douanière portant sur 300 milliards de francs CFA, a transigé à seulement 30 millions. Il a été libéré. Pourquoi pas Khadim Bâ, qui a déjà fait une offre concrète et accepté les conditions fixées ? »

La défense pointe également des irrégularités dans la gestion des dettes de Khadim Bâ vis-à-vis des banques BNDE et Coris Bank. Selon Me Diallo, des conventions de substitution ont été signées entre ces établissements et l’État sans que son client n’en soit informé.

« La BNDE a reconnu que l’État avait payé à notre insu, mais Coris Bank a continué à poursuivre Khadim Bâ comme caution, alors que la dette avait déjà été apurée. C’est une escroquerie pure et simple. »

Face à ce qu’il qualifie de manœuvre frauduleuse, l’avocat affirme avoir introduit une citation directe contre Coris Bank et ses responsables pour escroquerie.

Au-delà du droit, Me Djiby Diallo dénonce une forme d’acharnement qui contredit les promesses de justice et d’équité faites par les autorités actuelles : « Lors de la campagne, on nous avait promis un État de droit. Aujourd’hui, Khadim Bâ est victime d’une injustice manifeste. »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°506 – 08/07/2025

🔴 PREMIER SEMESTRE 2025 / FINANCEMENT SUR LE MARCHÉ DE L’UEMO : LE SÉNÉGAL TRIPLE SA DETTE
🔴 « S’IL CHERCHE UNE OPPOSITION, LA VOILÀ ! » : AÏSSATA TALL SALL DÉFIE SONKO

🔴 AFROBASKET 2025 : 17 « LIONNES » AFFÛTENT LEUR JEU À SALY
🔴 PRÉPARATION DE L’AFROBASKET 2025 : LE COACH OTIS HUGHLEY INTÈGRE LA TANIÈRE DES LIONNES

Le Sénégal représenté par El Malick Ndiaye au 50e anniversaire de l’indépendance des Comores

À l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Union des Comores, le Sénégal a marqué sa présence par la participation du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye. Mandaté par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, le président de l’hémicycle sénégalais a pris part, le dimanche 6 juillet 2025, à Moroni, aux cérémonies officielles commémorant cet anniversaire historique, selon un communiqué diffusé par l’Assemblée nationale du Sénégal.

Cette présence sénégalaise, hautement symbolique, a été saluée comme le reflet des relations fraternelles et solides qui unissent Dakar et Moroni depuis plusieurs décennies. À travers cette représentation, les autorités sénégalaises ont voulu témoigner de leur attachement à l’amitié et à la solidarité entre les deux peuples.

En marge de la cérémonie officielle, El Malick Ndiaye a eu plusieurs rencontres bilatérales avec des personnalités politiques et institutionnelles de premier plan. Le même jour, il a été reçu par le Président comorien Azali Assoumani. Lors de cet entretien, il lui a transmis les salutations fraternelles et les vœux de prospérité de son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Les deux dirigeants se sont félicités de la qualité exceptionnelle des relations diplomatiques entre leurs pays, qui partagent des valeurs communes de solidarité, d’unité africaine et d’attachement à la stabilité régionale.

Dans la continuité de ses échanges, El Malick Ndiaye s’est également entretenu avec Moustadroine Abdou, président de l’Assemblée de l’Union des Comores. La rencontre a permis aux deux responsables parlementaires de faire le point sur les perspectives de coopération interparlementaire. Ils ont convenu de créer un groupe d’amitié Sénégal–Comores afin d’approfondir les échanges d’expériences et de renforcer la concertation entre leurs institutions législatives respectives.

Le lundi 7 juillet, la visite s’est poursuivie par une audience avec le Président de la République de l’île Maurice, le Professeur Dharam Gokhool. Les deux personnalités ont exprimé leur volonté commune de dynamiser les liens bilatéraux par la diplomatie parlementaire, levier jugé essentiel pour accompagner les coopérations économiques, éducatives et culturelles.

El Malick Ndiaye a également rencontré Ahmed Ben Mohammed Al Jarwan, président du Conseil Global pour la Tolérance et la Paix. Cet entretien a été l’occasion d’évoquer des thématiques majeures telles que la promotion du dialogue interculturel, la prévention des conflits et la consolidation de la paix dans le monde. Le président Al Jarwan a profité de la rencontre pour exprimer le souhait de voir Dakar accueillir la prochaine rencontre internationale des femmes parlementaires, un événement rassemblant des représentantes issues de plus d’une centaine de pays.

En réponse à cette proposition, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal a invité son interlocuteur à saisir officiellement les autorités sénégalaises par voie diplomatique. Il a précisé qu’une telle requête serait examinée avec le plus grand intérêt, en concertation avec les équipes et les ministères concernés.

Cette mission à Moroni, marquée par la participation à une célébration historique et par un agenda diplomatique dense, vient confirmer le rôle actif du Sénégal dans la consolidation des partenariats africains et la promotion des valeurs de tolérance et de paix à l’échelle internationale.

Aïssatou Tall Sall riposte à Sonko : « S’il cherche une opposition, la voilà ! »

Dans un climat politique déjà tendu, la passe d’armes entre Aïssatou Tall Sall et le Premier ministre Ousmane Sonko révèle l’ampleur du fossé qui sépare la majorité et l’opposition au Sénégal. En réaction aux propos de Sonko, qui affirmait récemment que « l’opposition n’existe plus dans ce pays », la présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a choisi de répliquer sans ambages.

Face aux militants et journalistes réunis pour l’écouter, l’ancienne ministre a tenu à rappeler que l’opposition qu’elle incarne ne se résume pas à des agitations médiatiques, encore moins à des actes de violence. « Nous sommes bel et bien là, une opposition debout, ferme, déterminée — pas une opposition de pyromanes », a-t-elle martelé, dénonçant ce qu’elle considère comme une volonté délibérée de caricaturer toute voix critique.

Aïssatou Tall Sall a accusé Ousmane Sonko de vouloir amalgamer l’exercice démocratique normal de l’opposition avec les périodes de contestation violente que le Sénégal a connues ces dernières années. Pour elle, cette stratégie vise à délégitimer toute contestation et à museler les contradictions essentielles à la vitalité démocratique. « Si pour lui s’opposer c’est brûler, insulter et détruire, alors qu’il sache que ce n’est pas notre école », a-t-elle lancé, précisant qu’elle défend une ligne politique respectueuse des institutions, mais intraitable sur les principes républicains.

Soucieux de ne pas laisser l’opinion croire qu’il n’existe plus d’alternative politique crédible au pouvoir actuel, Aïssatou Tall Sall a rappelé que l’opposition qu’elle dirige n’a pas à rougir de son bilan ni de ses convictions. Selon elle, elle se distingue de celle qu’a incarnée le parti Pastef sous Macky Sall, par sa capacité à conjuguer fermeté et responsabilité. « L’opposition que nous portons est celle de la construction, du dialogue et de la fermeté démocratique, loin du chaos politique », a-t-elle précisé.

Dans un ton résolument offensif, elle a réaffirmé que Takku Wallu Sénégal ne se contentera jamais d’un rôle figuratif dans l’hémicycle et qu’elle compte continuer à interpeller le gouvernement à chaque manquement. « Nous ne sommes pas là pour applaudir, mais pour dénoncer chaque dérive, chaque écart, et rappeler que le Sénégal ne commence pas en 2024 », a-t-elle souligné, évoquant la nécessité d’honorer l’héritage démocratique et institutionnel accumulé depuis des décennies.

À travers cette sortie musclée, Aïssatou Tall Sall adresse un message clair au Premier ministre et à la majorité présidentielle : l’opposition existe, elle est organisée, et elle n’a pas l’intention de rester silencieuse. Dans un contexte politique marqué par la crispation et la méfiance entre camps rivaux, ses propos augurent d’une législature qui promet d’être particulièrement animée.

FACE À LA PRESSION DES « PASTÉFIENS » : Badara Gadiaga paiera-t-il le prix fort pour sa liberté de ton ?

Depuis quelques jours, le nom de Badara Gadiaga domine les discussions politiques. Chroniqueur très en vogue, Badara Gadiaga s’est imposé comme l’un des critiques les plus virulents du Pastef et de son président, Ousmane Sonko. À travers ses apparitions médiatiques, il embrasse ce rôle avec une assurance remarquable, au point de devenir une cible pour certains partisans du nouveau Gouvernement.
Mais par son biais, c’est un débat plus profond qui traverse la scène politique sénégalaise : celui de la liberté d’expression face au désir de contrôle. Un exemple récent : un échange vif lors de l’émission « Jakaarlo bi » entre Badara Gadiaga et le député de Pastef, Amadou Bâ. Sur le sujet épineux de l’affaire Sweet Beauté, le chroniqueur n’a pas hésité à dire ce qu’il pensait. Devant les caméras, il a frappé fort : « Vous devriez être discrets quand on évoque l’éthique. Votre leader a été condamné pour corruption de la jeunesse. Juste pour cela, vous ne devriez même pas intervenir. » Le ton est donné. Face à la gêne manifeste de l’élu majoritaire, Gadiaga a continué : « Le Pastef n’est pas un parti exemplaire. Vous êtes mal placés pour donner des leçons de morale. » Des propos qui, sans surprise, ont enflammé les réseaux sociaux et provoqué l’indignation des cercles proches du pouvoir.
La réplique n’a pas tardé. Plusieurs figures du Pastef, dont la députée Mame Bousso et le responsable politique Waly Diouf Bodian, ont publiquement demandé à la justice d’intervenir suite aux déclarations du chroniqueur. Une pression politique évidente qui soulève des questions : peut-on encore émettre librement des critiques au Sénégal, ou y a-t-il une volonté manifeste d’intimider les voix divergentes ? D’autant que ce climat tendu n’est pas unique. L’arrestation du journaliste Bachir Fofana pour ses propos sur la gestion de l’Assemblée nationale, les poursuites antérieures contre le chroniqueur Abdou Nguer, l’opposant Moustapha Diakhaté, et maintenant, les menaces envers Badara Gadiaga, reflètent un paysage où la critique semble de moins en moins tolérée.
Dans ce contexte, la voix de Thierno Alassane Sall est venue enrichir le débat. Le président de la République des Valeurs n’a pas hésité à qualifier le Pastef de « secte » qui respecte l’État de droit uniquement lorsqu’il sert ses intérêts. Il a eu à dénoncer une profonde hypocrisie politique, rappelant que les pastefiens, qui réclament si vite l’auto-saisine du procureur contre leurs opposants, sont restés muets lorsque leur propre leader a publiquement attaqué les magistrats. Pour Thierno Alassane Sall, ce silence est révélateur : « Entre la République et leur parti, ils ont choisi. Et ils n’ont pas choisi la République. »
Dans ses dernières interventions, Badara Gadiaga lui-même s’est indigné de l’impunité dont bénéficierait le Premier ministre, Ousmane Sonko, dans ses attaques contre la justice. Selon lui, « si un autre citoyen avait tenu de tels propos envers les magistrats, il serait déjà en prison ». Derrière cette affirmation se cache une réalité troublante : l’idée croissante que la loi ne s’applique plus équitablement ; ce, selon les affiliations politiques.
Dès lors, la figure de Badara Gadiaga prend une nouvelle dimension. Au-delà du polémiste et du militant, il devient le symbole d’un contre-pouvoir informel. Celui qui ose exprimer tout haut ce que d’autres préfèrent passer sous silence par prudence ou calcul. Il dérange, certes. Mais il incarne aussi une forme de résistance à la pensée unique et au verrouillage de l’opinion. Et si l’on considère qu’une démocratie dynamique repose également sur l’ouverture laissée aux voix critiques, alors Gadiaga joue, qu’on le veuille ou non, un rôle précieux.
Si le Pastef, longtemps engagé dans la lutte pour la liberté d’expression, sombre aujourd’hui dans l’intolérance à la critique, c’est une alerte démocratique sérieuse. Le pouvoir change, mais les principes doivent demeurer. Faire appel à la justice contre les chroniqueurs, emprisonner des journalistes pour leurs opinions, intimider les opposants, ces pratiques que l’on dénonçait hier, sont devenues monnaie courante.
L’histoire jugera. Mais en attendant, Badara Gadiaga, avec son style percutant et sans compromission, rappelle à tous que gouverner, c’est aussi accepter la contradiction. Et que dans une République, personne – pas même les vainqueurs d’hier – ne devrait être à l’abri de la critique.

