L’ancien ministre de la Jeunesse sous le régime de Macky Sall, Pape Malick Ndour, a vivement réagi après son audition par la Section de recherches de la gendarmerie, ce lundi, dans le cadre d’une affaire de torture présumée impliquant des nervis et des éléments des forces de l’ordre. L’ancien responsable politique, qui se dit victime d’une campagne de diffamation, a rejeté en bloc les accusations portées contre lui, qu’il qualifie de « fallacieuses, erronées et reposant sur du néant ».
Face à la presse, Pape Malick Ndour a tenu à clarifier sa position, niant toute implication dans les faits qui lui sont reprochés. « On m’accuse d’avoir donné des ordres à des gendarmes pour qu’ils s’associent à des nervis et torturent une personne. C’est un mensonge », a-t-il affirmé. Selon lui, il est facile pour les enquêteurs d’identifier les gendarmes supposément concernés, et il se dit entièrement disposé à les affronter dans le cadre d’une confrontation officielle. « Je suis prêt à être confronté à eux en toute transparence, même devant les caméras. La RTS peut filmer cette confrontation, je n’ai absolument rien à cacher », a-t-il ajouté.
Pape Malick Ndour a profité de cette sortie pour exprimer sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenu durant cette période qu’il décrit comme une épreuve injuste. Il a salué « la courtoisie et le professionnalisme des enquêteurs » de la gendarmerie, tout en remerciant « le peuple sénégalais pour son soutien constant ». Il a également eu un mot particulier pour sa famille, ses avocats et ses collaborateurs politiques, avant d’adresser un remerciement appuyé à Barthélemy Dias, qu’il a décrit comme « le maire légitime de Dakar », pour sa présence et son soutien moral.
Confiant en la justice de son pays, l’ancien ministre dit attendre « la victoire finale », convaincu que la vérité finira par triompher. Dans un ton empreint de spiritualité, il a conclu en priant « pour que la main de Dieu s’abatte sur tout coupable, quel qu’il soit, y compris sur [lui-même] si une seule fois [il a] été complice de torture ou de tuerie ».
Cette affaire, qui continue de susciter de vifs débats dans l’opinion publique, relance la question de l’implication de certains anciens responsables politiques dans des pratiques répressives dénoncées par plusieurs organisations de défense des droits humains. L’enquête suit son cours au niveau de la Section de recherches, et les prochains développements seront déterminants pour la suite du dossier.