Le député de l’opposition Amadou Ba a réagi avec fermeté aux récentes déclarations d’Ousmane Chimère Diouf, président sortant de l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS). Dans un message publié sur sa page Facebook, l’élu a qualifié de « contre-productif et totalement inopérant » le fait pour un magistrat de considérer certaines initiatives législatives comme relevant du « populisme ».
Pour Amadou Ba, il est impératif que le dialogue entre les institutions de la République se fasse dans un climat de respect mutuel et dans le strict cadre des principes de séparation des pouvoirs. « Le dialogue entre les institutions devra se faire dans le respect des principes de la séparation des pouvoirs et de l’exercice par chaque pouvoir, de la plénitude de ses compétences constitutionnelles », a-t-il affirmé, rappelant que chaque institution doit agir dans la limite de ses attributions sans empiéter sur celles des autres.
Cette réaction intervient après la sortie médiatique d’Ousmane Chimère Diouf en marge de l’Assemblée générale de l’UMS. Le magistrat avait alors dénoncé ce qu’il qualifiait de « populisme parlementaire », en référence à une disposition du règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui prévoyait la possibilité pour le Parlement de convoquer des magistrats. Ses propos avaient été perçus comme une critique directe du travail des députés, provoquant un vif débat sur la nature et les limites des prérogatives respectives du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire.
La controverse illustre les tensions persistantes autour de l’interprétation de la séparation des pouvoirs au Sénégal, un principe fondamental de l’État de droit, mais dont l’application concrète continue de susciter débats et divergences.