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Tabaski 2025 : Bougane Gueye Dany fustige le ministre de l’Économie – « Le Sénégal étouffe et lui dort »

À l’occasion de la célébration de la Tabaski, Bougane Gueye Dany a profité de la tribune offerte par la fête religieuse pour adresser de sévères critiques au ministre de l’Économie. Le leader du mouvement Guem Sa Bopp a dénoncé ce qu’il qualifie d’inaction face à la crise économique qui secoue le pays, n’épargnant ni la flambée des prix ni la précarisation croissante des populations.

« Le Sénégal ne traverse pas une crise politique, mais bien une crise économique grave. Et c’est au ministre de l’Économie de se lever, mais lui, il dort », a-t-il lancé d’un ton sec, exprimant son exaspération face à ce qu’il perçoit comme un manque de réactivité du gouvernement.

Bougane Gueye Dany n’a pas mâché ses mots en décrivant la dure réalité que vivent de nombreuses familles sénégalaises : « Observez cette Tabaski ! Beaucoup ont souffert comme jamais. Les familles peinent à acheter un mouton, et pendant ce temps, les responsables restent sourds et aveugles. »

Dans une attaque frontale contre le ministre de l’Économie, il a déclaré : « Ce ministre est inutile s’il ne comprend pas l’urgence de relancer l’économie réelle. Les commerçants, les artisans, les vendeurs ambulants ont besoin de souffle, pas de chiffres froids élaborés dans des bureaux climatisés. »

Poursuivant sa charge, Bougane a mis en doute les compétences du ministre en poste :
« Ce que le Sénégal attend aujourd’hui, ce n’est pas un projet théorique, mais une réaction immédiate. Ce n’est pas au ministre des Finances de porter le fardeau seul. Si celui de l’Économie n’est pas à la hauteur, qu’il s’en aille. »

Il conclut avec fermeté : « Ce pays a besoin d’acteurs engagés, pas de figurants. Nous ne pouvons plus nous permettre de perdre du temps avec des technocrates insensibles pendant que le peuple s’effondre. »

Tabaski 2025 à Touba : le Khalife général des Mourides salue l’élan collectif autour de la rénovation de la Grande Mosquée

À l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Kébir (Tabaski) ce samedi 7 juin 2025, le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a exprimé sa profonde gratitude envers les fidèles ayant répondu à son appel pour la rénovation de la Grande Mosquée de Touba.

La prière a été dirigée par Serigne Fallou Abdou Khadre Mbacké, en présence du Khalife, de son porte-parole Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, ainsi que de nombreux dignitaires mourides. Le moment a été empreint de spiritualité, de ferveur religieuse et d’unité autour d’un projet à haute portée symbolique.

Dans son message, Serigne Mountakha Mbacké a salué l’engouement populaire suscité par son initiative, qu’il considère comme un signe encourageant de mobilisation communautaire. « Lorsque j’ai émis l’idée de rénover et d’embellir la mosquée, j’ai tout de suite remarqué un grand engouement autour de la réalisation de ce projet. Vous me réconfortez dans l’idée que c’est un programme réalisable. »

Le Khalife a prié pour que Dieu accorde à tous les contributeurs la force et les moyens de mener à bien cette œuvre collective, inscrite dans la continuité de l’héritage spirituel du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba.

Dans son sermon, l’imam a rappelé l’essence spirituelle de la Tabaski, insistant sur la nécessité pour les fidèles de respecter les enseignements religieux et de vivre cette célébration comme une expression de soumission, de sacrifice et de fraternité.

Ainsi, la Tabaski 2025 à Touba aura été marquée non seulement par la prière rituelle, mais aussi par un appel vibrant à l’unité autour d’un projet de foi et de mémoire.

Tabaski 2025 à la Grande Mosquée de Dakar : l’Imam Moussa Samb appelle à l’unité et à la solidarité islamique

À l’occasion de la prière de l’Aïd al-Adha (Tabaski) célébrée ce samedi 7 juin 2025, l’Imam ratib de la Grande Mosquée de Dakar, El Hadj Moussa Samb, a délivré un sermon empreint de spiritualité, de fraternité et de responsabilité collective.

Devant les fidèles réunis pour la fête, l’imam a insisté sur les valeurs fondamentales de l’islam, appelant à « vivre ensemble dans le respect, le partage et la solidarité ». Il a rappelé que les liens religieux doivent primer sur les différences sociales et ethniques : « Dieu nous a déjà montré la voie : nous aimer, nous respecter, nous soutenir. Ce ne sont pas uniquement les liens de sang qui font de nous des proches. En tant que musulmans, nous sommes tous frères. »

S’appuyant sur les leçons du pèlerinage à la Mecque, l’imam a souligné l’universalité de la foi islamique. « Le pèlerinage nous enseigne que, malgré nos différences de langue et de culture, c’est la foi qui nous unit. À la Mecque, que l’on soit Japonais, Américain ou Sénégalais, on devient frères dans la spiritualité. »

Il a aussi mis en garde contre une pratique religieuse déconnectée des valeurs morales et sociales. « La prière seule ne suffit pas. Pour évoluer ensemble, il faut cultiver l’amour sincère, faire le bien autour de nous, bannir la négativité et privilégier l’unité », a-t-il exhorté.

Tabaski 2025 : le président Bassirou Diomaye Faye appelle au dialogue et à la cohésion nationale

En ce samedi 7 juin 2025, jour de célébration de l’Aïd al-Adha (Tabaski) pour la majorité des musulmans au Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a assisté à la prière à la Grande Mosquée de Dakar. À cette occasion, le chef de l’État a lancé un vibrant appel à l’unité, à la solidarité et au dialogue entre les Sénégalais.

« Je voudrais aussi appeler, ce jour béni de Tabaski, l’ensemble des Sénégalais à perpétuer l’esprit de solidarité et de générosité, mais aussi de partage qui sont les valeurs fondamentales que traduit cette fête », a déclaré le président Diomaye Faye, entouré du ministre des Forces armées, Birame Diop, et de son directeur de cabinet, Mary Teuw Niane.

Poursuivant dans le même esprit, le président a évoqué les conclusions récentes du dialogue national pour rappeler l’importance de maintenir le cap de la concertation. « À la suite du dialogue national, j’invite également tous les Sénégalais à maintenir l’esprit de dialogue et de concertation afin que notre pays continue d’avancer dans la concorde et la cohésion, au-delà des divergences que nous pouvons avoir sur les opinions. »

Dans son message, le président a également exhorté les Sénégalais à prier pour la paix et la stabilité du pays : « Que Dieu veille sur notre pays, qu’il préserve la paix sociale et la cohésion nationale. Qu’il consolide notre unité nationale et accorde à nos familles une bonne célébration de la fête de Tabaski. »

Bassirou Diomaye Faye a saisi l’occasion pour remercier tous les acteurs impliqués dans le bon déroulement de la fête. Il a salué le professionnalisme des forces de défense et de sécurité, ainsi que l’engagement des éleveurs et des transporteurs qui ont contribué à un approvisionnement satisfaisant du marché en moutons sur l’ensemble du territoire.

Tabaski à Bignona : des moutons livrés par la DER meurent en masse, colère et indignation chez les bénéficiaires

À Bignona, dans le sud du Sénégal, une initiative de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide (DER) tourne au fiasco. Dans le cadre de l’opération spéciale Tabaski, des moutons ont été distribués à des bénéficiaires via un système de souscription à paiement échelonné. Mais à la grande surprise des receveurs, une hécatombe a été constatée : la quasi-totalité des bêtes est morte peu après leur livraison.

Le drame sanitaire a suscité colère et incompréhension. Ismaila Sané, l’un des bénéficiaires, témoigne dans une vidéo relayée par la chaîne K7 TV et reprise par SEN TV. Il explique avoir rapidement perçu l’état critique de l’animal dès son arrivée. « Mon petit frère m’a appelé pour me dire de venir voir le mouton. Le lendemain matin, il était déjà mort. Nous sommes totalement dépassés », a-t-il déclaré.

D’autres habitants rapportent des pertes similaires. Khadidiatou Camara affirme que certains béliers sont morts le jour même de leur remise. Bacary Danfa Camara évoque quant à lui une vingtaine de moutons perdus, appartenant à lui et à ses collègues. Pour beaucoup, la qualité des bêtes pose question, tout comme le modèle économique proposé. « Même à 50 000 francs, on n’a rien de valable. Ils nous ont proposé de récupérer notre argent », s’indigne Mme Camara.

Face à l’ampleur de la polémique, le promoteur partenaire de la DER dans cette opération, Arona Gallo, est sorti de son silence. Dans une note diffusée sur SEN TV, il parle d’un « incident isolé regrettable » et avance des explications techniques. Selon lui, les 150 moutons convoyés à Bignona sont arrivés le samedi précédent. Ne pouvant être immédiatement remis aux souscripteurs, ils ont été installés dans un enclos improvisé, situé à proximité de plantes toxiques. Ces végétaux auraient été ingérés par les animaux, provoquant de sévères troubles digestifs et la mort de nombreux moutons.

Le promoteur affirme que la distribution dans d’autres zones du pays s’est déroulée sans incident majeur, mais à Bignona, le mal est déjà fait. Les bénéficiaires, désemparés, demandent des comptes et exigent un dédommagement. Pour eux, au-delà du préjudice financier, c’est la promesse d’une fête de Tabaski digne qui s’est évanouie.

Diplomatie : Ousmane Sonko attendu en Chine du 22 au 27 juin 2025 pour une visite officielle

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, se rendra en visite officielle en République populaire de Chine du 22 au 27 juin 2025. L’annonce a été faite ce vendredi à la suite d’une audience accordée à Li Zhigang, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Chine au Sénégal. Cette rencontre a permis de finaliser les derniers préparatifs de ce déplacement de haut niveau, selon un communiqué émanant de la Primature.

Ce voyage du chef du gouvernement sénégalais répond à une invitation officielle de son homologue chinois, Li Qiang, Premier ministre du Conseil des Affaires d’État. À cette occasion, Ousmane Sonko prendra part au Forum économique mondial d’été, prévu à Davos. Il y interviendra au nom du continent africain, signe de la confiance placée en lui par ses pairs ainsi que de l’importance croissante du Sénégal dans les relations internationales.

En marge de sa participation à ce rendez-vous international, Ousmane Sonko effectuera également une visite de travail et d’amitié en Chine, d’une durée de 48 heures. Ce déplacement sera l’occasion de consolider le partenariat stratégique entre le Sénégal et la Chine, tout en intensifiant les échanges bilatéraux dans des domaines clés.

Il est notamment prévu que les discussions portent sur le renforcement des relations économiques et commerciales, l’exploration de nouvelles opportunités de coopération dans des secteurs prioritaires pour les deux pays, ainsi que sur la promotion des échanges culturels et amicaux entre les peuples sénégalais et chinois.

Ce voyage du Premier ministre s’inscrit dans une dynamique diplomatique active, à un moment où le Sénégal entend réaffirmer sa position et son influence sur la scène internationale.

Tabaski 2025 : la Police met en garde contre les arnaques à la vente de moutons sur les réseaux sociaux

À l’approche de la Tabaski, période de grande affluence sur le marché du bétail, la Police nationale alerte les citoyens sur la recrudescence d’escroqueries liées à la vente de moutons sur les réseaux sociaux. Des individus malintentionnés exploitent la frénésie des préparatifs pour soutirer de l’argent à des victimes peu méfiantes.

Selon les autorités, les escrocs opèrent principalement sur des plateformes telles que Facebook, TikTok et Instagram, où ils publient des annonces alléchantes, souvent accompagnées de photos et de vidéos de moutons robustes à des prix attractifs. Ces publications visent à inspirer confiance et à inciter les acheteurs à effectuer des paiements anticipés.

La méthode est bien rodée : après avoir obtenu un virement d’argent pour la livraison ou la réservation de l’animal, les fraudeurs coupent tout contact avec leurs victimes, rendant impossible toute réclamation ou suivi.

Face à cette situation, la Police nationale appelle à la vigilance et recommande aux citoyens de ne jamais envoyer d’argent à des vendeurs rencontrés uniquement en ligne, sans vérification physique de l’animal ni preuve d’identité fiable. Elle encourage à privilégier les circuits traditionnels ou les vendeurs connus pour éviter toute déconvenue en cette période de fête.

Cette alerte s’inscrit dans une série de mesures préventives prises par les autorités pour garantir la sécurité des populations à l’approche de l’Aïd al-Adha, une fête où le commerce informel en ligne connaît une activité intense, parfois au détriment des consommateurs.

Sénégal : une partie de la communauté musulmane célèbre la Tabaski ce vendredi 6 juin

Alors que la majorité des musulmans sénégalais se préparent à célébrer la Tabaski ce samedi 7 juin 2025, une partie de la communauté a commencé les festivités ce vendredi 6 juin, répondant à l’appel de la Coordination des musulmans du Sénégal (CMS), qui a fixé cette date comme jour de l’Aïd El-Kébir.

Cette divergence de dates n’est pas nouvelle au Sénégal, où l’observation du croissant lunaire suscite régulièrement des désaccords entre différentes instances religieuses. La Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (CONACOC), organe officiel consultatif, avait pour sa part annoncé la fête pour samedi, suite à ses observations et consultations avec les autorités religieuses du pays.

Cependant, plusieurs pays musulmans dans le monde, notamment l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, l’Égypte, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Nigeria, le Mali et la Côte d’Ivoire, ont également retenu la date de ce vendredi 6 juin pour la célébration, sur la base du calendrier islamique unifié et de la vision lunaire confirmée dans la région du Golfe.

Au Sénégal, cette situation reflète une diversité d’approches dans la pratique religieuse, mais elle se déroule généralement dans un climat de tolérance et de respect mutuel. Les autorités publiques, de leur côté, appellent à la retenue et à la cohésion sociale, surtout en ces temps de grande affluence dans les marchés et lieux de culte.

Thiès : quatre individus arrêtés pour vol à Grand Standing, une arme et des objets divers saisis

Alors que les préparatifs de la Tabaski battent leur plein, les autorités redoublent d’efforts pour faire face à la recrudescence des actes de délinquance. Dans ce contexte, le poste de Police des Parcelles Assainies de Thiès a mis la main sur un groupe de présumés cambrioleurs à la suite d’un vol commis dans un domicile au quartier Grand Standing.

Selon les informations relayées par la Direction de la Police nationale, quatre individus ont été interpellés dans le cadre de cette affaire. L’opération, menée avec efficacité par les éléments du poste de police local, a permis non seulement l’arrestation des suspects, mais aussi la perquisition de leurs domiciles, qui a révélé un important butin.

Parmi les objets retrouvés figurent une arme à feu de type revolver, chargée de neuf cartouches, ce qui soulève des inquiétudes sur le niveau de dangerosité du groupe. Outre l’arme, les enquêteurs ont mis la main sur une quinzaine de téléphones portables, un réfrigérateur, une cuisinière, une tablette numérique, ainsi que des articles plus insolites comme un sac d’oignons et un sac de pommes de terre, vraisemblablement issus du même cambriolage.

Les quatre suspects ont été placés en garde à vue, le temps pour les enquêteurs de poursuivre leurs investigations et de déterminer les circonstances exactes du vol, ainsi que l’existence éventuelle d’autres victimes ou complices.

Les forces de sécurité appellent les citoyens à redoubler de vigilance, particulièrement en cette période de fêtes propice aux actes de banditisme. Elles rappellent également l’importance de signaler tout comportement suspect ou toute présence inhabituelle dans les quartiers.

Énergie : des performances contrastées pour Sangomar, GTA et Gadiaga en mai 2025

Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a publié son rapport mensuel sur la production des sites énergétiques stratégiques du pays. Le document, qui dresse un état des lieux de l’activité pour le mois de mai 2025, met en lumière des performances soutenues sur le champ pétrolier de Sangomar, une montée en régime progressive du projet gazier GTA, et une activité stable sur le site de Gadiaga.

Le champ pétrolier offshore de Sangomar, au large des côtes sénégalaises, continue de maintenir une cadence élevée. Trois cargaisons — identifiées sous les codes SAN031, SAN032 et SAN033 — ont été levées au cours du mois de mai, représentant un volume total de 2,92 millions de barils de pétrole brut. Ces volumes ont été exportés sur le marché international, conformément aux contrats d’enlèvement conclus avec les acheteurs. Le ministère confirme que les prévisions annuelles de production, évaluées à 30,53 millions de barils pour 2025, restent inchangées à ce stade.

Du côté du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, les opérations de montée en charge se poursuivent dans le cadre de la mise en service des installations de liquéfaction. Le 15 mai 2025, la deuxième cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL), étiquetée GTA_2025_002, a été chargée avec succès. Elle représente un volume de 168 426 m³, soit environ 3,83 millions de MMBtu, selon les chiffres officiels. Cette opération marque une nouvelle étape vers l’optimisation de la capacité de production du site, encore en phase de rodage.

Sur le plan domestique, la production de gaz naturel à Gadiaga, dans la région de Thiès, reste modeste mais régulière. Le rapport indique qu’au premier trimestre 2025, un volume cumulé de 548 078 Nm³ (normaux mètres cubes) a été commercialisé. Pour le seul mois de mai, la production est estimée à 207 737 Nm³. Ce site, bien que de moindre envergure comparé à GTA ou Sangomar, joue un rôle important dans l’approvisionnement des industries locales et la transition vers un mix énergétique plus propre.

Avec ces résultats, le Sénégal poursuit sa dynamique de développement énergétique, fondée à la fois sur l’exploitation de ses ressources naturelles et l’investissement dans les infrastructures. Le gouvernement reste engagé à garantir la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion de ces ressources, dans un contexte où les enjeux énergétiques se mêlent étroitement aux impératifs économiques, environnementaux et géopolitiques.

Tabaski 2025 : Échange de cadeaux entre Ousmane Sonko et le Khalife général des mourides

À l’approche de la fête de la Tabaski, le Premier ministre Ousmane Sonko a posé un geste hautement symbolique en offrant un mouton au Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Le bélier, convoyé depuis Dakar jusqu’à la ville sainte de Touba, a été remis au guide religieux par Birane Diouf, coordonnateur adjoint de Pastef à Touba.

Ce geste s’inscrit dans une démarche de respect et de reconnaissance envers la confrérie mouride, pilier majeur de la société sénégalaise. Mais le geste du Premier ministre ne s’est pas arrêté au Khalife général : plusieurs autres dignitaires religieux mourides ont également reçu un mouton de la part d’Ousmane Sonko. Il s’agit notamment de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife, Serigne Cheikh Saliou Mbacké de Darou Khoudoss, Serigne Ahmadou Makhtar, Serigne Fallou Mbacké Souhaibou, Serigne Bassirou Mbacké de Porokhane, ainsi que Serigne Amsatou Mbacké Ibn Serigne Abdou Lahad.

Touché par cette attention, le Khalife général a réagi avec grandeur. En retour, Serigne Mountakha Mbacké a offert deux moutons au Premier ministre Ousmane Sonko, et deux autres au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Un geste qui témoigne de la continuité du dialogue, de l’harmonie et du respect mutuel entre les autorités religieuses et les dirigeants de l’État.

Kaolack / Journée mondiale de l’environnement : Le REC-SN plaide pour un engagement inclusif des décideurs politiques et des communautés

Une prise de conscience accrue et un engagement plus fort des décideurs politiques et des communautés sont nécessaires pour faire face aux multiples formes de dégradation de l’environnement, a affirmé mercredi le coordonnateur du Réseau national des éco-citoyens du Sénégal (REC-SN), Khamat Kama, en marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement.

« La célébration de la Journée mondiale de l’environnement constitue une occasion privilégiée de sensibilisation et de plaidoyer en faveur d’une prise de conscience et d’un engagement des décideurs politiques et des communautés, afin d’inverser la tendance face à la dégradation continue de notre environnement », a-t-il expliqué.

L’édition 2025 de cette journée est axée sur le thème : « La lutte contre la pollution plastique », a précisé Khamat Kama. À cet effet, il a annoncé le lancement d’une campagne de collecte des sachets plastiques prévue du 5 au 16 juin 2025.

Malgré le contexte de la fête de la Tabaski, le REC-SN a tenu à marquer cette journée à travers une campagne de collecte de déchets plastiques, notamment les sachets d’eau. Ces déchets seront valorisés dans une pépinière, pour produire et planter des arbres, dans le but de lutter contre les effets du changement climatique, la désertification et la dégradation des terres.

« En milieu scolaire et communautaire, nous pouvons et devons inverser la tendance, en remportant le pari de la salubrité et de la végétalisation », a insisté M. Kama. Il invite par ailleurs les nouvelles autorités à faire appliquer strictement la loi sur l’interdiction des sachets plastiques, en particulier ceux utilisés pour l’eau, que la loi recommande de remplacer par des bouteilles recyclables.

Selon lui, seule une application rigoureuse de cette législation peut régler de façon durable la problématique de la pollution plastique au Sénégal, qu’il qualifie de « jub jubanti environnemental ».

Nécrologie : Le Groupe Futurs Médias en deuil après le décès d’Ibrahima Dieng, son directeur commercial

Le monde des médias sénégalais est en deuil. Ibrahima Dieng, directeur commercial du Groupe Futurs Médias (GFM), est décédé ce jeudi, plongeant ses proches, ses collègues et toute la famille médiatique dans une profonde tristesse.

Le Groupe Futurs Médias a confirmé la nouvelle à travers un communiqué empreint d’émotion, saluant la mémoire d’un homme unanimement respecté. « C’est avec une profonde tristesse que le Groupe Futurs Médias (GFM) a appris le décès de Monsieur Ibrahima Dieng, son directeur commercial. Figure respectée du monde des médias et du marketing, Ibrahima Dieng s’est distingué par son professionnalisme, son engagement et son sens de l’humain », peut-on y lire.

Durant de nombreuses années, Ibrahima Dieng a contribué au développement commercial du groupe avec rigueur, loyauté et passion. Il laisse derrière lui le souvenir d’un collaborateur discret mais déterminant, d’un manager à l’écoute et d’un homme profondément attaché aux valeurs humaines.

Son départ brutal crée un vide immense au sein du GFM, mais aussi parmi ses nombreux partenaires et amis, qui saluent en lui « un homme de valeur », une figure incontournable du secteur.

Le Dakarois adresse ses condoléances émues à la famille d’Ibrahima Dieng, à ses proches ainsi qu’à toute l’équipe du Groupe Futurs Médias.

Rapatriement du Niger : ADHA dénonce une gestion « indigne » des migrants sénégalais

Soixante-huit ressortissants sénégalais ont été rapatriés du Niger ce mardi 4 juin. Si ce retour a été salué sur le plan humanitaire, il soulève aussi une vive controverse. Dans un communiqué rendu public ce jeudi, l’organisation Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) fustige les conditions d’accueil réservées aux migrants, qu’elle qualifie de « dégradantes » et contraires aux engagements internationaux du Sénégal.

« Après avoir survécu à l’enfer en Algérie, puis à six mois de détention dans les camps d’Assamaka, d’Arlit et d’Agadez, ces migrants ont été accueillis à Dakar dans un établissement notoirement inadapté, connu pour abriter des activités incompatibles avec la dignité humaine », dénonce l’ADHA. L’organisation s’alarme également de l’absence totale de prise en charge psychologique et médicale, malgré les traumatismes vécus par ces rapatriés.

Selon le communiqué (n°CP016-0625), l’ADHA avait pourtant alerté les autorités sur la nécessité d’un accompagnement adapté, notamment pour les plus vulnérables. « C’est une négligence grave et un affront aux principes fondamentaux des droits humains », estime l’ONG.

Pour ADHA, cette situation traduit un manquement aux obligations juridiques et éthiques du Sénégal, tant au niveau national qu’international. « L’État a le devoir d’assurer à ses ressortissants un retour dans des conditions respectueuses de leur dignité, et non de les reléguer dans l’indifférence », rappelle l’organisation.

L’ONG attire également l’attention sur les dizaines de Sénégalais encore bloqués dans les camps nigériens. Parmi eux, une femme et ses deux enfants vivraient dans des conditions qualifiées d’« extrêmement précaires ». ADHA lance un appel pressant pour un rapatriement rapide et digne de ces personnes.

« Ces migrants sont avant tout des êtres humains, porteurs de rêves et de souffrances. Ils méritent d’être accueillis avec respect, solidarité et compassion », conclut ADHA, en appelant les autorités sénégalaises à revoir en profondeur leur politique migratoire.

Ce nouveau signal d’alerte relance le débat sur la manière dont le Sénégal traite ses citoyens en situation de vulnérabilité à l’étranger, et sur la nécessité d’un dispositif national cohérent et humain de retour et de réintégration.

Cheikh Mbacké Gadiaga interpellé par la Section de recherches après une plainte pour diffamation de Gabrielle Kane

La Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Colobane a interpellé ce jeudi le journaliste Cheikh Mbacké Gadiaga, dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’une plainte déposée par l’activiste et féministe Gabrielle Kane. Cette dernière accuse le directeur de publication du site Sénégalinfo de diffamation et d’injures publiques.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, Gabrielle Kane affirme être la cible, depuis plusieurs mois, d’une « campagne de discrédit » menée par deux plateformes médiatiques : Le Verdict News, dirigé par Badara Ngom, et Sénégalinfo, dont Gadiaga est responsable. Elle cite notamment un article publié en Une du Verdict News le 7 décembre 2023, qui la présentait sous un titre particulièrement agressif : « Gabrielle Kane, une grosse ratée qui veut assainir son image à travers la magie du petit écran ».

En page intérieure, le contenu allait plus loin, qualifiant l’activiste de « dévergondée » et de « pétasse ratée », dans des termes que les avocats de Gabrielle Kane jugent « insultants, humiliants, mensongers et attentatoires à la dignité humaine ».

La plaignante met l’accent sur la dimension publique de ces propos, publiés dans un média largement diffusé et accessible à un vaste public. Pour elle, il ne s’agit pas d’un simple dérapage journalistique, mais d’une campagne de haine qui a nui à son image, à sa réputation et à son engagement public.

Les faits reprochés sont susceptibles de relever des délits de diffamation et d’injures publiques, conformément aux articles 248 et 258 du Code pénal sénégalais. Gabrielle Kane demande non seulement l’établissement des responsabilités pénales, mais également la réparation intégrale du préjudice moral subi.

Pour l’heure, Cheikh Mbacké Gadiaga est entendu par les enquêteurs. Il devrait être présenté prochainement au procureur si les charges sont jugées suffisamment étayées.

L’affaire relance le débat sur les dérives de la presse en ligne et la régulation de l’espace médiatique, à l’heure où les réseaux sociaux et certains sites d’information s’affranchissent de plus en plus des règles élémentaires de déontologie.

Tragédie sur la route de la Tabaski : un étudiant tué, cinq blessés à Bounkiling

La Tabaski 2025 a été endeuillée dans la région de Kolda par un drame qui a bouleversé la communauté estudiantine et les familles du Fouladou. En route vers leurs localités d’origine pour célébrer l’Aïd El-Kebir, un groupe d’étudiants inscrits à l’Université de Kaolack a été victime d’un accident tragique survenu dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 juin, aux environs de 4 heures du matin, à hauteur de Bounkiling, dans la région de Sédhiou.

Le minibus qui transportait ces jeunes a quitté la route dans des circonstances encore indéterminées, avant de terminer sa course dans un fracas meurtrier. Le bilan provisoire fait état d’un mort sur le coup et de cinq blessés, dont certains dans un état grave.

Les victimes ont été rapidement évacuées vers l’hôpital régional de Sédhiou, où elles reçoivent actuellement des soins intensifs. Informées de l’accident, les familles des étudiants ont accouru, entre angoisse, prières et incompréhension.

Ce drame suscite une vive émotion dans la région de Kolda et au sein de la communauté universitaire. À l’heure où la fête devait rassembler les familles dans la joie, c’est la consternation qui règne.

Une enquête a été ouverte pour élucider les causes précises de l’accident. En attendant, les autorités réitèrent leurs appels à la prudence, particulièrement en cette période de grands déplacements liés aux fêtes religieuses.