Le Dakarois

Assemblée nationale : Aïssatou Tall Sall tire la sonnette d’alarme et dénonce une dérive autoritaire

Aïssatou Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a livré une critique incisive et sans concession à l’issue de la session parlementaire qui vient de s’achever. Dans un discours empreint de gravité, elle a dénoncé une exclusion systématique de l’opposition et une concentration excessive du pouvoir entre les mains de la majorité parlementaire, qu’elle accuse d’œuvrer à « anéantir » toute voix dissidente. Avec ses 17 députés, Takku Wallu se présente comme une opposition responsable, engagée fermement dans la défense de l’intérêt général.

L’ancienne ministre et députée a pointé du doigt une Assemblée nationale « tirée par l’exécutif », dans laquelle les initiatives législatives émises par les députés sont largement marginalisées au profit de lois élaborées sous la seule influence du gouvernement, souvent sans débat réel ni prise en compte des propositions des parlementaires. Elle a dénoncé avec véhémence l’obstruction dont seraient victimes les propositions de loi, citant en exemple le rejet catégorique d’une proposition de loi portée par Thierno Alassane Sall. « Lorsqu’un député soumet un projet de loi, nous lui faisons obstacle. C’est inadmissible », a-t-elle insisté.

Aïssatou Tall Sall a également critiqué la conduite du président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye. Elle l’a accusé de ne pas respecter le règlement intérieur en participant directement aux débats parlementaires, un comportement contraire à l’article 69 du règlement. Selon elle, le président confondrait son rôle institutionnel avec celui d’un militant du parti PASTEF, ce qui contribue à fragiliser la neutralité de la présidence de l’Assemblée. Elle a évoqué plusieurs épisodes tumultueux où, selon elle, Malick Ndiaye aurait outrepassé ses prérogatives, notamment en intervenant de manière partiale lors des discussions.

La présidente de Takku Wallu a rappelé que la mission essentielle de l’opposition n’est pas d’être un simple ornement au sein de l’Assemblée, mais bien de jouer un rôle de contrepoids rigoureux. Elle a souligné qu’une opposition responsable soutient toute initiative bénéfique pour le pays, mais qu’elle s’oppose fermement à toute mesure qu’elle juge néfaste. Elle appelle donc à ce que la prochaine session parlementaire soit marquée par un « respect rigoureux du règlement intérieur » et une reconnaissance authentique de la place de l’opposition dans les débats.

Sur le plan institutionnel, Aïssatou Tall Sall a vivement condamné les récentes attaques du Premier ministre Ousmane Sonko contre la justice. En sa qualité d’avocate, elle a exprimé son inquiétude face à la gravité de ces propos, soulignant que « le jour où la confiance dans la justice sera ébranlée, ce sera l’achèvement de la République ». Elle a plaidé pour un rétablissement rapide de la sérénité institutionnelle, un respect mutuel entre les différents pouvoirs, et la préservation des fondements de la République.

En conclusion, la présidente de groupe a lancé un appel solennel à tous les acteurs politiques pour qu’ils œuvrent à sauvegarder la dignité et la réputation de l’Assemblée nationale. Elle a insisté sur le fait que le respect des règles, la conduite neutre des séances et la reconnaissance pleine et entière de l’opposition sont autant de marques d’« élégance républicaine ». Takku Wallu Sénégal, tout en affirmant sa volonté de poursuivre son combat au sein du Parlement, exige désormais d’être traitée avec le respect que lui confère la Constitution.

Session parlementaire 2024-2025 : Takku Wallu Sénégal dresse un bilan critique et appelle à des réformes

À l’occasion de la clôture de la session ordinaire unique 2024-2025, le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a dressé un constat sévère sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Lors d’une déclaration prononcée par son vice-président, le député Djimo Souaré, le groupe a dénoncé une série de « dérives graves et répétées » qu’il impute à la majorité parlementaire et à la présidence de l’institution.

Selon Takku Wallu Sénégal, la session écoulée s’est caractérisée par un effacement quasi-total de l’initiative parlementaire, confisquée selon eux par l’exécutif. Le groupe dénonce une Assemblée nationale transformée en simple chambre d’enregistrement, incapable de garantir la séparation des pouvoirs. Il accuse le pouvoir exécutif d’avoir dicté le rythme des débats, orienté les priorités législatives et marginalisé les députés de l’opposition dans le processus décisionnel. Parmi les exemples cités figurent la suppression d’institutions constitutionnelles, le blocage systématique de propositions de loi émanant des députés, et des violations répétées du règlement intérieur.

Le groupe parlementaire a également pointé du doigt le comportement du président de l’Assemblée nationale, accusé d’avoir usurpé la parole au mépris de l’article 69 du règlement intérieur. Takku Wallu estime que ces interventions intempestives, souvent dirigées contre les députés de l’opposition, ont contribué à déséquilibrer les débats et à décrédibiliser l’hémicycle. Le non-respect de l’article 74, qui encadre les questions préalables, est également cité comme un exemple flagrant d’atteinte à l’équité dans les discussions. Dans ce contexte, les parlementaires de Takku Wallu ont exhorté le président de l’Assemblée à « prendre de la hauteur » et à rompre avec une stratégie de communication « vouée à l’échec ».

Réagissant aux accusations récentes selon lesquelles certains députés auraient perçu des indemnités exceptionnelles ou bénéficié de prêts à l’occasion des fêtes religieuses, Takku Wallu Sénégal a fermement démenti. « Aucun de nos membres n’a touché le moindre franc », a déclaré Djimo Souaré, précisant que le groupe avait décliné toute offre de prêt pour la Tabaski. Il a dénoncé une campagne de dénigrement orchestrée par des députés de la majorité, accusés d’alimenter la polémique dans les médias et sur les réseaux sociaux, dans le but de ternir l’image des parlementaires de l’opposition.

Malgré ce climat tendu, le groupe n’a pas manqué de rendre hommage au président sortant Macky Sall. Il a salué son « courage politique » et son « rayonnement international », rappelant que Takku Wallu demeure solidaire de l’ancien chef de l’État. Enfin, les responsables du groupe ont tenu à féliciter l’ensemble de leurs membres pour leur engagement et leur implication durant cette session parlementaire particulièrement agitée.

À quelques mois de la prochaine rentrée parlementaire, les lignes de fracture semblent déjà bien tracées. Entre tensions politiques, rivalités internes et guerre des récits, la prochaine session s’annonce électrique. Takku Wallu Sénégal entend bien peser de tout son poids pour que les réformes institutionnelles soient à l’ordre du jour et que la démocratie parlementaire retrouve ses lettres de noblesse.

Haute Cour de Justice : Aïssatou Sophie Gladima obtient la liberté provisoire sous bracelet électronique

La commission d’instruction de la Haute Cour de Justice a rendu sa décision ce lundi concernant l’affaire impliquant l’ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima. Après plusieurs semaines de procédures et d’auditions, l’ancienne membre du gouvernement a finalement obtenu la liberté provisoire. Elle devra toutefois rester sous contrôle judiciaire, puisqu’elle est placée sous surveillance électronique par le port d’un bracelet.

Le dossier, communément appelé « dossier Covid-19 », est l’un des volets sensibles des enquêtes ouvertes sur la gestion des fonds destinés à atténuer l’impact de la pandémie. Il porte notamment sur un projet de construction d’un centre gravimétrique à Kédougou, censé bénéficier aux orpailleurs affectés par les restrictions sanitaires. Selon l’accusation, des irrégularités auraient émaillé la passation et l’exécution de plusieurs contrats relatifs à cette opération, ce qui a conduit à la mise en cause de plusieurs anciens responsables ministériels.

Les avocats d’Aïssatou Sophie Gladima, quant à eux, ont soutenu devant la commission d’instruction que leur cliente n’avait jamais eu de rôle direct dans la gestion des décaissements ou dans la vérification des prestations. Selon eux, son intervention s’était exclusivement limitée à l’approbation des contrats, une phase qui, affirment-ils, précède toute procédure de paiement. Les conseils de l’ancienne ministre ont également insisté sur le fait que la Cour des comptes, dans ses rapports d’audit, n’avait pas directement mis en cause la responsabilité de leur cliente dans l’exécution du projet.

Depuis le début de cette affaire, Aïssatou Sophie Gladima a catégoriquement nié les accusations portées contre elle. Elle a constamment affirmé devant les juges de la Haute Cour de Justice qu’elle n’avait jamais eu connaissance d’irrégularités lors du traitement du dossier et qu’elle n’était pas intervenue dans la chaîne d’exécution financière ou technique du projet.

En optant pour la liberté provisoire avec bracelet électronique, la commission d’instruction a choisi une mesure de compromis, qui permet à l’ancienne ministre de regagner son domicile tout en restant sous une surveillance constante des autorités judiciaires. Ce dispositif de contrôle devrait notamment permettre de vérifier ses déplacements et de garantir sa disponibilité à chaque étape de la procédure.

Cette décision marque un nouveau rebondissement dans ce dossier emblématique des poursuites judiciaires liées à la gestion des fonds d’urgence Covid-19. Le dossier n’est pas clos et Aïssatou Sophie Gladima reste mise en examen. Les prochaines étapes de l’instruction permettront de déterminer si le procès sera renvoyé devant la Haute Cour de Justice ou s’il sera classé sans suite.

Contenus indécents à la télévision : le CNRA hausse le ton et rappelle les règles aux éditeurs et producteurs

Le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a adressé une mise en garde ferme aux éditeurs et producteurs audiovisuels, dénonçant la multiplication inquiétante de contenus jugés indécents et contraires aux valeurs morales et culturelles du pays. Dans un communiqué transmis à Ledakarois, l’organe de régulation affirme constater une « recrudescence » de séquences, propos, images et scènes qualifiés d’« obscènes et injurieux » dans de nombreuses productions diffusées sur les télévisions sénégalaises.

Selon le CNRA, ces dérives concernent particulièrement certaines séries télévisées, des clips musicaux et des émissions de divertissement qui, selon les termes du document, « semblent rivaliser en termes de vulgarités, d’insanités et de contre-valeurs ». Le régulateur rappelle que la diffusion de ce type de contenus est strictement interdite par la réglementation en vigueur, notamment parce qu’ils portent atteinte à la moralité publique et risquent de nuire à la préservation des valeurs, sensibilités et identités culturelles et religieuses du public. Il insiste en particulier sur la nécessité de protéger les jeunes téléspectateurs contre ce qu’il décrit comme une « incitation à la débauche ».

Face à cette situation jugée préoccupante, le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel appelle les éditeurs télévisuels, quelles que soient la technologie et le mode de diffusion utilisés, à prendre leurs responsabilités et à mettre immédiatement fin à la diffusion de tout contenu susceptible de heurter la sensibilité des citoyens. Il demande également aux producteurs et sociétés de production de revoir leurs œuvres en profondeur afin d’en retirer tous les éléments contraires à la réglementation.

Le CNRA tient à rappeler que les médias audiovisuels demeurent pleinement responsables de la totalité des programmes diffusés sur leurs antennes et sur l’ensemble de leurs supports. Cette responsabilité est précisée par leur Cahier des charges et implique le respect scrupuleux des normes éthiques et juridiques qui encadrent la communication audiovisuelle au Sénégal.

