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Economie

Le Sénégal et le FMI saluent des « progrès significatifs » vers un nouveau programme de coopération

À l’issue de la mission du Fonds monétaire international (FMI), qui s’est achevée hier à Dakar, le ministère des Finances et du Budget (MFB) a publié un communiqué faisant état de « progrès significatifs » dans les discussions engagées pour la mise en…

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Le Sénégal et le FMI saluent des « progrès significatifs » vers un nouveau programme de coopération

À l’issue de la mission du Fonds monétaire international (FMI), qui s’est achevée hier à Dakar, le ministère des Finances et du Budget (MFB) a publié un communiqué faisant état de « progrès significatifs » dans les discussions engagées pour la mise en place d’un nouveau programme de coopération entre le Sénégal et l’institution de Bretton Woods.

Le ministre des Finances, Cheikh Diba, s’est félicité des « avancées notables » enregistrées au cours de cette mission, notamment sur plusieurs axes stratégiques jugés déterminants pour la relance et la stabilisation de l’économie nationale. Ces axes portent essentiellement sur le rétablissement des équilibres macroéconomiques, la modernisation de la gestion budgétaire, ainsi que sur le financement d’un développement endogène, inclusif et durable.

Les indicateurs économiques rendus publics par le MFB traduisent une trajectoire positive de l’économie sénégalaise. La croissance est estimée à environ 8 % pour l’année 2025, avant de se stabiliser autour de 5 % en 2026. Cette dynamique serait soutenue par la reprise des investissements publics, la montée en puissance des secteurs productifs et les premiers effets attendus du Plan de redressement économique et social (PRES). Parallèlement, l’inflation devrait rester maîtrisée à 3,1 %, traduisant une stabilisation des prix après plusieurs années de tension sur le coût de la vie.

Sur le plan des finances publiques, le gouvernement prévoit une amélioration significative de la pression fiscale, qui passerait de 19,3 % en 2025 à 23,2 % en 2026. Cette progression reflète les efforts de mobilisation des ressources internes et la réforme de l’administration fiscale engagée par les autorités. L’objectif est de renforcer la capacité de l’État à financer les politiques publiques sans recourir excessivement à l’endettement extérieur.

Le ministère des Finances a également réaffirmé son engagement à poursuivre un assainissement progressif des comptes publics. Le déficit budgétaire, actuellement élevé, devrait être ramené à 7,8 % du PIB en 2025, puis à 5,37 % en 2026, avant d’atteindre la norme communautaire de 3 % fixée par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à l’horizon 2027.

Toutefois, le MFB a tenu à rassurer qu’il ne s’agit pas d’un ajustement dicté par l’austérité, mais plutôt d’une stratégie d’optimisation des ressources publiques et d’amélioration de l’efficacité de la dépense. « Cet ajustement budgétaire, sans austérité, repose sur une meilleure efficience dans la gestion des ressources publiques et sur les recettes additionnelles issues du PRES », souligne le communiqué.

Le gouvernement assure, en outre, que les dépenses sociales et les investissements prioritaires resteront au cœur de ses préoccupations. L’objectif est de préserver les acquis en matière de protection sociale, tout en consolidant la confiance des partenaires économiques et financiers.

Cette dynamique, saluée par le FMI, ouvre selon le ministère de nouvelles perspectives pour l’investissement, la production nationale et l’emploi. En renforçant la gouvernance économique et la transparence budgétaire, le Sénégal espère ainsi asseoir les bases d’une croissance durable, plus inclusive et résiliente face aux chocs internes et externes.

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