À chaque Tabaski, les routes du Sénégal deviennent le théâtre de drames évitables. Une fois de plus, la négligence, la fatigue ou l’excès de vitesse pourraient avoir fauché des vies trop tôt. Les familles endeuillées, elles, tenteront de traverser cette fête avec une douleur indicible.

Candidature à l’ONU : Yassine Fall ferme la porte à Macky Sall

Alors que des rumeurs persistantes évoquent une éventuelle candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies, la ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Yassine Fall, est sortie de sa réserve. Dans un entretien exclusif accordé à Seneweb, la cheffe de la diplomatie sénégalaise a catégoriquement rejeté cette hypothèse, qu’elle qualifie de totalement infondée.

« Macky Sall candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU ? Ceux qui avancent cela ignorent manifestement les critères requis : son passé, son bilan et son profil ne correspondent pas. Lorsque les candidatures seront officialisées, son nom ne figurera même pas sur la liste », a-t-elle déclaré sans ambages.

Cette sortie intervient quelques jours après celle d’Aminata Touré, ancienne Première ministre et figure de proue de la dissidence au sein de l’ancien régime, qui s’était également montrée sceptique quant à une telle ambition prêtée à Macky Sall. Les deux réactions concordantes montrent une volonté du nouveau pouvoir de se désolidariser clairement de l’ancien président, y compris sur le plan symbolique et diplomatique.

C’est le site spécialisé Africa Intelligence qui avait relancé le débat, en affirmant que Macky Sall caressait l’ambition de succéder à António Guterres à la tête des Nations unies à l’expiration de son mandat, prévu pour décembre 2026. Aucune déclaration officielle n’a encore émané de l’ex-chef de l’État, qui garde jusqu’ici le silence sur la question.

Mais pour la diplomatie sénégalaise actuelle, l’affaire semble déjà tranchée. Yassine Fall insiste : « Le Sénégal a une vision claire de ce que représente le poste de Secrétaire général de l’ONU. Il ne s’agit pas d’un refuge politique, mais d’une fonction qui exige rigueur, neutralité et une trajectoire irréprochable sur le plan international. »

Ces déclarations viennent confirmer la rupture assumée entre l’ancienne administration et celle actuellement en place, dans un contexte où la crédibilité du Sénégal sur la scène internationale est scrutée de près.

Garage clandestin/Mbeer tawfekh Rufisque : les populations crient leur râle le bol devant l’anarchie

Les délégués de quartiers de Mbeer tawfekh/Rufisque et environs se sont levés pour fustiger le garage clandestin qui est entrain de s’établir à la sortie 9 de l’autoroute à péage.Une occupation anarchique qui fait naître l’anarchie, la vente de drogue, la prostitution et une population sous menace des agresseurs.
Ils crient leur désarrois et appellent a l’aide des autorités.

Garage clandestin/Mbeer tawfekh Rufisque : les populations crient leur râle le bol devant l'anarchie

Réforme de la protection sociale : Ousmane Sonko plaide pour une fusion de l’IPRES et de la CSS

Lors du Conseil des ministres du mercredi 4 juin 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a mis en lumière les limites du système de sécurité sociale sénégalais. Gouvernance éclatée, couverture insuffisante et prestations peu satisfaisantes : autant de maux qu’il souhaite corriger à travers une refonte structurelle. Il a notamment proposé la fusion de l’IPRES et de la CSS, deux piliers de la protection sociale, et appelé à l’adoption rapide d’un nouveau Code de sécurité sociale.

Dans son adresse, Ousmane Sonko a d’abord pointé les nombreux défis auxquels fait face la sécurité sociale au Sénégal. Il a souligné que la couverture actuelle reste largement incomplète. De larges franges de la population active — notamment les travailleurs indépendants et ceux évoluant dans le secteur informel — ne sont pas pris en charge par les dispositifs existants. Même les initiatives d’extension menées ces dernières années n’ont pas permis de combler les lacunes, laissant des centaines de milliers de Sénégalais hors du système.

Le chef du gouvernement a également évoqué le système de retraite, qu’il juge peu équitable et marqué par la faiblesse des pensions. Selon lui, la qualité des services rendus reste insatisfaisante pour les retraités, dans un contexte de vie chère et d’inflation continue.

Au cœur du problème : une gouvernance jugée inefficiente. La coexistence de plusieurs organes — chacun en charge d’une branche spécifique — rend difficile l’harmonisation des politiques sociales. Ce cloisonnement administratif nuit, selon le Premier ministre, à la cohérence d’ensemble et freine les réformes nécessaires.

Pour répondre à ces dysfonctionnements, Ousmane Sonko a instruit le ministre du Travail de mener une réflexion sur une possible fusion de l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) et de la Caisse de Sécurité Sociale (CSS). Cette fusion viserait à créer une « grande institution de protection sociale », plus efficace, plus moderne et capable d’assurer une couverture universelle. Il a également chargé le ministre Secrétaire général du Gouvernement d’accélérer le processus d’adoption du nouveau Code de sécurité sociale, attendu depuis plusieurs années.

Cette annonce marque une volonté politique forte de restructurer en profondeur un système souvent critiqué pour son inadaptation aux réalités sociales du pays. Elle ouvre aussi la voie à un débat de fond sur l’avenir des politiques sociales au Sénégal, à un moment où les attentes des populations en matière de justice sociale, d’équité et de solidarité n’ont jamais été aussi fortes.

À la veille de la Tabaski : Macky Sall envoie une délégation parlementaire à la famille de Farba Ngom

À quelques jours de la fête de la Tabaski, une délégation parlementaire conduite par Me Aïssata Tall Sall s’est rendue au domicile familial du député Farba Ngom. Cette visite de solidarité, empreinte de compassion, intervient dans un contexte marqué par la détention prolongée du maire d’Agnam, actuellement poursuivi dans deux affaires judiciaires majeures.

La Présidente du Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal (TWS), Me Aïssata Tall Sall, a dirigé cette initiative « au nom des valeurs de fraternité et de partage » qui caractérisent, selon elle, cette période sacrée du calendrier musulman. La délégation, composée de plusieurs députés proches de l’ancien président Macky Sall, a ainsi voulu témoigner sa proximité avec la famille du parlementaire incarcéré depuis le 27 février dernier.

Selon les informations relayées par le quotidien L’AS, cette visite s’inscrit dans le sillage d’un message personnel du président Macky Sall, transmis par Amadou Mame Diop, président de l’Assemblée nationale. Le message, adressé à la famille Ngom, mais aussi aux maires, élus, militants et populations de la région de Matam, se veut un geste de réconfort dans une période éprouvante. La famille de Farba Ngom a salué cette démarche et remercié chaleureusement Macky Sall ainsi que l’ensemble des députés mobilisés.

Farba Ngom, figure emblématique du nord du pays et fidèle parmi les fidèles de Macky Sall, fait l’objet de poursuites judiciaires dans deux dossiers distincts. Le premier le cite comme complice présumé dans un détournement de 91 milliards de FCFA impliquant l’homme d’affaires Tahirou Sarr. Le second le désigne comme auteur principal présumé d’un autre détournement portant sur une somme de 31 milliards de FCFA.

Ces procédures s’inscrivent dans le cadre d’un vaste processus de reddition des comptes enclenché depuis l’installation des nouvelles autorités. La Haute Cour de Justice et les juridictions ordinaires ont engagé une série de dossiers visant à faire la lumière sur la gestion des finances publiques sous les précédents régimes.

Dans ce contexte judiciaire tendu, la visite des députés à la famille Ngom apparaît aussi comme un signal politique fort : celui de la fidélité et du soutien d’une partie de la classe politique à l’un de ses membres, malgré la gravité des accusations qui pèsent sur lui. Elle rappelle aussi que, au-delà des joutes judiciaires, les équilibres affectifs et régionaux continuent de jouer un rôle de premier plan dans la dynamique politique sénégalaise.

Réforme foncière : Ousmane Sonko veut une solution globale et inclusive face aux litiges

Lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement, tenue ce mercredi 4 juin 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a mis en exergue l’urgence de repenser la politique foncière au Sénégal. Confronté à une explosion des conflits liés à la gestion du foncier, le chef du gouvernement a annoncé une réforme d’ampleur, qui se veut à la fois globale, inclusive et centrée sur les citoyens.

Dans sa communication, le Premier ministre a pointé du doigt une situation devenue intenable. Entre 2024 et 2025, la Direction générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS) a enregistré des milliers de plaintes liées à des litiges fonciers. La plupart restent à ce jour sans issue. À ces chiffres déjà préoccupants s’ajoutent les réclamations incessantes reçues à la Primature, traduisant la profondeur de la crise.

Ousmane Sonko a dénoncé l’accaparement massif des terres en milieux urbain et rural, qu’il a qualifié de « source de troubles graves à l’ordre public, de préjudice à la cohésion sociale et de frein au développement économique ». Il a ordonné aux services compétents de proposer une réponse rapide, rigoureuse et durable à cette problématique qu’il juge cruciale pour l’avenir du pays.

Dans cette optique, le Premier ministre a annoncé la stabilisation des Termes de Référence d’une réforme foncière « globale et inclusive », qui ambitionne de repenser le modèle d’attribution, d’usage et de sécurisation du foncier. Une réforme où le « citoyen-usager » sera placé au centre, garantissant ainsi une transparence accrue et une plus grande équité dans la gestion des terres.

Un accent particulier sera mis sur la récupération des assiettes foncières détournées ou non valorisées, notamment dans le cadre des projets d’aménagement urbain comme le Plan d’Urbanisme de Détail (PUD) de Dakar, les lotissements de Daga Kholpa et de Mbour 4. Ces terres feront l’objet d’une valorisation « judicieuse », notamment pour répondre à la forte demande en logements sociaux.

Le Premier ministre a également précisé que les propriétaires en règle, et ayant pu justifier de la légitimité de leurs titres fonciers, sont en train d’être rétablis dans leurs droits. Un signal fort envoyé à ceux qui, dans la confusion administrative des dernières années, avaient vu leurs parcelles remises en cause.

À travers cette réforme, l’exécutif entend apporter une réponse structurelle à l’une des sources les plus sensibles de tension sociale au Sénégal, tout en posant les bases d’une gouvernance foncière plus juste, plus transparente et tournée vers le développement durable.

Haute Cour de Justice : la Commission d’instruction enclenche l’étape des convocations

La procédure judiciaire engagée contre plusieurs anciens ministres sénégalais connaît une nouvelle évolution. La Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice a décidé de franchir une étape cruciale : celle des convocations officielles. Cette phase marque l’entrée dans le cœur du processus d’instruction, avec des auditions attendues qui devraient permettre de faire la lumière sur les dossiers en cours.

Après une première vague d’inculpations ayant concerné des personnalités de premier plan, la justice sénégalaise accélère la cadence. Sophie Gladima, ancienne ministre des Mines, fait l’objet d’un mandat de dépôt. Ndèye Saly Diop Dieng, ex-ministre de la Femme, a été placée sous contrôle judiciaire. Ismaïla Madior Fall, ancien ministre de la Justice, est soumis à un port de bracelet électronique. Quant à Moustapha Diop et Amadou Mansour Faye, ils sont également incarcérés, sous mandat de dépôt.

Selon les informations relayées par le quotidien Libération, la Commission d’instruction a désormais transmis une série de convocations à la Division des investigations criminelles (DIC), chargée de les notifier aux personnes concernées. Ces convocations visent des individus cités dans les enquêtes en cours, notamment dans l’affaire emblématique impliquant Sophie Gladima. D’après les mêmes sources, certaines de ces personnes sont soupçonnées d’avoir joué un rôle clé dans la chaîne de décisions ou dans la gestion de fonds publics relevant du ministère des Mines.

La démarche marque une intensification des travaux de la Haute Cour, qui semble déterminée à établir toutes les responsabilités, au terme d’un processus rigoureux mais inédit dans l’histoire institutionnelle récente du pays. Cette dynamique judiciaire, inédite à cette échelle, est suivie de près par l’opinion publique, dans un contexte où les questions de reddition des comptes et de transparence dans la gestion publique occupent le devant de la scène politique.

Les auditions qui découleront de ces convocations devraient ouvrir une nouvelle séquence, susceptible d’alimenter aussi bien les débats juridiques que les tensions politiques. Pour l’heure, aucun calendrier officiel des auditions n’a été communiqué, mais les convocations notifiées par la DIC laissent présager des développements imminents.

La Haute Cour de Justice, jusque-là rarement mobilisée, devient ainsi un acteur central dans ce qui s’apparente de plus en plus à une vaste opération de moralisation de la vie publique. Reste à savoir jusqu’où cette procédure ira, et quels nouveaux noms pourraient être entendus dans les prochaines semaines.

Trafic de faux médicaments à Thiaroye : 26 sacs saisis, 7 dépôts illégaux démantelés

Une vaste opération de lutte contre le trafic de médicaments contrefaits s’est déroulée ce lundi 2 juin 2026 au marché de Thiaroye. Menée par la Brigade Nationale de Lutte contre la Piraterie et la Contrefaçon (BNLPC), en étroite collaboration avec l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), cette intervention ciblée a permis de démanteler sept dépôts illégaux et de saisir vingt-six sacs remplis de médicaments illicites.

L’opération, soigneusement planifiée, s’inscrit dans le cadre de la riposte nationale contre la prolifération des médicaments falsifiés, un fléau sanitaire en pleine expansion au Sénégal. Les produits saisis étaient destinés à être vendus sur le marché parallèle, échappant à tout contrôle de qualité ou d’origine, mettant ainsi gravement en danger la santé des citoyens. Les médicaments contrefaits, souvent mal dosés, mal conservés ou composés de substances toxiques, peuvent provoquer des effets dévastateurs, voire mortels.

Selon les autorités, les dépôts démantelés étaient habilement dissimulés dans les allées du marché de Thiaroye, et approvisionnaient une filière informelle bien organisée. L’envergure de la saisie témoigne de l’ampleur du phénomène. Ce trafic, aussi discret que lucratif, gangrène à la fois la santé publique et l’économie légale du secteur pharmaceutique. Il affaiblit la confiance dans les circuits de distribution officiels et favorise l’impunité de réseaux transnationaux souvent difficiles à tracer.

À l’issue de cette opération coup de poing, la BNLPC et l’ARP ont réaffirmé leur détermination à intensifier la lutte contre les contrebandiers. Des enquêtes ont été immédiatement ouvertes afin de remonter toute la chaîne logistique impliquée, depuis les fournisseurs jusqu’aux distributeurs finaux. Les autorités n’excluent pas d’éventuelles ramifications internationales.

Par ailleurs, un appel a été lancé aux populations. Les autorités exhortent les citoyens à ne pas acheter de médicaments en dehors des circuits agréés — notamment les pharmacies — et à signaler toute activité suspecte aux forces de l’ordre ou aux services de santé. La vigilance communautaire est jugée essentielle pour freiner la progression de ce commerce clandestin, dont les conséquences peuvent être dramatiques.

Kaolack/Tabaski : Le porte-parole de Médina Baye offre 467 moutons aux nécessiteux

À l’occasion de la Tabaski 2025, Cheikh Mouhamadou Mahy Aliou Cissé, porte-parole de Médina Baye, a procédé à la distribution de 467 moutons aux familles démunies de Médina Baye, à Kaolack, ce mercredi 4 juin. Cette initiative s’inscrit dans une tradition de solidarité et d’engagement humanitaire chère au guide spirituel de la Fayda Tijaniyya.

L’opération a été menée en partenariat avec l’ONG Alfityanu Humanitarian International, fondée par Cheikh Mahy Cissé lui-même. Cette organisation intervient dans plusieurs domaines, notamment la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation et l’autonomisation des populations vulnérables, tant en Afrique que dans la diaspora.

Cette action humanitaire illustre une fois de plus l’engagement constant de la communauté soufie de Médina Baye envers les valeurs de partage et de solidarité, particulièrement en cette période de fête religieuse.

Kaolack : Le maire sensibilise la population sur la gestion des canaux pour prévenir les inondations

Dans le cadre de la lutte contre les inondations récurrentes et pour améliorer l’assainissement urbain, le maire de la commune de Kaolack, M. Sérigne Mboup, a lancé une campagne de sensibilisation à l’endroit des populations, axée sur la gestion responsable des canaux de drainage.

Cette initiative, qui s’inscrit dans le plan communal de salubrité, vise à inciter les citoyens à adopter de bons comportements, notamment en évitant de jeter des ordures dans les caniveaux.

« La gestion des canaux n’est pas uniquement une affaire de la mairie. C’est une responsabilité collective. Si chacun y met du sien, nous pourrons prévenir bien des dégâts pendant l’hivernage », a déclaré le maire devant une foule attentive, réunie à l’occasion de la remise de 4 000 kits alimentaires destinés aux populations des 54 quartiers de la commune.

Dans son discours, Sérigne Mboup a également souligné l’importance de la solidarité en cette période de fête :

« La Tabaski est un moment de partage, de piété et de fraternité. En tant que maire, il est de notre devoir d’être aux côtés des plus démunis, surtout dans un contexte économique difficile », a-t-il ajouté.

Cette action s’inscrit dans une série de mesures sociales entreprises par la municipalité depuis le début de l’année, avec pour objectif de renforcer la cohésion sociale et améliorer les conditions de vie des habitants, a-t-il rappelé.

Par ailleurs, Sérigne Mboup, homme politique et maire de Kaolack, a récemment invité la population sénégalaise à l’unité et à la cohésion nationale, à la suite du dialogue national tenu sous l’égide des autorités. Cet appel intervient dans un contexte politique marqué par des tensions post-électorales, des débats sur la réforme des institutions et la nécessité de renforcer la démocratie.

LITIGE FONCIER / AFFAIRE FABOULY GAYE : Mame Boye Diao éclaboussé

Un nouveau scandale foncier secoue la haute administration sénégalaise. Au cœur de l’affaire, un terrain qui serait illégalement attribué par Mame Boye Diao, directeur des Domaines à l’époque, à l’homme politique Fabouly Gaye, qui l’a ensuite revendu à un commerçant. À la plus grande surprise de ce dernier, le bien, qui lui a été cédé à 70 millions F CFA, fait en réalité partie du domaine national.

L’histoire commence en 2022. Mame Boy Diao, alors tout-puissant Directeur général des Domaines sous le magistère du président de la République, Macky Sall, signe un acte d’attribution foncière au profit de Fabouly Gaye, figure politique de la région de Kolda et acteur influent de la vie locale. Jusque-là, rien d’extraordinaire dans un pays où les faveurs foncières entre proches du pouvoir se traitent à huis clos et se matérialisent sur du papier à en-tête de la République.
Mais l’affaire prend une tournure explosive lorsque Fabouly Gaye revend le terrain à un commerçant établi à Dakar, désireux de construire un entrepôt pour étendre ses activités. Le commerçant, confiant, engage des frais, prépare son projet, sollicite les autorisations. Et c’est là que le couperet tombe : la direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation des Sols (DSCOS) lui notifie que le terrain est classé dans le domaine public, donc inaliénable et inconstructible. Autrement dit, il n’appartient ni à Fabouly Gaye, ni à personne, et ne pouvait légalement faire l’objet d’une transaction.
Le document d’attribution est pourtant formel. Il est signé par Mame Boye Diao en personne, dans l’exercice de ses fonctions de directeur des Domaines. Ce n’est pas un faux, ni une contrefaçon artisanale. Il s’agit d’un acte authentique, mais d’une légalité douteuse, car il attribue à un particulier un bien appartenant au domaine public de l’État ; ce que la loi interdit formellement.
La question est simple, mais explosive : comment un directeur des Domaines a-t-il pu attribuer un terrain non cessible ? Erreur ? Négligence ? Complicité ? Manipulation ? La justice est désormais saisie, mais à ce jour, seul Fabouly Gaye a été arrêté, soupçonné d’escroquerie et de recel de bien public. Pendant ce temps, Mame Boye Diao, signataire de l’acte originel, circule librement, sans convocation judiciaire ni commentaire public.

SYNOPSIS

Vu que Fabouly n’a pas été trouvé chez lui, sa convocation lui a finalement été envoyée via Whatsapp. Par la suite, il l’a transférée à Mame Boye Diao pour lui dire qu’il faut régler cette affaire qui risque de les faire couler tous les deux. C’est ainsi que Mame Boye Diao lui aurait proposé de vendre un terrain qui leur appartiendrait tous les deux pour que le commerçant puisse rentrer dans ses fonds, s’élevant à soixante-dix (70) millions F CFA. Toutefois, Fabouly n’a pas trouvé l’idée ingénieuse car son acolyte est très connue dans les hautes sphères de l’administration publique. Ainsi, lui a-t-il proposé de régler le problème d’une autre manière. Ce que Mame Boye Diao a approuvé. Mais, malheureusement pour Fabouly, il n’aura pas de retour de ce dernier jusqu’à son arrestation hier, mercredi. L’adjoint au maire se trouve actuellement dans les geôles de la gendarmerie de Thiong.
D’après des informations exclusives du « Dakarois Quotidien », des proches de Mame Boye Diao, jusque vers minuit dans la soirée d’hier, s’affairaient dans les locaux de la gendarmerie afin que l’affaire ne tombent pas entre les mains des journalistes. Ils quémandaient la clémence du commerçant, lui promettant de solder entièrement les 70 millions F CFA. Les négociations n’ont pas abouti. Fabouly a passé la nuit à la brigade de Thiong, en position de garde à vue.
Dans cette affaire, un commerçant qui a cru aux documents officiels de l’État, investi, planifié, s’est retrouvé avec un terrain inexploitable et un projet ruiné. Une situation tristement banale pour de nombreux investisseurs, petits ou grands, dans un pays où le flou administratif et l’arbitraire bureaucratique alimentent une instabilité foncière chronique.
Mais cette fois, le dossier est trop emblématique pour rester dans l’ombre. Car il expose au grand jour le dysfonctionnement au sommet de la gestion foncière nationale. Que vaut une signature d’un commis de l’État si elle ne garantit ni propriété, ni sécurité juridique ? Et que vaut l’égalité devant la loi si seuls les seconds couteaux sont inquiétés, pendant que les auteurs premiers des actes illégaux sont épargnés ?
Le nouveau régime, issu de la rupture politique de 2024, s’est présenté comme le porte-étendard de la moralisation de la vie publique. Cette affaire est un test de crédibilité. En effet, Mame Boy Diao n’est pas un fonctionnaire lambda : il est devenu, depuis son départ des Domaines, une personnalité politique active, proche de certaines composantes de l’actuel pouvoir, voire pressenti dans certains cercles pour des fonctions de plus haut niveau.
Laisser cette affaire se refermer sur Fabouly Gaye seul serait un aveu de continuité dans l’injustice. Et ce serait renoncer à l’État de droit, à la transparence et à la rupture promise. La société sénégalaise, de plus en plus vigilante et connectée, ne se satisfait plus des boucs émissaires. Elle exige la traçabilité des actes et la reddition des comptes.
Mouhamadou CISSÉ

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°481 – 05/06/2025

🔴 LITIGE FONCIER / AFFAIRE FABOULY GAYE : MAME BOYE DIAO DANS LA SAUCE
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Renouvellement de l’administration publique : des nominations stratégiques au service de l’action gouvernementale

En clôture du Conseil des ministres, le Président de la République a procédé à d’importantes nominations à des postes clés de l’administration, dans le souci de renforcer l’efficacité de l’action publique. Ces décisions, prises après délibération, s’inscrivent dans une logique de continuité républicaine et de redéploiement stratégique des compétences.

Ainsi, Monsieur Malick Ndiaye a été nommé Président du Conseil de surveillance de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Ce choix témoigne de la volonté des autorités de consolider la transparence et la régularité dans la gestion des marchés publics, secteur déterminant pour la moralisation de la vie économique.

À la direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, c’est Madame Fanta Sène, Inspectrice principale du Trésor, qui prend les commandes. Sa nomination traduit la reconnaissance de son expertise dans le domaine de la gestion budgétaire et financière, au moment où l’État cherche à redynamiser les instruments de gouvernance économique et à renforcer la rigueur dans l’exécution des dépenses publiques.

Par ailleurs, le Président de la République a nommé Monsieur Matar Diop, Inspecteur principal du Trésor, comme Agent comptable particulier des grands projets du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens. Une désignation qui reflète l’importance stratégique accordée à la sécurisation financière des projets d’envergure dans le secteur des infrastructures.

Soutien à la production maraîchère et préparation de la Tabaski : une volonté présidentielle d’anticipation et de solidarité

Dans le prolongement de ses orientations économiques, le Président de la République a attiré l’attention du Gouvernement sur la nécessité de consolider les performances du secteur maraîcher, pilier fondamental de la sécurité alimentaire nationale. Soulignant les efforts fournis par les producteurs ces dernières années, notamment dans les zones des Niayes, du Sénégal oriental, du Centre et de la Moyenne Casamance, il a salué l’augmentation notable des volumes de production, particulièrement pour les cultures de tomate, de carotte, de pomme de terre, d’oignon, de pastèque, de melon et de piment.

Le Chef de l’État a toutefois souligné que ces progrès méritaient d’être mieux soutenus. Il a ainsi instruit le Premier ministre et le ministre de l’Agriculture à renforcer les mesures d’accompagnement en matière d’accès aux intrants, à l’eau, à l’énergie, au foncier et aux circuits de commercialisation. Il a insisté sur la nécessité d’assurer une meilleure organisation des producteurs, notamment à travers des coopératives agricoles plus structurées, afin d’améliorer la rentabilité des exploitations et de favoriser une politique de prix plus juste.

Dans cette même dynamique, à l’approche de la fête de la Tabaski, le Président Faye a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer une bonne disponibilité du bétail sur l’ensemble du territoire national. Il a mis l’accent sur l’importance d’un encadrement rigoureux des circuits de distribution, tout en veillant à limiter les pratiques spéculatives susceptibles de pénaliser les ménages.

Le Chef de l’État a instruit les ministres en charge de l’Élevage, du Commerce, de l’Intérieur, des Finances, de l’Agriculture et des Transports terrestres à travailler en synergie, sous la coordination du Premier ministre, pour garantir un bon acheminement du bétail depuis les zones de production jusqu’aux centres urbains, notamment Dakar. Il a par ailleurs demandé un suivi rigoureux de la mise à disposition des espaces de vente, de la sécurité des zones d’exposition, ainsi que de l’accès à l’eau et à l’aliment de bétail.

Dans un esprit de solidarité nationale, le Président de la République a exhorté le Gouvernement à renforcer les initiatives de soutien en faveur des populations vulnérables, en prévision de la Tabaski, afin que cette fête religieuse puisse être célébrée dans la dignité par tous les Sénégalais, quelle que soit leur condition sociale.

Conseil des ministres du 4 juin 2025 : cap sur la modernisation démocratique, le dialogue social et la souveraineté économique

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé ce mercredi 4 juin 2025 la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, tenue au Palais de la République. À l’ouverture de la séance, le Chef de l’État a adressé ses remerciements à toutes les parties prenantes ayant pris part au Dialogue national sur le système politique. Il a salué l’engagement patriotique, la maturité et le sens des responsabilités dont ont fait preuve les forces vives de la Nation, estimant que cette dynamique de concertation a permis de dégager un consensus durable sur les réformes politiques et institutionnelles à entreprendre.

Dans la continuité de cette démarche participative, le Président Faye a réaffirmé sa volonté, ainsi que celle de son gouvernement, de mettre en œuvre, dans le respect des convictions citoyennes, les recommandations issues du Dialogue. Il s’agit, selon lui, d’une étape déterminante vers l’approfondissement de la démocratie sénégalaise et son arrimage aux exigences modernes de gouvernance.

Abordant la question du dialogue social, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de renforcer le triptyque Gouvernement-Syndicats-Patronat, pierre angulaire du Pacte national de stabilité sociale signé le 1er mai 2025. Il a rappelé à l’équipe gouvernementale l’importance stratégique du Haut Conseil du Dialogue social dans le suivi et la vulgarisation des engagements contenus dans ce pacte. Il a, en ce sens, instruit le Premier ministre ainsi que les ministres du Travail et des Finances à renforcer les moyens d’action de cet organe, dans une logique d’accompagnement de l’application des mécanismes de régulation sociale dans tous les secteurs d’activité.

