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Société

Licenciement de 44 agents au ministère des Mines : le collectif appelle l'État à négocier

Le ministère des Mines est au cœur d'une crise sociale après le licenciement de 44 agents. Lors d'une conférence de presse organisée par le collectif interministériel des agents de l'administration, les représentants des travailleurs ont dénoncé les…

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Licenciement de 44 agents au ministère des Mines : le collectif appelle l'État à négocier

Le ministère des Mines est au cœur d'une crise sociale après le licenciement de 44 agents. Lors d'une conférence de presse organisée par le collectif interministériel des agents de l'administration, les représentants des travailleurs ont dénoncé les conditions de cessation d'activités des agents concernés et ont exprimé leur indignation face à cette décision.

Le Secrétaire général du collectif, Monsieur Dramé, a exposé plusieurs doléances, dont certaines sont restées sans réponse depuis l'ancien régime. Parmi les revendications figurent le manque d’équité dans le traitement salarial, l’absence de primes de prudence pour les chauffeurs, les conditions de travail à Diamniadio, ainsi que des problèmes liés aux habilitations. Ces points sont inscrits dans un mémorandum soumis aux autorités, mais demeurent sans solution.

Les travailleurs estiment que la communication du ministre des Mines, Birame Souleye Diop, a été insuffisante ou erronée. Selon eux, le ministre aurait mal présenté la situation des agents licenciés, qui sont pourtant liés au ministère par des contrats à durée indéterminée (CDI). « Les droits de ces travailleurs ont été bafoués. Ils ont des CDI, et les mettre à la porte sans respecter les préalables prévus par l'article L53 du Code du travail est une grave erreur », a déclaré Dramé.

Le collectif a également pointé du doigt l'absence de préavis dans les licenciements, ainsi que l'injustice autour du fonds employant plus de 284 travailleurs. « Comment expliquer que 44 agents soient licenciés, tandis que les autres sont maintenus ? », s'est interrogé le porte-parole des licenciés, Ndiawar Sarr.

Le collectif a appelé à une reprise des négociations et a demandé au chef de l'État, Ousmane Sonko, et au ministre de tutelle de revoir la situation. « Les familles des travailleurs licenciés sont dans une situation difficile, particulièrement avec la rentrée des classes. Ces pères de famille sont acculés par les banques et les bailleurs », a plaidé Ndiawar Sarr.

Dans un contexte marqué par la précarité, les travailleurs espèrent que l'État acceptera de s'asseoir à la table des négociations pour trouver une solution équitable.

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