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Justice

Affaire « Keur Yeurmandé » : Ndella Madior Diouf renvoyée en police correctionnelle après 18 mois de détention

Le procès de la fondatrice de la pouponnière « Keur Yeurmandé » approche à grands pas. Dix-huit mois après sa mise sous mandat de dépôt, Ndella Madior Diouf sera jugée en police correctionnelle pour une série de charges liées aux maltraitances présumées infligées à des nourrissons, dont plusieurs ont trouvé la mort.

L’affaire avait provoqué un vif émoi au Sénégal en décembre 2023, après la découverte de graves cas de négligence et de violences dans cette pouponnière située à Dakar. Six bébés y auraient succombé à des traitements inhumains, selon les résultats de l’enquête de la brigade de protection de la Sûreté urbaine, tandis que 48 autres enfants, en état de santé préoccupant, avaient dû être pris en charge par des structures spécialisées.

Dans son édition du lundi 30 juin 2025, Les Échos rapporte que Ndella Madior Diouf et ses coaccusés ont été renvoyés en jugement. Le journal cite une source proche du dossier, affirmant que certaines charges initialement retenues par le parquet ont été abandonnées par le juge d’instruction. Toutefois, les griefs restants restent lourds : homicide involontaire, complicité d’homicide, traite de personnes, exercice illégal de la médecine, privation de soins et d’aliments ayant entraîné la mort, obtention illégale de certificats de décès, mise en danger de la vie d’autrui, et exploitation d’une pouponnière sans autorisation.

Malgré plusieurs demandes de liberté provisoire restées sans suite, Ndella Madior Diouf demeure incarcérée en attendant son procès. Lors de son audition au fond, elle a nié en bloc toutes les accusations portées contre elle.

Trois coaccusés sont également poursuivis dans cette affaire : son assistant Cheikh Tidiane Ndiaye, le gardien Djiby Sow, et El Hadji Sène, animateur à la radio Saphir FM. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir clandestinement enterré deux bébés morts dans des conditions troubles. Selon Les Échos, certains de ces prévenus seraient en fuite, une carence qui sera actée par procès-verbal en l’absence de comparution au tribunal.


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