Lors de son premier mandat, Donald Trump a nommé trois juges à la Cour suprême, ce qui a consolidé une majorité conservatrice de six magistrats contre trois. Selon les éléments rapportés par l’AFP, la possibilité qu’il nomme un quatrième juge avant la fin de son second mandat reste toutefois limitée, car aucun départ ne se dessine parmi les magistrats les plus âgés de la Cour.
Samuel Alito, âgé de 76 ans, et Clarence Thomas, 78 ans, ne paraissent pas envisager une retraite prochaine. Le New York Times rapporte que Samuel Alito ne prévoit pas de quitter son poste dans l’immédiat. Dans un entretien accordé à Bloomberg le mois précédent, le juge avait déclaré ne se sentir ni mentalement ni physiquement diminué.
Clarence Thomas pourrait, s’il reste en fonction jusqu’en mai 2028, devenir le magistrat ayant siégé le plus longtemps à la Cour suprême des États-Unis. La juge libérale Sonia Sotomayor, âgée de 72 ans, est la magistrate la plus âgée après eux. Le président de la Cour, John Roberts, a 71 ans.
La dernière nomination de Donald Trump à la Cour suprême remonte à 2020, lorsqu’il avait choisi Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg, décédée alors qu’elle siégeait encore. Clarence Thomas avait été nommé en 1991 par George H. W. Bush et Samuel Alito en 2006 par George W. Bush.
Ed Whelan, expert conservateur cité dans l’article, estime qu’aucun juge ne devrait décider de prendre sa retraite pendant les deux dernières années de la présidence Trump. Il considère également qu’en cas de vacance, le président aurait des difficultés à faire confirmer un candidat par le Sénat. Cette analyse souligne le rôle décisif de la chambre haute dans les nominations judiciaires et l’influence que peut exercer un changement de majorité sur l’équilibre institutionnel.






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