Enfin, l’organe de régulation prévient que le non-respect de cette mise en garde expose les éditeurs aux sanctions prévues par la réglementation, qui incluent des poursuites pénales et des sanctions administratives. Les producteurs, eux, risquent l’interdiction pure et simple de toute diffusion de leurs productions incriminées. Le CNRA conclut en réaffirmant sa détermination à veiller à l’application stricte des règles pour préserver l’équilibre moral et culturel de l’espace audiovisuel sénégalais.

Enseignement supérieur : le paiement des bourses universitaires démarre ce mardi 8 juillet

Bonne nouvelle pour des milliers d’étudiants sénégalais : le paiement des bourses d’études du mois de juin 2025 débutera officiellement le mardi 8 juillet 2025. L’annonce a été faite dans un communiqué publié ce lundi par la Direction des Bourses relevant du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Selon les précisions fournies, cette opération concerne l’ensemble des étudiants régulièrement inscrits dans les établissements publics d’enseignement supérieur sur le territoire national, pour l’année universitaire 2024-2025. Le versement des allocations d’études est effectué par les services du Trésor public, en collaboration avec les banques partenaires et les structures de paiement agréées.

Cette mesure vise à permettre aux étudiants de faire face aux nombreuses dépenses de fin d’année universitaire, notamment celles liées aux examens, à la préparation des soutenances et aux frais de subsistance. Comme à l’accoutumée, la Direction des Bourses a invité les bénéficiaires à vérifier la disponibilité effective de leurs allocations auprès de leurs agences habituelles avant de se déplacer, afin d’éviter les longues files d’attente et les regroupements inutiles.

Le calendrier de paiement est organisé de façon échelonnée, en fonction des établissements et des régions, pour mieux fluidifier la distribution et assurer la prise en charge de tous les ayants droit.

Le paiement des bourses reste un enjeu majeur dans le climat social des universités sénégalaises, où les retards fréquents ont parfois suscité des mouvements d’humeur et des grèves. Le respect de ce calendrier devrait contribuer à apaiser le front universitaire dans un contexte marqué par la multiplication des revendications, tant sur les conditions pédagogiques que sur la situation sociale des étudiants.

Les autorités invitent enfin tous les étudiants à se rapprocher des services de la Direction des Bourses ou des correspondants administratifs de leurs universités pour toute question relative aux modalités pratiques de paiement et à la régularité de leurs dossiers.

Diplomatie : Bassirou Diomaye Faye attendu aux États-Unis pour une visite de travail et un sommet stratégique

Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, se rendra aux États-Unis d’Amérique pour une visite de travail les 9 et 10 juillet 2025, à l’invitation du président américain Donald Trump. L’annonce a été faite ce lundi par un communiqué officiel de la Présidence de la République du Sénégal, confirmant la participation du président Faye à un important sommet diplomatique et économique organisé à Washington.

Cette rencontre, prévue du 9 au 11 juillet, constitue l’un des premiers grands rendez-vous africains du second mandat de Donald Trump. Plusieurs chefs d’État sont attendus, notamment ceux du Gabon, de la Guinée-Bissau, du Liberia, de la Mauritanie et bien entendu du Sénégal. Selon les autorités américaines, l’initiative ambitionne de renforcer les liens stratégiques et d’explorer de nouvelles opportunités de coopération bilatérale et multilatérale avec les pays africains.

Au cœur des discussions figurent deux grands axes. D’une part, le développement des partenariats économiques, avec une attention particulière portée aux secteurs jugés stratégiques par Washington, notamment l’exploitation et la sécurisation des minerais critiques, essentiels pour les technologies de pointe et la transition énergétique. D’autre part, la consolidation de la coopération en matière de sécurité régionale, dans un contexte marqué par la persistance de menaces terroristes et la recrudescence des trafics transfrontaliers dans plusieurs zones d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

Ce déplacement constitue l’une des toutes premières visites de Bassirou Diomaye Faye en dehors du continent africain depuis son arrivée au pouvoir. Il illustre la volonté du Sénégal de s’inscrire dans une diplomatie active et d’accroître son attractivité économique auprès de partenaires majeurs. Les entretiens bilatéraux devraient porter également sur les perspectives d’investissements directs américains au Sénégal, ainsi que sur la coopération dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures.

Ce sommet sera, pour Donald Trump, une occasion d’afficher son ambition de renouer des partenariats économiques forts avec le continent africain, après une période où les relations étaient restées relativement en retrait. La présence du président sénégalais à Washington est perçue par les observateurs comme un signal d’ouverture et un moyen d’amplifier les engagements pris au niveau national en faveur de l’émergence économique et de la souveraineté industrielle.

Dialogue avec l’UMS : la Primature réfute toute demande officielle émanant de Sonko

La polémique autour d’une prétendue rencontre entre le Premier ministre Ousmane Sonko et l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) continue d’alimenter les commentaires. Annoncée par certains médias comme une démarche formelle du chef du gouvernement, l’initiative a été recadrée par une source autorisée au sein de la Primature qui a tenu à clarifier les faits dans les colonnes du quotidien Le Soleil sn.

Selon cette source, il n’a jamais été question d’une sollicitation officielle ni de la part du Premier ministre, ni de celle de l’UMS. L’interlocuteur précise que la proposition d’un échange est née de l’initiative personnelle du conseiller juridique du Premier ministre, lui-même magistrat et membre de l’organisation syndicale. Ce dernier aurait estimé, à titre individuel, qu’un dialogue direct entre le chef du gouvernement et les représentants des magistrats serait opportun dans une perspective de normalisation des rapports institutionnels.

Dans le récit livré par la Primature, le conseiller juridique a d’abord soumis son idée au Premier ministre, qui a simplement donné un accord de principe, considérant que la démarche entrait dans l’esprit d’ouverture et de concertation qu’il promeut avec tous les corps de l’État. L’éventuelle rencontre avait même été envisagée pour se tenir le mercredi 9 juillet.

Pour autant, cet accord de principe n’a pas suffi à enclencher la tenue effective de la réunion. Après un premier échange avec le président de l’UMS, qui avait également donné un avis favorable sous réserve de consulter son bureau, il est apparu qu’une partie des membres de l’instance dirigeante de l’UMS s’opposait au timing proposé.

Les magistrats réticents ont notamment mis en avant la fin prochaine du mandat du bureau actuel. Ils ont jugé préférable de surseoir à toute rencontre officielle avant la tenue de la prochaine assemblée générale, prévue en septembre, qui désignera une nouvelle équipe dirigeante. Dans cet esprit, la décision a été différée par souci de cohérence interne et de légitimité.

La Primature a insisté sur le caractère informel et non contraignant de l’initiative. Selon la même source, il n’y a eu aucune pression, ni tentative de forcer la main à l’UMS. La démarche, qualifiée de « strictement personnelle et républicaine », n’impliquait aucune obligation et visait seulement à engager un dialogue constructif sur la justice sénégalaise.

En conclusion, l’entourage du Premier ministre souligne qu’Ousmane Sonko n’a formulé aucune demande officielle et qu’il appartient à l’UMS, en toute autonomie, de décider du moment qu’elle juge approprié pour un éventuel échange. La Primature précise enfin qu’elle respecte pleinement cette position et qu’aucune autre démarche n’est actuellement prévue.

Université Gaston Berger de Saint-Louis : une étudiante emportée par une noyade, la communauté universitaire sous le choc

La communauté universitaire de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis est plongée dans la consternation après le décès tragique de Mademoiselle Ndèye Thioro Cissé Ndiaye. Cette étudiante, inscrite en première année de Licence en Sciences juridiques et politiques, a perdu la vie suite à une noyade survenue dans des circonstances qui n’ont pas encore été précisées.

Dans un communiqué empreint d’émotion, l’amicale des étudiants de sa filière a fait part de sa profonde tristesse face à cette disparition brutale. Le texte rappelle que, bien qu’arrivée récemment à l’université, Ndèye Thioro Cissé Ndiaye s’était distinguée par sa courtoisie, son sérieux et son engagement exemplaire dans ses études. Ses camarades la décrivent comme une jeune femme déterminée, respectueuse et toujours disponible, dont la gentillesse avait marqué tous ceux qui l’avaient côtoyée.

Le drame soulève une vive émotion parmi les étudiants et les personnels de l’UGB. Depuis l’annonce de son décès, de nombreux messages de solidarité affluent sur les réseaux sociaux et dans les groupes d’échanges des étudiants. Les promotions successives de la filière Sciences juridiques et politiques se sont associées aux prières collectives pour le repos de son âme.

Dans ce contexte de deuil, l’amicale des étudiants a présenté ses condoléances les plus attristées à la famille de la défunte, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble des étudiants de la promotion P35. Elle a exprimé son soutien et sa compassion à tous ceux qui partagent la douleur de cette perte.

L’université a par ailleurs rappelé qu’elle met à la disposition des étudiants un accompagnement psychologique pour les aider à surmonter le traumatisme provoqué par cette disparition. Des précisions devraient être apportées prochainement sur les circonstances exactes de l’accident.

Baccalauréat 2025 à Mbacké : résultats contrastés au jury 1219

Les premières délibérations du baccalauréat 2025 ont commencé à livrer leur verdict dans le département de Mbacké, avec des résultats très contrastés selon les séries. Au jury 1219, installé dans les locaux de l’établissement privé Fallou Galass, la tendance générale révèle des disparités notables entre la série L1 et la série L2.

En série L1, les chiffres sont particulièrement préoccupants. Sur les 10 candidats ayant effectivement composé, aucun n’a été admis d’office. Selon le président du jury, Dr Abdou Mbaye, seuls deux d’entre eux ont été autorisés à passer les épreuves du second tour, tandis que les huit autres sont recalés. Fait notable : la majorité des candidats (8 sur 10) se présentaient en tant qu’individuels, contre seulement deux officiels.

À l’inverse, la série L2 affiche des résultats nettement plus encourageants. Sur un total de 420 candidats, 96 ont été admis d’office, dont 19 avec la mention « Assez Bien ». Par ailleurs, 150 candidats auront une seconde chance au rattrapage, ce qui porte à 246 le nombre de candidats toujours en lice après le premier tour.

Ces premiers résultats laissent entrevoir une dynamique contrastée entre les deux séries littéraires. Tandis que la L2 semble maintenir un niveau globalement satisfaisant, la L1 accuse une contre-performance qui interroge sur les conditions de préparation des candidats, en particulier ceux ayant opté pour la formule individuelle.

Tambacounda confrontée à une pénurie dramatique de sang : un appel à la mobilisation générale

Le Centre hospitalier régional de Tambacounda est au bord d’une crise sanitaire majeure. La banque de sang de l’établissement ne dispose quasiment plus de réserves suffisantes pour répondre aux besoins quotidiens des patients. Mahamadou Ba, responsable de cette banque de sang, alerte sur une situation qu’il qualifie de critique. Les poches de sang des groupes O+ et B+ sont totalement épuisées, tandis qu’il ne reste qu’un nombre infime de poches de groupes A+ et AB+. Cette pénurie compromet la prise en charge des malades, notamment les femmes enceintes en situation d’hémorragie, les victimes d’accidents et les patients souffrant d’anémie sévère.

Cette urgence révèle un déséquilibre profond entre l’effort consenti à Tambacounda et la faible participation d’autres zones. Alors que le département de Tambacounda organise régulièrement des collectes et multiplie les campagnes de sensibilisation, les autres zones de la région comme Koumpentoum, Bakel, Goudiry et plusieurs localités de la région voisine de Kolda, notamment Vélingara et Médina Gounass, n’apportent pas un soutien suffisant. Pourtant, ces localités dirigent régulièrement leurs patients vers Tambacounda dans des conditions critiques. Mahamadou Ba cite des exemples de patients évacués avec des taux d’hémoglobine si bas qu’ils nécessitent une transfusion en urgence dès leur arrivée.