Le Président a ensuite souligné la nécessité de promouvoir une culture préventive des conflits sociaux. Pour ce faire, il a préconisé la mise en place de comités sectoriels et territoriaux de dialogue social dans chaque département ministériel. Il a également insisté sur l’importance d’actualiser et de faire appliquer les conventions collectives dans les différentes branches professionnelles.

Enfin, le Président Faye a exhorté le Gouvernement à rester constamment à l’écoute des acteurs économiques et sociaux. Il a appelé à un renforcement du dialogue avec le secteur privé, dans le respect des lois, pour une meilleure application des droits des travailleurs, une amélioration continue de l’environnement des affaires et une relance économique solide. Dans cette perspective, il a demandé au Premier ministre de finaliser et de faire adopter le projet de loi sur la souveraineté économique, véritable levier pour la transformation structurelle de l’économie nationale et le renforcement de la compétitivité des entreprises sénégalaises.

À l’approche de la Tabaski, le Forum du Justiciable plaide pour des mesures de clémence en faveur de certains détenus

Dans une démarche à la fois humanitaire et pragmatique, le Forum du Justiciable du Sénégal a lancé ce 4 juin 2025 un appel solennel au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’aux magistrats instructeurs et procureurs, pour envisager des mesures de clémence à l’endroit de certains détenus, à l’occasion de la fête de la Tabaski.

Dans un communiqué publié ce mercredi, l’organisation rappelle que le chef de l’État dispose, conformément à l’article 47 de la Constitution sénégalaise, du pouvoir de faire grâce. C’est donc sur la base de cette disposition que le Forum invite le président à accorder son pardon à un maximum de détenus, notamment ceux qui présentent des gages de resocialisation, les personnes âgées, les individus atteints de maladies graves ou chroniques, ainsi que les mineurs incarcérés.

Le Forum du Justiciable ne se limite pas à la grâce présidentielle. Il interpelle aussi les acteurs de la chaîne judiciaire, particulièrement les magistrats instructeurs et les procureurs. L’organisation les exhorte à user de leur pouvoir d’appréciation pour accorder la liberté provisoire à toute personne placée en détention préventive et présentant des garanties sérieuses de représentation en justice, ainsi qu’à celles dont l’état de santé est incompatible avec le régime carcéral.

Ce plaidoyer s’inscrit dans une dynamique de désengorgement des prisons, dont la surpopulation constitue une préoccupation récurrente au Sénégal. Il traduit également une volonté de voir les principes de justice s’harmoniser avec les impératifs d’humanité, notamment à l’occasion d’une fête religieuse majeure comme la Tabaski.

En signant cette déclaration, le Bureau Exécutif du Forum du Justiciable espère sensibiliser les autorités sur l’urgence de mesures concrètes et ciblées, dans le respect de la loi et des droits fondamentaux des personnes détenues.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 04 JUIN 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 04 juin 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a remercié l’ensemble des participants aux travaux du Dialogue national sur le système politique. Il a salué l’esprit patriotique constructif et le sens des responsabilités qui ont animé toutes les forces vives de la Nation et toutes les parties prenantes pendant cette rencontre. Ce qui va permettre d’asseoir, dans le respect des convictions de chaque citoyen, un consensus durable sur les points d’amélioration et les réformes politiques et institutionnelles nécessaires au renforcement du rayonnement démocratique du Sénégal. Il a réitéré sa détermination et celle du Gouvernement à ne ménager aucun effort pour travailler à l’approfondissement et à la modernisation de notre démocratie à travers la mise en œuvre concertée des recommandations consensuelles issues du Dialogue national sur le système politique.

Le Président de la République est revenu sur le renforcement du dialogue social tripartite (Gouvernement, Syndicats, Patronat) et la mise en œuvre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable. Il a rappelé au Gouvernement le rôle fondamental du Haut Conseil du Dialogue social dans la facilitation, la vulgarisation et le suivi de la mise en œuvre des engagements tripartites dudit pacte signé le 1er mai 2025. A ce sujet, il a demandé au Premier Ministre, au Ministre en charge du Travail et au Ministre en charge des Finances, de veiller au renforcement des moyens d’intervention du Haut Conseil du Dialogue social afin de mieux accompagner le respect des mécanismes du dialogue social dans tous les secteurs.

Le Chef de l’Etat a indiqué au Gouvernement l’importance de consolider une culture préventive des conflits en veillant, selon les spécificités de chaque département ministériel, à la mise en place systématique de Comités sectoriels et territoriaux du dialogue social, mais également à l’actualisation et à la signature des conventions collectives dans les branches d’activité.

Dans cet élan de concertation et d’élargissement de la négociation collective, il a demandé au Gouvernement d’être toujours à l’écoute des acteurs économiques et sociaux, d’accompagner, dans le respect des lois, règlements et conventions internationales, l’application des droits des travailleurs, de renforcer le dialogue Etat-secteur privé afin d’assurer l’amélioration soutenue de l’environnement des affaires et la relance de l’économie nationale. A cet effet, il a rappelé au Premier Ministre la nécessité de finaliser et de faire adopter le projet de loi sur la souveraineté économique, symbole de notre volonté de transformer l’activité économique et de soutenir la compétitivité des entreprises locales. Le Président de la République a abordé la problématique des mesures de sauvegarde pour la commercialisation optimale de la production maraichère locale et de la préservation durable des filières horticoles.

Face à la production maraichère exceptionnelle de cette année qui connait des difficultés de conservation et de commercialisation menaçant la survie de plusieurs filières, il a demandé au Gouvernement, sous la direction du Premier Ministre, de prendre toutes les mesures et d’accomplir les diligences qui s’imposent, afin d’assurer, dans les meilleurs délais, en partenariat avec les acteurs privés nationaux, l’aménagement et l’installation d’unités de stockage et de conservation des produits horticoles dans plusieurs localités du pays.

Il a également exhorté le Premier Ministre, le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, le Ministre de l’Industrie et du Commerce, le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, le Ministre de la Microfinance, de l’Economie sociale et solidaire et le Secrétaire d’Etat aux Coopératives et à l’Encadrement paysan, à mettre en œuvre une stratégie de commercialisation de la production agricole et horticole nationale, en lien avec l’évolution de la campagne de production.

Il a souligné la nécessité de mieux organiser les marchés des produits agricoles qui doivent se moderniser et s’adosser à la mise en place, à terme, d’une bourse nationale des produits agricoles, impliquant l’intégralité des segments commercialisation, etc.). (financement, production, prix, transformation, A la veille de la fête de Tabaski, le Chef de l’Etat a adressé ses meilleurs vœux à la Oummah islamique, à la communauté musulmane du Sénégal en particulier et prié pour un Sénégal de paix, de prospérité et de solidarité.

Il a félicité le Gouvernement pour les différentes mesures appliquées, depuis le mois d’avril 2025, en vue d’un approvisionnement correct du pays en moutons et en produits de consommation courante à des prix accessibles. Il a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer un bon déroulement des célébrations, ainsi que des déplacements des populations dans des conditions optimales en veillant à la fluidité et à la sécurité de la circulation routière. La 137ème édition du Pèlerinage marial de Popenguine aura lieu les 07, 08 et 09 juin 2025 à l’occasion de la Pentecôte.

Le Président de la République a adressé ses chaleureuses félicitations à la communauté chrétienne et demandé au Gouvernement de veiller au déploiement satisfaisant de toutes les mesures sécuritaires et logistiques adéquates afin d’assurer l’encadrement des pèlerins et le bon déroulement des manifestations religieuses sur les sites d’accueil retenus. Ce Conseil des Ministres est le 50ème depuis l’accession à la magistrature suprême de Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar FAYE.

A cette occasion, le Chef de l’Etat a félicité  Monsieur le Premier Ministre Ousmane SONKO pour le travail remarquable et exceptionnel de conception, de mise en œuvre, de redressement et de suivi de l’action gouvernementale, réalisé dans l’ensemble des secteurs. Il a associé dans ses félicitations et encouragements le Gouvernement pour l’engagement et le travail permanent de qualité accompli. Il a demandé au Premier Ministre de prendre toutes les mesures idoines en vue d’accélérer la mise en œuvre du référentiel « Vision Sénégal 2050 ».

En outre, il a souligné l’impératif d’un monitoring mensuel des programmes et projets, relevant de l’Agenda national de Transformation, à travers la mise en place des « delivery units » ministériels. Enfin, le Président de la République a demandé au Premier Ministre d’envisager la tenue d’un séminaire d’évaluation de l’action gouvernementale et d’accélération du déploiement de l’Agenda national de Transformation. Au chapitre de son agenda diplomatique, le Chef de l’Etat est revenu sur la visite d’Etat qu’il a effectuée les 26 et 27 mai 2025, en Guinée-Bissau, à l’invitation du Président Umaro Sissoco EMBALO.

Il a remercié son homologue et frère ainsi que le peuple bissau-guinéen pour l’accueil exceptionnel qui lui a été réservé. Il a exprimé sa profonde gratitude au Président EMBALO qui l’a décoré de la Médaille Amílcar CABRAL, plus haute distinction du pays. Il a aussi réaffirmé son attachement aux relations historiques d’amitié et de fraternité qui unissent les deux peuples.

La communication de Monsieur le Premier Ministre a porté sur la gestion des litiges fonciers, la gouvernance du système de protection sociale et la prévention des risques liés à l’hivernage.

S’agissant de la gestion des litiges fonciers, le Premier Ministre a indiqué que de nombreuses réclamations et demandes d’arbitrage sont adressées quotidiennement à la Primature par des concitoyens déterminés à faire respecter leurs droits. A titre illustratif, la Direction générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS) a reçu entre 2024 et 2025, des milliers de plaintes liées à des litiges fonciers, dont la plupart reste, à ce jour, sans solution.

Le Premier Ministre a déploré l’accaparement des terres en milieux urbain et rural engendrant des troubles graves à l’ordre public, un préjudice à la cohésion sociale et au développement économique. Le Premier Ministre a demandé aux structures concernées d’apporter une réponse adéquate et diligente à cette question aux enjeux cruciaux. Dans ce sens, il a annoncé la stabilisation des Termes de Référence pour une réforme foncière globale et inclusive.

Le Premier Ministre a insisté sur le fait que le citoyen-usager sera placé au cœur de ces réformes. Ainsi, les assiettes récupérées à la suite des vérifications foncières menées dans les projets d’aménagement urbain comme le Plan d’Urbanisme de Détail (PUD) à Dakar, les lotissements de Daga Kholpa et de Mbour 4 feront l’objet d’une valorisation judicieuse, en particulier, dans le cadre du développement de logements sociaux. Dans le même ordre d’idées, les propriétaires ayant justifié de la régularité de leurs attributions sont en train d’être rétablis dans leurs droits.

Le Premier Ministre a ensuite procédé à un diagnostic du système de sécurité sociale sénégalais confronté à plusieurs défis, en particulier, celui de la gouvernance, de l’étendue de la couverture et de la qualité des prestations. En effet, la couverture actuelle des institutions de sécurité sociale laisse à la marge plusieurs catégories de personnes notamment les travailleurs indépendants et ceux de l’économie informelle. Les initiatives prises pour étendre cette couverture laissent encore persister des insuffisances.

Par ailleurs, le système de retraite reste marqué par la faiblesse des pensions et la qualité du service. Le Premier Ministre a constaté que la gouvernance est caractérisée par une pluralité d’organes assurant chacun la gestion d’une branche. Cet émiettement de l’architecture institutionnelle rend difficile la mise en œuvre d’une politique sociale cohérente et unifiée. Pour ce faire, le Premier Ministre a demandé au Ministre en charge du Travail d’engager la réflexion sur une possible fusion de l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) et de la Caisse de Sécurité sociale (CSS) en une grande institution et de veiller, en rapport avec le Ministre Secrétaire général du Gouvernement, à l’adoption rapide du nouveau Code de sécurité sociale.

Le Premier Ministre accorde une importance particulière à la prévention des risques graves liés à l’hivernage, dont les plus récurrents sont : les inondations, les crues, les noyades, les maladies hydriques, les accidents électriques notamment ceux liés à la foudre, l’insécurité routière et le péril acridien. A ce titre, plusieurs mesures allant dans le sens d’une gestion préventive et efficace de ces phénomènes ont été déjà prises à l’occasion de Conseils interministériels antérieurs. Toutefois, ces précautions ne nous mettent pas totalement à l’abri de ces risques et de leurs conséquences, surtout dans un contexte de dérèglement climatique. Le Premier Ministre a exhorté les Ministres compétents à prendre les dispositions nécessaires pour les prévenir et, en cas de survenance, d’en limiter les conséquences négatives et d’apporter des solutions pertinentes.

Enfin, l’Agence nationale de l’Aviation civile et de la Météorologie (ANACIM) a été invitée à fournir aux populations, en particulier les agriculteurs, les éleveurs, les usagers de la route, les marins pêcheurs et autres gens de mer, l’accès à temps à l’information météorologique, leur permettant ainsi d’observer les règles minimales de sécurité requises.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :

– le Ministre chargé du suivi de l’Agenda national de Transformation a fait une communication sur le pilotage stratégique de l’Agenda national de Transformation ;

– le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur le dispositif de prévention et de gestion des inondations en perspectives de l’hivernage 2025 ;

– le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur l’état de mise en œuvre du « New Deal Technologique ».

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES : le Conseil a examiné et adopté :

– la note de cadrage de la Loi de Finances Rectificative 2025.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères :

– Général de brigade (2S) Amadou KANE, matricule de solde n°398 392/F, est nommé Haut fonctionnaire de Défense et de Sécurité au Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères ;

– Monsieur Ameth DIALLO, titulaire d’un Doctorat en Etudes africaines et Spécialiste en Gestion des Programmes et Projets, est nommé Directeur du Bureau de coordination du Comité permanent pour l’Information et les Affaires culturelles (COMIAC) de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) au Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, en remplacement de Monsieur Cheikh Oumar SECK, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique :

– Monsieur Mouhamadou Moustapha THIOUNE, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 608 875/H, est nommé Inspecteur technique à l’Inspection de l’Administration centrale et territoriale, au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ;

– Monsieur Idrissa CISSE, Commissaire de police Divisionnaire de classe exceptionnelle, CCAP 519 322/J, est nommé Secrétaire permanent du Comité Interministériel contre la Drogue en remplacement de Monsieur Matar DIOP, Contrôleur général de Police ;

– Monsieur Hamady BALDE, Commissaire de Police Divisionnaire, CCAP 614 499/G, précédemment adjoint au Secrétaire permanent du Comité Interministériel contre la Drogue est nommé Inspecteur principal de l’Inspection Interne de la Police nationale, poste vacant. Au titre du Ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines :

– Monsieur Aliou DASYLVA, Professeur d’Histoire et de Géographie, est nommé Président du Conseil d’Administration du Service géologique national du Sénégal (SGNS), en remplacement de Monsieur Malang Seni FATY ; 

– Monsieur Saliou SAMB, Ingénieur géologue, matricule de solde n°670 434/F, est nommé Secrétaire général du Service géologique national du Sénégal (SGNS), poste vacant ;

– Monsieur Saliou Mbaye NIANG, Ingénieur pétrolier, est nommé Directeur du Contrôle et de la Surveillance des Opérations au Ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines, poste vacant.

Au titre du Ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et Aériens :

– Monsieur Ababacar FALL, Ingénieur en Génie informatique et Spécialiste des transports urbains, précédemment directeur des opérations du Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD), est nommé Directeur Général des transports routiers au Ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et Aériens en remplacement de Monsieur Valdiodio NDIAYE ;

– Monsieur Lamine BADJI, Ingénieur en Développement territorial et coopération décentralisée, titulaire d’un Master en transport logistique et mobilité, précédemment Secrétaire général du Conseil départemental de Bignona, est nommé Secrétaire général de l’Agence nationale de Sécurité routière (ANASER), en remplacement de Monsieur Boubacar DIOP ;

– Monsieur El hadji Abdoulaye GUEYE, Administrateur Civil, matricule de solde 624 581/J, titulaire d’un MBA en Administration des Entreprises, précédemment Conseiller Technique du Ministre des Finances et du Budget, est nommé Secrétaire Général du Ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens en remplacement de Monsieur Ahmadou Bamba SY ;

– Monsieur Gora SARR, Consultant, Ingénieur de conception en Génie civil, est nommé Directeur Général du Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD), en remplacement de Monsieur Thierno Birahim AW ;

– Monsieur Diaoula SADIO, Ingénieur Statisticien Economiste, est nommé Directeur Général de la Planification des Statistiques et des systèmes d’information et de la Prospective au Ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, poste vacant ;

– Monsieur Jean BIAYE, Professeur de l’Enseignement secondaire, matricule de solde 628 868/B, titulaire d’un Master 2 en Philosophie, précédemment Conseiller technique du Ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, est nommé  Directeur du centre de formation des métiers du BTP, en remplacement de Monsieur Djibril THIAW ;

– Madame Khady BADIANE, titulaire d’un Master en Management international des PME et territoires, est nommée Directrice Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement (QHSE), poste vacant ;

– Monsieur Abdoulaye DIOP, Planificateur, matricule de solde 618 402/G, titulaire d’un master 2 en sciences de gestion, précédemment Chef de la division gestion à la Direction de l’Administration générale et de l’Equipement du ministère des Finances et du Budget, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement, en remplacement de Madame Marième GUEYE.

Au titre du Ministère de la Famille et des Solidarités :

– Monsieur Mountaga Bâ, Expert en Analyse et politique économique, matricule 602 649 /C, est nommé Secrétaire général du ministère de la Famille et des Solidarités, en remplacement de Monsieur El hadji Ndiogou DIOUF.

Le Ministre de la Formation professionnelle et technique, Porte-parole du Gouvernement Amadou Moustapha Njekk SARRE                                                                                                                                                                                                                                           

Clôture du Dialogue national : le président Bassirou Diomaye Faye salue un « esprit de dépassement et de maturité démocratique »

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a salué, ce mercredi 4 juin 2025, la clôture du Dialogue national sur le système politique, marquant un tournant dans la dynamique de concertation et de réforme institutionnelle engagée depuis son accession au pouvoir. Dans un message publié sur le réseau social X, le chef de l’État a tenu à souligner la qualité des échanges et l’état d’esprit ayant animé les participants.

« Le Dialogue national sur le système politique s’est achevé aujourd’hui, dans un esprit de dépassement et de maturité démocratique », a-t-il écrit, rendant ainsi hommage à l’engagement des différents acteurs politiques, sociaux et institutionnels impliqués dans les travaux.

Le président Faye a insisté sur la nécessité pour les institutions de la République de porter les valeurs fondamentales attendues par les citoyens. « Nos institutions, fondements de notre vivre-ensemble, doivent incarner l’unité, la justice et l’espérance », a-t-il déclaré, dans un discours empreint d’unité et de responsabilité, en écho aux aspirations populaires exprimées ces dernières semaines.

Il a également salué la diversité et la richesse des contributions recueillies au cours de ces consultations, soulignant le rôle central joué par les forces vives de la nation : « Je remercie toutes les forces vives qui ont répondu à l’appel de la République, en apportant leurs idées, leurs convictions et leur sens de l’intérêt général ».

Dans une volonté de rassemblement et de projection vers l’avenir, le président de la République a conclu son message par un appel à l’unité nationale et à l’action concertée : « Ce moment républicain engage notre responsabilité collective : refonder, ensemble, un Sénégal plus fort, plus juste, plus démocratique ».

La clôture de ce dialogue marque ainsi une étape décisive dans le processus de refondation institutionnelle souhaitée par le président Faye, qui entend inscrire son mandat sous le sceau de l’écoute, du consensus et de la réforme durable.

Trafic de drogues : neuf personnes interpellées près du garage « Les Baux maraîchers » à Dakar

Une opération d’envergure menée ce mardi 4 juin 2025 par la Brigade Régionale des Stupéfiants de Dakar, sous la coordination de l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCRTIS), a permis l’arrestation de neuf individus impliqués dans un réseau de trafic de drogues opérant aux alentours du garage « Les Baux maraîchers ».

Parmi les personnes interpellées figurent deux Sénégalais et sept ressortissants étrangers. Leur arrestation intervient à la suite de l’exploitation d’un renseignement confidentiel faisant état de l’existence d’un circuit bien organisé de distribution de substances illicites, notamment du Kush — une drogue de synthèse de plus en plus présente sur le marché sénégalais —, du chanvre indien et des comprimés de tramadol.

La fouille menée sur les lieux a permis la saisie de dix-sept képas de Kush, trente comprimés de tramadol, une somme de 33 000 francs CFA en liquide, ainsi que du matériel destiné à l’emballage et à la distribution des produits stupéfiants. Selon les enquêteurs, le réseau utilisait des méthodes discrètes de diffusion à proximité du garage, un lieu fortement fréquenté, servant de point de passage stratégique pour écouler la marchandise.

Les neuf suspects ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Celle-ci devrait permettre de remonter la filière et d’identifier d’autres complices, voire les commanditaires. L’OCRTIS a annoncé que les investigations se poursuivent pour démanteler l’intégralité du réseau et tarir ses sources d’approvisionnement.

Cette nouvelle saisie illustre l’ampleur du phénomène du trafic de drogues à Dakar et la complexité des réseaux transnationaux qui y opèrent. Les autorités appellent à la vigilance citoyenne et réaffirment leur détermination à lutter contre ce fléau qui menace la jeunesse et la sécurité publique.

Drame de l’immeuble effondré à Touba : le propriétaire Mbaye Sarr verse 36,5 millions aux victimes

À Touba, la tragédie de l’effondrement d’un immeuble ayant coûté la vie à onze personnes continue de susciter émotion et solidarité. Face à la gravité de l’événement, Mbaye Sarr, propriétaire du bâtiment effondré, a décidé de verser une importante somme d’argent aux victimes et à leurs familles.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, Mbaye Sarr a débloqué 36,5 millions de francs CFA destinés à soutenir financièrement les familles endeuillées ainsi que les blessés. Ce geste intervient dans un contexte de vive douleur, alors que la cité religieuse pleure la perte de plusieurs de ses fils et filles dans cet accident tragique.

Le montant octroyé par M. Sarr vient s’ajouter à d’autres contributions recueillies auprès de ses proches collaborateurs et de notables mourides, hommes d’affaires pour la plupart, portant l’enveloppe globale à environ 46,5 millions de francs CFA. La répartition a été précisée : chaque blessé recevra une aide d’un million de francs CFA, tandis que chaque famille ayant perdu un proche bénéficiera de trois millions de francs CFA.

Ce geste humanitaire, salué par certains, n’efface toutefois pas les interrogations persistantes sur les conditions de construction et les responsabilités dans l’effondrement du bâtiment. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les causes réelles de l’incident, et déterminer si des manquements techniques ou administratifs sont à l’origine de cette catastrophe.

En attendant les conclusions de l’enquête, la communauté de Touba reste mobilisée pour accompagner les familles touchées. Dans une ville où la solidarité religieuse et communautaire reste très forte, ce soutien financier se veut un premier pas vers la reconstruction morale des victimes, même si le vide laissé par les disparus ne saurait être comblé par l’argent.

Prévention des grossesses précoces à Kolda : le Centre Conseil pour Adolescents mobilise les communautés

À Kolda, la prévention des grossesses précoces et non désirées prend une nouvelle tournure avec le lancement, en ce début de mois de juin, d’une intense campagne de sensibilisation communautaire initiée par le Centre Conseil pour Adolescents (CCA). À travers une série de causeries éducatives déployées dans plusieurs localités du département, le CCA entend renforcer la protection des adolescents, promouvoir la santé reproductive et favoriser une meilleure connaissance des droits liés à la sexualité.

Sous la direction de son coordonnateur Babacar Sy, le CCA de Kolda mise sur une approche inclusive et participative. Les discussions ouvertes se tiennent au cœur des quartiers et des villages, en langue locale – pulaar ou mandingue – afin de garantir l’accessibilité et la compréhension des messages. Les thèmes abordés touchent directement les préoccupations des jeunes et de leurs familles : la puberté et les changements corporels, les moyens de prévenir les grossesses précoces, la planification familiale, la lutte contre les infections sexuellement transmissibles, mais aussi des sujets sensibles comme le VIH/Sida ou les mutilations génitales féminines.

Ces activités, menées avec l’appui de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population) et en partenariat avec la Direction de la Promotion Sociale des Jeunes du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, s’inscrivent dans une stratégie plus large de promotion de la santé sexuelle et reproductive. Témoignages, images explicatives et dialogues intergénérationnels font partie des outils employés pour favoriser l’écoute, déconstruire les tabous et encourager l’expression libre.

« Il s’agit d’informer, de sensibiliser, mais aussi d’engager les communautés, notamment les jeunes, les parents, les leaders religieux et coutumiers, à accompagner les adolescents dans la construction d’un avenir sain et responsable », souligne Babacar Sy. Dans les zones rurales comme urbaines, cette dynamique vise à rapprocher les services de santé des populations souvent peu informées et peu enclines à aborder publiquement ces sujets.

À travers cette campagne, le CCA de Kolda ambitionne d’instaurer un changement de comportement durable. En plaçant les jeunes au cœur des échanges et en intégrant les acteurs locaux dans la réflexion, l’objectif est d’offrir à chacun les moyens de faire des choix éclairés, loin de la peur, de la honte ou de la stigmatisation.

Ce travail de proximité, appuyé par une pédagogie respectueuse des réalités culturelles, représente un levier essentiel pour prévenir les drames liés aux grossesses non désirées, à l’abandon scolaire, ou aux violences basées sur le genre. Une étape cruciale pour bâtir une société plus équitable, où la jeunesse koldoise peut espérer grandir en sécurité et dans la dignité.

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Affaire du drame de Témento : Babacar Ndiaye écroué pour le meurtre présumé de Moussa Ndiaye

La quiétude de la commune de Paroumba, dans le département de Vélingara, a été violemment perturbée par une affaire qui continue de bouleverser la région. Babacar Ndiaye, agent de santé communautaire en poste à Témento, a été placé sous mandat de dépôt ce mardi 3 juin par le tribunal de grande instance de Kolda. Il est soupçonné d’avoir commis un crime odieux : le meurtre de Moussa Ndiaye, un opérateur économique très respecté dans le sud du pays.

Le corps sans vie de Moussa Ndiaye a été découvert le 31 mai dernier, dans des circonstances glaçantes. La victime, portée disparue depuis quelques jours, a été retrouvée enterrée dans une fosse sommairement creusée à l’arrière-cour du domicile de Babacar Ndiaye, près des toilettes. Ce lieu sordide, dissimulé aux regards, a été le théâtre présumé d’un drame dont l’horreur a suscité l’émoi dans toute la communauté.

Déféré au parquet de Kolda, Babacar Ndiaye a été entendu par le juge d’instruction en charge du dossier. Durant son audition, il a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés. Malgré ses dénégations, les éléments à charge semblent suffisamment graves pour justifier sa mise en détention provisoire. Le magistrat instructeur a ordonné une enquête approfondie afin d’établir la vérité dans cette affaire aux contours encore flous.

Les chefs d’accusation retenus contre l’agent de santé sont d’une extrême gravité. Il est poursuivi pour assassinat, actes de torture et de barbarie, mais également pour violation des règles relatives aux inhumations. À ces faits s’ajoute une accusation d’abus de confiance portant sur une somme de quatre millions de francs CFA. Ce volet financier pourrait révéler un mobile, encore à confirmer par l’enquête.

Dans l’attente des résultats de l’instruction, la douleur est immense du côté de la famille de la victime, qui réclame justice avec force et dignité. À Paroumba et dans les villages environnants, l’indignation est palpable. Les habitants, encore sous le choc, peinent à comprendre comment un tel drame a pu survenir dans leur paisible localité.

