SOMONE — Ministre-conseiller spécial du président de la République Bassirou Diomaye Faye et membre fondateur du parti Kiiray Les Républicains, Aldiouma Sow a vivement réagi aux récentes prises de position de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Parrain de la finale zonale de Somone, il a dénoncé ce qu’il considère comme une stratégie de « diversion », de « désinformation » et de « manipulation de l’opinion ».
Pour Aldiouma Sow, certains acteurs politiques, après avoir constaté l’échec de leur stratégie visant à « faire échec au mandat présidentiel », chercheraient désormais à déplacer le débat. « La diversion, c’est ce qu’il y a de plus facile. On peut divertir les personnes depuis son lit », a-t-il lancé, estimant que les réseaux sociaux sont devenus le terrain privilégié de cette bataille d’opinion.
Le ministre-conseiller oppose ainsi « ceux qui sont dans la diversion » à ceux qui, selon lui, sont engagés dans le travail pour faire progresser le Sénégal. Une manière de répondre aux critiques adressées au régime et de défendre l’action des autorités actuelles.
Sonko invité à rendre des comptes
Interpellé sur les déclarations d’Ousmane Sonko relatives à la redistribution de l’économie et à la nécessité d’une gestion transparente des ressources publiques, Aldiouma Sow s’est montré particulièrement offensif.
À ses yeux, l’ancien Premier ministre n’est plus en position de donner des leçons sur la gestion publique. « Pour moi, l’ancien Premier ministre est disqualifié pour soutenir une quelconque thèse dans l’opinion publique nationale », a-t-il déclaré.
Aldiouma Sow estime surtout que l’ancien chef du gouvernement doit répondre de sa gestion de la Primature. Il appelle, à ce titre, les organes de contrôle compétents à se pencher sur l’utilisation de certains fonds destinés à la paix en Casamance.
« Il est de la responsabilité des organes de contrôle, surtout ceux qui n’ont pas besoin d’ordre de service pour faire le travail, d’aller à la Primature pour voir ce qui a été fait de ce fameux fonds destiné à la paix », a-t-il affirmé.
Il cite notamment le compte Diamant, présenté dans son intervention comme l’une des composantes de ce fonds, et s’interroge sur l’utilisation qui aurait été faite de ses crédits.
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