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Affaire Farba Ngom : Aïssata Tall Sall dénonce une « faute institutionnelle » de l’Assemblée nationale

La décision de la Chambre d’accusation d’annuler une large partie de la procédure dans l’affaire impliquant le député Farba Ngom continue de susciter de vives réactions sur la scène politique sénégalaise. Parmi les voix les plus critiques figure celle de Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, qui voit dans cet arrêt un désaveu cinglant de l’Assemblée nationale.

Dans une déclaration ferme, l’ancienne ministre de la Justice estime que l’institution parlementaire s’est elle-même infligé un revers en ne respectant pas ses propres règles. Elle rappelle que son groupe avait, dès le départ, contesté la régularité de la procédure ayant conduit à la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom. Selon elle, ces avertissements ont été ignorés malgré leur fondement juridique solide.

La Chambre d’accusation, dans son arrêt rendu le 9 avril, a en effet annulé plusieurs actes clés de la procédure, notamment les procès-verbaux n°28 et 50 ainsi que les réquisitoires introductif et supplétif du procureur. Cette décision fragilise considérablement le dossier judiciaire et relance le débat sur le respect des procédures légales dans les affaires impliquant des parlementaires.

Pour Me Aïssata Tall Sall, cette situation illustre une dérive préoccupante où les considérations politiques prennent le pas sur le droit. Elle souligne que les lois votées par les députés doivent d’abord être respectées par eux-mêmes, en particulier lorsqu’il s’agit de procédures aussi sensibles que la levée de l’immunité parlementaire.

Elle regrette que l’Assemblée nationale ait refusé d’entendre les mises en garde formulées lors des débats internes, préférant, selon ses termes, « passer en force » au mépris du règlement intérieur. Cette attitude, estime-t-elle, a conduit à une situation où la justice est venue rappeler à l’ordre l’institution parlementaire.

Au-delà du cas spécifique de Farba Ngom, cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre pouvoir politique et autorité judiciaire au Sénégal. Elle pose également la question de la crédibilité des institutions et de leur capacité à garantir le respect de l’État de droit.


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