Le juge d’instruction poursuit ses investigations. L’autopsie du corps, les expertises médico-légales, les auditions de témoins et les recoupements téléphoniques pourraient être décisifs dans la quête de vérité. En attendant, Babacar Ndiaye passera ses prochains jours derrière les barreaux de la prison de Kolda, où il a passé sa première nuit en détention.

Ce fait divers tragique, au-delà de son caractère choquant, pose une nouvelle fois la question de la prévention des violences graves dans les zones rurales, souvent isolées et peu dotées en moyens d’enquête rapide. La suite de l’instruction dira si les charges sont maintenues, et si un procès s’ouvrira dans les prochains mois pour juger ce dossier qui endeuille et interroge toute une communauté.

« Tendre la main » ne suffit plus : l’opposition appelle le Président Diomaye Faye à des gestes concrets de décrispation

Tous les dialogues initiés par les chefs de l’Etat pour consolider les acquis démocratiques de notre pays, corriger les faiblesses ou lacunes institutionnelles et revigorer les traditions de Péncoo et de Diisoo de notre peuple, ont toujours été marqués par un signal fort et des gages de bonne volonté.

En participant, sans préalable au dialogue national initié par son Excellence M.Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République, l’opposition républicaine a posé un acte fort visant à renforcer la cohésion nationale, à consolider les traditions de dialogue démocratique de notre peuple et à bâtir des consensus forts afin de baisser les tensions, pacifier l’espace politique et favoriser un fonctionnement de qualité du système politique et des institutions de la Gouvernance de notre pays.

Du reste, le Président Diomaye FAYE disait, lors de son discours d’ouverture des travaux du dialogue national : « Mon rôle en tant que garant de l’unité nationale est de tendre la main à toutes et à tous, pour rassurer, rassembler, apaiser et réconcilier afin de conforter la paix et la stabilité indispensables au développement économique de notre pays. ».

C’est, pensons-nous, dans le cadre d’une telle vision apaisée de notre démocratie, patrimoine commun à tous les africains fiers de notre pays, que l’opposition démocratique engage le Président de la République à poser des actes d’ouverture, de concorde et de réconciliation en utilisant tous les leviers à sa disposition pour faciliter la libération immédiate des jeunes chroniqueurs, à l’exemple de Abdou NGUER, Oumar SOW, Assane DIOUF et tous ceux qui sont détenus pour « délit d’opinion ». De la même manière, nous lançons au Président de la République un appel pressant pour qu’il rassure nos compatriotes sur le fait que l’Etat de droit au Sénégal doit être compatible avec la protection des libertés.

Ainsi, le Président de la République, clé de voute des institutions, pourrait inviter la justice de notre pays, forte de son indépendance reconnue, à accompagner la pacification de l’espace politique en faisant preuve de magnanimité pour ordonner la fin de toutes les détentions provisoires des hommes et femmes politiques et hauts cadres (anciens ministres, anciens députés, anciens hauts fonctionnaires et autres.).

Le contrôle judiciaire et les restrictions qui l’accompagnent suffisent pour les maintenir à la disposition de la justice qui doit, au nom de la reddition des comptes, faire son travail jusqu’au bout.

Un autre geste fort attendu du Président de la République, c’est qu’il s’érige en bouclier de toutes les libertés y compris la liberté de la presse en protégeant ses institutions et ses vaillants professionnels. La convocation régulière des journalistes à la Police de même que la fermeture illégale de leurs organes soulèvent des condamnations légitimes et affectent grandement la réputation de notre démocratie qui -on le sait- doit énormément aux sacrifices et au dévouement des pionniers et animateurs de nos médias.

Enfin, quasiment tous les acteurs de notre pays s’accordent sur le fait que la « Haute Cour de Justice » ne traduit pas l’aspiration profonde de notre peuple à un État de droit toujours plus fort et exclusivement au service des citoyens et des institutions. Il faut donc réformer en urgence et en profondeur une telle Cour dans sa composition, dans son organisation et dans son fonctionnement pour qu’elle respecte pleinement les droits des justiciables et leur assure le droit à un appel s’ils le désirent.

De telles mesures fortes de Monsieur le Président Bassirou Diomaye FAYE, suite à la conclusion du Dialogue politique national, rejoindront toutes les grandes décisions de ses prédécesseurs, dans les mêmes circonstances, visant à restaurer la confiance de nos compatriotes dans notre système politique.

Vivement alors qu’il entende notre APPEL et se distingue comme un grand contributeur à l’espérance d’un Sénégal meilleur, démocratique, réconcilié et toujours plus grand et plus harmonieux ! 

LE GROUPE DE L’OPPOSITION AU DIALOGUE NATIONAL

Commission sur le Processus électoral : 17 points de consensus, un désaccord majeur sur les modes de scrutin

La Commission sur le Processus électoral a présenté son rapport final ce mercredi 4 juin 2025, au terme de quatre séances de travail intensif. Le document, très attendu par les acteurs politiques et les observateurs de la démocratie sénégalaise, met en lumière un large consensus autour de la quasi-totalité des réformes proposées. Sur les vingt points inscrits à l’ordre du jour, dix-sept ont pu être discutés et validés, témoignant d’un esprit de compromis entre les différentes parties prenantes. Toutefois, un désaccord persiste concernant les modes de scrutin aux élections législatives et territoriales, tandis que trois autres points n’ont pas été abordés, faute de temps.

Le rapport note d’abord l’accord de principe sur l’adoption du bulletin unique, avec une exigence préalable d’étude de faisabilité. Cette étude devra notamment veiller à l’accessibilité pour les personnes handicapées, afin de respecter le principe d’inclusion. Le vote des personnes en détention a également fait l’objet d’un consensus, à condition que sa mise en œuvre soit précédée par une évaluation technique réaliste, dans la perspective de la prochaine élection présidentielle.

Concernant les campagnes électorales, les parties ont convenu du maintien de leur durée actuelle. L’un des progrès notables est l’engagement pour une meilleure transparence du fichier électoral, avec la mise en œuvre prochaine d’un décret permettant aux partis politiques d’y exercer un véritable contrôle, selon des modalités définies en concertation avec eux.

Un autre point d’accord porte sur l’inscription électorale permanente. Il a été décidé que les primo électeurs ne seraient pas inscrits automatiquement lors de leur enrôlement pour la carte nationale d’identité. En revanche, ils devront être informés de leur droit à s’inscrire immédiatement, dans le cadre d’un dispositif permanent à revoir de façon inclusive avant d’être intégré au Code électoral.

Le processus électoral intégrera aussi davantage les personnes en situation de handicap. Bien que cette dimension soit déjà présente dans le cadre juridique actuel, elle devra être renforcée pour garantir un accès effectif à toutes les étapes. La FSAPH est d’ailleurs invitée à soumettre un document technique pour enrichir la prise de décision. Toutefois, la question du quota sur les listes de candidats reste en suspens, l’Assemblée estimant que la représentativité découle d’un engagement politique préalable.

L’Assemblée a également validé l’institutionnalisation des débats programmatiques, tout en renvoyant à une concertation ultérieure avec le CNRA, les médias et les acteurs politiques pour en définir les modalités. Sur le plan technologique, le principe de la dématérialisation progressive de tout le processus électoral a reçu l’approbation des participants. Il en va de même pour l’expérimentation progressive du vote électronique, à condition qu’elle repose sur une approche inclusive.

Un consensus a également été trouvé autour du maintien du parrainage, reconnu comme un filtre démocratique utile, mais dont les modalités doivent être améliorées. La commission propose ainsi une dématérialisation progressive du processus pour corriger ses imperfections. De plus, le contrôle du parrainage devrait être retiré au Conseil constitutionnel pour être confié à une structure distincte, mieux adaptée.

Concernant les conditions de dépôt de candidature, les participants se sont accordés sur l’obligation de verser une caution avant le retrait des fiches de parrainage. Le vote des forces de défense et de sécurité, des journalistes et des magistrats en mission hors de leur circonscription a également été approuvé pour les élections législatives et territoriales, sous réserve de la faisabilité technique, notamment via le vote électronique.

D’autres réformes ont été adoptées, comme l’application effective de la loi sur la parité, l’harmonisation des textes électoraux et la possibilité pour l’Observatoire national de la Parité de saisir les juridictions compétentes. L’audit du fichier électoral par des experts nationaux indépendants a été approuvé à deux niveaux : un audit ponctuel pour établir une situation de référence et poser les bases d’un système de gestion durable, et un audit global visant à éviter les vérifications répétitives à l’avenir.

La Commission a confirmé le maintien de la caution pour les élections législatives et territoriales, tout en prônant une certaine flexibilité quant à son montant. En revanche, elle a choisi de ne pas discuter du vote par procuration pour le moment, préférant reporter ce sujet à un prochain dialogue.

Le principal point de désaccord concerne les modes de scrutin pour les élections législatives et territoriales. L’opposition et la société civile souhaitent engager une réflexion approfondie en menant des simulations basées sur les résultats des scrutins passés (2012, 2019, 2022, 2024) afin de proposer un système électoral plus représentatif, garant de la stabilité institutionnelle et de la gouvernabilité. En face, la majorité tient à maintenir les modes de scrutin actuels, ce qui a empêché l’obtention d’un consensus.

Enfin, trois points n’ont pu être abordés : la participation des candidats en détention aux élections, l’instauration d’un régime juridique spécifique pour les élections anticipées et la proposition d’instaurer une enquête de moralité avant le dépôt des candidatures.

La Commission a été dirigée par Mamadou Seck, expert électoral reconnu. Il était assisté par Abdoul Aziz Sarr, directeur des opérations électorales à la Direction Générale des Élections, en tant que premier assesseur, et Dr Yaya Niang, spécialiste en matière électorale, en qualité de deuxième assesseur. Le rapporteur des travaux était Aliou Diallo, chargé de la synthèse des conclusions. De nombreux représentants politiques et de la société civile ont pris part aux débats, apportant leur expertise et leur engagement au service de la démocratie.

Démantèlement d’un Réseau de Migrants Irréguliers à Dougar Peulh : 53 Interpellations par la Gendarmerie Nationale

Une opération coup de poing de la Gendarmerie nationale a permis de démanteler un important réseau de migrants irréguliers à Dougar Peulh, localité située près de Diamniadio. L’opération, menée ce mardi sous la coordination de la Brigade territoriale de Diamniadio, avec le soutien de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI), s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, conformément aux instructions du Haut-commandement de la Gendarmerie.

Le bilan est significatif : 53 personnes ont été interpellées, dont les trois cerveaux présumés de ce réseau transfrontalier. Les individus arrêtés sont de nationalités diverses :

19 Sénégalais, 30 Gambiens, 3 Bissau-Guinéens, et 1 Guinéen.

L’intervention survient à un moment critique, à la veille de la fête de Tabaski, une période souvent exploitée par les passeurs pour organiser des départs massifs vers l’Europe par voie maritime. Les autorités redoublent de vigilance durant cette période propice aux tentatives de migration irrégulière.

Dans un communiqué diffusé après l’opération, la Gendarmerie nationale s’est félicitée de la mobilisation de ses unités sur le terrain et a tenu à saluer la coopération des populations locales. Elle a également lancé un appel à la vigilance et à la collaboration citoyenne, essentielle pour enrayer ce fléau qui touche de nombreuses familles et met en danger des vies humaines.

L’enquête est toujours en cours pour identifier les complicités éventuelles et les ramifications régionales ou internationales de ce réseau. La Gendarmerie promet de maintenir la pression sur les trafiquants afin de prévenir de nouvelles tentatives de départs clandestins.

Cheikh Mbacké Gadiaga arrêté par la Section de Recherches de Colobane suite à une plainte de Gabrielle Kane

Cheikh Mbacké Gadiaga, une figure bien connue du paysage médiatique sénégalais, a été interpellé par les éléments de la Section de Recherches de la gendarmerie de Colobane. Cette arrestation fait suite à une plainte déposée par l’activiste Gabrielle Kane, qui l’accuse de diffamation.

Selon les informations rapportées par Kawtef, citant le média Seneweb, Cheikh Mbacké Gadiaga ne serait pas à sa première confrontation avec la justice. Il serait impliqué dans plusieurs autres procédures judiciaires pour des faits similaires, notamment pour des publications jugées diffamatoires sur les réseaux sociaux.

L’affaire actuelle s’inscrit donc dans une série de dossiers qui entachent l’image de celui qui se présente comme communicateur et influenceur. La justice, désormais saisie, devra déterminer si les propos reprochés à M. Gadiaga relèvent effectivement du délit de diffamation.

Gabrielle Kane, très active dans la défense des droits des femmes et connue pour son franc-parler, a récemment intensifié ses actions contre le cyberharcèlement et les atteintes à la réputation. Cette plainte s’inscrit donc dans une dynamique plus large de lutte contre les violences numériques, un phénomène en nette recrudescence au Sénégal.

Pour l’heure, Cheikh Mbacké Gadiaga est placé en détention, en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Tensions au Tribunal : Vif échange entre Me El Hadji Diouf et le procureur lors du procès d’Omar Sow

L’audience du procès d’Omar Sow, poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, a été marquée ce mardi par un échange particulièrement tendu entre Me El Hadji Diouf, avocat du prévenu, et le procureur de la République. Une passe d’armes verbale qui a failli faire dérailler les débats au Tribunal des flagrants délits de Dakar.

Omar Sow était appelé à s’expliquer sur des déclarations faites le 27 janvier 2025 sur le site Seneweb, dans lesquelles il affirmait que le parquet avait l’intention de placer l’ancien ministre Ismaila Madior Fall sous bracelet électronique. Une affirmation jugée grave par le ministère public, qui lui vaut aujourd’hui d’être poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles.

Mais le moment clé de l’audience est survenu lorsque le procureur a interpellé le prévenu sur ces propos. Sur les conseils de Me El Hadji Diouf, ce dernier a refusé de répondre à la question. Une décision qui a fait bondir le procureur : « Maître, arrêtez de faire le show. Vos confrères ne sont pas contents de vous », a-t-il lancé d’un ton sec, provoquant une vive réaction de l’avocat.

Visiblement indigné, Me Diouf a haussé le ton, dénonçant une attaque personnelle intolérable : « Je ne tolérerai pas un tel manque de respect dans une salle d’audience. Si le procureur ne retire pas ses propos, je déposerai plainte. »

Face à cette escalade de tensions, le président du tribunal, garant de la sérénité des débats, est intervenu pour ramener le calme. Sans que le procureur ne revienne sur ses paroles, le juge a su restaurer l’ordre, permettant à l’audience de reprendre normalement.

Scandale foncièr : Fabouly Gaye arrêté pour un terrain fantôme, Mame Boye Diao vaque à ses besoins

Un parfum de scandale plane à nouveau sur la gestion du foncier au Sénégal. Fabouly Gaye, figure politique connue à Kolda, a été interpellé ce matin dans une affaire de vente frauduleuse de terrain. L’homme aurait cédé une parcelle à un particulier… qui, après vérification auprès du DSCOS (Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol), découvre que ladite parcelle n’existe tout simplement pas. Terrain fictif, argent bien réel. Une arnaque de haut vol qui rappelle les travers persistants de l’administration foncière.

 

Mais ce qui agite davantage l’opinion, c’est le nom de celui qui aurait initialement « attribué » ce terrain : Mame Boy Diao, ancien directeur des Domaines sous Macky Sall. Un nom bien connu du sérail, longtemps considéré comme un technocrate ambitieux et méthodique, aujourd’hui réputé proche des cercles du pouvoir Diomaye-Sonko. Pendant que Fabouly Gaye goûte aux rigueurs de la garde à vue, Mame Boy, lui, vaque tranquillement à ses occupations. Deux poids, deux mesures ?

 

Selon les premières sources proches du dossier, Fabouly Gaye aurait produit un document d’attribution signé du temps où Diao était aux commandes de la Direction des Domaines. Un document que la DSCOS n’a pas retrouvé dans ses archives, et qui serait donc,jusqu’à preuve du contraire, un faux en bonne et due forme. La justice, saisie, devra déterminer s’il s’agit d’un acte isolé ou d’un système bien huilé, où certains noms servaient de caution morale à des opérations spéculatives aux contours mafieux.

 

Dans un pays où la question foncière vire souvent au chaos et alimente un ressentiment populaire croissant, cette affaire risque de faire tache. Car elle pose une question brûlante : comment un ancien directeur des Domaines peut-il être lié à une attribution fantôme sans être immédiatement inquiété ?

 

À ce jour, ni la Cour des Comptes ni l’OFNAC n’ont officiellement réagi. Mais dans les couloirs feutrés de l’administration, l’affaire fait grincer des dents. La transition politique amorcée le nouveau regime avait suscité l’espoir d’un nettoyage en profondeur des pratiques opaques. L’affaire Fabouly Gaye sonne comme un test grandeur nature pour le nouveau régime, qui doit prouver qu’il ne protège aucun parrain, fût-il ancien camarade de parti ou soutien silencieux.

 

Le foncier reste au Sénégal un miroir fidèle de la gouvernance : opaque, sensible et hautement politique. Si l’impunité prévaut une fois de plus, alors la rupture tant promise n’aura été qu’un mirage.

 

Affaire à suivre… de très près.

 

Côte d’Ivoire : à cinq mois de la présidentielle, l’exclusion de Thiam et Gbagbo ravive les tensions politiques

À cinq mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, le climat politique ivoirien s’enlise dans une zone de turbulences. Tandis que le président sortant Alassane Ouattara entretient encore le suspense autour d’une éventuelle candidature pour un quatrième mandat, plusieurs figures majeures de l’opposition sont déjà écartées du processus électoral, soulevant de vives inquiétudes sur la crédibilité et l’inclusivité du scrutin à venir.

Parmi les exclus, deux poids lourds : l’ancien président Laurent Gbagbo et Cheick Tidjane Thiam, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA). Tous deux ont été rayés de la liste électorale. Une décision contestée qui menace de fragiliser davantage le paysage politique national.

Face à ce qu’il qualifie de « déni de justice », Cheick Tidjane Thiam a décidé de porter l’affaire sur la scène internationale. Le président du PDCI-RDA, ancien directeur général du Crédit Suisse et personnalité respectée au-delà des frontières ivoiriennes, a officiellement saisi le Comité des droits de l’homme des Nations Unies.

« En l’absence de recours dans le droit interne ivoirien lui permettant de défendre utilement et efficacement ses droits civils et politiques, Monsieur Cheick Tidjane Thiam n’avait pas d’autre choix », a expliqué le PDCI-RDA dans un communiqué officiel, dénonçant une manœuvre politique visant à écarter un candidat perçu comme l’« espoir d’une transformation profonde de la Côte d’Ivoire ».

Thiam, qui incarne une rupture avec la vieille garde politique et séduit une frange importante de la jeunesse et des classes moyennes, estime que sa radiation de la liste électorale constitue une violation flagrante de ses droits fondamentaux.

L’affaire Thiam intervient dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions. Le retour sur la scène politique de Laurent Gbagbo après son acquittement par la CPI avait redessiné les équilibres, mais sa radiation électorale laisse planer une incertitude pesante sur la dynamique démocratique du pays.

En évinçant deux des principales figures de l’opposition, le processus électoral ivoirien s’expose aux critiques de partialité et d’exclusion. Le PDCI-RDA en appelle à une mobilisation nationale et internationale : « Une élection présidentielle juste, inclusive et sans discrimination est indispensable pour éviter à la Côte d’Ivoire un effondrement définitif de ses fondements », affirme le parti.

Jusqu’ici, la Commission Électorale Indépendante (CEI) n’a pas officiellement commenté l’affaire. Son silence, à ce stade critique du processus, ne fait qu’alimenter la méfiance au sein de l’opinion publique. De nombreux observateurs redoutent une montée des tensions à l’approche de l’échéance, dans un pays encore marqué par les violences post-électorales de 2010 et les fractures politiques persistantes.

Alors que le calendrier électoral avance à grands pas, la Côte d’Ivoire risque de s’engager vers une présidentielle sous haute tension. La communauté internationale, notamment les partenaires bilatéraux et les institutions régionales comme la CEDEAO et l’Union africaine, est appelée à jouer un rôle actif pour garantir un processus crédible, transparent et pacifique.

En attendant, le PDCI-RDA mobilise ses bases et multiplie les appels à la résistance démocratique. « L’espoir que représente le président Thiam ne peut être effacé par une décision administrative injuste », martèle le parti.

Dialogue national au Sénégal : un tournant démocratique majeur se dessine

Le Dialogue national sur le système politique sénégalais s’est officiellement clôturé ce mercredi au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), marquant une étape décisive dans l’histoire démocratique du pays. Cette vaste concertation, réunissant plus de 700 représentants des forces vives de la nation, a été saluée par le facilitateur général, Dr Cheikh Gueye, comme « un tournant de notre démocratie ».

Pendant plusieurs jours, des représentants de partis politiques, de la société civile, des syndicats, des milieux religieux, universitaires, économiques, ainsi que de la jeunesse et des femmes, ont échangé autour de l’avenir politique du Sénégal. « Nous avons osé interroger notre propre système politique, déconstruire les routines du jeu démocratique », a déclaré Dr Gueye, soulignant la maturité des débats et l’esprit de dépassement qui a prévalu.

Les travaux ont été organisés autour de trois grandes commissions thématiques, aux résultats contrastés mais globalement encourageants :

Démocratie, libertés et droits humains : un consensus total (100 %) a été atteint, témoignant de l’adhésion unanime aux principes fondamentaux de l’État de droit. Processus électoral : 94 % des participants se sont accordés sur les propositions de réforme, ouvrant la voie à une modernisation des mécanismes électoraux. Réformes institutionnelles et organes de gestion des élections : seuls 26 % d’accords ont été obtenus, révélant les divergences persistantes sur certaines questions de fond.

Innovation majeure de cette édition, la plateforme numérique « Jubbanti » a permis à quelque 15 000 citoyens – principalement des jeunes – de contribuer en ligne. Cette ouverture à la participation numérique a renforcé l’ancrage populaire du dialogue et permis une meilleure représentativité des aspirations citoyennes.

Dans son discours de clôture, Dr Cheikh Gueye a salué l’implication de l’ensemble des acteurs du dialogue, rendant hommage au Directoire, au Directeur général des Élections Birame Sène, ainsi qu’aux présidents, assesseurs et rapporteurs des commissions. Il a également exprimé sa gratitude au président Bassirou Diomaye Faye pour son « engagement personnel » et son soutien logistique à ce qu’il a qualifié de « grand Diisoo national ».

Les conclusions du Dialogue national seront remises au chef de l’État, qui s’est engagé à les utiliser comme base pour impulser des réformes politiques durables. « Ce dialogue a permis l’émergence d’un socle commun. À chacun maintenant de le porter pour construire un Sénégal plus juste, plus inclusif, plus démocratique », a conclu Dr Gueye.

Ce Dialogue national, inédit par son ampleur et sa méthode, pourrait bien ouvrir la voie à une nouvelle ère politique au Sénégal, où l’écoute, la transparence et la co-construction deviennent les piliers de la gouvernance.

Audience à Dakar : le procureur requiert un an de prison dont six mois ferme contre Omar Sow pour diffusion de fausses nouvelles

L’ancien ministre-conseiller de Macky Sall et membre de l’Alliance pour la République (APR), Omar Sow, a comparu ce mardi devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar. Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles à la suite de propos tenus lors de son passage dans l’émission Ultimatum sur le média en ligne Seneweb.

Le parquet lui reproche d’avoir affirmé que la justice sénégalaise s’apprêtait à placer Ismaila Madior Fall, ancien ministre de la Justice, sous bracelet électronique, laissant entendre que des mesures judiciaires avaient été anticipées à son encontre.

Lors de l’audience, le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, a requis une peine d’un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, assortie d’une amende de 200 000 FCFA. Il a estimé que les propos d’Omar Sow sont de nature à troubler l’opinion publique et à porter atteinte à l’image de la justice sénégalaise.

À la barre, Omar Sow a tenté de minimiser la portée de ses déclarations, évoquant un simple lapsus. « Je me suis mal exprimé. Ce n’était pas intentionnel. Je présente mes excuses au parquet et à l’opinion publique », a-t-il déclaré, visiblement contrit.

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes au Sénégal, où les propos des responsables politiques sont scrutés de près, notamment lorsqu’ils touchent à l’intégrité des institutions judiciaires.

Guy Marius Sagna s’explique sur la polémique des voitures des députés : « Je vous dois des réponses »

Interpellé à de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux au sujet de l’achat de véhicules pour les parlementaires, le député Guy Marius Sagna a tenu à clarifier sa position ce mercredi 4 juin, à travers une publication sur ses canaux officiels. Dans un ton ferme mais respectueux, le membre du camp patriotique panafricain promet d’apporter des réponses aux préoccupations des Sénégalais, tout en dénonçant une campagne de diabolisation à son encontre.

« Je suis interpellé tous les jours depuis plusieurs semaines », affirme-t-il en introduction. Le député dit recevoir non seulement des messages sur les plateformes numériques, mais également des courriers concernant cette question sensible. Selon lui, ces interpellations proviennent de profils divers : des adversaires politiques guettant la moindre erreur, des critiques impatients d’attaquer son camp, mais aussi des citoyens sincèrement préoccupés par le coût ou la pertinence de cette mesure.

Guy Marius Sagna insiste sur le fait que certains de ses détracteurs utilisent cette polémique comme une arme pour discréditer le camp patriotique panafricain, dirigé par Ousmane Sonko. Mais il rappelle que malgré les critiques, les premières mesures prises par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Sonko vont dans le sens d’une meilleure gouvernance et d’une rationalisation des ressources publiques. « Il est possible de faire plus et mieux encore », reconnaît-il néanmoins.

Conscient de sa responsabilité, le député affirme devoir des réponses à tous les Sénégalais, au-delà des appartenances politiques : « Parce que je suis votre député à vous toutes et tous, je vous dois des réponses. » Il annonce la publication prochaine de son bilan des six premiers mois à l’Assemblée nationale, dans lequel la question des véhicules sera abordée en toute transparence.

En conclusion, il appelle les citoyens à ne pas se détourner de l’essentiel : « Le 24 mars 2024 est une victoire du peuple sénégalais. Et ce peuple sénégalais, c’est-à-dire vous, doit protéger, défendre sa victoire. »

Sénégal – Enquête sur PremierBet : la CENTIF révèle un vaste soupçon de blanchiment et de fraude

Une nouvelle affaire financière éclabousse le secteur des jeux et paris au Sénégal. Selon les révélations du journal Libération, la société PremierBet Sénégal et plusieurs de ses dirigeants font l’objet de graves accusations, notamment de blanchiment de capitaux, abus de biens sociaux et conflit d’intérêts. Une information judiciaire a été ouverte suite à un signalement accablant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Au cœur du scandale : des transferts suspects de près de 1,946 milliard de francs CFA vers un compte bancaire basé en Europe. Ces mouvements financiers massifs auraient été réalisés au moment où la société déclarait des difficultés financières au Sénégal, procédant notamment à une vague de licenciements de ses employés. Un contraste troublant qui a attiré l’attention des autorités.

Le parquet financier s’est saisi du dossier et vise particulièrement Joris Dutel, gérant de PremierBet Sénégal, déjà inculpé pour fraude fiscale dans un précédent dossier. Sont également cités la société Éditec, maison-mère de PremierBet, et son dirigeant Franc Attal, actionnaire majeur de la filiale sénégalaise.

Le dossier a été confié au juge du troisième cabinet financier, en charge de l’instruction.

Les premiers éléments transmis par la CENTIF laissent penser à un système structuré, mêlant manipulation comptable, rapatriement illégal de fonds, et usage abusif de la personnalité morale de PremierBet à des fins personnelles ou d’intérêt de groupe. L’enquête devra déterminer si ces opérations visaient délibérément à organiser l’insolvabilité de l’entreprise au Sénégal tout en continuant à alimenter des comptes à l’étranger.

Ce scandale intervient dans un contexte où le secteur des jeux en ligne connaît une croissance rapide au Sénégal, attisant les préoccupations des autorités sur les risques de dérives financières et de blanchiment. Il pourrait également relancer les débats sur la régulation du secteur, jugée encore trop permissive par certains observateurs.

