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Politique

Affaire Pape Malick Ndour : les femmes de l’APR dénoncent une « arrestation arbitraire » et une justice politisée

Le Mouvement National des Femmes de l’Alliance Pour la République (APR) est monté au créneau après le placement sous mandat de dépôt de Pape Malick Ndour, une décision judiciaire qui suscite de vives réactions au sein du parti. Dans un communiqué rendu public mardi 29 avril 2026 à Dakar, l’organisation féminine a exprimé sa « consternation » face à ce qu’elle considère comme une mesure injustifiée et lourde de conséquences sur le plan politique.

Selon les responsables du mouvement, cette détention préventive s’apparente à une « arrestation arbitraire » et traduirait une « instrumentalisation de la justice à des fins politiques ». Elles défendent avec fermeté leur camarade, qu’elles décrivent comme un responsable engagé, respectueux des institutions et animé par un sens élevé de la citoyenneté. Elles insistent notamment sur le fait qu’il s’est toujours conformé aux exigences de la justice en répondant aux différentes convocations, ce qui, à leurs yeux, ne justifie en rien une privation de liberté à ce stade de la procédure.

Le mouvement met également en avant l’absence supposée d’éléments nouveaux pouvant motiver une telle décision judiciaire. Pour ses membres, cette situation constitue une atteinte grave aux principes fondamentaux de l’État de droit, notamment la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable. Elles estiment que ces garanties doivent rester au cœur de toute procédure judiciaire, indépendamment des considérations politiques.

Au-delà du cas spécifique de Pape Malick Ndour, les femmes de l’APR élargissent leur analyse à ce qu’elles perçoivent comme une tendance préoccupante dans la vie démocratique nationale. Elles dénoncent une dérive qui consisterait à utiliser l’appareil judiciaire comme un instrument de règlement de différends politiques. Dans leur déclaration, elles rappellent que le débat démocratique doit primer et que les divergences politiques doivent être tranchées dans l’arène politique, et non devant les tribunaux. Leur position est résumée par une formule qui se veut sans équivoque : elles se disent favorables à la reddition des comptes, mais opposées à toute forme de règlement de comptes.


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