Face à la gravité de la situation, la Direction régionale de la Santé a été saisie officiellement. Néanmoins, selon le responsable de la banque de sang, aucune mesure concrète n’a encore été mise en œuvre pour renforcer les réserves et prévenir une rupture totale. Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit plus d’un problème ponctuel, mais d’un défi structurel qui nécessite un sursaut collectif et une coordination régionale plus efficace.

Dans ce contexte, Mahamadou Ba lance un appel solennel à la solidarité. Il invite les associations locales, les mouvements culturels, les centres de santé et même les équipes sportives à se mobiliser et à intégrer le don de sang comme un geste citoyen indispensable. Il déplore que le mouvement nawétane soit réduit aux seules compétitions sportives, alors qu’il pourrait devenir un puissant vecteur de solidarité.

L’hôpital rappelle que chaque poche de sang collectée permet de sauver une vie. Dans les jours à venir, il compte organiser des opérations de collecte décentralisée et sollicite toutes les bonnes volontés pour participer à cet élan. Mahamadou Ba insiste sur l’urgence de la mobilisation et prévient que si rien n’est fait rapidement, des décès évitables risquent de se multiplier. Il conclut en lançant cet appel pressant : « C’est maintenant qu’il faut agir. Chaque donneur peut faire la différence et donner une chance de survie à un malade qui n’a plus d’autre option. »

Ziguinchor : Grève de la faim des détenus après l’interdiction des repas extérieurs, le couscous au centre des tensions

Les détenus de la maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor, dans le sud du Sénégal, ont décidé d’entrer en grève de la faim ce lundi 7 juillet 2025. Cette mobilisation survient après la décision de l’administration pénitentiaire de leur interdire la réception des repas que leurs proches leur apportaient régulièrement.

D’après plusieurs témoignages recueillis par Pressafrik, la colère des prisonniers est alimentée par un climat de suspicion généralisée. « Les agents n’acceptent plus la nourriture de nos familles. Même les pots de chocolat, le beurre et certains plats comme le couscous sont refusés », a confié un détenu. La mesure serait la conséquence directe d’un incident survenu récemment, lorsqu’un plat de couscous (thieré) a été saisi parce qu’il contenait du chanvre indien destiné à un détenu. Les prisonniers dénoncent une sanction collective, estimant qu’ils paient tous pour les agissements isolés d’un seul individu. « C’est injuste que tout le monde soit puni à cause d’un seul détenu », s’est indigné un autre pensionnaire de l’établissement.

Au-delà de la question des repas, la contestation porte également sur la nature même de la détention. De nombreux détenus affirment qu’ils ont été jugés et condamnés à des peines supérieures à cinq ans, alors même que la prison de Ziguinchor est conçue pour des détentions provisoires et de courtes durées. Ils réclament ainsi leur transfert vers des établissements pénitentiaires plus adaptés. « Nous avons purgé une partie de nos peines, et nous sommes toujours ici alors que ce n’est pas un centre pour longues peines », ont-ils dénoncé.

Interrogée sur ces accusations, une source au sein de l’administration pénitentiaire a confirmé que l’incident du couscous a été l’élément déclencheur de la nouvelle interdiction. Selon cet agent, ces restrictions découlent de l’application stricte du règlement intérieur. Il rappelle que « les prisons sénégalaises, comme dans beaucoup d’autres pays, interdisent l’introduction de certains produits pour des raisons de sécurité ou d’hygiène ». La même source précise que le chanvre indien n’est pas la seule substance interdite à avoir été introduite. « Des proches dissimulent parfois le chanvre indien dans des paquets de thé. Une femme a même été arrêtée récemment pour en avoir caché dans un plat destiné à son mari incarcéré », a-t-il expliqué.

L’administration se réfère notamment à l’article 134 d’un décret réglementaire qui prohibe l’introduction de boissons alcoolisées, de matières inflammables et de tout produit susceptible de nuire à la sécurité des personnes incarcérées. La direction évoque également des techniques de dissimulation de stupéfiants ou de poison à l’intérieur d’aliments anodins comme le chocolat et le lait en poudre. « C’est pour protéger les détenus eux-mêmes que ces denrées sont désormais interdites », a insisté le représentant de l’administration pénitentiaire.

S’agissant des détenus qui protestent contre leur maintien prolongé dans la maison d’arrêt, la direction admet que leur situation n’est pas normale. « Ils ont raison de s’en indigner, car la maison d’arrêt de Ziguinchor n’a pas vocation à accueillir des détenus condamnés à plus de cinq ans », a reconnu la même source. Elle a toutefois assuré que des démarches étaient déjà engagées auprès de l’administration centrale pour organiser leur transfert vers des établissements adaptés, sans toutefois avancer de calendrier précis.

Dans l’attente, la tension reste vive entre les prisonniers et la direction de l’établissement, qui assure qu’aucune tolérance ne sera accordée à l’introduction de produits illicites, même au prix d’un durcissement des conditions de détention et d’un mécontentement grandissant.

Manquements à l’Assemblée nationale et mainmise de l’exécutif : Takku Wallu charge El Malick Ndiaye

Le groupe parlementaire de l’opposition Takku Wallu Sénégal est monté au créneau ce lundi 7 juillet au siège de l’Alliance pour la République (APR) pour dénoncer ce qu’il qualifie de dérives graves dans le fonctionnement de l’Assemblée nationale, dont la session ordinaire 2024-2025 s’est achevée le 30 juin dernier. Dans une déclaration lue par le député Djimo Souaré, la formation parlementaire a dressé un réquisitoire sévère contre la présidence de l’institution, accusée d’être totalement sous l’influence de l’exécutif.

Selon Djimo Souaré, l’Assemblée nationale est devenue « une institution à la remorque du gouvernement ». Le parlementaire a pointé du doigt la multiplication d’initiatives émanant exclusivement de l’exécutif, au détriment de l’indépendance parlementaire. Il a cité la suppression de certaines institutions constitutionnelles, les levées d’immunité parlementaire jugées intempestives, et le blocage systématique des propositions de loi émanant de députés, notamment ceux de l’opposition. Le député a également dénoncé la violation répétée du règlement intérieur par le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye.

Le groupe Takku Wallu estime que ces pratiques entachent gravement l’équité et le bon déroulement des débats démocratiques. Djimo Souaré a notamment rappelé le non-respect des dispositions de l’article 74 du règlement intérieur, qui autorisent l’auteur d’une question préalable à reprendre la parole après une intervention. Or, selon lui, ce droit a été systématiquement bafoué lors de plusieurs séances plénières.

Autre grief majeur formulé par l’opposition : la participation active du président de l’Assemblée nationale aux débats en séance publique. Takku Wallu estime que ces prises de parole, souvent orientées contre les députés de l’opposition, violent frontalement l’article 69 du règlement intérieur, qui interdit au président de commenter ou de répondre aux interventions des parlementaires.

Dans sa déclaration, le groupe a invité El Malick Ndiaye « à prendre de la hauteur » et à se départir d’une posture qu’il juge partisane et vouée à l’échec. Il a également mis en garde contre une stratégie de communication qu’il accuse de chercher à discréditer l’opposition et à travestir la réalité des débats parlementaires.

Enfin, Takku Wallu a tenu à lever toute équivoque sur les avantages financiers supposés des députés. Le groupe a formellement démenti l’existence d’une « indemnité de plénière de 100.000 francs CFA », affirmant qu’aucun de ses membres n’a jamais perçu une telle rémunération, ni sous la 14e législature ni dans l’actuelle 15e législature.

Par cette sortie, l’opposition confirme sa volonté de continuer à dénoncer publiquement ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire et un affaiblissement sans précédent du rôle de contrôle du Parlement sur l’action gouvernementale.

Kaolack – Baccalauréat 2025 : Un élève handicapé se classe premier parmi les 60 candidats en S2

Une histoire d’excellence et de détermination s’est imposée cette année à Kaolack, lors de la proclamation des résultats du baccalauréat, série S2. Un élève en situation de handicap, Pape Natango Mbaye, s’est classé premier parmi les 60 candidats de sa série au jury 1293, basé au Lycée mixte de Ngane Saër, avec la mention Bien.

L’histoire de Pape Natango Mbaye, qui écrit avec ses pieds en raison de son handicap, est désormais une véritable source d’inspiration au Sénégal. Il a brillamment obtenu son baccalauréat en série S2, se hissant au premier rang de son centre d’examen, au Lycée de Ngane à Kaolack.

Depuis huit (8) ans, Pape Natango est soutenu par l’Association JOKOO Sénégal / Deutschland, dans un parcours scolaire exemplaire, sans jamais descendre sous 17/20 de moyenne. Son succès est aussi celui d’un engagement collectif en faveur de l’inclusion, porté notamment par la Fondation CARITAS OSNABRÜCK, sous la houlette du président M. Vieux Guédel Mbodji et du manager général Alioune Marone.

L’association JOKOO réitère son appel aux autorités pour l’application intégrale de la Loi d’Orientation Sociale, afin de garantir à tous les enfants en situation de handicap un accès équitable à l’éducation. Elle salue également l’engagement de M. Samba Diakhaté, inspecteur d’académie de Kaolack, pour son rôle actif dans la promotion de l’éducation inclusive.

JOKOO adresse ses plus vives félicitations à son filleul et boursier, Pape Natango Mbaye, pour sa ténacité et son excellence, ainsi qu’à tous les acteurs de l’éducation inclusive qui œuvrent chaque jour pour un avenir plus juste et équitable.

Kaolack – Baccalauréat 2025 : Un élève handicapé se classe premier parmi les 60 candidats en S2

Une histoire d’excellence et de détermination s’est imposée cette année à Kaolack, lors de la proclamation des résultats du baccalauréat, série S2. Un élève en situation de handicap, Pape Natango Mbaye, s’est classé premier parmi les 60 candidats de sa série au jury 1293, basé au Lycée mixte de Ngane Saër, avec la mention Bien.

L’histoire de Pape Natango Mbaye, qui écrit avec ses pieds en raison de son handicap, est désormais une véritable source d’inspiration au Sénégal. Il a brillamment obtenu son baccalauréat en série S2, se hissant au premier rang de son centre d’examen, au Lycée de Ngane à Kaolack.

Depuis huit (8) ans, Pape Natango est soutenu par l’Association JOKOO Sénégal / Deutschland, dans un parcours scolaire exemplaire, sans jamais descendre sous 17/20 de moyenne. Son succès est aussi celui d’un engagement collectif en faveur de l’inclusion, porté notamment par la Fondation CARITAS OSNABRÜCK, sous la houlette du président M. Vieux Guédel Mbodji et du manager général Alioune Marone.

L’association JOKOO réitère son appel aux autorités pour l’application intégrale de la Loi d’Orientation Sociale, afin de garantir à tous les enfants en situation de handicap un accès équitable à l’éducation. Elle salue également l’engagement de M. Samba Diakhaté, inspecteur d’académie de Kaolack, pour son rôle actif dans la promotion de l’éducation inclusive.

JOKOO adresse ses plus vives félicitations à son filleul et boursier, Pape Natango Mbaye, pour sa ténacité et son excellence, ainsi qu’à tous les acteurs de l’éducation inclusive qui œuvrent chaque jour pour un avenir plus juste et équitable.

Régulation audiovisuelle : le CNRA met en demeure le Groupe Futurs Médias

Le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a décidé, ce lundi 7 juillet 2025, de mettre en demeure le Groupe Futurs Médias (GFM), propriétaire de la chaîne TFM, pour des manquements répétés aux règles encadrant la diffusion audiovisuelle.

Dans une décision officielle, le régulateur reproche à l’émission « JAKAARLO » la persistance de propos jugés grossiers, dégradants et injurieux envers des invités. Ces dérives avaient pourtant déjà fait l’objet d’une observation formelle adressée au groupe le 26 mars dernier, après la diffusion du numéro du 21 mars 2025.