Sadio Mané à La Mecque : l’appel spirituel plus fort que le football

Convoqué par le sélectionneur national Pape Thiaw pour les deux matchs amicaux contre l’Irlande et l’Angleterre, Sadio Mané avait surpris tout le monde en déclinant l’invitation pour « des raisons personnelles ». Si le mystère planait sur cette absence, on en connaît désormais la véritable raison : l’attaquant vedette des Lions de la Teranga a choisi de mettre sa carrière sportive entre parenthèses pour accomplir un acte de foi fort — le pèlerinage à La Mecque.

Repéré à Mina, en Arabie Saoudite, vêtu de l’ihram — la tenue blanche traditionnelle des pèlerins, composée de deux pièces de tissu non cousues — le numéro 10 du Sénégal effectue actuellement le Hajj, cinquième pilier de l’Islam. Un choix spirituel qui témoigne de son attachement profond à sa foi et de ses priorités, bien au-delà du rectangle vert.

Alors que d’autres auraient profité de cette trêve internationale pour se reposer ou entretenir leur forme physique, Sadio Mané a préféré s’immerger dans la spiritualité et la dévotion. Un geste fort, salué par de nombreux fans, qui voient en lui non seulement un joueur d’exception, mais aussi un homme de principes et de valeurs.

Ce n’est pas la première fois que Mané met en avant sa foi musulmane. Discret mais engagé, il a toujours montré un profond respect pour sa religion, que ce soit à travers ses gestes sur le terrain, ses prises de parole mesurées ou ses nombreux actes de générosité, notamment en faveur de sa ville natale de Bambali.

Avec ce pèlerinage, Sadio Mané rappelle que, malgré la notoriété et les exigences du haut niveau, certains appels intérieurs méritent d’être écoutés. À 33 ans, il donne une nouvelle leçon d’humilité et de spiritualité à toute une génération.

Verdict du tribunal de Dakar : six mois de prison avec sursis pour Azoura Fall et Kaïré

Dakar, le mercredi 4 juin 2025 – Le Tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu ce jour son verdict dans l’affaire impliquant deux militants du parti Pastef, Assane Guèye, alias Azoura Fall, et El Hadji Ousseynou Kaïré. Les deux prévenus ont été reconnus coupables de « discours contraires aux bonnes mœurs » à la suite de la diffusion de vidéos virales sur les réseaux sociaux contenant des propos injurieux envers d’anciens responsables politiques.

Les vidéos en question, publiées sur les comptes TikTok personnels des deux hommes, contenaient des insultes dirigées contre l’ancien président Macky Sall et l’ex-ministre Mame Mbaye Niang. Bien que ces contenus aient été initialement diffusés dans un cadre privé, leur large diffusion publique a suscité l’intervention des autorités et conduit à l’arrestation des auteurs.

Le tribunal a condamné chacun des deux militants à six mois d’emprisonnement avec sursis. Lors de l’audience, les prévenus ont reconnu les faits, exprimé des remords et présenté leurs excuses. Azoura Fall a précisé que sa vidéo remontait à environ neuf mois et avait été publiée dans le cadre d’un live privé, réservé à ses abonnés. Il a justifié son comportement en expliquant qu’il avait été provoqué par un internaute ayant insulté sa mère, ce qui l’avait poussé à réagir violemment.

Cette décision judiciaire intervient dans un contexte politique toujours sensible, où les prises de parole sur les réseaux sociaux sont scrutées de près. Le verdict, bien que relativement clément, rappelle néanmoins les limites à ne pas franchir dans l’expression publique, même sur des plateformes numériques souvent perçues comme des espaces de liberté.

Équité en santé pour les personnes handicapées : le Sénégal trace une nouvelle feuille de route

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a organisé, ce mardi 3 juin, une rencontre de haut niveau axée sur l’équité en santé pour les personnes vivant avec un handicap. Présidée par le secrétaire général du ministère, Serigne Mbaye, cette réunion stratégique s’inscrit dans le prolongement du rapport mondial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des recommandations issues de l’Assemblée mondiale de la santé de 2021.

Dans son allocution, Serigne Mbaye a souligné que l’équité en santé, déjà essentielle pour l’ensemble de la population, prend une dimension encore plus critique lorsqu’il s’agit des personnes handicapées. « On sait que les personnes handicapées connaissent déjà des difficultés d’intégration et d’inclusion dans leur vie de tous les jours », a-t-il rappelé.

Le rapport mondial de l’OMS, présenté lors de la rencontre, met en lumière les multiples barrières auxquelles font face les personnes handicapées dans l’accès aux soins, en raison de facteurs structurels, économiques ou encore sociaux.

Les chiffres du dernier recensement général de la population de 2023 révèlent que plus de 1,2 million de personnes vivent avec un handicap au Sénégal. Une réalité qui interpelle sur la nécessité de politiques sanitaires et sociales véritablement inclusives. « Ce phénomène résulte souvent d’un problème de santé et de divers facteurs personnels et environnementaux », a expliqué Serigne Mbaye, soulignant l’importance de créer des environnements plus accessibles et adaptés.

Le Sénégal a déjà pris plusieurs mesures en faveur des droits des personnes handicapées : la loi de 2010, la création de la Direction Générale de l’Action Sociale, ainsi que la distribution de plus de 100 000 cartes d’égalité des chances. Ces cartes visent à faciliter l’accès aux services sociaux et sanitaires.

À cela s’ajoute un projet d’appareillage et de réadaptation prévu pour 2024, avec un budget conséquent de 2,4 milliards de francs CFA, destiné à renforcer les capacités techniques et médicales au service des personnes handicapées.

Toutefois, de nombreux obstacles demeurent. L’application effective de la Loi d’Orientation sociale reste incomplète, l’accès à la carte d’égalité des chances est encore limité, et la sensibilisation du grand public sur les droits des personnes handicapées doit être renforcée.

Face à ces constats, Serigne Mbaye a annoncé l’élaboration prochaine d’une feuille de route inclusive et participative. Cette dernière devra définir les orientations stratégiques pour améliorer l’inclusion du handicap dans le secteur de la santé, avec la collaboration active de toutes les parties prenantes : État, société civile, professionnels de santé et associations de personnes handicapées.

Marché public de 8 milliards à l’Assemblée nationale : La COJER dénonce une « trahison » et saisit la justice

Dans un communiqué transmis à la rédaction de Dakaractu, la Convergence des Jeunesses Républicaines (COJER) est montée au créneau pour dénoncer “avec la plus grande fermeté” les conditions jugées opaques dans lesquelles un marché public de plus de 8 milliards de francs CFA aurait été attribué pour l’acquisition de véhicules destinés aux députés. Dans le viseur de la jeunesse républicaine : le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye.

La COJER fustige ce qu’elle qualifie de “violation flagrante des principes de transparence et de bonne gouvernance”. Selon le communiqué, le président de l’Assemblée aurait opté pour un appel d’offres restreint, écartant délibérément des entreprises sénégalaises reconnues telles que CCBM et EMG, au profit de sociétés étrangères, notamment CFAO (française) et Caetano.

Pire encore, la jeunesse républicaine affirme que cette orientation aurait été imposée par des “instructions personnelles du président de l’Assemblée”, selon les déclarations publiques des deux principales entreprises sénégalaises actives dans le secteur de la vente de véhicules. La COJER dénonce ainsi une exclusion inacceptable de champions nationaux, qui pourtant investissent, emploient et réinjectent leurs bénéfices dans l’économie locale.

En attribuant ce marché à une entreprise étrangère, la COJER considère que Malick Ndiaye a trahi les engagements pris en faveur de l’endogénéisation de l’économie et de la valorisation du secteur privé national. Le mouvement accuse une démarche qui “piétine le tissu économique local”, au mépris des intérêts des entreprises sénégalaises.

Face à ce qu’elle qualifie de “scandale d’État”, la COJER annonce qu’elle saisira dans les plus brefs délais le Procureur de la République près le Pôle judiciaire financier (PJF) pour que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient situées.

Parallèlement, le mouvement appelle à la création immédiate d’une commission d’enquête parlementaire pour investiguer sur ce qu’il qualifie de “dossier nébuleux”, estimant qu’il entache gravement la crédibilité de l’institution parlementaire.

Dans sa déclaration, la COJER accuse également le régime en place d’être en contradiction avec ses promesses et de verser dans une “dérive populiste”, incapable de respecter les engagements pris en matière de patriotisme économique. Le mouvement juge que cette affaire est révélatrice de l’incohérence d’un pouvoir qui prône une rupture, mais agit à l’encontre des principes de bonne gouvernance.

En conclusion, la COJER appelle les Sénégalais à rester mobilisés et vigilants face à ce qu’elle qualifie de dérives multiples, susceptibles de compromettre les fondements de la bonne gouvernance et de l’État de droit. Elle affirme sa volonté de défendre les intérêts nationaux et de veiller à ce que la transparence soit restaurée dans la gestion des affaires publiques.

Controverse autour des véhicules de luxe pour les députés : des entrepreneurs sénégalais dénoncent une injustice dans l’attribution du marché

La décision du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, d’équiper les députés de véhicules de luxe continue de faire couler beaucoup d’encre. Mais cette fois, la contestation ne vient pas des citoyens ou de l’opposition, mais de deux figures de proue du secteur privé sénégalais : Serigne Mboup, président du groupe CCBM, et Mbaye Guèye, dirigeant de la société EMG. Tous deux dénoncent ce qu’ils qualifient d’« injustice manifeste » dans la gestion du marché public lié à cette opération.

Une lettre d’alerte au Club des Investisseurs Sénégalais

Selon les informations relayées par le journal Le Quotidien, les deux concessionnaires ont saisi officiellement Pierre Goudiaby Atépa, président du Club des Investisseurs Sénégalais (CIS), pour exprimer leur vive désapprobation. Dans une correspondance adressée à Atépa, ils dénoncent une modification unilatérale de l’appel d’offres initialement ouvert aux concessionnaires locaux.

Le processus, affirment-ils, avait démarré de manière régulière et plusieurs entreprises nationales, dont les leurs, avaient répondu avec des offres compétitives. Toutefois, à leur grande surprise, l’appel d’offres aurait été élargi dans un second temps à des multinationales, notamment CFAO et Caetano. Le président de l’Assemblée nationale aurait justifié ce revirement par le souci de « crédibilité » de la procédure.

Les entrepreneurs concernés s’insurgent contre ce qu’ils perçoivent comme une exclusion injustifiée des opérateurs économiques sénégalais. « On ne peut pas parler de crédibilité en excluant systématiquement les entreprises nationales qui remplissent les critères techniques et financiers », confie un proche de Serigne Mboup sous couvert d’anonymat.

Cette ouverture tardive à des groupes étrangers est perçue comme un camouflet porté au tissu économique local. Elle s’inscrit en faux, selon eux, contre les discours officiels prônant la souveraineté économique et la valorisation du « consommer local ».

Dans leur lettre adressée au CIS, les deux hommes d’affaires formulent trois exigences principales :

Transparence totale sur les marchés publics, notamment à travers la publication systématique des résultats des appels d’offres ; Accès équitable des entreprises nationales aux marchés publics, afin d’éviter leur marginalisation dans des secteurs stratégiques ; Réforme des procédures d’attribution, pour mettre fin aux modifications de dernière minute et aux pratiques discrétionnaires.

Cette polémique relance le débat sur la politique d’achat public au Sénégal et interroge la cohérence des actions gouvernementales avec les discours sur la préférence nationale. Alors que les autorités clament leur volonté de renforcer le secteur privé local, des voix s’élèvent désormais pour demander des actes concrets, notamment en matière de marchés publics.

Kaolack – Examens scolaires 2025 : 20 544 candidats au CFEE, 13 308 au BFEM, 12 045 au BAC général et 273 au BAC technique (STEG)

Le Comité Régional de Développement (CRD) consacré à la préparation des examens scolaires 2025 s’est tenu ce mardi 3 juin 2025 à la Gouvernance de Kaolack. Cette rencontre stratégique, présidée par le gouverneur Mouhamed Moctar Watt, a réuni l’ensemble des parties prenantes : autorités administratives, inspecteurs d’académie, chefs d’établissement, syndicats, parents d’élèves et partenaires techniques et financiers.

Ce CRD a permis de dresser un état des lieux exhaustif des préparatifs des examens du CFEE, BFEM et Baccalauréat. L’Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, a salué les avancées notables tout en soulignant les défis persistants :

« Ce comité nous a permis de faire le point sur les centres d’examen, les candidatures, mais aussi la lancinante question des enfants sans extrait de naissance. Monsieur le Gouverneur a donné des instructions claires pour poursuivre les démarches en cours, notamment pour la sécurisation des centres et la mise en place d’un dispositif de prévention des inondations. »

La région de Kaolack se prépare à accueillir des milliers de candidats pour les examens de fin d’année. Les statistiques provisoires sont les suivantes :

CFEE : 20 544 candidats BFEM : 13 308 candidats Baccalauréat général : 12 045 candidats Baccalauréat technique (STEG) : 273 candidats

Malgré les efforts des autorités éducatives, la problématique de l’état civil demeure préoccupante. En effet :

Au CFEE, 8 880 candidats ne disposent pas d’extrait de naissance. Au BFEM, 555 élèves sont également concernés.

« L’extrait de naissance est requis pour l’inscription officielle. Or, de nombreux élèves arrivent au terme de leur parcours primaire sans ce document. Cela compromet leur avenir éducatif et soulève des questions de responsabilité. »

Il a lancé un appel pressant aux parents d’élèves, les invitant à assumer leur rôle dans l’établissement de ce document fondamental, qui constitue à la fois un droit fondamental de l’enfant et une obligation légale.

Au-delà des aspects pédagogiques, les autorités ont insisté sur la sécurisation des centres d’examen ainsi que sur la mise en place de mesures préventives contre les inondations, en prévision de la saison des pluies imminente.

Dans son discours de clôture, le gouverneur Mouhamed Moctar Watt a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants.

« Les examens sont une affaire nationale. Chacun doit jouer sa partition avec rigueur et professionnalisme. La réussite de nos enfants en dépend. »

Ce CRD marque ainsi une étape déterminante dans la préparation des examens 2025 à Kaolack. Il traduit une volonté collective d’anticiper les obstacles pour garantir à chaque élève une chance équitable de réussir.

Conflit entre Falla Fleur et Dakarnave : la justice tranchera le 23 juin

Le différend entre Ndèye Fatou Fall, plus connue sous le nom de Falla Fleur, et la société Dakarnave vient de franchir une nouvelle étape. Selon le quotidien Les Échos, l’entreprise a décidé de porter l’affaire devant la justice en introduisant une procédure d’expulsion contre son ancienne employée.

Falla Fleur, aujourd’hui présidente du conseil d’administration de la Société nationale de recouvrement (SNR), avait été licenciée en novembre 2023 pour “faute grave” et “perte de confiance”, comme l’avait confirmé à l’époque son avocat. Ce licenciement était intervenu peu après sa sortie de prison, ce qui avait déjà suscité une vive polémique.

Mais le litige ne s’est pas arrêté là. Il porte désormais sur un logement de fonction que l’activiste occuperait encore, malgré la fin de son contrat avec Dakarnave. L’entreprise considère que son ancienne salariée n’a plus droit à l’occupation de ce bien et a donc saisi le juge des référés du Tribunal de grande instance de Dakar pour obtenir une décision d’expulsion.

L’affaire, qui devait être examinée lundi dernier, a finalement été renvoyée. Le tribunal a fixé la prochaine audience au 23 juin prochain. En attendant, les tensions entre les deux parties restent vives, et ce nouvel épisode judiciaire ne manquera pas de raviver le débat autour du traitement réservé à Falla Fleur, figure engagée de la société civile.

Latmingué : Lancement officiel des activités du foirail de Thiawando – Le maire Dr Macoumba Diouf installe des lampadaires pour un coût de 4 millions FCFA

Ce mardi 3 juin 2025, le nouveau foirail de Thiawando, situé dans la commune de Latmingué (région de Kaolack), a officiellement lancé ses activités en présence des autorités locales, des éleveurs et des populations environnantes. Cette infrastructure moderne dédiée au commerce de bétail constitue une avancée majeure pour la filière de l’élevage dans la zone.

Le foirail de Thiawando est désormais doté d’équipements conformes aux normes sanitaires et commerciales : enclos sécurisés pour les animaux, points d’eau, zone de repos, bureau de gestion, et espace de pesée. Pour les éleveurs, c’est un véritable soulagement.

« Ce foirail va nous permettre de mieux valoriser nos bêtes et d’attirer des acheteurs venus d’ailleurs », se réjouissent plusieurs d’entre eux.

S’exprimant au nom du maire Dr Macoumba Diouf, l’adjoint au maire, Mamadou Thioun, a salué cette réalisation structurante :

« Le foirail de Thiawando va créer de l’emploi, renforcer la sécurité sanitaire et commerciale du bétail, et dynamiser le commerce local. C’est un outil de développement rural que nous devons tous préserver. »

Il a également souligné l’importance de cette infrastructure dans le processus de modernisation du secteur pastoral au Sénégal. Dans ce cadre, le maire Dr Macoumba Diouf a pris l’initiative d’installer des lampadaires au sein du foirail, pour un coût de 4 millions de francs CFA, afin d’améliorer la sécurité et le confort des usagers, notamment lors des foires tenues en fin de journée.

La cérémonie d’inauguration a été marquée par des discours officiels et des remerciements adressés à l’État du Sénégal, à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ainsi qu’au projet PROVAL-CV, qui a fortement contribué à la mise en œuvre de ce projet.

Avec cette nouvelle infrastructure, Thiawando ambitionne de devenir un pôle stratégique du commerce de bétail dans la région. Des foires hebdomadaires y seront organisées, accompagnées d’un système de traçabilité des animaux pour faciliter les échanges à l’échelle nationale.

Latmingué : Lancement officiel des activités du foirail de Thiawando – Le maire Dr Macoumba Diouf installe des lampadaires pour un coût de 4 millions FCFA

Ce mardi 3 juin 2025, le nouveau foirail de Thiawando, situé dans la commune de Latmingué (région de Kaolack), a officiellement lancé ses activités en présence des autorités locales, des éleveurs et des populations environnantes. Cette infrastructure moderne dédiée au commerce de bétail constitue une avancée majeure pour la filière de l’élevage dans la zone.

Le foirail de Thiawando est désormais doté d’équipements conformes aux normes sanitaires et commerciales : enclos sécurisés pour les animaux, points d’eau, zone de repos, bureau de gestion, et espace de pesée. Pour les éleveurs, c’est un véritable soulagement.

« Ce foirail va nous permettre de mieux valoriser nos bêtes et d’attirer des acheteurs venus d’ailleurs », se réjouissent plusieurs d’entre eux.

S’exprimant au nom du maire Dr Macoumba Diouf, l’adjoint au maire, Mamadou Thioun, a salué cette réalisation structurante :

« Le foirail de Thiawando va créer de l’emploi, renforcer la sécurité sanitaire et commerciale du bétail, et dynamiser le commerce local. C’est un outil de développement rural que nous devons tous préserver. »

Il a également souligné l’importance de cette infrastructure dans le processus de modernisation du secteur pastoral au Sénégal. Dans ce cadre, le maire Dr Macoumba Diouf a pris l’initiative d’installer des lampadaires au sein du foirail, pour un coût de 4 millions de francs CFA, afin d’améliorer la sécurité et le confort des usagers, notamment lors des foires tenues en fin de journée.

La cérémonie d’inauguration a été marquée par des discours officiels et des remerciements adressés à l’État du Sénégal, à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ainsi qu’au projet PROVAL-CV, qui a fortement contribué à la mise en œuvre de ce projet.

Avec cette nouvelle infrastructure, Thiawando ambitionne de devenir un pôle stratégique du commerce de bétail dans la région. Des foires hebdomadaires y seront organisées, accompagnées d’un système de traçabilité des animaux pour faciliter les échanges à l’échelle nationale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°480 – 04/06/2025

🔴 2e ÉDITION DU SALON DES INDUSTRIES AFRICAINES : DAKAR, CATALYSEUR DU CHANGEMENT
🔴 RELANCE ÉCONOMIQUE URGENTE : LE PLAN DE BOUGANE POUR « SAUVER LE SÉNÉGAL »

🔴 LIGUE PRO : JARAAF, GORÉE ET DES DIRIGEANTS DE CLUBS SANCTIONNÉS
🔴 LUTTE : TALFA VS ARMÉE PRÉVU EN JUILLET

L’Etat va-t-il continuer à rester impassible face à la situation catastrophique de la presse sénégalaise ? ( Par Ibrahima Lissa FAYE )

Excellence Monsieur le Président de la République, 
Monsieur le Premier Ministre,

C’est avec une profonde inquiétude que je m’adresse à vous concernant la situation alarmante que traverse la presse sénégalaise. Elle nous interpelle tous en tant que leader et/ou simple citoyen. Une action salutaire et urgente s’impose sinon l’histoire retiendra, que de manière délibérée, une mise à mort du secteur des médias est savamment planifiée et orchestrée. J’en appel à votre empathie à votre responsabilité devant l’histoire. En effet, depuis plus d’un an, notre secteur subit une asphyxie progressive résultant de “mesures iniques et inappropriées”, mettant en péril non seulement la survie économique des entreprises de presse, la dignité, l’indépendance et le professionnalisme de ses travailleurs mais également la liberté d’information qui constitue un pilier fondamental de notre démocratie.

Cette tradition d’une presse indépendante, crédible et professionnelle est l’oxygène de notre démocratie. Elle garantit la transparence des Institutions, favorise le débat public éclairé et constitue un contre-pouvoir essentiel. Des valeurs qui ont beaucoup contribué à votre accession au pouvoir et que le parti Pastef prône depuis sa création. Notre pays, reconnu pour sa tradition démocratique exemplaire en Afrique, ne peut se permettre de voir s’affaisser ce rempart contre l’arbitraire et la désinformation. Quel que soit le reproche qu’on puisse faire aux médias, de manière générale, ils constituent la vitrine, un maillon important de notre chère Nation. La crédibilité de nos médias, fruit d’années de professionnalisme et d’engagement, est aujourd’hui menacée par des conditions économiques insoutenables.

Lors du Conseil des ministres du 7 mai 2025 et en août dernier, vous-même, Son Excellente, Monsieur le Président de la République, avez donné des instructions claires pour qu’une attention particulière soit portée à la situation de la presse. Cependant, depuis lors, aucune action concrète n’a été entreprise pour donner suite à cette directive. Plus préoccupant encore, nous observons une absence totale de volonté de notre Tutelle d’ouvrir un dialogue constructif.

Suite à votre invitation, le Patronat de presse a adressé une demande d’audience au ministre de la Communication, des Télécommunication et du Numérique. Mais, au détour d’une lettre-réponse, datée du 27 mai, empreinte de vitriol et de condescendance, Monsieur Alioune Sall n’a même pas daigné proposer une date de rencontre. Depuis le dépôt des conclusions des Assises Nationales de la Presse et même bien avant, nous constatons avec regret que le ministre déroule en solo ce qui semble être un agenda personnel, souvent, en violation des textes qui régissent le Secteur des Médias.

Au-delà des considérations institutionnelles, c’est la situation sociale des travailleurs qui nous alarme le plus. Pour preuve, à la veille de la fête de Tabaski, les hommes et femmes des médias se trouvent dans un désarroi total. Beaucoup croulent sous le poids d’arriérés de salaires s’étalant sur 
plusieurs mois. Certains sont menacés d’expulsion de leur logement, tandis que d’autres voient leurs familles se disloquer sous la pression des difficultés économiques. Cette situation déjà gravissime va être accentuée par l’impossibilité pour ces professionnels de couvrir les dépenses liées aux importantes fêtes religieuses.

Son Excellent, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, en tant que garants des Institutions, vous n’êtes pas sans savoir que la presse professionnelle incarne une part essentielle de la souveraineté nationale. L’histoire récente de certaines contrées africaines nous enseigne que la vulnérabilité du secteur médiatique peut être exploitée par des forces obscures contribuant à déstabiliser des pays entiers. Sans une presse forte, indépendante et crédible, c’est la voix même de notre Nation qui s’éteint, laissant place aux rumeurs et aux manipulations.

Face à cette situation qui ne peut plus perdurer, je vous appelle solennellement à :

– Intervenir personnellement pour un dialogue constructif entre le Gouvernement et les acteurs de la presse

– Mettre en place des mesures d’urgence pour soulager la détresse financière des entreprises de presse et de leurs employés

– Veiller à l’application effective des conclusions des Assises Nationales de la Presse

– Garantir que les textes régissant le secteur soient respectés par tous et mis à jour

– Soutenir les initiatives visant à renforcer le professionnalisme et la crédibilité des médias sénégalais

Le Sénégal a toujours pu compter sur des bonnes volontés, des médiateurs, des facilitateurs qui ont aidé à résoudre discrètement des crises. Mais hélas, cette fois-ci, la presse semble abandonnée à son sort. Ceux qui ont tenté tout au début ont buté sur une fin de non-recevoir de certaines autorités qui seraient sous l’influence de certains faucons aux desseins inavoués. Il est vital actuellement que le père de la Nation et le chef du Gouvernement que vous êtes, soient très sensibles à la grave situation de vulnérabilité croissante du secteur des médias.

Certes, il n’y a aucune guerre, aucune velléité de confrontation de la part de la presse. Encore que même s’il en existait, permettez-moi, Son Excellence, Monsieur le Président de la République et Monsieur le Premier Ministre, de vous rappeler cette sagesse universelle : toutes les guerres finissent autour d’une table. Aujourd’hui plus qu’hier, le délitement continu du tissu socio-économique des employés des médias requiert une réaction rapide à la hauteur de la gravité de la situation du moment. Et, cela passera inéluctablement par l’ouverture d’un dialogue avant que l’irréparable ne se produise. 

Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, préserver une presse crédible et professionnelle n’est pas seulement une question économique, c’est un impératif social et démocratique pour l’avenir du Sénégal. Nous vous exhortons à prendre les mesures qui s’imposent pour sauver la presse sénégalaise et, à travers elle, préserver un pilier essentiel de notre démocratie et un pan important d’un secteur pourvoyeur d’emplois. 

Dans l’attente d’une réaction à la hauteur des enjeux, veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, Excellence Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre très haute considération.

Ibrahima Lissa FAYE
Président de l’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL)

Visite de Sonko en Sierra Léone : La coopération bilatérale entre les deux pays, au menu des discussions avec le président Julius Maada Bio

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, poursuit sa tournée dans la sous-région ouest-africaine. Pour la dernière étape de ce périple diplomatique, il s’est rendu en Sierra Léone, où il est arrivé le lundi 2 juin. Ce mardi 3 juin, il a été reçu au State House de Freetown par le président Julius Maada Bio.

Selon les informations transmises par la Primature sénégalaise, la rencontre a débuté par un tête-à-tête entre les deux dirigeants. Ce premier échange a ensuite été suivi d’une séance élargie aux membres des deux délégations, portant essentiellement sur le renforcement de la coopération bilatérale entre Dakar et Freetown.

Au cours de ces discussions, le Premier ministre Ousmane Sonko a exprimé sa volonté de renforcer les liens économiques entre les deux pays. Il a notamment plaidé pour la mise en place d’un corridor maritime entre Dakar et Freetown, estimant qu’une telle initiative pourrait dynamiser les échanges commerciaux et favoriser une meilleure circulation des biens et des personnes.

Le chef du gouvernement sénégalais a également profité de cette occasion pour exposer la nouvelle vision diplomatique du Sénégal, désormais centrée sur l’intégration régionale. Une orientation stratégique qui met en avant la coopération entre pays africains, la mutualisation des ressources et le développement des infrastructures partagées.

Cette visite marque ainsi une étape importante dans la relance des relations sénégalo-sierra léonaises, avec pour ambition de bâtir un partenariat plus dynamique et mutuellement bénéfique.

