Suivez-nous

Politique

Aldiouma Sow répond à Sonko et l’accuse d’avoir fragilisé le pouvoir issu du Projet

L’entretien accordé par Ousmane Sonko à RFI et France 24 continue de provoquer des remous au sein de Pastef. Parmi les premières réactions enregistrées figure celle d’Aldiouma Sow, secrétaire général adjoint chargé des élections et membre du courant Diomaye Président. Dans une publication largement commentée, il a répondu aux déclarations de l’ancien Premier ministre en s’attaquant à deux questions majeures : la notion de trahison du « Projet » et les perspectives de l’élection présidentielle de 2029.

Sur le premier point, Aldiouma Sow rejette fermement les accusations de trahison souvent adressées à certains responsables du camp présidentiel. Selon lui, la véritable rupture avec les idéaux portés par Pastef ne réside ni dans la promotion du dialogue politique ni dans le respect des institutions de la République. Il estime plutôt que la principale entorse au Projet serait venue de ceux qui auraient utilisé leur influence au sein de l’appareil d’État et du parti pour alimenter des divisions internes.

Dans son argumentaire, il accuse directement Ousmane Sonko d’avoir contribué à créer des lignes de fracture au sommet de l’État durant son passage à la Primature. Aldiouma Sow considère que l’opposition entretenue entre les partisans de la Primature et ceux de la Présidence a affaibli la cohésion de la majorité présidentielle. À ses yeux, cette situation a fragilisé aussi bien l’exécutif que le pouvoir législatif et a nourri une polarisation préjudiciable au fonctionnement harmonieux des institutions.

Mais c’est sur la question de la présidentielle de 2029 que le responsable politique se montre le plus critique. Tirant les enseignements de l’entretien accordé par Ousmane Sonko aux médias internationaux, il affirme que ce qu’il appelle la « tendance messianique » du parti ne disposerait pas aujourd’hui d’un candidat clairement établi pour la prochaine élection présidentielle.

Pour étayer sa position, Aldiouma Sow avance deux éléments qu’il juge déterminants. Le premier concerne la réforme des articles L.29 et L.30 du Code électoral, dont il conteste la conformité à la Constitution. Le second porte sur les conditions dans lesquelles s’est tenu le congrès extraordinaire de Pastef du 6 juin dernier, au cours duquel Ousmane Sonko a été désigné candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2029.

Selon lui, les contestations entourant cette réforme électorale ainsi que les interrogations liées à la régularité du congrès ont contribué à installer durablement le doute au sein de l’actuelle direction de Pastef. Une appréciation qui met en lumière les tensions persistantes entre différentes sensibilités du parti au pouvoir, alors que les débats autour de l’avenir politique du mouvement et de son leadership continuent d’alimenter les discussions sur la scène nationale.


En savoir plus sur LE DAKAROIS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Plus dans Politique

En savoir plus sur LE DAKAROIS

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture