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Société

Les boulangers du Sénégal entament une grève de 48 heures les 6 et 7 octobre

Le pain risque de se faire rare dans les foyers sénégalais en début de semaine prochaine. Le Regroupement national des boulangers du Sénégal (Rnbs) a annoncé une grève de deux jours, les lundi 6 et mardi 7 octobre 2025, sur toute l’étendue du territoire…

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Les boulangers du Sénégal entament une grève de 48 heures les 6 et 7 octobre

Le pain risque de se faire rare dans les foyers sénégalais en début de semaine prochaine. Le Regroupement national des boulangers du Sénégal (Rnbs) a annoncé une grève de deux jours, les lundi 6 et mardi 7 octobre 2025, sur toute l’étendue du territoire national. La décision, rapportée par Walf Quotidien, marque la mise à exécution de la menace brandie depuis plusieurs semaines par les boulangers, exaspérés par la dégradation de leurs conditions de travail et le non-respect des engagements pris par l’État.

Durant ces 48 heures, la production et la vente de pain seront totalement interrompues, une situation qui devrait peser lourdement sur les ménages et les petits commerces dépendant de la filière.

Des charges insoutenables pour les boulangers

En conférence de presse, le secrétaire national du Rnbs, Amadou Lamine Ndiaye, a dénoncé « une situation économique et réglementaire insoutenable ». Selon lui, la flambée des prix de la farine, du sucre, du gasoil, de l’électricité et des autres intrants met en péril l’équilibre financier des boulangeries.

« Nous vendons à perte et cette situation n’est pas viable à long terme. Beaucoup de nos camarades ont déjà fermé boutique, car ils ne peuvent plus travailler dans ces conditions », a-t-il déclaré.

Promesses non tenues et décret inappliqué

Les boulangers reprochent aussi aux autorités d’avoir manqué à leurs promesses. Le gouvernement s’était engagé à réduire de 3 000 francs CFA le prix du sac de farine pour soutenir la profession, mais cet engagement n’a jamais été respecté. « Non seulement la promesse n’a pas été tenue, mais la situation a empiré », a fustigé Amadou Lamine Ndiaye, parlant d’un « sentiment de trahison » envers la profession.

Par ailleurs, les boulangers pointent le non-respect du décret 2019-22-117, censé réglementer le secteur. Ils dénoncent la prolifération de boulangeries informelles qui ne respectent ni les normes d’hygiène ni les standards de qualité, alimentant une concurrence déloyale.

Dialogue rompu avec le gouvernement

Le Rnbs regrette également l’absence de solutions concrètes lors des discussions avec le ministre du Commerce. « Toutes les négociations se sont soldées par un échec », a affirmé Ndiaye, ajoutant que le dialogue est désormais rompu.

Pour les boulangers, cette grève ne se limite pas à une simple cessation d’activité. Elle constitue « un signal d’alarme pour la survie du secteur » et un appel pressant à l’État pour qu’il honore ses engagements et trouve des solutions durables.

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