Trafic d’influence, corruption, blanchiment : le secteur des jeux en ligne, le pari à coup de milliards

Le dernier rapport d’activités de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), publié en avril 2025, continue de lever le voile sur de vastes circuits de transactions suspectes. Le secteur des jeux en ligne y apparaît comme une plaque tournante du blanchiment de capitaux, alimentée par des pratiques de corruption, de trafic d’influence et d’association de malfaiteurs.

Parmi les cas emblématiques cités dans le rapport figure celui du propriétaire d’une société individuelle baptisée « GAMING ». Ce dernier détient plusieurs comptes ouverts au sein d’une institution financière opérant sous l’appellation « BANQUE SÉNÉGAL ». Lors de l’ouverture de ses comptes, il avait officiellement déclaré exercer des activités liées aux prestations de services numériques et à la gestion de partenariats dans le domaine des jeux en ligne.

Cependant, les mouvements financiers observés depuis l’ouverture du compte principal en août 2023 ont attiré l’attention des autorités. La Centif rapporte notamment des virements massifs en provenance d’un organisme nommé « LOTTERY », pour un montant cumulé de 1.458.597.675 FCFA. Ces fonds ont été présentés comme des paiements pour des services numériques, sans que leur nature exacte n’ait pu être clairement établie.

À cela s’ajoutent deux virements provenant d’une autre entité, « PAYMENT DIGITAL », totalisant 130.931.277 FCFA. Ces transactions, selon les déclarations, correspondent à des commissions liées à des opérations de paiement en ligne. Mais le rapport note également des transferts réguliers et importants depuis le compte de GAMING vers une société internationale dénommée « ASSOCIATED », basée en Europe. Ces mouvements, qui atteignent 1.170.725.577 FCFA, ont été justifiés de manière sommaire.

Le même propriétaire détient également une autre structure individuelle nommée « BETTING ». Celle-ci a ouvert un compte bancaire en novembre 2021 auprès de la même institution, « BANQUE SÉNÉGAL ». Le compte a reçu un total de 815.000.000 FCFA, auquel s’ajoutent les flux générés par huit sous-comptes associés, pour un total impressionnant de 32 milliards de FCFA. Des virements importants, à hauteur de 776.189.893 FCFA, ont également été envoyés à la société étrangère « ASSOCIATED », souvent accompagnés de justificatifs partiels ou peu convaincants.

Selon la Centif, l’analyse de ces mouvements financiers révèle des liens directs avec des activités de paris en ligne. Le rapport met en lumière un système complexe de circulation de fonds, souvent justifiés par des contrats ou services difficilement traçables, ce qui soulève des soupçons sérieux de blanchiment d’argent.

Ces révélations posent une fois de plus la question du contrôle et de la régulation du secteur des jeux en ligne au Sénégal, dont les ramifications financières dépassent largement les frontières nationales.

Mo Ibrahim Governance Weekend : Macky Sall plaide pour l’accès universel à l’électricité pour 600 millions d’Africains

Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, a participé ce mardi à Marrakech à la session « Mission300 », en marge du Mo Ibrahim Governance Weekend. Cette rencontre, qui réunit des décideurs, experts et leaders africains autour des grands enjeux de gouvernance du continent, a été l’occasion pour l’ancien chef d’État de faire entendre sa voix sur la question cruciale de l’accès à l’énergie.

Dans une déclaration faite à l’issue de la session, Macky Sall a mis en lumière l’urgence de garantir un accès universel à l’électricité pour les 600 millions d’Africains qui en sont encore privés. Il a insisté sur le fait que l’électrification du continent reste un préalable au développement économique, à l’amélioration des conditions de vie et à la réduction des inégalités.

Macky Sall, qui siège au Comité et au Conseil de la Fondation Mo Ibrahim, a également plaidé pour une transition énergétique « juste et équitable », en phase avec les réalités africaines. Selon lui, cette transition ne peut se faire sans valoriser les ressources disponibles sur le continent, notamment le gaz naturel, qui constitue une énergie de transition incontournable pour plusieurs pays africains.

Son intervention a souligné la nécessité pour l’Afrique de défendre une approche pragmatique face aux enjeux climatiques mondiaux, tout en s’assurant que ses besoins en développement ne soient pas sacrifiés au nom d’une transition énergétique dictée par les standards des pays industrialisés. Pour Macky Sall, l’équité doit être le socle des discussions internationales sur l’énergie et le climat, afin que les pays africains puissent accéder aux financements et technologies indispensables à leur propre trajectoire de croissance.

Lutte antitabac : la colère d’Amadou Moustapha Gaye contre l’inaction de l’État

À l’occasion de la Journée Mondiale Sans Tabac du 31 mai 2025, le président de la Ligue Sénégalaise Contre le Tabac (LISTAB), Amadou Moustapha Gaye, a exprimé sa profonde indignation face à ce qu’il qualifie de démission de l’État dans la lutte contre le tabagisme. Plutôt que de célébrer cette journée internationale, la LISTAB a choisi de boycotter les festivités, dénonçant une situation de « léthargie » dans laquelle se trouve aujourd’hui la lutte antitabac au Sénégal.

Malgré le vote de la loi antitabac du 14 mars 2014, celle-ci demeure largement inappliquée. Le principal blocage se situe au niveau des textes réglementaires nécessaires à son application effective, restés en suspens depuis plus de cinq ans dans les circuits administratifs. Selon la LISTAB, ce statu quo est entretenu par l’administration du ministère de la Santé, accusée de freiner volontairement les avancées, notamment en écartant les véritables acteurs de la société civile.

Dans un communiqué très critique, Amadou Moustapha Gaye a interpellé directement le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de la Santé Ibrahima Sy. Il leur demande d’agir en urgence pour débloquer la situation. Il critique également un nouveau projet de loi antitabac élaboré selon lui sans aucune concertation avec les acteurs légitimes de la lutte, ce qui jette le discrédit sur sa légitimité.

La situation est d’autant plus préoccupante que le tabagisme chez les jeunes explose. À Dakar, plus de 600 bars à chicha sont recensés, attirant des mineurs de 10 à 18 ans. Le marché est par ailleurs envahi de produits illicites du tabac, souvent issus de circuits douteux, sans contrôle ni traçabilité. Amadou Moustapha Gaye accuse aussi l’industrie du tabac de continuer à influencer les politiques publiques, parfois avec la complicité tacite de certains partenaires étrangers ou d’acteurs de la société civile davantage intéressés par les financements que par la protection des populations.

Le projet de loi récemment finalisé, validé en commission technique en novembre 2023 et transmis au Secrétariat général du gouvernement pour son inscription à l’ordre du jour du Conseil des ministres, fait l’objet d’un rejet catégorique de la LISTAB. L’organisation estime que ce texte a été rédigé dans l’opacité, sans impliquer les acteurs historiques et représentatifs de la lutte. Elle exige son retrait immédiat du circuit administratif.

Le député Guy Marius Sagna s’est auto-saisi du dossier en adressant des questions écrites au ministre de la Santé. La LISTAB lui demande d’agir pour bloquer le processus législatif en cours et de faire respecter la représentativité et l’expertise des acteurs de terrain.

Le communiqué de la LISTAB rappelle également que le Sénégal est en infraction avec plusieurs engagements internationaux et communautaires, notamment la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, le protocole contre le commerce illicite des produits du tabac, et les directives fiscales de l’UEMOA et de la CEDEAO.

Enfin, la LISTAB tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Elle appelle l’État à faire un état des lieux réel et inclusif de la lutte antitabac, à renforcer les taxes sur les produits du tabac, à mettre en place un système de traçabilité indépendant, et à interdire fermement l’accès des enfants et adolescents aux produits de vapotage et aux dispositifs électroniques de nicotine. Le tabac continue de faire des ravages au Sénégal, et selon Amadou Moustapha Gaye, sans une volonté politique forte et sincère, la lutte est vouée à l’échec.

Programme d’assistance post-crise : 1 482 ex-détenus et autres victimes pris en charge, 400 bénéficiaires toujours injoignables

Un an après les troubles pré-électoraux de mars 2024, le ministère de la Famille et des Solidarités (MFS) a livré un point d’étape sur son dispositif d’accompagnement destiné aux personnes touchées par ces événements. Selon un communiqué publié en date du 30 mai 2025, 1 482 ex-détenus et autres victimes ont déjà bénéficié d’une assistance ciblée, dans le cadre d’un programme multisectoriel.

Le ministère indique que cette assistance couvre aussi bien les besoins médicaux que le soutien socio-économique. Toutefois, des obstacles subsistent dans la mise en œuvre de l’accompagnement, notamment liés à la qualité des contacts disponibles. « Lors du dépouillement de la base de données, les services du MFS ont identifié une liste de 400 bénéficiaires potentiels injoignables, en raison de numéros de téléphone erronés ou désactivés », indique le communiqué. Pour faciliter le rétablissement du lien avec ces personnes, trois numéros sont mis à leur disposition : 76 460 61 76, 76 362 41 81 et 78 791 44 58.

Sur le volet médical, le ministère annonce avoir pris en charge 123 victimes, dont les dossiers médicaux ont été validés par le comité spécialisé, pour un montant global de 142 869 000 FCFA. En complément, 83 autres patients ont été accompagnés par le Service des Actions sociales, bénéficiant d’une enveloppe totale de 32 916 880 FCFA.

Ce dispositif s’appuie sur l’arrêté ministériel n°17450 du 31 juillet 2024, qui encadre la mission du comité chargé d’évaluer et de proposer les modalités de soutien aux personnes concernées. À cela s’ajoute une prise en charge spécifique des cas les plus graves : cinq familles de victimes décédées ont reçu un accompagnement, dans l’attente du traitement de nouveaux cas signalés.

En toile de fond, le ministère affirme sa volonté de poursuivre et renforcer l’aide à la réinsertion socio-économique des ex-détenus et autres victimes. « La finalisation du dispositif global est en cours », peut-on lire, signe que les autorités entendent inscrire ce programme dans la durée.

Le communiqué du MFS souligne enfin la nécessité d’un suivi rigoureux et humain pour permettre à chaque victime d’être reconnue et soutenue, dans un esprit de justice sociale et de réconciliation nationale.

Thiès : 140 kg de chanvre indien saisis par la Brigade régionale des Stupéfiants

Une importante saisie de drogue a été opérée par l’Unité de Lutte de Mbour de la Brigade régionale des Stupéfiants de Thiès, relevant de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS). Au total, 140 kilogrammes de chanvre indien ont été interceptés lors d’une opération ciblée.

Selon les informations fournies par la Police nationale, la saisie a été réalisée à la suite d’une mission de patrouille et d’investigation menée sur la plage de Mbaling. Les agents, qui opéraient sur la base de renseignements, ont réussi à mettre la main sur la marchandise illicite avant qu’elle ne soit écoulée sur le marché.

Cette nouvelle opération vient renforcer la lutte active menée contre le trafic de drogue dans la région de Thiès, l’une des zones régulièrement surveillées par les services spécialisés. Aucune information n’a encore été divulguée sur d’éventuelles interpellations liées à cette saisie, mais les investigations se poursuivent pour remonter les filières impliquées.

Tabaski 2025 : un taux d’approvisionnement de 87 % en moutons dans la région de Sédhiou

À quelques semaines de la fête de la Tabaski, la région de Sédhiou affiche un taux d’approvisionnement en moutons de 87 %, sur un besoin régional estimé à 13 000 têtes. Cette donnée a été communiquée par le Directeur régional de l’élevage et des productions animales, Amadou Alassane Ndiaye, qui se montre optimiste quant au bon déroulement de la campagne de commercialisation.

Selon lui, l’offre actuelle permet déjà de couvrir une large partie de la demande, en attendant l’arrivée de nouveaux convois pour combler les besoins restants. Sur le plan tarifaire, les prix oscillent entre 75 000 F CFA et 350 000 F CFA, en fonction de la race, de la taille et de l’état sanitaire de l’animal. Une diversité de prix qui, d’après le directeur, permet aux ménages de différents niveaux de revenus de trouver une bête convenable pour la fête.

Les autorités assurent par ailleurs que les conditions de sécurité sont pleinement garanties dans les différents points de vente ouverts à travers la région. Aucun incident n’a été signalé jusqu’ici, et des dispositifs ont été mis en place pour sécuriser aussi bien les commerçants que les clients, a précisé Amadou Alassane Ndiaye.

Alors que la période précédant la Tabaski est souvent marquée par une forte affluence, les autorités régionales appellent à la patience et à la responsabilité collective. L’objectif reste d’atteindre une couverture totale des besoins sans heurts ni spéculation. Les opérations se poursuivent pour accueillir les derniers arrivages de bétail dans les jours à venir.

Abdou Khadre  à  El Malick… : Miroir de mes pensées 

Non à l’achat de voitures aux députés de la Diaspora.

Mr le président de l’Assemblée Nationale, 

Entant qu’ex-candidat député Europe du Sud-Diaspora, j’avais un projet de Loi 

pour la NON ATTRIBUTION aux députés de la Diaspora de véhicules et indamnités au Senegal, parce qu’ ils résident et représentent nos compatriotes de l’étranger.

L’achat de voitures pour des personnes qui n’en ont pas besoin pourrait être considéré comme un gaspillage de ressources publiques.

Cependant mr le président de l’Assemblée Nationale, il est important de savoir que les députés de la Diaspora ont un devoir de remplir leurs missions de representativité dans leurs circonscriptions électives : les Sénégalais de l’exterieur.

 Donc, il faut un transfert de ces AVANTAGES dans leurs juridictions de compétences.

 Les députés de la Diaspora ont effectivement un rôle crucial à jouer dans la représentation des intérêts et des besoins des Sénégalais vivant à l’étranger. 

Ils doivent être en mesure de se déplacer et de rencontrer leurs compatriotes pour comprendre leurs préoccupations et défendre leurs intérêts.

Dans ce contexte, l’accès à des moyens de transport adaptés peut être nécessaire pour leur permettre de remplir efficacement cette mission.

 Cependant, cela devrait être fait de manière transparente et responsable, en tenant compte des deniers publics et des attentes des électeurs.

Un véhicule de fonction et d’autres moyens de déplacements peuvent être utiles pour un député pour plusieurs raisons :

– Faciliter les déplacements pour les activités officielles

– Représenter l’institution de manière appropriée

– Assurer la sécurité et la confidentialité lors des déplacements.

          Mr le président de l’Assemblée Nationale El Malick…

Mon opinion est que les députés de la Diaspora pourraient bénéficier de conventions de transport avec des compagnies aériennes ou des services de transport locaux pour faciliter leurs déplacements dans leur circonscription.

Cela leur permettrait de se déplacer de manière efficace et économique, tout en représentant les intérêts de leurs électeurs. De plus, cela pourrait également aider à réduire les coûts et à optimiser l’utilisation des ressources publiques.

Dans certains pays avancés du monde, de nombreux députés utilisent les transports en commun, les taxis ou les services de covoiturage pour se rendre aux réunions et aux événements officiels.

C’est une des solutions pragmatiques et responsables qui pourraient répondre aux besoins des députés de la Diaspora tout en tenant compte des contraintes budgétaires.

Ensemble, pour une Diaspora Forte, Solidaire et Intègre 

Abdou Khadre DIOKHANE l’Officiel 

Responsable PDS -Italia Diaspora 

Affaire Lat Diop : la Cour suprême statue le 19 juin sur le pourvoi du parquet contre sa mise en liberté provisoire

L’avenir judiciaire de Lat Diop, ancien directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), se jouera en partie le 19 juin prochain. Ce jour-là, la Chambre pénale de la Cour suprême du Sénégal examinera le pourvoi en cassation déposé par le parquet général contre la décision de mise en liberté provisoire accordée à l’ex-responsable public.

Ce recours fait suite à l’arrêt rendu le 26 mars 2025 par la chambre d’accusation, qui était revenue sur une première décision du doyen des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF). Ce dernier avait initialement refusé la demande de liberté provisoire présentée par la défense. Cependant, en seconde instance, la chambre d’accusation avait décidé de remettre Lat Diop en liberté, mais sous de strictes conditions.

Cette mesure comprenait notamment le port obligatoire d’un bracelet électronique, la remise de son passeport, l’interdiction d’entrer en contact avec les témoins du dossier, ainsi que l’obligation de rester à la disposition de la justice à tout moment. Mais cette liberté conditionnelle n’a pas été exécutée, car le parquet général a immédiatement introduit un pourvoi en cassation, suspendant ainsi son application.

Depuis son placement en détention le 26 septembre 2024, Lat Diop reste incarcéré. Il est poursuivi pour des faits graves, notamment détournement de deniers publics, extorsion de fonds et blanchiment de capitaux. Le montant en jeu est évalué à 8 milliards de francs CFA, selon les éléments de l’enquête ouverte à la suite d’une plainte déposée par Mouhamed Dieng, administrateur de la plateforme 1xBet Sénégal.

Le 19 juin prochain, la plus haute juridiction du pays devra trancher sur la régularité de la décision ayant accordé la liberté provisoire. Si elle confirme la validité de cette décision, Lat Diop pourrait être remis en liberté dans les conditions prévues. Dans le cas contraire, il restera en détention en attendant la suite de la procédure judiciaire. Ce nouveau round judiciaire s’annonce crucial pour l’ancien DG de la Lonase, dont le dossier reste l’un des plus sensibles dans le sillage des enquêtes ouvertes contre des responsables publics ces derniers mois.

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Candidature de Macky Sall à l’ONU : Aminata Touré parle d’une « zéro chance de succès » et dénonce une tentative de diversion

Aminata Touré, ancienne Première ministre du Sénégal et actuelle Haut représentant du Président de la République, est sortie de son silence face aux rumeurs persistantes annonçant une possible candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Dans un message sans détour publié ce mardi 3 juin 2025 sur sa page Facebook, elle a rejeté catégoriquement la perspective, affirmant que cette ambition n’aurait, selon ses propres termes, « zéro chance de succès ».

Elle estime que le profil du prochain chef de l’ONU devra être irréprochable, notamment en matière de respect des droits humains. Or, d’après elle, l’ancien président sénégalais ne répond pas à ces critères, au regard de son bilan en matière de libertés publiques au cours de ses deux mandats. Aminata Touré insiste sur le fait que « le remplaçant de António Guterres comme Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies sera un homme ou une femme au curriculum vitae immaculé en matière de respect des Droits humains ».

L’ancienne cheffe du gouvernement n’a pas manqué de rappeler que l’ONU, en tant que gardienne des principes universels des droits humains, ne peut accepter des profils entachés par des accusations graves. Elle s’appuie notamment sur des rapports d’ONG et sur les conclusions de la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur la torture, Alice Jill Edwards. Lors de sa visite à Dakar en février dernier, cette dernière avait exhorté les autorités sénégalaises à ouvrir des enquêtes sur des actes présumés de torture et sur l’usage excessif de la force dans la gestion des manifestations.

Aminata Touré évoque à ce propos un lourd bilan humain sous le magistère de Macky Sall, avec au moins 82 morts lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024, sans compter « des centaines d’arrestations arbitraires », selon elle. Elle affirme que ce dossier constitue une tache indélébile dans le parcours de l’ancien président, qui ne saurait être effacée par une quelconque ambition diplomatique.

Elle conclut son message en dénonçant ce qu’elle considère comme une manœuvre de diversion destinée à détourner l’attention de la justice : « Les Nations Unies ne peuvent pas être instrumentalisées pour effacer un lourd passif, et l’heure est à la justice. Pas d’écran de fumée ni de manipulation. Que les commanditaires, de haut en bas, et les exécutants répondent de leurs faits devant la Justice. »

Par cette sortie, Aminata Touré signe un désaveu frontal à toute initiative visant à porter Macky Sall sur la scène onusienne et rappelle la nécessité, selon elle, d’un devoir de vérité et de justice sur les années de pouvoir écoulées.

Médina Baye : les eaux usées risquent de perturber la prière de la Tabaski

À Kaolack, dans la cité religieuse de Médina Baye, l’un des plus grands foyers spirituels du Sénégal, la célébration de la Tabaski, prévue le 7 juin 2025, risque d’être entachée par une vive indignation des fidèles. En cause : des eaux usées stagnantes, qui ont envahi une zone située à moins de 200 mètres de l’esplanade réservée à la prière, compromettant ainsi la bonne organisation de cet événement religieux majeur.

Les populations pointent du doigt un manque d’anticipation et une gestion déficiente des infrastructures d’assainissement.

« Ce n’est pas la première fois que nous tirons la sonnette d’alarme. À chaque hivernage, c’est le même scénario. Aujourd’hui, c’est la prière de la Tabaski qui en paie le prix », a déploré Cheikh Ibrahima Fall, un habitant de Médina Baye.

La Tabaski, fête du sacrifice, est un moment de ferveur et d’unité pour les musulmans. À Médina Baye, cette ferveur risque malheureusement d’être ternie par un fléau qui, selon beaucoup, aurait pu être évité.

Ousmane Sonko à Conakry : un plaidoyer fort contre la xénophobie et pour l’unité africaine

En visite officielle en Guinée, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a tenu un discours ferme contre la xénophobie sur le continent africain. Aux côtés de son homologue guinéen, Amadou Oury Bah, il a dénoncé avec vigueur les discours de haine et les replis identitaires qui, selon lui, fragilisent l’unité du continent.

Lors d’une conférence conjointe organisée à Conakry, Ousmane Sonko a déclaré que « les idéologies xénophobes sont inacceptables et sont souvent entretenues par certains responsables politiques à des fins populistes ». Il a exhorté les dirigeants africains à privilégier le respect mutuel, la solidarité et la fraternité entre les peuples, qu’il considère comme des piliers fondamentaux du panafricanisme.

Le chef du gouvernement sénégalais a mis en garde contre la tentation de désigner des boucs émissaires étrangers pour masquer les défaillances internes. « Les véritables ennemis de nos peuples ne viennent pas d’ailleurs. Ce sont la corruption endémique, la mauvaise gestion de nos ressources et l’absence de vision économique à long terme », a-t-il martelé.

Dans la même veine, Sonko a plaidé pour la mise en œuvre de politiques publiques inclusives et le renforcement des mécanismes d’intégration régionale. Pour lui, seule une Afrique unie, coopérative et économiquement intégrée pourra faire face aux défis du développement, de la sécurité et de la souveraineté.

Avant cette prise de parole publique, Ousmane Sonko avait eu un entretien bilatéral avec le président de la transition guinéenne, Mamady Doumbouya. Les deux hommes ont abordé des dossiers sensibles, notamment la sécurité régionale dans le contexte sahélien, la lutte contre le terrorisme et la nécessité d’une coopération renforcée entre Dakar et Conakry.

Cette visite marque un nouveau jalon dans les relations entre la Guinée et le Sénégal, et confirme la volonté du Premier ministre sénégalais de porter un message panafricaniste fort au-delà des frontières de son pays.

Selon le site Kawtef, qui a rapporté ces faits, cette déclaration de Sonko à Conakry pourrait résonner dans d’autres capitales africaines, alors que les tensions identitaires refont surface dans certaines régions du continent.

Ousmane Sonko en Sierra Leone : une visite diplomatique stratégique pour renforcer les liens régionaux

Le Premier ministre du Sénégal, M. Ousmane Sonko, a entamé une visite officielle de 48 heures en Sierra Leone, marquée par une série de rencontres diplomatiques d’envergure visant à consolider les relations bilatérales entre Dakar et Freetown.

Reçu ce mardi matin à 10h30 au State House, siège de la présidence sierra-léonaise, le chef du gouvernement sénégalais a été accueilli avec tous les honneurs par son homologue sierra-léonais, avant un entretien en tête-à-tête avec le président Julius Maada Bio. Cette discussion privée d’une quinzaine de minutes a été suivie d’une réunion élargie aux deux délégations, dans une atmosphère de coopération mutuelle et d’ouverture.

Dans son allocution d’ouverture, M. Sonko a transmis les salutations fraternelles du président Bassirou Diomaye Faye, tout en saluant la chaleur de l’accueil qui lui a été réservé. Il a souligné la proximité géographique entre les deux pays, rappelant que « seulement 1 000 kilomètres par voie maritime » séparent Dakar de Freetown. Le Premier ministre a proposé la création d’un corridor Dakar-Freetown, une initiative qui pourrait considérablement intensifier les échanges commerciaux et logistiques entre les deux capitales ouest-africaines.

Mettant en avant la nouvelle orientation diplomatique du Sénégal, Ousmane Sonko a déclaré :

« Notre priorité est de renforcer nos liens avec nos voisins ouest-africains, avant de nous projeter sur le reste du continent. »

Cette déclaration s’inscrit dans une volonté affichée de recentrer la politique étrangère du Sénégal sur la coopération régionale, en misant sur des partenariats stratégiques et mutuellement bénéfiques.

De son côté, le président Julius Maada Bio a salué cette visite comme un jalon important dans le renforcement des relations bilatérales. « Nos échanges restent encore modestes, mais ils recèlent d’immenses potentialités que nous devons explorer ensemble », a-t-il affirmé.

La visite du Premier ministre sénégalais devrait déboucher sur la signature d’accords majeurs, notamment dans les domaines de l’énergie et des industries extractives, secteurs clés pour les deux économies. Cette orientation économique se manifestera concrètement ce mercredi, lors de la visite de M. Sonko sur le site de Marampa Mines, dans la ville de Lunsar, au nord du pays. Cette visite vise à explorer les possibilités de coopération autour des ressources naturelles, enjeu stratégique pour les États de la sous-région.

En privilégiant une diplomatie active, orientée vers la complémentarité économique régionale, Ousmane Sonko réaffirme le rôle du Sénégal comme acteur central dans la construction d’une Afrique de l’Ouest unie et prospère.

Macky Sall plaide pour une transition énergétique équitable lors de la Mission300 à Marrakech

Ce mardi matin, l’ancien président sénégalais Macky Sall a pris part à la session Mission300 organisée dans le cadre du Mo Ibrahim Governance Weekend, qui se tient actuellement à Marrakech. Devant un parterre de décideurs, d’experts en gouvernance et de partenaires au développement, il a livré un plaidoyer fort en faveur d’un accès universel à l’électricité en Afrique et d’une transition énergétique adaptée aux réalités du continent.

Macky Sall a rappelé l’urgence absolue de l’électrification du continent, soulignant que près de 600 millions d’Africains vivent encore sans accès à l’électricité. Une situation qu’il juge “inacceptable à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle”, estimant qu’aucun développement durable n’est possible sans énergie.

« L’Afrique ne peut pas être la dernière priorité dans la course mondiale à l’électrification. Il faut agir vite, massivement et avec équité », a martelé l’ancien président du Sénégal.

Insistant sur le principe de justice climatique, Macky Sall a souligné que la transition énergétique du continent ne saurait être calquée sur celle des pays industrialisés. Il a plaidé pour une approche pragmatique et équilibrée, fondée sur l’exploitation raisonnée de toutes les ressources disponibles, y compris le gaz naturel, que plusieurs pays africains produisent ou découvrent.

« Le gaz doit être considéré comme une énergie de transition. L’Afrique a le droit d’utiliser ses ressources pour développer son économie, tout en s’engageant vers un avenir plus vert », a-t-il affirmé.

Un message à la communauté internationale

Macky Sall a également interpellé les institutions financières internationales et les partenaires bilatéraux sur la nécessité de réformer les mécanismes de financement. Il a déploré la frilosité de certains bailleurs à soutenir des projets énergétiques gaziers en Afrique, sous prétexte de neutralité carbone.

« La neutralité carbone ne doit pas devenir un nouveau mur qui nous exclut du développement. Il faut que les critères de financement prennent en compte nos réalités spécifiques », a-t-il ajouté, appelant à un partenariat mondial renouvelé.

Cette intervention s’inscrit dans la continuité du rôle que Macky Sall a joué au cours de sa présidence, notamment lors de son mandat à la tête de l’Union africaine en 2022. Il avait alors porté la voix de l’Afrique sur la scène internationale, plaidant pour une transition énergétique inclusive, sans stigmatisation des ressources africaines.