Le CNRA rappelle que, lors de cette émission, un chroniqueur s’était montré particulièrement virulent, utilisant des termes susceptibles de porter atteinte à la dignité, à l’honneur et à la réputation de la personne visée. Un communiqué publié le 25 mars invitait d’ailleurs l’ensemble des médias à mettre un terme à ces pratiques jugées contraires à la réglementation et à la moralité publique.

Malgré ces avertissements, le Conseil note qu’aucune mesure corrective n’a été prise, puisque des manquements similaires ont été constatés dans l’édition du 4 juillet 2025 de « JAKAARLO ».

Le CNRA enjoint ainsi le Groupe Futurs Médias à prendre « les mesures appropriées » pour faire cesser définitivement ces dérives et à se conformer strictement à la réglementation. Le régulateur rappelle que le non-respect de cette mise en demeure expose la chaîne TFM à des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension de l’émission incriminée, voire de l’ensemble de ses programmes.

Inflation au Sénégal : Une pression venue de l’extérieur, un défi national

Depuis plusieurs années, le Sénégal fait face à une inflation persistante qui grève le pouvoir d’achat des ménages, en particulier les plus modestes. Si cette flambée des prix est parfois perçue comme le résultat de politiques économiques internes, une analyse plus fine révèle que la hausse du coût de la vie trouve largement son origine hors des frontières nationales. Le pays est confronté à une inflation principalement importée, alimentée par la hausse des prix des denrées alimentaires et des énergies fossiles sur les marchés internationaux.

Selon les dernières données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les prix à la consommation ont progressé de 4,5 % en glissement annuel au premier trimestre 2025. Cette dynamique est essentiellement portée par l’augmentation du prix des produits alimentaires (+6,2 %) et de l’énergie. Deux postes de dépense cruciaux pour les ménages sénégalais.

Derrière ces chiffres, plusieurs facteurs exogènes s’entrecroisent : instabilité géopolitique dans les régions exportatrices, tensions sur les chaînes logistiques globales, hausses brutales du prix du pétrole, ou encore perturbations climatiques affectant les récoltes mondiales. Résultat : les produits de première nécessité comme le riz, le blé, l’huile ou le lait, que le Sénégal continue d’importer massivement, deviennent de plus en plus chers. À cela s’ajoute une dépendance structurelle aux carburants fossiles, dont la volatilité des cours alimente l’effet domino sur les autres secteurs économiques.

Face à cette inflation importée, les leviers de politique économique du gouvernement sénégalais apparaissent relativement restreints. Certes, des mesures d’atténuation sont régulièrement mises en œuvre : subventions ciblées sur certains produits, exonérations fiscales ponctuelles, plafonnement temporaire des prix ou encore renforcement des contrôles sur les marchés. Mais ces dispositifs ne permettent souvent que de freiner ponctuellement la hausse des prix, sans en résoudre les causes profondes.

Les autorités doivent donc manœuvrer avec précaution, entre volonté de soulager les ménages et contraintes budgétaires. À moyen terme, l’accumulation de subventions peut devenir insoutenable, surtout dans un contexte de ralentissement économique global.

Pour de nombreux économistes, la seule réponse durable réside dans une transformation structurelle de l’économie sénégalaise. Il s’agit d’abord de réduire la dépendance aux importations, en développant les filières locales de production agricole et agroalimentaire. La relance de la culture du riz, la valorisation de l’élevage local ou encore la transformation industrielle du lait sont autant de pistes évoquées pour renforcer la souveraineté alimentaire.

De même, le développement des énergies renouvelables — solaire, éolien ou encore gaz naturel local — apparaît comme une stratégie incontournable pour limiter la vulnérabilité du pays face aux fluctuations des marchés mondiaux de l’énergie.

En attendant que ces politiques de résilience produisent leurs effets, les ménages sénégalais, notamment les plus modestes, continuent de subir au quotidien les effets d’une inflation dont les origines leur échappent. Le panier de la ménagère se vide plus vite, les budgets se serrent, et la précarité s’installe dans de nombreux foyers.

Madiambal Diagne convoqué par la Division spéciale de la cybersécurité

Le journaliste et patron du Groupe « Avenir Communication », Madiambal Diagne, a révélé avoir reçu une convocation de la Division spéciale de la cybersécurité (DSC). Sur sa page X, il a fait savoir qu’il doit se présenter ce mardi à 10h, sans avoir été informé des motifs de cette audition.

Cité Touba Renaissance : Mbackiyou Faye et les résidents en pleine guerre judiciaire

Le promoteur immobilier et homme d’affaires Mbackiyou Faye est au cœur d’un bras de fer judiciaire avec l’Association des résidents et propriétaires de la cité Touba Renaissance, une zone résidentielle qu’il a lui-même conçue et commercialisée à Ouakam. Ce différend, vieux de plusieurs années, a connu de nombreux rebondissements tant sur le plan civil que pénal, opposant d’un côté les attentes non satisfaites des résidents, et de l’autre, la contre-attaque procédurale d’un promoteur aujourd’hui sur la défensive.

Selon les informations du journal Les Échos, tout commence avec la création de la cité Touba Renaissance. Mbackiyou Faye, à l’origine du projet, avait élaboré un plan d’aménagement comprenant des terrains à usage d’habitation, mais aussi des aires de jeux, des jardins et autres espaces publics. Ce plan, validé à l’époque par les services compétents de l’urbanisme, a été l’un des principaux arguments de vente auprès des futurs acquéreurs.

Mais après la construction des maisons, les résidents ont constaté que les promesses de départ n’avaient pas été respectées. D’après l’Association, ni la voirie ni les réseaux d’assainissement n’ont été réalisés, alors que ces infrastructures incombaient au promoteur. Plus grave encore, le plan d’aménagement initial aurait été unilatéralement modifié par ce dernier : des espaces verts et lieux publics ont disparu au profit de nouveaux lotissements.

Face à cette situation, les résidents se sont organisés en association pour mener la bataille judiciaire. Une plainte pour faux et usage de faux a été déposée, accusant Mbackiyou Faye d’avoir modifié illégalement les plans initiaux. L’affaire a été confiée à la Section de recherches avant d’être transférée au Doyen des juges. Le dossier reste encore pendant devant le juge d’instruction.

En parallèle, les plaignants ont saisi le juge civil pour contraindre le promoteur à exécuter les travaux de base prévus. Le tribunal leur a donné raison, condamnant Mbackiyou Faye à réaliser les travaux de voirie et d’assainissement sous astreinte. Bien qu’il ait fait appel, la condamnation a été confirmée. Ce n’est qu’après cette décision que les travaux ont enfin été réalisés.

Après avoir été condamné au civil, Mbackiyou Faye a choisi de passer à l’offensive sur le terrain pénal. Il a déposé deux plaintes distinctes contre les responsables de l’association.

D’abord, quatre d’entre eux sont poursuivis pour destruction de biens appartenant à autrui, suite à une manifestation de protestation lors de laquelle des installations déjà construites par le promoteur ont été endommagées. Cette affaire sera examinée par le tribunal correctionnel de Dakar le 25 décembre 2025.

Ensuite, le président de l’association fait l’objet d’une citation directe pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles. Des propos tenus dans la presse seraient à l’origine de cette action. Le jugement, initialement prévu le 19 juin 2025, a été renvoyé au 18 décembre 2025.

Malgré cette tension palpable entre les deux parties, Les Échos rapporte que des discussions sont en cours en vue d’un éventuel règlement à l’amiable. Après des années de procédures, d’accusations croisées et d’incertitude pour les résidents, cette médiation pourrait être le seul moyen d’éviter une guerre d’usure dont personne ne sortirait réellement vainqueur.

L’affaire Touba Renaissance est emblématique des litiges de plus en plus fréquents entre promoteurs immobiliers et résidents dans les grandes zones urbaines sénégalaises. Elle pose la question du respect des engagements contractuels, du contrôle public sur l’urbanisation privée, mais aussi du droit des citoyens à vivre dans un cadre conforme aux normes annoncées.

Dans un contexte où la demande en logements ne cesse de croître, ce genre de contentieux met en lumière les failles du secteur immobilier et l’urgence de réguler davantage les pratiques des promoteurs pour protéger les acquéreurs.

Affaire Sangomar : NHV-WA écartée du marché des hélicoptères, malgré un contrat en bonne et due forme

Un scandale aux relents de favoritisme secoue le dossier du projet pétrolier de Sangomar. L’entreprise Noordzee Helikopters Vlaanderen-West Africa (NHV-WA), attributaire en 2020 du marché relatif à la fourniture de trois hélicoptères pour le transport du personnel et du fret de Woodside Energy, a été « injustement écartée » du projet, selon les révélations du journal Libération dans son édition de ce lundi.

Le marché, obtenu par appel d’offres, avait conduit NHV-WA à investir près de 5 milliards de francs CFA pour honorer ses engagements. Mais contre toute attente, la société a été évincée sans notification de motif valable, au profit de la société concurrente Héliconia, initialement écartée lors de l’évaluation des offres.

Dans une correspondance adressée aux nouvelles autorités sénégalaises, NHV-WA affirme que Woodside aurait évoqué des “pressions” exercées par des autorités de l’ancien régime pour justifier ce brusque revirement. « Les autorités de l’époque n’ont pas hésité à prendre un décret pour nous écarter », dénonce la société, qui va plus loin en accusant l’ancien pouvoir d’avoir souscrit dans le cabinet de la société concurrente Héliconia, en totale contradiction avec les principes de transparence et d’équité qui régissent les marchés publics.

Ce développement relance les débats sur la gouvernance du secteur extractif au Sénégal, notamment dans le contexte sensible de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières. Le projet Sangomar, piloté par Woodside, est l’un des plus stratégiques du pays, avec une mise en production attendue dans les mois à venir.

Face à ce qu’elle qualifie de “situation préoccupante”, NHV-WA a interpellé le gouvernement de la troisième alternance afin que lumière soit faite sur cette affaire. Elle appelle à une enquête indépendante sur les conditions de son exclusion et sur les liens éventuels entre certaines autorités de l’ancien régime et Héliconia.

Madiambal Diagne lance un défi à Pastef : « Que Fadilou Keïta et Waly Diouf Bodian affrontent Badara Gadiaga sur Jakarlo »

Le journaliste et patron du Groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, a ravivé la tension politique autour de l’émission Jakarlo-bi en lançant un défi inédit aux responsables du parti Pastef. Sur les réseaux sociaux, il a proposé l’organisation d’un débat télévisé entre le chroniqueur Badara Gadiaga et deux figures de la mouvance présidentielle : Fadilou Keïta et Waly Diouf Bodian.

Cette sortie survient dans un contexte de polémique nourrie par une passe d’armes virulente entre Gadiaga et le député Amadou Bâ, membre du Pastef, lors d’une précédente émission. Les propos tenus à cette occasion, notamment ceux liés à l’affaire Adji Sarr – un dossier hautement sensible au Sénégal – ont suscité une vague d’indignation chez les partisans du parti au pouvoir. Plusieurs voix proches de Pastef ont publiquement réclamé que le procureur de la République s’autosaisisse du dossier.

Madiambal Diagne, connu pour ses prises de position tranchées, estime pour sa part que la démarche du parti relève d’une tentative d’intimidation à l’égard du chroniqueur. Dans un ton à la fois sarcastique et provocateur, il déclare :

« Pastef souhaite que le Procureur vole à son secours pour faire taire Badara Gadiaga. Je propose un duo de choc Fadilou Keïta-Waly Diouf Bodian sur le plateau de Jakarlo pour rabattre le caquet à Badara. Le débat démocratique serait sauf et les juges resteraient à leur place. »

Cette proposition relance le débat sur les limites de la liberté d’expression dans les médias et sur la capacité des responsables politiques à affronter leurs contradicteurs sur des plateaux de télévision, dans un esprit de respect du pluralisme et du débat républicain.

