Le Sénégal se positionne à nouveau pour siéger au Conseil de sécurité des Nations unies. À la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, jeudi 24 septembre à New York, le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement annoncé la candidature du pays à un siège de membre non permanent pour la période 2032-2033.
Nouvelle ambition diplomatique pour le Sénégal. Depuis la tribune des Nations unies à New York, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé, jeudi 24 septembre 2026, la candidature du Sénégal à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2032-2033.
« Le Sénégal présente sa candidature à un siège non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2032-2033 », a déclaré le chef de l’État lors de son intervention au débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Cette annonce inscrit la diplomatie sénégalaise dans une nouvelle séquence internationale, alors que Dakar entend continuer à jouer un rôle actif dans les débats relatifs à la paix, à la sécurité internationale et au fonctionnement du système multilatéral.
La candidature intervient également dans un contexte où le Sénégal défend une réforme du multilatéralisme. Dans son discours à l’ONU, Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour une Organisation des Nations unies « plus forte, plus représentative et plus efficace », estimant que l’accumulation des crises internationales rend nécessaire le renforcement des mécanismes de coopération entre les États.
Le président sénégalais a notamment insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue et la coopération face aux tensions internationales. Pour Dakar, le multilatéralisme doit pouvoir répondre aux défis contemporains tout en accordant une place plus importante aux pays et aux régions encore insuffisamment représentés dans les instances internationales de décision.
La candidature au Conseil de sécurité constitue ainsi un nouvel axe de la politique diplomatique du Sénégal. Elle intervient alors que le pays est également engagé dans la promotion de la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. À la même tribune, Bassirou Diomaye Faye a renouvelé son soutien à son prédécesseur et appelé les États membres à appuyer sa candidature.
Le chef de l’État sénégalais a présenté Macky Sall comme un candidat capable, selon lui, de « parler à tous », d’écouter et de construire des ponts entre les États membres. Il a également insisté sur la nécessité d’un leadership expérimenté pour accompagner l’ONU dans un contexte international marqué par les crises et les incertitudes.
L’annonce de la candidature du Sénégal au Conseil de sécurité pour 2032-2033 ouvre désormais une nouvelle phase de mobilisation diplomatique. Le pays devra, dans les prochaines années, rechercher le soutien nécessaire auprès des États membres afin de défendre sa candidature lors du processus électoral prévu pour renouveler les membres non permanents du Conseil.
Le Conseil de sécurité compte quinze membres, dont cinq permanents disposant du droit de veto et dix membres non permanents élus par l’Assemblée générale pour des mandats de deux ans. L’élection des membres non permanents obéit notamment à une répartition géographique destinée à assurer une représentation des différentes régions du monde.
Pour Dakar, cette candidature s’inscrit donc dans une volonté de maintenir une présence sénégalaise dans les principaux espaces de décision du système des Nations unies. Elle devrait également donner lieu à un important travail diplomatique auprès des États membres dans la perspective du scrutin.
En annonçant cette candidature depuis la tribune de l’ONU, Bassirou Diomaye Faye donne ainsi le coup d’envoi d’une nouvelle campagne diplomatique du Sénégal, avec pour objectif de retrouver un siège au sein de l’organe central des Nations unies chargé des questions de paix et de sécurité internationales.





Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.