En participant au Mo Ibrahim Governance Weekend, Macky Sall confirme son engagement continu pour une gouvernance responsable et un développement durable centré sur les besoins des populations africaines.

Décès d’un pèlerin sénégalais à La Mecque : La communauté du Hajj en deuil

La communauté sénégalaise en pèlerinage aux Lieux saints de l’islam est une nouvelle fois frappée par le deuil. Youssoupha Soumaré, âgé de 71 ans, a rendu l’âme ce lundi 2 juin 2025 à La Mecque, suite à un malaise survenu dans l’après-midi.

L’annonce du décès a été faite par la Délégation générale au Pèlerinage aux Lieux saints de l’islam. Le Délégué général, le Général Mamadou Gaye, accompagné de l’ensemble de son personnel, a exprimé sa profonde compassion à l’endroit de la famille du défunt, ainsi qu’à toute la communauté des pèlerins sénégalais présents en Arabie Saoudite.

Dans un message chargé d’émotion, la Délégation a présenté ses sincères condoléances, tout en priant pour le repos de l’âme du défunt. « Que LE TOUT-PUISSANT ALLAH (SWT) lui accorde le bénéfice d’un Hajj Mabrour, le pardon de ses péchés et lui ouvre les portes du meilleur des paradis. Amine », peut-on lire dans la note officielle.

Conformément aux rites islamiques, Youssoupha Soumaré a été inhumé en début de soirée à La Mecque, ville sainte de l’islam. Un moment empreint de recueillement et de prières pour ce fidèle qui a achevé son parcours terrestre en terre sacrée.

Que son âme repose en paix et que Dieu lui accorde Sa miséricorde.

Le Sénégal sans appui du FMI et de la Banque mondiale depuis un an : le gouvernement mise sur la résilience interne

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a révélé ce lundi que le Sénégal n’a reçu aucun appui financier de ses principaux partenaires techniques et financiers, en particulier le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, depuis une année. Une situation inédite qui intervient dans un contexte de transition politique et d’audit en profondeur des finances publiques héritées de l’ère Macky Sall.

S’exprimant lors du lancement officiel de la plateforme de paiement digital « SenTrésor », le ministre a tenu à rassurer sur la solidité économique du pays. « Le Sénégal tient toujours sur ses appuis », a-t-il déclaré, soulignant la résilience de l’administration financière nationale. « Cette résilience est rendue possible par une administration financière debout, avec ses soldats au niveau des impôts, de la douane, du Trésor et de tout autre acteur des finances publiques », a-t-il ajouté.

Depuis l’investiture du président Bassirou Diomaye Faye en avril 2025, les autorités sénégalaises se sont engagées dans une réforme structurelle de la gouvernance économique. Cette volonté de rupture s’est traduite par la publication récente d’un état des lieux des finances publiques couvrant la période 2019-2023. Ce document met en lumière plusieurs irrégularités budgétaires et pratiques financières douteuses durant le dernier mandat de Macky Sall.

Selon le journal L’Observateur, c’est précisément ce travail de diagnostic approfondi et les audits en cours qui expliqueraient la suspension temporaire des décaissements des institutions de Bretton Woods. Ces partenaires financiers, connus pour leur exigence en matière de transparence et de fiabilité des données, auraient adopté une position d’attente, le temps d’évaluer les nouveaux dispositifs de gestion et les résultats des réformes engagées.

Malgré l’absence de financements extérieurs, le ministre Cheikh Diba affirme que l’État sénégalais continue de faire face à ses engagements. La mise en service de la plateforme « SenTrésor » est d’ailleurs présentée comme un symbole de cette dynamique interne : un outil de digitalisation des paiements destiné à améliorer la traçabilité des opérations publiques et à renforcer la gouvernance financière.

L’enjeu est de taille. Le Sénégal, qui a longtemps compté sur l’appui de la communauté financière internationale pour soutenir son budget et ses investissements, doit aujourd’hui faire preuve d’ingéniosité et de rigueur pour maintenir sa stabilité économique. À cela s’ajoute une pression sociale forte, alimentée par des attentes élevées autour des promesses de transparence, de justice économique et de redistribution faites par le nouveau régime.

À court terme, les experts s’accordent à dire que la reprise de la coopération financière avec le FMI et la Banque mondiale dépendra de la capacité du gouvernement à démontrer une gestion saine, crédible et transparente des ressources publiques. La publication complète des audits et la mise en œuvre des recommandations pourraient jouer un rôle déterminant dans ce processus.

Révélations de la Centif : un vaste réseau de blanchiment de capitaux entre Dakar et l’Europe

Dans son rapport d’activités 2024, la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a mis à jour un réseau international de blanchiment de capitaux impliquant un cabinet de conseil européen, une société sénégalaise influente et des personnalités de haut rang au sein de l’administration publique et du secteur privé sénégalais. Le préjudice financier s’élèverait à plus de 1,5 milliard de francs CFA, détourné depuis une entité publique sénégalaise vers des comptes à l’étranger.

Tout a commencé par une information spontanée émise par une Cellule de renseignement financier (CRF) européenne. Celle-ci attirait l’attention sur des transactions suspectes effectuées par un cabinet de conseil basé en Europe, dénommé Beta, mandaté par une entité publique sénégalaise. Selon la Centif, des virements bancaires dépassant 1,5 milliard de FCFA ont été transférés en euros depuis le compte d’une entité publique du Sénégal vers celui du cabinet Beta.

L’enquête révèle que le cabinet Beta n’a pas conservé l’intégralité des fonds reçus. Une partie importante de ces sommes a été réacheminée vers des comptes ouverts dans des banques sénégalaises, au nom d’une société privée locale appelée Game. Cette dernière est dirigée par un homme d’affaires influent, désigné sous le pseudonyme de X, dont les connexions dans les milieux politico-économiques sont bien établies.

Officiellement, Game avait signé un contrat de partenariat avec Beta, prévoyant le versement de commissions équivalentes à 20% des honoraires hors taxes perçus par le cabinet pour tout contrat facilité par Game. Cependant, les enquêteurs ont constaté que les sommes réellement transférées à Game excédaient largement ces proportions.

« À l’analyse, il a été constaté un écart significatif entre les engagements contractuels et les paiements réellement effectués en faveur de la société Game, suggérant l’existence d’un mécanisme de rétrocommissions et un détournement de fonds, » peut-on lire dans le rapport de la Centif.

Plus troublant encore, la Centif note que Game est liée à un réseau d’hommes d’affaires, de directeurs de sociétés publiques et de hauts responsables administratifs. Ces relations croisées renforcent les soupçons de trafic d’influence, de corruption et même d’association de malfaiteurs, selon le langage employé dans le rapport.

Ce réseau opaque illustre à quel point certains segments de l’économie sénégalaise sont infiltrés par des pratiques mafieuses, mêlant intérêts privés, argent public et opérations internationales douteuses. La révélation du rapport 2024 de la Centif pourrait constituer un véritable séisme politique et judiciaire, si les poursuites qui en découlent vont à leur terme.

Aucune information officielle n’a encore été communiquée sur d’éventuelles arrestations ou mises en examen. Toutefois, des sources proches de l’enquête affirment que plusieurs personnalités figurant dans le rapport pourraient être convoquées dans les prochaines semaines. La justice sénégalaise est désormais attendue au tournant.

Khadim Bâ, PDG de Locafrique, entendu sur le fond par le juge après huit mois de détention

Après huit mois de détention provisoire, l’homme d’affaires sénégalais Khadim Bâ, patron de Locafrique, a enfin été entendu sur le fond de son dossier, ce lundi 2 juin, par le juge Idrissa Diarra, président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF). Une audition cruciale dans le cadre du litige qui l’oppose à l’Administration des Douanes, qui l’accuse de change illégal, de non-rapatriement de fonds et d’importation illicite.

Entouré de ses avocats – Mes Djiby Diallo, Seydou Diagne, Ciré Clédor Ly et Demba Ciré Bathily – Khadim Bâ a fermement rejeté toutes les accusations. Selon des informations rapportées par L’Observateur, il a soutenu qu’il n’était « ni importateur, ni prestataire », se définissant plutôt comme un simple « facilitateur » dans les opérations visées. Il a précisé que les véritables importateurs, à savoir Total, la Société Africaine de Raffinage (SAR) ou encore Touba Oil, s’étaient conformés à l’ensemble de leurs obligations douanières.

L’homme d’affaires a également affirmé que toutes les transactions ont été réalisées en francs CFA sur le territoire sénégalais, avec l’aval de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il cite notamment la signature d’Ahmadou Al Aminou Lô, alors directeur national de l’institution.

En réponse aux accusations de non-rapatriement de fonds, Khadim Bâ a affirmé avoir injecté plus de 390 milliards de francs CFA dans l’économie sénégalaise, rejetant les allégations portant sur une commission de 45 milliards non rapatriée.

La défense s’appuie désormais sur un rapport d’expertise établi par le cabinet Cecogex, récemment versé au dossier. Ce document remet en question la base juridique de la procédure. Il souligne que l’article 3 du Règlement n°09/2012/UEMOA, évoqué par les Douanes, ne s’applique pas aux contrats de représentation, mais uniquement aux exportations de biens.

Le rapport met également en lumière plusieurs vices de forme dans le procès-verbal à l’origine des poursuites. Enfin, il rappelle qu’« au moment des faits, il n’existait aucune obligation légale de rapatriement pour ce type d’opération de services ». Cette obligation n’a été introduite qu’avec le nouveau règlement de l’UEMOA de décembre 2024, dont l’entrée en vigueur est toujours suspendue, faute d’instructions d’application publiées par la BCEAO.

Cette audition pourrait marquer un tournant décisif dans le dossier très médiatisé de Khadim Bâ, dont la détention a suscité de nombreux débats dans le milieu économique sénégalais. Reste désormais à voir quelle suite le juge d’instruction donnera à ce dossier aux implications aussi bien juridiques qu’économiques.

Dialogue national au Sénégal : des points de blocage à la veille de la clôture des travaux

À quelques heures de la clôture officielle du dialogue national sur le système politique, ouvert le 28 mai dernier, les discussions peinent encore à déboucher sur des consensus clairs. Plusieurs questions majeures continuent de diviser les participants, malgré des jours de débats intenses et d’échanges nourris entre les différents pôles politiques, la société civile et les institutions impliquées.

L’un des points les plus débattus porte sur la nature même du régime politique sénégalais. Les participants semblent s’accorder sur le maintien du système hybride actuel, combinant des éléments du régime parlementaire et du régime présidentiel. Toutefois, un besoin d’ajustement est largement reconnu. La nécessité de renforcer la participation citoyenne a particulièrement retenu l’attention. Un acteur de la société civile, cité par le quotidien L’As, a ainsi souligné que « nulle part dans la Constitution, les droits du citoyen ne sont mentionnés », plaidant pour une constitutionnalisation du rôle du citoyen dans le fonctionnement démocratique.

Fait notable, la proposition récemment évoquée par le président de la République concernant un éventuel renforcement des pouvoirs du Premier ministre n’a pas été inscrite à l’ordre du jour, ni abordée en plénière ni en commission. Cette absence interroge, au moment où la structure institutionnelle du pays est précisément au centre des discussions.

La question du statut de l’opposition reste également un point d’achoppement. Deux visions s’affrontent : d’un côté, des formations politiques telles que la Nouvelle Responsabilité d’Amadou Ba militent pour la reconduction de l’accord de 2020, qui confère au candidat arrivé deuxième à la présidentielle le statut de chef de l’opposition. De l’autre, le Parti démocratique sénégalais (PDS) défend que ce statut revienne au premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale. Aucun consensus n’a, à ce stade, été dégagé.

Autre sujet sensible : l’arrêté dit « Ousmane Ngom », qui interdit les manifestations dans le centre-ville de Dakar. Une majorité de participants s’est prononcée en faveur de sa suppression, estimant que cet acte administratif entrave la liberté de manifestation. Toutefois, certaines voix, notamment parmi les marchands ambulants et les artisans, ont exprimé leurs craintes face aux possibles « dommages collatéraux » que pourrait entraîner une levée de cette interdiction. Des propositions ont émergé, notamment la création d’espaces publics dédiés aux manifestations et un encadrement renforcé des pouvoirs préfectoraux, en particulier sur la célérité de leurs décisions et l’accès au référé.

Ce mardi matin, une réunion décisive de la commission « Démocratie, libertés et droits humains » s’est tenue, dans l’objectif de rapprocher les positions sur ces sujets épineux et de finaliser le rapport de la commission. Ce document est censé être présenté en plénière lors de la séance de clôture prévue pour le 4 juin.

Sénégal – Woodside : Vers un arbitrage international dans un différend fiscal de 40 milliards FCFA

Un nouveau front judiciaire s’ouvre entre l’État du Sénégal et la compagnie pétrolière australienne Woodside Energy. En désaccord avec un redressement fiscal de 40 milliards de francs CFA (environ 61 millions d’euros), la multinationale a décidé de porter l’affaire devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), relevant de la Banque mondiale.

L’affaire remonte à juillet 2024, lorsque la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) a notifié à Woodside un redressement fiscal, dans le cadre de ses activités d’exploitation pétrolière au Sénégal, notamment sur le champ de Sangomar. L’entreprise australienne, qui pilote ce projet stratégique pour l’économie sénégalaise, a immédiatement rejeté cette décision, affirmant avoir agi dans le strict respect de la législation fiscale en vigueur.

Woodside avait, dans un premier temps, porté le dossier devant les juridictions sénégalaises. Mais les procédures judiciaires ont été marquées par des reports à répétition, sans que le fond du litige ne soit tranché. Parallèlement, les autorités fiscales sénégalaises ont engagé des mesures de recouvrement, allant jusqu’à la saisie des comptes bancaires de la filiale locale de Woodside. Pour éviter un blocage de ses opérations, l’entreprise a déposé des garanties financières, suspendant temporairement l’exécution forcée.

Le bras de fer s’est intensifié avec l’arrivée au pouvoir d’un nouveau gouvernement au Sénégal, qui affiche une volonté forte de renégociation des contrats extractifs, jugés déséquilibrés. Le président de la République a d’ailleurs mis en place une commission spéciale chargée de réévaluer les accords pétroliers et miniers. Ce changement de cap s’inscrit dans une démarche de souveraineté économique et de meilleure redistribution des ressources naturelles.

En saisissant le CIRDI, Woodside opte pour l’arbitrage international, une voie souvent privilégiée par les multinationales lorsqu’elles estiment que leurs droits d’investisseurs étrangers sont bafoués. Ce recours traduit la montée en tension dans les relations entre la société australienne et l’État sénégalais, dans un contexte où le secteur énergétique est perçu comme l’un des leviers majeurs du développement national.

Tensions au Sénégal : le RIS Alwahda exige des comptes après les propos du Général Meïssa Sellé Ndiaye

Une vive polémique secoue le Sénégal depuis les récentes déclarations du Général à la retraite Meïssa Sellé Ndiaye. L’ancien aide de camp du président Macky Sall a lancé un signal d’alarme sur la présence présumée de cellules dormantes djihadistes dans le pays, évoquant également d’éventuels financements par des réseaux criminels. Des propos jugés d’une extrême gravité par le Rassemblement Islamique du Sénégal (RIS) Alwahda, qui ne cache pas sa colère.

Dans un communiqué relayé par le journal Source A ce mardi 3 juin, le RIS Alwahda invite le procureur de la République à s’autosaisir de l’affaire. L’organisation religieuse considère que de telles allégations ne peuvent rester sans suite judiciaire. « Le RIS Alwahda considère ses propos comme d’une extrême gravité et appelle à ce qu’il ne reste pas sans suite », peut-on lire dans les colonnes du quotidien.

Le général Meïssa Sellé Ndiaye a notamment alerté sur « la menace djihadiste grandissante aux frontières du pays » et appelé à un renforcement des capacités de défense pour garantir la sécurité nationale. Il a également exhorté les populations à plus de vigilance face aux dangers potentiels.

Mais le RIS Alwahda estime que de telles accusations, si elles ne sont pas appuyées par des preuves tangibles, risquent de jeter l’opprobre sur toute une communauté. « Si le général Meïssa Sellé Ndiaye détient les preuves de tels financements par des réseaux criminels, qu’il les présente devant la justice », martèle l’organisation.

Ce différend met en lumière les tensions croissantes entre autorités sécuritaires et certains groupes religieux dans un contexte régional marqué par la montée des périls sécuritaires au Sahel. Pour beaucoup d’observateurs, il devient urgent de clarifier les responsabilités et de traiter ces questions dans un cadre institutionnel rigoureux, à l’abri des déclarations publiques polémiques.

Faux magistrat au Palais de Justice : Oumar Barro Thiam arrêté après avoir escroqué des citoyens

L’affaire secoue le milieu judiciaire : Oumar Barro Thiam, qui se faisait passer pour un magistrat détaché au ministère de la Justice, a été arrêté par le commissaire de Golf, révèle le journal Libération dans son édition de ce mardi.

Selon les informations rapportées, le mis en cause, neveu d’un magistrat, occupait le bureau n°84 au sein même du Palais de Justice, exploitant ses liens familiaux pour entretenir l’illusion de sa fonction auprès du public. Il aurait profité de cette proximité pour duper plusieurs citoyens en quête d’aide dans leurs affaires judiciaires.

Parmi ses victimes figure une certaine K. Sow, à qui il avait promis la libération de son frère, détenu sous bracelet électronique. En contrepartie de cette faveur, il lui aurait exigé la somme de 1,5 million de francs CFA. La plaignante, convaincue de sa légitimité, lui a versé 1,2 million avant de commencer à douter de ses réelles fonctions. Elle a alors décidé de porter plainte.

L’enquête ouverte a permis à K. Sow de fournir plusieurs éléments accablants : des vidéos compromettantes et des décharges de paiement signées par le faux magistrat. Grâce à ces preuves, les enquêteurs ont tendu un piège à Oumar Barro Thiam, qui a été interpellé alors qu’il tentait de récupérer le reliquat de la somme convenue.

Une perquisition à son domicile a permis de découvrir des faux documents administratifs, probablement utilisés pour renforcer la crédibilité de son imposture.

Lutte contre le blanchiment d’argent : La CENTIF révèle des transactions suspectes de plusieurs dizaines de milliards de FCFA

Dans son rapport d’activités pour l’année 2024, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) dévoile l’ampleur inquiétante des flux financiers suspects détectés dans le système bancaire national. Plusieurs déclarations de soupçon, émanant d’institutions financières, ont mis au jour des opérations portant sur un montant global de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

Les investigations de la CENTIF révèlent un mode opératoire de plus en plus sophistiqué, impliquant principalement des personnes politiquement exposées (PPE). Ces dernières auraient eu recours à des prête-noms et à des structures juridiques telles que des sociétés civiles immobilières (SCI) ou des sociétés commerciales pour capter illicitement des fonds publics.

Selon le rapport, les suspects ont bénéficié de virements et de remises de chèques sans justification économique valable. Les fonds, une fois perçus, étaient partiellement transférés vers des comptes bancaires à l’étranger, notamment dans la sous-région et dans des juridictions considérées comme des paradis fiscaux. Les bénéficiaires finaux de ces flux financiers ont souvent été identifiés comme les véritables détenteurs des sociétés de façade utilisées dans ce processus.

Fait marquant, la personne identifiée comme principale bénéficiaire de ces transactions — une PPE — n’a obtenu aucun marché public au cours des dix dernières années, comme l’ont confirmé les services en charge de la Commande publique. Cela renforce les soupçons sur l’origine illicite des fonds concernés.

Entre 2017 et 2024, plusieurs opérations financières ont été enregistrées, incluant des bons de caisse, des dépôts à terme et des bons anonymes. Ces instruments financiers, souvent utilisés pour dissimuler l’origine des fonds, ont été largement mobilisés dans le cadre de cette fraude présumée.

À la suite de ses enquêtes, la CENTIF a transmis un rapport circonstancié au Procureur de la République. Cela a conduit à l’ouverture de procédures judiciaires et à la saisie conservatoire de plus d’une dizaine de milliards de FCFA sur les comptes bancaires des personnes mises en cause, ainsi que sur ceux des structures juridiques impliquées.

La CENTIF insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de détection et de surveillance des transactions financières suspectes, notamment celles impliquant des acteurs publics ou proches du pouvoir, afin de préserver l’intégrité du système financier national.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°479 – 03/06/2025

🔴 BAISSE DE 0,6% DES PRIX DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION : UNE BOUFFÉE D’OXYGÈNE POUR LE BTP
🔴 ÉVALUATION FISCALE / PLAINTE AUPRÈS DU CIRDI : WOODSIDE ENERGY POURSUIT LE SÉNÉGAL

🔴 LUTTE / COMBAT MODOU LÔ – TAPHA TINE : UN DUEL INÉLUCTABLE, SELON FADAM 2
🔴 ZIGUINCHOR / DÉCÈS DE LÉOPOLD NZALÉ, ANCIEN VICE-PRÉSIDENT DU DUC : UN ROC DU SPORT SÉNÉGALAIS S’EN VA

Approvisionnement des structures de santé : l’ARP tire la sonnette d’alarme contre les circuits parallèles

L’Agence sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP) a lancé un avertissement ferme contre les pratiques illégales d’approvisionnement en médicaments dans les structures publiques de santé. Dans une note officielle datée du 30 mai, elle dénonce la livraison directe de spécialités pharmaceutiques par certaines agences de promotion à des postes, centres et districts de santé, en dehors du circuit légalement établi.

Selon l’ARP, ces livraisons illicites contournent le système officiel de distribution des produits pharmaceutiques, provoquant des distorsions dans l’approvisionnement des établissements publics. Les médicaments ainsi livrés se retrouvent revendus à des prix exorbitants aux patients, en violation flagrante de la loi n°2023-06 du 13 juin 2023, qui encadre strictement la chaîne de distribution pharmaceutique au Sénégal.

Cette législation consacre un monopole pharmaceutique rigoureux, interdisant toute distribution parallèle. En plus de compromettre la traçabilité et la régularité du circuit officiel, ces pratiques alimentent un marché informel dangereux pour la sécurité sanitaire des populations, estime l’ARP.

L’agence met en garde contre les lourdes sanctions encourues en cas de transgression : des amendes allant de 5 à 10 millions de francs CFA, des peines d’emprisonnement de 5 à 10 ans, voire un cumul des deux en cas de récidive ou d’infractions graves.

Face à la montée de ces pratiques, l’ARP appelle les pharmaciens responsables, les agences de promotion pharmaceutique, ainsi que l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament à un strict respect des règles en vigueur. L’objectif affiché reste inchangé : garantir à chaque patient un accès sécurisé, équitable et contrôlé aux produits de santé, conformément aux exigences de santé publique.

Disparitions d’activistes en Guinée : Ousmane Sonko maintient une ligne de non-ingérence mais prône le dialogue discret

En visite officielle en Guinée, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a été interpellé ce lundi sur la question sensible des disparitions d’activistes et d’opposants guinéens, notamment Foniké Mengué, Billo Bah et Habib Marouane Camara. Connu pour son franc-parler, le chef du gouvernement sénégalais a cette fois opté pour une posture prudente, affirmant clairement sa position de non-ingérence dans les affaires intérieures des États souverains.

Face aux journalistes, Ousmane Sonko a rappelé la nécessité de respecter les réalités propres à chaque pays, malgré les liens historiques et culturels forts entre le Sénégal et la Guinée. « Quel que soit le niveau de fraternité et d’amitié, les États ont des réalités qu’il faut respecter », a-t-il déclaré, soulignant qu’il n’était pas du rôle des autorités guinéennes de commenter des décisions judiciaires prises à Dakar, et réciproquement.

Prenant exemple sur son propre pays, il a évoqué la situation de certains détenus au Sénégal, parfois qualifiés de prisonniers politiques par des voix critiques, pour illustrer les limites de ce que peut faire un dirigeant étranger. « Aujourd’hui, il y a des gens qui sont arrêtés au Sénégal pour différents délits que certains qualifient de délits politiques. Et ce n’est pas aux autorités guinéennes de venir au Sénégal pour dire ce qu’il faut faire. Je m’abstiendrai, par respect, de venir en Guinée pour dicter aux Guinéens ce qu’ils doivent faire. »

Toutefois, le Premier ministre n’a pas éludé l’importance des droits humains et de la paix dans la sous-région. Il a laissé entendre qu’il pouvait aborder ces sujets délicats dans un cadre confidentiel et respectueux, loin des caméras et des micros : « Si mes relations amicales et fraternelles me le permettent, et si je devais en parler, ce serait en douce, amicalement. Mais je ne viendrai pas ici, dans une conférence de presse, pour dire que j’ai dit ceci ou cela. Je pense que globalement, ça doit se passer comme ça. »

En creux, Ousmane Sonko trace ainsi une ligne diplomatique faite de réserve publique et de dialogue bilatéral discret, misant sur les relations de confiance entre dirigeants pour évoquer les sujets sensibles sans heurter les souverainetés nationales. Une approche mesurée qui reflète sa volonté de renforcer les relations régionales tout en évitant les tensions diplomatiques.

Lutte contre le blanchiment : La CENTIF enregistre une hausse de 15 % des déclarations d’opérations suspectes en 2024

La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a rendu public son rapport d’activités pour l’année 2024, mettant en lumière une progression marquée du nombre de Déclarations d’Opérations Suspectes (DOS) enregistrées sur le territoire sénégalais. Chargée de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, la CENTIF joue un rôle stratégique dans la prévention des menaces financières graves.

Selon les données officielles contenues dans ce rapport, 928 déclarations de soupçon ont été reçues en 2024, contre 807 en 2023, soit une augmentation de 15 %. Cette évolution traduit un renforcement du dispositif national de détection des flux financiers illicites, mais aussi une plus grande vigilance des entités assujetties à la législation en vigueur.

La majorité écrasante des déclarations émane toujours des banques et établissements financiers, qui représentent 82,87 % du total, soit 769 déclarations. Cette tendance confirme le rôle central du secteur bancaire dans la détection des transactions suspectes. Derrière eux, les systèmes financiers décentralisés contribuent à hauteur de 6,36 % avec 59 déclarations, tandis que les établissements de monnaie électronique ont transmis 44 déclarations, soit 4,74 % du volume global.

Cette progression s’inscrit dans le sillage de la nouvelle loi n° 2024-08 du 14 février 2024, qui encadre et renforce la lutte contre les circuits financiers illégaux. Ce texte oblige les institutions financières, mais également d’autres professions réglementées, à signaler toute opération qui leur paraît anormale ou injustifiée.

La mission de la CENTIF ne s’arrête pas à la simple réception de ces signalements. Elle procède à leur analyse approfondie, enrichit les informations par recoupement, puis, en cas d’indices graves et concordants, transmet ses conclusions au Procureur de la République financier, pour d’éventuelles poursuites judiciaires.

Le rapport rappelle que la transparence et la vigilance du secteur financier sont des piliers essentiels de la stabilité économique et de la réputation internationale du Sénégal. L’augmentation du nombre de déclarations est interprétée à la fois comme un signe d’efficacité du dispositif et comme une alerte sur la persistance des menaces pesant sur le système financier national.

Litige autour du champ de Sangomar : Woodside Energy saisit le CIRDI contre l’État du Sénégal

La société australienne Woodside Energy, opératrice du projet pétrolier et gazier de Sangomar, a déposé une plainte contre le Sénégal auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), un organe d’arbitrage de la Banque mondiale. Cette procédure, révélée lundi par l’agence Reuters, marque une nouvelle escalade dans les tensions entre le géant énergétique et les autorités sénégalaises.

Selon les informations disponibles, la plainte a été enregistrée le 30 mai dernier. Le document officiel consulté ne précise pas la nature exacte du différend, mais il indique que le ministère sénégalais du Pétrole et de l’Énergie est désigné comme partie défenderesse.

Cette démarche juridique intervient dans un contexte de crispation croissante. Déjà en août 2024, Woodside avait engagé une procédure judiciaire contre l’État sénégalais, cette fois sur le plan fiscal. Le différend actuel pourrait être lié à des désaccords concernant la fiscalité du projet, les conditions contractuelles, ou encore l’évolution de la gouvernance énergétique mise en œuvre par le nouveau régime sénégalais.