Fadilou Keïta, militant actif de Pastef et très présent sur la scène médiatique, tout comme Waly Diouf Bodian, directeur général de l’ARTP et également connu pour ses prises de position tranchées, n’ont pour l’instant pas officiellement réagi à la provocation de Madiambal Diagne.

En attendant une réponse de la part des intéressés, cette invitation au débat, lancée dans un contexte de polarisation extrême, risque d’agiter encore davantage l’opinion publique et d’alimenter les tensions entre presse, justice et acteurs politiques.

Amadou Bâ interpelle Diomaye et Sonko : « L’heure est à l’action »

L’ancien Premier ministre et candidat arrivé en deuxième position lors de la dernière élection présidentielle, Amadou Bâ, sort de sa réserve pour adresser un message direct au tandem au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. À travers un communiqué de son mouvement La Nouvelle Responsabilité (NR), il invite les nouvelles autorités à sortir d’une posture d’observation pour entrer pleinement dans celle de l’action, face aux multiples urgences économiques, sociales et institutionnelles du pays.

Dans un ton ferme mais républicain, Amadou Bâ rappelle que « la démocratie constitue un acquis fondamental pour le peuple sénégalais, fruit de luttes courageuses et de sacrifices considérables ». Un acquis, selon lui, qui fait la fierté du Sénégal sur la scène internationale. Il estime toutefois que cette démocratie reste perfectible et nécessite une vigilance constante, notamment en ce qui concerne l’équilibre institutionnel.

Citant le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la Nouvelle Responsabilité met en garde contre toute tentative de déséquilibrer la séparation des pouvoirs, socle de l’État de droit. « Le dialogue entre institutions est légitime, mais il doit se faire dans le respect mutuel », soutient le communiqué.

Face à la multiplication des arrestations dans un climat politique encore tendu, Amadou Bâ et son mouvement appellent à la retenue et à la responsabilité. Sans nommer de cas précis, ils dénoncent des pratiques jugées « arbitraires » en matière de privation de liberté et d’atteinte à l’expression citoyenne. Le message est clair : ces méthodes risquent de saper la stabilité et d’éroder la confiance dans les institutions.

Le mouvement en appelle ainsi à « l’engagement de tous — partis politiques, société civile, citoyens — pour défendre les libertés fondamentales et renforcer l’État de droit ».

Sur le terrain économique, le ton est tout aussi alarmiste. Amadou Bâ estime que la situation actuelle est marquée par « des tensions croissantes dans plusieurs secteurs, des difficultés persistantes en matière de pouvoir d’achat, un chômage élevé chez les jeunes et un sous-investissement dans les services sociaux de base ».

Il appelle à une vision claire et partagée du développement, en plaidant pour un dialogue national dédié aux enjeux économiques et sociaux majeurs. L’objectif, selon la Nouvelle Responsabilité, est de construire des réponses durables aux attentes légitimes des populations.

Le mouvement revient également sur les mouvements sociaux récents dans les secteurs clés comme la Santé, l’Enseignement supérieur et la Justice. Il appelle à une prise en charge urgente des revendications, tout en insistant sur une mise en œuvre plus cohérente des politiques sociales.

En cette période d’hivernage, Amadou Bâ exhorte le Gouvernement à agir vite pour soutenir le monde rural : distribution d’intrants de qualité, appui technique, équipements agricoles, mais aussi un plan d’action robuste contre les inondations et pour l’amélioration des infrastructures.

Crise dans le secteur de la Justice : L’Entente SYTJUST-UNTJ appelle au dialogue et à l’arbitrage des plus hautes autorités

Dans un communiqué transmis à Dakaractu, l’Entente SYTJUST-UNTJ a réaffirmé sa pleine disponibilité à renouer le dialogue avec les autorités sénégalaises, dans le but de sortir durablement de la crise qui paralyse actuellement les juridictions du pays. Les deux syndicats, représentant les travailleurs de la justice, ont tenu à rappeler qu’ils n’ont jamais rompu les discussions avec le gouvernement, et qu’ils restent ouverts à toute initiative venant du ministère de la Fonction publique comme de celui de la Justice.

Affichant leur attachement au dialogue républicain et à l’État de droit, les membres de l’Entente appellent à des discussions sincères et constructives, à la hauteur des enjeux de gouvernance et de stabilité institutionnelle.

Cependant, les déclarations du ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, lors d’une émission télévisée ce lundi, ont suscité une vive inquiétude au sein de l’Entente. Les syndicalistes dénoncent une méconnaissance, voire une déformation des faits à l’origine de la crise. Ils fustigent également ce qu’ils perçoivent comme une interprétation “excessivement rigide” des textes réglementaires.

Selon l’Entente, certains blocages actuels résultent de la posture d’une frange de l’administration de la Fonction publique, qui s’oppose à l’application des acquis statutaires des travailleurs de la justice. Cette obstruction se ferait, affirment-ils, au mépris des engagements pris en Conseil des ministres depuis juillet 2018, et s’appuierait sur des lectures technocratiques et restrictives des textes en vigueur.

Face à ce qu’elle considère comme un “blocage persistant”, l’Entente SYTJUST-UNTJ en appelle à une implication directe du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et du Premier ministre, Ousmane Sonko. Les syndicats estiment qu’un arbitrage au plus haut sommet de l’État est désormais nécessaire pour “faire émerger la vérité” et garantir la continuité du service public de la justice.

Sans une telle médiation, l’Entente avertit que la crise risque de s’approfondir, avec des conséquences graves pour les justiciables et la stabilité institutionnelle du Sénégal.

Libérée sous bracelet électronique : Aïssatou Sophie Gladima obtient une liberté provisoire dans l’affaire du centre gravimétrique de Kédougou

La commission d’instruction de la Haute Cour de Justice a rendu sa décision ce lundi dans le dossier impliquant l’ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima. Inculpée dans le cadre de la gestion des fonds liés à la pandémie de Covid-19, l’ancienne responsable gouvernementale a obtenu une liberté provisoire, mais sous surveillance électronique.

Placée désormais sous contrôle judiciaire avec port de bracelet électronique, Aïssatou Sophie Gladima devra se conformer à plusieurs restrictions, notamment en matière de déplacements. Cette mesure, bien que moins contraignante qu’une détention préventive, souligne que l’affaire reste pendante devant la juridiction compétente.

L’affaire concerne la construction d’un centre gravimétrique à Kédougou destiné aux orpailleurs affectés par la pandémie de Covid-19. Le projet avait été initié dans le cadre des dépenses d’urgence mises en œuvre par l’État à travers le Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (Force-Covid).

Selon l’accusation, des irrégularités auraient été constatées dans la passation et l’exécution des marchés liés à ce projet. Toutefois, les avocats de Mme Gladima ont affirmé que leur cliente n’a joué qu’un rôle purement administratif et limité.

Les conseils de l’ex-ministre soutiennent que la Cour des comptes n’a jamais mis en cause Mme Gladima dans ses rapports. À les en croire, elle s’est bornée à approuver les contrats, ce qui relève de ses prérogatives ministérielles, et n’est intervenue ni dans la vérification des services ni dans la procédure de paiement.

Toujours selon la défense, les actes reprochés à leur cliente relèvent des services techniques et financiers du ministère, bien après son aval initial.

Devant la Haute Cour de Justice, Aïssatou Sophie Gladima a toujours nié toute responsabilité dans ce qu’elle considère comme une tentative de l’associer à tort à une gestion irrégulière. Elle a rappelé à plusieurs reprises n’avoir eu aucune implication directe dans la mise en œuvre opérationnelle du projet.

Le « dossier Covid-19 », dans lequel sont cités plusieurs anciens ministres et hauts responsables, continue de secouer la scène politico-judiciaire sénégalaise. Les auditions, confrontations et procédures se poursuivent dans un contexte de forte demande citoyenne de reddition des comptes sur l’utilisation des fonds mobilisés durant la pandémie.

Dérapage verbal sur TFM : le face-à-face tendu entre Amadou Ba et Badara Gadiaga déclenche une tempête politico-médiatique

L’émission Jakarlo-bi, diffusée vendredi soir sur la chaîne TFM, a été le théâtre d’un échange électrique entre le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, et le chroniqueur Badara Gadiaga. Ce qui devait être un débat d’idées s’est transformé en affrontement verbal, marqué par des propos jugés offensants et provocateurs, qui ont rapidement fait réagir la sphère politique et médiatique sénégalaise.

Face à un Amadou Ba très engagé, Badara Gadiaga, habitué des débats musclés sur les plateaux de télévision, aurait tenu des propos que plusieurs personnalités qualifient d’injurieux et d’indignes à l’endroit d’un élu du peuple. Le ton est monté au point de susciter une vague de condamnations, notamment de la part de proches du pouvoir.

Waly Diouf Bodian, directeur général du Port autonome de Dakar et figure proche du Premier ministre Ousmane Sonko, a été l’un des premiers à réagir avec fermeté. Sur ses réseaux sociaux, il a interpellé la justice :

« Les propos de Badara Gadiaga méritent une autosaisine du procureur de la République. »

Un appel direct à une réaction judiciaire pour encadrer ce qu’il perçoit comme un dépassement grave des limites de la liberté d’expression.

Mor Talla Guéye, alias Nitt Doff, président du Fonds de Développement des Cultures Urbaines (FDCU), a également sonné l’alarme. Dans une publication percutante, il avertit :

« Si la justice laisse passer tout ça, qu’elle ne s’étonne pas que ça dégénère un jour. »

Ce propos, empreint de gravité, reflète une inquiétude grandissante quant à la banalisation de certaines dérives verbales dans l’espace public.

La députée Mame Bousso Béye n’est pas restée en marge du débat. Sans appeler explicitement à des sanctions, elle a cependant plaidé pour une prise de responsabilité de la justice :

« Je ne demande pas à la justice d’être instrumentalisée, mais plutôt de faire son travail pour protéger les citoyens contre les insultes et les propos déplacés. »

Un positionnement qui vise à défendre les principes de respect et de dignité, tout en soulignant la nécessité d’un cadre réglementaire clair dans le traitement des infractions verbales publiques.

Alors que les critiques fusent contre Badara Gadiaga, certains, comme Fadilou Keita, directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations, ont orienté leurs reproches vers la chaîne TFM elle-même.

« Les dirigeants de la TFM n’auraient pas accepté que la forfaiture Gadiaga perdure si les attaques intempestives étaient destinées à Youssou Ndour », a-t-il dénoncé.

Une pique directe au propriétaire de la chaîne, accusé d’appliquer un traitement à géométrie variable dans la gestion des écarts de ses chroniqueurs.

Cet épisode relance le débat sur les limites de la liberté d’expression dans les médias et la responsabilité des chaînes de télévision dans la modération des propos diffusés. Alors que certains réclament des sanctions judiciaires, d’autres plaident pour un encadrement plus rigoureux des émissions à fort potentiel polémique.

Guinguinéo : la CFCG/AND CI DEEG alerte sur un danger imminent pour les populations

Guinguinéo, l’un des départements ruraux les plus anciens du Sénégal, peine toujours à décoller. Confrontée à une réalité marquée par le sous-développement, l’insécurité et un déficit criant d’infrastructures, la Convergence des Forces Citoyennes de Guinguinéo (CFCG/And Ci Deeg) a organisé une conférence de presse, ce dimanche 6 juillet 2025, pour dénoncer l’inaction des autorités et attirer l’attention sur la situation alarmante que traverse le département.

Entouré de plusieurs mouvements de soutien, dont And Faal Bamba Cissé, le leader du collectif, Bamba Cissé, a dressé un état des lieux préoccupant :

« Guinguinéo fait face à une pauvreté structurelle, à l’absence d’infrastructures de base, à un chômage endémique chez les jeunes et à un accès limité aux soins de santé », a-t-il souligné.

