L’affaire impliquant le journaliste Madiambal Diagne vient de prendre un tournant retentissant, aux allures de bras de fer politique. Selon des révélations du journal L’Observateur, le patron du Groupe Avenir Communication accuse désormais ouvertement le président Ousmane Sonko et l’avocat Me Ciré Clédor Ly d’être à la manœuvre d’une vaste opération de déstabilisation visant à le « faire tomber ».
Dans un document rendu public et largement relayé par la presse, Madiambal Diagne dénonce ce qu’il qualifie de « chasse à l’homme » dirigée contre lui et sa famille. « Je produirai toutes les preuves attestant de la légalité de notre patrimoine. La chasse à l’homme contre ma famille et mes biens est un complot politique », écrit-il, affirmant être victime d’une cabale montée pour salir son image et briser sa carrière.
Le journaliste, connu pour ses positions tranchées et souvent critiques envers l’actuel régime, estime que cette affaire dépasse le simple cadre judiciaire. D’après lui, il s’agit d’une manœuvre politique savamment orchestrée pour réduire au silence les voix issues de l’ancien pouvoir ou celles considérées comme trop gênantes pour l’administration en place. « Cette offensive judiciaire n’a rien de fortuit. Elle relève d’une stratégie coordonnée pour affaiblir les journalistes critiques », soutient-il.
Madiambal Diagne met notamment en cause Me Ciré Clédor Ly, avocat réputé proche d’Ousmane Sonko, qu’il accuse de jouer un rôle central dans cette « entreprise de déstabilisation ». Selon lui, le fait que Me Ly soit également le conseil de la société Ellipse Projects, au cœur du dossier qui le vise, n’est pas une simple coïncidence. « Il s’agit d’une opération politique, destinée à abattre des journalistes jugés trop gênants », déclare-t-il dans le texte relayé par L’Observateur.
Face aux accusations de malversations et à la saisie de plusieurs de ses biens, Madiambal Diagne se défend fermement. Il rejette toute implication dans une quelconque irrégularité financière et se présente comme un citoyen respectueux des lois et des institutions. « Je n’ai signé aucun document de nature à me permettre d’obtenir une liberté provisoire. J’ai toujours servi mon pays dans la transparence », assure-t-il.
Dans son entourage, la thèse d’une « traque organisée » est également évoquée. Ses proches parlent d’une opération de harcèlement judiciaire et médiatique, mêlant règlements de comptes personnels et vengeance politique. Selon eux, le journaliste paierait aujourd’hui le prix de ses positions passées et de sa proximité avec certains responsables de l’ancien régime.