Le dossier judiciaire opposant l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang a connu un nouveau rebondissement ce lundi 2 février 2026 devant le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. À l’issue de l’audience, le juge en charge de l’affaire a décidé de renvoyer l’examen du dossier au 11 février prochain, afin de permettre aux deux parties de compléter leurs écritures et de produire l’ensemble des pièces nécessaires à l’instruction.
Ce renvoi intervient dans un contexte marqué par l’ouverture d’un nouveau volet du contentieux, relatif à un terrain relevant de la propriété foncière. Cet élargissement des points soumis à l’appréciation du tribunal constitue une évolution notable dans une affaire qui oppose depuis plusieurs années les deux personnalités politiques et judiciaires. Face à cette nouvelle dimension du litige, la juridiction a estimé nécessaire d’accorder un délai supplémentaire aux conseils des parties pour consolider leurs arguments et verser au dossier tous les éléments probants sur lesquels reposent leurs prétentions respectives.
S’exprimant à la sortie de l’audience, Me Boubacar Cissé, avocat de Mame Mbaye Niang, a tenu à lever toute équivoque sur la portée de cette décision. Selon lui, le renvoi prononcé par le tribunal est d’ordre strictement procédural et ne préjuge en rien de l’issue du dossier. « Le dossier évoqué ce jour a été renvoyé au 11 février 2026. Les parties doivent prendre des écritures et communiquer les pièces sur lesquelles elles fondent leurs prétentions », a-t-il expliqué, insistant sur le caractère normal de cette étape dans le déroulement de la procédure.
À ce stade, le tribunal ne s’est donc pas prononcé sur le fond du nouveau volet foncier introduit dans l’affaire. L’audience du 2 février a essentiellement permis d’organiser la suite de la procédure contradictoire, en veillant au respect des droits de la défense et à l’égalité des armes entre les parties. Le juge a ainsi privilégié une instruction complète et rigoureuse, condition indispensable à un examen serein des arguments juridiques qui seront ultérieurement débattus.
La prochaine audience, fixée au 11 février 2026, devrait permettre au tribunal de disposer d’un dossier enrichi et structuré. Elle marquera une nouvelle étape dans l’instruction de ce contentieux sensible, très suivi par l’opinion publique, et pourrait ouvrir la voie à un examen plus approfondi des questions de fond soulevées par les deux camps. D’ici là, les avocats de part et d’autre auront la charge de peaufiner leurs écritures et de réunir les pièces jugées déterminantes pour la suite de la procédure.