Insistant sur l’importance de l’unité et de la responsabilité politique, il a invité les acteurs locaux à dépasser les clivages partisans :

« La politique consiste à désigner un adversaire, mais l’adversité n’est pas l’animosité. Guinguinéo est une petite commune où tout le monde est parent. Apprenons à nous unir quand l’intérêt collectif l’exige. »

Parmi les préoccupations majeures évoquées figure l’insécurité. Le collectif a rappelé le drame survenu il y a quelques mois avec le décès non élucidé de Coumba Daly Diallo, appelant les autorités à renforcer les dispositifs sécuritaires dans la commune.

À cela s’ajoutent plusieurs revendications structurelles jugées essentielles pour le développement local :

L’installation d’un commissariat de police La création d’un tribunal d’instance L’ouverture d’une perception du Trésor Et l’implantation d’autres services publics indispensables au bon fonctionnement d’un département.

Le district sanitaire de Guinguinéo, avec son plateau médical vétuste et un personnel sous-équipé, incarne, selon le collectif, l’abandon dont souffre la localité. Le manque d’infrastructures sportives, notamment un stade municipal, accentue le sentiment de marginalisation chez les jeunes.

Autre symbole du déclin : l’arrêt du train, qui occupait autrefois une place centrale dans la vie économique du département.

« Le train, c’était notre vie. Il permettait de transporter les marchandises, d’aller vendre au marché de Dakar ou de recevoir des visiteurs. Depuis qu’il ne passe plus, tout est plus difficile et plus cher », a regretté Bamba Cissé.

La reprise du trafic ferroviaire apparaît dès lors comme une priorité, non seulement pour désenclaver Guinguinéo, mais aussi pour relancer son économie locale.

« Face à toutes ces préoccupations, notre devoir en tant que leaders est de rester aux côtés de la population, d’écouter, de rassurer et de continuer à porter leurs voix », a conclu M. Cissé, lançant un appel pressant aux autorités ainsi qu’à la conscience collective.

Réforme fiscale au Sénégal : entre élargissement de l’assiette et relèvement temporaire de la TVA

Le Sénégal est à l’aube d’un tournant important en matière de politique fiscale. Fin mai 2025, le coordonnateur du Forum Civil, Birahim Seck, révélait que les nouvelles autorités, sous l’impulsion du Premier ministre Ousmane Sonko, ont lancé le processus de réforme du Code général des impôts. Une initiative traduisant la volonté affichée de faire passer la pression fiscale de 18% à au moins 20%, conformément au seuil recommandé par l’UEMOA.

Au cœur de cette réforme, l’élargissement de l’assiette fiscale apparaît comme la voie privilégiée par le gouvernement. Il s’agit notamment d’intégrer dans le système fiscal les secteurs jusqu’ici peu ou pas taxés : services numériques, économie informelle, secteurs bénéficiant d’exonérations jugées injustifiées, etc. À cela s’ajoutent des réformes structurelles portant sur la modernisation de l’administration fiscale, la digitalisation, la transparence et la promotion du civisme fiscal.

Mais pour l’économiste et expert fiscal Serigne Mbacké Sougou, cette stratégie ne permettra pas une mobilisation rapide des ressources internes. Dans une contribution publiée dans Le Soleil, il avertit : « La mise en œuvre de ces mesures nécessite du temps, et leurs effets ne seront visibles qu’à moyen ou long terme. » Face à la contrainte immédiate de renflouer les caisses de l’État, il recommande de s’attaquer en priorité à la fiscalité indirecte, en particulier la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Serigne Mbacké Sougou propose une mesure temporaire et ciblée : relever le taux de la TVA de 18% à 20% entre juillet et décembre 2025, mais uniquement sur les biens et services consommés par les catégories sociales à hauts revenus. Ce retour au taux de TVA en vigueur avant l’harmonisation de 1998 au sein de l’UEMOA, selon lui, permettrait une amélioration immédiate de la trésorerie publique sans nuire au pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables.

Il met toutefois en garde contre une augmentation indiscriminée des taxes indirectes. Il exclut explicitement les impôts directs comme l’Impôt sur le revenu ou les Contributions économiques, jugés moins efficaces à court terme. Il recommande aussi de ne pas toucher à la Taxe sur les affaires financières ni aux taxes spécifiques, afin de ne pas impacter négativement le coût du crédit et les prix à la consommation.

La réforme fiscale en cours s’inscrit dans un contexte de tensions budgétaires croissantes, avec une forte attente des populations en matière de services publics et de redistribution. Le pari du gouvernement est de trouver un juste équilibre entre urgence de financement, modernisation du système fiscal et équité sociale. L’idée d’une TVA temporairement majorée, mais ciblée, pourrait constituer une réponse pragmatique, à condition d’être accompagnée de garde-fous clairs.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°505 – 07/07/2025

🔴 BADARA GADIAGA FACE À LA VINDICTE DES « PASTÉFIENS » : LE FRANC-PARLER DÉRANGE
🔴 1er TRIMESTRE 2025 / BAISSE DE LA QUALITÉ DE PORTEFEUILLE DANS LA MICROFINANCE : LA RENTABILITÉ GLOBALE VACILLE

🔴 CAN FÉMININE 2025 / VICTOIRE CONTRE LA RD CONGO (4-0) : LE SÉNÉGAL DÉMARRE EN TROMBE !
🔴 AFRICAN GLORY / SACRE INTERCONTINENTAL FACE AU SUISSE ÉRIC BRITO : MOUHAMED TAFSIR BA, CHAMPION WAKO PRO

Attaques contre Badara Gadiaga : Thierno Alassane Sall dénonce le « comportement sectaire » de Pastef

Le député et président de la République des valeurs (Rv), Thierno Alassane Sall, a vivement critiqué le Pastef, qu’il accuse d’entretenir un rapport opportuniste à l’État de droit et aux principes démocratiques. Dans une publication sur X, l’ancien ministre a dénoncé le « double discours » du parti dirigé par Ousmane Sonko, qu’il accuse de défendre la justice et les institutions uniquement lorsque cela sert ses intérêts.

« Pastef montre tous les jours sa véritable nature. Celle d’une secte qui pense que l’État de droit est une fiction à invoquer que lorsqu’il sert ses intérêts ou ceux de son gourou », a-t-il écrit.

Selon Thierno Alassane Sall, le mouvement au pouvoir a manqué une occasion de faire la démonstration de son attachement aux institutions après les critiques virulentes du Premier ministre contre certains magistrats. Il souligne qu’aucune voix n’a été élevée dans les rangs de Pastef pour réclamer l’autosaisine du procureur, alors que, selon lui, ces mêmes responsables politiques « le font avec excès dès qu’une parole heurte leurs chefs ».

Le député a également évoqué le cas du chroniqueur Abdou Nguer, qu’il présente comme victime d’un « acharnement judiciaire » et d’une incarcération prolongée pour des motifs qu’il juge infondés. Il estime que cette tendance à « l’intolérance aux opinions adverses » favorise la multiplication des prisonniers d’opinion.

Dans le même registre, Thierno Alassane Sall a dénoncé les pressions récentes visant Badara Gadiaga après ses propos critiques à l’égard du parti présidentiel. « Entre la République et leur parti, les Pastefiens ont choisi, et ils n’ont pas choisi la République », a-t-il accusé.

En conclusion, il a alerté sur les risques d’un affaiblissement durable du principe d’égalité devant la loi. « Désormais, tout donne à penser qu’au Sénégal la loi ne s’applique plus de la même façon à tous. Ceux qui détournent le regard auront demain leur part de responsabilité », a-t-il averti.

Djimbo Souaré sur le plan de redressement triennal de Sonko : « Il y a une incohérence »

Le député Djimbo Souaré, président du Conseil départemental de Goudiry, s’est interrogé publiquement sur le « plan de redressement triennal » présenté par le Premier ministre Ousmane Sonko dans un live diffusé sur les réseaux sociaux. Pour l’élu du groupe parlementaire Takku-Wallu, ce plan n’apparaît dans aucun des documents officiels examinés récemment à l’Assemblée nationale, notamment lors du débat d’orientation budgétaire.

Invité de l’émission Face au jury ce dimanche 6 juillet, Djimbo Souaré a rappelé que le samedi 28 juin 2025, les députés avaient adopté la loi de finances rectificative et débattu du Document de programmation pluriannuelle (DPP) 2025-2027. Or, selon lui, ce dernier ne fait nulle part mention d’un quelconque « plan de redressement ».

« Si le document annoncé par le Premier ministre est différent du DPP, il y a incohérence », a-t-il affirmé, visiblement agacé. Il s’interroge sur la cohérence institutionnelle entre l’exécutif et le Parlement : « Cela signifie-t-il que nos discussions à l’Assemblée n’avaient aucune importance ? Je me pose des questions sur la teneur et la fiabilité du document soumis au débat », a-t-il poursuivi.

Djimbo Souaré estime qu’il est urgent d’éclaircir les choses. À ses yeux, la clarté budgétaire est une exigence démocratique : « Il faut qu’on nous dise si le DPP est le même que le plan de redressement triennal. S’il s’agit de deux documents distincts, cela voudrait dire que le débat d’orientation budgétaire n’avait pas lieu d’être », a-t-il martelé.

Cette sortie intervient dans un contexte de forte politisation du débat économique, alors que le gouvernement multiplie les annonces sur sa stratégie de transformation structurelle. Mais pour une partie de l’opposition, la communication de l’exécutif reste floue et parfois en décalage avec les procédures légale

Offensive politique coordonnée : le Pastef exerce-t-il une pression sur la justice pour l’arrestation de Badara Gadiaga ?

Le climat politique sénégalais connaît une nouvelle zone de turbulences après l’épisode tendu du dernier numéro de l’émission Jakaarlo. Le chroniqueur Badara Gadiaga s’y est retrouvé au centre d’un vif échange avec le député Amadou Bâ, membre influent du parti Pastef.

Depuis cet affrontement télévisé, plusieurs figures de premier plan de la majorité présidentielle, parmi lesquelles Waly Diouf Bodian et la députée Mame Bousso, se sont relayées sur les réseaux sociaux pour réclamer l’intervention de la justice contre Badara Gadiaga. Cette succession d’appels quasi simultanés à des poursuites judiciaires, relayés publiquement par des responsables politiques, interroge sur la nature de cette démarche : s’agit-il d’une simple réaction collective à des propos jugés injurieux ou d’une offensive coordonnée pour faire pression sur les magistrats ?

La question est d’autant plus sensible qu’elle survient quelques jours après l’arrestation du journaliste Bachir Fofana, placé en garde à vue pour avoir soulevé des interrogations sur la gestion financière de l’Assemblée nationale. Cette arrestation, dénoncée par plusieurs organisations de défense des libertés, avait déjà alimenté les craintes d’un climat de répression contre les voix critiques.

Le contexte national se révèle d’autant plus tendu que le Premier ministre Ousmane Sonko, lors d’une récente intervention sur les réseaux sociaux, avait lui-même émis de virulentes critiques à l’encontre de certaines composantes du pouvoir judiciaire, qu’il accuse d’acharnement ou de partialité dans des dossiers le concernant.

Cette séquence politique, marquée par une multiplication des polémiques et des interpellations de journalistes et chroniqueurs, soulève des inquiétudes sur l’équilibre entre la liberté d’opinion et les tentatives de criminalisation de la critique. Elle ouvre également un débat de fond sur la capacité de la justice sénégalaise à rester imperméable aux injonctions politiques.

Affaire à suivre.

Mbaye Dione, SG de l’AFP, sur la gestion de l’actuel pouvoir : « Nous sommes loin de la rupture… »

Le secrétaire général de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) et maire de Ngoundiane, Mbaye Dione, a livré un constat sévère sur les quinze premiers mois de gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko. Invité de l’émission Grand Jury ce dimanche sur la RFM, le responsable politique a exprimé sa profonde déception face à ce qu’il considère comme un fossé entre les promesses de rupture et la réalité de la gestion du pouvoir.

