Cette annonce porte à 205 le nombre d’exécutions signalées dans le pays depuis le début de l’année 2026, selon un décompte de l’Agence France-Presse fondé sur les communications officielles. Les cinq hommes ont été exécutés dans la province d’Asir, au sud-ouest du pays.
Il s’agit de la troisième mise à mort collective de ressortissants éthiopiens en quelques mois. Cinq autres Éthiopiens avaient été exécutés en juin, puis cinq en juillet. Avec les cinq exécutions annoncées jeudi, le total atteint 32 Éthiopiens exécutés depuis le début de l’année, ce qui en fait, selon le décompte cité par l’AFP, le groupe de ressortissants étrangers le plus touché par la peine capitale dans le royaume en 2026.
De nombreux Éthiopiens empruntent la route migratoire dite « de l’Est », qui relie la Corne de l’Afrique aux pays du Golfe en traversant le Yémen. Une partie d’entre eux travaille en Arabie saoudite dans des emplois peu qualifiés. Ce contexte migratoire alimente les inquiétudes des organisations de défense des droits humains concernant les étrangers poursuivis et condamnés dans le royaume.
Human Rights Watch appelle régulièrement les autorités saoudiennes à commuer les peines capitales prononcées contre des dizaines d’Éthiopiens pour des infractions liées à la drogue que l’organisation qualifie de non violentes. Amnesty International a, de son côté, classé l’Arabie saoudite parmi les pays ayant exécuté le plus grand nombre de personnes entre 2022 et 2025, derrière la Chine et l’Iran.
Riyad défend le recours à la peine de mort en affirmant qu’elle est nécessaire au maintien de l’ordre et qu’elle n’est appliquée qu’après épuisement des voies de recours. Les chiffres de 2026 rapportés par l’AFP replacent toutefois la pratique de la peine capitale dans le débat international sur les droits humains et le traitement des travailleurs migrants.






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