Woodside Energy détient 82 % des parts dans le champ offshore de Sangomar, situé au large du Sénégal. Il s’agit du tout premier projet pétrolier en mer du pays, censé marquer l’entrée du Sénégal dans le cercle des producteurs d’hydrocarbures. Le démarrage de la production, prévu pour courant 2024, avait été présenté comme une étape historique vers une plus grande souveraineté énergétique et des recettes budgétaires accrues.

Cependant, le changement de régime intervenu en mars 2024 avec l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et la nomination d’Ousmane Sonko comme Premier ministre, semble avoir entraîné une relecture de plusieurs contrats dans le secteur extractif. Le gouvernement a en effet promis plus de transparence, de justice fiscale et une meilleure défense des intérêts nationaux, notamment en matière de ressources naturelles.

Pour le moment, aucune déclaration officielle n’a été faite par le gouvernement sénégalais ni par Woodside Energy sur cette procédure d’arbitrage. Le recours au CIRDI pourrait cependant ralentir les relations entre les deux parties, voire impacter le calendrier de production si le différend n’est pas rapidement résolu.

Le projet Sangomar est stratégique pour le Sénégal, avec des retombées économiques attendues à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA. Ce litige ouvre ainsi une période d’incertitude pour un secteur déjà sous haute surveillance.

Défis sécuritaires en Afrique : Boubacar Sèye appelle à un leadership sénégalais pour repenser le triptyque Immigration – Paix – Sécurité

Face à la montée des menaces sécuritaires en Afrique, le président de l’ONG Horizon Sans Frontières (HSF), Boubacar Sèye, lance un appel pressant aux autorités sénégalaises pour qu’elles « assument un rôle moteur dans la refondation du lien entre immigration, paix et sécurité. » Un plaidoyer qui alerte sur l’ampleur des défis et propose une approche stratégique à l’échelle continentale.

Le communiqué parvenu à PressAfrik souligne la gravité de la situation actuelle, marquée par une instabilité généralisée sur le continent. « Les ressources naturelles africaines, notamment les minerais stratégiques, attisent les convoitises d’acteurs mondiaux engagés dans une compétition géoéconomique féroce », peut-on lire.

Paix fragile

Selon la note, cette course aux ressources contribue à fragiliser les États. Depuis 1990, plus de 19 conflits armés ont éclaté dans 17 pays africains, selon le Centre des études stratégiques pour l’Afrique. La déstabilisation post-intervention en Libye, les transitions militaires au Mali, Burkina Faso, Niger et Guinée sont autant de signes d’un basculement géopolitique majeur.

Dans son analyse, Boubacar Sèye insiste sur la nécessité de repenser le triptyque Immigration – Paix – Sécurité (IPS), longtemps négligé ou mal géré. « Cette défaillance a permis l’émergence d’une économie parallèle criminelle, alimentant le terrorisme, les trafics d’êtres humains, de drogues, d’armes et d’organes », indique le communiqué, rappelant que cette économie informelle pesait déjà plus de 10 milliards de dollars (soit plus de 6500 milliards de francs Cfa) en 2016.

HSF appelle ainsi à une stratégie globale et contextualisée, fondée sur une nouvelle gouvernance des migrations. L’organisation met en garde contre « les liens pervers entre radicalisme religieux, insécurité et certains intérêts politiques, pointant du doigt les complicités entre groupes de pression et décideurs. »

Le Sénégal, modèle de stabilité

Dans un contexte continental en crise, le Sénégal est présenté comme un modèle de stabilité et de mixité culturelle, disposant d’une légitimité pour assumer un rôle de leadership régional. « L’élection d’un nouveau leadership à Dakar a suscité de grands espoirs. Ce moment historique impose des responsabilités. Le Sénégal doit prendre l’initiative », plaide HSF, qui invite les autorités à organiser une conférence africaine de haut niveau. L’objectif est d’harmoniser les positions africaines, bâtir une architecture de paix et de sécurité, et favoriser la convergence sociale entre les peuples.

Enfin, l’ONG insiste sur la nécessité pour les États africains de restaurer leur souveraineté stratégique, à travers une coopération renforcée et des réponses collectives aux menaces transnationales. « La lutte contre l’économie criminelle, la traite humaine, les violences de genre et la circulation illicite des armes exige des politiques coordonnées. Il est temps que l’Afrique parle d’une seule voix sur ces enjeux vitaux », conclut Boubacar Sèye.

Le Sénégal à l’honneur à Genève : Hamidou Diop élu Vice-Président de la 113e Conférence internationale du travail

Le Sénégal s’est distingué sur la scène mondiale ce lundi 2 juin 2025 avec l’élection de Hamidou Diop, Secrétaire général du Conseil National du Patronat (CNP), au poste de Vice-Président de la 113e Conférence Internationale du Travail organisée par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Genève. Une reconnaissance majeure qui honore non seulement le pays, mais toute la sous-région ouest-africaine.

Peu après son élection, Hamidou Diop a exprimé sa gratitude et mesuré l’importance de cette désignation. « C’est un honneur non seulement pour le Sénégal, mais pour toute l’Afrique de l’Ouest. Ce poste nous permet de porter la voix du secteur privé africain dans les plus hautes instances du dialogue social mondial », a-t-il déclaré. Sa candidature a bénéficié du soutien appuyé de l’Organisation Internationale des Employeurs (OIE) ainsi que du président du CNP, Baidy Agne. Ce dernier a souligné que l’élection de Diop était justifiée par son expertise et son engagement constant en faveur d’un dialogue social inclusif et structurant.

La 113e Conférence Internationale du Travail, qui se tient du 2 au 15 juin à Genève, réunit plus de 5 000 délégués représentant les gouvernements, les employeurs et les syndicats des 187 États membres de l’OIT. Le Sénégal y est représenté par le ministre du Travail, Abass Fall, accompagné des leaders des centrales syndicales nationales. À l’ouverture de la session, le ministre a rappelé que « le modèle sénégalais de concertation sociale est régulièrement cité en exemple par l’OIT ».

Au cœur des discussions de cette session figurent des enjeux majeurs : la liberté syndicale, la sécurité biologique au travail, les contributions budgétaires des États membres, mais aussi des questions géopolitiques sensibles comme la situation au Myanmar et le statut de la Palestine. D’autres thématiques d’actualité telles que l’économie numérique, les plateformes de travail et la transition de l’informel vers le formel seront également abordées.

Un moment fort de cette édition sera la tenue du Forum Mondial pour la Justice Sociale, présenté comme un espace de réflexion stratégique destiné à anticiper et à répondre aux transformations profondes du monde du travail. Plusieurs chefs d’État et de gouvernement sont attendus à Genève pour cette occasion, témoignant de l’importance politique croissante de la conférence.

En accédant à cette position stratégique, Hamidou Diop inscrit le Sénégal dans une dynamique de leadership international sur les questions liées à l’emploi, au travail décent et à la compétitivité économique. Il s’est engagé à défendre des initiatives concrètes visant à rendre le secteur privé africain plus résilient, plus structuré et plus compétitif face aux défis mondiaux.

Guy Marius Sagna dénonce Embaló et fustige l’inaction de la CEDEAO face au terrorisme au Bénin

Le député sénégalais Guy Marius Sagna a vivement critiqué, lors de la dernière session du Parlement de la CEDEAO à Abuja, le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, tout en s’indignant de l’inaction de l’organisation ouest-africaine face aux attaques terroristes meurtrières survenues au Bénin.

Dans une intervention sans concession, Guy Marius Sagna a accusé le chef de l’État de Guinée-Bissau de manipuler les institutions de son pays pour s’accrocher au pouvoir. Selon lui, Umaro Sissoco Embaló instrumentalise un présumé coup d’État militaire pour justifier ce qu’il qualifie de véritable « coup d’État constitutionnel ». Le parlementaire sénégalais a appelé le président bissau-guinéen à respecter la Constitution et à se soumettre à la volonté souveraine du peuple bissau-guinéen, qu’il accuse d’avoir été ignorée au profit d’une dérive autoritaire.

S’exprimant également sur la situation sécuritaire dans la sous-région, Guy Marius Sagna a évoqué avec émotion le drame survenu au Bénin, où 54 soldats ont récemment perdu la vie dans des attaques attribuées à des groupes terroristes. Il a exprimé sa solidarité avec le peuple béninois, tout en dénonçant le silence de la CEDEAO face à cette tragédie. Pour lui, la léthargie de l’organisation régionale face à l’expansion du terrorisme en Afrique de l’Ouest est non seulement inexplicable, mais également inacceptable.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le député a également révélé que, depuis juillet 2024, les sessions du Parlement de la CEDEAO ne sont plus retransmises en direct. D’après lui, cette mesure aurait été prise dans le but de censurer ses prises de parole, jugées trop critiques envers l’institution. Il s’est excusé pour la qualité médiocre de la vidéo de son intervention, expliquant que cette décision prive les citoyens ouest-africains d’un accès direct aux débats parlementaires. Il a saisi l’occasion pour dénoncer une gouvernance opaque, antidémocratique et autoritaire au sein même de la CEDEAO.

Connu pour son franc-parler, Guy Marius Sagna continue ainsi de s’ériger en défenseur des peuples et des principes démocratiques dans l’espace ouest-africain. Il appelle à une réforme profonde de la CEDEAO afin qu’elle cesse de protéger les régimes autoritaires et devienne un véritable rempart contre le terrorisme et les violations des droits des peuples.

Ousmane Sonko en Guinée : le renforcement de l’axe Dakar-Conakry au menu de sa visite

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est en visite officielle en Guinée depuis le dimanche 1er juin 2025. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une mission de travail destinée à consolider les relations bilatérales entre le Sénégal et la Guinée. Ce lundi 2 juin, il a entamé la première séance de travail avec son homologue guinéen, Amadou Oury Bah, au Palais de la Colombe, siège du gouvernement guinéen.

Selon la Primature, cette rencontre marque le début d’une série d’échanges approfondis entre les deux parties. Les discussions portent principalement sur l’état de la coopération entre Dakar et Conakry dans des domaines clés tels que les infrastructures, le commerce, l’énergie, la sécurité frontalière et l’intégration sous-régionale. L’objectif affiché est de raffermir l’axe Dakar-Conakry à travers des partenariats concrets et structurants.

La séance de travail ne se limite pas aux deux chefs de gouvernement. Elle est élargie aux délégations respectives des deux pays, ce qui témoigne d’une volonté de faire de cette visite un moment de coordination stratégique à haut niveau. Plusieurs ministres sectoriels prennent part aux discussions, traduisant l’ambition d’approfondir la coopération dans une approche multisectorielle.

Ce déplacement d’Ousmane Sonko en Guinée intervient dans un contexte marqué par une volonté des nouvelles autorités sénégalaises de réorienter la diplomatie du pays vers une plus grande intégration régionale, fondée sur la souveraineté, la solidarité africaine et la coopération Sud-Sud.

Scandale foncier, menaces armées et refus de remboursement : les dessous de l’affaire Alioune Kandji

Alioune Kandji, major de la gendarmerie à la retraite, est au cœur d’un retentissant scandale mêlant affaire foncière, outrages à autorités, menaces armées et soupçons de fraude. Convoqué vendredi dernier par la Sûreté urbaine (SU), il a été placé sous mandat d’arrêt par le juge du premier cabinet de Kaolack et écroué dans l’attente de son audition. Il est désormais poursuivi pour « outrage à magistrat », « outrage à un commandant de la force publique dans l’exercice de ses fonctions » et « diffusion de fausses nouvelles ». Ces nouvelles accusations s’ajoutent à des délits antérieurs : « association de malfaiteurs », « escroquerie », « faux et usage de faux ».

L’affaire, relatée par le quotidien Libération dans son édition du 2 juin 2025, remonte à 2018. À cette époque, un certain Mamadou Moustapha Sarr, agissant au nom d’Alioune Kandji, avait approché un entrepreneur, Mansour Sy, pour lui proposer l’achat de terrains commerciaux à Kaolack. Sarr avait affirmé agir pour le compte de Kandji, qui avait lui-même confirmé l’opération et proposé un prix de 28 millions de francs CFA. Pour lancer la transaction, il avait demandé un acompte de 2 millions, que Sy avait remis directement à Sarr.

Au lieu de recevoir des actes de cession en bonne et due forme, Mansour Sy s’était vu remettre de simples conventions de location signées par Kandji. Lorsque Sy avait exprimé ses inquiétudes, les vendeurs l’avaient rassuré, promettant qu’une autorisation de construire lui serait rapidement délivrée. Pourtant, lorsque Sy avait déposé une demande officielle, le service régional de l’Urbanisme de Kaolack avait rejeté la requête. Il s’était avéré que le site se trouvait sur une zone relevant du domaine public, destinée à un projet d’aménagement baptisé « Boulevard du Cœur de ville ». Or, conformément à l’article 9 de la loi 76-66 du 2 juillet 1976, le domaine public est inaliénable et imprescriptible.

Des enquêtes complémentaires avaient révélé que le titre foncier 1267/KL concerné ne pouvait en aucun cas faire l’objet de cession ou d’autorisation de construire. Face à cette situation, deux autres mis en cause, Moustapha Guèye et Mamadou Moustapha Sarr, avaient choisi de rembourser intégralement les 14 millions de francs CFA encaissés pour les lots vendus. Mais Alioune Kandji, de son côté, avait refusé tout remboursement, arguant qu’il agissait « au nom de l’État » et que c’était à l’acquéreur de se débrouiller pour obtenir les autorisations ou se faire rembourser par l’État.

Cette position, jugée intenable par les autorités judiciaires, avait conduit le procureur de Kaolack de l’époque, Cheikh Dieng, à demander au commissaire central de convoquer Kandji pour l’obliger à restituer les fonds. Convoqué le 28 novembre 2022 pour être entendu deux jours plus tard, Kandji avait refusé de se présenter, déclarant que « s’il est arrêté, c’est l’État du Sénégal qui est arrêté », car il aurait agi pour le compte de l’État.

Pire, lorsqu’une équipe de la Sûreté urbaine de Dakar avait tenté de l’appréhender à son domicile, Kandji s’était barricadé dans une chambre avec ses enfants et petits-enfants, menaçant les agents avec une arme et leur intimant de se retirer. Les policiers avaient dû se replier, face à cette menace directe. Entre-temps, un intermédiaire de l’ancien régime aurait remis 15 millions de francs CFA à la partie civile pour le compte de Kandji, une somme toujours inférieure aux 28 millions en jeu.

En plus de ces actes, Alioune Kandji aurait tenté de discréditer les magistrats et policiers chargés de son dossier, les accusant publiquement d’être affiliés au parti Pastef, ce qui lui vaut aujourd’hui des poursuites pour diffusion de fausses nouvelles et outrages à l’autorité.

Le dossier Kandji, devenu explosif, illustre les dérives possibles en matière de gestion du foncier au Sénégal, et soulève aussi des interrogations sur les limites entre protection institutionnelle, abus de fonction et détournement d’intérêt public à des fins privées. En attendant son audition, l’ancien haut gradé dort en prison.

Drame de Témento : le SUTSAS lave l’ICP de tout soupçon et précise

Face à la vive émotion suscitée par le drame survenu récemment à Témento, dans le district sanitaire de Vélingara, région de Kolda, le Syndicat Unique des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (SUTSAS) est sorti de son silence pour apporter des précisions majeures. Dans un communiqué signé par son Secrétariat Exécutif Permanent, le syndicat a catégoriquement démenti toute implication de l’Infirmier Chef de Poste (ICP) dans cette affaire tragique.

Selon le SUTSAS, l’auteur présumé du crime, qui a bouleversé la localité, n’est pas l’ICP comme l’ont laissé croire certaines rumeurs, mais un agent communautaire faisant fonction dans la zone. Il s’agit d’un ancien militaire reconverti en Agent de Santé Communautaire (ASC), après avoir reçu une formation de base en premiers soins dans les rangs de l’armée. Le syndicat insiste sur le fait que cet individu ne relève pas du personnel de la santé publique au sens strict et n’est pas titulaire du poste de Témento.

Le syndicat tient également à préciser que le drame ne s’est pas produit dans les installations sanitaires officielles, ni au poste de santé, ni à la case de santé du village, mais bel et bien au domicile personnel du suspect. Le SUTSAS appelle donc à ne pas associer les structures de santé ni leur personnel à cet acte, dont les circonstances exactes ne sont pas encore totalement établies. L’organisation syndicale invite à laisser l’enquête judiciaire suivre son cours afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Par ailleurs, le syndicat a exprimé sa vive indignation et sa condamnation ferme de l’acte, tout en présentant ses condoléances les plus attristées à la famille de la victime. Le SUTSAS appelle à la retenue et à la responsabilité dans le traitement de cette affaire sensible, afin de préserver la dignité des professionnels de santé et d’éviter des amalgames injustes.

Participation de certains membres de l’APR au Dialogue national : Me Youm parle d’une « erreur grave »

La participation de plusieurs responsables politiques de l’Alliance Pour la République (APR) au dialogue national lancé le 28 mai 2025 au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio continue d’alimenter les débats au sein du parti. Invité de l’émission « En Vérité » diffusée sur Radio Sénégal international (RSI), Me El Hadji Oumar Youm, cadre influent de l’APR, a exprimé sans détour son désaccord avec ses camarades ayant pris part à cette initiative présidentielle.

Selon Me Youm, la ligne du parti était sans ambiguïté : ne pas participer au dialogue. Il a rappelé que plusieurs réunions internes ont été organisées au sein de l’APR, au cours desquelles la position de boycott avait été clairement établie. Pour lui, ceux qui ont décidé de s’y rendre en tant que membres de l’APR ont donc violé une directive explicite du parti, ce qui constitue, selon ses termes, « une erreur grave ». Il a précisé que certains d’entre eux n’étaient d’ailleurs plus membres actifs de l’APR. Il a cité notamment Abdoulaye Diouf Sarr, qui a fondé son propre mouvement, et Benoît Sambou, également en rupture avec le parti.

Me Youm a également critiqué les justifications avancées par certains des participants. Il a jugé « totalement déplacé » d’invoquer des fonctions comme celle de maire ou d’ancien président d’institution pour légitimer leur présence à Diamniadio. À ses yeux, ces rôles ne peuvent primer sur la discipline de parti et la cohérence politique.

Interpellé sur la possibilité de sanctions contre les membres concernés, Me Youm a relativisé en affirmant qu’aucune décision n’avait encore été prise à ce sujet. Il a reconnu que des discussions étaient en cours, que les avis étaient partagés, mais qu’il n’existait à ce stade aucune décision formelle. Il a insisté sur le fait qu’un parti ne pouvait pas fonctionner sur la base de réactions émotionnelles. « On peut commettre des erreurs, encore faut-il les reconnaître et avancer », a-t-il déclaré, appelant ainsi à la retenue tout en exigeant plus de rigueur.

Pour rappel, malgré le mot d’ordre officiel de boycott émis par la direction du parti, plusieurs figures de l’APR ont répondu favorablement à l’appel au dialogue lancé par le président Bassirou Diomaye Faye. Parmi eux figurent Abdoulaye Daouda Diallo, ancien président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abdoulaye Saydou Sow, ancien ministre de l’Urbanisme, l’ancien maire de Sédhiou Abdoulaye Diop, ainsi que Ousmane Sylla, maire de Kédougou et ex-directeur général de Dakar Dem Dikk.

Ces participations individuelles ont provoqué une vive polémique et révélé les tensions internes au sein de l’APR, déjà fragilisé par sa perte du pouvoir à l’issue de la dernière élection présidentielle. Alors que certains appellent à des mesures disciplinaires, d’autres plaident pour une réconciliation interne, craignant que des sanctions ne provoquent davantage de divisions au sein d’un parti en quête de reconstruction.

Habib Sy sur le dialogue national : « Il y a trop de participants, trop de folklore… »

Le président du Conseil d’administration de la Senelec, Habib Sy, n’a pas mâché ses mots à propos du dialogue national en cours, axé sur les réformes du système politique sénégalais. Invité ce dimanche 1er juin de l’émission Jury du dimanche sur I-radio, l’ancien ministre a exprimé ses réserves quant à l’efficacité de la démarche actuelle.

Selon lui, le cadre du dialogue est trop large et souffre d’un manque de rigueur. « Il y a trop de folklore, trop de participants », a-t-il déclaré, regrettant que la profusion d’acteurs autour de la table ne permette pas de recentrer les débats sur les véritables enjeux politiques.

Habib Sy a plaidé pour un format plus restreint, composé d’intervenants aguerris et capables d’apporter des contributions pertinentes. « Quand vous mélangez politiques, société civile, chefs religieux, etc., ce n’est pas toujours utile », a-t-il estimé, appelant à une meilleure structuration des discussions pour garantir des résultats concrets.

Pour l’ancien directeur de cabinet du président Abdoulaye Wade, la multiplication des profils nuit à la lisibilité et à l’efficacité du dialogue, qui, selon lui, doit impérativement déboucher sur des réformes solides et durables.

Ndame : une septuagénaire s’effondre et meurt subitement en pleine rue

Une tragédie s’est déroulée dans la matinée de ce vendredi dans le village de Ndame, situé dans la commune de Ndiaganiao. Une femme âgée d’environ 70 ans, répondant au nom de K. Faye, mère de huit enfants, est décédée subitement dans la rue, victime d’un malaise foudroyant.

Selon une source familiale, la septuagénaire avait quitté son domicile tôt dans la matinée, une bassine de charbon sur la tête, en direction du domicile de l’une de ses filles vivant non loin de là. Mais à hauteur du forage du village, elle se serait soudainement effondrée, perdant connaissance.

Un jeune homme, témoin de la scène, a immédiatement alerté la famille de la défunte. Ces derniers se sont précipités sur les lieux, mais n’ont pu que constater l’irréparable : la vieille dame était déjà sans vie.

Le corps a été acheminé à l’hôpital de Grand Mbour, où une autopsie doit être pratiquée pour déterminer les causes exactes du décès. En attendant les résultats de l’examen médical, une enquête a été ouverte par les autorités locales pour faire toute la lumière sur ce décès aussi brusque que tragique.

Justice : Adama Adus Fall condamné à deux mois de prison avec sursis pour vol de 70.000 FCFA

Le tribunal de grande instance de Dakar a condamné ce lundi 2 juin le chroniqueur Adama Adus Fall à une peine de deux mois de prison avec sursis, pour le vol de 70.000 francs CFA. Une affaire qui remonte au mois d’avril, et dont les faits ont été révélés par Le Soleil Digital.

Devant la barre, le prévenu a nié avoir volé l’argent, tout en reconnaissant qu’il avait bel et bien dépensé la somme transférée par erreur sur son compte Wave. Il a exprimé ses regrets, demandant pardon à la victime, Mouhamadou Touré, qu’il a qualifié de « frère ».

Le différend a commencé le 4 avril dernier, lorsque M. Touré, souhaitant envoyer 70.000 francs CFA à une dame du nom d’Adama Fall, a effectué par mégarde le transfert au chroniqueur Adama Adus Fall, en raison de la similitude des noms. Réalisant son erreur, il a aussitôt contacté le bénéficiaire involontaire pour récupérer les fonds.

Cependant, selon les éléments présentés au tribunal, Adama Fall a refusé de restituer la somme, restant injoignable malgré les multiples relances. Ce n’est que plusieurs semaines plus tard, précisément le 27 mai, à la suite d’une convocation à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), qu’il a finalement remboursé l’argent via la même application.

Le juge a retenu les faits de vol, estimant que le refus de rendre la somme après notification de l’erreur constituait une intention frauduleuse. Toutefois, en raison du remboursement effectué avant l’audience et de son attitude coopérative à l’audience, le tribunal a décidé de lui accorder une peine avec sursis.

Cette condamnation à deux mois assortis du sursis épargne donc à Adama Adus Fall l’incarcération, mais laisse sur son casier judiciaire une trace de cette affaire qui, malgré son faible enjeu financier, a soulevé des questions sur l’usage éthique des transferts d’argent numérique.

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Propos sur « l’islam importé » : le RIS saisit la justice après les déclarations du général Meïssa Sellé Ndiaye

Les propos tenus par le général à la retraite Meïssa Sellé Ndiaye à Koki continuent de susciter de vives réactions. Le Rassemblement Islamique du Sénégal (RIS) Alwahda a dénoncé avec fermeté les déclarations jugées « dangereusement réductrices » et « clivantes » de l’ancien aide de camp du président Macky Sall, et en appelle désormais à la justice.

Lors d’une cérémonie de parrainage du lycée de Koki, le général Meïssa Sellé Ndiaye s’est inquiété de l’émergence d’un « islam importé » au Sénégal, selon lui promu par de nouveaux prédicateurs formés à l’étranger, et en rupture avec l’islam confrérique traditionnel. Des propos qui, selon le RIS, portent atteinte à l’unité et à la diversité légitimes de la communauté musulmane sénégalaise.

Dans un communiqué rendu public ce samedi, le RIS Alwahda estime que cette prise de position entretient « une vision dangereusement réductrice » de l’islam. « L’islam est une religion plurielle, traversée depuis ses origines par des courants de pensée, des traditions et des sensibilités diverses », souligne le mouvement, qui s’insurge aussi contre les allusions du général à des supposés financements occultes de certaines associations islamiques.

« Le général n’a pas hésité à insinuer publiquement que certaines structures religieuses seraient financées par des réseaux liés au trafic de drogue ou au terrorisme, sans présenter la moindre preuve », déplore le RIS, qui considère ces propos comme relevant d’une « extrême gravité ».

Le mouvement islamique appelle ainsi le Procureur de la République à s’autosaisir afin que toute la lumière soit faite sur ces accusations. « Si le général Meïssa Sellé Ndiaye détient des éléments tangibles, qu’il les présente devant les juridictions compétentes. Dans le cas contraire, ses propos doivent être traités comme des allégations diffamatoires et dangereuses pour la paix sociale », insiste le communiqué.

En conclusion, le RIS Alwahda réaffirme son attachement à la diversité des expressions de l’islam au Sénégal et appelle à rejeter toute tentative de division de la communauté musulmane. « Il n’existe pas un islam supérieur à un autre. Toute parole visant à opposer un islam local à un prétendu islam importé ne peut qu’alimenter la discorde au sein de la nation », martèle le mouvement.

Trafic de chanvre à l’Ucad : Deux étudiants à la tête d’un réseau démantelé

Un important réseau de trafic de chanvre indien a été démantelé en plein cœur du campus universitaire Cheikh Anta Diop (Ucad), révélant une organisation clandestine bien rodée opérée par deux étudiants. Ce réseau mafieux, qui avait pris ses quartiers dans le temple du Savoir, a été mis à nu grâce à une opération d’infiltration menée par les forces de sécurité en coordination avec le service de surveillance de l’université.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le premier cerveau du réseau a été identifié et interpellé au sein même du campus, alors qu’il détenait encore un stock de 41 cornets de chanvre indien. Jugé en comparution immédiate devant le tribunal de Dakar, l’étudiant a été condamné à deux ans de prison ferme.

Mais les autorités n’en sont pas restées là. Conscients de la persistance du phénomène et de la probabilité d’un relais dans le trafic, les enquêteurs du commissariat du Point E ont poursuivi leur stratégie d’infiltration. Leur attention s’est rapidement portée sur Fallou Mbaye, étudiant domicilié au pavillon M de l’Ucad, désigné comme le probable successeur du réseau démantelé.

Né à Mbacké le 10 décembre 2001, Fallou Mbaye a été suivi de près avant d’être pris en flagrant délit de détention de 61 cornets de chanvre. Il a été arrêté dans l’enceinte même de l’université puis conduit sous bonne escorte au commissariat du Point E, où il a été placé en garde à vue.

Il doit être présenté ce jour au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar. Une suite judiciaire est donc attendue pour cet étudiant qui risque à son tour une lourde peine, dans un contexte où les autorités semblent décidées à assainir durablement le milieu universitaire.

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