« Après 15 mois d’exercice, je suis resté sur ma faim. Nous sommes loin de la rupture », a-t-il affirmé d’emblée, estimant que le fonctionnement actuel reproduit les mêmes travers qui étaient dénoncés sous les régimes précédents. « Et pire, avec moins de résultats », a-t-il ajouté, fustigeant l’absence de changement concret dans la conduite des affaires publiques.

Dans son analyse, Mbaye Dione a pointé des dysfonctionnements qu’il juge graves dans plusieurs secteurs. Il a notamment évoqué la persistance des soupçons d’enrichissement personnel visant des directeurs généraux, la continuité de pratiques de corruption et de clientélisme, ainsi que la distribution jugée opaque des aides et avantages divers, comme le « sukeur Koor » (cadeaux distribués pendant le Ramadan) et l’octroi de billets pour le pèlerinage à La Mecque.

Sur le plan des libertés publiques, l’ancien compagnon politique de Moustapha Niasse a également exprimé ses inquiétudes. Il a dénoncé des atteintes à la liberté d’opinion et à la liberté de la presse, domaines dans lesquels il attendait des avancées notables, compte tenu des engagements pris par le nouveau pouvoir durant la campagne électorale.

Ce bilan critique intervient alors que l’AFP, qui vient d’officialiser sa rupture avec la coalition Benno Bok Yakaar, se positionne désormais comme une force d’opposition autonome, déterminée à incarner une alternative crédible. Mbaye Dione, à travers ce discours, semble vouloir ouvrir un nouveau cycle politique pour son parti, en se distinguant à la fois de l’ancien système et des actuels tenants du pouvoir.

Politique : l’AFP officialise sa rupture avec BBY et révèle ses ambitions pour les élections locales prochaines

Le secrétaire général de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), Mbaye Dione, a marqué un virage décisif dans l’histoire de sa formation politique. Invité de l’émission Grand Jury sur la RFM, ce dimanche 6 juillet 2025, il a annoncé la fin officielle du compagnonnage avec la coalition Benno Bok Yakaar, après plus d’une décennie de partenariat politique.

« L’AFP ira en locomotive. Soit nous irons seuls, soit nous serons dans une coalition où l’AFP sera la locomotive », a-t-il affirmé, sans équivoque, affichant la volonté d’inscrire le parti dans une nouvelle dynamique autonome. Il a précisé que la rupture avec Benno Bok Yakaar n’est pas un simple désaccord conjoncturel, mais un choix stratégique assumé de rompre avec toute logique de dépendance partisane. « Nous n’avons plus l’objectif de nous embarquer dans des partis politiques, quelle que soit leur force », a-t-il martelé, signe d’un cap résolument tourné vers l’émancipation politique.

Dans la perspective des élections locales prévues en 2027, l’AFP s’engage dans une vaste entreprise de redynamisation de ses structures internes. Mbaye Dione a annoncé un programme de restructuration qui concernera tous les échelons du parti : régions, départements, communes, ainsi que les sections des différentes catégories socioprofessionnelles. Il s’agit notamment des cadres, des enseignants, des étudiants et des personnes vivant avec un handicap. L’objectif affiché est clair : redonner un souffle nouveau au parti et renforcer son implantation sur l’ensemble du territoire national.

Pour le secrétaire général, l’enjeu dépasse la seule conquête du pouvoir. Il s’agit aussi, selon ses mots, de démontrer que l’AFP dispose de solutions concrètes et crédibles aux difficultés que rencontrent les Sénégalais. Cette déclaration marque un tournant majeur dans la trajectoire d’un parti longtemps perçu comme un allié secondaire au sein de Benno Bok Yakaar.

À moins de deux ans des scrutins locaux, l’AFP se présente désormais comme une force politique déterminée à jouer les premiers rôles, dans un contexte où la recomposition du paysage politique sénégalais s’accélère. Cette prise de distance avec les anciennes alliances annonce une nouvelle phase, celle d’une quête d’autonomie et de leadership affirmé, que Mbaye Dione entend incarner.

Performances des agences publiques : Lansana G. Sakho passe à la loupe les principes du New management public

Lansana Gagny Sakho propose une réflexion critique sur le fonctionnement des agences publiques au Sénégal, en s’appuyant sur les concepts du « New management public » et sur la gouvernance des entités parapubliques. Dans son ouvrage intitulé Les agences publiques d’exécution face au défi de la performance : cas du Sénégal, paru aux éditions L’Harmattan, il dresse un état des lieux sans concession des limites qui freinent la modernisation de l’administration.

Son analyse met en évidence une série de dysfonctionnements structurels. Selon lui, la nomination des responsables à la tête de ces agences obéit rarement à des critères objectifs fondés sur la compétence et la performance. Il estime que les organes délibérants, qui devraient exercer un rôle stratégique, se voient souvent relégués à un statut purement consultatif, sans réelle capacité de contrôle ni d’impulsion.

L’auteur pointe également le caractère inachevé des textes réglementaires, notant qu’ils ne prévoient pas de mécanismes clairs de révocation des directeurs qui échoueraient à atteindre les objectifs fixés. Une lacune majeure, selon lui, qui entretient un système où la responsabilité et la reddition des comptes demeurent floues.

Fort d’une expérience de près de deux décennies dans les rouages de l’administration, Lansana G. Sakho, aujourd’hui président du conseil d’administration de l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands projets (APIX), revisite les principes du New public management. Il montre en quoi ces approches managériales, inspirées du secteur privé, peuvent contribuer à renforcer l’efficacité et l’impact des politiques publiques, à condition d’être adaptées au contexte sénégalais.

L’ouvrage, préfacé par le Dr Abdou Karim Guèye, Inspecteur général d’État à la retraite, formule des recommandations précises visant à améliorer la gouvernance et le pilotage des agences d’exécution. Pour Lansana G. Sakho, la modernisation de l’administration passe par l’exigence d’une culture de résultats, une clarification des responsabilités et la mise en place d’outils d’évaluation rigoureux.

Tentative d’émigration clandestine déjouée à Mbour : 23 personnes interpellées, dont 8 femmes et un bébé

Le Commissariat central de Mbour a mené, ce mercredi 3 juillet 2025, une opération de grande envergure qui a permis d’interpeller 23 candidats à l’émigration clandestine. L’intervention a eu lieu au quartier Médine, à la suite d’un signalement anonyme.

Parmi les personnes interpellées figurent 20 ressortissants guinéens, 2 gambiens et 1 sénégalais. Le groupe comptait également 8 femmes et un bébé. Les premiers éléments de l’enquête révèlent que les candidats au départ s’étaient organisés en petits groupes afin d’échapper à la vigilance des autorités et de faciliter leur embarquement par voie maritime.

Les personnes arrêtées ont déclaré être venues à Mbour dans l’espoir de trouver du travail. Toutefois, elles se sont abstenues de désigner l’organisateur du voyage. À ce stade, le convoyeur présumé reste introuvable, et les recherches se poursuivent activement pour identifier et interpeller les principaux responsables de cette tentative de migration illégale.

Les autorités rappellent que l’émigration clandestine expose les candidats à de graves dangers, notamment des pertes en vies humaines. La Police nationale, plus que jamais mobilisée, réitère son engagement à lutter contre les réseaux de trafic de migrants.

Mamoudou Ibra Kane : « Je doute de la volonté du pouvoir de faire la lumière sur les bavures policières à Cambérène et Rosso »

L’opposant Mamoudou Ibra Kane a exprimé ce samedi 6 juillet ses vives inquiétudes quant à la sincérité du gouvernement sénégalais dans la gestion des récents incidents impliquant les forces de l’ordre. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, il remet en question la volonté du pouvoir d’enquêter en toute transparence sur les bavures policières mortelles survenues à Cambérène et à Rosso.

« Je doute de la volonté du pouvoir de faire la lumière sur les bavures policières mortelles à Cambérène et Rosso. Il faut des sanctions administratives et une ENQUÊTE INDEPENDANTE, sans arrière-pensée d’humiliation des FDS. Contexte sécuritaire sous-régional oblige », a-t-il souligné.

Ces propos interviennent alors que l’émotion reste vive après la mort de plusieurs citoyens lors d’interventions policières dans ces deux localités. À Cambérène, un jeune homme a perdu la vie lors d’un affrontement avec les forces de l’ordre, un drame qui a suscité l’indignation et la visite du Premier ministre Ousmane Sonko auprès de la famille endeuillée.

À Rosso, des informations similaires font état d’une autre intervention ayant entraîné la mort d’un civil, relançant le débat sur la responsabilité et l’encadrement des forces de sécurité.

Mamoudou Ibra Kane appelle à une démarche rigoureuse et transparente. Pour lui, seule une enquête véritablement indépendante pourrait rétablir la vérité et restaurer la confiance entre les citoyens et les forces de défense et de sécurité (FDS). Il insiste néanmoins pour que cette exigence de justice ne soit pas interprétée comme une volonté de fragiliser l’institution sécuritaire, surtout dans un contexte sous-régional marqué par une instabilité croissante.

L’opposant, ancien journaliste devenu figure politique, pose ainsi un défi éthique et institutionnel au nouveau pouvoir : celui de rompre avec l’impunité supposée des agents en uniforme, tout en maintenant l’équilibre dans un climat de tension sécuritaire.

Réajustement stratégique au sein de l’armée sénégalaise : Quatre zones militaires changent de commandement

L’armée sénégalaise vient d’opérer un important remaniement dans son dispositif territorial, avec la nomination de nouveaux commandants à la tête de quatre des sept zones militaires du pays. Cette série de réaffectations, qui s’inscrit dans le cadre habituel de la gestion des carrières militaires, vise à renforcer l’efficacité opérationnelle et la coordination des forces sur le terrain.

À la Zone militaire n°3, c’est le Colonel Massanrha Thiam qui prend les rênes. Il était jusqu’ici chef de la cellule emploi à l’État-major de l’Armée de Terre. Il remplace le Colonel Diouna Sow.

Dans la Zone militaire n°5, le commandement est désormais assuré par le Colonel Cheikh Gueye, ancien directeur de l’École nationale des officiers d’active (ENOA). Il succède au Colonel Yahya Diop.

La Zone militaire n°2 est désormais dirigée par le Colonel Alioune Samassa, précédemment chef de cabinet du Chef d’État-major général des Armées. Il remplace le Colonel Thierno Fall.

Enfin, à la Zone militaire n°7, c’est le Colonel El Hadj Omar Faye qui prend les commandes. Il était à la tête de l’École nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Kaolack. Il remplace le Colonel Thierno Gningue.

Ces changements de commandement sont accompagnés de réajustements internes dans certains bataillons, afin de mieux répondre aux exigences du terrain et d’améliorer la coordination entre les différentes unités. Selon les sources militaires relayées par Emedia, il s’agit d’un exercice régulier dans le cadre de la rotation des postes de commandement, les chefs de zone étant généralement appelés à changer de poste tous les deux à trois ans.

Contrairement à certaines interprétations possibles, ces réaffectations ne sont pas liées à une situation de crise ou à un contexte sécuritaire particulier. Elles relèvent d’une logique structurelle et anticipative de la gestion des ressources humaines au sein des Forces armées sénégalaises.

Lancement officiel de la communauté DUNDU:Mettre la réaction artistique au service des vulnérable…

Ce samedi 05 juillet est née au grand théâtre national la communauté DUNDU dont le but est de mettre la réaction artistique au service des couches marginalisés.

‎Elle est composée des rappeurs, des artistes, des slameurs , des photographes en somme tout ceux qui évoluent dans la culture pour mettre ce savoir cette création au service de l’impact social.
‎Cette couche sociale qui n’a généralement aucune opportunité constitue la cible principale de ladite communauté.Explique Miche Cédric KINIFFO(Directeur de la vision artistique et solicial de DUNDU) dans cette interview.

Lancement officiel de la communauté DUNDU:Mettre la réaction artistique au service des vulnérable...
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